Je suis de retour, sur le point de clore cette fic, je remercie tous mes lecteurs de s'être montré patient avec moi, j'ai laissé cette fic trop longtemps de côté, surtout par manque d'inspiration. Enfin me revoilà, prêt à la finir. Ce chapitre est officiellement le dernier, il ne me manque plus que l'épilogue je finirais très vite promis.
Comme d'hab, bonne lecture ;-)
La vie au District 12 n'était pas difficile, au contraire, c'était l'endroit rêvé pour vivre. Cato ne s'était jamais sentit aussi libéré de toute sa vie. Libéré de ses responsabilités et de tout ce qui l'aliénait, il était un nouvel homme à présent. Snow n'était plus une menace pour personne, ils allaient enfin pouvoir vivre heureux, lui, Katniss ainsi que leur nouvelle famille. Une fois la nouvelle de sa mort répandue dans tout Panem, les 12 District se rebellèrent et chassèrent les Pacificateurs de Snow, une nouvelle ère pouvait commencer. Cette atmosphère de paix était reposante, inconnue, mais ils avaient tout le temps d'en profiter. On dit du Président Snow qu'il était le Président qui fut et qui n'est plus, cette petite phrase le faisait rire, cela lui rappelait à quel point la victoire avait été dure. Mais au final, le monstre avait été vaincu et c'était définitif.
Profitant de cette belle journée pour sortir, Cato alla s'occuper des roses de leur jardin, car depuis qu'ils étaient revenus, le jeune homme aidait Katniss du mieux qu'il pouvait dans son commerce de roses. La jeune femme l'avait ouvert peu de temps après leur retour. Lui avait entreprit une affaire d'ébénisterie, son rêve d'enfance, avait qu'on ne le lui vole. Mais à présent il pouvait travailler son don un peu plus chaque jour, s'épanouissant grâce à sa carrière et à sa future femme. En parlant de Katniss, Cato se souvint qu'aujourd'hui était le jour J, le jour de son mariage. Étant donné que le premier mariage fut un fiasco total, il n'avait pas hésité une seconde, dès leur retour au District 12, à poser un genou à terre et à lui demander sa main. Cette fois-ci, ce mariage était consentit par les deux parties, et ils avaient hâte d'y être. Pendant un instant, il se perdit dans la contemplation de son jardin, des roses rouges, blanches, roses offraient une myriade de couleurs chaleureuses à ses yeux. Son esprit voguait déjà dans les limbes des souvenirs. Il se souvenait de la première fois où il l'avait vu, sur son écran de contrôle qui présentait les tributs des Douze Districts. Il se souvint de son regard d'acier, de sa peau lactée, de sa détermination à sauver sa sœur. Il se souvint qu'elle avait l'air terrifiée et pourtant… Son regard exprimait une telle rage et une telle détermination que cela en était déconcertant.
Aujourd'hui encore et ce malgré le fait qu'ils soient sur le point de passer leur vie ensemble, il ne pouvait s'empêcher de se dire que leur relation aurait été plus facile s'il n'y avait pas eu tous ces Jeux stupides et meurtriers. Mais d'un autre côté, sans les Jeux, il n'y aurait pas eu d'histoire d'amour ni même de mariage… Oui, au fond c'était peut-être un mal pour un bien, malheureusement, ce mal dont ils avaient souffert était bien trop grand pour compenser le bonheur qu'il avait reçu en retour. C'est pour cette raison que Cato avait fait ériger à l'entrée du District 12, douze mémoriels, représentant les douze District de Panem, sur lesquels étaient inscrits les noms, prénoms et âges de chaque tribut sacrifié durant ces 75 dernières années, afin d'honorer leur mémoire et leur sacrifice. Cela lui avait prit du temps, mais heureusement pour lui, Katniss et leur famille l'avaient aidé pour cette lourde tâche, aujourd'hui ils étaient fier du travail accomplit.
"Ah enfin te voilà !" Il se tourna vers l'origine de cette voix et poussa un profond soupire.
"Oui tu peux soupirer, mais tu vas être en retard à ton propre mariage !" Râla Sara en arrivant près de lui.
"Je ne vais pas arriver en retard, décompresse, on a tout notre temps." La rassura-t-il.
"Tu te maris au couché du soleil, le soleil est en train de se coucher, alors viens tout de suite si tu ne veux pas être en retard."
Se résignant à suivre les ordres de sa sœur, Cato abdiqua et abandonna ses roses pour allez se changer. En rentrant chez lui, il fila sous la douche et se récura des pieds à la tête. En sortant il se sécha, s'habilla et descendit rejoindre sa sœur en un temps record.
"Comment tu me trouve ?" Demanda-t-il en écartant les bras.
"Très beau…"
Sara se retrouva à court de mots, ce n'était pas tant cette chemise blanche à manche longue, avec ce jean noir qui le rendait beau, c'était lui tout simplement. Pour la première fois depuis sa naissance, elle le voyait vraiment heureux, il avait l'air d'un rayon de soleil pour elle. C'était ça, il rayonnait de bonheur.
"Je suis nerveux." Admit-il dans un rire nerveux en tentant de nouer sa cravate verte, la couleur préférée de Katniss.
Sara pouffa avant de s'approcher pour l'aider à nouer cette fichue cravate.
"Tu as toutes les raisons d'être nerveux, mais tu verras, dès qu'elle sera à tes côtés, tu ne verras plus qu'elle et là… Toutes tes peurs s'envoleront et tu ne penseras plus qu'à une chose."
"Et qu'est-ce que c'est ?"
"Tu pensera qu'à cet instant, tu sera le plus chanceux et le plus heureux de tous les hommes."
Cato sourit timidement avant de répliquer.
"Mais je le suis déjà."
Sara partagea son sourire sincère et finit de nouer sa cravate.
"Et voilà, tu es parfait… Allons-y, ne la faisons pas attendre plus longtemps." Elle s'accrocha au bras de son frère et ils se mirent en route pour le plus jour de leur vie.
Katniss était devant la glace de son miroir, regardant son reflet avec intensité. Elle se trouvait tellement ordinaire, mais d'un autre côté, elle était parfaite. Ce qu'elle ne comprenait pas c'était comme cette simplicité, ce côté ordinaire, pouvait la rendre parfaite aux yeux de Cato. Sans doute était-ce parce qu'elle ne ressemblait pas à ses planches à pain, qu'on voit dans la grande cité du Capitole et que chez elle, tout était naturel… Oui, peut-être, en attendant, Cinna lui manquait beaucoup, elle n'aimait pas le maquillage, les grandes robes et tout le cirque, mais Cinna arrivait mieux que personne à la mettre en valeur, et elle aimait ça. Quelqu'un toqua à la porte de sa chambre avant qu'une tête passe l'entrebâillement de celle-ci et ne demande.
"Quelqu'un m'a demandé ?"
Katniss se retourna très vite pour voir qui était cet intrus et sourit.
"Cinna !" Cria-t-elle en se lançant vers lui pour l'étreindre.
"J'ai entendu dire que la fille du feu avait besoin d'un styliste."
"Dieu merci tu es là ! J'ai bien cru qu'Effie allait s'inventer des dons de stylistes." Gémit-elle en se séparant de lui.
Cinna rit de bon cœur et la dévisagea avec intensité.
"Tu es resplendissante !" Constata-t-il avec fierté.
"C'est sans doute l'effet du bonheur." Répondit-elle avec un grand sourire.
"Le mariage te va si bien au teint… Bien, maintenant mettons nous au boulot."
Cinna alla chercher une robe qu'il avait laissé à l'entrer pour lui faire la surprise. Lorsque Katniss posa les yeux dessus, elle failli se jeter dans ses bras une deuxième fois. La robe était magnifique. Elle ne pouvait pas espérer mieux. Cinna la connaissait tellement bien. Il suffit au styliste une heure pour la préparer. D'ordinaire plus méticuleux, il savait que le temps leur manquait aujourd'hui. Au final, Katniss se regarda dans le miroir à pied de sa chambre et ne put empêcher un sourire béat de s'afficher sur son visage pourtant peu maquillé. Cinna savait ce qu'il faisait, et il savait également que la jeune femme ne voulait pas un mariage extravaguant. D'ailleurs le mot d'ordre pour ce mariage était: Simplicité. Voila pourquoi il ne l'avait que légèrement maquillée, parce que la jeune ne savait apprécier cet artifice que lorsqu'il savait se faire discret.
"Tu es magnifique ! Effie aurait adoré."
"Vraiment ?"
"Oui, je peux t'assurer que je n'ai jamais vu plus belle mariée de toute ma vie."
"Je suis la première mariée que tu vois." Répondit-elle avec un sourire.
"C'est bien ce que je disais."
Ils rirent de bon cœur avant de ne partir pour le grand jour. Le mariage avait lieu dans le Pré. Après s'être débarrassé de ce grillage et des barbelés, ils avaient organisé un mariage dans la plus pure simplicité. Un mot d'ordre qu'Effie n'aurait sûrement pas compris. En repensant à la jeune femme exubérante du Capitole, Katniss afficha un léger rictus amer. Bien qu'elles n'étaient pas très proches, elle avait fini par la considérer comme son amie. Amie qu'elle aurait aimée voir à son mariage. Un rayon de soleil vint caresser sa joue. Un simple regard vers le ciel et son regard s'éclaira. Oui, Effie était là, dans son esprit et dans son cœur.
Ce mariage ne comptait que peu de personne, la mère et la sœur de Katniss, de Cato, Haymitch et Cinna. Katniss sentit son cœur se serrer un instant, elle aurait aimé qu'Effie soit là. Même si la jeune femme lui tapait cruellement sur les nerfs parfois par son manque de tact et de finesse, elle avait été une amie en quelque sorte. Enfin si l'on peut dire, elles n'avaient pas été très proches, mais Katniss était tout de même heureuses d'avoir pu la compter parmi ses amies.
« Je suis prête ! » Dit-elle en faisant face à Cinna.
« Oui, je le certifie. » Échangeant un sourire affectueux, la fille du feu laissa le styliste l'emmener vers son destin.
La cérémonie avait lieu dans le Pré, ce vaste champs de verdures dont les barbelés avaient autrefois empêchés l'accès. C'était l'endroit préféré de Katniss, l'endroit dont elle n'avait cessé de rêver ces derniers temps et aussi l'endroit le plus proche de la forêt, sa seconde maison pendant tant d'année. Une violoniste se mit à jouer, mais ce qui frappa la jeune femme, ce n'était pas que l'instrument avait été fait par la main experte de son futur mari. Mais qu'elle se mit à jouer un air du District Onze, hommage mélodieux à une petite fille qu'elle aurait aimée connaître et qu'elle était fière d'avoir eut comme amie. Elle s'avança vers lui au son de la musique, Cinna à son bras. Le sourire sur le visage de Cato lui faisait se sentir plus légère, ce mariage, elle en était sûre, était plus beau que le précédent. En voyant sa future femme approcher, Cato eut le souffle coupé, la robe que lui avait choisi Cinna était magnifique, une longue robe blanche, dont le col en V était bordé de bleu, tout comme l'unique manche gauche de cette robe. Si le blanc était synonyme de pureté, Katniss en était l'incarnation vivante. A quelque mètre de Cato, Cinna lâcha le bras de la jeune femme pour aller s'asseoir, la laissant faire le reste du chemin vers son mari. La musique s'arrêta, et l'officier de cérémonie, c'est-à-dire le Maire, prit la parole.
« Nous sommes réunit aujourd'hui, pour célébrer une union. Mais pas n'importe laquelle. Celle de Katniss Everdeen, et Cato Anderson. Deux jeunes gens qui se sont rencontrés dans des circonstances terribles mais qui ont su surmonter ces épreuves afin de voir leur amour éclore et s'épanouir... Comme une rose. » Cette petite comparaison fit rire les invités et les jeunes mariés.
« Il me semble que c'était hier que je te voyais naître Katniss, et regarde toi maintenant, tu es une femme magnifique. Votre amour à tout les deux, est comme une rose : merveilleux mais dangereux, car même la plus belle des roses à des épines... Bien, je ne vais pas commencer à monopoliser la conversation, c'est votre mariage les enfants, alors nous vous écoutons réciter vos vœux. Cato. »
Le jeune homme se tendit un instant, son sourire nerveux était signe qu'il n'avait pas préparé ses vœux. Katniss s'attendait à ce qu'il se dérobe, mais au lieu de ça, il improvisa.
« La première fois que je t'ai vu... C'était sur le petit écran de contrôle qui se trouvait dans le train et qui présentait tous les tributs des Jeux. Et c'est là que je t'ai vu. Je t'ai vu dans toute ta splendeur. Je t'ai vu te sacrifier pour ta sœur, comme ça, instinctivement ! Il t'a fallu moins de quelques secondes pour faire ce que d'autres n'ont même pas osé faire en 74 ans. Tu n'est pas une héroïne Katniss, tu es juste la sœur la plus aimante que ce monde ai jamais vu, et la plus belle. Quand je t'ai vu sur cet écran de contrôle... Mon cœur s'est arrêté et je n'étais pas le seul, à cet instant précis, qui savait que quoi qu'il advienne, tu allais ressortir vivante de ses Jeux. Tu imagine le coup que c'était pour ego surdimensionné à l'époque ? Sa petite blague fit rire les témoins et Katniss, qui se souvenait très bien du Cato des Jeux.
- Ce que j'ai vu sur cet écran, n'était rien comparé à ce que j'ai vu sur ce char le jour du défilé. Tes yeux exprimaient toujours avec ferveur ta rage de gagner ! Si tous les tributs présent étaient encore vivant, ils diraient comme moi qu'à l'instant où tu as été choisie, ils ont su que leur destin était scellé. Le mien également, mais comme on peut le voir, il a été plutôt clément avec moi. Je ne sais pas si je te mérite vraiment, notre histoire n'est pas banale, mais comment aurait-elle pu l'être ? Tout ça pour dire que... Je t'aime Katniss, je t'ai aimé depuis le premier jour, même s'il m'a fallu du temps pour m'en rendre compte. Mais j'espère avoir le temps de me rattraper et de racheter mes fautes, aussi, je vais arrêter de te dire combien je t'aime... Pour aujourd'hui ! Et, par cette alliance, je vais tâcher de te prouver mon amour un peu plus chaque jour. Par des actes.
Il joignit le geste à la parole et mit l'alliance au doigt de sa femme avant d'embrasser ce petit bout d'or pur. Katniss observait cet homme en silence, l'air commençait à lui manquer. Tel une flamme qui avait consumé son oxygène, ses mots l'avaient embrasé. Elle se retrouvait à court de mots, elle n'arrivait plus à penser, son cœur s'emballait à un rythme effréné.
- Katniss ?
La voix du Maire l'extirpa de ses pensées et elle du se concentrer à nouveau. Serrant ses mains entre les siennes, Cato lui assurait silencieusement que tout allait bien, qu'elle n'avait pas besoin de se précipiter. Elle le regarda droit dans les yeux et se concentra sur ce regard océan qui lui donnait l'impression qu'ils étaient seuls au monde.
- Je dois être sincère Cato je n'ai pas préparé de vœux, car rien de ce que je pouvais écrire ne me semblait assez sincère ou assez beau pour toi. Et je me rend compte maintenant que j'aurais du préparer quelque chose... Elle rit nerveusement avant de se concentrer sur lui. La première fois que je t'ai vu, tu m'as donné l'impression d'un parfait connard, imbu de lui même, macho, sexiste, arrogant et brodeur.
Le portrait qu'elle venait de dresser fit rire tout le monde y comprit le jeune marié.
- Mais je ne pouvais pas m'imaginer en ce temps, un temps qui me semble tellement loin maintenant, que tu te révélerais être plus que ce que tu nous laissais voir. Je dois dire que j'ai souvent pensé à toi, même quand je ne le voulais pas. Je me suis demandé : Si nous vivions dans un monde différent, serions-nous différent ? Nous serions-nous rencontrés ? Pourrions-nous tomber amoureux ? Pleins de questions m'ont traversé. Mais la vérité c'est que sans les Hunger Games, il n'y aurait pas eu de nous. Je ne devrais pas me réjouir de notre union puisqu'elle n'est le fruit que de Snow et de ses Jeux sanglants. Mais je ne peux pas, je suis forcé de reconnaître que sans lui, il n'y aurait pas de nous, mais le reconnaître n'est pas le remercier, ce que je ne ferais jamais. Il est vrai que notre relation n'est pas traditionnel, mais est-ce le plus important ? Il est surprenant de voir comment l'amour peut naître dans les racines de la haine et en faire quelque chose de beau et de sincère. Je suis le feu et tu l'eau, nous sommes deux opposés que tout sépare, pourtant nous n'arrivons pas à vivre l'un sans l'autre. Quoi de plus beau que ce genre d'amour ? Nous sommes tous deux différents, mais ne crois pas que tu ne me mérite pas, parce que c'est faux. Car si le mérite est une valeur qui se prouve et s'obtient à force de travail, sache que ces dernières semaines, tu m'as prouvé ta valeur pour toute une vie. Aussi, accepte cette alliance, signe de mon amour et de ma fidélité.
A son tour, elle enfila l'alliance à son doigt et porta sa main à ses lèvres pour y déposer un délicat baiser, acte qui scella à jamais leur union dans leur cœur et leur mémoire.
- Je vous déclare à présent, mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée. Annonça le Maire.
- Enfin ! Soupira Cato en se penchant vers sa jeune épouse pour happer ses lèvres dans un tendre baiser.
Cet acte final fut salué par une ovation de la part des invités. Un instant comme suspendu dans l'air du temps, aux yeux des jeunes mariés, ce baiser sembla durer une éternité. Lorsqu'ils se séparèrent enfin, leurs paupières s'ouvrirent et leur regard se croisa, une lueur indescriptible brillait dans leurs yeux tel un joyaux. Ce n'était pas la promesse d'un avenir heureux, juste celle d'un avenir à deux.
Tout s'enchaîna très vite, les félicitations, les embrassades, les accolades virils, les baisers... Cette nuit leur appartenait, ils devaient marquer le coup comme disait Haymitch, qui profita de cette occasion pour vider une nouvelle bouteille.
Cet homme ne se lassera jamais d'être saoul. Pensa Katniss.
Comme à l'accoutumée les jeunes mariés ouvrirent le bal avec la première danse. Ils dansèrent jusqu'à ce que la chanson s'arrête. Et, alors que les musiciens jouèrent les premières notes de la seconde musique, un homme vint à la rencontre du couple.
- Puis-je t'emprunter la mariée le temps d'une danse ?
Katniss se tourna vers celui qui était venu les déranger. Gale !
Tendu, Cato fit un effort monumental pour ne pas lui décrocher une droite en plein visage, ne tenant pas à gâcher la soirée qui avait si bien commencé.
- Cato, lança la jeune femme en posant une main sur son épaule. Ça va aller. Juste le temps d'une danse.
Comprenant que sa femme avait envie de s'entretenir, probablement une dernière fois, avec son ami d'enfance, il la laissa au bras de cet autre homme. Les deux jeunes gens commencèrent à danser, la tension toujours palpable entre eux.
- Je suis surprise que tu sois là. Dit Katniss pour briser la glace.
- Je dois dire que je suis tout aussi surpris.
- Pourquoi es-tu ici ? Je croyais que j'avais été claire Gale...
- Et tu l'a été, l'interrompit-il. Je ne suis pas là pour tenter de te récupérer ou quoique ce soit, non, il est déjà trop tard de toute façon. Non, je suis là parce que... Je n'avais pas envie qu'on se quitte en de si mauvais termes. Je n'ai pas envie qu'on se quitte tout court. On se connaît depuis qu'on est gamin, et, si je ne peux pas être ton mari, laisse moi au moins rester ton ami. Bien que ça me fasse souffrir, ne plus t'avoir dans ma vie est bien plus intolérable.
Choquée et touchée par cet aveu, la jeune femme continua à danser un instant en silence. Elle ne savait pas quoi lui dire, elle était ravie que Gale se montre aussi mature mais elle le savait, leur relation ne serait plus comme avant. Les amis qu'ils étaient autrefois n'étaient plus, ils avaient grandis, leur chemin prenait une tournure différente. Partagée entre le soulagement et la peur, elle répondit néanmoins.
- J'ai voulu faire une croix sur toi Gale, parce que je ne voulais pas te blesser. Si tu veux faire partie de ma vie tu devras accepter le fait que Cato en fait partie désormais. Et je ne peux pas te forcer à l'accepter.
- Non tu ne peux pas ! Je vais avoir besoin de temps, mais si tu es d'accord pour m'en laisser un peu, je pense que je pourrais... Le tolérer !
- L'accepter est beaucoup demander je sais, répondit-elle avec un petit sourire.
- Le fait que je puisse le tolérer un jour ne te suffit pas ? Demanda-t-il avec le même sourire.
- Du moment que tu ne le tus pas et qu'il ne te tue pas, je suppose que je peux m'en contenter.
La musique s'arrêta. Gale s'écarta de la mariée, embrassa le revers de sa main et s'en alla sans un mot.
Aussitôt son rival loin de sa fiancée, Cato reprit sa place à ses côtés. Le reste de la soirée passa vite, trop vite aux yeux des jeunes mariés qui quittaient le District 12 pour passer leur nuit de noce au District 2, dans la même maison qui a vu leur amour naître.
