Salut salut, ami du soir et de la poésie du vide ^^.
Je vais enfin mettre cette histoire en complète avec ce dernier chapitre qui est en réalité un Bonus.
Oblivion et Skyrim appartiennent à Bethesda, rappelons le. Mais les OC sont de mon invention, à moi et à ma camarade.
bonne lecture et GLOIRE AU FROMAGE !
Je m'appelle Lucien ÂmedeGlace.
La confrérie était silencieuse depuis l'arrivée de la mère impie. Le coffin de la momie trônait dorénavant dans la chapelle de Sithis. Lucien soupira, regardant son espace d'entrainement envahie par une vieille momie.
Vieille momie qui avait trouvé en la personne du nouveau, l'oreille noire. C'était une première depuis un très long moment. Cicéron fut extatique. Quant à Astrid, on venait de lui offrir noël avant l'heure.
Il avança dans le sanctuaire, lisait la lettre de sa mère. Celle-ci était dans la province du marais noire à faire on ne sait quoi. Elle ne le lui disait pas dans la lettre. Une discussion le sortit de ces réflexions.
- … cela va faire jusqu'à l'assassinat d'un empereur ! La confrérie noire va alors de nouveau resplendir comme dans ces plus glorieuses années.
Un frisson lui parcouru l'échine. C'était quoi cette histoire de tuer l'empereur ? Il monta les marches silencieusement pour voir Thorn, le nouveau jouet d'Astrid, avec cette dernière. Elle tenait entre ces mains un parchemin ainsi qu'une amulette du conseil des anciens. Lucien n'arrivait pas à croire ce qu'il voyait. Il avait beau se pincer, c'était toujours là.
Il redescendit dans le sanctuaire, essayant de remettre les bouts ensembles. Quelqu'un lui retira momentanément son fil de pensée en lui sautant dessus.
- LUUUCCCIEEENNNN ! Nazir veut tuer Cicéron. … mais le gardien doit protéger sa mère.
- … Cicéron, qu'est-ce que tu as encore fait.
Cicéron, gardien de la mère de la nuit, tenait sous le nez du brun une touffe de poil. Lucien blêmit, reconnaissant le bouc du rougegarde. Et au vu des hurlements de rage qui venaient vers eux, le dit rougegarde allait trancher en petit morceau le fou. Le nordique n'était pas vraiment apte temporairement à supporter pareil ineptie.
- Va t'excuser. … Je dois réfléchir.
Le fou fixa un instant son camarade, se demandant ce qu'il se passait pour que le nordique lui réponde ainsi. Mais il ne put faire plus car le rougegarde venait de rentrer dans la pièce principale. Sa seule option était de disparaitre rapidement.
Astrid descendit dans la pièce, cherchant du regard quelqu'un. Elle s'approcha alors de Lucien avec un air décidé.
- J'ai une mission pour toi. … Tu vas aider l'oreille noire à tuer la cousine de l'empereur.
- … non !
La réponse ne fut pas ce qu'attendait la femme. Elle fixa un instant le jeune nordique qui affutait ses armes avec attention.
- J'ai mal entendu, … tu as dit non ?
- …. Tu as très bien entendu. Je refuse de participer à ce meurtre … ainsi qu'aux autres de ce membre du conseil des anciens. … Je refuse de tuer l'empereur. Va plutôt demander à Caius ou à Victoria qu'à moi.
- C'est un ordre du chef de famille.
- Et je réponds à nouveau par une négation. Continue et je m'occupe de toi Astrid. Nous savons, toi et moi, que je ne suis pas un pantin que tu peux envoyer à gauche et à droite comme tu le souhaites.
La femme leva sa dague par colère mais l'épée du nordique sortit rapidement de son fourreau pour se glisser sous le cou de la femme. Un colosse s'avança avec fureur vers le brun mais celui si avait déjà en main un sort de glace prêt à être lancé.
- Si j'étais toi, je réfléchirais. … Astrid. … Je refuse. … Imprime ça dans ta cervelle.
Le garçon se releva, retirant doucement sa lame du cou de la femme. Il monta alors les marches vers les appartements. Là, il vit une petite fille. Babette le fixait avec surprise et peur.
- Un souci ? tu as quoi ?
- Rien Babette. Mais je considère que cette mission mettra fin à nos vies. Alors, je refuse d'y participer. Et surtout, j'ai un certain sens de l'éthique et tous le sait.
La vampire soupira, ne sachant pas qui écouter ou soutenir pour l'instant. Astrid était le maitre de la confrérie, mais Lucien était l'un des meilleurs assassins mais aussi un des plus intelligents. Il se trompait rarement sur des évènements. Là, qu'il s'oppose littéralement à Astrid sortait de l'ordinaire. Même Cicéron regardait dorénavant Lucien avec des yeux sérieux et d'incompréhension.
Lucien revenait de la chasse lorsqu'il entendit les acclamations de joie de ces camarades en entrant dans le sanctuaire. Il descendit les marches, regardant la nouvelle coqueluche de la confrérie bomber le torse pour une raison qui lui était inconnu. Nazir s'approcha de Lucien, lui prenant de l'épaule la biche et l'invita à le suivre.
- Un truc que j'ai loupé ?
- … la cousine de l'empereur est morte. Thorn l'a tué le jour même de son mariage.
Le visage de Lucien perdit ces couleurs. Son regard devint sombre et une colère sourde émanait du nordique. Toutes les personnes de la pièce se tournèrent alors vers lui, ne comprenant pas sa réaction.
- On est jaloux, ÂmedeGlace ? nargua le fameux Thorn.
- Jaloux ? Jaloux d'avoir voulu éviter la prochaine catastrophe de Tamriel ? d'avoir voulu éviter la future destruction de la confrérie noire ? Vous êtes une bande d'idiot ! d'imbécile sans cervelle ? vous rendez vous compte de l'impact que la mort de l'empereur va entrainer ?
- Tais-toi Lucien ! tu ne vois pas ce que ce meurtre va nous apporter. Il va faire redorer le blason de la confrérie noire.
Lucien siffla de rage mais resta maitre de ces mouvements. Il avança dans la pièce en direction des dortoirs. Et telle une mer se séparant en deux, les assassins s'écartèrent de son passage, sentant une menace sourde venir à l'horizon. Lucien arriva dans les dortoirs, frappant alors de son pied une chaussure qui trainait. Il commença alors à faire les cents pas. Réfléchissant à ce qu'il se passait actuellement dans la confrérie.
Il jura un moment avant d'entendre un bruit derrière lui. Il mit la main à sa ceinture et fit apparaitre par réflexe le fantôme assassin. En se tournant, il vit Nazir, les mains bien en évidence.
- Calme, on dirait un lapin effrayé. Ne deviens pas un dragon parce que je veux te parler.
- Désolé Nazir. Et évite les surnoms. J'ai réussi à faire que ma mère arrête, faut pas que tu t'y mettes aussi non plus. … qu'est-ce que tu veux ? me faire la moral sur « c'est bien de tuer l'empereur, ça va redorer le blason de la confrérie … bla blabla » ?
- Non. … je voulais savoir ce qu'il t'arrivait.
- J'en ai marre. … Ma famille a servi Sithis pendant des années maintenant. Mais comme ma mère, je n'en peux plus. Plus de ce qu'il se trame mais aussi et surtout de la folie d'Astrid et de ces petits toutous. … J'ai besoin de m'éloigner un temps. Me mettre au vert.
Le rougegarde soupira en regardant le jeune adulte. Déjà adolescent, il s'affrontait avec Astrid. Bien que ça mère soit là derrière lui à l'époque. Aujourd'hui, il était seul face à la nordique. Peut-être que partir un temps serait une bonne option. Nazir hocha la tête, ça calmera peut être son mauvais tempérament. Va savoir de qui il le tenait ce côté très à cheval sur un code d'honneur. (Une personne éternua pas si loin que ça, se demandant qui pensait à lui)
- Lucien. Je pense que tu n'as pas tords. Tu as besoins de partir un peu de la confrérie. Tu es l'un de nos meilleurs assassins, mais tu n'as que 20 ans et tu as passé une grande partie de ta vie dans la confrérie. Je pense que tu devrais aller visiter à gauche ou à droite. Vivre. Si la confrérie te manque. Tu sais bien que tu seras toujours le bienvenu.
Le garçon le fixa comme si deux têtes venaient de lui sortir des épaules. Puis, les engrenages s'activèrent. Pesant ainsi le pour et le contre d'une telle décision. Puis, un fracas soudain se fit entendre. De même que des cris violents. … Cicéron a dû encore faire des siennes. Ou Caius a décidé de faire valoir sa supériorité au lit face au mari d'Astrid. Bref. Rien qui pouvait aider au calme et au silence dont avait besoin à l'heure actuel les deux hommes en pleine discussion.
- Je vais aller un temps dans ma planque. … Je vais réfléchir plus calmement qu'ici.
- Soit gamin. Mais meurs pas pendant tes réflexions, j'ai tous sauf envie d'avoir ta mère sur le dos.
Lucien esquissa un sourire avant de préparer son sac. Il signala son départ à plusieurs membres comme Veezara et Babette. Il s'approcha de Cicéron qui sautillait dans la chapelle. Le fou se tourna alors vers son ami avant de prendre un regard sérieux. Le fou se tint alors droit, fixant l'assassin.
- Cicéron veut savoir pourquoi Lucien veut partir ? Est-ce à cause de l'oreille noire ?
- Oui et non. C'est surtout avec ce qu'il se passe actuellement. … Les dragons, le futur assassinat de l'empereur, Astrid et sa mégalomanie, et … En fait, beaucoup de chose. …
- Le gardien comprend. Si Lucien a besoin de partir de la famille, il n'y a pas de soucis pour Cicéron.
- Tu sais où me trouver. Les autres non, mais toi si. Si un jour tu viens, fait comme chez toi. Et essaye de te redevenir sérieux. Tu n'es plus seul, rappelle toi.
Lucien serra la main de son frère d'arme avant de sortir du sanctuaire. Il prit le chemin d'Epervine. Il avait besoin de vivres pour le voyage. En s'approchant de la ville, il se dirigea vers un bosquet plus épais. Là, il sortit de son sac une armure de cuir simple avec une capuche pour masquer son visage et se changea. Il rentra dans la ville et prit ce qui lui fallait pour la route.
En descendant la route de Blancherive, il essaya de faire le point. Il était parti sur un coup de tête. Mais son instinct lui criait depuis déjà longtemps de suivre l'exemple de sa mère. Il fixa le ciel. C'était un ciel bleu, grand, sans nuage. Un ciel qui promettait une bonne journée malgré le brouillard qui montait. C'était quand même le milieu de l'automne. C'était normal pour la saison.
Il entendit un craquement de branche morte derrière lui. Il mit la main à son épée, prêt en cas d'une éventuelle attaque sournoise. Il vit alors passer juste à coté de lui un cerf. Il soupira, regardant l'animal paniqué partir loin devant lui vers le lac.
- Eh bien ! tu peux te vanter de m'avoir surpris toi.
Alors qu'il regardait l'animal disparaitre dans la brume du matin, son corps se figea. Comme paralysé. Le paysage sombra et ces genoux touchèrent le sol. Il écarquilla les yeux, sentant un liquide sortir de sa bouche. Il cracha alors au sol, une tache rouge carmin. Il ne saisissait pas. Il essaya de comprendre ce qu'il lui arrivait lorsqu'il sentit l'air venir à lui manquer. Il tenta d'inspirer mais quelque chose l'en empêchait. Il s'effondra au sol, suffoquant, sa vue se brouillait de plus en plus. Une brulure ardente remonta de son flanc. Il apposa sa main sur la douleur. Il sentit un liquide poisseux maculer ces mains.
Alors que son monde sombrait dans le vide, une paire de botte noire s'avança devant ses yeux. Il remonta sa tête vers la personne, accueillant avec effroi son bourreau.
- Ce sera la dernière fois que tu te seras opposé à moi, Lucien. J'ai peut-être enfreint une des règles de la confrérie noire. Mais tu ne seras plus là pour témoigner.
Lucien tenta de se relever, attrapant sa dague. Il fixa de fureur Astrid. Avec la force du désespoir, il tenta de poignarder la femme. Celle-ci frappa avec son pied le ventre du nordique avant de planter dans la plaie sanglignolante sa lame. L'homme hurla de douleurs avant de tomber dans l'inconscience.
Lorsqu'elle fut sûr qu'il était inconscient, elle traina son corps jusqu'au lac. Elle balança alors dans l'eau l'ancien assassin. Elle lava les traces de sang qu'elle portait sur elle tout en regardant le cadavre flotter. Dans peu de temps, il allait sombrer dans l'eau. Mais le plus loin du rivage serait le mieux. Que l'on ne retrouve jamais le cadavre. Et avec l'enchantement sur la dague, il allait souffrir le martyr jusqu'à son dernier souffle.
Lucien s'éveilla légèrement au contact du liquide, mais toutes ces forces l'avaient abandonné. Il allait mourir noyer, se vidant de son sang. Il ferma les yeux, sentant l'eau s'infiltrer dans ces poumons. Puis, son esprit disparu dans les méandres du vide car bientôt la mort l'accueillerait comme une ancienne amie.
Flottant dans le vide, il se sentit bouger. Quelque chose le tirait vers le haut. Comme si on venait de le soulever. La douleur était présente et on venait de lui retirer la lame de sa blessure. Il avait mal mais ne pouvait crier sa douleur. Il était comme mort. Son esprit était encore rattaché à son enveloppe charnel mais pour combien de temps encore.
Flottant dans les limbes, son voile d'inconscience fut déchiré par une vive douleur. Une douleur telle que cette fois ci, il ouvrit les yeux et hurla, se délivrant du manteau de la mort qu'il l'entourait plus le temps passait. Il était vivant et quelqu'un venait de le sauver de la grande faucheuse.
Un cauchemar le réveilla en sursaut, le faisant hurler de terreur. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il remarqua qu'il se trouvait dans un lit plutôt confortable. Il était dans une maison. La maison de quelqu'un d'important au vu de la collection d'arme qu'il y avait sur le mur. Il vit que ces mains avaient été attachée l'une avec l'autre. Il se força à s'assoir puis se lever. Il passa les liens contre la lame d'une des épées de la pièce.
Il posa la main sur ce qui était sa plaie pour sentir des bandages ainsi que les traces d'une cautérisation. On l'avait soigné. Ça expliquait pourquoi il était toujours vivant mais aussi la douleur qu'il avait ressenti. Il boita jusqu'à la porte, tenant l'arme entre ces mains. La terreur d'avoir failli mourir était toujours là. Des bruits de pas s'approchaient de la pièce. Il se colla contre le mur pour voir entrer une femme rougegarde à en voir la peau légèrement basanée mais avec une ascendance nordique. Blonde aux yeux blancs. Cette dernière fixa le lit où il se trouvait. Malgré la douleur, il passa son bras autour du cou de la femme, la menaçant alors de sa lame.
La jeune fille fixa l'objet avant de pincer ces lèvres de frustration. Voyant qu'elle ne pouvait bouger comme elle le souhaitait et surtout menacé comme elle l'était.
- Qui êtes-vous ? Et où suis-je ?
La femme esquissa un sourire amuser. C'était la première fois qu'on réagissait comme ça avec une menace. Elle tourna légèrement la tête avant de le regarder avec ces yeux blancs pour dire avec amusement.
- Lâchez votre jouet et je vous répondrais.
- Je ne crois pas que vous soyez en position de demander quoique ce soit.
La femme lui offrit alors un sourire carnassier.
- Vous êtes sûr ?
Lucien sentit un métal froid se glisser contre son abdomen. Mais aussi une seconde lame faire pression sur sa fierté masculine. La femme était dangereuse. Très dangereuse.
- Où sinon … Il peut faire connaissance avec mon épée. Dit une voix baillant derrière.
Une seconde personne venait d'arriver. C'était un nordique aux cheveux blond-blé et aux yeux bleus. Malgré le fait qu'il avait un bras en écharpe. Lucien sentit comme une puissance antique émaner de l'homme. Il baissa la tête. Comprenant qu'il ne pourrait sortir indemne d'un combat contre ces deux personnes. Il lâcha son arme et leva les bras, montrant qu'il se rendait.
- Ce n'est pas conseillé avec votre blessure. Dit une femme chat qui apparut à son tour dans l'encadrement de la porte.
Il se sentit vaciller. Il allait tomber au sol. L'homme présenta alors une chaise dans la salle principale. L'ex assassin comprit qu'il fallait obéir à l'ordre silencieux. Il s'avança doucement avant de s'assoir sur la pièce de bois. Plusieurs personnes arrivèrent à leur tour. Lucien compta alors trois hommes et deux femmes. Et chacun d'entre eux était des combattants.
- Bien ! maintenant que tout le monde est réveillé. Qui êtes-vous ?
Il préféra garder le silence. Il croisa ces bras et ferma les yeux. Parfois, le simple silence pouvait dissuader les possibles combattants. Un des trois hommes se frotta le bras, comme si le vent du nord venait de lui souffler dessus.
- Je ne sais pas vous mais ce silence est oppressant.
La femme khajiit esquissa un sourire sadique avant de se tourner vers sa consœur.
- Runa ? T'étais doué en torture ? dit Sahir avec un air malsain.
- J'ai eu le droit à quelques leçons intéressantes. Jamais eu le plaisir de les mettre en œuvre.
Lucien sentit comme une menace silencieuse provenant de la rougegarde. Elle avait cet air qui en disait long. Si il ne le savait pas, il aurait pu croire qu'il s'agissait de Ocato-son dans l'un de ces interrogatoires. Il se décida alors à répondre. Qu'est ce que ça allait lui couter ? Rien. Ces gens l'avaient sorti de l'eau, l'avait soigné même si il était membre de la confrérie noire. Alors, qu'avait il a perdre de répondre.
- Je m'appelle Lucien. …
Sniff Lucien , c'est fini, c'était le temps d'une petite histoire (sifflote tranquillement)
Et oui, c'est la fin de cette histoire réellement. Je vous laisse donc apprécier les chapitres de Lost Legacies pour la suite si elle vous intéresse. Il y aura peut être d'autres HS sur Oblivion, restez à l'affut.
;D
