Chapitre 20 : Le premier jour.
Nous arrivâmes au lycée avant les autres étudiants, pour pouvoir chercher tout ce qu'il nous fallait : emploie du temps, liste de matériel, etc.
Rosalie conduisait, Paige était à la place du passager avant et moi, Alice et Elizabeth étions à l'arrière. Durant le trajet, les filles parlaient de tout et de rien, mais surtout du jeu, elles se demandaient qui gagnerait même si je me doutais qu'Alice le savait. Rosalie espérait vraiment gagner pour pouvoir passer une nuit tranquille avec Emmett, Paige espérait avoir au moins un garçon qui essaierait de la draguer et Alice ne disait rien de plus.
Arrivés devant, le Jeep d'Emmett et la Volvo d'Edward se trouvaient là, l'une à côté de l'autre. Aucunes autres voitures à part nous se trouvaient là. Tout le monde descendit de la voiture, Alice en première, elle avait l'air impatiente, Rosalie en seconde, Paige en troisième, Elizabeth en quatrième et moi en dernière, je n'étais pas vraiment pressée.
Je regardais les différents bâtiments qui allaient être mon nouveau lycée. Le premier était assez moderne, de couleur blanc un peu délavé, à cause du temps qui passe et les autres bâtiments étaient fais de briques rouge.
Quand je me retournais pour regarder les garçon je vis Edward qui avait la bouche grande ouverte lorsqu'il me vit, les autres souriaient de la tête qu'Edward affichait, ils se moquait de lui. J'entendis Emmett lui dire en lui assenant un coup de coude dans les côtes :
- Arrêtes, tu vas l'effrayer…
Je marchais vers lui, quand Alice m'intercepta pour me mener à l'accueil, le bâtiment blanc délavé.
J'y entrai, accompagnée du reste de la famille, c'est-à-dire beaucoup de monde, et me présenta à la femme qui se tenait derrière le bureau en bois. Elle était assez jeune, les cheveux blonds assez long, des yeux bleus gris et assez mince.
- Bonjour, je m'appelle Isabella Swan, et voici le reste de ma famille, les Cullen, Masen et Swan.
Elle me regarda, l'air de se demander ce que nous faisions là, mais se reprit rapidement.
- Oh… euh oui… les nouveaux.
Elle se leva de son siège rapidement, se dirigea vers un meuble en acajou, contenant des centaines de dossiers, puis en prit quelques uns et revint au bureau.
- Alors… - dit-elle pour elle-même en cherchant les emplois du temps - Ca y est. Alors voici vos emplois du temps et vos fiches d'appels. Vous me la donnerez à la fin de la journée, faites les signer pas tous vos professeurs.
Elle me tendit les papiers puis me dit avec un sourire encourageant.
- En espérant que vous aimerez, bienvenue à Vancouver.
- Merci
J'avais une impression de déjà vu. Je revoyais mon premier jours à Forks, mon premier jours de lycée. La femme qui m'avait, il y a plus d'un an, tendue les mêmes feuilles.
Et je fis demi tour pour sortir, avec ma famille, de ce bâtiment.
Une fois devant, je donnais les feuilles à chaque membre de la famille et regardais les cours que j'avais en commun avec chacun d'eux. Mauvaise nouvelle, tous les jours, sauf le mercredi, je quittais à 17h30.
Le lundi matin j'avais deux heures de Biologie avec Edward, je commençais bien, deux heures de Français avec Alice, le repas était prévue pour 12h00 et je reprenais les cours à 13h30. J'avais deux heures de Philosophie avec Paige et Elizabeth et enfin deux heures de sport avec Emmett, je sentais que j'allais passer une mauvaise heure, Emmett n'arrêterait pas de se moquer de moi, je n'étais toujours pas fan de Sport.
Le mardi était un jour pénible aussi, le matin je commençais avec deux heures de Mathématiques avec Yann, suivis de deux heures d'Anglais avec Rosalie. J'avais toujours une heure et demie pour « manger » et recommençais avec deux heures de Physique-Chimie avec Edward et Alice, et deux heures d'Espagnole avec Paige.
Le mercredi n'était qu'un seul et même cour pendant quatre heures, de la Biologie avancée avec Edward, la journée ne serait pas si pénible que ça puisqu'il serait avec moi.
Le jeudi, j'avais deux heures d'Anglais avec Rosalie, deux heures de Français avec Alice, une heure et demie pour « manger » avec le reste de la famille, une heure d'Espagnole avec Paige et trois heures de suite de Sport, un calvaire…
Le vendredi commençait avec deux heures de Mathématiques, encore avec Yann, deux heures de Philosophie avec Paige et Elizabeth, l'après-midi recommençait avec deux heures de Biologie avec et Edward et enfin deux heures de Physique-Chimie avec Edward et Alice.
Edward m'interpella en me disant tout bas, à l'oreille :
- Je cois que nous sommes fait pour être dans la même classe de Biologie.
- C'est le destin.
- Nous allons avoir des problèmes - dit-il en désignant une Alice en colère du doigt.
- Bella, Edward…
- Alice, il n'y a personne encore…
- Ils ne vont pas tarder alors viens avec moi, et toi, Edward - dit-elle en le regardant d'un air mauvais - reste à l'écart de Bella, reste avec les garçons, d'accord ?
- Oui…
J'allais en vitesse près de lui, l'embrassais une dernière fois pour retournais auprès d'Alice. Nous nous mîmes près de la voiture de Rosalie et attendîmes que les premières voitures fassent leurs apparition.
La première ne tarda pas, une Audi R8 métallisée, c'était un jeune homme qui l'a conduisait, avec quatre autres passagers. Il se gara près de nous, puis chacun sorti de la voiture.
Je ne faisais pas vraiment attention à eux, je ne regardais qu'Edward, à l'autre bout du parking, accoudés à sa voiture et discutant avec les autres garçons de la famille, il avait, lui aussi, les yeux rivés sur moi. La bande approcha de nous puis le premier, un homme assez grand et fin, brun aux yeux vert nous dit :
- Bonjour.
Alice lui sourit et lui retourna son « bonjour ».
- Vous vous appelez… ?
- Moi, c'est Alice, voici Bella, Rosalie, Paige et Elizabeth - dit-elle en nous désignant une par une du doigt.
- Moi c'est Luc, Aurélien - un garçon aussi grand et mince que lui, brun aux yeux bleus nous fit un signe de la tête.
- Bastien - le deuxième était un peut plus petit que les autres mais musclé, brun aux yeux bruns, il nous fit un clin d'œil.
- Et Samuel - dit-il en désignant un garçon aux cheveux noirs et aux yeux vert, qui écoutait sa musique en dessinant sur son cahier - Vous êtes les nouvelles ?
- Oui. Exactement.
Alice me glissa tout bas, pour que seul moi entende :
- On compte les quatre pour chaque fille puisqu'ils nous parlent à tous.
Elle parlaient encore du pari, j'acquiesçais d'un signe de tête à peine perceptible pour eux.
Je ne faisais pas attention au reste de la conversation quand Samuel, si je me souvenais bien, m'adressa la parole.
- Tu veux que je te mène à ton prochain cours ?
- Euh… oui si ça ne te gène pas.
J'avais remarqué que les autres étaient déjà partis et que la sonnerie venait juste de sonner. Il me demanda le numéro de la salle où j'avais cours.
- Nan, c'est sur mon chemin.
Il me mena au premier bâtiment qui se retrouvait juste en face de nous.
Une fois devant il me dit :
- Voilà… Nous y sommes…
- Merci encore.
Je me retournais pour rentrer dans la salle, mais il me prit par le bras, doucement, en disant :
- Bella… Tu voudrais… manger avec…
Il fut interrompu par Edward qui me saisissait la taille en disant :
- Tu viens ?
- Euh… oui j'arrive.
Samuel tourna les talons et partit vite sans un mot de plus, je me retournais pour faire face à Edward, lui, le regardait avec animosité et colère, il n'avait vraiment pas l'air de l'apprécier. Nous entrâmes finalement, pour atterrir en face du professeur de Biologie, M. Sidel, d'après le nom écrit, avec de la craie, sur le tableau. Nous lui donnâmes nos feuilles de présence, il les signa sans vraiment faire attention puis nous montra un table au fond de la classe. Arrivés à celle-ci, je regardai Edward et lui dis en m'installant:
- Ca ne se fait pas de couper une conversation.
- Je sais… - il baissa les yeux - mais je ne supportais pas leurs pensées…
- Leurs ?
- Tous les étudiants de cette salle ne pense qu'à vous… et surtout… à toi…
Un des élèves me surprit en s'installant sur notre table, l'air décontracté. Il était assez menu, blond aux yeux bleus.
- Salut, je m'appelle Thomas, et toi tu es… ?
- Bella, et voici Edward, mon copain - dis-je en le désignant du pouce.
Il fit de grands yeux, il avait l'air étonné puis dit :
- Ton… copain ?
- Oui, mon copain.
- Oh… alors… bienvenue à Vancouver et… bon cours de Biologie.
Il tourna les talons puis se dirigea vers l'avant de la salle, là où se trouvait sa place, je suppose. Je me retournais vers Edward, qui me dit :
- Alors ? Comme ça, je suis ton petit-copain ?
- Comment te qualifierais-tu ?
- Comme ça, mais Alice va vraiment t'en vouloir.
- Oui…
Le professeur nous coupa en commençant son cours. Il portait sur la mitose… Bizarre… Je regardais Edward qui me fit un clin d'œil. Les deux heures furent longues, j'essayais tant bien que mal de suivre le cours, mais parfois je déviais le regard vers Edward qui lui, me regardait aussi.
La sonnerie retentie et nous sortîmes assez rapidement de la salle. Pas assez vite, puisqu'Alice nous attendait les bras croisés, l'air boudeuse. Edward partit en me susurrant à l'oreille un « bonne chance », me laissant seule face à Alice…
- Je sais ce que tu vas dire…
- Ah oui ? Je croyais qu'il n'y avait que moi qui prédisait l'avenir dans la famille… Qu'allais-je dire ?
- Que je n'aurais pas du dire à Thomas qu'Edward était mon petit ami…
- Exactement. Bella, je sais ce que c'est, c'est dure, moi aussi la première fois je voulais rester avec Jasper, mais j'aimerai vraiment que tu joues le jeu. Alors s'il te plaît Bella, fais ça pour moi…
Comme à son habitude elle me fit un visage triste pour me convaincre, le visage auquel on ne peut pas dire non sous peine de nous en vouloir et d'avoir des regrets après. Cela marcha à merveilles… Elle sautilla à ma réponse et nous allâmes vers notre prochain cours, la main dans la main comme de bonnes copines. La matinée fut longue et quatre autres garçons s'étaient jetés à l'eau en me proposant de manger avec eux, de sortir avec eux le soir, ou encore d'autres propositions dans le genre.
L'heure du repas arriva lentement, et nous allâmes rejoindre les autres à la cantine. Nous prîmes pour seul repas une simple bouteille d'eau et de la salade, rien ne me donnait envie. Les humains allaient croire que nous étions des anorexiques…
Nous nous installâmes à côtés de nos conjoints respectifs, Alexis resta en retrait, mais nous, nous étions obligés de ne pas faire comprendre aux humains que nous étions pris, sur ordre d'Alice. Plusieurs étudiants essayèrent de venir nous parler, beaucoup d'entre eux me draguaient ouvertement, Rosalie aussi était sollicitée, mais nos jaloux de petits copains leur faisaient peur quand ils s'approchaient trop près de nous, ils leurs faisaient comprendre que c'était chasse gardée. Pour éviter de trop penser au jeu de la rentrée je parlais avec les… Masen et Swan, je n'étais toujours pas habituée à leur nom de famille.
- Vous tenez le coup ? Je veux dire… gastronomiquement…
Paige sourit de toutes ses dents et me dit :
- A merveilles.
Tous avaient l'air heureux et acquiescèrent d'un signe de tête. Rosalie prit la parole en me disant :
- Alors tu as eu beaucoup de proposition ?
- Enormément, et cela me gène assez…
- Ah oui ? Moi j'aime bien, je peux voir à quel point cela peut rendre Emmett jaloux. Et puis… il y a des choses à gagner.
- Oui… Tu es à combien de demandes ?
- Euh… - elle réfléchissait un instant - dix et toi ?
- Neuf. Je ne te battrais pas.
- On ne sait jamais.
- Oui c'est vrai - je me retournais vers les autres filles - et vous ? Vous en êtes à combien ?
Elizabeth répondit six, Paige, sept, et Alice huit.
Les cours recommençaient dans cinq minutes alors je décidai d'aller déjà en classe. J'y allais accompagnée de Paige et Elizabeth. Nous montâmes des escaliers quand ma maladresse légendaire me rattrapa. Je faillis tomber, prête à me retrouver étaler sur le sol quand quatre bras m'encerclèrent pour ne plus me lâcher, je regardais mon ou plutôt mes sauveurs et ne fus pas surprise de retrouver Edward. L'autre garçon qui me tenait était Samuel.
- Merci je la tiens - dit Edward assez énervé, en regardant d'un air mauvais Samuel.
Il me lâcha, me laissant aux bras d'Edward.
- Merci - dis-je.
- Finalement tu es toujours un aimant à catastrophe.
- Oui, malheureusement…
- Désolé d'être en retard.
- Pour ?
- Pour te rattraper. Il y avait des embouteillages. Je vais me faire détester des élèves ici, et surtout de Samuel…
- Pourquoi ?
- Eh bien tous les garçons qui se trouvent dans ce couloir, c'est-à-dire beaucoup, voulaient te secourir, y comprit Samuel… Je les ai, comme qui dirait, devancé et là, j'entends leurs pensées quelques peu… vulgaires et insultantes…
- Ne fais pas attention à eux. Ils sont seulement jaloux, c'est tout.
Il me releva puis me dit dans un dernier souffle.
- Je te laisse.
Et il s'en alla, sans un mot de plus. Je me retournais pour me diriger vers ma salle de Philosophie. Quand j'entrais dans la salle je découvris encore une fois le nom du professeur, écrit à la craie, sur le tableau, Mlle Kardbell.
Je passais le cours à être encore et toujours dérangée par des garçons assez courageux pour venir me parler, chacun, si je peux dire, n'arrivait vraiment pas à la cheville d'Edward, tous avait une chose qui n'allait pas, je ne savais pas dire quoi.
J'allais rapidement, même si ce n'était pas mon cours préféré, en Sport. J'allais passer l'heure avec Emmett, lui me racontant sans doute des blagues pour me faire rire.
J'allais au gymnase en vitesse, lui m'attendant à l'entrée, le corps reposant contre l'encadrement de la porte et les bras croisés. J'essayais de l'éviter, mais il me retint le bras en disant :
- Surtout, ne prends pas autant de temps que les autres filles pour te changer, tu deviendrais comme Alice, ce serait dommage… - dit-il en riant.
Il me relâcha et moi j'entrais dans le dortoir réservé aux filles pour me changer, la tenue de rigueur était un short rouge et un t-shirt blanc avec l'enseigne de l'école, je n'étais pas vraiment fan…
En me déshabillant, toutes les filles me regardaient bizarrement, avec envie je dirais, d'un coup j'entendis toutes leurs pensées. Je mis mes mains de part et d'autres de ma tête en espérant que cela cesse…
J'aimerais avoir son corps, il est si… fin
Je tuerais pour avoir ses jambes…
Tout s'arrêta et les filles me regardaient avec surprise. Je fis en sorte de m'habiller rapidement, pour ne pas éveiller les soupçons, en me rappelant de leurs pensées, elles étaient jalouses de mon corps ? Je commençais à rougir malgré moi, quand je sortis pour retrouver Emmett.
Lui aussi se retrouvait en short, il avait l'air assez déçu, et je le comprenais, il avait l'air ridicule. Il avait même mis un bandeau sur la tête… Je commençais à rire malgré moi quand il m'assena, d'un petit coup, dans les côtes, pour m'empêcher de continuer.
Malgré moi, j'entendis encore des pensées, venant des mêmes filles, mais je les stoppais rapidement, je commençais à maitriser mon pouvoir, ce qui me fit plaisir. Une pensée m'interpella.
Qu'est-ce qu'il est musclé… - pensa une fille, petite et mince aux cheveux bruns très long et aux yeux bleus, qui regardait Emmett en se mordant doucement la lèvre.
Je donnais un coup de coude à Emmett en lui répétant les pensées de la jeune fille. Il la regarda avec amusement et me dit :
- Qu'est-ce que tu crois ? Je plais aux femmes.
- Ou plutôt aux adolescentes…
Il se renfrogna et ne disait plus rien.
Le professeur, M. Wors, arriva et fit l'appel, moi et Emmett, nous lui donnâmes notre fiche d'appel qu'il signa, après quoi il nous proposa de faire du volley… Le sport que je redoutais le plus… M. Wors, nous expliqua les règles du jeu et nous demanda de nous mettre par binômes, un gars et une fille, Emmett me proposa de me mettre avec lui, je lui disais mes compétences dans ce sport mais il ne fit pas attention.
Le premier match, nous étions contre la fille qui trouvait Emmett musclé, elle s'appelait Anna, et un garçon, assez grand, pas très musclé, les cheveux blond et les yeux bleus, qui m'avait, plus tôt, dragué, Frédéric je crois... Nous commençâmes notre match, et quand Emmett vit leurs aptitudes, il demanda un temps mort. Il vint vers moi et me dit :
- Essaie de faire les yeux doux à ce mec.
- Qu… Quoi ?
- Essaie de le draguer ou autre chose, moi j'essaie avec Anna, comme ça on est sûr de gagner, et puis ce sera amusant de voir leur réaction, d'accord ?
- D'accord.
Emmett fit le service et moi j'essayais, du mieux que je pouvais, de faire les yeux doux à Frédéric. Cela marcha à merveilles, Emmett lança le ballon à Frédéric, qui lui, avait l'air heureux et surpris, il se prit malheureusement le ballon dans la tête. Emmett ne put résister et fit un commentaire.
- Je pense que tu devrais regarder le ballon au lieu de ma sœur. - dit-il en riant et faisant un clin d'œil à Anna.
Moi je rigolais intérieurement, elle avait le cœur qui battait encore plus vite que la normale et ses joues s'enflammèrent…
Le match continua, moi et Emmett faisant les yeux doux à ces humains, pendant que eux étaient éblouis par notre beauté.
Le match s'acheva vite et nous gagnâmes haut la main…
Le cours se poursuivit ainsi, les garçons n'arrêtaient pas de venir me parler, et nous gagnâmes tous nos match. Je ne pris que quelques minutes pour me changer, pour éviter leurs pensées et sortis.
La fin de la journée se fit entendre par la sonnerie.
Nous nous dirigeâmes tous vers nos voitures. Moi, vers celle de Rosalie, quand je vis qu'une fille, brune aux yeux verts, assez grande et mince, se dirigeait vers Edward et Jasper qui discutaient. Elle avança d'une démarche sûre d'elle, sûre de son charme. Elle l'approchait peu à peu quand elle ouvrit la bouche pour parler, de là où j'étais je pouvais tout entendre.
- Bonjour, je m'appelle Hélène. Tu es Edward Cullen, c'est ça ?
- Oui c'est moi. - dit Edward assez surpris.
Jasper partit, pour se diriger vers nous, mais avant il lança un petit clin d'œil à Edward.
- Je voulais savoir…
Elle n'allait pas lui demander tout de même ? Je commençais peu à peu à m'approcher d'eux.
- … si tu voulais… qu'on sorte ce soir ?
J'étais à quelques centimètres d'eux à ce moment précis. Edward allait dire quelque choses quand je me mis face à lui, mis mes mains de part et d'autres de son magnifique visage et me mis à l'embrasser langoureusement. Il répondit à mon baiser, se voulant insistant, en me faisant basculer. Il me remit sur pied, après quelques secondes, toujours ses lèvres collées aux miennes. Je retirais, rien qu'un instant, mes lèvres pour dire :
- Non, désolé mais il n'est pas libre.
La fille avait la bouche grande ouverte… A mes mots elle la referma, tourna les talons et se dirigea, boudeuse, vers ses amis. Je retournais mon visage vers mon Adonis qui avait le plus beau des sourires.
- Je ne savais pas que tu étais possessive à ce point.
- Eh bien… maintenant tu le sais, et elle aussi. - dis-je en secouant la tête dans le sens de la fille.
Et il m'embrassa encore une fois.
- Je crois qu'ils ont tous compris que vous étiez ensemble. - dit Emmett en riant.
Nous ne l'avions pas entendu arriver, ainsi que les autres membres de la famille. Tous les étudiants nous regardaient bouche bée. Alice s'approcha de moi sautillante comme jamais.
- Tu ne m'en veux pas ? - dis-je surprise.
- Non, tu as gagné le jeu.
- Qu… Quoi ?
- Tu as gagné le jeu de justesse ! Rosalie n'a eut que trente garçons qui l'ont abordés dans la journée, alors que toi tu en es à trente et un. C'était vraiment serré.
Rosalie me regardait, le visage empreint à la tristesse. Je décidais de m'approcher d'elle doucement et lui dis :
- Désolée.
- Ne le sois surtout pas. Tu es vraiment magnifique habillée et maquillée comme ça, tu as mérité de gagner, c'est juste que…
- Qu'elle est déçue de ne pas pouvoir avoir la maison pour elle et Emmett. - continua Edward à la place de Rosalie.
- Oh… Eh bien… Moi j'ai tout ce que je voulais, une famille, une vie, un homme qui m'aime… Alors… je te laisse cette soirée. Je demanderais à la famille de vous laisser seuls toi et Emmett.
Elle me regarda avec de gros yeux.
- Quoi ?!
- Eh bien je te le laisse. J'ai tout ce que j'ai toujours voulu, je ne désire rien d'autre et puis, il y aura d'autres rentrées.
Je fus surprise de sa réaction, elle me sauta au cou et me remercia vivement.
Après les embrassades je décidai de repartir avec Edward dans sa Volvo, Alice et Jasper nous accompagnant. Edward prit la parole.
- Bella… Tu sais qu'on retrouvera la maison en ruine si on la leur laisse ?
- Mais non… Ca ne doit pas être aussi terrible.
Il rit à ma remarque :
- Oh si, la dernière fois il ne restait que des ruines…
- Oh… Eh bien on improvisera si cela arrive encore une fois.
Et nous continuâmes de parler de tout et de rien jusqu'à notre arrivée à la maison. Nous arrivâmes les derniers.
Quand nous entrâmes, nous les vîmes tous, assis sur les différents canapés de la pièce, nous prîmes place à leur côtés, moi dans les bras d'Edward et Alice dans ceux de Jasper.
Tout le monde parla de sa journée, de ce qu'il avait fait. Carlisle était un des nombreux médecin de l'hôpital de la ville, Esmée une des décoratrices très demandée, Elizabeth, se mit à enseigner la philosophie dans une faculté de Lettres, et Zachary, un professeur dans une faculté de journalisme. Tous avaient l'air d'apprécier leur travail. Nous racontâmes notre journée banale au lycée, nos différents cours, nos professeurs, tous plus fou les uns que les autres, et des élèves par milliers, je leur racontais l'exploit que j'avais fais en gagnant le jeu. Quand ils ont su que j'avais donné une soirée à Rosalie et Emmett, tous firent de grands yeux et regardèrent le couple. D'abord Carlisle me dit à quel point j'avais été généreuse puis il prit la parole en disant :
- Bien alors je vous demande une faveur aussi à vous deux - dit-il en les désignant du doigt - cette fois, ne détruisez pas la maison, je ne voudrais pas que nos voisins se demandent des choses.
Les deux furent surpris de ce commentaire, et se regardèrent en se posant intérieurement de nombreuses questions. Nous continuâmes de parler, et de planifier notre semaine jusqu'au moment où Edward décida de monter, avec moi, dans la chambre. Une fois arrivés j'allais me changer, mis mon pyjama, un haut à bretelles, et un petit short, et une fois fini, je m'installais sur le lit, dans les bras accueillants d'Edward.
