Auteur : Cullensgirl90
Traductrice : Moi
Spoilers : -
Rating : M
Genre(s) : Suspense/Hurt/Comfort
Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à Cullensgirl90. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.
Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.
Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!
- Chapitre 21 -
-PoV Bella-
A l'époque, à chaque fois qu'on allait avoir de la visite, ma mère devenait folle en essayant de nettoyer toute la maison. Elle nettoyait chaque pièce même si nos invités ne risquaient pas de monter à l'étage. Elle nettoyait chaque meuble, chaque sol, et chaque fenêtre/miroir de la la maison. Les magazines toujours posés sur la table basse disparaissaient ou étaient classés par ordre alphabétique, et les cannettes de bière de papa étaient toujours toutes recyclées. La maison était impeccable pendant un moment. Maman jurait toujours qu'elle essayerait de la garder aussi propre même après le départ de nos invités. Cependant, ça ne marchait jamais. Le lendemain du départ de nos invités, les cannettes de bière réapparaissaient et les magazines finissaient à nouveau éparpillés sur la table basse. C'était presque comme si un ouragan retournait la maison au cours de la nuit.
Les Cullen ne semblaient pas avoir ce problème avec leur maison. Alors qu'il fallait une bonne journée à ma mère pour tout nettoyer, il fallut dix minutes aux Cullen pour s'assurer que tout était en ordre. Bien sûr, c'était principalement dû au fait qu'ils avaient tous une vitesse surhumaine. Ça et leur maison n'était jamais bordélique. Esme n'aimait pas que les pièces soient encombrée d'objets. Elle n'avait aussi aucune envie d'essayer de nouvelles choses bizarres. Elle n'allait pas acheter un nécessaire de tricot avec l'espoir de faire des couvertures pour tout le monde avant de perdre tout intérêt pour ce projet une semaine plus tard.
"Comment sont-ils?" demandai-je à Edward.
"Le clan Denali?" Il haussa les épaules. "Ils sont comme nous dans le sens où ils ne boivent que du sang animal. Le clan est matriarcale, mais il y a un mâle: Eleazar. C'est l'âme-soeur de Carmen. Ils sont nés en Espagne. Les trois autres femelles sont soeurs: Tanya, Irina, et Kate. Elles sont russes, mais leur accent est inaudible."
"Ce n'est pas un nom russe, Kate," répliquai-je.
Il rigola. "C'est la contraction de Katrina."
"Oh."
"Elles ne te poseront pas le moindre problème," me promit-il. "Mais je dois te prévenir, Tanya a des cheveux blonds vénitiens."
Je frissonnai à cette pensée. La vue de cheveux roux me retournait l'estomac. Et je pensai que le blond du centre commercial m'avait rendu nerveuse. Damian c'était une chose, mais Victoria en était une toute autre. Il prenait son pied en me voyant souffrir. Il montrait des émotions en me torturant. Victoria? Quand elle infligeait une punition, son expression était impassible. Indifférente. Elle s'en moquait. Mes cris de douleurs et mes suppliques n'étaient pas suffisantes pour satisfaire son désir de sang et de tourments.
"On a vécu avec eux en Alaska à une époque. Ils ne devraient te poser aucun problème."
Emmett entra avec plusieurs sacs de courses dans les mains.
"C'es quoi tout ça?" demandai-je en faisant un signe de tête vers les sacs.
Il sourit et les posa sur la table. "Les festivités des vacances." Il sortit ce qui ressemblait à des cartons de lait et les rangea dans le frigo.
"Mais qu'est-ce que c'est?"
"J'te l'dirais pas," répondit-il en jetant les sacs vides à la poubelle. "C'est une surprise."
Edward grogna. "Non Emmett," dit-il en montrant les dents.
"Han, allez Eddie. Elle fait partie de la famille maintenant. On doit l'inclure dans nos traditions."
Edward lui dit quelque chose, mais il le dit si rapidement que je ne compris pas. Emmett rigola.
"Je pense que ce serait hilarant."
"Bien sûr que tu penses ça. Alice! Arrête de réciter la Bible en Arabe!"
Elle gloussa depuis sa chambre à l'étage.
"Devrais-je avoir peur?"
"Non."
Emmett rigola. "Bon sang non, môme. Tu devrais être excitée. Extatique. Submergée par l'impatience."
"C'est ce que toi tu ressens, trou duc," marmonna Jasper.
Avant que la conversation ne puisse continuer, Esme et Carlisle sortirent de leur chambre. "Ils sont là!" annonça Esme.
Je jetai un coup d'oeil par la fenêtre et vis une voiture noire arriver dans l'allée. Tous les Cullen sortirent pour accueillir leurs visiteurs. Edward resta à l'intérieur avec moi.
"Est-ce-est-ce qu'ils savent pour moi?" chuchotai-je.
"Ils savent que tu vis avec nous," répondit-il. "Ils ne connaissent rien de ton passé."
"Edward, c'est si bon de te revoir."
Je me figeai lorsqu'une vampire aux cheveux blonds vénitiens se matérialisa soudainement à côté de nous. Elle enroula ses bras autour d'Edward pour le serrer contre elle. Il rigola et répondit à son étreinte.
"C'est bon de te revoir aussi, Tanya. Comment vas-tu?" demanda-t-il en la repoussant prudemment.
"Eh, tu sais. Toujours la même chose. Ce doit être Bella," dit-elle en me souriant.
"Oui," dit Edward en plaçant sa main dans mon dos. "Bella, voici Tanya, la leader du clan de Denali."
Tanya me serra dans ses bras avant que je ne puisse dire quoi que ce soit. Je me figeai lorsque ses bras froids se refermèrent autour de moi. "C'est formidable de faire enfin ta connaissance. Esme nous a tellement parlé de toi." Elle se tourna et mit un coup de poing dans l'épaule d'Edward. "Espèce de pédophile. Elle est presque un bébé."
Ma gorge s'était serrée et mes genoux étaient devenus tremblants lorsque j'avais vu ses cheveux roux, mais c'était plus des reflets dans le blond. Ce n'était pas un roux vif, pas comme...les siens. Et les yeux de Tanya n'étaient pas rouges. Ils étaient dorés, comme ceux d'Edward et des autres Cullen. J'étudiai les autres membres de la famille lorsqu'ils entrèrent. Il y avait quatre femelles. Trois étaient blondes alors que la quatrième avait des cheveux si noirs qu'ils en étaient presque bleus. Sa peau avait une teinte olivâtre. Lorsqu'elle salua Esme, j'entendis un léger accent dans sa voix. Le mâle avait aussi les cheveux noirs et le même teint. Une de ses mains pâles étaient fermement placée sur la taille de la femme aux cheveux noirs. Il sourit et serra la main de Carlisle.
"C'est un plaisir de te revoir, mon vieil ami," dit-il avec un sourire amical. "Comment va la vie avec les humains?"
C'était étrange de les voir interagir comme ça. Rosalie et Alice parlaient aux deux autres femmes blondes. D'après ce que je pouvais entendre de leur conversation, elles planifiaient une virée shopping. Esme et la femme aux cheveux noirs parlaient des rénovations qu'Esme avait apparemment fait dans la maison et à quel point la femme aimait une des peintures accrochées au mur. La scène me rappelait les fêtes de fin d'année chez moi, à Forks. Trois jours avant Noël, mes parents organisaient une grande fête pour tous nos amis en ville. On avait pas de famille vu que mes deux parents étaient enfants uniques et que mes grands-parents étaient morts lorsque j'étais jeune, donc on célébrait Noël avec nos amis. Lorsque les gens arrivaient, ils se mettaient en groupe et parlaient d'intérêts qu'ils avaient en commun. Ils discutaient de ce qu'ils voulaient faire tant qu'ils étaient tous ensembles. Les Cullen et cet autre clan faisaient la même chose et pourtant...ils étaient tous sauf humains. Ils avaient la capacité de réduire mes os en poussière d'un simple geste du poignet, ils pouvaient courir à l'étage récupérer quelque chose à la vitesse de l'éclair, ils pouvaient entendre des choses qui se disaient à des kilomètres à la ronde, et ils pouvaient voir presque tout. Et ils buvaient du sang humain. Enfin, pas les Cullen ou ce clan, apparemment, mais la plupart des vampires. Et pourtant, malgré le fait qu'ils étaient tout sauf humains, ils...agissaient comme tels.
C'était difficile de me rappeler qu'à une époque, Edward n'avait pas été froid et dur comme la pierre. Il n'avait pas toujours eu des yeux dorés et il n'avait pas toujours bu du sang animal. Il avait été humain autrefois. Ils l'avaient tous été. Je me demandais s'ils essayaient désespérément de s'accrocher à leurs vies humaines. Peut-être que c'était pour ça qu'ils refusaient de boire du sang humain ou de garder des humains comme animaux de compagnie. Jusqu'à ce que je rencontre les Cullen, j'avais toujours pensé que les vampires étaient des monstres incapable d'éprouver des sentiments humains. Mais les Cullen en étaient capables. Et si les Cullen étaient capables d'éprouver des émotions humaines, les autres vampires l'étaient aussi. Les vampires auxquels j'avais été exposée avaient choisi d'oublier leurs vies humaines et leurs émotions et de devenir ce que la mythologie avait fait d'eux.
"Bella, je voudrais te présenter la leader du clan de Denali," me dit Edward. Il serra ma main avant de faire un geste vers la blonde qui se tenait devant lui. "Voici Tanya. Tanya, je te présente Bella."
Elle me sourit et ce faisant me révéla deux rangées de dents blanches et brillantes. Je déglutis involontairement. Ces dents pourraient se plonger dans ma gorge sans effort. C'était une réaction naturelle, une réaction que je ne pourrais jamais perdre.
"C'est formidable de faire ta connaissance, Bella." Lorsqu'elle me tendit la main, je regardai Edward parce que je ne savais pas vraiment quoi faire. Il hocha la tête pour m'encourager; et je serrai prudemment sa main froide et dure. Elle me fit un autre sourire amical avant de faire un pas en arrière.
Edward se pencha en avant pour me parler directement à l'oreille. "Les deux blondes entrain de parler avec Alice et Rose? Celle aux cheveux blond clairs s'appelle Kate, et l'autre, aux cheveux blonds platines, s'appelle Irina. Ce sont les soeurs de Tanya," me dit-il.
"C'est vraiment vos soeurs?" demandai-je automatiquement. Je le regrettai ensuite immédiatement. Elle ne s'était pas adressé à moi. Et si elle était comme tous les autres vampires et qu'elle se mettait en colère quand les humains prenaient la parole sans y être invité? Je me préparai à un coup qui ne vint jamais.
A la place, Tanya éclata de rire et secoua la tête. "Pas biologiquement, mais elles le sont dans tous les autres sens du terme. On a toutes les trois étaient transformées par la même femme donc on se considère comme des soeurs. Je te préviens cependant, ne touches jamais Kate sans la prévenir. Elle peut électrocuter les gens et envoyer quelqu'un de la taille d'Emmett au tapis."
Les cheveux de Kate me rappelait la couleur que j'utilisais toujours pour colorier les éclairs quand j'étais à la maternelle. Ça m'aiderait à m'en rappeler. Les cheveux de Kate ressemblent à un éclair. Noté.
"Elle ne le fait pas exprès," m'assura Tanya. "C'est un instinct naturel pour elle."
Je n'avais absolument pas l'intention de la toucher de toutes façons, donc ça devrait aller.
Edward me serra à nouveau doucement la main pour attirer mon attention. "Et les deux vampires aux cheveux noirs s'appellent Carmen et Eleazar. Ils viennent tous les deux d'Espagne."
Soudainement, Emmett fit un pas en avant et tapa des mains. Le bruit fut si fort qu'on aurait dit un coup de tonnerre. Même la maison trembla.
"Okay, maintenant que nous sommes tous là, c'est l'heure de notre fameuse tradition de Noël." Il apparut soudainement devant le frigo. Il ouvrit la porte pour révéler plusieurs brisques alignées. "Notre concours de buveur de lait de poule."
Tout le monde grogna. Edward leva les yeux au ciel et secoua la tête.
"Hey, c'est une tradition," dit Emmett. Il commença à sortir des verres d'un meuble et les lança à Jasper qui les aligna sur la table. "Et tout le monde doit participer."
"Sauf Bella," dit fermement Edward.
"Elle doit participer," dit Emmett. Il commença à remplir les verres d'un liquide jaune. "Elle fait partie de la famille."
Même si tout mon corps s'était tendu à l'idée de boire du lait de poule devant une bande de vampires, une boule d'affection me serra la gorge. Il me considérait comme un membre de leur famille. Je n'aurais jamais cru qu'ils me considéreraient comme l'une des leurs. Je n'étais pas une vampire. Je n'étais qu'une humaine qui avait été traumatisée par des vampires et c'était leur devoir de me guérir vu que c'était leur race qui m'avait endommagé. Enfin...à l'exception d'Edward. Il m'avait embrassé, ce qui voulait dire que je lui plaisais. Je pense, je n'en étais toujours pas sûre.
"Elle n'a pas à le faire si elle n'en a pas envie," lui dit Edward.
Emmett fit mine de répondre, mais Carlisle l'en empêcha en s'éclaircissant la gorge. "Je pense qu'on devrait dispenser Bella pour cette fois," dit-il. "Après tout, nous avons besoin d'un juge pour s'assurer que nous buvons vraiment le lait de poule et que nous ne le faisons pas couler le long de nos gorges dans nos vêtements."
"Jasper," toussa Emmett.
Jasper lui lança un regard noir. "A chaque fois qu'on fait ça, ça se finit toujours de la même façon et pourtant tu insistes pour le faire chaque année. Est-ce que tu peux m'en vouloir?"
"Oui, je peux." Emmett lui tendit un verre de lait de poule qui était rempli jusqu'à ras bord. "Les règles sont simples: vous buvez jusqu'à n'en plus pouvoir. La plupart de ces chochottes arrêtent au bout de quelques gorgées mais je bois jusqu'à ma limite."
Il frappa son poing contre son torse. Wow, tu es comme n'importe quel autre adolescent mâle que je connaissais à Forks. Tu bois jusqu'à ne plus tenir debout.
Une fois que tout le monde eut son verre, Emmett dit 'santé' et commença à boire. Tout le monde eut une réaction ou l'autre. Soit ils prirent quelques gorgées avant d'avoir un haut le coeur ou ils continuèrent à engloutir leur verre. Esme, Carlisle, Rosalie, Alice, Carmen, Eleazar, Irina et Edward posèrent leurs verres après les deux premières gorgées, mais les autres continuèrent à boire comme s'ils faisaient vraiment un concours.
Je tirai sur la main d'Edward jusqu'à ce qu'il mette sa tête à mon niveau. "Est-ce que les vampires peuvent s'enivrer?" lui chuchotai-je à l'oreille.
C'était stupide. Je savais que tout le monde avait entendu ce que je lui avais demandé. Tout ceux qui nous avait prêté attention éclatèrent de rire comme si j'étais une enfant qui venait de poser une question adorable. Pour eux, j'étais probablement une enfant. Je n'avais aucune idée de leur âge, mais j'avais vu des vampires qui avaient profité des Croisades.
"Non," me répondit Edward avec un sourire. "Mais parfois, j'aimerais."
Parfois je pouvais m'imaginer Edward entrain de boire une bière ou un verre de whisky quand il était stressé ou irrité. Si Emmett avait pu boire des boissons humaines, il aurait probablement constamment une bière à la main. Il semblait être du genre à adorer la bière, comme mon père.
Ma gorge se serra à nouveau, mais cette fois, ce ne fut pas parce que j'étais touchée. Ce fut parce que j'étais triste. Je regardai à nouveau le sapin placé à côté de la cheminée dans le salon. Il était dix fois plus grand que le sapin qu'on avait chez moi et les décorations qui le recouvraient avaient l'air beaucoup plus élégantes et chères. Notre sapin était toujours couvert par mes créations de l'école primaire et les décorations que j'avais fait pour mes parents. Maman m'achetait aussi une décoration personnalisée chaque année avec mon nom dessus. Elle en avait un pour chaque année, en commençant avec mon premier Noël. Mon père voulait toujours accroché la décoration 'Premier Noël de Bébé' lui-même. C'était un cadre photo avec un ours en peluche et un cheval de bois. Ma photo de bébé était au milieu.
"Tu étais le plus beau bébé que j'ai jamais vu," me disait toujours mon père. "Et tu seras toujours la plus belle fille au monde."
Ses étreintes d'ours me manquaient, tout comme l'odeur de bière, de pins et de bois que dégageait sa veste. La sensation de sa barbe frottant contre ma joue quand je l'embrassai avant de partir à l'école me manquait aussi. Ça me manquait de m'endormir couverte par sa veste et en le regardant nettoyer ses fusils de chasse.
Je ne me rappelai pas de Noël dernier, et pour être honnête, je m'en moquais. Je n'arrivais pas à me rappeler cependant si mes parents avaient dû fêter Noël sans moi ou s'ils avaient été tués avant. Le temps n'avait rien signifié pour moi pendant plus d'un an, mais maintenant je pouvais compter les jours. Ce n'était pas le premier Noël que je passais sans mes parents mais c'était l'impression que j'avais. Et bien que j'aimais les Cullen et que j'appréciais tout ce qu'ils avaient fait pour moi, ils ne pouvaient pas me rendre mes parents. Ils ne pouvaient pas faire disparaître ce que Victoria et Damian m'avaient fait. Ils ne pouvaient faire de ce Noël une fête comme je les connaissais, et peu importe à quel point ils essayaient. D'une certaine façon, je ne voulais même pas qu'ils essayent. Pourquoi se fatiguer alors que c'était impossible d'aller en arrière? On ne pouvait qu'avancer.
Je fus sortie de mes pensées par quelqu'un ayant un haut-le-coeur. Lorsque je me reconcentrai sur la scène devant mes yeux, Kate avait disparu. Jasper fit une grimace et disparut soudainement aussi. Maintenant, il ne restait plus que Tanya et Emmett pour boire le lait de poule restant. Ils avaient fini leurs verres et s'étaient attaquées aux briques.
"Y'a pas moyen que je me fasse battre par une fille," déclara Emmett. Il ouvrit une brique de lait et pencha la tête en arrière.
"Alors j'espère que ton estomac tiendra le coup parce que tu vas boire pendant un bon moment," lui dit Tanya.
Emmett éloigna le carton de lait de sa bouche. Ses lèvres étaient couvertes de lait de poule. On aurait dit qu'il s'était endormi dans du pudding. "L'année dernière tu as abandonné à la première gorgée. T'as entraîné ton estomac ou quoi?"
Tanya rigola. "Emmett, ça fait des siècles que mon estomac n'a pas fonctionné."
Elle attrapa un autre carton et commença à boire. Emmett jeta sa brique vide par terre et fit mine d'attraper la dernière. Alors qu'il tendait le bras, son corps fut agité par un frisson. Il s'arrêta pendant un instant et fit une grimace. Il ferma ensuite les yeux et serra les lèvres.
"Tu ferais mieux de ne pas re-vomir sur mon sol, jeune homme," le prévint Esme.
"Sors," lui dit soudainement Edward.
Un instant j'étais debout, et l'instant d'après, j'étais plaquée au sol. Lorsqu'Edward me relâcha, je me remis debout et vis qu'Emmett avait disparu. L'une des portes vitrée menant à l'arrière de la maison était détruite.
"Qu'est-ce qui s'est passé?" demandai-je.
"Est-ce que tu sais ce qu'il se passe lorsque des vampires mangent ou boivent de la nourriture humaine?" me demanda Edward. Je secouai la tête. "On doit la vomir. On ne la digère pas parce que nos organes ne fonctionnent plus."
Je baissai les yeux vers les briques de lait de poule vide. "Alors pourquoi Emmett-"
"Parce qu'il est dingue," répondit Rosalie. Elle secoua la tête et ramassa les briques de lait. "Je ferais mieux d'aller le chercher."
"Je m'occupe de la porte," offrit Carlisle. Il sourit et secoua la tête en se dirigeant vers les portes vitrée. "On garde toujours une vitre pour cette période de l'année."
Tanya poussa un grognement et ferma les yeux. "C'était stupide," marmonna-t-elle.
"Oui, ça l'était," confirma Irina en examinant ses ongles. "Maintenant va faire ce que tu as à faire dehors avant de salir le superbe sol d'Esme."
Tanya hocha la tête et disparut. Tous les autres commencèrent à nettoyer la cuisine. Edward me serra doucement l'épaule avant d'aller aider sa famille.
"Et maintenant, tu peux dire au monde entier que tu as assisté à un concours de picole vampirique."
-PoV Edward-
Dire que le clan de Denali était intéressé par Bella était un euphémisme. Quand Carmen avait appelé pour confirmer leur visite, elle avait été confuse lorsqu'Esme lui avait dit qu'on hébergeait une humaine. Leurs pensées s'emplirent de confusion lorsqu'ils la virent pour la première fois. Tanya fut la seule à se présenter à Bella, mais même elle avait gardé ses distances. Ils avaient tous gardé leurs distance, et je pouvais lire dans leurs pensées qu'ils ne se lieraient pas avec elle jusqu'à ce qu'ils soient sûre de nos intentions. Mais parce que Bella avait été présente, Carlisle et moi n'avions pas pu leur dire pourquoi elle vivait avec nous ou leur parler de son passé. On avait dû attendre qu'elle s'endorme pour pouvoir leur parler.
"Qui est-elle, Edward?" me demanda Eleazar lorsque je redescendis. "Pourquoi est-elle là?"
Carlisle soupira et me jeta un coup d'oeil avant de répondre. "Elle vit avec nous parce qu'elle n'a nulle part où aller. Edward et les autres l'ont trouvé dans l'appartement d'un vampire. On visitait une communauté de vampires. Tu en as déjà entendu parler?"
Eleazar haussa les épaules et échangea un coup d'oeil avec les membres de sa famille. "Je n'ai entendu que des rumeurs. Je n'ai jamais visité une de ces communauté. Comment c'était?"
"Barbare," cracha Rosalie. "Nous ne sommes resté que quelques heures. C'était répugnant."
"Ils gardent des humains comme animaux de compagnie," leur dis-je en forçant ma voix à rester calme. Eleazar haussa un sourcil noir. "Ils les traitent comme des animaux, voir même pire. On a trouvé Bella dans l'appartement d'un bâtard complètement dingue. Alice a vu qu'elle mourrait cette nuit-là si on ne la sauvait pas. On a détruit le vampire qui l'avait et on l'a ramené ici."
Carlisle commença à leur raconter en détail comme Bella se comportait lorsqu'on l'avait ramené ici au début, et ses théories sur les viols et les maltraitances qu'elle avait subit.
"Si vous aviez pu la voir quand on l'a ramené..." Il secoua la tête. "La fille que vous avez vu aujourd'hui est complètement différente de celle que nous avons ramené il y a quelques mois. Elle a dû subir plusieurs opérations chirurgicales...elle n'est pas encore complètement rétablie mais..."
"Elle ne sera peut-être plus jamais la même, Carlisle," chuchota Kate. "La pauvre enfant."
Carmen avait l'air d'être sur le point de pleurer. Elle serra la main d'Eleazar. "Y'a-t-il d'autres humains traités de la même façon?" demanda-t-elle.
"C'est plus que probable," dit Carlisle. Il se frotta le menton. "Dieu seul sait combien d'enfants ont été revendus à travers ce système. Ça doit être stoppé. Un jour."
Tout le monde hocha la tête.
"Si Aro découvre ça, il détruira les vampires responsables," lui dit Eleazar. "Mais il tuera aussi les humains impliqués. Ils en savent trop."
"C'est pour ça que nous n'avons pas approché Aro," dis-je. "On ne va pas mettre ces humains innocents en danger. Ils ont déjà bien assez souffert. Pourquoi rendre les choses encore pire?"
"La mort serait peut-être une meilleure option. Personne ne sait combien de fois Bella a prié pour mourir avant que vous ne la sauviez," dit Irina.
J'enfouis mon visage dans mes mains. C'était dur de ne pas penser à tous les cauchemars que Bella avait enduré. J'essayai de toutes mes forces de ne pas y penser. Je faisais de mon mieux pour ne pas penser aux images que j'avais vu dans l'esprit de son dernier propriétaire.
"Edward," appela Tanya, me sortant de mes pensées. "Je l'ai déjà vu auparavant."
"Elle est passée aux infos," lui dit Carlisle. "Ses parents ont été assassinés. Les filles qui ont été kidnappées avec elle se sont échappées et ont dit à la police qu'elles avaient été kidnappées par des vampires. Personne ne les a cru."
"Non," dit Tanya en secouant la tête. "J'ai vu sa photo auparavant. Un autre vampire la cherche."
Je me tendis sur ma chaise. "Quoi? Qui?"
"Il ne m'a jamais dit son nom. Il était jeune cependant et il avait des yeux rouges. Il avait un avis de recherche de Bella et il me l'a montré. Il m'a demandé si je l'avais déjà vu."
"Le vampire que vous avez tué n'était probablement pas son premier propriétaire," raisonna Carlisle. "Pour ce qu'on en sait, les vampires qui l'ont kidnappé sont maintenant à sa recherche."
"J'en doute," dis-je. "J'ai fait des recherches sur leur système. Un groupe de vampires amènent des humains de compagnie potentiels et les entraînent. Ceux qui survivent au dressage sont vendus. Après que les humains aient été vendu, les dresseurs s'en lavent les mains."
"J'ai hacké le système du magasin où Bella a été achetée. Il n'y a aucune trace de qui l'a acheté. J'ai juste trouvé la date où elle a été achetée," dit Alice.
Je me pinçai l'arrête du nez. "Ce n'est pas important," décidai-je. "Si l'un de ses propriétaires vient la chercher ici, ça me va. Nous sommes sept et il sera seul. On se chargera de lui."
"Voilà qui est bien dit," s'exclama Emmett avec un large sourire. Des images de la famille entrain de détruire brutalement un vampire dansèrent dans son esprit. Pendant qu'il imaginait le feu dans lequel nous jetterions ses restes, Tanya et son clan discutèrent à voix basse. Finalement, Tanya se redressa et me regarda.
"Est-ce que vous avez l'intention de mettre fin à ce trafic d'humains?" demanda-t-elle.
"Pas dans l'immédiat," admit Carlisle. "Pour le moment, nous nous concentrons uniquement sur Bella. On ne sait pas contre quoi on se bat pour le moment. On aura probablement besoin de plus de monde...plus de vampires pour nous aider."
"Vous pouvez compter sur nous," lui dit Tanya. "La dernière chose dont on a besoin c'est d'une visite surprise d'Aro. Edward, tu sais que nous soutenons tous votre décision d'aider Bella, mais je dois savoir; qu'as-tu l'intention de lui faire?"
"Qu'est-ce que tu veux dire?" lui demandai-je.
"Edward, elle ne peut pas rester humaine. Elle en sait trop. Si les Volturi viennent s'occuper de ces monstres, ils la tueront aussi. Elle connaît notre existence," dit Eleazar. "Le seul moyen d'assurer sa sécurité est de la transformer."
"Non," dis-je immédiatement. "Absolument pas. Elle vient juste d'être torturée par notre race. Je ne pense pas qu'elle comprenne complètement que tous les vampires ne sont pas des monstres sadiques comme ceux qu'elle a connu. Imaginez ce qui se passerait si on la transformait maintenant."
"Je ne dis pas que tu dois le faire maintenant," me dit calmement Eleazar. "Mais il faudra que tu y réfléchisse dans le futur proche."
"Il a raison, fils," dit Carlisle. "Si elle reste avec nous, elle ne pourra pas rester humaine."
Alice commença à se réciter l'histoire de la Nativité en Polonais et à l'envers. Je lui grognai dessus mais elle n'arrêta pas de m'empêcher de voir les visions qui lui traversaient l'esprit.
Je me levai de ma chaise. "Je ne transformerais pas Bella. Pas dans l'immédiat."
Eleazar se rassit et hocha la tête. "Le choix t'appartient, Edward. Tu connais l'enfant mieux que n'importe lequel d'entre nous. Tu la transformeras quand tu penseras qu'elle est prête mais tu devras le faire."
"Il n'y a pas d'autre solution, Edward," me dit Alice. "J'ai eu plusieurs visions du futur de Bella. Elles sont toutes bonnes, mais dans chacune d'entre elles, elle a les yeux rouges ou dorés."
Je me pinçai l'arrête du nez. Je n'avais pas le temps de penser à ça pour le moment. Dans quelques jours, ce serait Noël, l'une des fêtes les plus dures de l'année pour les personnes ayant récemment perdu quelqu'un. J'avais besoin de m'assurer que Bella passerait un bon Noël parce que ce serait le premier qu'elle célébrerait sans ses parents.
"On verra en temps voulu."
Avant que qui que ce soit puisse dire quoi que ce soit d'autre, je retournai dans la chambre de Bella. Elle était profondément endormie. Sa bouche étaient entrouvertes. Elle avait l'air si paisible, roulée en boule sous sa couette. Ses draps étaient enroulés autour d'elle comme s'ils étaient un bouclier. Je remarquai qu'une de ses couvertures était enroulée autour de son pieds. Je la libérai délicatement avant de réajuster ses couvertures. Elle soupira et se renfonça ensuite dans le matelas.
Je tendis la main et repoussai doucement ses cheveux de son visage. Sa peau était chaude et douce contre ma main froide. Elle gémit dans son sommeil.
"Je ne laisserais rien t'arriver, Bella," lui promis-je. "Personne ne te fera plus jamais de mal."
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