Bleeding Love

Chapitre 21 : La fin du cauchemar

Point de venue Edward

Un bourdonnement terrible. Prisonnier de tous mes sens. J'ouvre les yeux. Les néons m'abrutissent. Mes paupières se rétractent aussitôt.

_ Monsieur Cullen ?

Je ne reconnais pas la vois. Elle est douce, fluette. J'essaye d'ouvrir péniblement un œil. La lumière quitte peu à peu mon champ de vision.

L'hôpital…

Tout me revient. Bella. Notre fils. J'avais l'impression de faire parti d'un songe. D'un seul coup, j'allais me réveiller.

L'infirmière devant moi, me sourit. Elle se penche et tâte ma perfusion. Elle me fait un petit sourire contrit puis recule de quelques pas.

_ Attendez !

Elle tourne la tête vers moi et me sourit de nouveau.

_ Oui ?

_ Pouvez-vous appeler mon père s'il vous plaît ?

Son visage devient blême et elle recule derechef.

_ Je… Je…

_ Attendez. Je ne mets pas en cause votre… travail. Je veux juste voir… mon père.

Elle hoche la tête puis sort presque au pas de course de ma chambre.

Quelques minutes plus tard, elle refranchit le seuil, accompagnée par mon père.

_ Vous pouvez nous laisser. Merci.

Point de vue Bella

Durant plusieurs jours, Renée, Zachary et moi nous étions cachés dans le vieux chalet des Cooper qui se trouvait au milieu de la forêt.

_ Personne ne viendra vous chercher ici, nous avais alors annoncé Charlie.

Ma mère s'était chargée de tout pendant notre séjour. De faire la cuisine, bien que cela se révélait être presque comme une catastrophe. Elle donnait quelques cours à Zachary. Bref elle me rendait vraiment service. Je ne sais pas comment j'aurais fait pour supporter d'être enfermé si elle n'avait pas été là avec moi. Avec Zac.

Quant à moi, j'essayais tant bien que mal de trouver les mots justes pour expliquer la situation à mon fils.

Zachary avait longuement pleuré. Il ne comprenait pas pourquoi il n'avait pas pu rester plus longtemps avec son papa.

_ Tu sais parfois on ne fait pas ce que l'on veut dans la vie.

_ Je voulais voir encore mon papa, me dit-il en serrant son doudou fort contre lui.

_ Je sais bien mon cœur. Mais on va le revoir dans quelques jours. D'accord ?

_ Tu promets maman ?

_ Bien sûr mon cœur !

Comment expliquer tout ça à mon fils ? J'espérais réellement que Charlie et ses collègues de Seattle réussissent à mettre sous les verrous Tanya et surtout Aro. Ils avaient beau être puissants, riches, j'espérais être tranquille.

Chaque jour, je pensais à Edward. Je n'avais pas de nouvelles de son état de santé. Et c'était ce qui me chagrinait le plus. Je ne pouvais pas savoir si le père de mon fils, l'homme que j'aimais, allait toujours bien. J'avais peur qu'il ne retombe une novelle fois dans ce coma.

La vie au chalet était relativement routinière, et triste à en pleurer. Zachary passait son temps à jouer, à dessiner et à me poser des questions sur moi, sur ma vie. Parfois il demandait à sa grand-mère de lui raconter les anecdotes de mon enfance.

Charlie n'était pas revenu. Il était parti sur Seattle et j'espérais avoir des résultats positifs le plus tôt possible.

_ Isa, que se passe-t-il mon ange ?

Ma mère s'était assise à mes côtés sur la banquette. Zachary, sur le tapis, jouait avec des petites voitures.

_ J'en ai assez. J'étouffe ici. J'ai l'impression que la fin de ce cauchemar n'arrivera jamais. J'ai peur.

Elle me prit dans ses bras, sa tête contre la mienne. Je laissais même libre cours à mes larmes. Zac n'avait aucune idée de ce qui se passait et heureusement pour lui.

_ Chut Isa… Tout va s'arranger. Tu dois avoir confiance en Charlie. Il sait ce qu'il fait.

_ Mais on ne peut être sûr de rien ! Le temps passe trop lentement. Ça fait des jours et des jours que nous sommes prisonnières de ce chalet. Je ne sais même pas comment va Edward, finis-je en larme.

_ Allez, Isa. Calme-toi s'il te plaît. Bientôt tout sera terminé.

Agacée par ses mots, je m'écartais d'elle et partie m'enfermer dans une des chambres pour pleurer en paix. Personne ne voulait comprendre mon point de vue. J'étais celle qui était menacée. J'étais en danger. Moi. Personne d'autre. Juste moi. Et je ne savais même pas pourquoi.

Point de vue Charlie

Huit jours que j'étais sur Seattle. L'enquête avançait bien. Aro et tous ses hommes de main étaient suivis de près. Sa fille aussi. Elle avait donné rendez-vous à un certain James, aujourd'hui à l'hôtel Plazza. Résultat nous étions stationnés dans une ruelle, cachés dans une camionnette blanche.

Cameron avait organisé cette surveillance, pour que nous puissions interpeler Tanya Dénali. Après tout nous avions suffisamment d'éléments à charge contre elle. Il fallait aussi qu'on coince cette ordure de James.

Nous étions branchés sur les caméras de surveillance de l'hôtel et on aperçu Tanya.

_ Elle est pile dans le champ de vision, me dit Cameron.

A ses côtés je hochais la tête. Des gars de l'équipe de Cameron étaient rentrés dans l'hôtel, pour placer des micros, et ils restaient sur place au cas où nous aurions besoin d'eux.

_ Bonjour James, dit-elle en s'asseyant face à l'homme blond.

_ Bonjour ma beauté. Alors des nouvelles ?

Elle regarda à droite et à gauche avant de se pencher en avant.

_ Ton Isabella sera bientôt un lointain souvenir. D'après mes informateurs, elle se trouve en Floride, à Jacksonville, chez sa mère. Peut-être qu'une visite s'impose. Qu'en penses-tu ?

_ Tu es diabolique ma chère. Mais j'aime ça. Laurent m'a apporté l'enveloppe. Je te remercie. Et quand est-il pour cet idiot de Cullen ?

_ Aux dernières nouvelles il serait très mal en point. Je toucherais peut-être de l'argent avant qu'il ne meurt.

_ Veuve avant d'être mariée que c'est triste non ?! lui répondit l'homme avec un sourire ironique.

La blonde partie dans un fou rire qui me fit froid dans le dos. Un serveur les interrompit pour leur demander ce qu'ils souhaitaient boire. Ils commandèrent rapidement et l'homme les laissa de nouveau seul.

James se pencha une nouvelle fois vers Tanya.

_ Concernant les affaires de ton père, dit-il en veillant à ce que personne n'entende, tu pourras lui dire que tout est ok. Seattle est la ville parfaite pour écouler le stock d'amphétamines qu'il a créé.

Elle afficha un sourire ravie sur son visage de sorcière.

_ Il sera très content de le savoir.

Le serveur leur apporta leurs boissons et ils burent en silence. Je regardais Cameron. Comment pouvions-nous les interpeler ?

James dit quelque chose à l'oreille de Tanya, chose que le micro nous empêcha d'entendre. Ils se levèrent ensemble. James prit la main de sa « compagne ».

Cameron se munit de son talkie walkie.

_ Josh, Nate, vous les suiviez, je refuse qu'ils nous échappent. Vous me faite un topo après. Ok ?

_ Reçu cinq sur cinq patron.

De mon côté, mes yeux ne pouvaient s'empêcher de scrutés les caméras qui montraient les couloirs.

Sur le troisième moniteur, l'ascenseur s'ouvrit, laissa apparaître les deux criminels, occupés à s'embrasser.

_ Cameron !

Mon ami et collègue, s'approcha.

_ Nom de dieu !

Il rattrapa son talkie et indiqua leurs positions aux deux gars.

_ Interpelez-les. Je ne veux pas qu'ils s'échappent. On arrive.

Je me levais et pris mon arme de service.

Rapidement nous arrivâmes dans l'hôtel et nous grimpâmes par l'escalier de service jusqu'au septième niveau, où les deux se trouvaient.

_ Espèce de salope ! Tu as voulu me piéger. Tu as prévenue les flics. Hurla le blond.

_ James chéri, je te jure que je n'ai rien fait du tout. C'est sûrement une erreur. Mon père va se charger de ça. Ne t'inquiète pas.

_ Il y a intérêt pour ta petite gueule.

Cameron me jeta un coup d'œil avant d'intervenir.

_ Ca suffit. Emmenez-les au poste.

Les deux furent emmenés, sous les protestations de Tanya Dénali.

_ Maintenant on se charge du père. Mon indic m'a prévenu d'une grosse arrivée d'armes et de drogues. Ça te dit d'y aller faire un tour ?

_ Toujours partant surtout si on peut arrêter cette espèce d'ordure !

Un quart d'heure plus tard, nous étions en position prêts à intervenir. Les camions noirs s'enchainaient dans la ruelle. Un garage en tôle s'ouvrait à intervalle régulier.

_ Ok, ça doit être là. Il faut qu'on s'assure qu'Aro soit là. On ne peut pas tous les boucler. La priorité c'est ce Volturi.

_ Tu penses qu'il restera en prison cette fois-ci ?

_ Je pense qu'on va lui mettre tellement d'éléments à charges sur le dos qu'il va rester croupir en prison pour un long moment.

J'espérais vraiment qu'il dise vrai.

_ J'ai appelé des renforts. J'espère qu'ils seront là rapidement.

Le garage s'ouvrit de nouveau et Aro Volturi, sortit de ce dernier. Il portait un costume noir impeccable. Il jeta des coups d'œil à droite et à gauche, et sortit une grosse valise grise. Il l'ouvrit et hocha la tête. D'où nous étions nous ne pouvions pas voir ce qu'elle contenait.

_ On intervient.

_ Quoi ?

_ Pas le choix Charlie. Il faut le boucler maintenant. Les renforts nous rejoindrons dès que possible.

On s'avança et on franchit la porte, tous les dealers étaient occupés à l'intérieur de l'entrepôt. Nous nous installâmes derrière des caisses en bois.

La valise était ouverte et contenait des sachets de poudre blanche. Cocaïne…

Aro, en ouvrit un et goûta la drogue.

_ Excellente celle-ci ! dit-il avec un sourire faux et froid.

_ Tiens ce sont les infos que tu nous as demandé sur cette Bella.

_ Merci. Maintenant, je vais devoir la retrouver.

_ Qu'est-ce que tu vas lui faire ? Osa demander un type de petite taille.

Il se mit à rire.

_ Il me demande ce que je vais lui faire. Je vais la retrouver. Et après je m'assurerais que cette fois, le boulot soit bel et bien fait. Isabella Swan n'existera plus. Et cette fois personne ne pourra douter de ça.

J'eus un frisson d'horreur. Cameron me fit signe d'intervenir.

_ POLICE ! hurla-t-il.

Les types cherchèrent à se disperser, mais furent vite interrompu par les renforts qui venaient d'arriver.

Aro venait de se munir d'un pistolet et il refusait de le lâcher.

_ Aro posez ça immédiatement.

_ Jamais vous m'entendez. Je suis si influent qu'il me faudra un coup de fil pour me sortir de prison. Que dites-vous de ça ? Ricana-t-il.

_ Pas cette fois Volturi.

_ Oh mais ne serait-ce pas le père de cette petite vermine d'Isabella Swan.

_ Espèce de …

_ Charlie !

Je tournais la tête brutalement vers Cameron, ne comprenant pas pourquoi il m'interrompait. Cependant cela donna de l'adrénaline à ce Volturi. J'entendis un coup de feu.

Trop tard hélas. Je m'écroulais à terre, sentant une immense douleur au niveau de mon épaule.

_ PUTAIN !

Aro essaya de s'enfuir mais Cameron tenta de le rattraper. D'où j'étais, et ce malgré la douleur, je pus le voir tomber à terre, braqué par deux policiers.

Cameron revint vers moi visiblement très inquiet.

_ J'appelle une ambulance. Tiens le coup Charlie !

J'essayais tant bien que mal de rester conscient. Une dizaine de minutes plus tard je me retrouvais sur le brancard de l'ambulance.

Je glissais un papier dans la main de Cameron. C'était l'adresse du chalet. Il fallait qu'il prévienne Isabella, une fois que le dernier homme de main de James, Laurent, serait arrêté. J'espérais vraiment que je n'avais pas pris une balle pour rien. Aro, Tanya, James et Laurent devait croupirent en taule. C'est tout ce qu'il méritait.

Point de vue Bella

Un policier de Forks vint nous trouver pour nous annoncer les nouvelles. James, Aro et Tanya avaient été interpelés deux jours avant. Laurent quant à lui, n'avait été arrêté que le matin-même. Mais ce qui me tracassait le plus c'était l'état de mon père.

Charlie s'était pris une balle, pour me sauver. Il avait tout tenté pour arrêter ces criminels.

_ Ma chérie, on ferait mieux d'aller à Seattle, qu'en penses-tu ?

Ma mère avait raison. Je serais mieux à Seattle plutôt qu'à rester ici à ruminer. Je pris Zachary dans mes bras et lui expliquait rapidement ce qu'il se passait.

_ Alors ça veut dire qu'on va arrêter de vivre dans la maison de boucle d'or ?

Je ris en entendant ces petits mots.

_ Oui ça veut dire ça.

_ Super ! Je vais revoir papa alors ?

_ Bien sur mais pas tout de suite. Papy Charlie est lui aussi à l'hôpital et on doit aller voir si tout va bien pour lui avant de retourner voir ton papa. D'accord ?

_ D'accord maman ! me dit-il avant de me faire un câlin.

Mon fils était vraiment adorable. C'était le meilleur de tous. J'étais si heureuse de l'avoir avec moi à présent. Je pense que si j'avais avorté dans le passé, ma vie aurait connu continuellement un immense vide.

C'est ainsi qu'au bout de trois heures de voiture, nous étions arrivés à destination. Nous avions retrouvé Charlie alité à l'hôpital. Décidément les hôpitaux c'était quelque chose de récurent ces derniers temps pour nous.

C'est ma mère qui brisa la glace la première.

_ Alors Charlie, tu as voulu jouer au casse coup ?

Il eut un petit rire, qui se transforma en grimace.

_ Que veux-tu j'essaye de rester jeune ! dit-il avec un petit sourire.

Il se tourna vers moi. Et jeta un coup d'œil à mon fils. Il me tendit la main.

_ Je ne trouve pas ça drôle ! Tu as pris une balle et tu plaisantes avec ça en plus ? Dis-je plus qu'énervée. Sa main s'abaissa.

_ Isa ! Je préfère qu'il ait tiré sur moi, plutôt que sur toi. Si c'était à refaire, et bien je le referais avec plaisir.

Je ravalais ma fierté.

_ Où en sont-ils dans l'enquête ?

_ Et bien nous avons arrêté les coupables, dit une voix grave derrière nous.

Mon père se tourna légèrement et laissa s'afficher un petit sourire sur son visage.

_ Cameron ! Alors les nouvelles ?

_ Elles sont très bonnes Charlie. Laurent a été arrêté et il a tout avoué. De toute façon avec les différentes perquisitions que nous avons faites, il aurait été coincé. James et Aro sont à l'heure actuelle sous les barreaux. Et Mademoiselle Dénali, passe devant le juge à l'heure actuelle.

_ Aro Volturi en prison ? Vraiment ? demanda Charlie en écarquillant les yeux.

_ Oui. Ses comptes bancaires ont été gelés, résultat il ne peut pas payer les cautions. C'est pareil pour chaque membre de sa famille. Dont sa fille, fini-t-il énigmatique.

Je peinais à tout comprendre. Aro Volturi en prison, tout comme James mon bourreau. Laurent faisait également parti du passé. Quant à Tanya elle était à présent chez le juge. Cela voulait donc dire qu'Edward et moi étions enfin libérés de ces manipulateurs, de ces personnes malveillantes.

_ Tout est fini alors ? Je ne risque plus rien ?

_ Tout est bel et bien fini Isabella. Tu vas devoir faire une dernière déposition. Et tu pourras repartir pour Forks libre et l'esprit tranquille.

_ Oh merci mon dieu !

Renée rit, et Charlie bailla.

_ On va te laisser Papa. Tache de te reposer. Je te promets de revenir très vite.

_ Isa… Retourne à Forks, je me débrouillerais seul. Edward a besoin de toi, et Zachary a besoin de son père.

_ Mais je…

_ Fais ce que je te dis s'il te plaît. On me ramènera à Forks. D'accord ?

Je pesais le pour et le contre avant d'hocher la tête.

_ D'accord.

Je me tournais vers Zachary qui semblait épuisé d'avoir été trimballé d'une ville à l'autre.

_ Zac chéri, tu dis au revoir à papy ? On va aller retrouver papa. D'accord ?

_ Au revoir Papy. A bientôt. Tu viens maman on va voir papa ?

_ Il perd pas le nord ce p'tit, nous dit alors Cameron.

_ Oh non et c'est peu de le dire ! déclara Renée.

Après les embrassades et les au revoir, nous repartîmes direction Forks. Je ne pouvais pas attendre plus longtemps. Je devais me rendre au chevet d'Edward. Zachary c'était endormi pendant le voyage. Renée le regardait tendrement.

_ Ne t'en fais pas, va rejoindre Edward, je m'occupe de lui. Je te l'amène dès la première heure demain matin. D'accord ?

_ Ok. Mais j'ai peur qu'il m'en veuille.

_ Qui ? Zachary ?

_ Oui…

_ Mais non ma puce, ne t'inquiète pas pour ça. Je m'occupe de lui. Va rejoindre ton Roméo.

Je lui fis un baiser sur la joue et entrais dans l'hôpital.

_ Je regrette mademoiselle mais les visites sont actuellement interdites.

_ Je sais, mais je suis la belle-fille de Carlisle Cullen. Je viens voir Edward.

_ Oh… Dans ce cas, vous pouvez y aller. Le docteur et sa femme sont déjà là-bas.

_ Merci beaucoup.

Je me rendis rapidement auprès d'eux. Carlisle était exténué. Il grimaçait en essayant de trouver une position « confortable » sur la chaise en plastique pour dormir.

_ Bonsoir… dis-je à voix basse.

Il se réveilla automatiquement et se releva pour m'accueillir.

_ Oh Isa… C'est toi ! Je suis heureux que tu sois revenue, mais je croyais que…

_ Non. Tout c'est arrangé. Je reviens de Seattle. Je ne pouvais pas attendre pour rejoindre Edward.

_ Je comprends. Je devais aller faire une déposition.

_ Tanya et Aro sont derrière les barreaux. Pas besoin de faire plus.

_ Vraiment ?

_ Vraiment, dis-je en hochant la tête.

Je reportais mon regard vers la porte vitrée qui me séparait de l'homme de ma vie.

_ Je vais dire à Esmée que nous pouvons rentrer pour dormir. Tu veilleras sur lui, n'est-ce pas ?

_ Il est tout pour moi Carlisle.

_ J'espérais que tu me dises ça. Allez viens, suis-moi.

Il ouvrit la porte et je tombais sur le visage fatigué d'Esmée. Elle tenait dans sa main celle d'Edward qui était perfusée. En regardant mon amour, je pus souffler de soulagement. Il semblait avoir repris du poil de la bête.

_ Oh Isa… Je ne savais que tu serais là, me dit-elle en me souriant maternellement.

_ Chérie, on devrait y aller, Isa va veiller sur lui. Tu es fatiguée et je le suis tout autant. Viens rentrons.

_ D'accord. Si jamais…

_ Je vous appellerais directement. Je vous le promets.

_ Merci Isa… Merci d'être revenu pour lui.

_ Il n'y a pas de quoi, dis-je en me sentant bête. Zac a aussi besoin de connaître son père vous savez.

_ Je sais tout ça. Mais ça compte beaucoup à mes yeux que tu sois là malgré vos différents à propos de Tanya.

Je hochais la tête incapable de répondre quoique ce soit d'autre.

Esmée et Carlisle se penchèrent tour à tour sur Edward et déposèrent un baiser sur son front. Ils franchirent la porte et je me retrouvais seule avec Edward.

Je pris place sur le fauteuil où était installé Esmée quelques minutes auparavant. Je pris la main dans la mienne.

_ Bella… lâcha-t-il dans un soupir.

Je me mis à rougir et lâchais sa main. Il fronça les sourcils et soupira. Tout doucement il rouvrit ses yeux. Et me fixa de ses yeux émeraude.

_ Bella…

_ Je suis là Edward.

_ Mais, tu…

_ Il n'y a plus de danger. Tanya et Aro sont en prison. James et Laurent aussi. On est enfin débarrassés d'eux.

_ Merci mon dieu.

Il passa sa main contre ma joue. Je n'avais pas sentie mes larmes couler.

_ Ne pleure pas mon ange. Au contraire. On doit se réjouir.

Il se décala sur son lit et tapota l'espace à ses côtés.

_ Viens…

_ Edward, non. Je vais te faire mal.

_ Bella, viens s'il te plaît.

Ne pouvant rien lui refuser, je me hissais à ses côtés, en faisant attention à ses perfusions.

_ Je suis désolé pour tout ce que je t'ai dis. Je ne le pensais pas, me dit-il en me regardant dans les yeux.

_ Je le sais.

_ Je n'aime que toi. Je n'ai jamais aimé que toi.

_ Je le sais aussi.

_ Pourras-tu me pardonner ?

_ Tu es déjà tout à fait pardonné. Je t'aime.

_ Ma Bella… Je t'aime aussi.

Il m'embrassa passionnément, faisant accélérer les battements de son cœur sur la machine. Il rit avant de cacher son sourire dans mes cheveux en m'embrassant.

_ Reste près de moi cette nuit.

_ Et toutes les autres si tu le souhaites.

Il me regarda avec amour et m'embrassa une nouvelle fois avant de refermer ses yeux, sûrement fatigué. Je fis de même et m'endormis rapidement à ses côtés.

Demain Zachary reviendrait auprès de nous et nous pourrons enfin être réunis tous les trois. J'avais hâte. J'espérais qu'Edward pourrait sortir rapidement et que nous pourrons reprendre notre vie ensemble.


Voilà ce chapitre qui a tardé à venir.

J'espère qu'il vous a plu.

Laissez moi une petite review, ça fait toujours plaisir.

A bientôt

SweetyMarie