SOSO IS BACK !
Ya don't care... But you'll be happy to see that KIRK IS BACK HAHA ! ! ! ! !
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Où était-il ? Il ne le savait pas. Il lança un regard circulaire à ce qui l'entourait, sourcils froncés. Il se sentait petit, fragile, en colère, effrayé...
Il cligna des yeux et reconnut ce qui l'entourait... Il baissa les yeux et fut saisi d'effroi en comprenant...
Il avait une dizaine d'années et était debout face à la ferme familiale dans l'Iowa... Il voulait reculer, fuir, s'éloigner de... Il se retrouva soudain à l'intérieur, comme si la ferme s'était avancée pour l'avaler à la seule pensée de s'en éloigner...
Il entendait les pas lourds de son beau père. Les cris de rage de son aîné. Les supplications de sa mère encore ivre...
- Viens, James, ordonnait la voix grasse qu'il croyait avoir oubliée. Il prit la fuite, son rythme cardiaque s'affolant, ses jambes flageolantes, ses mains tremblantes. Non ! Non ! Il ne voulait pas revivre ça...
Il se retrouva au milieu des champs de maïs, sous le soleil harcelant, trempé de sueur, le souffle saccadé, son regard paniqué cherchant entre les barrières de feuillage et de plants le visage rosi par l'alcool de son beau-père... Il ne le trouvait pas. Pourtant la voix résonnait, forte et proche, disant :
- Je vais te trouver, gamin ! Je sais que tu es là ! Je sais que t'as amoché ma caisse avec ton foutu vélo l'autre jour... J't'avais dit de...
Il écoutait à peine ces propos, cherchant l'origine de ce monologue, le porteur de la voix, le démon de son enfance...
- Trouvééé... railla l'homme, empoignant son bras frêle, le faisant hurler de terreur alors qu'il se débattait pour se libérer, pour fuir. L'enfant hurlait sa crainte, des excuses sans queue ni tête, appelant son frère à l'aide, sa mère ... Il hurla tous les noms qui étaient un exutoire possible, allant de Bones à Spock passant par Gary et Spike qui étaient déjà morts pourtant...
- Jim ! Claqua une voix dans son esprit, créant entre ce souvenir et lui une barrière mentale.
Confus, tremblant encore, le souffle saccadé, il revint à lui, constatant qu'il était sur l'Enterprise, loin de l'Iowa, de cet homme que sa mère n'avait toujours pas quitté, de ce cauchemar... Ce n'était qu'un cauchemar...
- Jim, que s'est-il passé, s'enquit Mc Coy qui à son chevet le fixait, sourcils froncés, son regard passant des constantes de son ami à son visage pâle.
Spock se tenait plus loin, droit comme à son habitude, ses mains jointes derrière son dos. C'est lui qui l'avait tiré de ce cauchemar, Mc Coy l'avait compris en voyant le vulcain fermer les yeux quand le rythme cardiaque de leur ami s'était affolé de façon alarmante.
- Bones... C'était lui ... Encore un cauchemar, fit le capitaine, sa tête dans ses mains, ne comprenant pas pourquoi ces vieux démons devaient ressurgir maintenant alors que cela faisait des années qu'il n'avait pas mis pied dans la ferme familiale... Des années qu'il s'était éloigné...
Mc Coy comprit, se radoucissant, disant en injectant un calmant discrètement dans sa transfusion :
- Un effet secondaire de l'empoisonnement auquel tu t'es exposé sur ce cargo. Tu as déjà réussi à te défaire de ce passé, tu réussiras à nouveau.
- Ça n'a jamais été si réel, laissa échapper son ami qui se rendormait mollement, vaincu par les médicaments. Je sentais sa poigne... Son odeur d'alcool... Le soleil sur... Le sommeil le prit, volant la fin de ses explications troubles.
- Je vais regagner la Passerelle, tenez moi informé de son état, fit Spock en se tournant vers la porte automatique.
Mc Coy le suivit hors de la chambre, lui faisant signe de le suivre à son bureau. Le vulcain lui emboîta le pas, silencieusement. Le docteur posa sa tablette sur laquelle étaient les résultats de son capitaine sur son bureau, demandant, une fois la porte fermée :
- Vous avez la capacité de voir ses rêves via votre lien télépathique ?
- Je ne vois que ce qu'il veut que je vois. Or il a envoyé des ondes de détresses via ce rêve, énonça Spock.
- Comment ça ? Vous avez vu ou pas ce qui le trouble ?
- Quand un esprit rencontre une situation extrême, il envoie des images mentales de l'objet de sa frustration, sa crainte, son mal-être. Donc oui, j'ai vu.
- Vous l'avez réveillé à temps au moins, demanda, inquiet, Mc Coy, d'une voix blanche.
- Je n'ose demander pourquoi vous demandez « à temps », répondit le vulcain, du tact au tact.
- Mieux vaut... Alors ?
- Bien sur. La scène était déjà d'une violence psychologique trop importante pour l'esprit d'un enfant humain. Cela n'a fait que décupler ses ressentis, répondit Spock d'un ton plus froid qu'à son habitude.
- Il m'a raconté ça, un soir, à l'Académie, alors qu'il avait trop bu. Il m'a fait un alcool-triste, pleurant toutes les larmes de son corps en racontant cette enfance navrante... Des gars comme ça, faut les enfermer ! Ils ne méritent même pas la compassion due aux prisonniers. Qu'est que j'aurai donné pour être là...
Spock ne pouvait qu'approuver en silence. Sur Vulcain, de tels individus étaient bannis sans cérémonie. Un esprit est trop précieux pour être souillé de telles infamies.
Au réveil, il avait été déplacé il n'était plus sur l'Enterprise. Une bouffée de panique le prit. Il arracha la perfusion qui lui incendia aussitôt le bras de douleur et tenta de se redresser. La machine branchée à lui hurla son désaccord, le faisant sursauter. Une infirmière déboula, catastrophée, tentant de lui administrer un tranquillisant, expliquant qu'il était dans l'hôpital de la base stellaire 56 non loin de Jupiter, dans leur système solaire et que l'Enterprise était...
Elle n'acheva pas sa tentative d'explication, interrompue par un éclat de voix qui la fit bondir de frayeur :
- SALE GAMIN ! CALMES TOI OU JE JURE DE T'ATTACHER A CE FOUTU LIT !
- Bones... Où sommes nous ? Où est l'Enterprise ?
Son ami fit sortir l'infirmière qui hurlait son désaccord et ferma la porte avant de pousser un profond soupir. Jim avait finit par rester dans son lit, attendant la réponse de son ami.
- Calmes toi, Jim, l'Enterprise est au spatiodock et comme te l'a gentiment dit l'infirmière, nous sommes à la base stellaire 56. Tu es à l'hôpital parce que j'avais besoin de leur matériel pour quelques recherches dans ton organisme.
- Dans mon... Quoi ? Tu as farfouillé dans...
- Tu sais bien, la toxine qui ne s'est manifestée qu'en présence d'une autre qui comme par hasard était sur ce foutu cargo avec comme par hasard ce foutu klingon qui savait ce qu'on ne sait toujours pas : Où est cette foutue arme ?
- Wow, wo wooo ! Du calme ! Quelle arme ? Spock m'a affirmé que...
- Ouais mais on s'est trompés. L'historique a été très bien nettoyée mais notre vulcain a retrouvé l'ordre officieux de transporter l'arme.
- Mais alors vu que le cargo a...
- L'arme n'était plus sur le cargo quand on l'a vu exploser. C'est certain. Les klingons n 'auraient jamais voulu le faire exploser alors.
- Mais alors...
- On a pu interroger nos invités klingons qui ont affirmé qu'un équipage pirate leur a volé l'arme sous leur nez.
- On cherche des pirates quoi...
- Ouais... Quand tu sortiras on pourra commencer.
- Bones, je ne reste pas ici une minute de plus. Retires moi ces foutus trucs qu'on retourne à bord, grogna Kirk en lui adressant un sombre regard.
- L'Enterprise ne partira pas tant que je n'aurai par mes réserves d'antalgiques, d'anxiolytiques et de morphine de toute façon, commenta le médecin en s'affairant.
- Je n'ai plus de drogue dans l'organisme ?
- Bien sur que non ! Je suis médecin, par infirmier de pacotille moi.
C'est dans un chandail doré, tête haute et mains derrière son dos, que Jim écoutait ce que lui disait le sous commandant de la base stellaire. Un vulcain à peine plus âgé, froid et plus stoïque que Sarek. Du moins, du point de vue de Kirk... Spock assistait à l'échange, droit comme un i , aux côtés de son capitaine. Il semblait perturbé par l'autre vulcain mais ne le disait pas. Ses sourcils perdus dans sa frange manifestaient assez son mal-être.
- Avez vous des questions, capitaine, demanda le sous commandant de la base, haussant un sourcil face à l'air songeur de Kirk.
- Oui... Où est le commandant de la base ?
- Comme expliqué à votre équipage lors de leur entrée au spatiodock il y a dix-huit heures et treize minutes, le commandant de la base a du effectuer une descente sur Jupiter pour étudier une anomalie.
- A-t-il besoin de soutien dans ses recherches ?
- Pas de la part de l'Enterprise en tout cas, fit le vulcain.
- Vous ne dites pas non. Donc il a besoin de soutien. Quelle est cette anomalie ?
- Un vaisseau refusant de s'identifier s'est posé. Notre équipe est allée voir s'il s'agissait là de dangers potentiels pour la base ou non.
- Merci pour cette réponse.
- Au revoir, capitaine, fit le vulcain alors que Kirk sortait, suivi de Spock.
Ce dernier semblait avoir retrouvé sa façade habituelle mais son changement de comportement face au sous-commandant n'avait pas échappé à son ami qui demanda :
-Qu'est ce qui vous dérange, Spock ?
- Pardon ?
- Chez ce vulcain prétentieux.
- Rien ne devrait logiquement...
- Spock...
- Eh bien, je l'ai connu sur Vulcain, lâcha l'officier scientifique.
- Un ami ?
- Un camarade de promotion qui n'approuvait pas l'alliance que fit mon père et mon hybridisme.
- La prochaine fois je le verrai seul si ça vous ennuie d'être en sa présence, fit Kirk alors qu'ils entraient dans un ascenseur pour quitter le bâtiment de commandement afin de rejoindre la salle de téléportation dans le bâtiment annexé aux hangars de réparation. L'Enterprise flambant neuf n'avait heureusement subi aucuns dommages lors de leur mission sur le cargo donc n'avait besoin d'aucunes réparations, ce qui rassurait Scotty.
- Il est imprudent et illogique de faire cela, capitaine, répondit Spock.
- Développez, soupira Kirk alors qu'ils s'engageaient à travers le hall, se dirigeant vers la sortie de l'immense bâtiment de verre.
- Illogique car mon confort personnel ne doit en rien altérer mes fonctions de second. Imprudent car Sovak a été le vulcain le plus impulsif et le plus violent qu'il me fut donné de rencontrer, paraphrasa Spock.
- Les vulcains sont impulsifs, sourcilla Kirk alors alors qu'ils marchaient à travers des rues animées, passant entre bars et étales pour rejoindre les hangars.
- Certains vulcains sont plus prompts à répondre aux mots par les gestes, comme chez les humains, commenta Spock.
- Ce Sovak ne va pas m'attaquer si je ne le provoque pas ,voyons, ria Kirk.
- Capitaine, je suis sérieux. Les dommages qu'un vulcain peut causer à un corps humains peuvent être d'une gravité alarmante.
- Je sais, votre force est bien plus importante. Mais je ne vais pas le chercher, Spock.
- Lors de l'entrevue, l'avez-vous provoqué, capitaine? demanda l'officier scientifique.
- Bien sur que non, je posais des questions.
- Qui ont animé en lui une profonde animosité comme la suspicion dans votre voix ou votre entêtement et vos tournures de phrases pour qu'il réponde sans aller contre le tabou du mensonge.
- Vous avez vu ça rien qu'en l'observant ? Soupira Kirk.
- En effet, le rôle d'un scientifique est d'observer.
- Il nous a chassés pour ne pas craquer, comprit le capitaine, un sourire rieur aux lèvres.
- Il ne pouvait décemment craquer en ma présence. Il aurait, au plus probable des cas, haussé le ton.
- Vous l'intimidez, Spock ?
- L'intimidation résultant de dynamisme émotionnel, le terme est inapproprié. Sovak sait simplement que je lui suis supérieur en force brute et en influence au Haut Conseil.
- Ha ha ! Je vais bien rire moi sur cette base ! S'exclama Kirk.
- Je n'aime pas la tournure de votre phrase, capitaine, commenta Spock alors qu'ils arrivaient aux hangars, se rendant en plate-forme de téléportation pour demander à l'Enterprise de les récupérer.
Ils se matérialisèrent dans le vaisseau, l'enseigne de service les saluant formellement. Kirk dit, alors qu'ils se dirigeaient vers la Passerelle :
- Vous allez vous introduire dans leur système, Spock. Je veux que Uhura reçoive tous les messages reçus et envoyés par la navette qu'ils ont envoyé sur Jupiter.
- C'est illégal, commenta le vulcain.
- Illégal si la ligne est sécurisée par Starfleet, lança malicieusement le capitaine.
- Je vous ferai un rapport dans vingt minutes des transmissions émises, se contenta de répondre Spock alors qu'ils arrivaient sur la passerelle. Le vulcain se dirigea vers sa console alors que Kirk demandait un rapport détaillé de ce qu'il avait manqué à Bones qui était présent.
MERCI D'AVOIR LU !
LES COMMENTAIRES MOTIVENT ET METTENT DU BAUME AU COEUR ! #Forcing? Nooooon... Juste un peu...
HOPE 2017 BEGON WELL
SEEE YAAAA ! ! ! ! !
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SOSO !
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