Helloooow ! Me revoilà enfin, pas de parenthèses, cette fois-ci. Ca faisait vraiment longtemps que j'avais pas posté. Bref. Vous l'attendiez peut-être, en tout cas, moi, je l'attendais , alors voici ce nouveau chapitre de in vino veritas. Bonne lecture, go !
Mathieu souleva difficilement les paupières, papillonna des yeux, fronça les sourcils. Se redressant sur son matelas, il se plaqua la main contre le front. Et voilà qu'après une remise en question inutile, il était pris d'une migraine. Génial. Qui plus est, il se devait bien d'avouer que le fait de ne pas comprendre son propre comportement l'exaspérait.
« D'accord, je l'ai aimé », admit-il en un soupir intérieur.
Mais s'il pouvait se l'avouer, il aurait préféré mourir plutôt que d'en faire prendre connaissance à Antoine.
Pourquoi ?
Déjà…pour éviter de le faire souffrir. Car si Mathieu savait pertinemment qu'il ne ressentait rien de supérieur à de l'amitié envers le présentateur de What the Cut, la simple idée de le voir souffrir lui était insupportable. « De le voir souffrir, ou de le faire souffrir ? »
Les deux.
Ensuite...avouer à Antoine qu'il avait eu autrefois des sentiments pour lui…ça n'amènerait à rien. Juste à l'enfoncer plus encore dans sa mélancolie.
Au final, le cheminement de sa pensée le faisait répondre à sa propre question.
« Mine de rien, tu l'as fait souffrir quand même lorsque tu lui as déclaré que tu ne l'avais jamais aimé », soupira le Panda, à l'intérieur de son crâne.
N'importe quoi. Cette voix, c'était lui-même qui l'inventait pour se faire une auto-remarque…D'ailleurs, même s'il l'inventait lui-même, cette voix avait raison.
« Au final, je ne fais ça que pour le protéger », soupira-t-il mentalement, « je l'ai déjà assez fait souffrir comme ça… »
« Mais bordel, pourquoi je me cherche des raisons valables à chaque fois que je fais quelque chose ?! »
Il soupira, une fois de plus, et se passa la main dans les cheveux.
Quoi qu'il en soit, il regrettait réellement ce qui se passait.
Antoine s'éloignait de lui, et c'était tout à fait normal. Il fallait bien qu'il prenne ses distances. Qu'il l'oublie.
C'était dans l'ordre des choses.
« Alors pourquoi je ne veux pas que ça se passe comme ça ? »
Mathieu se mordit la lèvre inférieure. Il n'avait qu'une envie, c'était de retourner en arrière. Pour revivre ces fous rires, ces discussions, ces entrevues. Toutes ces petites pièces de puzzle qui constituaient leur amitié, tous ces petits moments qu'ils ne revivraient peut-être jamais ensemble. Car plus rien ne serait pareil.
Tout cela, il le regrettait. Revoir Antoine devenait une nécessité. Le simple fait de songer qu'ils ne risquaient pas de s'adresser la parole pendant plusieurs semaines, voire des mois, le faisait pester.
Il eut un ricanement déçu. « Je suis un égoïste, en fait. »
« Cette histoire est stupide »
Il se plaqua une main sur le visage, se frotta les yeux, s'ébouriffa les cheveux.
Son téléphone sonna.
En réprimant un soupir, il jeta les yeux sur l'écran du combiné, haussa un sourcil en voyant le nom de Frédéric Molas s'afficher. Se saisissant lascivement de son cellulaire, le présentateur de Salut les Geeks lâcha d'une voix monocorde :
- Ouais ?
- Oh mon dieu, cette voix si pleine de joie, ironisa le gamer.
- Mouais. Ca va ?
- Bah moi, toujours, je reviens du Parc Astérix avec Antoine, débita la voix de Fred avec gaieté.
L a simple allusion au nom de son ami glaça le sang de Mathieu. Il déglutit, Fred reprit :
- Ouais, donc je voulais savoir si ça te dirait pas qu'on fasse une sortie tous ensemble, un de ces jours.
- En quel honneur ? ironisa le châtain avec un sourire ironique.
- Bah déjà pour faire sortir Antoine. Il est un peu déprimé, je sais pas pourquoi. Il veut pas en parler. - Tu sais pas, toi ?
- Non, fit simplement l'adressé.
Il entendait sa voix trembler, légèrement. Décidément, s'il n'arrivait plus à mentir correctement, en un seul mot, c'est qu'il tombait bien bas.
- Bon, dommage. Et donc, je pensais que faire une surprise à Antoine et faire une sortie entre lui, - - Nyo, toi et moi, ça le ferait, il s'entend super bien avec vous, vous pourriez lui remonter le moral, non ?
- Euh, non, désolé, ça va pas être possible pour moi, bafouilla le châtain.
- Ah ? Pourquoi ?
- J'ai…pas le temps, lança le plus petit à tout hasard.
- Menteur, ricana Frédéric au travers du téléphone, allez, pour ton pote !
- Non, désolé, fit simplement Mathieu, de plus en plus embarrassé.
- Explique.
Le châtain se mordit la lèvre. Que pouvait-il dire ? « Il est tombé amoureux de moi et j'ai peur qu'il veuille pas me voir » ? « Je veux pas le mettre mal à l'aise » ?
Fred éclata de rire.
- T'es amoureux de lui ou quoi ? ricana-t-il.
- Non mais ça va pas ? répliqua Mathieu du tac au tac.
Il feignit un rire, sans vraiment comprendre comment il faisait pour avoir l'air aussi sincère. C'aurait bien arrangé Antoine que son amour soit réciproque.
- Bon, t'as gagné, je viens, sourit faussement le présentateur de Salut les Geeks.
- Bah tu vois, quand tu veux ! Je te donnerai des infos sur le lieu de rendez-vous et tout ça tout ça par sms, okay ?
- Okay. C'est pour quand, cette sortie, sinon ?
- Demain.
- …okay. T'es pressé, toi.
- J'aime pas voir ton amoureux dans cet état, le taquina le gamer.
- Ha-ha-ha, fit simplement Mathieu d'un ton monocorde.
- Bon, désolé, je vais devoir raccrocher, j'ai quasiment plus de batterie.
- Okay, à plus.
- A demain, ouais.
Mathieu raccrocha, poussa un soupir et laissa tomber son téléphone sur un coussin du canapé. Le jeune homme s'assit, se saisit de son ordinateur portable posé sur la table basse, l'alluma. Sans réellement savoir ce qu'il voulait y faire. Cela devenait presque un réflexe. Décidément, il devenait accro aux écrans. Et il avait mal aux yeux, ces derniers temps.
Il se souvenait avoir rendez-vous chez un ophtalmologiste au cours de l'après-midi, mais en attendant, il fallait qu'il s'occupe.
Le podcaster resta figé pendant quelques secondes après avoir entré son mot de passe sur son ordinateur. Il ne savait même pas quoi faire. Sur le bureau informatique lui faisant face, il y avait quelques dossiers de photos.
Sans savoir pourquoi, Mathieu ouvrit un dossier. Puis un autre. Cliqua sur une photographie. Une où il faisait une grimace assez louche, et Antoine, à ses côtés, renchérissait le côté glauque de l'image. Avec un sourire plus étrange encore.
Il appuya sur la touche « suivant ». Une autre photographie, prise par Nyo, d'Antoine et lui se faisant une accolade, pris dans un fou rire.
La scène arracha un sourire au vidéaste.
Une autre. Nyo et Antoine. Une photo prise le même jour. Mathieu détailla le visage d'Antoine, ce sourire qu'il n'avait pas revu depuis si longtemps.
Ces yeux pétillants de joie.
Photo suivante. Eux trois. Les images défilèrent sous les yeux du jeune homme. Revoir ce visage souriant lui avait manqué. Le rendait un peu plus heureux.
Une autre photographie d'Antoine, faisant une grimace, le fit éclater de rire.
Il avait l'impression de ne plus avoir revu ces photographies depuis une éternité.
« C'est comme si elles avaient été effacées de mes souvenirs »
Ses yeux se posèrent sur le visage riant d'Antoine, sur une photographie suivante. Un sourire naquit à nouveau sur les lèvres fines.
Minute.
Mathieu cligna des yeux, se plaqua une main sur le front, recula sur le sofa, s'éloignant de l'écran. Les paroles de Frédéric lui revenaient en tête.
Il déglutit.
« T'es amoureux ou quoi ? »
Et voilà. Je sais que la fin est méchante mais là j'en peux plus. J'ai déjà établi la trame du prochain chapitre, alors je l'écrirai quand...je pourrai. J'espère que ce chapitre vous a plu, on se retrouve au suivant. On se retrouve au prochain chapitre,
Je tiens également à vous remercier pour votre attention, c'est vraiment touchant. Je n'ai pas le temps de vérifier les vues sur la fiction, pour une fois, mais 150 reviews, pour moi, c'est énorme, alors merci, merci beaucoup.
N'hésitez pas à laisser une review, ça fait toujours plaisir de connaître l'avis des lecteurs sur son travail.
Je vous aime, mes nécureuils !
