Hello-o ! :D

Voici un nouveau chapitre de Survivre en Terre du Milieu pour les Nuls par des Nulles, avant-dernier du livre premier de cette fanfiction. J'espère qu'il vous plaira ~ Les RaR sont en fin de chapitre, comme d'habitude. Oh, et *rire étranglé* ne m'en voulez pas trop pour la rencontre d'aujourd'hui. Il y a une note à ce propos en fin de chapitre ; n'oubliez pas que nous sommes dans une fic Humour.

Sur ce, bonne lecture !


Leçon numéro 19 : la vengeance peut faire très mal (y compris pour le vengeur).

- Quatre, cinq, six...

Nous irons aux cerises !

- Sept, huit, neuf...

Dans un panier neuf !

- Fili et Kili, douze... et Bombur, termina Gandalf, ça fait treize. Avec Valmae, nous arrivons à quatorze mais ça veut dire que...

Je laissais l'Istar arriver à ses conclusions tout seul en tâchant de ne pas m'effondrer vu que tout le monde semblait encore tenir debout. Malgré moi, j'avais les jambes flageolantes et je ne dus qu'aux réflexes - discrets - de Fili de ne pas me rétamer lamentablement en me prenant les pieds dans un caillou. Je déglutis avec difficulté face à l'arbre dans lequel j'aurais pu me cogner et - sans doute - m'ouvrir le crâne vu mon habileté.

- Fais donc un peu attention, me murmura l'épéiste blond sans me lâcher.

Son frère vint aussi me prendre le bras sous le regard sombre de son oncle, regard qui dévia brusquement lorsqu'un cri de colère déchira la clairière.

- Où est notre hobbit ?! hurla Gandalf.
- Le dernier à l'avoir vu est Dori, je crois, lâcha un des nains du bout des lèvres.
- Hé, ne rejetez pas la faute sur moi ! récria l'intéressé.
- Je ne l'ai plus vu depuis notre capture avec les gobelins, reprit son cadet tandis que Gandalf nous fusillait tous du regard - si ses yeux étaient, anachronie powaa, des kalachnikov, nous serions morts en un instant.

Penaude, je n'osais pas le regarder tout en priant pour que rien ne soit arrivé à Bilbo. Il avait réussi à s'en sortir seul dans l'histoire d'origine, non ? Alors je n'avais pas à intervenir... non ?

- Vous savez ce que je pense ? fit Thorïn en laissant éclater son fiel. Monsieur Baggings s'est enfui quand il en a eut l'occasion. Il ne fait que penser à son lit depuis qu'il est parti de chez lui. Nous ne reverrons plus notre hobbit, il est déjà loin.
- Non.

Nous sursautâmes tous tandis que notre hobbit national surgissait d'entre les arbres, son poing refermé sur un petit objet dont je devinais l'importance et qui me crispa instantanément.

- Bilbo, on n'y croyait plus ! s'écria Kili avec tout son tact habituel.
- Mais comment avez-vous réussi à échapper aux gobelins ?
- … Ahaha, fit Bilbo avec une gêne perceptible en mettant discrètement l'Anneau Unique dans sa poche.

J'échangeais un regard avec l'Istar, me doutant qu'il sentait la présence magique de l'Anneau, puis décidais de faire profil bas. J'avais eu l'occasion de voir - une fois - une parodie du Hobbit : "Comment cela aurait dû se finir...". Eh bien bizarrement, je n'avais que moyennement envie d'être transformée en mini-grillade pour dragon. Comment disait Nessa, déjà ? Ah oui, que je possédais un "instinct de conservation très développé". Pour ma part, j'avais tendance à croire que n'importe qui aurait raisonné de la même façon que moi... Affronter sans magie un énorme four volant de je-ne-sais-combien de tonnes ? très peu pour moi, merci !

- Est-ce vraiment important ? finit par articuler l'assisté. Il est de retour, c'est le principal.
- Mais oui, ça importe ! l'interrompit notre leader, manquant de me faire faire une facepalm avec ses envies de bouter le hobbit hors de notre Compagnie.

Il se tourna vers Bilbo, les yeux flamboyants d'une lueur que j'avais du mal à analyser.

- Pourquoi êtes-vous revenu ? souffla-t-il.

Ce que nous dit le jeune - enfin, relativement... la cinquantaine bien conservée, quoi... - hobbit à ce moment-là me réchauffa le cœur. Il nous parla de mal du pays, de sa maison qui lui manquait cruellement et du courage qu'il tentait de trouver en lui. Il révéla que s'il faisait tout ça, c'est parce que nous n'avions nulle part où aller.
Cela me rappela ma propre motivation et eut l'effet d'un coup de fouet, créant un écho en moi.
Bilbo Baggins avait raison sur toute la ligne. Si j'étais là, si je me battais aujourd'hui, si j'essayais de ravaler ma peur dans cet univers si effrayant, c'était pour les héritiers de Durïn. Plus qu'une hypothétique maison, ils étaient mon monde. Et dans la mesure de mes moyens (faibles, trèèès faibles moyens : les Valar aussi devaient être en crise pour donner des emplois au noir...), je les protégerais.
Enfin, si je survivais.

- Valmae, ça va ? me demanda soudain l'archer. T'es toute pâle.

Je fis un semblant de sourire en direction de Kili, blessée de ne pas pouvoir lui révéler ce qui me tourmentait - encore une fois. Viendrait un temps où, je le savais, je n'arriverais plus à garder tout ça pour moi...

- C'est rien, soufflais-je en me dégageant doucement de l'étreinte de Fili tout en remerciant ce dernier du regard. Juste un petit coup de fatigue.

Et viendrait aussi un temps où les deux héritiers de Durïn ne croiraient plus à mes excuses bidons. Le somnambulisme passe encore, des parents cultivés pour ma sensibilité aux arts est acceptable mais une famille sans barbe à cause d'une maladie héréditaire et une mère spécialiste en langues mortes expliquant ma connaissance du khuzdul ancien ! ça commençait à faire beaucoup.
En plus, j'avais la méchante impression de jouer les mythomanes compulsives avec mes deux meilleurs amis et ça me turlupinait plus que de raison...
Soudain, un cri animal que j'avais espéré ne plus jamais entendre résonna dans toute la montagne, me glaçant le sang.

- Après la peste...
- Le choléra, compléta le magicien gris avec un soupir. Courez !

Malgré mes jambes en compote, je trouvais encore assez de force en moi pour suivre la Compagnie plus loin. Sauf que, la malchance semblant nous poursuivre avec autant de ténacité que les loups de Gundabad - où un chewing-gum collé sous des baskets, au choix-, nous arrivâmes au bord d'une falaise.
Oh. Mother fu-

- Montez dans les arbres, ordonna Gandalf. Vite !

Je regardais avec circonspection le végétal immense en face de moi et où il venait de grimper avec agilité, aidé par sa grande taille. Mais pourquoiiii devions-nous toujours finir par nous retrouver dans des endroits hyper hauts ?!

- Allez, Valmae, courage, grogna Bifur en me tirant par le bras.
- Ou tu montes, ou tu te fais dévorer, renchérit Fili en me saisissant l'autre.
- Mais qu'est-ce que vous faiiIIIITES ?!

Les deux nains me tirèrent en hauteur avec une célérité qui me surprit, et je me décidais à ne plus regarder en bas une fois que les hurlements des wargs se furent trop rapprochés. On verrait pour mon vertige plus tard ; je devais d'abord éviter de me faire bouffer les mollets par des chiens/hyènes/trucs géants mal dressés. Du haut de notre perchoir, je remarquais que Thorïn et Bilbo avaient choisi l'arbre le plus proche des monstres puis attrapais la main de Kili - à la même hauteur que moi - tant bien que mal, me morigénant malgré moi d'avoir autant besoin de son contact dans des moments pareils. Si seulement j'étais capable de faire quelque chose par moi-même !

- Ne regarde pas en bas, fit le jeune nain après qu'il eut lui-même jeté un bref coup d'oeil au pied de l'arbre.
- Il y a plein de wargs qui attendent la gueule ouverte qu'on tombe comme des fruits mûrs, c'est ça ? frissonnais-je en imaginant la scène.
- … tu fais parfois de drôles de comparaison, Valmae.

Un silence tomba comme une chape de plomb sur notre groupe tandis que je serrais un peu plus fort la main de Kili, sans oser le quitter des yeux. Un des orcs s'exprima alors dans une langue gutturale, sans doute le parler du Mordor dans lequel je n'avais aucune connaissance. Mais vu la façon dont mes doigts furent broyés, il ne venait certainement pas de demander à Thorïn l'adresse de son coiffeur- surtout qu'étant chauve, ça ne lui aurait pas servi à grand chose.

- Azog !...

Je reconnus instantanément la voix du roi déchu, avec un ton sur lequel je ne l'avais jamais entendu parler. Lentement, je retournais la tête vers la troupe de monstres en contrebas. Alors c'était lui, Azog le Profanateur : un gigantesque orc de Gundabad, juché sur un warg albinos. Cousu de cicatrices et avec une partie de bras en moins, le manchot ne manqua pas d'éveiller une peur sourde au creux de mon ventre. Oh-my-god. Si ça c'était pas un mauvais pressentiment de malade, je voulais bien descendre de l'arbre pour tenter d'apprivoiser son toutou...
Une énorme secousse fit soudain bouger l'arbre et je maudis les Valar de toujours me prendre au mot dans mes réflexions mentales stupides. Mais noooon, je ne voulais pas descendre de cet arbre haut et solide : je tenais à la vie, pour l'amour d'Aulë ! Je hurlais lorsque je vis plusieurs nains sauter d'un pin à l'autre, pins que les wargs s'empressaient de déraciner. Je frôlais la crise cardiaque lorsque Thorïn atterrit juste au-dessus de moi, louchant sur ses semelles de métal. 10 centimètres plus bas et c'était moi qui prenait. Youuuupi ! Je crus pendant un moment que le pire était passé, puis Gandalf eut la - lumineuse - idée d'enflammer les pommes de pin. Quand je l'imitais, je me rappelais soudain que le feu, ça brûlait.

- HAAA, chaud, chaud ! couinais-je en balançant mon projectile le plus loin possible de mes pauvres mains rougies.
- Plus tu as mal, plus ton vocabulaire se réduit, remarqua Kili en lançant une autre pomme de pin.
- Oh ça va, hein !

Après qu'une avalanche de flammes ait éloigné les wargs, je crus encore une fois - pendant une fraction de secondes - que le pire était passé et que nous allions trouver une solution. Puis, l'arbre bougea. J'eus à peine le temps de lâcher la main de Kili pour m'accrocher correctement à une branche que nous tombâmes avant de nous stopper brusquement, les jambes dans le vide. Me tenant comme je pouvais au pin, je regrettais soudain très amèrement de ne pas avoir un peu plus de force dans les bras. J'échangeais un regard désespéré avec l'archer qui tentait de ne pas glisser, puis sentis que je lâchais prise. Je n'eus pas le temps ni de me raccrocher à quelque chose ni de crier, car quelqu'un me rattrapa par le col avant de me hisser sur le pin. Ébahie, le cœur battant à tout rompre dans ma poitrine, je contemplais Thorïn Oakenshield sans comprendre.
Il venait de me sauver la vie. Encore.

"Pourquoi ?!" avais-je envie de hurler. Mais pourquoi me sauvait-il à chaque fois alors que je n'avais guère montré d'utilité depuis le début de notre aventure ? Ça dépassait mon entendement ! D'accord, j'étais loyale, une femme d'honneur et j'avais un cœur – relativement – vaillant. Sauf que légalement, il n'avait aucune obligation envers moi...

Le roi déchu ne m'adressa pas un regard de plus, les yeux rivés sur l'Orc Pâle en contrebas qui le narguait de sa vitalité monstrueuse. Quand je disais que les méchants étaient increvables - surtout quand il s'agissait de casser les pieds des gentils -, c'étaient pas des blagues ! Sauf que normalement, les gentils étaient aussi censés s'en sortir in extremis. Je notais que Gandalf semblait très occupé à empêcher Dori et Ori de tomber. Bon, l'assisté était hors-course. Je vérifiais ensuite l'état du reste de la Compagnie : Bilbo mis-à-part, tout le monde se cramponnait tant bien que mal au pin avec les jambes dans le vide. Okayyyy, personne présent de ce côté-là non plus.
Je restais bouche bée lorsque, en me retournant, je vis que Thorïn avait dégainé Orcrist et brandissait son écu de chêne. Je balbutiais des incohérences un instant, trop choquée pour parler. Juste. Une seconde. Il allait vraiment se battre contre un orc et un warg ? Mais c'était du suicide ! Même s'il était un guerrier légendaire, même s'il avait déjà battu son ennemi une fois en combat singulier, il ne pouvait pas gagner !

- Pitié, non, murmurais-je sans me rendre vraiment compte des larmes qui roulaient sur mes joues.

Mon ventre se tordit lorsque le warg prit son élan, se retourna quand Thorïn fut mordu et soulevé comme s'il n'était rien et je fermais les paupières un instant quand il fut violemment jeté sur un rocher. Mon cœur me faisait soudain si mal que je n'arrivais plus à m'arrêter de pleurer mais je rappelais malgré ça - je ne sus jamais où j'en avais trouvé la force - de ma détermination. Sans un mot, insensible aux cris de plusieurs nains qui me criaient de ne pas bouger, je dégainais mon coutelas.
Ma résolution avait été, dès le début de cette aventure, la protection des héritiers de Durïn. Personne ne pouvait aider Thorïn. Personne sauf moi, peut-être. Je n'avais jamais rien fait de grandiose ou de courageux dans ma vie d'avant, il était temps de prouver que je valais quelque chose. J'étais effrayée, larmoyante et au bord de la panique. Mais je voulais faire quelque chose.
Et si je devais mourir de cette façon, alors ainsi soit-il.

Rencontre numéro 19 : Lindir.

- Et donc, vous faites comme ça...
- Et comme ça ?
- Oui, très bien !
- Vous êtes sûre que ça ira ?
- Mais ouiiii !

Pauvre, pauvre Lindir... et pauvre Thranduil, qui n'allait pas comprendre la façon dont allait le saluer l'elfe de Rivendell. Sans compter Elrond qui ferait une attaque s'il apprenait ce que je venais de faire. Je ricanais discrètement en suivant ma victime inconsciente vers la salle de trône. Je me devais de voir ça, c'était trop beau !

- Il saura ce que ça veut dire, au moins ? Je n'avais encore jamais entendu parler de ce salut, souffla-t-il avec nervosité.

Normal, c'était typiquement terrien.

- Ne vous en faites pas pour ça, le rassurais-je.

De toute façon, Thranduil détestait de près ou de loin tout ce qui se rapportait à Rivendell et son rival de toujours. Aaaah, les tsundere ! tellement casse-pieds, tellement mignons malgré eux... Nous arrivâmes enfin dans le couloir près de la salle du trône et j'eus du mal à me retenir, sentant un énorme fou rire monter de façon irrépressible. Non, non ! Je devais me rappeler ce que j'avais appris au poker : rester im-pa-ssible !

- Tout va bien ?
- Oui, oui, murmurais-je en camouflant mon sourire par une fausse quinte de toux.

Le plus beau, le clou du spectacle arrivait ! Thranduil me jeta un regard mauvais en me voyant arriver, juché en haut de son trône démesuré, puis reporta son attention sur l'elfe que j'accompagnais. Lindir que j'avais croisé avant même qu'il ne salue convenablement le roi sylvestre j'en avais alors profité pour lui apprendre une nouvelle façon de saluer. Legolas m'observa sans rien dire mais je sentis qu'il attendait la connerie suprême, qui ne tarda pas à venir. Lindir ne s'inclina pas réellement, privilégiant autre chose après les salutations elfiques typiques.
Il leva son bras, ferma son poing puis brandit son majeur.

- Salut à vous, roi Thranduil ! s'écria l'elfe de Rivendell en lui faisait un doigt d'honneur.

Sans déconner, j'ai manqué d'avaler ma langue suite à la crise de fou rire qui a suivi cette scène mémorable.


Réponses aux reviews anonymes :

Chupa14 : Nessa était une fangirl avant de devenir une elfe, il n'y a aucune raison pour que ça ait changé XD surtout vu tous les beaux mecs de son entourage. Et pour Thranduil, va savoir ~ qui peut deviner les pensées de ce malotru en puissance ? U_U J'espère que ce chapitre t'aura autant plu que le précèdent !

vastrid : Contente que la suite t'ait plu ^^ et nous sommes au moins deux à trépigner d'impatience en attendant la Désolation de Smaug ! :D


*allume la radio* Nooooon, rien de rien ! Noooon, je ne regrette rien ! XD Je sais, je fais encore passer les elfes pour des imbéciles mais passons. A ma décharge, c'est un délire à cause de shirosaki35 (co-auteur de cette fic à ses heures perdues - très perdues), le coup du doigt d'honneur. Et puis, ça n'a pas la même signification partout... *éteins la radio*


La semaine prochaine, dernier chapitre du livre premier de cette fanfiction. Je sens comme du désespoir dans l'air... Vous pouvez toujours me contacter par MP, par Facebook (Katsuri San) ou sur mon Tumblr pour savoir où j'en suis dans mes fanfictions ^^


Review ? :3

A la prochaine !