Hellow !
J'espère que tout le monde va bien, que vos rentrées se sont bien passées !
Enfin un peu d'action ! Un tournant décisif dans l'histoire ... à voir comment tout ça va finir.
Bonne lecture ~
Yase14
Musique : Tetsuya Takahashi / Space pirate Captain Harlock (movie BO)
Chapitre 21
Vers sept heures, deux jours plus tard, le pirate fut réveillé par une furie brune qui entra avec fracas dans sa cellule. La jeune femme leva son arme, et un instant, le prisonnier cru sans grande surprise que son heure était arrivée. Il fallait noter qu'après tout ce qu'il avait vécu, plus grand-chose ne l'étonnait. Il allait sortir le genre de phrase forte que devait dire un grand capitaine comme lui avant de se faire fusiller en bonne et due forme – Ah oui, c'est vrai, il ne pouvait pas mourir, il avait oublié – mais le laser manqua de peu son visage pour venir se ficher dans la chaîne qui le retenait.
- Vous allez me dire que vous ne me manquerez pas au prochain tir ? dit-t-il, cynique.
- Non, je vais briser vos autres chaînes, vous laisser trois minutes pour appeler Miimé, et on s'en va.
Rectification : plus grand-chose ne l'étonnait, à part Aiko.
La jeune femme tira plusieurs salves sur les liens de métal qui retenaient Harlock, et ce dernier chancela un instant, avant de tomber contre le mur du fond, une jambe étendue, l'autre repliée, le bras posé sur cette dernière. Il n'avait pas terriblement l'intention de bouger.
- Debout le pirate ! Vous vous évadez.
Avec un grognement râleur, le pirate en question massa ses muscles endoloris, et se releva avec difficulté. Il récupéra un grand tissu rouge et noir plié sur le sol ainsi qu'un cache-œil, et passa ledit tissu en cape sur ses épaules. Puis il enclencha les deux clips de sa ceinture. C'était agréable d'être de nouveau un pirate classe et correctement vêtu.
- Abrégez un peu, vous jouerez au beau gosse ténébreux plus tard ! le harangua la jeune militaire. Le personnel va se rendre compte des boucles sur la vidéo-surveillance, et les coups de feu ont dû attirer du monde.
Il grommela des insultes dans sa barbiche (foutu manque d'hygiène dans ce trou), mais n'accéléra pas le mouvement.
- Bougez-vous !
Elle le tira par le bras, et rien à foutre si c'était l'égérie invincible d'un des plus grands mouvements de rébellion du siècle dernier, un pirate légendaire avec un taux de charisme et de puissance supérieur à la moyenne ! Merde à la fin !
Aiko le guida jusqu'à l'ascenseur de service, déverrouilla la porte avec la carte qu'elle avait volée, et appuya sur le bouton correspondant au toit.
Son plan était foireux, elle le savait, mais la militaire était déterminée, elle réussirait.
Tandis que l'ascenseur s'élevait, elle demanda au pirate :
- Vous pouvez appeler l'Arcadia ?
- Il est en route.
Comment avait-il fait pour l'appeler ? Bonne question. Mais la jeune femme décida de lui faire confiance. Elle lui remit une arme.
Ce n'est pas tous les jours qu'on enfreint la loi, chez les Nakano.
Cette pensée ramena Aiko à ses parents. « Bats-toi pour ce que tu croies juste. » C'était ce que son père lui avait dit. C'est ce qui la fit douter. Pour quoi se battait-elle, à cet instant ? Elle ne défendait aucune cause, juste, elle n'agissait que par désespoir. Mais la jeune femme se reprit.
Maintenant qu'elle avait commencé, elle ne pouvait que mener le projet à son terme, fusse-t-il aussi irréalisable et stupide qui soit.
Car elle se jetait dans la gueule du loup.
Car elle allait mourir.
L'ascenseur se stoppa sur le toit de la base militaire. Aiko jeta un coup d'œil circulaire : personne, mais une caméra de surveillance, qu'elle n'avait pas prévu de boucler. Merde.
Un tir suffirait à la désactiver. PAN.
Malheureusement, ils avaient dû être repérés, car une escouade d'uniformes arrivait en face. A l'abri des portes de l'ascenseur, ces dernières bloquées pour les empêcher de se fermer, le pirate et la militaire étaient comme les portes susdites. Coincés. Et même pire : s'il arrivait une quelconque avarie, ils risquaient une jolie chute libre en cabine d'élévateur. D'un accord silencieux, les deux hors-la-loi (l'un plus récent que l'autre, il convient tout de même de le noter) bondirent jusqu'à une bouche d'aération, qui les protègeraient des tirs ennemis (ou du côté duquel Aiko aurait dû se trouver, elle ne savait plus trop).
On leur proposa de se rendre. Aucune réponse. Une menace. Mise à exécution. Une salve de tirs. Puis deux. Et peut-être même une troisième. Ils ne répliquaient pas, sauf si c'était vraiment nécessaire. Ils ne voulaient pas blesser les soldats qui n'étaient là que parce qu'on leur en avait donné l'ordre.
Soudain, alors que les deux rebelles étaient sur le point de se faire attraper, un grondement retentit. D'abord faible, mais il s'intensifiait au fil des secondes, et tout le monde avait cessé de se mouvoir, distraits par le bruit. Plus le temps s'écoulait (quelques poignées de secondes tout au plus) un point apparut dans le ciel. Le point grandit, mais comme il arrivait à contre-jour, il était impossible de le cerner vraiment. Là, des doigts le pointèrent, et les regards s'élevèrent.
Aiko crut voir l'ombre d'un sourire sur les lèvres d'Harlock.
Le point se transforma en ombre, et d'ombre, devint vaisseau : un immense cuirassé se profilait dans le ciel rougi de Mars, masquant peu à peu le soleil. Plus il se rapprochait, mieux on distinguait un crâne menaçant sur la proue. Puis ce crâne s'avança tant et si bien qu'il vint heurter avec violence la plateforme, propageant une force monstrueusement destructrice dans le toit du bâtiment. Le sol vola en éclats, le béton fut broyé, et les soldats ayant eu le malheur de se trouver trop près furent au mieux projetés en arrière sur plusieurs mètres, au pire, le cuirassé leur réserva le même sort qu'au plancher.
- Mon vieil ami …, souffla Harlock, un sourire aux lèvres. Enfin …
Il attrapa Aiko par le bras et la tira près de lui, avant de bondir de leur cachette, la forçant à le suivre, et de se rapprocher au pas de course du monstrueux vaisseau.
Voilà !
Tochirô est là, et les prend en stop. Ils vont repeindre l'Arcadia avec des fleurs, des couleurs (parce que le noir/vert bouteille, ça fait un peu trop années 80), fumer un peu de poudres hallucinogènes Martiennes, et vont tous finir comme des p-n de hippies ...
Faudrait que j'arrête avec le hérisson, moi ...
A la semaine prochaine pour la suite !
