Les personnages appartiennent à la grande Stephenie Meyer.
L'histoire et son évolution sont de simple transcription de mon esprit.
Correction par Galswinthe.
Chapitre 21 : Break
Dernier week-end avant le procès. Nous avons travaillé comme des forçats. Tout est au point. Mr Jenkins a le mal de sa famille. Alors nous l'avons mis sous couverture pour le week-end afin qu'il puisse rentrer voir sa famille et son chien.
Nous sommes vendredi soir et il vient de partir sous la protection de Paul et Sam.
Nous sommes tous dans le salon. La famille au grand complet. Nous regardons un film et Bella est partie se doucher.
Le film se termine, les gentils ont encore gagné et les méchants sont damnés dans l'enfer.
-Je voulais vous proposer quelque chose !
Nous nous retournons. Bella est debout, toute rouge, la tête baissée. Je me lève et vais la rejoindre.
-Nous t'écoutons, lui dit Carlisle.
-J'ai pensé à quelque chose, mais je ne sais pas si cela vous plaira. Elle bouge ses mains l'une dans l'autre. Elle respire fort et relève la tête. Elle nous regarde tous un part un et respire à nouveau. Étant donner que vous avez sacrifié pas mal de chose pour moi, je voudrais vous remercier à ma façon.
-Tu n'as pas à nous remercié de quoi que ce soit.
-Merci Esmée, mais enfin voilà. J'ai réservé ce week-end dans un endroit particulier pour moi, pour tout le monde. Enfin si vous êtes d'accord ?
Je la dévisage.
-Et où allons-nous ? lui répond Rose avec un énorme sourire.
Elle lui sourit.
-Tout d'abord, vous devez savoir que je suis à la tête d'une chaîne d'hôtel. Alors le séjour ne me coûte rien. Je vous propose d'aller à Miami.
Emmett saute sur ses pieds et la regarde comme si c'était une extra terrestre.
-Et comment allons-nous traverser le pays ?
Nous entendons les pals d'un hélicoptère. Nous nous retournons pour le voir se poser dans le jardin. On se retourne vers elle. Elle tend le doigt en direction du jardin.
-Qu'en dites-vous ?
-Oh mais je n'ai pas préparé mes valise. Tu aurais pu me prévenir, j'aurais fait les boutiques.
-Il y a tout ce qu'il te faut là-bas. Promis, pour chacun d'entre vous.
Nous la dévisageons.
-Qu'est-ce qu'on attend ?
Nous la regardons, elle a un énorme sourire.
-Vous n'avez que vos papiers à prendre.
La famille la regarde et lui sourie. Ils l'embrassent en passant et montent chercher leurs affaires personnelles.
Je m'approche d'elle. Je la serre dans mes bras.
-Es-tu sûre de toi ?
-Pas du tout, ils vont voir une autre Bella. Et je ne sais pas si elle va leur plaire.
-Moi j'en suis dingue. Je l'embrasse et la remercie pour la famille.
Elle me tend mes papiers. Elle a une sacoche avec son PC dedans. Nous mettons nos manteaux et une fois la maison fermée. Nos sortons pour monter dans l'hélicoptère.
-Bonjour Mme Swan !
-Bonjour Peter. Je vous présente ma famille.
Peter nous fait un signe de tête. Emmett est surexcité. Rose a une banane en guise de sourire. Alice a peur de ne pas avoir son confort. Jasper me dévisage du regard mais il est content. Papa et Maman suivent et remercie Bella pour ce break.
-Comment on fait pour Wolf ?
-Mr Jenkins l'a pris avec lui pour le week-end ainsi que tous les papiers. Nous répond-elle tout bas.
Je sais qu'elle est toute rouge rien qu'au son de sa voix. Je la serre contre moi.
L'hélico décolle, la maison devient de plus en plus petite pour finir par disparaître complètement. Je n'étais jamais monté dans un engin comme celui-là.
-Bella a qui est l'hélicoptère ?
-Il fait parti de l'hôtel.
Jasper la regarde encore.
-Tu veux dire qu'il t'appartient ?
-En autre.
-Quel est le nom de cette chaîne d'hôtel ?
-Est-ce si important Alice ?
-Bella, je dois savoir où je vais pour les deux jours à venir.
-Tu connais sûrement la chaîne Ellipsos.
-Tu veux dire, la chaîne la plus répandue au USA. Celle où viennent les grands de se monde. On dit que c'est une mini ville à chaque fois.
-Oui celle-là même.
-Et elle est à toi ?
-Oui.
-Bella pourquoi ne nous avoir rien dit ?
-Je n'aime pas m'exposer.
-Il est vrai que Mademoiselle Swan est des plus discrètes.
-Merci Peter, tachez de nous amené a bon port.
-Oui Mademoiselle.
La famille la regarde comme si elle était une autre Bella. Alice lui saute au cou.
-Merci.
-Non merci à vous.
Après avoir répondu à toutes les questions de la famille. Elle s'endort dans mes bras.
L'hélicoptère amorce sa descente. Bella se réveille. Elle regarde dehors, elle sourie.
-Bienvenue chez toi.
-Bienvenue chez nous, Edward. Je la regarde. Elle m'embrasse.
-Bella, je dois encore m'appeler Mr Swan ?
-Pour le week-end, je le crains.
-Comment cela encore ? nous demande Jasper.
-Je te l'ai dit, nous avons passé une soirée avec Usher.
-Tu veux dire que ce n'était pas une blague.
-Non pourquoi te mentir.
L'hélicoptère atterrit sur le toit de l'immeuble en question. Nous descendons et nous dirigeons vers une porte qu'un homme tient ouvert pour nous.
-Bonsoir Mademoiselle Swan !
-Bonsoir Alex. Il ne fallait pas nous attendre, on aurait pu se voir demain.
-Je peux quand même vous accueillir Mademoiselle Swan. Mr Swan bonsoir à vous.
-Bonsoir Alex.
-Je vous ai préparé votre étage, comme vous l'avez demandé.
-Merci Alex.
Nous le suivons. Il nous conduit à l'étage juste en dessous.
Une fois la suite ouverte. Il nous salue.
-Alex, pour la surveillance, tout est opérationnel ?
-Oui Mademoiselle.
-Merci à demain.
-Bonne nuit Mademoiselle.
Il sort et nous sommes au milieu de cette suite.
Elle nous regarde.
-Je commande le repas, vous visitez.
Tout le monde la regarde.
-Oh vous préférez manger en salle. Bien je le signale.
Elle décroche le téléphone et de sa voix la plus magistrale annonce que nous allons manger en salle.
Elle nous regarde, nous sommes toujours à la regarder.
-Quoi, cela ne vous plaît pas !
Ma mère s'approche et l'enlace dans ses bras.
-Merci Bella de nous ouvrir ton monde.
-Ce n'est rien mam... Esmée. Elle se retire de son étreinte et se dirige vers la porte d'entrée.
Esmée me regarde et me fait un énorme sourire.
Je sais ce qu'elle a essayé de dire, mais la prochaine sera la bonne. Je le sais.
Lorsque nous passons, elle nous remet une carte à chacun d'entre nous. Puis elle ferme la porte et me prend par la main pour nous emmener vers la salle de restaurant.
-C'est quoi ?
-Votre carte. Vous allez où vous voulez en dehors des chambres occupées. Vous faites ce que vous voulez, prenez ce que vous voulez, la carte s'occupe de tout.
-Tu veux dire, même les boutiques.
-Il va te falloir un pyjama pour ce soir, non !
Alice la regarde et lui fait un énorme sourire.
-Oh Emmett, les voitures, ne sont pas à vendre mais tu peux choisir celle qui te convient.
L'ascenseur s'ouvre, et nous la regardons la bouche grande ouverte.
-Vous avez fini de me regarder comme cela. Je ne me sens pas à l'aise. Je vais devoir vous appeler Carlisle ici. Personne ne doit connaître votre nom. Vous vous appelez Swan.
-Dieu soit loué.
Elle le regarde et baisse encore la tête.
Nous arrivons dans la salle de restaurant. Il y a encore cinq personnes pour nous servir.
-Bonjour à vous famille Swan.
-Bonjour à vous Ethan.
-Bella tu connais tous tes employés ?
-C'est la moindre des choses. Ils travaillent pour moi, ils me connaissent. Je peux au moins faire cela.
Papa est encore sous le choc.
-Comment fais-tu pour tout gérer ?
-Je délègue beaucoup et j'ai un super ordi.
Il lui sourie, elle baisse encore la tête.
Il va falloir que je lui parle, je ne comprends pas sa réaction avec papa.
L'homme dénommé Ethan revient une fois que nous sommes tous installés. Il nous propose de prendre l'apéritif. Carlisle choisit pour nous tous.
Ethan s'approche de Bella et se penche pour lui murmurer quelque chose à l'oreille.
-Ethan faites comme à votre habitude, ce sera parfait.
Ethan la remercie et fait un signe de main. Une musique de fond commence.
Emmett choisit une montagne de nourriture. Il a un serveur attitré. C'est celui qui court le plus. Je regarde ma famille nous sourions, nous plaisantons et cela nous fait un bien fou. Une fois le dessert avalé, nous sommes repus.
-Bella, que peut-on faire maintenant ?
-Tout ce que vous voulez, vous êtes ici chez vous.
-Pourquoi avoir choisi cet hôtel ? lui demande Jasper.
-Demain nous serons le 12 décembre.
-Et ? Que signifie cette date pour toi ?
Elle se lève de table et se dirige vers la vitre. Miami est illuminé à ses pieds. Elle regarde dehors, elle ouvre la porte du balcon et sort dans l'obscurité. Jasper me regarde. Je hausse les épaules.
Je vais la rejoindre, mais Carlisle me prend par le bras.
-Non Edward, laisse-lui un moment.
Je le regarde, il tourne sa tête vers elle.
-On a tous le droit d'avoir notre jardin.
-De quoi me parles-tu ?
-Elle se livrera à toi lorsqu'elle le voudra. Laisse-lui du temps !
-Tu es au courant de quelque chose ?
-Non !
-Pourquoi elle a du mal avec toi ?
-Je n'en sais rien. Elle est mieux que les premiers jours. J'ai bon espoir qu'avec le temps, elle me considère aussi comme faisant parti de sa famille.
-Vous l'êtes Carlisle.
Nous nous retournons, elle est toujours face à Miami.
-J'en suis heureux alors.
-Non ! vous ne comprenez pas. Hormis le fait que vous m'ayez vu dans de plus que misérable conditions et que vous ayez sauvé ma vie, c'est à mon père Charlie que je pense, il n'a jamais été super présent mais c'était le seul père que j'avais et je l'aimais pour cela. Vous m'avez pris sous votre aile, et vous me traiter comme l'une des vôtres, mais je suis la fille de Charlie Swan. Je vois sa main essuyé ses larmes. Mon père s'approche d'elle. Il se positionne derrière elle et pose sa main sur son épaule. Ils regardent l'horizon ensemble.
-Jamais je ne prendrais la place de ton père. C'était un homme bien, et il le restera.
-Je sais mais j'ai la sensation de le trahir, de l'oublier lorsque je suis avec vous.
-Je suis certain qu'il ne voudrait que ton bonheur, Bella. Si je peux t'apporter un minimum de réconfort alors j'en serais enchanté. Je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de mal là-dedans. Charlie le comprendrait j'en suis certain.
-Vous ne le connaissiez pas ?
-Je l'ai croisé plusieurs fois à l'hôpital. Mais tu as raison, je ne le connaissais pas personnellement. La seule chose que je sais, c'est qu'un homme capable d'élever sa fille comme il l'a fait avec toi, t'apporter ce que tu portes et transpires en toi ne peut être que quelqu'un de bien. Jamais il n'aurait fait du mal à quelqu'un.
-Merci mais si seulement ils pouvaient éviter de salir sa mémoire.
-Je ne peux rien te promettre là-dessus, mais je sais qu'il vit en toi. Tu le représentes comme tu représentes ta mère.
-Ma mère n'est pas le sujet.
-Il serait bien d'en parler, pourtant.
-Ma mère était morte depuis longtemps.
-Comme tu voudras. Bella que se passe-t-il demain ?
-C'est l'anniversaire de Charlie.
-Que faisiez-vous, ce jour là ?
-Si c'était un week-end comme demain, nous allions visiter le pays. Un truc de famille, vous voyez. Si cela tombait sur un jour pendant la semaine, on se faisait des films et le week-end on partait.
-Je suis heureux que tu partages cela avec moi.
Elle se retourne et lui tombe dans les bras. Il la câline comme il le ferait avec nous.
-Merci Bella, de t'ouvrir à nous comme cela. Tu es une super nana.
Elle rigole et ils se séparent. Il se penche pour lui embrasser la joue.
-Bienvenue dans la famille, Bella.
Elle rougie et papa la conduit dans mes bras. Elle vient s'y blottir et nous regardons la vue qui s'offre devant nous.
Je lui embrasse le front. Pas besoin de parler, nous sommes bien.
-Pouvons-nous nous retirer mademoiselle Swan ?
-Oh Ethan, je vous avais oublié. Que l'équipe compte ses heures en sup. Merci pour votre attention, le repas était superbe.
-Merci Mademoiselle, et bonne nuit.
Nous rentrons et nous apercevons que nous somme seuls. Chacun est parti à ses occupations. Elle me regarde et sourie.
-Viens ! me dit-elle alors qu'elle me tire par le bras.
Elle m'entraîne au travers de l'hôtel. C'est vrai qu'il est grandiose. Elle m'entraîne dans la galerie marchande. Nous voyons Alice et Rose jouer aux dames du grand monde. Les vendeuses et démonstratrices sont débordées. Nous passons sans faire de bruit. Puis elle me tire un peu plus loin. Nous traversons encore différents couloirs, passons des portes. Puis elle en ouvre une et me tire à l'intérieur.
Je suis scotché par ce que je vois. Il y a une salle de concert avec une scène et un piano en plein milieu.
-Joue pour moi.
Je la regarde. Elle a les yeux qui pétillent d'envie.
Je lui lâche la main, et me dirige vers la scène.
-Ne bouge pas, elle monte dans la bulle de son et lumière. Une douche filante s'allume au dessus de moi. Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, nous avons l'immense honneur d'accueillir ce soir parmi nous Edward. Pianiste dument reconnu de son état et aimer. Je me tourne vers la bulle. Je peux voir son visage, elle sourie. Vas-y Baby laisse-toi aller et ressens !
Je descends lentement l'allée et je sens la pression monter en moi. La coursive me suit. Je regarde autour de moi, les sièges se remplissent sous mes souvenirs. La salle applaudie. Je monte sur scène et je m'approche lentement du piano. Il est magnifique, plein de promesse. Je m'installe et craque mes doigts. Je regarde ces touches noires et blanches qui sont prêtes pour agir sous mes doigts. Elles m'attendent, elles m'appellent. Je ferme les yeux, un énorme silence m'envahit.
Je perçois un changement de lumière, plus intimiste, plus feutré. Mes doigts se posent alors sur les touches, je les laisse parcourir le clavier, le son envahie la salle. Du bonheur et de la plénitude m'envahit. Je suis bien. Je me laisse habiter par ces sensations longtemps oubliées. Je mets tout mon cœur, mon âme dans mes accords.
Au bout d'un instant, je suis vidé. J'ai tout donné. Une personne applaudie dans la salle. Je me tourne vers elle. Elle est là, magnifique. Son visage est encore parsemé de larmes mais elle a un sourire énorme. Elle me demande de jouer « Clair de Lune ». Notre musique. Je le fais sans hésiter. Un moment plus tard, elle me rejoint sur scène et s'installe à mes côtés. Je lui joue le morceau que j'ai en tête depuis quelques temps. Elle me regarde et je vois dans son regard combien cela la touche.
-Qui va là ?
Elle sursaute et me prend par la main.
-Vite sauvons nous ! Il n'est pas aimable le gardien.
Je la suis. Je sais que nous ne risquons rien mais de voir sa tête joueuse de faire courir le gardien est jouissif. Nous partons en courant avec cet homme nous coursant. Il nous crie dessus, mais Bella connait l'hôtel par cœur. Elle me dirige et nous essayons de le semer. Elle rigole. C'est super. Elle jette des projectiles sur le chemin, elle pousse des chaises afin de le gêner dans sa course. Nous passons différentes pièces lorsqu'elle me pousse dans un coin. Elle se blottie contre moi. Je ne sais pas où nous sommes mais la sentir contre moi, son cœur bat à mille à l'heure, sa respiration est rapide. Elle me regarde et je lui mets la main sur la bouche alors que le gardien passe à nos côtés. Il regarde partout en hurlant qu'il va nous mettre la main dessus et qu'il va nous faire payer cette course. Il part un peu plus loin.
Une fois passé, nous nous relevons et sortons dans le couloir. Elle remet ses cheveux correctement et replace ma chemise. Je la regarde, je l'embrasse et nous marchons tranquillement dans le couloir. Une porte s'ouvre à la dérobée, le gardien en ressort. Il regarde de gauche à droite. Il nous aperçoit.
-Vous cherchez quelqu'un Mark ?
-Nous avons eu une intrusion en salle de spectacle Mademoiselle, mais je suis sur le coup.
-Oh très bien, bon boulot, Mark.
-Merci Mademoiselle Swan. Bonne soirée.
Il part en courant, nous nous regardons et rigolons comme des fous. Oh mon Dieu que j'aime cette femme.
Elle me conduit dans un salon et nous commande à boire.
-Edward pourquoi ne pas être resté au conservatoire ?
-C'était une conversation privée, Bella.
-Je sais, mais pourquoi ? Tu as un don pour la musique.
-Je finissais ma journée et je devais aller boire un verre avec Yves pour fêter ma promotion. Lorsque nous sommes sortis Yves s'est fait renverser par un chauffard. Je n'ai pas pu le sauver. Le mec venait de braquer l'épicerie du coin. Un inspecteur est venu me voir, je me sentais mal. Je lui ai tout raconté et je me suis tourné vers le conservatoire. Pourquoi faire ce métier ? Il n'apportait rien à la population. Je ne servais à rien. Alors je lui demandé si je pouvais l'aider pour l'enquête. Il m'a répondu que chacun avait son domaine, lui était formé pour cela, moi je jouais pour le plaisir de l'écoute. Je l'ai regardé et j'ai compris qu'il fallait que je fasse autre chose de ma vie. Je suis parti et j'ai signé pour entrer en école de police. J'ai retrouvé cet inspecteur, il venait de prendre le poste de chef sur la brigade.
-Tom.
-Oui Tom. Il a su me montrer une autre façon de vivre, de voir les choses. Tout n'est pas noir ou blanc mais que des nuances de gris. Il a été mon mentor.
-Je ne sais quoi te dire pour Yves !
-Il n'y a rien a dire. Il est parti en laissant femme et enfant.
-Tu n'étais pas inutile. Travailler dans un conservatoire n'a rien d'inutile à mes yeux.
Je lui soulève le menton et l'embrasse.
-Je me sens plus utile dans ce métier même si des fois il est difficile.
-Ça pour sûr, le baby-sitting n'est pas ton truc.
Je rigole.
Nous montons à notre étage et nous retrouvons la famille devant l'écran plat du salon.
-Oh Bella, c'est merveilleux. Je ne me suis jamais sentie aussi bien. Merci, lui dit Alice en lui sautant dans les bras.
-Que faites-vous ici ?
-Nous vous attendions pour les chambres.
-Oh prenez celles qui vous convient, elles sont toutes identiques.
Je vois la famille se lever et partir pour découvrir leur chambre. Des onomatopées ressortent de leurs bouches. Emmett revient vers nous.
-Tout ce qu'il y a dedans est pour nous.
-UHMM oui !
-Oh Bella, il la serre dans ses bras.
Jasper la regarde et s'approche doucement. Il lui parle dans l'oreille, elle répond et ils rougissent ensemble. Il lui ouvre les bras et elle hoche la tête, et ils finissent par s'enlacer. Il lui donne des sacs.
-Bonne nuit Jasper.
-Bonne nuit Bella, Edward.
Je lui fais un signe de tête.
Bella me regarde, elle secoue la tête et me dirige vers une autre porte.
J'entre. C'est une suite pour deux. Un salon, une chambre et un jacuzzi, une douche derrière un paravent vitré. Dans le salon, il y a un panier de bienvenue avec tout le nécessaire pour la toilette et pour le jacuzzi. Puis un autre panier rempli de victuailles en tout genre. Il y a une note explicative avec tous les services de l'hôtel et un plan. Je me rends compte que c'est vraiment une ville à part entière.
-Oh bah merde alors !
-Voilà, pourquoi ?
Elle pose les sacs dans notre chambre. Je la regarde.
-Alice est passée à la boutique.
-Charmant.
J'ouvre le sac. Des tenues pour la nuit et pour demain.
Je la regarde.
-Comment fais-tu pour être si simple tout en ayant tout ce luxe ?
-J'avoue que de temps en temps cela me fait du bien d'être choyée mais je préfère la vie normale. Je me perdrais à force, c'est un monde vide et cruel.
-Je veux bien te croire.
-Et si nous allions au lit, je suis morte de fatigue.
Après nous être mis en pyjama, elle a encore pris mon haut. Nous nous allongeons dans ce lit. Elle se pose contre moi.
-Tu veux faire quelque chose de spécial demain, Baby ?
-Ce que tu veux du moment que l'on est ensemble.
Je l'embrasse et après lui avoir souhaité une bonne nuit je m'endors comme un bébé contre elle.
Le lendemain matin, je suis réveillé sous les caresses de ma petite femme. Elle est magnifique.
-Bonjour Babylove.
-Bonjour à toi, as-tu bien dormi ?
-Mieux que jamais dans tes bras.
Elle m'embrasse et me regarde.
-J'ai commandé le petit déjeuner. Tu viens ?
Je la suis. Le petit déjeuner comme elle dit est un amoncellement de nourriture sur une desserte à côté du jacuzzi qui reborde de bulles.
Je la regarde, elle enclenche la musique et fait doucement glisser ma veste de pyjama sur son corps pour venir se glisser tranquillement dans les bulles. Je la regarde, j'ai la bouche grande ouverte. Elle me sourie.
-Tu ne veux pas déjeuner ?
Je me déshabille et la rejoins. Elle s'appuie contre moi.
Nous déjeunons en se faisant manger mutuellement. C'est super sympa.
-Edward, je voudrais tellement te donner plus. Mais je ne sais si je serais à la hauteur de tes attentes.
-De quoi me parles-tu, Bella ?
-Je veux dire, je sais que dans une relation nous devons nous découvrir, nous apprendre par cœur pour finir par nous unir. Mais je ne sais pas si je te comblerais sur ce point là. Je peux tout t'apporter, répondre à toutes tes folies matérielles ou financières mais en ce qui concerne le côté charnelle. Je ne sais pas si je pourrais te satisfaire.
Suis-je bien en train de comprendre ce qu'elle me dit. Non mais c'est fou cette femme. Je la regarde, elle attend une réponse. Je le vois. Elle ne sait pas comment je vais réagir à cela, et j'avoue que moi non plus. Je ne sais pas si la colère l'emporte ou si je dois la rassurer encore sur ce point. Je passe ma main dans mes cheveux. Je la regarde. Elle semble perdue. Ses larmes se pointent, je ne supporte pas. Je lui passe la main sur la nuque et l'approche de moi pour l'embrasser.
-Je ne sais pas comment je dois le prendre ? Mais ton côté financier ne m'intéresse pas. Je n'attends pas de toi, quoi que ce soit de cet ordre là.
Elle me regarde. Elle passe sa main sur ma joue.
-Je crois que je me suis mal exprimée, encore une fois. Je sais que tu n'es pas une personne qui accorde de l'importance à l'argent. Je parlais de cela pour que tu comprennes mes doutes. Je voulais une chose dont tu connaissais l'ampleur, en comparaison du côté charnel où je n'y connais rien. Je ne voulais pas te vexer.
Je la regarde, elle patauge dans la semoule. Elle ne sait pas comment faire. Elle me fait sourire.
-Bella, pour ce qui est du côté charnel comme tu dis. Je pense que nous sommes en progrès constant. Regarde où nous sommes. Si on enlève le jacuzzi, je parlais de notre proximité, de notre tenue. Tu ne sursautes plus lorsque je te touche, tu n'as plus peur lorsque je te caresse. Nous avons partagé des moments de plus en plus intimes. Je ne te demande pas de t'offrir à moi parce que tu as peur de ma réaction. Ce que nous partageons me convient du moment que tu es heureuse.
-Ne voudrais-tu pas aller plus loin ?
-Il serait inutile de te dire le contraire, mon corps me trahit déjà. Mais nous avons le temps pour cela.
-Alors pourquoi je n'arrive pas à passer outre. Je veux dire que j'en ai envie mais je…
-Quoi ?
-Pourquoi cries-tu ?
-Tu en as envie ?
-Oh ce n'est pas normal. Je ne devrais pas, c'est cela. L'envie ne devrait pas faire partie de moi ?
-Bella, c'est un énorme pas que tu aies envie. Je ne pensais pas que tu me voies comme cela.
-C'est plus que cela. Je rêve de ce moment mais je ne sais pas si j'arriverai à rester avec toi !
-Tu comptes me laisser ? Un peur soudaine m'envahit. Elle doit le voir sur mon visage.
-Non, je veux dire que je ne sais pas si ma tête restera avec toi ou si les images et les souvenirs reviendront à ce moment là. Tu ne comprends pas, si je te frappe, si je me débats, ou si je hurle à la mort. Comment passer outre cela ?
Je l'embrasse en y mettant tout mon cœur. Je suis soulagé dans un sens.
-Bella, je ne sais pas s'il y a un mode d'emploi pour cela. Mais dans ma tête, le moment viendra lorsque tu seras prête, tu me le demanderas et, nous verrons bien. Si tu doutes, ou que les souvenirs reviennent, je m'arrêterai et nous reprendrons la prochaine fois. Je sais que pour toi c'est un sujet difficile, et j'avoue que je suis heureux que tu m'en parles. Mais tu ne dois jamais hésiter de me dire ce que tu ressens dans ces moments là. Je serais frustré, ça pour sûr mais nous le serons ensemble, alors cela me conforte. Si tu veux essayer, tester, ou n'importe quoi d'autre, dis-moi ou fais-le ! Je me donne complètement à toi pour cette partie.
-Tu es sérieux ?
-Oui complètement.
Elle me regarde et m'embrasse. Elle monte à califourchon sur moi. Je sens mon sexe se tendre de cette rencontre. J'aime cela. Je la caresse, elle se laisse faire et réagit en se cambrant en arrière.
-Dis-moi ce que tu veux Babylove.
-Aime-moi !
Je l'embrasse puis descends dans son cou. Je sais que c'est un endroit sensible pour elle. Elle m'embrasse aussi et dans l'euphorie du moment je sens ma dureté à son maximum. Elle me regarde. Elle se frotte contre moi. Je passe ma main pour lui prodiguer des caresses intimes, mais elle enlève cette dernière pour la poser sur sa hanche.
-Tu serais prêt pour un essai ?
Je grogne. Elle sourie. Je lui pose mes mains de chaque côté de son visage et après l'avoir regardée, je l'embrasse.
-Regarde-moi Babylove, ce n'est que moi.
Elle me regarde et sourie. Je passe ma main sous elle afin qu'elle s'accroche à moi. Je sors du jacuzzi avec elle dans mes bras et je vais la poser doucement sur le lit. Je la regarde, elle est magnifique. Je me couche sur elle sans peser de tout mon poids et je l'embrasse, je picore sa bouche, sa joue, sa mâchoire. Mes mains se promènent sur son corps. Elle répond à mes caresses. Je lui écarte doucement les jambes et je la regarde.
-Tu es magnifique Babylove, elle me sourie.
Je laisse traîner mes lèvres sur son corps et je descends toujours plus bas pour finir sur sa féminité. Elle pose sa main dans mes cheveux.
-C'est moi Babylove.
Doucement je lui lèche son bouton de rose. J'aime cet endroit. Je la pénètre d'un doigt alors qu'elle se cambre et me caresse les cheveux. Elle se détend et se laisse complètement envahir par le moment. Je remonte vers elle et l'embrasse à nouveau. Je la regarde.
-Dis-moi ce que tu veux ?
-Aime-moi Edward.
Je lui souris. Je me place à son entrée. Je frotte sans brutalité ma verge contre son sexe. Elle me regarde et se cambre de plaisir.
-Oh Edward.
-Baby, regarde-moi.
Dans un effort incroyable elle me regarde, ses yeux sont pleins de désir, mais de peur aussi.
-Tu es sûre ?
-Edward aime-moi.
Je m'introduis doucement en elle petit peu par petit peu. Je l'embrasse tout en lui répétant que je suis là. Une fois en elle, je la regarde, elle est super belle. J'attends qu'elle bouge sous moi ce qui ne se fait pas attendre. Je me bouge donc doucement, elle se cambre. Oh mon Dieu j'aime la sentir autour de moi.
-Plus vite.
Je m'exécute, ses ongles s'enfoncent dans mon dos, ses mains s'accrochent à mes cheveux alors que je me bouge en elle. C'est divin. Je la prends par les hanches et change l'angle de pénétration. Elle gémie de plus en plus. Elle mord son doigt pour ne pas faire de bruit. Je lui enlève doucement.
-Chante Baby, chante.
-Edward ouuuiiiii !
J'aime entendre le son de sa voix et dans ces moments là, c'est d'autant plus divin. Je continue mes allers et retours, variant sur le rythme. Je veux qu'elle jouisse autour de moi. Je lui relève la jambe pour la poser sur mon épaule. Elle me regarde. Je la rassure. Elle ferme les yeux et se cambre sous mes coups de rein.
-Oh mon Dieu !
Je la sens venir, elle n'est plus très loin. Je passe alors ma main sur son bouton de rose et je continue de lui dire combien elle est belle et combien je l'aime.
-Edwaaaard.
Elle se contracte autour de moi je continue de la pénétrer le plus loin possible alors que l'extase m'envahit. Je me fonds en elle. Je jouis en elle.
-Bella !
Je finis tranquillement de lui faire l'amour et je ressors d'elle en la caressant et en l'embrassant. Je la regarde. Elle me sourie. Nous avons réussi.
-Je t'aime my Babylove.
-Je t'aime Edward. Je l'embrasse encore et encore. Jamais je ne m'en passerais. Je la garde contre moi, nous sommes corps à corps, elle est dans mes bras, et nous venons de faire l'amour.
-Cela risque de ruiner ce moment, mais comment vas-tu ?
Elle rigole de toutes ses forces. OK c'est bon je me sens con.
-Je vais très bien, merci pour ce moment.
Elle me regarde et m'embrasse.
-Pas de souvenirs, de flash ou autre choses ?
-Non, maintenant je sais ce que voulais dire Rose en parlant de ma première fois. Il n'y a pas photo et nous allons nous faire nos propres souvenirs.
-J'en suis ravis.
Elle me regarde et nous partons dans un fou rire. Elle me saute dessus et mes forces reprennent du service. Elle me regarde et lève les sourcils. Je lui sourie et nous faisons l'amour pour la deuxième fois. Je suis au Paradis, avec la femme que j'aime. Elle jouit sous mes attentions et mes coups de rein. J'aime la voir s'abandonner, se donner complètement à moi. Nous finissons coucher dans le lit à nous caresser.
Elle sort du lit et fonce sous la douche.
-Un jour lorsque j'aurai ma maison, je veux la même baignoire, jacuzzi.
Je regarde dans sa direction, sa silhouette se dessine au travers de la paroi de verre. Elle penche sa tête sur le côté et me regarde.
-Tu m'as entendu ?
-Oui Baby, tout ce que tu voudras. Elle rigole et retourne sous le jet d'eau.
Je vois sa silhouette de rêve se pencher pour se rincer. Image très sensuelle pour moi.
Une fois sortie, je prends sa place. Je me lave et ferme les yeux un instant pour me remémorer ces moments.
-Je vois pourquoi tu ne répondais pas.
-Bah oui lorsque je vois ma femme si belle, je ne peux pas m'en empêcher.
Elle rigole et je sors pour la découvrir. Elle a des talons hauts, qui laisse découvrir de longues jambes où une jupe bleue nuit lui laisse deviner ses formes. Une chemise blanc cassé et la veste accordée à sa jupe. Elle a un maquillage léger et ses cheveux sont dressés à la perfection.
-Waouh !
-Merci.
Elle s'approche de moi et m'embrasse.
-Bella, je risque de ne pas être sage de la journée.
Elle rigole.
-Amuse-toi, j'ai des choses à faire.
Je la regarde, elle se dirige vers la porte. Elle s'en va. Je la rattrape.
-Hey Babylove, où vas-tu ?
