Partie II

Chapitre 10

Disclamer : FMA ne m'appartient malheureusement pas XD Même si je serais très heureuse de le racheter à Arakawa-sempai ^_^ Les droits de Tales of Symphonia sont la propriété de Namco, et Vampire Knight est le fruit de l'imagination de Matsuri Hino. Pour le reste je suis 100 % responsable XD

D'abords... Je tiens à m'excuser pour le petit retard... Mais j'avais une réponse organisé de SVT à rendre pour vendredi. Et le scolaire passe avant fanfiction! Et comme on peut pas dire que je sois une pro des matières scientifiques... Ca prend du temps. (Anecdote bidon d'une littéraire en S devant vivre avec tous les "mais pourquoi t'as fait S, alors que t'es vachement douée en langues ?"et les "A quoi ça te sert d'avoir 17 de moyenne en Anglais si t'atteint pas le 14 en Math?"...) Mais bon! C'est pour mon métier futur après tout.

Fin de la parenthèse...

Ensuite je tiens à crier! OUAI ! J'ai atteint les 200 reviews ! ^0^

Bon d'accords... Je me calme...

Bonne lecture !

Enjoy it !


Lorsque ses yeux remontèrent jusqu'à croiser ceux d'un bleue acier, il sentit un profond malaise le prendre et il ravala sa salive. A ce moment là, les pupilles brillantes lui faisaient plus peur que ce revolver sur sa peau, plus mal que cette pression contre la roche, et ce qu'il voyait en elles le pétrifiait plus que ce qu'il ne pouvait que deviner, caché derrière son dos...

« Ca y'est ? Tu abandonnes tout espoir ? » Demanda le garçon aux cheveux d'un châtain éblouissant qui dévorait le soleil. « Tu es intelligent... Mais une partie de moi aurait aimé que tu sois un sombre crétin et que tu tentes quelque chose... »

Ed fronça les sourcils, vexé quelque part par ce compliment de mauvais gore. Mais il ne tenta rien pour autant, préférant réfléchir un peu plus à une possible échappatoire. L'autre le regardait, amusé de sa réaction, mais n'en tenu pas compte.

« Je récompense l'intelligence. » Murmura-t-il en pressant un peu plus le canon sur son front. « Je te tuerais rapidement. »

L'officier pâlît, il avait pensé qu'il jouerait encore un peu avec lui avant de le tuer, lui laissant la chance d'entrevoir une fuite. Il allait mourir ! Là ! Avant même que le combat ne commence ! Il n'y aurait même pas écrit sur sa tombe "mort au combat". Il serait classé dans les civils tués dans les dommages collatéraux... Car il n'était pas mort sur le champ de batail. Il allait mourir. Sans avoir pu dire au revoir à son frère. Ni à Lloyd. Ni à Izumi. Ni à n'importe lequel de ses proches. ... Et encore moins à Envy...

Il ferma ses paupières, mais le coup ne retentit pas. Etonné, il les rouvrit et vit que le professionnel devant lui le surveillait sérieusement... Mais... Il semblait concentré sur autre chose... Un déclic retentit suivit d'un coup de feu. Le revolver de l'inconnu vint se placer instantanément devant sa propre tempe. Ed entendit un choc et vit la balle rouler au sol. La main libre du tueur glissa sous sa veste et empoigna un autre manche froid. Quelques microsecondes plus tard, un autre revolver était pointé sur le nouveau venu qui fixait la balle au sol comme si elle était palpitante.

« Envy ! » S'écria le blond en reconnaissant la silhouette de son amant. Euh... Ex amant...

Celui-ci releva la tête et posa ses pupilles améthyste sur le flingue qui le désignait comme le prochain sur sa liste, sans pour autant paraître le moins du monde effrayé. Et bien que cette conduite intriguait le châtain clair, il se contenta de sourire d'un reflet aussi excité par l'adrénaline que celui du lieutenant... Ses revolvers étaient toujours rivés sur les deux militaires.

« Ca faisait longtemps... Envy. » Susurra-t-il sous l'incompréhension du blond qui faisait voyager son regard de l'un à l'autre sans arriver à trouver de réponses à ses questions.

« Jack... » Poursuivit le brun sous le même ton sensuel. « J'aurais vraiment dû te sauter ce soir-là... Ca t'aurait donné une leçon. »

Le sourire de Jack se fit plus taquin tandis que celui d'Envy se faisait plus sadique. Le blond n'était vraiment pas rassuré d'être en présence de ces deux hommes, visiblement aussi cinglé l'un que l'autre... Ils n'avaient d'ailleurs même plus l'air de s'intéresser à lui. Ils étaient comme deux chiens qui se préparaient à se lancer dans un duel sanglant, sans accorder la moindre attention à l'os pour lequel ils se battaient... Dans ces moments là, généralement, un troisième chien venait voler l'os... Mais, il devait retourner sur terre ! Aussi triste que ce soit, il n'était pas dans un cartoon... Il ne survivrait pas à une fusillade, lui !

Ed eut à peine le temps de reprendre ses esprits qu'il vit son supérieur levait son arme.

« Maintenant... Tu exerces une toute autre forme d'excitation chez moi. » Annonça-t-il la voix presque fiévreuse.

« Tu comptes vraiment tenter de me tirer dessus alors que j'ai ton cher ami en hottage ? » S'amusa l'autre en enfonça un peu plus le canon dans la peau du blond.

Envy sembla tout d'un coup réaliser la présence de son coéquipier, comme si, à partir du moment où le meurtrier avait ouvert la bouche, il avait disparu. Son visage se déforma de colère.

« Relâche-le tout de suite. » Grogna-t-il menaçant. « C'est entre toi et moi. Laisse-le tranquille... »

« Tu as raison ! » Dit-il en poussant sur son pied pour bouger, écrasant au passage les boyaux du natté qui gémit de douleur. « Tu seras un bien meilleur divertissement. »

Le petit corps glissa contre la pierre et atterrit par terre, cherchant à reprendre sa respiration. Il ne put que constater que les deux tarés se guettaient, marchant dans le même cercle, comme deux tigres près à se sauter à la gorge. Puis, ils s'arrêtèrent. Le châtain rangea son revolver en trop, afin d'être à égalité avec son adversaire. Ils attendaient maintenant un signal...

Soudain, le vent siffla dans la paroi, et tout commença. Un premier coup fut tiré par Envy, mais il fut bien vite intercepté par un autre envoyé par son adversaire. Le brun siffla d'admiration en voyant les deux balles roulaient au sol après leur accrochage.

« T'as eu un bon professeur ! » Lança-t-il en sautant plus loin pour lancer un autre coup.

« Merci du compliment ! » Répondit l'autre en reproduisant le même coup sur le second tir.

Les battements de cœur du spectateur non consentant augmentaient en flèche à chaque coup qu'il entendait. Il suivait les silhouettes qui bougeaient sans cesse, la trajectoire des balles qui se rencontraient trop souvent à son goût. Et plus le duel avançait plus il en était certain... Aucun des deux ne tiraient dans le but réel de toi l'autre. Ils jouaient. Un jeu qui en aurait tué plus d'un. Mais eux. Ils connaissaient trop bien les règles et les coups pour être éliminé aussi facilement.

D'autres coups volèrent et s'écrasèrent. Et malgré qu'aucun n'ait encore été blessé, Ed ne pouvait s'empêcher de frémir de peur à chaque fois que la tête du brun manquait de se faire traverser. Il était normal d'avoir peur pour son supérieur non ? Toute personne normale aurait réagi ainsi. Ca n'avait rien à voir avec ses sentiments ! D'ailleurs Envy l'avait sauvé aussi ! Et il ne l'aimait pas... C'était juste normal de sauver un coéquipier en danger. Et pourtant... Il avait affiché un visage si colérique. Il s'était emporté, énervé, pour lui... Pouvait-il oser y entrevoir un espoir ?

Jack exécuta un superbe flip arrière, se retrouvant hors de porté des balles, une barrière de roche le séparant des coups du lieutenant. Son dos se colla au mur et le garçon se mit à rire d'un rire nerveux et caverneux qui résonnait bizarrement aux oreilles.

« Pas mal ! » Dit-il à l'encontre d'Envy, une fois qu'il eut calmé sa courte hystérie. « Si j'avais su que tu étais aussi doué, je t'aurais laissé me baiser ce soi-là ! »

« Merci du compliment ! »

Le natté se doutait que ces paroles n'étaient pas sincères, elles étaient là dans le seul but de provoquer. Pour lui, cet échange verbal était la preuve ultime qu'ils prenaient cette fusillade comme un jeu... L'un comme l'autre était dopé par le surplus d'adrénaline que leur causait la joie d'avoir un véritable adversaire en face d'eux. Cette certitude n'avait pas pour effet de le rassurer, car il savait que ce gore d'affrontement ne se soldait que par la mort...

L'offensive avait repris, les chargeurs continuaient de se vider à un rythme bien trop lent pour celui qui voulait que tout ça cesse. Il espérait que quelque chose se passe et qu'ils rentrent tous chez eux, sain et sauf. Mais au point où ils en étaient, c'était un miracle qu'il fallait espérer.

Le brun pesta, trouvant le jeu soudain bien moins drôle, et tira dans le but visible d'éclater la tête de son adversaire. Malheureusement, c'était sans compter la vitesse de celui-ci et la distance entre eux qui lui permirent d'esquiver l'attaque sans problème. Puis, ils fondirent l'un sur l'autre, et dans une erreur d'inattention qui paraissait trop belle pour être vrais, Envy réussit à plaquer l'autre à terre, lui écrasant le canon de son revolver sur la gorge, alors qu'il sentait contre son ventre un autre cercle de métal.

Leurs souffles étaient devenus presque haletants dans ce combat qui avait trainé en longueur, mais maintenant le lieutenant était en position de force... Bien qu'il avait également un flingue fort près d'un point vitaux... Pourtant... Quelques dizaines de secondes passèrent sans que l'homme aux yeux améthyste ne tire. Le natté le regarda incrédule. C'était pourtant la scène finale qu'il avait sous les yeux et il ne se souvenait pas avoir mis sur pause ! Alors pourquoi aucun des deux ne tiraient ?

Les yeux bleus débordaient de malice, comme une souris qui regarde avidement un homme se prendre les doigts dans son propre piège. Les paupières du dernier des Ravenwood se refermèrent et un sourire comme l'on en a après une bonne partie de jeu se dessina sur ses lèvres. Ses bras se relâchèrent et il laissa tomber son revolver à terre... C'est là qu'Ed compris.

« T'as plus de balles ! »


Les hauts gradés faisaient des allers-retours dans la grange qui servait de rassemblement. Tous les renforts s'étaient rendus à ce point précis et attendaient l'arrivé du colonel Mustang qui devait rêver de leur venu depuis des jours. Le seul problème... C'était que bien que ses hommes étaient là, le lieutenant Envy manquait à l'appel.

« Qu'est ce qu'il fait ?! » S'énerva un lieutenant du Sud. « Comment ça se fait que ses troupes soit là et pas lui ?! »

« Il les a déserté en chemin... » Grommela un autre. « Il nous a abandonné pour sauver sa peau... »

« Le traitre ! »

Lloyd lança un regard en coin au bouclé qui tentait de défendre la cause de son supérieur devant les autres.

« Il ne nous a pas trahi ! Il a juste fait un détour pour s'occuper de quelque chose au canyon. »

« Mais, il n'y a personne au canyon ! » S'indigna un soldat. « Qu'est ce qu'il peut bien être allé faire là-bas ! »

Les protestations augmentaient et Aido ne savait plus quoi faire pour les calmer. Il lança un regard suppliant au châtain qui lui prit le poignet pour le ramener plus loin, sachant bien que le débat était perdu d'avance. Ces vautours attendaient qu'Envy fasse une faute depuis tellement longtemps qu'ils n'allaient pas laisser passer sans rien dire...

Soudain, la porte de la grange s'ouvrit et la silhouette du colonel Mustang apparut, suivi de près par la discrète Riza. Le silence se fit et l'assemblée se tourna vers le militaire qui devait leur présenter la situation sur le front. Celui-ci leur expliqua où ils en étaient, et Aido se mordit la lèvre en constatant que la guerre était loin d'être gagné d'avance... Une fois l'explication fini, il demanda si tous était près à se battre, et un "oui" ressemblant plus à un cri de guerre, sortit des bouches. Lloyd attrapa la manche du blond et le tira pour qu'il le suive jusu'au brun... Il valait mieux que ce soit eux qui lui donnent la nouvelle plutôt que tous ces haineux.

« Excusez-moi... » Commença le 3e année. « Mais... Le lieutenant Envy est en mission de reconnaissance... Il nous rejoindra bientôt... En attendant, vous pouvez compter sur le reste de ces hommes ! »

Les yeux noirs le scrutèrent, perplexe. Le colonel connaissait Envy. Et il ne serait pas étonné que celui-ci est préféré battre en retraite plutôt que de ce rendre dans l'ouest... Pourtant, ils en étaient sûrs... Aussi mauvais qu'était leur supérieur, il ne les aurait pas abandonné. Ils étaient tous convaincus que ce retard était justifié... C'était pourquoi ils se battaient pour lui sauver la mise.

Oui... Il devait avoir une très bonne raison pour ne pas être là...


Une fois sa dernière phrase poussée, Ed eut comme le souffle coupé, alors qu'il réalisait ce que tout ça voulait dire... Etre à court de munitions dans un duel équivalait à une défaite immédiate. Et Envy le savait... Sinon, il n'agirait pas ainsi. Il ne semblerait pas accepter sa mort. Car de toute évidence Jack n'était pas à sec lui ! Les lèvres du blond commencèrent à mimer des appels alors que le revolver était poussé un peu plus contre le ventre de celui qu'il aimait. Il voulait de lever et partir le sauver, mais ses jambes tremblaient, le pétrifiant, comme si c'était lui qui était à une pression de gâchette de mourir. Et il continuait de crier sa protestation sans qu'aucun son ne quitte sa bouche.

« Ne pleure pas à cause de cette balle manquante... » Marmonna le châtain clair. « Je savais que tu n'avais plus de minutions... J'ai compté tes coups... Sinon, je n'aurais pas pris le risque de te laisser une ouverture... »

Le natté sentait, sans qu'il ne comprenne pourquoi, ses yeux se brouiller de larmes. Finalement... Comme un dernier geste d'affection... Les pupilles améthyste vinrent se poser sur lui... Et l'officier crut discerner un sourire triste...

Le tir partit.

Les mirettes dorées s'écarquillèrent. La scène qu'elles voyaient avaient perdu toute couleur et tout son. Il vit le corps du brun chanceler légèrement sur la force du coup avant d'être repousser sur le coté par l'assassin. Le corps s'effondra et se tordit de douleur au sol.

« NON ! »

Le crie avait jailli sans qu'il ne s'en rende compte. Les globes bleus se posèrent sur lui, avec un visage indifférent, mais des iris intrigués. Cependant, le petit était bien trop focalisé sur les paupières qui se refermaient, voilant cette dernière source de couleur que son esprit reconnaissait. Il ne voulait pas croire en ce sang rouge. Il ne voulait pas croire en cette odeur de poudre. Il ne voulait pas croire en ces yeux clos...

« Non... Non... Oh non... Oh non... Mon... Oh mon dieu ! Non ! »

Il ne parvenait pas à arrêter ses sanglots, et de toute façon, il ne savait pas s'il en avait envie... Il avança jusqu'à cet organisme encore chaud, sous l'attention de l'autre qui ne fit rien pour l'en empêcher. Il posa ses mains sur le visage de l'homme et lui dégagea le front des mèches de cheveux collés par la sueur et les éclaboussures de sang. D'une main, il caressa la douce chevelure de jais, et une de ses larmes coula dans le cou tendu de l'endormi... Ed se baissa et, sans le commander, il déposa un baiser sur le crâne du militaire.

Lorsque la tête revint toucher terre, il sentit une rage profonde prendre possession de lui. Il fourra sa main sous sa veste et en sortit son arme qu'il pointa sur le jeune homme. Toutefois, il n'eut même pas le temps de poser ses doigts sur la gâchette qu'une dernière balle vint frapper le métal qui vola à une dizaine de mètres de lui. Pourtant, il continuait de fixer celui pour lequel, quelques minutes plus tôt, il avait ressenti une peur sans limites, et il n'éprouvait plus la moindre peur.

« Me défier égalerait à un suicide pour toi. » Déclara le professionnel. « Il était bien plus fort que toi... Et je suis bien plus fort que lui... »

« Rien à foutre ! »

Le génie lui sauta dessus, sans faire attention à ce qui se trouvait derrière et tout deux se sentirent volés dans les airs pendant quelques secondes. Les yeux du spécialiste se dilatèrent de surprise face à l'initiative qu'avait pris ce petit corps. Cet élan de colère... C'était la furie d'un amour blessé ! Il n'agissait pas pour sauver sa peau... Mais pour rendre hommage à celui qui avait fait battre son cœur.

Un sourire ardent anima le visage opalin. Ce lilliputien avait gagné son respect.

Ils s'écrasèrent à terre 6 mètres plus bas...

Une douleur profonde élança le corps maintenant léthargique du blond. Il sentait le sol lui griffer la joue. Il agita faiblement ses jambes et fut heureux de constater qu'elles n'étaient pas cassées, tout comme le reste de son corps. Il ressentait vaguement de nombreux picotements sur ses côtes, mais ça ne devait être qu'un bel hématome. Il essaya de pousser sur ses bras, mais l'effort ne fut pas d'une utilité grandiose... Il réussit juste à tourner la tête vers les alentours, et il vit celui qu'il avait entrainé dans sa chute se relever, oscillant légèrement.

Une fois sur ses jambes, le tueur dépoussiéra légèrement ses vêtements avant de se diriger vers lui. Ed tenta de se relever, mais il ne réussit pas à faire mieux que de se retrouver assis, adossé contre le mur. L'autre avançait toujours, et bien que son corps douloureux criait, il tenait sur ses jambes.

Les pas s'arrêtèrent et leurs regards se croisèrent.

« Quel est ton nom ? » Demanda le professionnel d'une voix placide.

« Edward Elric. » Sourit l'officier, d'un ton méprisant. « Tu ferrais bien de te souvenir de ce nom... »

Un tic de surprise déstabilisa le visage impassible du garçon qui, après un temps de réflexion, ferma les paupières son visage prenant une petite moue amusé.

« Je le retiendrais... »

Ils se jaugèrent un moment... Pas comme deux prédateurs près à s'entretuer... Plus comme deux fauves, de chaque coté des limites de leurs territoire, qui se jaugerait en se disant "Si tu n'étais pas si bon... Je t'aurais déjà volé tes terres. ".

« Quidam ! »

Jack se retourna à l'appel de son deuxième surnom pour voir Lin le rejoindre en courant. Le natté plissa les yeux.

« Tu t'appelle pas Jack ? » Demanda-t-il, se souvenant avoir entendu Envy l'appeler ainsi.

« Je m'appelle pas non plus Quidam... » Répliqua-t-il simplement.

Le prince s'approcha et voulu aider son coéquipier quand il remarqua que celui-ci vacillait un peu. Mais, il le repoussa en lui disant qu'il pouvait marcher. Les yeux gris le regardèrent sombrement... Il s'en voulait de ne pas avoir été là pour aider son collègue... Il avait vraiment l'impression de n'être d'aucune utilité, et il ne le supportait pas. Juré... La prochaine fois, il aurait l'occasion de montrer son talent au bel homme.

Le blondinet les regardait se parler, méfiant.

« Vous êtes des rebelles... C'est ça ? »

Les deux nomades se toisèrent et échangèrent un coup d'œil avant que Quidam/Jack ne réponde.

« Non... Nous défendons notre propre cause... Et vous n'étiez pas sur notre liste... »

« Ah bon ! » Ironisa le petit. « Alors, pourquoi mon copain est mort, et moi je suis dans cet état ? »

« Car vous fouiniez dans nos affaires... »

Il n'en fallut pas plus pour que le génie ne comprenne... C'était eux qui étaient responsable de la disparition des rebelles du canyon... Mais combien étaient-ils ?

Ed fut sorti de ses pensées quand il vit une carte de visite atterrir à ses pieds.

« Tu trouveras de l'aide pour toi et ton copain là-bas... »

« Comment ça ? » S'étonna le militaire, sachant que quelque chose clochait dans la phrase, sans savoir identifier quoi.

Un air malicieux caressa le visage légèrement égratigné du mercenaire, tandis qu'un sourire en coin entrouvrit ses lèvres.

« C'est pas son cœur que j'ai visé... »

L'ainé Elric sentit une bouffé de chaleur le prendre en même temps qu'un espoir. Il voulut demander confirmation de ses pensées, mais les deux avaient déjà tourné les talons pour partir. Il tenta bien de les retenir, mais ils l'ignoraient magistralement. Et ce fut juste avant qu'il ne les perde de vue, qu'ils eurent une dernière attention pour lui.

« Au fait... » Entendit-il. « Beau coup... Je n 'aurai jamais pensé que tu me pousserais dans le vide... »

« Et... » Ajouta le Xinois. « Tu devrais te dépêcher de le rejoindre... Ce serait dommage qu'il se vide de son sang avant d'arriver chez lui... »


NDLA: I also show you a sweet story next week, my beloved.

PS: Distribution de bonbons à celui qui trouve où ils vont atterrir ! Non je rigole... DSL