Salut tout le monde, je suis enfin de retour ! Bonne rentrée à tous, j'espère qu'elle se passe bien pour vous tous, je reviens avec un nouveau chapitre et sans bavasser davantage je vous laisse en compagnie de Harry et de Sirius, qui font un petit voyage à Liverpool !

Rien ne m'appartiens dans cette fic, je ne gagne pas d'argent avec (ce qui est dommage), bonne lecture !

Chapitre 19 – Visite à Liverpool

La neige tombe, encore et toujours, depuis plus de trois semaines. Le froid de l'hiver est plus mordant que d'habitude, le brouillard plus épais et les voitures ont dû mal à rouler avec ce verglas dangereux.

Même les transports en commun et les deux-roues ne sont pas très chauds pour circuler, les piétons font l'effort afin d'aller travailler, mais en enfilant une doudoune épaisse et ayant une démarche encore plus empressée que d'habitude.

Seul le métro circule sans problème, ce qui est normal me direz-vous, roulant des yeux devant cette frappante évidence …

Mais le métro étant noir de monde, cela revient au même : les gens doivent marcher jusqu'à leurs lieux de travail, se levant plus tôt et arrivant chez eux plus tard, endurant la neige glaçante et le froid paralysant.

Certains d'entre eux font un très bon geste, en emmenant les sans-abri ou les animaux errants dans les structures adaptées. Les restaurants et les supermarchés ayant des restes partagent les ressources avec la Croix Rouge et d'autres ONG semblables ; tout comme du matériel médical basique venant des hôpitaux ou des vêtements chauds venant de grands magasins.

Certaines personnes donnent de l'argent à cette structure assez débordée ou bien participent à l'effort collectif. Certains adultes font des cadeaux de Noël pour les enfants qui vivent dans les rues et des médecins sont dépêchés sur place par la Mairie de la ville.

La Reine elle-même a adressé un communiqué, disant à ses citoyens de faire preuve de bonté d'âme en protégeant les plus démunis.

Mais d'autres, des fruits pourris ou des âmes pleines d'indifférence, préfèrent penser à l'économie du pays – paralysé par cet hiver – et de faire tourner leurs affaires sans penser à ceux qui n'ont rien, sinon un sort funeste s'ils restent dans la rue par ces nuits sombres.

C'est le cas de M. Archibal Masset, notaire depuis 15 ans avec une spécialité basique dans la finance, ayant gravi les échelons de toutes les manières possibles ! C'est un homme sec, avec un visage dur et rasé de près, des cheveux marrons trop bien coiffés et des yeux gris perçant.

Ses habits sont outrageusement coûteux : un complet trois-pièces gris, un veston noir, des chaussures noires cirées, une cravate en soie grise foncée et des boutons de manchettes en or. Pas d'alliance – l'amour et le sexe sont une perte de temps – sur ses doigts manucurés.

Pour lui, avoir des enfants et une femme … c'est inutile vu qu'il est le troisième de la fratrie, eux ils ont déjà des chiards et une gonzesse, avec une pile de crédits fonciers sous le bras et des postes inférieurs.

Alors que lui, il dirige le bureau de notaire de la ville ! Il a un super loft bien équipé, une voiture dernier cri, des costumes assortis et chers et aucun crédit à rembourser ; ce qui est rare à son jeune âge, il n'a que 35 ans.

Il n'est pas marié, même si pour des raisons physiologiques il couche de temps en temps avec des femmes, et encore ce genre de choses est assez rare – il le fait surtout quand il est stressé – de ce fait, il se qualifierait d'asexuel.

Et comme on se doute, il n'a aucun enfant, il y a veillé de près ! Non pas qu'il soit totalement réfractaire à cette idée, mais Archibald préfère atteindre le million sur son compte en banque avant d'avoir un ménage ''digne'' de ce nom.

Mais sa vie n'est pas exempte de plaisir : il mange ce qu'il lui plaît, fait toutes sortes d'activités sportives ou culturelles (il aime bien les musées et les expositions artistiques), s'y connaît en bon alcool, mais aussi en massage de bien-être et il aime partir en vacances au soleil.

Ses véritables péchés sont de fumer des cigares de Cuba, s'envoyer un petit rail d'héroïne pour avoir la forme et bien sûr, entuber ses adversaires sans aucune pitié.

On pourrait croire que cet homme est un être cruel, un peu sur les bords oui c'est sûr ! Mais Archibald est quelqu'un qui ne supporte pas l'injustice : pour lui tout le monde a le droit d'avoir des Droits, il déteste l'hypocrisie et il a un pragmatisme défiant la réalité.

C'est pour ça qu'à part un chèque d'à peine 7.000 £, la Croix Rouge n'aura rien de plus : le notaire n'a jamais vu ces élans de générosité auparavant, plutôt le contraire en fait … des femmes violées et frappées dans la rue, par exemple.

Ou bien des adolescents plus ou moins jeunes, faisant le trottoir pour survivre sans que personne n'intervienne, des hommes et des personnes âgées mourant dans ces nuits froides.

Personne ne les aide, sauf si la Reine le demande, ce n'est qu'une solidarité de façade, une fois que l'hiver sera passé tout redeviendra comme d'habitude pour ces pauvres hères.

Un ''toc toc'' discret le sort de ses pensées, c'est sa secrétaire Mary qui l'informe que Monsieur Potter et son tuteur, Lord Black sont arrivés.

''Merci de m'en avoir informé Mary, pourriez-vous apporter du thé avec les trois différents parfums, ainsi que des scones s'il vous plaît ? Faite entrer nos invités, je vous prie.''

Archibald est d'une politesse à faire flancher l'entourage royal, parlant doucement avec des gestes maniérés, mais aussi une attitude attentive à ses interlocuteurs.

Le notaire sort le dossier ''Lily Evans-Potter'', redresse sa cravate et ajuste sa chevelure déjà bien ordonnée, avant de détailler ses nouveaux invités.

L'homme, il le devine en fin de vingtaine avec cette sorte d'insouciance et ce visage pas encore mûr de la trentaine. Mais il a une forme de maturité et de force qui lui plût assez …

Ses cheveux noirs et ses yeux gris, rajoutent du charme à ce visage très aristocratique, avec une peau halée et cette carrure assez sportive au maintien assuré ; Archibald s'avoua que c'est un bel homme avec de la classe et une petite touche de rébellion qui ne doit pas laisser indifférent.

Son costume noir contraste avec ses bottes en cuir foncé, il a une chemise de couleur ambre et une chevalière à l'aspect coûteux. Il porte aussi une amulette en argent représentant une tête de loup et un bracelet arc-en-ciel au poignet, ainsi qu'un autre de couleur bleue, lavande et rose …

Il émane de lui une assurance rarement vue chez les jeunes personnes, bon ce n'est pas non plus un jeune premier mais Archibald sent que cet homme a vécu des épreuves difficiles, son bracelet multicolore le laisse indifférent : si cet homme est quelqu'un de droit et heureux avec son partenaire, qui est-il pour juger ?

Il passe ensuite à l'enfant qui l'accompagne, ''non pas l'enfant'' se dit le Archibald ''plutôt un adolescent précoce, avec un soupçon de maturité adulte''.

En effet, ses cheveux noirs et bouclés sont bien coiffés, ses yeux verts sont insondables, son visage est élégant, sa peau halée et sa carrure de sportif lui indique que le garçon à un exutoire ; il a des mains finaudes et un maintien raide qui ne laisse pas Archibald indifférent.

Sa tenue est presque semblable à son accompagnateur : le même costume noir bien ajusté, les même bottes en cuir foncée – sauf qu'elles sont grises – et la même amulette argentée, mais qui représente un serpent cette fois-ci.

La chemise par contre est aussi verte que les prunelles de ''l'enfant'', avec une cravate blanche qui contraste de façon extraordinaire avec le tout. Lui aussi porte un bracelet, mais noir avec des lettres rouges que Archibald peine à identifier.

On sent quelque chose de plus, une sorte de froideur venant du jeune être : ses yeux sont magnifiques mais… ils ont une noirceur cachée, son visage impassible à des angles durs, ses mains délicates peuvent sans doute briser une nuque et son maintien raide camoufle une détente presque diabolique.

''Archie, je crois que tu dois faire gaffe avec ce gamin. Il est plus retors que tous tes adversaires réunis, mais aussi plus dangereux.'' souffle l'instinct professionnel de l'homme.

''Messieurs, bonjour à vous. Asseyez-vous, je vous pris, ma secrétaire va amener quelques commodités. Dites-moi par quoi vous voulez commencer.''

Les deux sorciers s'installent, alors que la dénommée Mary amène du thé avec des parfums différents, des gourmandises et un service en porcelaine venant d'Asie.

''Merci Mary, veillez à ce que nous ne soyons pas interrompus, je vous prie.''

Sirius et Harry prirent du Earl Grey, tandis que Archibald prit celui à la menthe, chacun prit un scone à la myrtille et après une brève dégustation, Harry enchaîne soudainement :

''Monsieur Masset, nous vous remercions de votre accueil. Ce thé à l'air fabuleux, je voudrais voir maintenant le testament que ma mère vous a laissée il y a de ça … presque 9 ans. S'il vous plaît.'' dit doucement le petit brun, la voix pas si enfantine que ça.

Devant cet étalage de politesses, ainsi que ce vocabulaire soigné, le plus âgé transmet le dossier au petit garçon en expliquant :

''Voici le testament de votre mère, il a été fait au début de l'année 1981. Elle m'a seulement expliquée, preuves à l'appui, qu'elle était atteinte du Sida et que ses poumons ont été touchés par une pneumonie fulgurante. Sachez que la somme de départ a été fructifié d'elle-même avec les années.''

''Oui, monsieur Masset. Je sais comment fonctionne une banque : elle augmente la somme initiale de quelques pourcentages. Je crois me souvenir que le taux d'intérêt actuel aux Îles Britanniques est de 5%. Ce qui fait actuellement … si je ne me trompe pas, 100.000 £, n'est-ce pas ?''

L'homme fait un calcul rapide avec la machine moldue prévue à cet effet, puis il confirme le total émis par son jeune interlocuteur, qui fit un semblant de sourire en coin pas vraiment authentique mais bon !

''Je souhaite continuer dans cette voie, mais également faire des investissements. Pas très important rassurez-vous, mais suffisamment pour renflouer mes caisses. Et j'aimerais aussi louer un bien en particulier, quel prix me conseillerez-vous ?

''Eh bien monsieur Potter, selon l'état du bien, je dirais que 1200 £ par ans sera suffisant. Cela peut être assez onéreux pour certains, mais si vous visez à l'année c'est une bonne somme. Sinon, je vous conseillerais 450 £ par mois. Cela vous convient-t-il ? Et quels sont les investissements que vous désirez ?''

''Les deux sommes me conviennent, à vrai dire j'aimerais faire cela de façon discrète et officieuse. Je vous expliquerais pourquoi par la suite.''

Le petit garçon se ressert un scone, qu'il mange de façon élégante, tandis que son interlocuteur note les désirs de ce client plus que particulier.

''Pour ce qui est de mes investissements, je souhaiterais m'intégrer dans deux sociétés prometteuses, sous des pseudonymes. Cela est pour la protection de mon identité et par extension, de mon patrimoine global. Ces sociétés sont la Grunning avec une participation de 25% sous deux noms différents et ''Microsoft'' pour 10%''.

''Très bien monsieur Potter, laissez-moi un instant pour calculer l'argent que cela vaut … alors pour la Grunning vous devez verser 25.000 £ et pour 'Microsoft', c'est 40.000 ... Le tout vous laisse avec 65.000 £. Je vais m'occuper des papiers nécessaires et me renseigner sur la santé de ces entreprises. Quel est le bien que vous désiriez louer ?''

Autant lui parler comme à un adulte ! Le jeune Potter semble connaître les bases de la finance, puis son regard tellement insolite calcule et pèse toutes ses affirmations au crible … à la fin de sa phrase le petit garçon sourit, mais ce n'était pas un vrai sourire !

Non car, quand quelqu'un sourit vraiment, il plisse des yeux sous le coup de l'émotion et de la crispation des muscles de la mâchoire.

Mais pas son jeune client : ses yeux demeurent normaux et froids, son visage restant de marbre ; ce ''sourire'' ne paraît pas du tout naturel, sans être forcé pour autant. Le frisson inqualifiable que ressent Archibald à cet instant fait dresser les poils de sa nuque.

''En fait monsieur Masset, je me suis renseigné sur vous et vos petits ''loisirs de vacances'' … je sais précisément ce que vous faites dans votre temps libre. Et je sais comment vous avez atteint le plus haut échelon de ce cabinet, dont vous avez la direction. Je sais tout, monsieur Masset.''

A ce moment, Archibald ne sut s'il a malencontreusement laissé une fenêtre ouverte, si le chauffage est tombé en panne ou si quelques démons sortis de la Bible viennent d'envahir le Monde … toujours est-il qu'il ressent un grand froid s'abattre dans la pièce.

''Que voulez-vous dire monsieur Potter ? Je ne pense pas que vous sachiez quoi que ce soit sur moi ou mes soi-disant 'magouilles' comme vous dites.''

''Mais Archibald, bien sûr que si vous savez de quoi je parle … votre petit chantage contre l'ancien directeur du cabinet, qui avait une maîtresse afro-anglaise alors qu'il faisait partit du Parti National Britannique … belle manœuvre par ailleurs ! Retirer 500.000 balles d'un compte en banque suisse pour un autre d'origine cubaine, en faisant chanter un raciste de première. Ça m'a impressionné, dois-je continuer ?''

(NDA : le Parti National Britannique est en gros l'extrême-droite des îles Britanniques)

''Oui s'il vous plaît monsieur Potter, continuez votre exposé.'' ricane difficilement le notaire.

''Je veux bien parler de votre don généreux à l'IRA, avoir un cousin politicien Irlandais ça aide. Je peux aussi vous énoncer cette extorsion, que dis-je !? Ce fabuleux tour de passe-passe que vous avez fait en 1982, lorsque vous avez racheté la maison de mes grands-parents maternels en arnaquant ma sale mégère de tante ! C'était brillant.''

Sirius retient difficilement un rire, tandis que le notaire ne sait pas où mène la conversation : le gamin l'encense ou le fait chanter ?

Et d'ailleurs, c'est lui qui conduit le train et plus Archibald ! Ce gamin est doué, il doit bien le reconnaître …

''Je peux parler aussi, de votre association avec le banquier de la Grunning. Enfin, je dis association … je devrais dire inimitié allant jusqu'à vouloir anéantir les ressources financières de l'entreprise. Et pour ça, je peux vous aider. Mon plan est d'anéantir la vie de mon oncle, qui est le patron de cette entreprise.''

''En gros, si je résume bien : vous allez m'aider à mettre au plus bas les finances de l'entreprise, si moi je vous permets de vous infiltrer dans l'entreprise avec deux fausses identités. Et je pense, non je suis sur, qu'à long terme vous allez vouloir être l'actionnaire majoritaire de le Grunning.''

''Décidément monsieur Masset, vous lisez dans mon esprit ! En effet, j'ai envie de commettre une petite vengeance envers Vernon Dursley. Je pense que nos buts concordent : je dispose d'un réseau de détectives privés qui peuvent se renseigner sur ce directeur financier, vous lui prendrez l'argent pour m'aider à racheter mes parts et on partagera les bénéfices de cette chute.''

De tendu comme un arc, Archibald devient soudainement intéresser par la proposition du petit garçon : il voulait abattre ce directeur financier depuis longtemps, son jeune interlocuteur dispose des moyens nécessaires pour parvenir à ce but.

En échange, le notaire doit l'aider à faire tomber ce Vernon Dursley, de façon quelque peu illégale certes, mais aussi lente et assez difficile. Mais pardieu ! Le challenge, la perspective de gagner de l'argent et le frisson de la réussite quant à faire tomber un adversaire … c'est grisant.

''Très bien monsieur Potter, j'accepte votre offre. Je vous propose 50% de l'argent que vous allez gagner une fois l'entreprise démantelée. Car je suppose que vous voulez réduire cette structure en bouillie. Je me servirais de votre réseau pour découvrir comment abattre l'homme qui finance la Grunning.''

''Cela me convient amplement monsieur Masset. Je vous fais confiance, mais tout de même … évitez de me décevoir ou de me faire un coup tordu. Ce serait malheureux que je perde un bon notaire. En effet, je veux démanteler l'entreprise, mais … en la mettant en Bourse, ainsi les bénéfices que nous en tirerons, seront plus avantageux.''

En disant ça, le sourire faux de Harry s'agrandit : on aurait dit le Diable lui-même, avec ces dents ayant l'air bizarrement pointues, les yeux étrangement charbonneux – sont-ils devenus noirs d'un coup ? – et sa posture penchée en avant d'un air prédateur.

Sa tête légèrement penchée sur le côté et ses mains jointes, rajoutent un petit côté ''diabolique'' à ce jeune personnage ; Qui n'a jamais eu de traits enfantins par ailleurs, ni d'innocence ou de sentiments … certes il a un visage angélique et de très beaux yeux, mais comme dit l'expression ''il a la beauté du Diable''.

''Ne vous inquiétez pas mon jeune associé, je n'ai jamais trahi qui que ce soit. Mes rares amis peuvent en témoigner. Je suis d'accord, mais quand voulez-vous racheter l'entreprise ?''

''Je me donne trois ans, plus un pour briser la Grunning en petits morceaux. Tout à l'heure vous m'avez demandé quel bien je veux louer, de façon officieuse … et bien en fait, c'est le domicile de mon oncle et de ma tante. Raah, je sens votre interrogation d'ici, un peu de patience je vais y répondre, sacripant.''

Le dit sacripant ne sait s'il doit être outré ou amusé de ce qualificatif, Sirius joue la carte de la facilité en pouffant de façon plus ou moins discrète.

''Voyez-vous, monsieur Masset, les Dursley étaient mes tuteurs il y a quelques années. Presque 3 ans en Juillet prochain, pour être exact. Et ce sont des bourreaux d'enfants, radins et menteurs jusqu'aux bouts des ongles, des gens horribles qui doivent être punis. Commencez-vous à comprendre ? Ou dois-je fournir plus d'explications ?''

''Oui je comprends monsieur Potter… vous souhaitez vous venger. Vous voulez que vos anciens tuteurs finissent à la rue sans le sou. En fait, votre plan est tellement simple qu'il passe facilement : vous voulez les faire passer pour des locataires et non des propriétaires. Mais comment comptez-vous faire pour que ça passe légalement ?''

''Oh rien de plus simple, quelques petits papiers falsifiés par-ci par-là. Vous savez comment c'est, l'administration se trompe tellement souvent, la preuve mes anciens tuteurs n'ont jamais fait de papiers pour moi. Et leur maison ne leur a pas appartenu avant leur emménagement en 1976, l'ancien propriétaire est devenu gâteux et a été envoyé en maison de retraite.''

Facile, il suffit de faire signer quelques papiers à cet homme, de façon discrète bien entendu. Après il sera tout aussi simple d'intervertir les documents, déposant les ''nouveaux'' au cadastre et à la Mairie.

Pour bien faire, il faudrait les placer dans les archives d'une agence immobilière à l'endroit où ils habitent, après tout est question de prix et de nom ; l'argent ira à son client, mais de façon détournée … a t-il l'intention de racheter la maison par ailleurs ?

''Oui et non monsieur Masset, je vais leur racheter mais pas longtemps. Tout comme pour l'entreprise, je me donne quatre ans pour rappeler aux Dursley qu'ils ont 'oubliés' de payer un loyer ; Loyer qui suivra votre bon conseil, avec 1200 £ par an.''

''Cela fera une somme très importante, 15.600 £. Mais pas assez pour les ruiner totalement, sauf si vous leur permettez de racheter la maison. Mais néanmoins, je pense qu'un homme comme ce Dursley doit avoir des magouilles dans ses impôts.''

''En effet, selon l'un de mes détectives privés, mon cher oncle a plusieurs chantages à son actif : dont qui pourrait ruiner sa réputation et tout le soutien qu'il pourrait avoir. Il se trouve que Dursley est atteint de la syphilis, non content d'avoir été contaminé par une prostituée, il l'a transmis à la fille de son vice-PDG.''

''J'imagine que cette femme est au courant, mais qu'il achète son silence. Vernon Dursley sera ruiné dans tous les sens du terme !''

''Ce n'est que justice : ils font du mal aux gens, ils sont toxiques à ceux que leur malveillance 'épargne' … ils mériteront la punition que je leur réserve. Je prendrais le temps de leur mettre un couteau sous la gorge, invisible mais parfaitement affûté. Et le moment venu … je trancherais dans le vif.''

Archibald frissonne, se disant qu'il fait bien d'être l'allié de ce démon aux yeux verts, puis après avoir noté toutes les volontés de son client, il lui pose deux dernières questions :

''Pour vos alias, avez-vous réfléchi aux nouveaux noms que vous désirez ? Et où puis-je vous contacter ?''

''Oui, pour la Grunnings : John Smith et Samael Evans. Pour la maison de Privet Drive, je vais prendre une identité féminine : Evanna Lirrer. Simples, mais ils feront leur travail. Pour le contact, j'habite au Canada, l'adresse vous sera donnée par téléphone d'ici trois jours.''

Le premier et le dernier sont d'une banalité à toute épreuve – aucune chance de le pister – et le second a une connotation assez familière pour le prénom ; vu qu'il est de croyance anglicane, même s'il ne pratique pas.

En clair, sa mère lui a fait lire la Bible, ce qu'il a fait sans grand intérêt, même si certaines histoires sont intéressantes.

Sa génitrice est une ancienne théologienne, donc elle lui a prêté une myriade de bouquin traitant sur ce sujet : certains parlent des différents prophètes, d'autres des êtres peuplant le monde céleste et d'autres encore de ceux qui hantent les bas-fonds de la planète – non ce ne sont pas les Hommes, quoique ...

Et de ce fait, ce sobriquet va comme un gant à ce jeune client bien étrange, après tout … avec cette attitude froide, cette intelligence aiguisée, ce charisme qui dans le futur sera un véritable piège à mouches, mais surtout …

Surtout ces manières extrêmement polies, frôlant presque la gestuelle d'un psychopathe, avec cette amabilité cachant une froideur concurrençant sans peine la banquise et le ton doux de sa voix au vocabulaire pas du tout enfantin.

Oui, s'il n'a jamais cru au Diable auparavant, Archibald y croit à présent, alors qu'avant de quitter son bureau, son obscur visiteur vrilla un dernier regard vert teinté de noir sur sa personne, en souriant d'un air indescriptible et en rétorquant un froid : ''A bientôt monsieur Masset, je suis ravi de faire affaire avec vous''.

Ravi n'est pas le mot exact. Et pourtant, Archibald ne put s'empêcher de penser que le temps froid de dehors est tellement plus chaud, confortable et rassurant que cette entrevue, dont il a la sourde impression d'avoir vendu son âme – ou ce qu'il en reste – à un démon particulièrement charismatique.

Woouuf ! Premier chapitre de l'année terminé ! Alors qu'en avez-vous pensé ? Comment trouvez-vous le personnage d'Archibald ? Le comportement de Harry (qui est froid comme la glace) ? Etes-vous d'accord avec les décisions qu'il a prises pour se venger de Vernon (et s'enrichir dans la foulée) ?

Dites-moi tout ça dans les commentaires et on se retrouve samedi prochain pour un nouveau chapitre ! En attendant portez-vous bien chers ! ^^