Oh je sais exactement ce que vous étes entrain de vous vous dire mais lardons, mais non vous ne révez pas, je suis de retour et je ne reviens pas les mains vides, enfin pres que mais pas tant que ça! Avant de me maudire pour ne pas vous livrez un chapitre entier, même pas un chapitre du tout, lisez ça et si vous me detestez encore apres ça, on en parle ensemble, ok?
En tout cas, sachez une chose, vous m'avez terrrriblement manquez! Et ça méritait bien autant de R!
Bonne lecture, mes lardons chéris,
Marine
24 Décembre 2009:
Bella is back!
Il est en train de se tirer Bell's! Putain, mais fais quelque chose!
Je serrai les dents et encaissai la claque mentale que je venais de me mettre. Brillant l'auto flagellation mentale! Pour qu'elles ne soient plus qu'un putain de mauvais souvenir, j'effaçai les larmes sur mes joues et relevai la tête pour voir Edward me tourner le dos. Tout semblait tourner au ralenti, je tournais au ralenti et putain je détestais ça! Il s'en va, il me laisse... Encore.
Par quel miracle? Je n'en ai pas la moindre idée et on s'en fout, je réussis à faire sortir un mot de ma bouche, un seul petit mot, qui je l'espérais, suffirait à le retenir suffisamment longtemps pour que je mette un peu d'ordre dans l'incroyable bordel qu'était mon cerveau à ce moment-là.
-Edward...
Il s'arrêta net, à un mètre à peine de la porte, il n'avait qu'à tendre la main pour...
J'inspirai un bon coup et reniflai comme un goret. S'il veut encore de toi avec cette tronche, les bruits immondes et toute la panoplie de la nana qui chiale, ce mec est l'homme de ta vie! Mais quand même songe au fait scientifiquement prouvé que les larmes d'une femme ont un effet dévastateur sur la libido d'un homme. On parle de la libido d'Edward là ! Alors un peu de fierté, t'es pas une chiffe molle! (source plus que fiable; le SAV d'Omar et Fred du 24 janvier dernier)
Je sautai du perchoir sur lequel il m'avait assise et avançai vers lui doucement, putain trop doucement, mais j'étais incapable de faire mieux. Quelqu'un avait fait péter une bombe dans ma tête, je ne savais plus quoi faire et même mettre un pied devant l'autre était un exploit. Morte de trouille, les jambes en coton, les yeux humides, bilan pathétique. Je ne pouvais pas aller plus loin et restai plantée derrière lui. Pourquoi étais-je si bouleversée, si perdue? Et pourquoi, putain pourquoi avais-je si peur? Peur de le retenir, peur de le voir partir! Tu connais la chanson, 'Qui suis-je? Où vais-je? Qui sucerai-je?'
J'approchai ma paume, la posai sur son épaule et le forçai à se retourner. Le contact le fit tressaillir ou peut-être était-ce moi qui tremblais.
Je regrette absolument tout de cette soirée, sauf une chose, une seule, toi.
Ses mots se répétaient sans cesse, comme une litanie oppressante qui m'empêchait de réfléchir. J'avais si souvent rêvé d'entendre un truc du genre qu'aujourd'hui ça me paraissait juste irréel et impossible. Mais ce n'était pas suffisant, aucun mot ne pourrait suffire, j'avais trop de colère, de rancœur. J'avais eu trop mal et rien ne changerait ça.
Crois-moi c'est la dernière chose que je voulais.
J'aurais tellement voulu pouvoir le croire, y croire, pouvoir me réfugier dans ses bras et ne plus avoir peur, peur de lui, de moi, de souffrir encore.
Mais tout allait bien trop vite pour moi. Trop vite! Je me retrouvais larguée entre peur et espoir. Et tout ça c'était de sa faute; pourquoi me foutait-il une pression pareille? On pouvait pas juste continuer, encore un peu, je ne voyais pas où était le problème!
Quand il se retourna enfin, je pus voir sur son visage qu'il était tout aussi bouleversé que moi, peut-être aurait-il préféré que je le laisse foutre le camp. Mais je ne pouvais pas m'y résoudre. T'es foutue ma vieille, il serait temps que tu le comprennes!
J'ai trop besoin de toi.
Et j'avais besoin de lui aussi, besoin de sa présence, de son putain de sourire, de son corps qui me faisait perdre les pédales, de sa voix, de sa présence et de tout le reste.
Reconnaître que j'avais besoin de lui était déjà un grand pas, l'accepter n'en parlons pas, mais le laisser m'avoir dans tous les sens du terme c'était une autre histoire!
Toutes ces années, je m'étais construit une carapace, bien solide, blindée au cynisme pour ne plus laisser entrer personne. Je pouvais la sentir se fissurer un peu plus chaque jour depuis qu'il avait ramené ses petites fesses chez moi. Mais je m'interdisais de lâcher prise et de le laisser m'atteindre, de m'attacher, de l'aimer; parce que pour moi ça ne pourrait conduire qu'au supplice de se faire peler à vif.
Ses yeux me scrutaient, il attendait que je parle, que je lui explique. Je m'en voulais déjà, mais je n'avais pas d'autre choix.
-Tu m'en demandes trop Edward... Lâchai-je avec le peu d'aplomb qu'il me restait, quand je le vis froncer les sourcils, je pris conscience que ce n'était que le premier coup que je lui portais.
-Tu... Je peux juste pas... Il faut que tu comprennes, tu peux pas me dire tout ça... Tu vas trop vite, trop vite pour moi! Je veux pas-
-Ok, me répondit-il froidement les lèvres pincées.
-Ok. Répétai-je à la fois surprise et incapable de dire quoi que ce soit d'autre.
Il passa la main dans ses cheveux plusieurs fois, avant d'esquisser un mouvement de recul. Je baissai la tête, il y avait tant de choses que j'aurais pu dire pour le rassurer, pour le garder, mais je n'avais réussi qu'à creuser encore davantage le fossé qu'il y avait entre nous. Ce n'était pas ce que je voulais mais je ne savais pas faire autrement. Je ne voulais pas que tout s'arrête, mais maintenant c'était à lui de choisir. Je le sentis s'éloigner encore. Ma main qui était restée sur son avant bras, se retrouva dans le vide. En une seconde, je pus sentir le froid m'entourer, puis aussi vite le feu monta en moi du fond de ma poitrine vers ma gorge avant d'enflammer mes joues. Je relevai brusquement la tête vers lui.
Je l'avais retenu pourtant, j'avais voulu lui expliquer, lui dire qu'il m'en demandait juste trop, ce n'était pas la mort quand même!
La douleur était là, alors finalement à quoi bon vouloir la fuir comme la peste puisqu'elle me collait aux bask'. Il allait partir encore, mais plus de panique, juste une douleur sourde et profonde comme une brulure. Et dire que je pensais m'en être bien sortie avec mon monologue de bègue foireux. Putain de merde!
-Ed' attends! Reste s'il te plaît...
Là vraiment je ne pouvais pas faire plus, plus désespérée! Horrible! Me jeter à son cou aurait craint encore plus mais ça c'était vraiment au-dessus de mes forces.
-Je suis désolé, mais moi non plus je ne peux pas-
-HEY!
J'avais peut-être crié un peu fort, mais tant pis ! J'espérais juste ne pas avoir réveillé ses parents en faisant des vocalises. Merde il n'allait quand même pas se foutre de ma gueule sans que je ne réagisse, elles étaient passées où ses putains de belles paroles de tout à l'heure!
-T'as pas le droit de me dire que tu peux pas et te barrer parce que je te dis que tu m'en demandes vachement trop! C'est pas-pas cool! Continuai-je foutrement pathétique.
-Cool! Pas cool! Est-ce que tu te fous de ma gueule Bella! Tu veux pas être vraiment avec moi, ok. Mais excuse-moi si je ne peux pas rester. Je ne veux pas être juste une distraction, un mec de plus, un plan cul sympa à portée de main, juste une putain de bite à t'envoyer!
-Ed' tu la fermes!
Crachai-je entre mes dents, je pointai mon doigt sur son torse avec force, j'espérais bien lui faire mal au moins un peu et je plantai mes yeux dans les siens pour qu'il jauge de mon humeur. J'étais carrément furax et il le savait et il allait me le payer.
- Ecoute-moi très attentivement, vraiment très attentivement. Là tu mériterais que je te colle une bonne grosse droite en plein dans ta belle gueule de con! Et crois-moi c'est foutrement dur de me retenir. Tu n'es pas une putain de bite que je m'envoie et je t'interdis de penser un truc pareil! Tu comptes pour moi, t'as toujours compté, plus que n'importe qui. Alors si j'ai ne serait-ce qu'un peu d'importance à tes yeux, tu vas te contenter de ce que j'ai à t'offrir. Du sexe, pas de sentiments et pas de promesses, c'était le deal Edward, je ne peux pas plus. Ne viens pas me bassiner avec des conneries de couple ou de je ne sais pas quoi puant l'amour. Moi je me suis toujours contentée de ce que tu voulais bien me donner. J'ai tout accepté, t'entends; ton amitié bancale et des miettes! Il y a sept ans j'ai écarté les cuisses et je ne t'ai jamais rien demandé, mais mon putain de cœur... Mon putain de cœur était entre mes cuisses!
J'aurais voulu rajouter que c'était tout ce qu'il aurait mais je me retrouvai écrabouillée dans une étreinte à vous couper le souffle. La pièce se mit à tourner, j'avais l'impression que j'allais m'évanouir, mais rien ne vint. Il n'y avait que ses lèvres qui s'écrasaient violemment sur les miennes, que ses bras qui me serraient si fort que mes côtes auraient pu péter, mais nom de Dieu de bon Dieu de bordel de merde, je n'avais jamais ressenti un truc pareil. Une ivresse si intense, une passion brulante, un chaos de sentiments, je me sentais vivante, terriblement vivante. Pourtant je perdais mon souffle dans sa bouche et mon cœur battait si fort que je m'attendais à ce qu'il s'arrête d'un instant à l'autre.
Cocon-Julien Doré, Rehad (Taratata)
Je me décollai de ses lèvres à regret et cherchai à retrouver mon souffle. Pour ne pas rompre le contact, je suivis les lignes de son visage du bout des doigts, longeant sa mâchoire avant de tracer les contours de sa bouche.
-Ne m'en demande pas plus. Le suppliai-je une dernière fois en me perdant littéralement dans la profondeur de ses yeux magnifiques.
Magnifique, j'avais enfin trouvé un mot à mettre sur l'homme que j'avais en face de moi, il était magnifique et peut-être même plus que ça. J'aurais souhaité à cet instant que tous les anges du ciel ramènent leur petit cul ailé par ici et me protègent de moi et de mon cœur. Son petit sourire vint taquiner le coin de sa bouche, son foutu petit sourire me tuait encore, sans compter sur ma petite voix qui en rajouta une couche. Cuite, cuite, cuite...
Avec la même urgence que lui, je me mis sur la pointe des pieds et fondis sur ses lèvres, tirant sur ses cheveux pour l'attirer encore plus à moi. Peut-être pour faire taire ma petite voix, mais surtout par envie. Juste un baiser, un putain de baiser passionné. Ma langue bataillait avec la sienne, cherchant à avoir le dessus. Il glissa ses mains sous mon tee-shirt pour venir caresser le bas de mon dos. Ce simple contact me fit frissonner. Me voilà de nouveau éblouie, il avait quelque chose de spécial, de lumineux, d'exceptionnel et force m'était de constater que pour moi aussi il était le seul...
J'aurais beau le nier de toutes mes forces, le tenir le plus loin possible de moi, impossible maintenant de faire machine arrière, impossible de dire non, non, non...
I'm gonna, I'm loose my baby
So I always keep a bottle near
He said 'I just think you're drepressed'
Kiss me here baby and go rest
I don't ever want to drink again
I just, ooh just need a friend
I'm not gonna spend ten weeks
Have everyone think I'm on the mend...
Alors... Verdict?
J'espere en tout cas ne pas avoir trop deçue les optimistes...
En tout cas je voulais remercier toutes celles qui m'ont laissé une review sur le dernier chapitre, parce que ça compte beaucoup pour moi... Merci aux anonymes, aux mise en alerte et en favoris aussi... Vous etes vraiment géniales!
Et surtout à ma Beta d'amour pour son soutien sans faille, son écoute et pour tellement de chose en fait que je suis bien incapable de toutes les nommer! Tu es vraiment parfaite, juste exactement comme il faut... Ma Robinette d'amour!
Une derniere petite chose, est-ce qu'un nouveau chapitre vous plairait? Une Alice plus tarrée que jamais, un chees SO SEXY CULLEN ça vous direz? Alors qu'est ce que vous attendez pour me le dire...
Je vous embrasse
Marine
