Musique Disney : Directement inspiré de la chanson « Pauvres âmes infortunées » de « La Petite Sirène ». Musique de Alan Menken ; Adaptation française de Claude Rigal-Ansous ; Interprétée par Micheline Dax.
Sur un défi de Gargouilles. Ce fut une torture. Ce fut une torture car je ne connais PAS cette version de la chanson. Car moi je suis une vieille OK ? Je connais la version de 1989 « Pauvres âmes en perdition » et les paroles ne sont pas du tout les mêmes et j'ai dû écouter cette « nouvelle » version pendant de trèèèès longs mois avant de m'y faire et c'était atroce *mode drama-queen*. Mais ma Gargouilles chérie, je me suis beaucoup amusée à l'écrire celui-là, j'ai essayé d'en faire ce qu'on aime le plus toutes les deux tout en intégrant un nouveau « couple » ^^
Genre : OS. General, Humor et Angst. Saison 3 épisode 1.
Rating : T pour thème du suicide légèrement abordé.
Pairing : Relation amicale Sally/Sherlock, Anderson/Sherlock et Sherlock/John. Pas de Slash mais peut-être interprété comme tel.
Bêta-lecture :Mon âme-sœur de la fanfic, la génialissime Gargouilles !
Pauvres âmes infortunées
XxX
La situation était extrêmement gênante et le détective fraîchement revenu d'entre les morts se sentait vraiment mal à l'aise sous le regard de braise de l'officier de police. Il avait eu la désagréable surprise de la trouver sur le pas de sa porte au lendemain de son éprouvante soirée de retrouvailles plus ou moins réussie, et n'avait pas eu la force de la repousser ou de retarder l'inévitable.
C'est pourquoi la métisse se trouvait présentement plantée dans son salon à le dévisager fixement, lui-même lui rendant son œillade inquisitrice sans savoir que dire ou faire.
La jeune femme prit finalement une grande inspiration, prête à briser le silence pesant jusqu'ici persistant, et, en anticipation à la déferlante d'insultes et de reproches dont elle allait assurément l'assommer, Sherlock retint la sienne.
— Je suis là pour m'excuser, annonça-t-elle d'une voix étriquée.
Il crut alors être victime d'une hallucination et s'interrogeât sur ce que Mrs Hudson avait bien pu ajouter dans son thé pour que ses rêves éveillés prennent ainsi la forme de la Sergente en lieu et place de celle habituelle, et bien plus plaisante, de son ex-colocataire. S'éloignant du spectre ayant élu domicile dans son appartement, il s'empara de la théière et s'assura consciencieusement que l'intégralité de son contenu finisse aux fins fonds de la vieille tuyauterie en plomb.
Mais l'apparition le poursuivit jusque dans la cuisine.
— Je ne plaisante pas, s'écria-t-elle, paniquée. Je sais que je n'ai pas toujours été gentille et sincère avec vous…
Sherlock se mit à ricaner, son subconscient cherchait-il vraiment du réconfort auprès de Sally Donovan, d'entre tous, après avoir été éconduit la veille au soir par un John furieux et sourd à ses explications? Pathétique !
— Mais quand Greg m'a prévenu de votre retour, poursuivit la vision plus vraie que nature, les évènements d'il y a deux ans m'ont assailli et… je voulais vous dire que… je m'étais trompée à votre sujet. Je suis sincèrement désolée.
Qui diable pouvait donc être ce Greg ? Peu importe, il avait d'autres choses bien plus importantes à faire que d'écouter les élucubrations de son esprit dérangé, visiblement encore sous le choc de la découverte de cette hideuse moustache que John s'était évertuée à faire pousser. Il espérait franchement que cette mode lui passerait, il refusait d'être vu en sa compagnie s'il s'entêtait à se cacher derrière cette monstruosité pileuse. Mais encore fallait-il pour cela que John accepte lui-même de le revoir, ce qui, d'après les statistiques comportementales qu'il avait stockées à son sujet, ne semblait pas gagné d'avance.
— Ecoutez Sherlock, commença à s'impatienter le mirage, visiblement peu enclin à se faire ignorer de la sorte, je suis une femme très occupée et j'y passerai pas la journée alors si vous voulez prouver que vous n'êtes pas le trou du cul que je me suis toujours évertuée à décrire, c'est maintenant ou jamais !
Le détective cligna des paupières et reporta soudainement son attention sur ce qu'il pensait n'être que le fruit de son imagination. La jeune femme était rouge, les poings crispés, les yeux assassins et avait pris six livres depuis leur dernière rencontre physique.
Au temps pour lui.
À côtoyer régulièrement les réminiscences de ses souvenirs lors de ses deux dernières années de fuite incessante, il semblerait qu'il en ait perdu un certain sens des réalités. Embarrassant.
— Drôle de façon de montrer vos remords, Sergent, lui reprocha-t-il, maintenant qu'il l'avait enfin reconnue.
Sally souffla de soulagement et lui adressa un sourire contrit.
— Drôle de façon de les accepter.
Cela ressemblait plus à une question qu'à une affirmation et la policière ne put dissimuler le tremblement léger dans son intonation. Sherlock lui adressa un regard grave et lut en elle toute la culpabilité, le regret et même le chagrin qu'elle avait portés sur ses épaules depuis ce jour fatidique où il avait feint sa mort.
— Ce n'était qu'un tour de passe-passe, Sally. Vous n'avez rien à vous reprocher.
Elle baissa les yeux pour la première fois depuis leur étrange entretien.
— Si, je pense que si… laissa-t-elle mourir sa voix avant de relever la tête, effaçant ainsi toute trace de sa vulnérabilité passagère. Je peux vous demander un service ?
Sherlock leva un sourcil à cette demande impromptue et pour le moins audacieuse mais n'émit aucun signe de protestation pour autant, l'invitant silencieusement à émettre sa requête.
— Philipp, il… Votre mort l'a beaucoup affecté et il n'a plus jamais été le même depuis que vous avez sauté de ce toit. Anderson, précisa-t-elle en soupirant d'exaspération devant le regard vide que lui adressa le limier. Il a perdu son job, s'est fait pousser cette horrible barbe et a passé tout son temps et son argent à élaborer des théories abracadabrantesques sur votre survie. Il n'a plus jamais douté de vous, pas une seule fois…
Sherlock se détourna, touché plus que de raison par le discours larmoyant de l'agent du Yard. Pourquoi avait-elle évoqué cette foutue pilosité ? Il ne voulait pas entendre ça. Ce n'était pas le comportement qu'il avait espéré de cet abruti d'Anderson. Il n'avait d'ailleurs rien espéré du tout de sa part. Pas de la sienne.
Sally l'empêcha de fuir en le retenant par le bras. Outré par cette marque de familiarité excessive, il vrilla ses prunelles glacées dans les siennes afin de lui signifier son ingérence mais l'inspectrice ne fit que raffermir la prise qu'elle avait sur lui.
— S'il vous plait, allez lui parler.
Il était grandement tenté de revêtir une fois de plus son masque de sociopathe, de l'envoyer sur les roses et d'en profiter pour se moquer ouvertement de son déballage impudique de sentiments écœurants.
Mais jamais encore il n'avait vu cette femme fière et hautaine abaisser ainsi ses barrières au point de pénétrer au 221B Baker Street, l'adresse pour les cas désespérés, les coeurs qui souffrent et les pauvres âmes en détresse qui n'ont personne vers qui se tourner.
Compatissant, il la prit en pitié, elle et son air misérable, et posa avec douceur sa main sur la sienne.
— Je le ferai Sally. Je vous en donne ma parole.
Elle tourna alors vers lui un visage éblouissant que les larmes menaçaient pourtant de ternir.
— Merci, chuchota-t-elle, reconnaissante. Vous êtes un homme bon, Sherlock.
Le sourire poli qu'il lui adressa en retour n'atteignit jamais ses yeux.
Car ses louanges importaient peu. Il ne les désirait ardemment que d'une seule et unique personne…
Fin.
Je me suis toujours demandé ce qui avait poussé Sherlock à aller voir Anderson d'entre tous pour expliquer son « tour de passe-passe ». Alors voilà, j'ai imaginé cette version qui regorge d'extraits de la chanson :p
Dites-moi ce que vous en avez pensé !
Chansons faites :
Voir chapitres précédents.
Chansons à venir :
Aladdin : « Je vole » et « Ce rêve bleu » ; Cendrillon : « C'est ça l'amour » ; Cendrillon 3 : « Plus que des rêves » ; Hercule : « Jamais je n'avouerai », « Le Monde qui est le mien » et « Zéro en Héros » ; Il était une fois : « Si Prêt » et « Comment savoir » ; La Belle et la Bête : « Gaston » ; La Petite Sirène 2 : « Ce grand moment » ; La Princesse et la Grenouille : « Au bout du rêve » et « Mes amis viennent de l'au-delà » ; La Reine des Neiges : « Je voudrais un bonhomme de neige » et « L'amour est un cadeau » ; Le Bossu de Notre-Dame : « Les bannis ont droit d'amour » et « Rien qu'un jour » ; Le Livre de la Jungle : « Etre un homme comme vous » et « Il en faut peu pour être heureux » ; Le Roi Lion : « Je voudrais déjà être roi » et « L'histoire de la vie » ; Le Roi Lion 2 : « Nous sommes un » ; Mulan : « Honneur à tous » ; Pirates des Caraïbes : « Hissons nos couleurs » ; Pocahontas : « L'air du vent » et « Si je ne t'avais pas connu » ; Pocahontas 2 : « Au seuil de mon avenir » ; Raiponce : « Je veux y croire », « Où est la vraie vie ? » et « L'incantation de la guérison » ; Rebelle : « Vers le ciel » ; Robin des bois : « Nous n'étions encore que deux enfants »; Vaiana : « Le bleu lumière », « Notre terre » et « Pour les hommes ».
Remerciements :
Je savais que je prenais un risque lors de mon dernier chapitre sur fond de Johnarty mais je tenais sincèrement à remercier tous ceux qui m'ont quand même suivi dans ce pairing inédit : Vampire1803, Maeva Cerise, Electre1964, Elie Bluebell, selenia7, Madou-Dilou, shinobu24, Will McHope, Mimi Kitsune, Bebec et The Nymph'Nagisa. Vraiment, merci, ce recueil est mon petit bébé et s'il a perdu la moitié de ses lecteurs depuis ses débuts, je sais que je peux toujours compter sur vous et ça me fait drôlement chaud au cœur !
Un bisous tout particulier à Le Chat d'Oz qui m'a découverte pour la première fois sur « Rosae mundi magnifica familia » et à selenia7 qui m'a tiré des larmes avec sa superbe review sur "Réalité Alternée".
Et bien sûr j'embrase tous les followers et favoriseurs )
Des Bisous !
Clélia K.
Ecrit le 21/07/2017, version définitive rédigée le 14/09/2017, publié le 13/10/2017.
Prochain défi : le 28 octobre 2017
