Toujours présentes les filles, sympa, merci ! ;)

SpaceTricotRaye: La question du couple, je t'ai répondu en MP lol Donc je vais rien dévoiler ici, je t'ai donné une petite indication, déviiiiine =) Et Tom, on va apprendre à le connaître au fil de l'histoire. Lui aussi, il va en voir des belles...Malgré lui xD

KaylaSteinbeck: Punition? Hooo, qu'est-ce que t'as fait, toi? lol Oui, Juju est à cran et ça va aller de mal en pis, elle est bonne pour une visite chez Kate au retour ;) Niark...

Bon, je vous laisse la suite... Des situations assez cocasses, à la manière "Les visiteurs" quoi... C'était inévitable ;)


°°o°° Chapitre XX °°o°°


« Où est-ce que vous rangez l'aspirateur ? »

Julie contemplait les dégâts sur son lit et sur la table de chevet, vestige des biscuits qu'elle avait grignotés dans la nuit en papotant avec Johann alors que John dormait. Mais comment il fait ? J'suis incapable de fermer l'œil moi …

La Française avisa le silence qui répondait à sa question et se tourna vers Thomas qui la regardait, sourcils froncés. Levant les mains, elle lui intima de réagir avec un retentissant « Alors ?! ».

« Was ? » Heinrich avait les yeux ronds.

« L'aspirateur, vous le rangez où ? »

Coureau aperçut alors Steinbeck à l'embrasure de la porte, ce dernier avait lui aussi revêtu des vêtements civils. Son meilleur ami ne fit pas de commentaire sur la présence de son aîné dans la chambre et se contenta d'entrer en l'ignorant royalement. Julie remarqua ensuite la mine dubitative de l'Occupant.

« Bah quoi ? » Demanda-t-elle tandis que Johann rangeait son déguisement dans un sac.

« Je n'ai pas compris ce que vous vouliez. »

« L'aspirateur ! Vous le mettez où ? » Impatiente, Julie ne vit pas Johann se redresser vivement, les yeux en soucoupes.

« La quoi ? » Thomas ne remarqua pas plus la réaction de son jeune compatriote.

« Oh, laissez-tomber, j'vais demander à Thérèse … »

« Juju! »

Julie allait s'engager dans le couloir quand elle entendit son meilleur ami. Elle le rejoignit près du lit et fit signe au Commandant de patienter. Johann reprit en anglais.

« Du peu que je sais du français, hu … » Il se mordit la lèvre inférieure. « Bon, j'ai peut-être mal compris mais t'as parlé d'aspirateur, là, non ? »

« Bah, oui … Pourquoi ? » La jeune femme ne le laissa pas répondre et étira ses lèvres sur un large sourire, rayonnante. « Hey ! Mais t'as fait des progrès ! »

Soupir désabusé de Johann.

« Oui, peut-être un peu … Ce n'est pas la question, Julie. » Répliqua le Lieutenant avant de reprendre rapidement. « Un aspirateur, Juju. T'as demandé un aspirateur à ce fritz. »

Sa meilleure amie le fixait avec des yeux vides, bouche entrouverte et sourcils froncés. Johann soupira bruyamment. Je dois rêver … C'est pas possible d'être aussi débile … Elle me fait marcher.

Désespéré, l'Allemand décida de la mettre sur la voie, en chuchotant, persuadé que son aîné comprenait plus la langue de Shakespeare qu'il ne voulait le faire croire.

« Années quarante en France, Julie. »

Avec un soulagement non feint, il vit la Française esquisser un « O » sur ses lèvres avec l'air de celle qui reçoit l'Illumination. Il pouvait imaginer sans peine les rouages de son cerveau se mettre difficilement en branle.

L'image d'une vieille 4L cahotante fit pop dans son esprit –comparable à la réaction de Julie … Johann secoua la tête. Il se rendit compte, dépité, qu'ils étaient tous un peu perturbés.

« Merde… » Julie soupirait en prenant conscience de sa boulette. « Bon okay, admettons … Et pour nos fringues, tu vas me dire qu'ils n'ont pas de machine à laver, aussi ? »

Grumpf … Sacrénondedieudebordeldemerde. Elle est sérieuse cette fois ?

Toutes sortes d'émotion passèrent dans les yeux de Johann qui la fixait ... Compassion. Pitié. Désespoir.

Il était sincèrement navré pour sa meilleure amie. Ouep, elle devait le faire exprès, c'était impossible autrement. Steinbeck ne pouvait se résoudre à condamner définitivement les neurones de sa supérieure. Il secoua la tête, négatif, et Julie poussa un soupir à fendre une pierre.

« Chiotte ! C'est bien ce que je disais, c'est le Moyen-Age, ici ! Je hais cette époque ! »

« Quelque chose ne va pas ? » Thomas, qui avait entendu Julie s'énerver, intervint en français.

« Non, tout va bien. » Lui répondit-elle dans la même langue alors que Johann s'asseyait sur le lit, prenant son mal en patience en attendant de voir partir son aîné. Julie enchaînait, excédée. « C'est l'éclate ! Ça ne se voit pas ? Je m'amuse comme une petite fofolle ! Alors, y a un problème, à votre avis ? »

Cette tirade lancée avec mépris surprit le Commandant qui lui jeta un regard sévère. Coureau prit une profonde inspiration et s'adoucit.

« Désolée … Mais j'ai faim, moi … »

L'utilisation des célèbres n'yeux mouillés combinés à l'air misérable de la métisse semblèrent convaincre Thomas qui finit par lui sourire, compatissant.

Pfff ! Trop facile … Visiblement, même les plus durs des soldats du Reich ne pouvaient résister à une imitation du chat de « Shrek ». Enfin, peut-être pas tous, il s'agissait surtout d'Heinrich. Pas trop difficile, le garçon ... C'est d'une voix adoucie qu'il répondit.

« Je descends voir où en est Thérèse ... Où est votre supérieur ? »

« Sheppard ? J'sais pas … Il doit encore être dans sa chambre à côté. Enfin, leur chambre. » Se reprit-elle en désignant Johann, se souvenant que Thérèse avait proposé ce compromis pour permettre une certaine intimité à la jeune Française.

Thomas allait ouvrir la bouche lorsqu'un son étouffé se fit entendre. Julie regarda en direction du bruit avec effroi.

De la musique.

Une sonnerie.

La sonnerie d'un téléphone portable.

Hu ? Un téléphone portable ? Les yeux ronds, la Française ne remarqua pas l'expression de totale incompréhension du Commandant et releva vivement la tête vers Johann qui fouillait frénétiquement dans son sac comme si sa vie en dépendait.

« Johann, c'est quoi ce truc ? » Yep, panique à bord.

« C'est ton IPhone, je te l'ai ramené ! Pourquoi il sonne ? Scheiβe ! » Steinbeck s'énervait, dans le même état que son amie, alors que la musique se faisait plus distincte au fur et à mesure que l'Allemand s'en rapprochait.

« Eteints-moi ça ! »

L'Occupant les observait, fasciné et franchement interloqué, en train de farfouiller dans ce sac comme s'ils avaient le diable aux trousses, tandis que Rihanna interprétait son titre « S&M ».

L'autochtone grimaça, se demandant d'où ce son bizarre et agressif pouvait sortir. Il vit Johann extirper un petit rectangle noir avec un air de triomphe. Julie le lui arracha des mains et, bientôt, la chanteuse américaine se tut brutalement.

« Oh merde ! C'était l'alarme pour ma pilule… » La jeune métisse ferma les yeux.

« Rihanna ? » Johann l'observait avec un sourire goguenard.

« Oui, bah quoi ? Un commentaire à faire ? »

« Non… » Répondit-il, l'air innocent, avant de pouffer.

« Que je voie l'esquisse d'un sourire et tu bosses le 3 Octobre. » (1)

Le sourire du Lipsien, précédemment cité, s'évanouit. De son côté, Thomas observait l'échange qui se poursuivait, les mains de Johann bougeant aux rythmes de ses paroles et Julie le nez sur le petit objet qui était vraisemblablement responsable de tout un débat. Totalement perdu, il ne comprenait rien à ce qui se déroulait sous ses yeux, il préféra s'éclipser pour dénicher leur compagnon américain.

Il s'était engagé dans le couloir quand il se souvint d'un petit problème de communication. Il revint sur ses pas et interpella Julie.

« Je peux vous enlever votre ami, quelques minutes ? » Il désigna son jeune compatriote.

Le Capitaine reporta son attention sur son meilleur ami et pointa Thomas du menton. Le Lieutenant soupira avec une moue boudeuse avant de suivre le Commandant en grommelant dans sa barbe.

O

Il avait passé dix superbes minutes à se prélasser sous la douche, savourant l'eau chaude qui coulait le long de son dos jusque sur ses reins avant de se frictionner les cheveux, en profitant pour se masser délicatement la tête et la nuque.

John était éreinté et avait profité de ce moment de détente avec délectation, soupirant d'aise. Il pouffa en repensant à une question du Capitaine Coureau. « J'espère au moins qu'ils ont l'eau courante … Ils ont l'eau courante, hein, mon Colonel ? ».

Elle l'avait interrogé avec une lueur de panique dans le regard.

Le dit Colonel rit doucement en secouant la tête alors qu'il se saisissait d'une serviette. Etonnant, et pour tout dire désopilant, qu'il en sache plus sur ce pays à cette époque que la Française elle-même, et Dieu seul savait qu'il n'était pas un expert de l'Histoire de France. Ouais, vraiment désopilant … Navrant, également.

Sheppard entreprit de se sécher avant d'enfiler boxer et treillis. Il avait attrapé son t-shirt noir lorsqu'on frappa à sa porte. Le vêtement en main, il alla ouvrir au visiteur.

« Commandant ? »

Thomas se tenait sur le pas de la porte, avec un Johann boudeur, et arborait une mine embarrassé.

« Je vous dérange, Colonel ? » Heinrich ne put l'interroger qu'en allemand.

John fronça les sourcils, incompréhensif, et reporta un regard impatient sur Steinbeck qui boudait toujours. Le jeune Lipsien se résolu à traduire et le Yankee pu répondre, enfilant son t-shirt.

« Non. Ne vous en faites pas pour ça. J'avais fini. Un problème ? »

Heinrich lui envoya un sourire rassurant et, par l'intermédiaire de son interprète, lui expliqua qu'ils pourraient bientôt se mettre à table. Mine de rien, John en fut satisfait. Comme sa collègue française, un peu plus tôt, il commençait à s'impatienter. Eh oui, les héros aussi ont besoin de se remplir l'estomac de temps en temps ...

Le Colonel hocha la tête et les suivit dans le couloir, après avoir fermé la porte. Ils atteignaient l'escalier quand le Commandant s'arrêta et attira l'attention de Sheppard.

« Qu'est-ce que c'est, « rihanna » ? »

Johann traduisait automatiquement sans se rendre compte de la question. Il en prit conscience en voyant John se tourner lentement vers lui, arborant gros yeux et mâchoire crispée.

Oups.

« Hu … Mon Colonel, je vais vous expliquer … Vous allez rire … »

« Ah bon ? » Ironisa l'Américain.

Le jeune Allemand rit nerveusement tandis que le plus vieux attendait une réponse, légèrement désorienté par l'échange des Atlantes. Le Colonel secoua la tête en soupirant.

Qu'est-ce que ces deux idiots sont encore allés raconter ?

Exaspéré par la bêtise de ses deux Européens, il inspira profondément et reprit contenance avant de donner une réponse, correcte et convaincante, à l'Occupant. Ne laissant pas le temps à Johann pour s'expliquer, John bredouilla avec un sourire contrit.

« Hum … C'est … C'est américain. »

« Oui mais qu'est-ce que c'est ? » Thomas insistait.

John, mal à l'aise, se racla fortement la gorge avant de tousser, gagnant un peu de temps pour trouver une salade convenable à lui servir. Il ne put malheureusement faire fonctionner ses méninges plus longtemps, Heinrich le regardait avec insistance, sincèrement ignorant et l'air plutôt naïf.

Le Colonel fut contraint de rétorquer rapidement, sans réfléchir.

« Je ne sais plus. » Il haussa les épaules, pensant ainsi mettre fin aux interrogations de son interlocuteur.

Thomas, circonspect, était loin d'être convaincu, mais sentit que l'Américain ne voulait pas aller plus loin. Encore un de leurs mystères. Il se demanda quel secret pouvait être si énorme pour qu'ils rechignent tant à lui parler.

John le laissa poliment passer devant lui, avec un sourire typiquement Sheppardien –celui qu'il réservait aux peuples nouvellement rencontrés dans Pégase, mais ça, l'Occupant n'était pas censé le savoir- pour rejoindre le rez-de-chaussée, et profita que leur hôte ne les voyait pas pour gifler Johann derrière la tête.

« Mais quoi ?! » L'Allemand se frottait l'arrière du crâne.

« Rihanna, Lieutenant ? »

« Désolé, m'sieur … C'est l'IPhone de Julie qui a sonné alors que l'autre était avec nous, et il se peut que j'aie par mégarde prononcé le nom de la chanteuse. »

« Par mégarde ... » L'Américain blasé soupira avant de sursauter. « Comment ça, il a sonné ? »

« Hu … L'alarme pour sa pilule contraceptive, mon Colonel. »

Grimaçant, John leva les yeux au ciel.

« Quel est l'imbécile qui a eu l'idée de lui apporter son téléphone portable ici ? » Grommela-t-il.

« Je crois que c'est moi, Monsieur … »

« Je sais, Steinbeck. C'était purement rhétorique. » Répliqua Sheppard, agacé.

Johann préféra se faire tout petit et suivit son supérieur dans l'escalier. Thomas arrivait dans la cuisine, perdu dans ses pensées. Il entendait distinctement la dispute des deux hommes derrière lui. Bien qu'il n'y comprenait rien, il saisit sans peine qu'elle était liée à sa question.

Il soupira, ces gens n'étaient pas prêts à lui parler. Cela allait être long.

Mais qu'à cela ne tienne, Heinrich était un homme patient. Il avait été tenu d'apprendre cette vertu pour en arriver où il en était. Il avait l'habitude ... Alors, prenant son mal en patience, il rejoignit Thérèse qui avait dressé la table et attendit leurs trois visiteurs au complet pour entamer le repas.

OoO

(1) Fête nationale allemande depuis 1990 (Réunification). Méchante Julie…


Je risque de ne plus publier aussi fréquemment ni aussi vite, c'est la rentrée et j'vais avoir pas mal de boulot (en plus je cherche un job en parallèle... pfff Les études ça se paye mais pas les étudiants) *déjà dehors*

Je ferai du mieux que je pourrai ;)