Bonjour, bonjour ! Je ne vais pas faire de grand discours alors juste merci ! Je sais c'est toujours la même chose, je n'innove pas ! lol !
Je voulais juste vous expliquer quelque chose, certaines d'entre vous n'ont pas vraiment compris Bella et voulait la secouer. Oui je suis d'accord, il ne faut pas la laisser se morfondre mais il faut se mettre à sa place, ce n'est peut être pas facile pour Edward mais ça ne l'aie pas pour elle non plus. Si elle est comme ça, c'est parce qu'elle se sent inutile, elle ne supporte pas d'être un fardeau pour sa famille et ses amis. Elle ne se rend pas vraiment compte de son agressivité mais inconsciemment elle veut s'éloigner d'eux car ils lui rappellent trop ce qu'elle était avant et tout ça est très dur pour elle. J'espère que vous comprenez mieux maintenant ma Bella.
Aller place aux réponses à mes anonymes :
-Aussidagility : Je suis heureuse que tu aies compris ce chapitre. Toi qui l'as vécu ça me fait plaisir que tu trouves mon histoire proche de la vérité et moi aussi je m'inspire de fait réel pour écrire.
- Anna-maria : Oui tu as raison l'autre homme ne peut pas être plus beau qu'Edward lol ! Ne t'en fais pas, Edward ne va pas l'abandonner.
- Mmev : Merci, je suis contente que ça t'aie plu.
Aller, je vous laisse lire !
CHAPITRE 20 : RENAISSANCE
Après cette dispute, les filles m'avaient ramené au centre de rééducation en s'excusant. Elles se blâmaient alors que c'était moi qui avais fauté.
Edward m'avait envoyé un message le soir même en s'excusant de m'avoir crié dessus, mais qu'il ne supportait plus mon état apathique. Je savais qu'il avait raison, je comprenais tout à fait sa réaction, mais le savoir fâché me mettait le cœur en miette.
Pendant toute la semaine, je restais scotchée à mon téléphone attendant son appel. Mais il ne le fit pas. Je ne reçus que des messages où il disait m'aimer et que je lui manquais.
Alice était passée me voir avec Jasper et s'était encore excusée.
« Je suis tellement désolée Bella. » M'avait dit Alice d'une voix tremblante.
« Alice arrête de t'en vouloir s'il te plaît, c'est de ma faute et non la votre. » Lui répondis-je afin de la rassurer.
« Oui mais tu n'avais pas besoin de te disputer avec Edward, tu as assez de soucis comme ça. » Continua-t-elle.
« C'est bien ça le souci Al ! Je me lamente trop sur moi, je ne vois plus que mes soucis et non le fait que vous êtes là et que je suis toujours en vie. » Lui dis-je en fronçant les sourcils.
J'étais en colère après moi. Comment avais-je pu m'apitoyer autant sur moi ? Je n'étais ni condamnée, ni paralysée et pourtant je pleurais sur moi. Alice m'avait serré dans ses bras, heureuse de me voir de nouveau sourire et avec des paroles positives.
Les jours passaient et Edward ne m'envoyait que des messages. Mais je me battais, pour lui, pour moi, pour nous.
Je ne marchais toujours pas mais faisais de gros efforts pour y arriver. Comme je m'étais laissée aller pendant presque une année, mes muscles avaient fondu et je devais me remuscler doucement pour ensuite penser à remarcher.
Un jour où j'étais en pleine rééducation dans la piscine avec mon kinésithérapeute, une dame arriva aussi en fauteuil roulant.
Son kinésithérapeute l'aida à se glisser dans l'eau et elle commença à faire des mouvements. Elle n'était pas très loin de moi et je pouvais entendre comme elle soufflait de toute ses forces afin de faire bouger ses jambes. La détermination se lisait sur son visage. Elle se battait pour faire ses exercices mais rigolait en même temps. Je l'entendis même faire une blague à son médecin et se mettre à rire. Celui-ci reflétait sa force, son courage et son envie de vivre.
Je restais là bouche bée, elle était ma totale opposition et j'eus envie de lui parler pour savoir comment elle faisait pour surmonter tout ça. J'avais besoin de conseils d'une personne comme moi.
Alors quand elle sortit de l'eau, je demandais à sortir aussi. Mon kiné ayant compris que je voulais lui parler me laissa y aller.
Elle se dirigeait vers les ascenseurs et je fis tourner mes roues plus rapidement pour la rattraper.
Je montais avec elle et la regardais troublée.
« Excusez-moi madame, je peux vous poser une question ? » Lui demandais-je gênée.
« Madame ? Mais je ne suis pas vieille, mariposa mais appelle moi mari! » Me dit-elle me tendant la main.
« Isabella mais c'est Bella ! » Lui répondis-je en lui souriant.
« Tu voulais me demander quelque chose ? » Continua-t-elle avec un grand sourire.
Cette femme était la joie incarnée, son visage ne faisait que sourire, tel un soleil, elle réchauffait une pièce.
« Heu oui. Je voulais savoir comment faites-vous pour vous battre ? » Lui demandais-je intimidée.
Ma question la fit beaucoup rire et elle m'expliqua qu'il ne fallait jamais baisser les bras.
Elle me parla d'elle, de sa maladie et de son combat. Que jamais elle ne se laisserait abattre car elle n'était pas une lâche. Cette femme était condamnée, atteinte d'une maladie neuromusculaire qui la paralysait de jour en jour et pourtant, elle avait toujours la force de rire, de vivre.
Quand je repartis ensuite dans ma chambre, cette rencontre m'avait beaucoup chamboulée.
Je ne voyais plus la vie de la même manière. Cette femme venait de m'ouvrir les yeux.
Les jours qui suivirent, je redoublais encore d'efforts dans mes exercices. Je commençais de plus en plus à ressentir mes jambes et avec beaucoup de concentration, j'arrivais même à bouger les doigts de pied. Ces progrès me remplissaient de bonheur mais je ne voulais pas en parler à ma famille tout de suite.
Edward commençait à me rappeler mais il n'était pas revenu me voir depuis notre altercation. Cela faisait maintenant presque un mois que je ne l'avais pas vu, il me manquait cruellement, mais je ne le priais pas pour qu'il vienne car j'aurais aimé remarcher lors de nos retrouvailles.
Le kiné commença à me mettre dans les barres parallèles afin de me faire marcher. J'étais épuisée, c'était très dur mais je ne lâchais pas prise.
Comme mes progrès étaient très rapides et spectaculaires d'après ce que disaient les médecins, j'avais annoncé à mes amis et la famille que je remarchais presque. Ils m'encourageaient tous à leur manière.
Alice parlait à toute vitesse de tous ce qu'elle voulait faire avec moi. Mes parents me regardaient comme si j'étais la huitième merveille du monde. Emmett et Jacob s'étaient cotisés pour m'acheter de gros sachets de bonbons qui, au final, furent engloutis par leur estomac et Hallie me faisait de super gribouillis.
Edward ne venait toujours pas mais je ne lui avais pas dit que je remarchais presque, je voulais lui faire la surprise. Mais au téléphone, il avait senti à ma voix que j'allais mieux et ça le réjouissait. S'il savait !
J'arrivais à marcher mais j'étais toujours accompagnée d'une aide, d'un ami ou du kiné qui me tenait le bras par sécurité. Les médecins m'avaient assurés que j'étais capable de marcher seule mais je n'avais pas encore assez confiance en moi pour le faire. Pourtant, il le fallait, tant que je ne remarcherais pas seule, ils ne me laisseraient pas rentrer chez moi.
Et ce dernier petit déclic de courage vint grâce à la belle petite Hallie.
Un mardi soir où Emmett, Rose et le petit ange était passés me voir, j'avais rééducation.
Ils m'avaient accompagnée dans la salle de torture, comme je m'amusais à l'appeler, et le kiné m'avait fait marcher entre les barres parallèles puis avec l'aide de son bras.
Hallie commençait elle aussi à marcher debout. A quatre pattes, elle était déjà une véritable fusée mais debout s'était plus compliqué. Il lui fallait encore la main de sa mère ou son père.
Mais ce soir là, je m'étais rassise dans mon fauteuil fatiguée par ses entraînements, et Hallie s'était servie de mon fauteuil pour se redresser. Elle m'avait tendue la main et de sa petite voix de clochette m'avait dit :
« Tata» En hochant la tête pour me faire comprendre qu'elle voulait que l'on marche.
J'avais senti la confiance en moi revenir et j'avais redressé les épaules avant de prendre la main d'Hallie et de me lever.
Emmett s'était précipité devant moi afin que je ne tombe pas.
« Non Emmett, laisse-moi faire. » Lui avais-je demandé.
« Oh je n'ai pas peur pour toi, je ne voudrais juste pas que tu tombes sur ma fille. » Me répondit-il en rigolant.
Rose lui mit une tape derrière la tête ce qui fit autant rire moi que la petite.
Elle avança d'un pas et toujours en lui tenant la main, je fis de même. Elle n'arrêtait pas de rigoler en répétant : « Tata ma ! »
Plus je faisais de pas et plus je prenais d'assurance mais Hallie aussi et après quelques pas, elle me lâcha la main et marcha seule. Je restais là un moment à la regarder rire aux éclats en marchant comme un pingouin.
« Ça ne va pas Bella tu veux te rassoir ? » Me demanda Rose inquiète.
« Non non, si elle peut le faire, je le fais ! » Dis-je déterminée.
Et je fis doucement un pas puis un autre. Et comme la petite le fait de marcher seule m'ennivra et je me mis à rire comme une folle. Je ne m'étais pas sentie aussi bien depuis longtemps.
Le lendemain, les médecins me firent de nouveaux examens pour voir si tout allait bien et on m'expliqua que, si les résultats étaient bons, je pourrais rentrer chez moi dès ce samedi.
Je devrais continuer ma rééducation, mais je pourrais bientôt rentrer chez moi. J'étais toute excitée à cette nouvelle et appelais aussitôt mes parents et les filles afin les prévenir. Alice voulait avertir Edward mais je l'en dissuadais et lui demandais de venir. J'avais une autre idée en tête.
Le soir même, l'infirmière me confirma que je sortais samedi et Alice arriva en me sautant dessus. Je lui avais montré en marchant quelques pas comment je me débrouillais et elle s'était mise à pleurer.
« Pleure pas, tu vas me faire geindre aussi. » Lui dis-je.
« Oui mais je suis si heureuse de te voir joyeuse et debout. » Grimaça-t-elle.
« Rho allé ! » Continuais-je en lui caressant le dos.
« Bon arrêtons ses jérémiades. Pourquoi voulais-tu me voir aussi vite et pourquoi on ne peut rien dire à Edward ? » Me demanda-t-elle curieuse.
« Car je veux lui faire une surprise ! »
Elle haussa un sourcil ne comprenant pas ou je voulais en venir.
« Il ne sait pas que je remarche et encore moins que je rentre Samedi. Et comme la dernière fois que l'on s'est vu, nous nous sommes disputés, je voudrais lui faire une surprise. » Continuais-je.
« Une surprise ? » Répéta-t-elle ne comprenant toujours pas le fond de ma pensée.
« Oui, lui, moi, seul à la maison. Bon repas, chandelle ! » Lui expliquais-je en épelant bien chaque mots.
« Ah d'accord tu veux une soirée en amoureux. » Me dit-elle en souriant.
J'acquiesçais en rigolant gênée.
« Une soirée romantique, une soirée baise. » Continua t-elle.
« Oui enfin… » Lui dis-je embarrassée.
« Enfin quoi ? C'est ça non ! Et il serait temps que vous ayez une soirée comme ça ! Alors ne t'inquiète pas, je m'occupe de tout ! Je préviens tout le monde pour que personne ne fasse de boulette. Jasper et moi irons chez Rose et Em pour vous laissez toute la nuit. » Me dit-elle en sortant un petit cahier.
« Heu qu'est ce que tu fais ? » Lui demandai-je.
« J'écris tout ce que je ne dois pas oublier, chandelles, bon repas de chez le traiteur, tu ne vas quand même pas faire à manger. » M'expliqua-t-elle excitée comme une puce.
Elle se mit à crier en sautillant sur le lit.
« Ouah je suis super heureuse, j'ai retrouvé ma deuxième meilleure amie ! »
Ce soir là, je m'endormis avec des rêves plein la tête.
Alice planifia tout comme elle l'avait dit. Emmett et Jasper emmenèrent Edward sur un circuit pour qu'ils roulent tous un peu. Ils n'avaient pas repris les courses mais continuaient quand même à aller s'entrainer.
Rose viendrait me chercher pendant qu'Alice finirait de décorer la maison.
J'étais excitée comme une puce et ne dormit pas beaucoup la dernière nuit dans ce centre, j'avais tellement hâte de rentrer et surtout de le voir.
Rosalie venait me chercher à 10 heures mais à 8, j'étais déjà prête, l'attendant dans le hall.
Quand elle arriva, je lui sautais dans les bras, enfin à ma vitesse d'escargot. Car même si je remarchais seule, je n'étais pas très rapide et coordonnée.
En arrivant devant la maison, je remarquais déjà des bougies dehors le long de l'allée. Mais en entrant, j'eus le souffle coupé. Alice avait encore fait des merveilles. La maison était magnifique, des bougies partout, une décoration romantique mais assez sexy. La table était déjà dressée.
Je sentis les larmes couler sur mes joues tellement j'étais heureuse. J'avais des amies en or qui étaient là pour me soutenir à chaque moment. Alors j'attrapais mes deux sœurs de cœur et nous fîmes un super câlin collectif.
Je montais dans ma chambre et sautais sur mon lit. Son odeur était partout alors je mis ma tête dans les oreillers et reniflais cette odeur qui m'avait tant manquée.
Je tournais la tête et vis Alice et Rose entrer dans ma chambre, les bras chargés de carton de décoration.
« Après le salon, la chambre ! » Me dit Alice très sérieuse.
Nous passâmes une bonne partie de l'après midi à décorer cet endroit et à rire comme avant. Ces moments de complicité m'avaient tellement manquées.
Mais plus le temps passait et plus je sentais mon cœur battre la chamade. Je ne savais vraiment pas comment Edward allait réagir.
Après la chambre, les filles me trainèrent dans la salle de bain. Rosalie s'occupait de mes cheveux pendant qu'Alice s'affairait sur mon visage.
La petite était sur mes genoux et regardait le maquillage comme s'il s'agissait d'un trésor. Pas de doute la dessus, elle tenait bien de sa mère. Alors je pris le rouge à lèvre et lui en mis sur le bout du nez, ce qui la fit beaucoup rire.
Alice m'avait trouvée une superbe robe en me disant qu'il s'agissait de mon cadeau de bienvenue de Rosalie et elle. Une robe magnifique noir et or de marque Dior. Celle-ci était échancrée devant et derrière, mais elle faisait tellement classe que je me sentis bête dedans.
Le thème de la soirée était bien le noir et or, ma robe mais aussi ma chambre avait été repeinte de voile et froufrou de cette couleur.
Tout était installé, alors Rosalie et Hallie repartirent. Ils avaient prévu un strip poker pour le soir et elle devait installer la table chez elle.
Les garçons revinrent assez tôt. J'entendis les portières claquer dehors et mon cœur s'accéléra. Alice m'embrassa en me souhaitant une bonne soirée et sortit retrouver son fiancé.
POV EDWARD :
J'avais passé une excellente journée au circuit. Nous avions emmené les trois motos et pour une fois, nous avions roulé ensemble.
Nous avons déposé Emmett chez lui et étions reparti vers la maison. Mais en arrivant je regardais Jasper étonné. Des dizaines de bougies étaient sur notre pelouse et les rideaux de toute la maison étaient fermés.
Jasper haussa les épaules et nous sortîmes de la voiture. J'entendis la porte de la maison claquer et vis Alice arriver en courant vers son homme et lui sauter dans les bras.
« Heu Al, c'est quoi tout ça ? » Lui demandais-je en montrant les bougies.
« Jasper et moi allons passer la soirée avec Em et Rose. » Me dit-elle en passant à côté de moi pour monter dans la voiture.
Jasper me fit un clin d'œil et remonta dans le véhicule.
« Bah et moi je ne suis pas invité ? » Leur demandais-je irrité.
« Non toi tu rentres dans la maison. » M'ordonna Alice.
Je restais là étonné et les regardais partir. Puis je me retournais et observais la maison, j'étais assez anxieux de savoir ce qu'ils avaient mijoté. Et si c'était Bella ? Je sentis mon cœur accélérer et me mis à rêver. Si ce cadeau était tout simplement la femme de ma vie ?
Un élan d'espoir me poussa et je me mis à courir vers la maison. J'entrais en trombe et faillis tomber sous le choc, face à de ce que je voyais.
Elle était bien là, assise sur notre canapé, vêtue d'une robe magnifique. Son visage rayonnait et je ne l'avais pas vu sourire comme cela depuis une éternité. Je sentis les larmes affluer mais je me contrôlais. Je tendis les mains vers elle et commençait à avancer.
« Non reste où tu es s'il te plait. » Me demanda t-elle.
Je m'arrêtais étonné et attendis. Je le vis grimacer et se lever. J'avançais vers elle de peur qu'elle ne tombe, mais elle m'arrêta de la main.
Elle se redressa et commença à marcher. Des petits pas maladroits mais des pas quand même. Je crus bien que j'allais m'évanouir. Elle avança doucement et se dressa devant moi.
« Bonjour Mr Cullen ! » Me souffla t-elle.
Alors comment trouvez-vous ma Bella qui se bat ?
Comme d'habitude, je veux tout savoir !
Gros bibi
Jenny
