Edit du 11/08/2013 :
En relisant les reviews, je me suis rendu compte que j'ai totalement oublié de répondre aux reviews anonymes de C et Zabeth qui m'ont laissé leurs messages sur le chapitre 1, je crois. Donc je m'excuse auprès d'elles, ça m'énerve d'oublier des gens car vous, vous ne m'oubliez pas, et je les remercie pour leurs commentaires qui m'ont fait énormément plaisir. C, je suis extrêmement flattée que Le Contrat puisse rendre ta vie meilleure et Zabeth, ça me fait vraiment plaisir d'avoir pu te convertir aux UA ! J'espère que ce chapitre vous aura plu également ! :)
Pendant que j'y suis, je remercie toutes les personnes (enregistrées comme anonymes) à qui j'ai oublié de répondre. Ce n'est pas voulu, je suis juste extrêmement tête en l'air donc ne le prenez pas personnellement por favor. Vous me connaîtriez en vrai, vous sauriez à quel point je peux être atteinte d'Alzheimer par moments.
Merci de l'attention que vous portez à cette fic, vous ne pouvez pas savoir à quel point ça m'encourage.
De retour des vacances avec un portable mort, un iPod à l'écran fissuré, une énième paire d'écouteurs cassée et la moitié de ce chapitre supprimée. J'étais donc de TRES mauvaise humeur en réécrivant ce chapitre mais j'espère que ça ne se ressentira pas. Bonne lecture.
Hermione se réveilla en sursaut, croyant tomber à la renverse dans son rêve.
Elle cligna plusieurs fois des paupières, laissant ses yeux s'habituer à la pénombre des lieux puis distingua peu à peu la farandole de lampions éteints sillonnant le plafond lointain. Elle reconnut ensuite le gigantesque écran plat à sa gauche, le tableau de craie dans le fond de la pièce, le radio-réveil Apple noir indiquant qu'il n'était même pas encore six heures et la manette de Wii délaissée à l'extrémité du divan convertible sur lequel elle dormait. Ces indices suffirent à lui rappeler qu'elle se trouvait dans l'Atelier de Draco. Ces indices combinés au bras de Malfoy coincé autour de sa taille, sous la couette. Ce-dernier semblait encore perdu au pays des rêves. Sa respiration était lente, profonde et régulière et ses traits semblaient empruntés à ceux d'un ange assoupi, quelques petites mèches blondes tombant sur ses paupières closes.
Et c'était dingue.
Cela faisait presque cinq mois qu'ils dormaient ensemble à un rythme assez aléatoire mais le spectacle de Draco dans les bras de Morphée arrachait toujours à Hermione ce stupide sourire. Il avait cet air innocent et sans défense qui donnaient à la brune des poussées de tendresse. Elle ne comptait plus le nombre de fois où elle avait dû se faire violence pour ne pas passer ses doigts dans sa chevelure flavescente désordonnée ou tracer doucement le contour de ses lèvres entrouvertes de son index ou encore caresser sa joue piquante. C'était niais, extrêmement niais même, mais c'était plus fort qu'elle et tous les moyens étaient bons pour l'éloigner de cette tentation. Pour l'heure, sa gorge sèche lui donna l'échappatoire rêvé et elle se redressa, prête à s'extirper du lit pour se rendre dans la cuisine.
« Non. » l'arrêta la voix ensommeillée de Draco et il resserra son étreinte autour d'elle.
Hermione retomba aussi sec contre le divan, dos à son voisin, les deux bras du blond cimentés autour de ses hanches.
« Il va bien falloir que tu me laisses aller boire. » roula-t-elle des yeux.
« Avale ta salive. » répliqua Malfoy.
« J'ai bien peur que ce ne soit pas suffisant. »
« Tant pis pour toi. »
Hermione tenta une nouvelle fois de se lever. Peine perdue. Les biceps de Draco l'encerclaient comme une forteresse.
« Tu perds ton temps. » ricana-t-il dans un rire rauque.
« Donc tu comptes me laisser mourir de soif, c'est ça ? »
« Mmmh, c'est dans l'idée, oui... » Il enfouit sa tête dans le creux de son épaule et lui mordilla le lobe de l'oreille. « A part si tu réussis à gagner l'autorisation de te lever. »
« Voyez-vous ça ! Il faut une autorisation pour se lever, maintenant. » pouffa Hermione. « Et comme fait-on pour l'obtenir, cette autorisation, Votre Excellence ? »
« C'est très, très simple. »
Et comme elle s'y était à moitié attendue, il la hissa à califourchon sur son torse sans grandes difficultés. En voyant son expression mi-ensommeillée, mi-taquine illuminer ses traits, sa chevelure or dans le bazar le plus total tombant sur ses yeux, la bouche d'Hermione devint un peu plus aride qu'elle n'était déjà. C'était inhumain, une telle beauté, bon sang. Une beauté brut, au saut du lit. A nouveau, la brune ressentit le besoin de le toucher, partout, et dut occuper ses mains avec urgence en feignant de refaire son chignon.
« Alors ? » demanda-t-elle en tâchant de prendre un ton détaché.
« Ca se jouera à pierre, feuille, ciseau. » annonça Draco avec un sourire en coin.
Hermione haussa des sourcils.
« Pierre, feuille, ciseau ? » répéta-t-elle avant de hausser des épaules. « Ok, soit. Combien de manches ? »
« Deux. »
« Ca marche. » accepta la brune en plaçant un bras derrière son dos tandis que Draco faisait de même. « Pierre...feuille...ciseau ! » joua-t-elle en faisant la feuille avec sa main.
Voyant son signe, le blond changea sa pierre en ciseau sans aucune gêne, juste devant ses yeux.
« J'ai gagné ! » claironna-t-il.
« Mais oui, gros tricheur ! » l'accusa Hermione.
« Qui ? Moi ? ! » suffoqua Draco en posant sa main sur sa bouche, outré.
« Oui, toi. Tu as fait la pierre en premier et ma feuille l'enveloppe. Allez hop ! Un point pour moi. »
Malfoy roula des yeux théâtralement.
« Bon, dans ma bonté suprême, je te laisse le point mais c'est bien la dernière fois. »
« Ouh, trop aimable. » ricana Hermione en cachant à nouveau sa main derrière son dos. « Pierre...feuille...ciseau ! »
Hermione fit la pierre mais écarquilla des yeux en voyant Draco mettre ses deux poings l'un au-dessus de l'autre comme s'il attrapait le manche d'un balai.
« Et...peut-on savoir ce que c'est comme supercherie, encore ? »
« Sabre laser. » répondit l'héritier avant de manier son épée imaginaire en l'air. « Et il zigouille ta pierre, au cas où tu ne le saurais pas. »
« A peine croyable..! » s'exclama l'étudiante, partagée entre l'incrédulité et l'hilarité. « Depuis quand Star Wars s'est-il invité dans pierre, feuille, ciseau ? »
« Depuis que le jeu a été modernisé. Il faut vivre avec son temps, Grangie. » ajouta-t-il d'un ton condescendant.
« Oh, vraiment ? Eh bien dans ce cas, soyons modernes. » Elle déploya son index et son majeur, gardant ses autres doigts repliés. « Fusil à lunette avec option tirs infrarouges. Et il zigouille ton sabre laser à distance, au cas où tu ne le saurais pas. »
« Techniquement impossible étant donné que je suis planqué dans un tank doublement blindé. » contra Draco. « Par conséquent, tous tes tirs ricochent et se retournent contre toi. »
« Oui mais j'ai un gilet par balles, aha ! » répliqua Hermione en feignant d'enfiler une veste invisible.
« Ce qui s'avérera être totalement inutile face au bazooka que je garde toujours en cas de besoin dans ma poche arrière. » Il mima l'arme entre ses mains et la braqua sur la brune. « Un seul tir et vous volez en éclats, toi et ton joujou infrarouge. »
« Sauf que j'ai en ma possession un pistolet désintégrateur de molécules. Avant même que tu n'aies le temps de charger ton bazooka, tu seras réduit à l'état de nano poussière. »
« Avec ma cape d'invisibilité, il te sera assez difficile de me retrouver. » précisa le blond.
« C'est pas grave, je tirerai dans le tas. »
« Oui mais à force, tu useras toutes tes cartouches, ce qui m'arrange car lorsque tu seras à sec, je t'attaquerai par surprise et si tu envisages de riposter à l'aide d'une quelconque arme accrochée autour de ton tibia, un peu à la Mr & Mrs. Smith, je pousserai Yoda devant moi – ouais parce que j'ai oublié de mentionner que je l'avais retenu en otage. Personne n'ose tirer sur un vieillard, encore plus s'il est tout vert et frippé. Qu'est-ce que tu dis de ça ? » lui lança-t-il, l'air assez fier de son plan.
Hermione secoua la tête, dépitée mais tout de même amusée par son comportement. Il fallait toujours que cet homme ait le dernier mot.
« J'en dis que c'est un peu allé loin pour un simple pierre, feuille, ciseau. » Elle profita de son manque de vigilance pour sauter enfin du lit. « Et j'en dis que j'ai de toutes les façons gagné la première manche du jeu donc à moi l'autorisation de me lever ! »
Draco s'apprêta à répliquer mais elle s'était déjà faufilée dans la cuisine. Il se rallongea alors sur le divan et fixa la plafond. Avant de bailler. Puis s'étirer. Puis bailler à nouveau. Se tournant sur le côté, il tomba sur la planche à dessin qu'il avait utilisé plus tôt dans la journée pour esquisser un croquis.
Il ne savait pas encore ce que c'était, ou plutôt qui c'était. Pour le moment, la silhouette griffonnée restait assez floue et asexuée, bien loin du produit fini et peint que le dessin deviendrait dans quelques temps, si tout allait bien. Il se remettait à ce loisir à tâtons, depuis quelques semaines, et il fallait un peu de temps pour reprendre ses repères stylistiques ainsi que ses petites habitudes. Il fallait qu'il retrouve cette étincelle, cette motivation, ce truc qui lui donnait cette adrénaline artistique effrénée au point de passer sa journée toute entière dans son Atelier à peindre sans voir les heures défiler. Mais ça reviendrait, tout ça, ça reviendrait. Il en était sûr. Il lui fallait juste du temps.
« Au fait... »
Draco se retourna mollement.
Hermione était appuyé contre l'embrasure de la porte de la cuisine, son verre d'eau à la main. Son chignon à peine attaché était prêt à rendre l'âme, de nombreuses boucles s'échappant du nœud, et elle ne portait qu'un large t-shirt bleu marine qui lui couvrait à moitié les cuisses. Le fait qu'elle ne mette que ce genre de haut pour dormir était un truc qu'adorait Malfoy. Tout d'abord parce que, dans une certaine situation, cela rendait les choses...plus pratiques. Puis tout simplement parce que ce style vestimentaire lui allait bien. C'était simple, décontracté, et elle était belle là-dedans.
« ...quel jour sommes-nous ? »
« Sais pas. Le...6...7 ? Ouais, le 7 août. » Il plaça ses bras derrière sa tête. « Pourquoi ? »
Un demi-sourire apparut sur les lèvres d'Hermione.
« Aujourd'hui, ça fait exactement un an que le Contrat a commencé. »
Depuis que Dolores Ombrage prenait des cours de diction, elle voyait la vie en rose. Enfin, en un peu plus rose que d'habitude étant donné qu'elle était déjà droguée à cette couleur. Son salaire aussi voyait la vie en rose fushia ; en effet, la Gazette People avait doublé sa paye une fois qu'ils avaient enfin découvert qu'elle pouvait aligner correctement un mot devant l'autre lorsqu'elle faisait un reportage. A vrai dire, les cours de diction avait été un ultimatum posé par les employeurs de Dolores ; soit elle apprenait à respecter les espaces entre les mots, soit ils la viraient pour prendre Rita Skeeter à sa place. Et il n'y avait aucun nom qui la faisait autant trembler de dégoût que celui de Rita Skeeter.
Oh, et celui d'Harry Potter aussi.
« Ca va ? On me voit bien, là ? » demanda Dolores en se décalant vers la gauche sur le tapis rouge.
« Deux petites secondes... » répondit doucement Marie-Séraphine, sa fidèle cameraman, en arrangeant le cadrage.
Ombrage compta dans sa tête : une petite seconde, deux petites secondes. A la troisième petite seconde, elle revînt encore à la charge.
« Et là ? Ca y est ? C'est bon ? »
« J'y suis presque, Mlle Ombrage. » lui assura doucement la cameraman.
« Serait-ce éventuellement possible que tout soit prêt avant que la cérémonie ne se termine ? »
« Oui, oui, je me dépêche Mlle Ombrage, ne vous inquiétez pas ! » se hâta doucement Marie-Séraphine.
« Mais vous vous dépêchez depuis vingt minutes déjà ! »
« Je fais du mieux que je peux, Mlle Ombrage. » s'excusa Marie-Séraphine tout doucement.
« Et c'est bien ça le problème. »
Ombrage tira peu élégamment sur le tissu satiné de sa robe rose parme puis sortit de son sac à main un petit miroir pour vérifier une dernière fois son reflet. Elle s'était faite faire une teinture Casting Crème Gloss de L'Oréal couleur caramel ainsi que des petites bouclettes permanentes. Coiffure spéciale pour une soirée spéciale. En quoi cette soirée était-elle spéciale, vous demandez-vous ? (Et, bien que la réponse soit L'EVIDENCE MÊME, on vous pardonnera, jeunes mortels incultes et ignorants, de la poser). La 38e cérémonie du Prix Serdaigle ; voilà ce qui rendait cette soirée aussi spéciale ! Mieux que les BAFTAS, plus côté que les Oscars, cet événement était comme le Noël du monde cinématographique britannique. Chaque réalisateur et acteur y venaient en espérant y trouver une récompense pour lui sous le sapin. Pour cette édition, la Gazette People avait réussi à avoir l'exclusivité des interviews des stars arrivant sur le tapis rouge. Et qui était l'heureuse journaliste envoyée sur place pour remplir cette prestigieuse mission ?
Allez, devinez.
« Bonsoir chers téléspectateurs et bienvenue à la 38e cérémonie du Prix Serdaigle ! » s'exclama d'une voix distincte Ombrage en souriant à la caméra. « Vous allez vivre avec nous en direct la montée des stars sur les marches qui sont juste derrière moi, vous allez entendre leurs premières impressions quant au déroulement de la soirée, vous allez bénéficier de leurs pronostics pour la distribution des prix qui aura lieux dans à peine une heure, vous allez vivre en direct la montée vers la gloire des nombreux artistes qui s'apprêtent à fouler ce tapis rouge...et qui le foulent déjà ! » ajouta-t-elle tandis que les flashs cliquetaient soudainement. « Voici Penelope Deauclaire, la maîtresse de cérémonie, qui vient de faire son apparition ! Penelope ! Un mot, s'il vous plaît ! »
Et c'était parti. Dolores courait de droite à gauche pour pouvoir faire parler chaque star débarquant sur les marches devant la caméra de Marie-Séraphine. Marie-Séraphine qui avait bien fait de metre ses tennis tant suivre sa patronne dans ses moindres mouvements s'avéraient être un vrai marathon. Un tel marathon que la jeune femme finit par bousculer par inadvertance un grand brun qui sirotait tranquillement son soda en plein milieu du tapis rouge.
« Pardonnez-moi ! » s'excusa doucement la cameraman.
« Y'a pas de mal. » répondit le jeune homme avant de dévisager les deux protagonistes avec un sourire en coin. « Oh mais que vois-je... Miss Monde et son acolyte. »
Miss Monde se retourna d'un seul coup puis se liquéfia en voyant à qui elle avait affaire.
« Tiens. Potter. » articula Dolores avec tout le mépris que lui inspirait sa personne. « Et moi qui croyais que ce n'était que les vraies stars qui marchaient sur ce tapis. Il faut croire que la sécurité n'est pas très vigilante cette année. »
« Et moi qui croyais que ce n'était que les vrais journaliste qui marchaient sur ce tapis. » répliqua Harry avec un rictus méprisant. « Il faut croire que tu as réussi à passer entre les mailles du filet...ce qui relève du miracle étant donné ta corpulence. »
« Toujours aussi insolent, apparemment. » remarqua Dolores. « Pas trop frustré de n'être qu'un loser qui n'existe que derrière un pauvre écran d'ordinateur ? »
« Non. C'est gentil de t'en soucier cela dit. » Il se tourna vers Marie-Séraphine tout en avalant une gorgée de boisson. « Et vous, pas trop frustrée d'être le larbin de Miss Monde ? »
« Euh, je, c'est-à-dire que... » bredouilla doucement la cameraman.
« Ne lui prêtez aucune attention, Marie-Séraphine ! » lui ordonna Ombrage. « Ne lui répondez même pas. Comme nous l'enseigne ce proverbe turque : ''Ignorez l'idiot de peur que sa stupidité ne vous contamine''. »
« Et comme nous l'enseigne cette croyance indienne : ''La vache est une divinité ; prosternons-nous devant elle''. » Harry fit une révérence devant Dolores qui devînt verte de rage. « Je ne voudrais pas mettre en rogne une divinité comme toi. »
Et il dut courir avec toutes la force de ses jambes pour échapper à une divinité en furie. Une fois en lieu sûr, un peu en retrait de l'entrée des célébrités, le brun s'appuya au cordon rouge délimitant le tapis rouge du monde des communs des mortels et continua d'aspirer son breuvage avec un sourire satisfait. Il lança un regard circulaire aux personnes situées aux alentours. Un mélange d'agents, d'attachés de presses et d'employés du personnel chargé de vérifier la bonne tenue du maquillage ou des habits des célébrités s'apprêtant à défiler sur le tapis rouge. Ses yeux s'arrêtèrent sur une silhouette féminine lui tournant dos, une robe noire simple mais élégante habillant sa silhouette fine, des boots métalliques cloutées à talons The Raw cassant le rythme religieux de son habillement. Le sourire d'Harry devînt un rictus de prédateur et, sa paille toujours coincée entre ses lèvres, il avança d'un pas félin vers la délicieuse créature devant lui. A peine eut-il effleuré la fabrique de sa robe qu'il entendit :
« Pose encore une seule fois tes sales pattes sur moi, Potter, et je te coupe les mains, je les incinère, je jette une moitié des cendres dans l'Océan Pacifique puis je dissous l'autre moitié dans un thé à l'acide citrique je te ferai boire de force après t'avoir ligoté à une chaise dans un hangar désaffecté jusqu'à ce que tu te déshydrates. »
« Bonsoir à toi aussi, Parkinson. » la salua Harry en faisant glisser le tissu luxueux de l'habit de Pansy entre ses doigts. « Dior ? »
« Oscar de La Renta, collection printemps. » récita l'attachée de presse avant de vérifier pour la soixantième fois son téléphone. « Et laisse-moi de l'espace, cervelle de larve, ce n'est vraiment pas le moment de me coller. »
« Pourquoi ? Quelque chose te tracasse ? » demanda Harry en s'intéressant cette fois-ci au collier à grosses mailles argentées qui ornait son cou. « Anne Thomas, métal ? »
« Puloma, or blanc. » répondit machinalement Pansy en pianotant un énième texto enflammé à l'héritier. « Et ça ne te regarde pas, espèce de fouine à potins. »
« Otage manchot déshydraté testeur de thé à l'acide citrique, cervelle de larve, fouine à potins...va falloir que tu choisisses. Surtout que je pourrais peut-être avoir une solution au problème qui torture tes méninges de mégère. » lui fit remarquer Potter en sirotant le fond de son soda. « Nouvelle coloration ? »
Pansy lui accorda un regard vert émeraude curieux.
« Dark Chocolate de Garnier. » Elle fit tourner son iPhone entre ses doigts avec un sourire en coin. « Pour résoudre mon problème, il faudrait déjà que tu le connaisses. Mais vas-y, fais des merveilles ô grand télépathe. »
Harry prit le temps de siffler une nouvelle gorgée de jus avant de continuer :
« Princesse Malfoy et sa jolie Granger étaient censées débarquer depuis près de... » Il consulta sa montre et haussa des sourcils « ...oulah, près de vingt minutes maintenant. Sauf qu'ils ont démarré en retard à cause de Granger qui a changé de chaussures à la dernière minute – ne me regarde pas comme ça, voyons, tu sais très bien que je suis une fouine à potins » sourit Harry en voyant comme Pansy avait du mal à cacher sa stupéfaction « et à présent, ils sont coincés dans les embouteillages du centre-ville alors qu'il leur suffirait juste de...Swarovski ? » demanda-t-il soudainement en dégageant une des mèches de Pansy pour inspecter ses boucles-d'oreilles.
« Cartier. » rectifia Pansy avant d'éloigner sa main d'un geste impatient. « Il leur suffit juste de quoi ? ! »
« Hein ? Ah oui. Il leur suffirait tout simplement de faire marche-arrière, emprunter la Nationale 5 – qui n'est pas du tout bouchée en fin de journée, contrairement aux croyances populaires – et rejoindre le coeur de la ville en contournant par l'Est. » Il aspira la gorgée finale de son gobelet et le jeta en direction d'une poubelle des alentours. « Le grand télépathe a-t-il fait des merveilles ? »
L'attachée de presse pinça des lèvres, masquant son soulagement intérieur de peur que cela ne fissure son ego.
« Ca peut aller. » admit-elle néanmoins. « De toutes les façons, je suis sûre que leur chauffeur aura opté tôt ou tard pour cette solution. »
« Ben voyons. Ca te tuerait presque d'admettre que j'ai raison. » ricana Harry avant de se pencher furtivement vers elle.
« Eh ! Eh ! Un pas en arrière ! » sursauta Pansy tandis que le chroniqueur semblait lui renifler le cou.
« Angel de Thierry Mugler ? » devina-t-il.
« Non. Psychopathe de Je-ne-suis-pas-un-slip-que-l'on-renifle. » répliqua la brune avant de tourner des talons.
« ...on va prendre ça pour un oui. » concéda Harry en la regardant partir.
Mais à peine Pansy eut-elle tournée dans un coin où Potter n'était plus dans son champs de vision qu'elle se précipita sur son iPhone pour composer le numéro d'Hermione – Draco semblait mettre un point d'honneur à ne pas prendre ses appels, ce soir. C'est ainsi que le couple débarqua sur le tapis rouge moins d'un quart d'heures plus tard, volant la vedette à toutes les autres célébrités qui les avaient précédé.
Draco fut le premier à apparaître. Cheveux blonds coiffés en arrière, costard gris clair, Slytherin Platine au poignet, demi-sourire aux lèvres. Et lorsqu'Hermione fit son entrée, l'engouement des paparazzis fut à son comble. Il était de notoriété publique que le dos-nu était le domaine vestimentaire de prédilection de la jeune femme. Mais si l'on additionnait dos-nu + Eli Saab, le résultat ne pouvait que friser la perfection. Vêtue d'une robe gris perle assortie au costume de son fiancé, Hermione culminait sur des escarpins plateforme en cuir doré Dsquared. Ses cheveux bouclés avaient été ramenés sur une épaule dans un style 60's appuyé par le rouge à lèvres carmin qui habillait ses lèvres. Draco glissa un bras sur ses hanches et la ramena contre lui. Malgré les talons que portait sa compagne, il la dépassait toujours d'une tête ce qui faisait que lorsqu'il baissait la figure vers elle et qu'elle relevait la sienne pour croiser son regard, cela donnait un spectacle assez attendrissant.
En toute bonne journaliste qu'elle était, Dolores fit bien les choses et bouscula tout le monde pour les interviewer, Marie-Séraphine la suivant doucement derrière elle.
« Draco et Hermione ! Draco et Hermione ! » hurla-t-elle pour attirer leur attention.
Hermione se retourna la première puis fit signe à Draco qui fit de même.
« Comment vous sentez-vous à quelques instants de la remise des Prix ? »
Draco haussa des épaules.
« Plutôt bien. » répondit-il en souriant.
« Pensez-vous faire partie des heureux gagnants de cette édition ? »
« Oulah, non. Je serais même étonné d'être nominé dans une quelconque catégorie. »
« Arrête... » roula des yeux Hermione. « Il est toujours très prompte à se dévaloriser. »
« Pourtant, j'ai vu The Conspiracy il y a deux semaines et je dois dire que la performance que vous avez livré m'a bluffée ! »
« Vraiment ? » dit Draco, plus moqueur qu'étonné. « Eh bien il n'y a plus qu'à espérer que le jury du Prix l'ait été également. »
« On croise les doigts pour vous ! » s'exclama Dolores.
Draco ne croisait même pas les doigts pour lui-même, à vrai dire. Il était totalement inconcevable que lui, jet-setter de son état et sans réel talent d'acteur, puisse gagner quoi que ce soit avec Anne Hathaway à sa gauche et Glenn Close à sa droite. Si, par le plus grand des malentendus, il était sélectionné pour ne serait-ce qu'une seule catégorie...non, de toutes les façons, cette hypothèse était impossible, même dans une vie parallèle. Et pourtant...!
« Les nominés pour le Prix Serdaigle de la Meilleure Surprise de l'Année sont : » annonça Penelope Deauclaire en se tournant vers le gigantesque écran de l'estrade « Cedric Diggory dans The Underworld Rebellion de Patrick Groyce » Au fur et à mesure que les noms étaient énumérés, une séquence de la performance de l'acteur dans le film cité passait à l'écran « Zacharias Smith dans Réunion de Famille de Freida Lincoln, Johanna Fitzgerald dans A Blues For Nina de Kingsley Sheffield et Draco Malfoy dans The Conspiracy de Kat Sparks. »
Les yeux de Draco triplèrent de volume en voyant son nom écrit en grosses lettres sur l'écran, sa séquence vidéo défilant à l'écran juste après. A côté de lui, Pansy Parkinson se dandinait sur son siège dans une sorte de micro-danse de la joie tandis que Kat poussait un juron appréciateur derrière lui. Il entendit la voix d'Hermione à son oreille lui chuchoter :
« Tu vois ? »
Oh que oui, il voyait. Bon sang ! Il avait été nominé dans une catégorie ! C'était une chose qu'il avait considéré si irréalisable que même s'il ne gagnait pas, il en resterait heureux. Quoique...maintenant qu'il était en aussi bon chemin, pourquoi ne pas aller jusqu'au but ? C'est pourquoi il crispa nerveusement des poings, sa figure restant néanmoins impassible, lorsque Penelope Deauclaire décacheta la petite enveloppe en déclarant :
« Et le Prix Serdaigle de la Meilleure Surprise de l'Année revient à... » Elle l'ouvrit avec une lenteur exagérée puis attrapa la petite carte contenue à l'intérieur et lut avec un grand sourire : « JOHANNA FITZGERALD ! »
Le visage de la blonde d'à peine dix-neuf ans fut projeté à l'écran, sa bouche grande ouverte, sous le choc. Elle se jeta ensuite dans les bras de ses proches, les larmes aux yeux, puis se dirigea vers l'estrade pour accepter son prix. Draco se renfonça quant à lui dans son siège et se joignit aux applaudissements, bon perdant. Au moins, il avait été nominé, ce qui avait été impensable pour lui quelques heures plus tôt. Puis l'actrice gagnante devait certainement mieux mériter ce prix que lui. Ouais. Sans doute. Il ne savait pas. En tout cas, il n'était pas triste. Pas trop.
Il sentit alors la main d'Hermione lui presser affectueusement la cuisse et ce fut comme si tout rentrait dans l'ordre. Ce n'était qu'une petite pression et elle ne dura que quelques secondes mais cela suffit pour lui faire avaler sa défaite.
Alors il aborda plus sereinement le reste de la cérémonie, tâchant de calmer son appréhension lorsque Penelope Deauclaire annonçait les noms des acteurs en compétition au fur et à mesure des sections. Il réussit même à se détendre complètement vers la fin, lorsque Tom Sturridge fit une blague sur l'estrade alors qu'il recevait son prix. Il ne restait que trois catégories, les plus prisées de toutes, à vrai dire. Draco était un peu pressé que ça finisse. Il avait faim, puis il avait un peu envie de fumer, et ils étaient combien dans ce truc ? Deux-cent ? De quoi devenir claustro.
« Les personnes nominées pour le Prix Serdaigle du Meilleur Premier Rôle Masculin sont... »
« Pansy, psst ! » chuchota Draco en lui donnant un petit coup de coude. « Je veux sortir. »
« Hors de question. » siffla immédiatement son attachée de presse sans même lui accorder un seul regard.
« ...Dean Thomas dans Born to Kill de Kyle Harrisson... »
« Y'a plus rien pour moi, là ! Allez, maman, laisse-moi partir ! » plaida Draco.
« ...Justin Finch-Fetchley dans Sixty and a Half des Frères Kowzcky... »
« Ne m'oblige pas à te sangler à ton siège, Malfoy ! » le menaça Pansy.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? » voulut savoir Hermione en se penchant en avant.
« ...Draco Malfoy dans The Conspiracy de Kat Sparks... »
Le blond tourna lentement la tête vers l'écran, hébété. Etait-ce la vie réelle ? Venait-il de se faire nominer une deuxième fois ? Pour la catégorie du Meilleur Premier Rôle Masculin, en plus ? ! Folie pure.
« Tu veux toujours partir ? » ricana Pansy à côté de lui tandis qu'on annonçait un certain Aaron Pullitzer pour clôturer la section.
« ...disons que ça peut attendre. »
Ca pouvait attendre une minute, le temps que Penelope ouvre le fichu bulletin qu'elle tenait entre ses mains. Et il fallait voir la mollesse volontaire avec laquelle elle le faisait, c'en était presque mesquin. Draco se redressa nerveusement et posa la main sur son accoudoir, ignorant que celle d'Hermione s'y trouvait déjà. Il songea une demi-seconde à lui céder la place mais le geste ne suivit pas sa pensée. Alors ils restèrent là, leurs deux mains superposées, à regarder l'écran tandis que la présentatrice déployait la petite carte puis s'approchait du micro pour annoncer :
« DRACO MALFOY ! »
Putain.
Draco ferma les yeux.
Putain.
Et il y avait Kat qui hurlait presque derrière lui. Et il y avait Pansy qui enfonçait ses ongles dans son bras. Et il y avait Hermione qui...que faisait-elle, d'ailleurs ? Draco entrouvrit des paupières et la prochaine chose qu'il sut fut que les lèvres de la brune venaient d'entrer en collision avec les siennes. Le blond répondit à son baiser aveuglément puis recula, assez sonné. Ca gueulait tout autour de lui et Kat le prenait dans ses bras et Pansy aussi et Blaise aussi – depuis quand était-il là ? ! – et sa tête était affichée en immense sur le grand écran de la scène.
Folie. Pure.
Draco se leva, remonta la rangée puis s'engagea dans l'allée principale, les cris et applaudissements tout autour de lui ne faiblissant pas. Il avait l'impression de rêver les yeux ouverts. Venait-il vraiment de gagner ? Lui, Draco Lucius Malfoy ? Non, il devait être en plein délire. Il se réveillerait dans quelques secondes.
Pourtant, les marches menant à l'estrade furent bien vraies. De même pour l'accolade de Penelope Deauclaire. De même pour l'aigle en or que la présentatrice lui remit entre les mains en guise de trophée. Meilleur Premier Rôle Masculin. Le blond se positionna devant le micro, réalisant peu à peu ce qui lui arrivait. Sa main vînt mettre du désordre dans sa coiffure toute sage et il se mordit la lèvre tandis que l'assistance se rasseyait, un peu plus calme.
« Je... » commença Draco avant de secouer la tête « Punaise » Il émit un rire nerveux puis se massa l'arrête du nez « Ok, alors je n'ai préparé absolument aucun discours et, pour vous dire à quel point je suis venu avec une mentalité de loser, je prévoyais de filer à l'anglaise seulement quelques secondes avant d'entendre que j'étais nominé pour cette catégorie » confessa-t-il, faisant rire le public « donc je remercie mon attachée de presse d'avoir menacé de m'attacher à mon siège car, sans ça, je me serais sans doute éclipsé, laissant ce magnifique trophée sans propriétaire. »
Le visage de Pansy fut projeté à l'écran, ses traits empreints d'une expression indifférente, seul le coin de ses lèvres s'incurvant en un début de sourire.
« Je remercie aussi l'équipe de tournage sans qui je ne serais pas ici, sur cet estrade. Merci d'avoir été si géniaux, merci de m'avoir supporté dans toutes mes humeurs, merci pour tout. Kat, évidemment. » La réalisatrice apparut sur l'écran derrière lui. « Sans ta foi placée dans une – je cite – ''petite marionnette de presse à scandale'' pour porter ce film sur ses épaules, eh bien tout ceci n'aurait pas été possible. Merci pour ta tyrannie exercée derrière la caméra, elle a fini par payer. » sourit-il en soulevant légèrement son aigle en or. « Merci à mon agent qui me supporte depuis le début dans toutes les situations insolites dans lesquelles je m'empêtre et qui m'a soutenu pour cette aventure. Merci à ma mère de m'avoir fait naître pour qu'un truc aussi cool se passe au bout de vingt-quatre années d'existence, ça valait franchement le coup ! » déclara-t-il, amusant une fois de plus l'audience. « Et Hermione, bien sûr. »
La tête de la brune fit son apparition et elle haussa des sourcils de stupéfaction en se découvrant dans le grand écran de la scène.
« C'est...génial de t'avoir. Vraiment. Tu m'encourages, tu crois en moi, tu fais ressortir ce qu'il y a de meilleur dans ma personne, tu me donnes de bons conseils. Le matin du casting de The Conspiracy, je ne sais pas si tu t'en souviens, j'angoissais un peu et tu m'as dit quelque chose comme « Sois sûr de tes actions » et c'est tout bête comme phrase, mais, je sais pas, ça m'a aidé. Et merci d'être cette aide dont j'ai besoin. »
Et tout le monde put observer sur l'écran de l'estrade comme Hermione se mordit la lèvre presque jusqu'au sang à la suite de sa déclaration, comme tentant de toutes ses forces de cacher son sourire. Elle se joignit aux applaudissements qui succédèrent aux paroles de Draco et le suivit des yeux lever une dernière fois son trophée en guise de remerciement puis descendre les marches. Tout en remontant l'allée principale pour regagner sa place, il reçut quelques accolades amicales auxquelles il répondit par un sourire. Un grand et magnifique sourire. Hermione se mordit la lèvre un peu plus profondément. Pourquoi ne laissait-il pas de côté son habituel risette narquois et blasé au profit du sourire éclatant qui illuminait à présent son visage ? Son expression faciale s'en retrouvait totalement changée.
« Passe-moi ça ! Passe-moi ça ! Passe-moi ça ! » exigea impatiemment Pansy à peine se fut-il assis.
Elle prit le trophée dans ses bras avec toute la délicatesse qu'elle aurait prodigué à un nouveau-né Hermès en écailles de crocodiles véritables et se mit à caresser de l'index le bec en or de l'aigle en lui sussurant des mots doux. Draco secoua la tête devant ce spectacle puis se tourna vers Hermione qui arrangeait distraitement une couture de sa robe.
« Verdict ? » demanda-t-il en se penchant vers elle.
« Mmmh, discours assez convaincant. » sourit Hermione.
« Ah oui, tu trouves ? »
« J'ai même trouvé la dernière partie plutôt pas mal. Celle où tu parlais d'une certaine Hermione qui t'encourageait, etc. »
« Oh, cette partie ? Fallait juste que je trouve de quoi faire durer mon speech pendant une minute. » haussa des épaules Draco en feignant la nonchalance.
« Vraiment ? » dit la brune avec un rictus en coin. « C'est bien dommage, dans ce cas...il me semble que cette Hermione avait prévu de te récompenser personnellement. »
« Voilà qui s'annonce alléchant. » se lécha les babines l'héritier.
« Ah oui mais non ! Tu as dit que la dernière partie de ton discours était quasiment sans importance ! Alors privé de cadeau. »
« Ok, ok, je retire ce que j'ai dit. » se rétracta bien vite Draco. « Alors ? C'est quoi cette récompense ? »
« Patience, mon petit. Patience. »
« Eh oh, Romeo et Juliette ! » intervînt alors Kat juste derrière eux. « Ca vous gênerait de baisser d'un ton ? Non parce que Malfoy va peut-être gagner les deux dernières catégories et ça m'ennuierait de rater ça. »
Draco émit un petit rire. Il doutait avoir la même dose de chance qu'il avait eu en remportant son prix du Meilleur Rôle Masculin. Mais bon, l'espoir faisait vivre, après tout.
Il se remit bien sur son siège puis posa son bras sur son accoudoir, oubliant que celui d'Hermione l'occupait déjà. Leurs deux mains se retrouvèrent à nouveau à s'effleurer et la brune décala légèrement la sienne comme si elle voulait éviter ce contact. C'est ce que crut Draco jusqu'à ce qu'il sente les doigts de la brune tapoter légèrement sur le dos de sa main comme si elle y jouait du piano. C'était tout doux et relaxant. Il en oublia presque que la cérémonie se termina sans qu'il ne soit appellé à l'estrade une nouvelle fois.
LES PETITS POTINS DE POTTER
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ACCUEIL :
Pour toi, poupée.
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Ô toi, jolie apparition,
Tu ne peux être qu'envoyée du paradis !
Investie d'une telle mission
Vous et moi ne pouvions qu'être amis !
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Oui, je te tutoie puis je vous vouvoie
Mais, après tout, je fais ce que je veux.
Et je remarque que pour toi aussi, c'est le cas ;
Cette liberté d'action me rend heureux.
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Je t'observais voleter ici et là,
Tout en sirotant mon jus de fruit absolument dégueulasse.
Jusqu'à ce que tu te positionnes près de mon ennemie de toujours,
Pour effectuer une action des plus cocasses.
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Et rien que pour cela, divine créature,
Rien que pour m'avoir provoqué l'une de mes plus grandes hilarités,
Je serais prêt, tout de suite, sois-en sûre,
A mettre un genoux à Terre et t'épouser !
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Malheureusement, je ne suis pas zoophile
Car, oui, pigeon gris femelle, c'est pour toi tout ce bavardage !
Tu ajoutas à mon bonheur lorsque, posé sur ce fil
Tu fis tes besoins sur Dolores Ombrage.
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ON A VU...
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Ronald Weasley débarquer sur le tapis rouge du Prix Serdaigle et se faire photographier par trois pauvres paparazzis. Ah nan, quatre. Autant pour moi.
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Bellatrix Lestrange faire son entrée sur le tapis rouge vêtue d'une robe de toile d'araignée, une barrette en forme de chauve-souris dans les cheveux. Il ne manquait plus qu'elle transporte un cadavre en guise de collier pour que Tim Burton l'engage dans un de ses films. Oh, wait...
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Luna Lovegood profiter de son passage télévisé sur le Jenny Dillinger Show pour se lancer dans un long discours contre le trafic sexuel de cochons d'Inde en Tchécoslovaquie. Vous le saviez, ça, qu'on prostituait des cochons d'Inde tchécoslovaques ? VOUS LE SAVIEZ ? ! EH BEN VOUS ATTENDEZ QUOI POUR AGIR ? ? ! VOUS COMPTEZ TOUT DE MÊME PAS RESTER ASSIS DERRIERE VOTRE ECRAN SANS RIEN FAIRE ! ! Si ? Ben moi aussi.
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Parvati Patil mordre le videur du Velium Connection – bar hypertropclassedechezclasse dans lequel toutes les célébrités hypertropclassesdechezclasses ont fini en after-party après le Prix Serdaigle – parce que son nom n'était pas inscrit sur la liste. Puis se casser une dent. Puis saigner. Puis tâchez sa robe toute blanche. Puis trébucher sur le goudron. Puis s'étaler sur le sol, s'égratignant le menton. Puis se faire MALENCONTREUSEMENT piétiner par un certain Harry Potter qui passait là sans regarder.
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Hermione Granger sauter dans un taxi à peine deux heures après que l'after-party avec un grand sourire aux lèvres. Pour aller où ? Pour voir qui ? Pour faire quoi ? Pour courir dans mes bras ?
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Draco Malfoy, passablement bourré, faire tomber le haut et danser coller-serré avec une délicieuse créature métisse puis chanter à tue-tête une chanson des Village People que remixait le DJ. Bon sang mais comment ose-t-il ? Comment OSE-T-IL dénaturer YMCA en chantant d'une voix aussi fausse ?
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L'INFO DRACONNIENNE DU JOUR :
Qui l'eût cru ? (Lustucru, chapeau pointu)
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Draco Malfoy sur l'estrade de la 38e édition du Prix Serdaigle acceptant l'Aigle du Meilleur Rôle Masc... Meilleur Rôle M... Mmmmmm... Ah, désolé, mes doigts refusent de finir cette phrase. La nouvelle semble trop invraisemblable pour que je puisse la taper sur mon clavier. Pour vous dire à quel point cette nouvelle est invraisemblable, j'ai fait un top 5 des événements qui auraient été plus probables de se dérouler que Draco Malfoy se voyant offrir le Prix Serd... le Prix Se... le Pr... bon.
1 – Marylin Manson élever des poussins, leur acheter des jolis petits nœuds papillons à imprimé floral et les nommer Riri, Fifi et Loulou.
2 – Padma Patil entrer au couvent.
3 – Kim Kardashian entrer au couvent.
4 – Draco Malfoy feindre de sortir avec une fille pour étouffer le scandale de Rafaelo Delucci.
5 – L'historien Filius Flitwick danser en talons aiguilles sur « Moulin Rouge », un serre-tête à oreilles de lapin coquin sur la tête.
Et encore, je n'ai pas cité « Harry Potter se faisant employer en CDI à Disney Land pour faire la mascotte de Minnie durant la parade et terminant dans un fossé, près des auto-tamponneuses, une oreille de costume arrachée, tabassé à coups de sac à main par une femme jalouse que son mari ait eu les yeux trop baladeurs ». Non, ce n'est pas du vécu, je vous assure. En revanche, vous savez ce qui est vrai ? La soirée hyper méga privée que donne en ce moment Princesse Malfoy dans ses appartements. Oui parce que Sa Majesté a jugé que le taux de coolitude du Velium Connection était devenu trop bas pour qu'il puisse respirer sans risque d'asphyxie. En moins de deux minutes, les lieux étaient donc désertés. La seule personne qui restait était une mémé déchaînée sur le dancefloor prenant sa canne pour un partenaire de cha-cha-cha ultra sensuel. Le reste de la salle – c'est-à-dire les 36 mannequins hyper cannons en talons de 73 cm et robes plus moulantes qu'une combinaison de surf – se trémoussait dans les appartements du plus blond des jet-setteurs à l'autre bout de Londres.
Une question me taraude : Passé un certain seuil d'alcoolémie, de vodkalémie et de mojitolémie, Draco se souvient-il qu'il a une bague de fiançailles à l'annulaire ? Ou alors n'a-t-il invité ces charmantes créatures que pour pouvoir avoir plus de mains afin de...faire la vaisselle ? A 1h du matin ? Ce qui me semble TOTALEMENT cohérent, d'ailleurs. Plus cohérent que de gagner le Prix S... le P... – même si je dois avouer que le film était pas mauvais-mauvais.
Polygamement vôtre,
Harry POTTER
Hermione se racla la gorge, tînt son dos bien droit puis déclara de son ton le plus enthousiaste :
« Bonjour ! Je m'appelle Hermione Granger, j'ai 24 ans depuis peu et je suis une passionnée de cinéma, ce qui...oh mon Dieu, ce que c'est nul. » capitula-t-elle.
Il était 7h du matin et elle se trouvait dans la salle de bain de sa chambre, s'entraînant devant son miroir à ce qu'elle allait dire à l'entretien qu'elle passerait deux heures plus tard.
Lors de l'after-party qui avait suivi la remise de prix, Kat Sparks lui avait demandé si le cinéma était toujours un domaine qui l'intéressait, ce qu'Hermione s'était empressée de confirmer. Elle avait même été très étonnée que la réalisatrice se souvienne de ce petit détail. Et Kat l'avait encore plus surprise en lui annonçant qu'elle lui avait arrangé un rendez-vous avec le directeur de l'Institut Gryffondor le lendemain même. Hermione avait été aussi enthousiasmée que paniquée – devait-elle être callée sur le sujet ? Allait-il tester ses connaissances ? Allait-il lui poser des questions pièges ? Devait-elle avoir un lourd bagage cinématographique derrière elle ?
« Mais non ! » s'était exclamée Kat, son verre de martini à la main. « L'école est faite pour former de futurs cinéastes. On se doute bien que tu n'es pas une encyclopédie du 7e art lorsque tu passeras cet entretien. Le jury ne fera qu'évaluer ton profil. Si tu es véritablement passionnée, que tu en as dans le crâne et que tu sais te vendre, le tour est joué ! » Elle finit sa coupe d'un trait puis pointa de l'index Draco qui dansait sur une des tables du coin VIP, une bouteille de champagne dans la main. « Même cet énergumène que tu vois là-bas serait capable d'y entrer, s'il le voulait. »
Hermione avait donc dû quitter la fête plus tôt que prévu pour être fraîche et dispo le lendemain. Mais la figure pâle et déformée par l'angoisse qu'arborait son reflet en ce moment même n'avait rien de frais et dispo.
« Hum, alors voilà, je m'appelle Hermione Granger et je suis... » Elle secoua la tête. « Bonjour ! Moi c'est Hermione Granger et si je suis ici c'est... » La brune se massa l'arrête du nez – bon sang, qu'est-ce que c'était que ça ? Une audition pour un casting de télé-réalité ? – puis reprit. « Enchantée ! Je suis Hermione Granger, j'ai 24 ans et je voudrais...oh et puis merde. »
Elle abandonnait. L'entretien allait se dérouler comme il allait se dérouler et elle y irait au feeling. Cette manie de tout vouloir préméditer et régler ne lui réussissait plus tellement et, pour une fois, elle allait se laisser porter par les événements.
Sa décision prise, Hermione quitta sa chambre en pyjama/t-shirt et se dirigea vers le vestibule d'entrée pour aller prendre son petit-déjeuner à l'étage de Draco, comme chaque matin. Elle demanderait à Minerva de lui préparer le repas le plus calibré en vitamines qu'il soit de sorte à ce que, même à son pic de son stress, cela n'entame ses forces. La brune appuya sur le bouton d'appel à l'ascenseur et, le temps d'un bâillement, les portes blindées s'entrouvrirent sur une bombe sexuelle métis aux faux airs de Noémie Lenoir simplement vêtue d'une mini-robe en satin, des stilettos indécents aux pieds. Hermione s'en arrêta de bailler.
« Vous descendez ? » lui demanda l'inconnue d'une voix haut perchée tout en désignant les étages inférieurs de son index verni en jaune fluo.
Pardon ?
« Peut-on savoir ce que vous fichez ici ? » articula Hermione, abasourdie.
« J'étais invitée à la soirée privée de Malfoy. » répondit son interlocutrice, sur le ton de l'Évidence même.
Double pardon ?
« La soirée privée de Malfoy ? » répéta Hermione.
« Oui... » La mannequin dévisageait l'étudiante comme si elle était un peu demeurée puis ses yeux s'agrandirent comme si elle venait d'avoir une illumination. « Oh, vous n'y étiez pas ? »
« Je n'ai pas dû recevoir mon invitation. » ironisa son interlocutrice d'un ton froid.
« Vous auriez dû venir ! C'était, genre, super dingue. On a tellement fait les fous que tout le monde est, genre, super claqué. Ils sont tous vautrés sur le sol et tout, en mode vision trop apocalyptique quoi. Je dois être la seule qui arrive, genre, à mettre un pied devant l'autre. Trop dingue. »
Hermione ne savait pas ce qui la mettait le plus hors d'elle : la façon totalement niaise et dépourvue de neurones avec laquelle s'exprimait cette jeune fille ou le contenu des paroles que débitait cette niaise dépourvue de neurones. Ce fut à peine si la résidente des lieux la poussa hors de la cage d'ascenseur pour monter évaluer elle-même la situation. Et le vestibule d'entrée du dernier palier lui annonça d'emblée la couleur. Bouteille de champagne brisée, le liquide jaune pétillant se répandant de part et d'autre sur le sol du hall. Smartphone à l'écran fissuré abandonné dans un coin. Fêtard ivre allongé par terre en caleçon, des inscriptions aux marqueurs sur ses joues et son torse.
« Je rêve...! » souffla Hermione en plaçant la main sur sa bouche.
Et elle crut à un cauchemar en découvrant ce qui l'attendait, une fois le vestibule passé.
En vrac : rideaux déchirés, table renversée, vase en cristal Tiffanny brisé, fleurs servant de lit à une jeune fille vêtue d'un simple tanga en imprimé léopard, Pelforth vides entreposées en pile en plein milieu du salon, poudre blanche suspecte sur la table basse en verre, talon de Louboutin profondément enfoncé dans l'écran de la TV, paire de soutien-gorge accrochée à la main de la statue de marbre située à côté de la fenêtre, résidus d'oeufs, de farine et de mousse à raser incrustés aux murs – avaient-ils réellement fait une bataille de condiments dans le salon ? ! –, canapé renversé... Hermione avait l'impression de traverser Hiroshima le lendemain même de la catastrophe nucléaire.
Elle emprunta le couloir et enjamba les cadavres ivres et dévêtus qui peuplaient le sol pour se rendre dans la chambre de Draco. Et, en le voyant allongé en travers de son lit, le 80D d'une belle brune lui servant de coussin douillet, Hermione regretta amèrement d'être montée.
Elle recula avec un brusque haut-le-coeur et fit le trajet inverse à reculons, trébuchant sur les corps entassés dans le corridor. Regagnant le salon, elle manqua de bousculer Minerva et son chariot. Elle traversait le champs de bataille que constituait l'étage tout en fredonnant un air des années soixante comme si le spectacle de la suite mise sens dessus-dessous lui semblait tout à fait normal.
« Oh ! Pardon ! » s'excusa Hermione en se tenant au mur.
« Tout va bien, Mademoiselle ? »
« Qui ? Moi ? Oui ! Tout va bien ! Tout va parfaitement bien ! » déclara d'une traite sur un ton si aigu qu'il ne fallait pas être devin pour voir qu'elle mentait.
« Vous pleurez. » lui fit remarquer calmement Minerva en désignant sa figure de son plumeau.
Hermione porta la main à ses joues et les trouva humides. Le fait de s'en rendre compte à retardement accéléra le débit de ses larmes.
« Je...je dois y aller. » dit-elle soudainement avant de prendre la fuite dans le hall.
Il était de notoriété publique, sur le campus de l'Institut Gryffondor, qu'Alberforth Dumbledore avait en sa possession une chèvre apprivoisée répondant au nom de Helmut. La bête était son animal de compagnie de longue date et chacun ici connaissait et respectait Helmut comme s'il était un membre à part entière de la famille Gryffondorienne. Mais il y avait une seule règle à respecter ab-so-lu-ment pour ne pas que la chèvre entre dans une de ses célèbres crises de folie. Ne jamais, au grand jamais, porter du bleu outremer à proximité d'elle. Si vous en portiez, c'était bien simple : la chèvre chargeait sur vous sans aucune pitié pour votre vie et vous ratatinait à coups de sabots jusqu'à ce que vous ne soyez plus qu'une flaque humaine sur le goudron.
Quelqu'un avait pensé à en informer Hermione ? Nooon, personne. Et c'est pourquoi elle entra dans la gigantesque cour intérieure de l'établissement vêtue d'une robe bleue toute mignonne. Ni une ni deux, Helmut répéra sa cible et fonça droit sur elle.
« Mutmut, non ! » tonna Alberfoth mais la chèvre n'en avait cure.
Elle galopait à toutes vitesses droit sur Hermione qui ne s'en rendit compte que dix secondes avant la collision inévitable et poussa un cri, terrifiée. A quatre secondes du drame, quelqu'un se jeta brusquement sur elle de façon à ce qu'elle atterrisse au sol et Helmut rentra sa tête de plein fouet dans le mur de derrière. Avant de tomber au sol, raide mort. (Mais on ne s'en rendit pas compte sur le moment.)
« Tout va bien ? »
Hermione prit une demi-seconde pour réaliser qu'elle était à terre, un grand brun pesant de tout son poids sur elle. Mais ce grand brun avait des yeux bleus. Ce grand brun avait également un sourire à rendre Apollon jaloux. Ce grand brun sentait aussi extraordinairement bon. Alors on pardonnera à ce grand brun d'être complètement affalé sur elle. Surtout qu'il se redressa immédiatement pour lui tendre sa main. Hermione s'en aida pour se relever à son tour et époussetta sa robe baby-doll en viscose pour se donner un semblant de contenance.
« Tout va bien ? » répéta son sauveur.
Hermione leva la tête vers lui. Oh bon sang. Ses yeux n'étaient pas bleus mais turquoise ! Quel genre de cyborg super-sexy était-il ? !
« Oui, tout va bien, merci. » répondit-elle en continuant de passer sa main sur sa robe bien qu'il n'y ait plus rien à y épousseter.
« Ok, tant mieux. » Il lui offrit un autre sourire et Hermione manqua d'être aveugle « Faut faire gaffe à cette bestiole. » ajouta-t-il en désignant la bête dont il ignorait sans doute la mort imminente. « J'ai eu le malheur de porter une chemise en jean pour mon premier jour ici et... »
Il montra la cicatrice d'au moins six centimètres qui ornait son coude. Hermione ne put s'empêcher de grimacer.
« Mais c'est autorisé par le règlement, les animaux ? » demanda-t-elle avant de se mordre la langue, de peur de passer pour une coincée suivant les règles à la lettre.
« En théorie, non. Mais ce vieux fou n'en fait chaque fois qu'à sa tête, sous prétexte que son frère est à la direction. La dernière fois, il s'est ramené avec une poule sous le bras. » secoua-t-il la tête tandis que sa voisine émettait un rire surpris. « Je crois qu'il a pour projet de monter illégalement une ferme au sein de l'Institut, quelque chose dans le genre. »
« Vous n'avez pas l'air de vous ennuyer, ici, en tout cas. »
« C'est le moins qu'on puisse dire ! Mais, j'y pense, t'es nouvelle ? Je ne t'ai jamais vu ici. »
« Hum, oui. Je viens pour passer un entretien d'entrée. » Et c'était reparti pour triturer nerveusement le tissu de sa robe. « Je suis un peu stressée, j'ai un peu peur de tout faire foirer puis si on ajoute à ça le fait que je n'ai pas trop le moral depuis ce matin...enfin bref. » se censura-t-elle rapidement, ne sachant pas pourquoi elle eprouvait le besoin de tout déballer.
« Ne vous inquiétez pas, je suis sûr que tout se passera bien. Puis, des entretiens, j'en ai passé des tonnes – je vais justement en passer un tout à l'heure – et je peux vous dire qu'en sortant de la salle, vous vous demanderez encore pourquoi est-ce que vous avez stressé pour rien. »
Un sourire se fraya doucement un chemin sur les lèvres d'Hermione.
« C'est gentil de me rassurer. » le remercia-t-elle.
« Il n'y a pas de quoi. » Il jeta un bref coup d'oeil à sa montre. « Par contre, je crois que si je ne pars pas maintenant, je vais justement être en retard. Mais ce fut un plaisir de discuter avec vous, Mlle...? »
« Granger. Hermione Granger. » répondit la concernée.
« Enchantée, Mlle Granger. Moi c'est Viktor Krum. » se présenta-t-il en lui tendant sa main qu'Hermione serra timidement. « A très bientôt, j'espère ! »
La brune le regarda s'en aller d'un pas énergique vers les bâtiments d'en face. Woaw. Si chaque accident de chèvre menait à ce type de rencontres, elle voulait bien être coursée par tous les animaux de la ferme en même temps. Peut-être que cela réussirait à muscler enfin ses cuisses. Puis elle n'avait pas de quoi se sentir coupable de se régaler les yeux étant donné que Draco semblait régaler une toute autre partie de son anatomie à l'aide de chaque créature féminine croisant sa route. A ce souvenir, le front d'Hermione se plissa à nouveau et son esprit se remit à ruminer. Pas pour longtemps, cependant, car un cri s'éleva derrière elle :
« Helmut ! Helmut ! Réponds-moi, s'il te plaît ! Allez, Mutmut, ne m'abandonne pas ! Helmut ! ! ! »
Alberforth secoua l'animal inerte de toutes ses forces mais n'obtînt aucune réponse. Il leva alors ses yeux embués vers Hermione et la pointa d'un index accusateur :
« ASSASSIN ! » hurla-t-il avant de se lever pour lui courir après. « TUEUSE DE CHÈVRE ! »
Tout comme son défunt animal de compagnie, le vieux chargea sur elle avec détermination et la tueuse de chèvre dut effectuer le plus rapide sprint de sa vie pour le semer. Elle entra en urgence dans le premier bâtiment qui croisa sa route et vérifia furtivement derrière elle. La brune distingua la silhouette du vieil homme encore au milieu de la cour, le dos courbé, l'air de reprendre son souffle. Il leva cependant son bras et désigna de ses petites forces restantes l'endroit où se trouvait Hermione pour crier d'une voix suffisamment forte pour qu'elle puisse l'entendre :
« JE T'AURAI ! »
Oulala.
Hermione marcha dans le hall, regardant partout autour d'elle pour trouver une indication de l'endroit où elle se trouvait. Elle se dirigea vers l'accueil et appuya comme une folle sur la sonnette.
« Excusez-moi ! » dit-elle d'un ton impatient qu'elle savait malpoli. « Où doit-on aller pour les entretiens ? S'il vous plaît ? Y'a-t-il quelqu'un ? ! »
Une cinquantenaire sortit alors du petit bureau de derrière pour se rendre au comptoir en traînant des pieds.
« Premier étage, à gauche. » marmonna-t-elle d'une voix blasée avant d'indiquer du doigt la sonnette. « Et ça, c'est pas un jouet. »
Hermione fit une moue navrée bien que dans le fond, elle se fichait un peu de contrarier la standardiste. Ainsi donc elle se trouvait aussi proche de l'endroit où elle avait rendez-vous ? A voir le vaste domaine que semblait être l'Institut, tomber du premier coup sur le bon bâtiment ressemblait à un énorme coup de chance. La brune monta quatre à quatre les marches tout en vérifiant qu'un certain éleveur de chèvre ne la suivait pas puis suivit les directives qui lui avaient été donné et se retrouva devant une grande porte sur laquelle trônait la plaque : « Albus Dumbledore, Directeur de l'Institut Gryffondor ». L'étudiante expira lentement. Voilà. Ca y était. Dans quelques minutes, son destin serait scellé. Elle prit une nouvelle respiration puis toqua avec le plus d'assurance possible. Comme si elle était attendue, la porte s'ouvrit avant même qu'elle ne fasse le troisième coups sur l'exact même homme âgé qui la traitait d'assassin quelques minutes plus tôt. La brune fit un bond en arrière tout en plaçant ses mains devant elle.
« Je suis vraiment désolée pour votre chèvre – Helmut, c'est ça ? Je ne savais pas qu'elle allait perdre la vie dans de telles conditions et ce n'était pas dans mon intention de... »
Albus Dumbledore eut un petit rire puis posa la main sur l'épaule d'Hermione. Ce geste fut d'une telle douceur que la jeune fille se stoppa dans sa tirade.
« Je crois, Mlle Granger, que vous avez eu affaire à mon frère, Alberforth. Il part un peu au quart de tour lorsqu'on touche à ses animaux, mais ne vous inquiétez pas, ça finit toujours par passer. »
« ...pas pour cette fois, je crois. » grimaça Hermione. « Il est...Helmut est mort. »
« Ce sont des choses qui arrivent. » sourit une nouvelle fois Albus avant de lui faire signer d'entrer. « Nous allons commencer, Mlle Granger, si vous le voulez bien. »
La brune hocha la tête et entra à petits pas dans le spacieux bureau. Ses yeux firent un rapide tour de la pièce avant de s'arrêter sur...
« Vous ! » ne put-elle s'empêcher de s'exclamer en voyant Viktor Krum assis confortablement sur un des fauteuils de la salle.
Le jeune homme haussa des sourcils, tout aussi surpris, puis déclara avec un demi-sourire :
« Comme on se retrouve, Mlle Granger. »
« Vous vous connaissez déjà ? » demanda la voix d'Albus derrière eux avant d'apparaître pour se placer derrière son bureau.
« Nous avons brièvement fait connaissance, il n'y a même pas cinq minutes. Je ne pensais pas avoir la chance de vous revoir aussi tôt ! »
« Eh bien...je...moi aussi. » bafouilla Hermione. « Donc...vous êtes prof ? »
« Viktor Krum est bien plus que ça ! » intervînt Dumbledore. « Il est une des pépites de l'école des Beaux-Arts de Durmstrang et possède un doctorat en cinéma classique. Nous avons la chance de l'avoir dans notre corps professoral depuis trois ans, maintenant, et étant donné qu'il faut que chaque entretien d'entrée soit secondé par un enseignant de l'établissement, quoi de mieux que de choisir le meilleur de tous ? »
« Vous me flattez, Albus. » roula des yeux Viktor avant de désigner un siège. « Allez-y, Hermione, asseyez-vous. »
La brune fit comme on le lui avait demandé, tentant de gérer ce début de stress qui faisait légèrement trembler ses mains. Lorsqu'elle tourna la tête vers Viktor, ce-dernier lui offrit un petit clin d'oeil, dans le but certain de la mettre à l'aise. Mais se doutait-il de l'état de trouble intérieur dans lequel cette petite attention mit Hermione ?
« Tu permets ? » demanda Draco en décalant la tête du DJ qui avait animé la soirée la veille mais qui bloquait à présent l'entrée de son dressing-room.
Le petit gros en t-shirt déchiré grogna, son énorme casque de mixage toujours autour de son cou, et finit par rouler sur le côté avec la grâce d'une baleine blanche échouée sur une plage de nudistes. Draco entra dans la pièce tout en jouant avec le cordon de son peignoir. Il venait de prendre une longue douche froide pour se remettre sur pied après le carnage sans précédent d'hier soir. Le quart du mobilier de l'étage était saccagé, la moitié des invités comataient toujours aux quatre coins de l'appartement et les policiers avaient débarqué trois fois pour tapage nocturne.
Mais Draco attrapait son débardeur blanc American Apparel et son bermuda Brooks Brothers en sifflotant, se sentant totalement en forme. En pleine forme, même.
Cela faisait si longtemps qu'il n'avait plus fait la bringue dans les règles de l'art qu'il ne se souvenait même plus du bien fou que cela faisait. Il avait l'impression d'être à nouveau le Draco d'avant le Contrat – non pas que ce Draco lui manque, cependant. Juste cette facette fêtarde et insouciante à outrance de sa personnalité qui semblait s'être peu à peu tassée au contact d'Hermione. Oh, tiens, Hermione. Ou était-elle, d'ailleurs ?
Le blond glissa ses pieds dans ses Vans en jean sans se préoccuper de défaire les lacets puis s'engagea dehors, marchant sans pitié sur les pieds et les mains des personnes infestant son couloir. Il glissa sa tête dans l'embrasure de la cuisine – la porte ne tenait plus que sur un seul gond – et y trouva Minerva en train de donner des instructions à une dizaine de personnes habillées en combinaisons blanches. L'équipe de nettoyage express. Ses vieux potes. Du temps où Draco était réputé roi de la fête londonnienne, il les voyaient débarquer chaque matin dans son salon pour passer tout le niveau au Karcher.
« Je vais faire du skate. » dit-il à sa gouvernante en désignant la planche qu'il tenait sous son bras. « Hermione est déjà partie à son truc de cinéma, au fait ? »
« Oui...sans doute. » répondit Minerva avant de terminer de donner ses directives au groupe de nettoyage.
Draco plissa des yeux, suspicieux. Le « Oui...sans doute » n'était pas une langue que parlait sa gouvernante. Avec elle, c'était soit oui, soit non. Pas « sans doute », « peut-être », « à peu près ». L'héritier mettait sa main à couper en tranches fines qu'elle tournait autour du pot pour qu'il lui tire lui-même les vers du nez – bon sang, il détestait lorsqu'elle faisait ça.
« Elle est pas partie, c'est ça ? » demanda-t-il tout en se décalant pour que les personnes chargées de rendre son étage habitable s'en aillent chacune à leur tâche.
« Si, elle y est allée...du moins, je pense. » répondit à nouveau Minerva, évasive.
Elle porta la main à son chariot pour y prendre son plumeau mais Draco le lui chipa avant que sa main ne puisse se refermer sur le manche.
« Mais...! Hé ! » s'exclama-t-elle, surprise. « Mr Malfoy, rendez-le-moi immédiatement ! »
« Pas avant que je ne sache tout. » répondit le blond en cachant l'objet derrière son dos.
« Ne soyez pas puéril... »
« J'arrêterai de l'être lorsque vous cracherez le morceau ! »
Minerva plissa des yeux tout en plaçant ses mains sur ses hanches.
« Très bien. » articula-t-elle lentement et Draco crut avoir gagné le temps d'une seconde...avant qu'elle ne lui attrape sa planche à roulette d'un geste si furtif qu'il ne put pas lui en empêcher.
« Alors ça, c'était pas fair-play ! » écarquilla des yeux Malfoy.
« Et c'est vous qui le dites ! Rendez-moi mon plumeau ! » exigea Minerva d'un ton féroce. « Ou je jette votre planche par la fenêtre ! »
« Oh, c'est comme ça que ça marche ? Très bien ! » fit Draco en défaisant la boucle de son short. « Si vous ne me répondez pas clairement, je glisse votre plumeau chéri dans mon caleç... »
« NON ! » hurla Minerva en posant la main sur son pauvre coeur mis à l'épreuve devant de telles menaces.
« Aha ! » jubila son protégé. « Alors dites-moi : Hermione est-elle partie, oui ou non – et pas de sans doute, peut-être, certainement, si Dieu le veut, autant que faire se peut, subjectivement parlant – à son entretien ? »
La gouvernante resta silencieuse, bornée.
« Eh bien je crois que vous ne me laissez plus trop le choix... » déplora Draco en élargissant l'élastique de son caleçon pour y faire rentrer le bien le plus précieux de Minerva.
« Elleyestalléemaisellepleurait. » marmonna tout d'un bloc la vieille femme.
Draco plaça sa main en coupe derrière son oreille.
« Plaît-il ? Je crois ne pas avoir très bien entendu. »
« Elle y est allée ! » capitula Minerva qui était un peu dégoûtée de lâcher cette information sous le coup de la torture. « Mais lorsque je l'ai croisée, elle pleurait. »
Draco fronça des sourcils tout en laissant son sous-vêtement tranquille.
« Elle pleurait ? » répéta-t-il, dérouté. « Mais pourquoi ? »
« Mon plumeau. » demanda la gouvernante en tendant impatiemment sa main.
« A cause de votre plumeau ? » s'exclama Draco, encore plus dérouté.
« Mais non, Mr Malfoy ! » leva les yeux au ciel son interlocutrice. « Je voudrais récupérer mon plumeau ! »
Sans y réfléchir, Draco le lui redonna. Il était encore intrigué par ce qu'il venait d'apprendre. Hermione pleurait ? Pour quelle raison ? Lorsqu'il l'avait quitté à l'after-party, elle avait l'air d'être de bonne humeur, pourtant. Elle venait tout juste d'apprendre par Kat qu'elle aurait sans doute une place à Gryffondor ! Que s'était-il passé entretemps ?
« Vous devriez peut-être aller la chercher. » lui suggéra Minerva en posant son skate sur le plan de travail devant lui.
Draco opina. Oui, il devait aller la chercher. Ils iraient ensuite manger quelque chose – parce que c'était pas tout mais il était presque midi – et, pendant ce temps, il en profiterait pour déterminer ce qui n'allait pas.
« D'accord mais il est où cet Institut ? Vous connaissez l'adresse ? »
« Oui. » répondit Minerva tout en lustrant les petites figurines en porcelaine qui ornaient le plan de travail. « Certainement. »
L'entretien dura en tout et pour tout trois heures. Pourtant, Hermione ne vit pas le temps passer. Ce qu'elle avait tant appréhendé au point de répéter devant un miroir avait en fait tourné en une conversation à bâtons rompus durant laquelle la brune s'était sentie suffisamment détendue pour démontrer l'étendue de sa personnalité. Elle fut même déçue lorsqu'Albus le raccompagna à la porte avec ce même sourire bienveillant qui ne l'avait pas quitté depuis le début.
« Ce fut en tout cas un véritable plaisir de vous rencontrer, Mlle Granger. » la salua-t-il une dernière fois en lui tendant la main. « Katarina Sparks a vraiment eu raison d'arranger ce rendez-vous. »
« Donc ça veut dire que...vous me prenez ? » demanda Hermione, ses yeux brillant d'espoir.
« Bien essayé. » rit Albus. « Mais nous vous appelerons dans quelques heures pour vous fournir une réponse, ne vous inquiétez pas. »
Il lui tapota une dernière fois l'épaule puis retourna dans son bureau et ferma la porte. Hermione resta un petit instant sans bouger. Bon. Dans l'ensemble, tout s'était à peu près bien passé. Très bien passé, même. Si tout allait bien, la réponse serait positive. Elle avait quand même réussi à placer le nom du chien de Tarantino...ce n'était pas rien !
La brune fit lentement volte-face, encore dans ses pensées. Tellement dans ses pensées qu'elle ne vit pas la silhouette située près de la porte et qui, vraisemblablement, l'attendait. Elle ne se rendit compte de cette présence dans le corridor que lorsqu'une voix masculine lui demanda :
« Ca a donné quoi ? »
Hermione sursauta avant de se retourner. Assis à même le sol, son coude reposant sur son skate placé à la verticale à côté de lui, Draco grignotait tranquillement une glace à la pistache tout en la regardant. Avec sa casquette Rollande à motif ethnique posée de travers sur sa tête, la brune l'aurait presque confondu avec un adolescent de seize ans.
« Tu fais quoi ici ? » demanda-t-elle de but en blanc.
Oh-oh, pensa Draco, son dictionnaire Grangerien le mettant en alerte quant au ton peu engageant qu'elle prenait. Elle semblait être encore de mauvaise humeur. Le blond opta alors pour un peu de légèreté.
« J'sais pas, je me suis levé ce matin et j'ai eu comme une sorte de blackout, à vrai dire, et la prochaine chose que j'ai su, c'est que je me trouvais dans ce couloir à me geler les fesses contre le carrelage. »
Hermione ne sourit même pas un peu. Pire encore : elle lui tourna le dos pour continuer sa route sans lui prêter plus d'attention. Draco se mit sur ses pieds tout en fronçant des sourcils. La situation était un peu plus difficile que prévu.
« Hey ! » s'exclama-t-il en la rattrapant à l'aide de sa planche à roulette. « Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Rien du tout. » répondit d'un ton brusque l'étudiante.
« Bien sûr que non. » la contra-t-il. « Allez, dis-moi ! Qu'est-ce que tu as ? »
« Mais je n'ai absolument rien ! »
Hermione ferma les yeux, exaspérée. Ce qui fut une assez mauvaise idée car l'image de Draco tel qu'elle l'avait trouvé ce matin se matérialisait à présent sous ses paupières.
« Tu nies l'évidence, là. »
« Je ne nie pas l'évidence ! » se défendit-elle en tentant de le contourner mais il roulait à présent en zigzag devant elle.
« Plus grave encore : tu nies le fait que tu nies l'évidence. »
« Pas du tout ! Je ne nie rien du tout ! »
« A d'autres. »
« Draco, tu vas me laisser passer tout de suite. »
« Donne-moi ne serait-ce qu'un seul petit indice. »
« Malfoy... »
« Granger ? »
« Bon sang mais laisse-moi passer ! »
« Non. »
« T'es vraiment infernal ! »
« Pas plus que toi qui ne veut pas me répondre. » Il fit une sorte de pirouette sur son skate puis la bloqua contre le mur, ses deux bras l'encerclant de part et d'autre. « C'est à cause de l'entretien ? »
Hermione soupira d'agacement mais marmonna : « Non ».
« La fac ? »
« Non plus. »
« Ton père ? Et il y aurait de quoi. »
« Non et garde-toi bien de dire du mal de lui. »
« C'est à cause de ta pote aux cheveux multicolores ? Elle a encore fait une dépression capillaire ? »
« Glenn ? Mais qu'est-ce qu'elle vient faire là-dedans ? ! »
« Je sais pas, je tente tout. Ton boulot chez Fleury & Bott ? »
« Tout se passe parfaitement bien. »
« ...semaine rouge ? » essaya Draco en désespoir de cause.
« Essaie toujours. » leva les yeux au ciel Hermione.
« Ok, je sèche. »
« Très bien. Et maintenant pourrais-tu me rendre ma libert... »
« C'est à cause de moi ? »
Et là, Hermione resta silencieuse. De toutes les façons, ses traits crispés parlaient d'eux-même.
« C'est à cause de moi. » comprit enfin Draco et il se dégagea d'elle.
L'étudiante prit une lente inspiration, apprêtant ses arguments dans sa tête en vue d'une confrontation. Mais le blond la prit une nouvelle fois au dépourvu en déclarant sur un ton totalement normal :
« T'as faim ? Moi je meurs de faim. Y'a un restau pas mal dans le coin...ça te dit qu'on y aille ? »
Hermione le dévisagea en écarquillant des yeux. Alors c'était tout ? Après l'avoir littéralement harcelée pour qu'elle crache le morceau, il passait aussi rapidement à autre chose ? Incroyable !
« C'est comme ça que tu réagis ? »
« J'ai faim, Hermione. Alors tu veux qu'on aille manger, oui ou non ? »
La brune l'observa une nouvelle fois. Il n'avait pas l'air de jouer la comédie dans le but de cacher un quelconque énervement : il semblait parfaitement...normal. Normal et affamé. Et bien qu'Hermione n'aimait pas les disputes, le fait que Draco soit aussi indifférent la mettait en rogne. Pourquoi était-il comme ça, bon sang ? ! Elle venait de lui dire qu'il était la raison de son énervement ! Ne voulait-il pas au moins savoir pourquoi elle était remontée contre lui ? Ou s'en fichait-il complètement ? Bon sang mais qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez lui ?
« Hermione ? » la ramena sur Terre la voix de Draco.
« Quoi ? Ah. » Elle haussa des épaules. « Ok. Allons manger. »
Le ''restau pas mal dans le coin'' n'était autre que le Sevendipity, un prestigieux quatre étoiles réputé pour ses salades à tomber par terre et son architecture mêlant élégance et minimalisme. Draco et Hermione furent installés dans un coin de la terrasse suffisament loin de la rembarde pour échapper aux flashs des paparazzis les plus téméraires et un serveur apparut à côté d'eux pour leur donner les menus. Hermione parcourut les entrées proposées. Le premier prix culminait à quarante Gallions, à croire que le sel qu'ils utilisaient dans les plats contenaient des cristaux de diamants.
« Tu paies, cette fois-ci ? » lui demanda Draco et sa voisine ne put empêcher le sourire amusé qui pointa sur ses lèvres la seconde suivante.
C'était une blague entre eux, cette phrase. Elle avait vu le jour un soir où ils dînaient dans un restaurant huppé du centre-ville de Londres. Bien qu'ils n'avaient fait que commander deux plats de résistancse, deux desserts et une bouteille de vin, ils s'étaient retrouvés avec une addition de trois-cent soixane-dix Gallions à la fin du repas. Draco avait tout de suite dégainé sa carte – un tel prix pour si peu de choses ne semblait pas le déranger – lorsqu'Hermione s'était exclamée :
« Non, laisse, je paies tout. »
Et elle avait sorti deux pauvres billets froissés de cinq Gallions de son portefeuille H&M pour les tendre au serveur. Puis elle avait éclaté de rire devant son expression médusée. Et depuis, c'était devenu un rituel entre eux de prononcer cette phrase lorsqu'ils se rendaient au restaurant.
Les deux jeunes gens commandèrent donc leurs salades en guise de premier plat et, le temps qu'on vienne les servir, Draco se donna charge de meubler la conversation.
« Alors, quelles questions t'ont-ils posé pendant l'entrevue ? »
Hermione étouffa un rire stupéfait. Alors c'était officiel. Il se contrebalançait totalement de son changement d'humeur, encore plus maintenant qu'il savait qu'il en était la cause. Toute personne normalement constituée aurait cherché à se faire racheter mais non, pas lui. Etait-il possible de fonctionner aussi bizarrement que cet homme ? ! Et il n'espérait tout de même pas qu'ils s'asseyent là pour parler de la pluie et du beau temps...si ? Hors de question. Hermione la voulait, au final, cette confrontation. Elle voulait qu'il s'explique sur sa conduite. Certes, ils ne sortaient pas ensemble pour qu'il ait des comptes à lui rendre...mais quand même. Elle voulait qu'il s'explique. Qu'il réagisse. Qu'il fasse un truc, bon sang, qu'elle sache le fond de sa pensée. Alors en tenta le tout pour le tout.
« J'ai rencontré quelqu'un, aujourd'hui. » dit-elle d'une traite.
« Hun-hun. » fit Draco d'un ton détaché bien que ses traits soient brusquement devenus impassibles, comme dans un mécanisme de défense. « Et sinon, pour l'entretien..? »
« Il s'appelle Viktor Krum et il a un doctorat en cinéma classique. »
« Passionnant. Mais est-ce possible de parler de quelque chose qui soit en rapport avec cet entretien, en fait ? »
« Il était justement dans le bureau lors de l'entretien. »
« ...je vois. »
Son visage était à présent une digue ne laissant filtrer absolument aucune émotion. Mais Hermione savait que ce n'était qu'une question de temps pour que cette forteresse se fissure.
« Il est très intelligent. Il est arrivé parmi les meilleurs de sa promotion au terme de ses études à Durmstrang. »
« Vraiment ? »
Il essayait tellement de paraître nonchalant que cela agaçait Hermione.
« Oui, vraiment. Il m'a proposé des cours à domicile, d'ailleurs. Donc ne t'étonne pas si tu vois un grand brun aux yeux turquoise débarquer un jour devant l'hôtel particulier. »
« Je vois. » répéta Draco et cette fois-ci, un rictus se modela sur son visage.
Un rictus moqueur. Il posa un coude sur la table, y reposa son visage puis observa Hermione avec un regard pensif, presqu'attendri.
« Et j'imagine que tu dois avoir son mail, un truc dans le genre, non ? »
« Il m'a donné son numéro de portable. » mentit Hermione.
« Ouh, ça devient torride. Et tu comptes lui envoyer un petit texto de remerciement ? »
« J'avais plus pensé à l'appeller pour qu'on se voit. Ce sera plus direct, tu ne trouves pas ? »
« Faites mieux ! Je vous prêterai ma suite pour que vous puissiez vous mettre à votre aise pendant vos cours à domicile. »
« Tu penseras à virer ton harem de mannequins nudistes qui y sont entassées, par contre. J'ai peur qu'il n'y ait pas assez de place pour s'asseoir, sinon. »
« ...et on y est. Enfin. » dit alors Draco, son sourire s'épaississant. « Je n'ai couché avec aucune d'entre elles, si c'est ce qui te tracasse à ce point depuis ce matin. »
Il regarda le visage d'Hermione se teinter de surprise, preuve qu'il avait apparemment tapé juste.
Depuis qu'il avait réussi à lui extirper la raison de sa colère, Draco s'était creusé les méninges pour savoir ce qui avait pu le faire sortir des bonnes grâces de Granger. Etait-ce quelque chose qu'il avait fait ce matin ? Hier ? Dans la semaine ? Dans le mois ? Oui, les filles pouvaient être rancunières à ce point. Mais, au final, il eut sa réponse. Cela devînt même une évidence lorsqu'Hermione s'était lancée dans une tirade d'éloges soudaine à un certain Viktor Krum surdoué, docteur en ceci, premier en cela, astronaute, Prix Nobel, fils de Bruce Willis. Il s'était souvenu de ce que lui avait dit Minerva et tout était devenu limpide.
« Oh. » fit Hermione, sincèrement prise au dépourvu.
Car, oui, c'était ce qui la tracassait depuis ce matin. ''Tracasser'' était même assez faible comme verbe pour qualifier l'état dans lequel elle se trouvait. Mais maintenant qu'il lui affirmait cela, elle se sentait assez soulagée. Et honteuse. Il y avait comme un zeste de moquerie dans sa phrase qui ne tournait sa colère au ridicule. Brusquement, elle ne voulait plus tellement l'avoir, cette confrontation.
Les filles, ces grandes lunatiques...
« Eh bien... » Hermione attrapa la salière sur la table et se mit à jouer distraitement avec. « C'est bon à savoir. » Mais elle ne put s'empêcher de rajouter : « Faut dire que t'étais assez, hum, affalé sur cette fille donc je me suis dit... »
« Kate ? » haussa des sourcils Draco avant d'éclater de rire. « Le seul contact assez sexy qu'on ait pu avoir a été lorsque je lui ai gerbé dessus mes vingt verres de vodka avant de m'effondrer sur elle comme une loque. Et elle dormait, en plus, la pauvre. »
« Oh. » répéta Hermione tout en sentant un poids se dissoudre dans sa poitrine. « Ok. »
« Ca y est ? Madame est rassurée ? » demanda son voisin et, à nouveau, la brune sentit qu'il se moquait un peu d'elle.
Elle lui lança un regard noir avant de répliquer :
« A vrai dire, non. Je trouve même ça assez louche que Draco Malfoy ait donné une ''soirée privée'' sans que celle-ci ne se termine en orgie. »
« Crois-le ou non, je n'ai absolument rien fait. » se défendit Draco. « ...t'es jalouse ? »
C'était la question. Etait-elle jalouse ? Evidemment qu'elle l'était, bien qu'elle ne voulait en aucun cas l'admettre. Encore moins devant lui. C'est pourquoi elle répondit immédiatement :
« Pas du tout. Je ne faisais que m'informer. Tu es libre de faire ce que tu veux, après tout. Ce n'est pas comme si nous étions réellement... »
« ...en couple. » termina pour elle Draco.
« Voilà. »
Malfoy l'observait à présent avec curiosité, comme s'il tentait de déterminer ce qu'elle pensait.
« Dans ce cas » commença-t-il « ça ne te fera absolument rien d'apprendre que j'ai certainement dû embrasser quelques filles, hier soir. »
A croire qu'Hermione avait appris du maître, son expression devînt aussitôt stoïque.
« Non. »
« Une dizaine. » précisa-t-il.
Et il ne mentait même pas. Son taux d'alcoolémie avait atteint un tel plafond, la nuit dernière, qu'il aurait été capable de rouler une pelle à une poignée de porte. Mais il n'était pas allé plus loin – avec les filles, hein, pas avec la poignée de porte.
« Tu fais ce que tu veux. » répéta Hermione.
« Donc ça ne te fait rien du tout ? » insista Draco.
« Absolument rien. »
Le blond s'adossa contre sa chaise, sans cesser de la regarder.
« Pourquoi tu pleurais ce matin ? » finit-il par demander.
Hermione fronça des sourcils. Comment était-il au courant que...Minerva. Cette traîtresse.
« J'ai eu du mal à remettre mes lentilles. Ca m'a fait larmoyer. Rien de bien grave. »
Draco hocha lentement la tête tout en fixant distraitement la salière que la brune tenait entre ses doigts. Puis il se redressa et posa ses avant-bras sur la table en joignant ses mains entre elles. Relevant la tête, il ancra ses yeux couleur métal dans les siens si soudainement qu'Hermione en stoppa tout mouvement.
« Ok Granger, jouons cartes sur table. » dit-il et l'étudiante sut qu'il s'apprêtait à parler sérieusement, e qui n'arrivait qu'une seule fois dans le mois. « Depuis quelques mois, j'ai l'impression – en fait, c'est bien plus qu'une impression – que quelque chose a changé entre nous. Du bon côté, bien sûr. Enfin tout dépend de la façon dont on voit les choses. Et je suis sûre que tu as perçu ce changement aussi alors soyons honnêtes et admettons que... »
La sonnerie de son portable vînt l'interrompre dans son discours et il leva les yeux au ciel, irrité, avant de repécher son iPhone dans sa poche. Hermione était quant à elle plus frustrée qu'elle n'avait jamais été dans sa vie. Il était sur le point d'aborder quelque chose d'important qui allait sans doute les aider à statuer sur leur relation et, bien évidemment, il fallait qu'un abruti vienne les interrompre à l'autre bout du fil.
Merveilleux.
« 'lo ? » décrocha-t-il d'une voix peu aimable. « Hugo, que me vaut cet immense honneur ?...Quoi ?...Maintenant ?...Vous auriez pas pu le retarder, cet accouchement ? J'aimerais bien finir de manger, moi...Ouais, ok...Va mourir toi aussi...Non, te faire écraser par un bus fera amplement l'affaire, ne t'inquiète pas. »
Et il coupa la communication en soupirant.
« Elle a accouché. »
« Qui ça ? Daphné ? » demanda Hermione.
« Ouaip. Des jumeaux. Faut qu'on rapplique à l'hôpital pour évaluer leur degré de mocheté. »
« Et nos plats ? »
« On les prendra à emporter. Toute la meute Malfoy est déjà sur place, il ne manque plus que nous, apparemment. »
Hermione étouffa un soupir, se rappellant de la dernière réunion Malfoy à laquelle elle avait assisté. Ca avait ressemblé à un combat de catch verbal. Mais bon, puisqu'il fallait y aller...
Les salades furent donc empaquetées et la réception du restaurant leur appella un taxi, ce qui leur évita d'en héler une bonne centaine sous les flashs des photographes. Une fois installés sur la banquette arrière de la voiture, Hermione ne put s'empêcher de relancer le débat qu'ils avaient eu en attendant leurs entrées.
« Et sinon...concernant ce que tu étais sur le point de dire tout à l'heure... »
Draco ouvrit la bouche pour répondre mais sembla ravaler les paroles qui allaient initialement passer la barrière de ses lèvres.
« Ca peut attendre. » finit-il par dire et Hermione sut que ce dossier ne serait réouvert que dans une bonne décennie.
La clinique du Belvedere possédait un jacuzzi par chambre, un sauna par étage et une piscine à vague sur le toit, raisons pour lesquelles les célébrités s'y bousculaient pour se faire soigner. La rumeur disait même que certaines faisaient exprès de tomber malade pour se faire ensuite chouchouter par le service de première qualité des locaux. On se souvenait tous de la fausse chute de Ronald Weasley d'une fenêtre d'un building de cent-treize étages. L'inconvénient, c'est que la fenêtre en question ne se trouvait qu'au rez-de-chaussée et il ne réussit qu'à s'égratigner le coude. Blessure qu'il jugea cependant suffisamment grave pour débarquer au Belvedere en se contorsionnant de douleur, exigeant qu'une équipe de chirurgien l'opère sur-le-champs. Et que le directeur le loge dans la meilleure chambre.
Draco détestait quant à lui tout ce qui se rapportait aux hôpitaux en général. Tout d'abord, les couloirs empestaient les médocs à lui en donner envie de vomir. Enfin, il ne fallait pas oublier qu'il s'y était fait agressé aux bulles de savons par un père de famille totalement timbré. De quoi en ressortir traumatisé à vie.
« Chambre de Daphné Greengrass. » grommella-t-il à la standardiste de l'accueil.
« S'il vous plaît. » compléta Hermione avec un sourire.
On leur indiqua de se rendre au troisième étage, section maternité, et ils faillirent halluciner en voyant la bonne rangée de gardes du corps qui gardaient le couloir tout entier, comme s'il s'agissait de l'accouchement de Kate Middleton.
« Vous êtes ? » demanda l'un deux en les dévisageant de haut.
« Des terroristes kamikazes. Vous nous laissez passer ? » répondit Draco d'une voix angélique.
Hermione émit un petit rire qu'elle étouffa de suite lorsqu'elle vit le colosse faire craquer ses articulations en leur lançant un regard féroce. Puis un de ses collègue approcha pour lui glisser quelque chose en désignant Draco. La seconde suivante, la voie leur était dégagé.
« Motivée pour un second meeting chez les fous ? » soupira l'héritier en actionnant la poignée avec une lenteur démesurée.
« Pas le moins du monde. » admit Hermione.
Réunion chez les Fous
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ACTE I : Dans la joie et la bonne humeur.
Scène 1 : Druella Black, Hugo Malfoy, Narcissa Malfoy, Wilhelmina Malfoy, Marylin Manson, Severus Rogue.
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Chambre d'hôpital assez spacieuse et luxueuse. Un grand lit trône au milieu de la pièce. Daphné Greengrass-Malfoy y est assise, ses nouveaux-nés dans les bras. Tous les autres protagonistes l'encerclent.
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SEVERUS ROGUE : (se raclant solennellement la gorge, le dos droit, comme s'il allait se lancer dans une importante tirade) Comme s'est exclamé Alexandre Le Grand lorsqu'il vit pour la première fois les jumeaux que lui avait enfanté sa compagne : Nunc rosae deostines collumquadis rex nerfertitis auberginabrarum juvitae quo vadis elincaderatraritariarum vinisti novitaedas polis Britneyspearsium.
HUGO MALFOY : ...ce qui veut dire ?
SEVERUS ROGUE : Joli bébé.
WILHELMINA MALFOY : (sarcastique) Rien que ça. Je ne savais pas qu'Alexandre Le Grand avait eu des enfants.
SEVERUS ROGUE : (avec assurance) Il en a eu 5 : des jumeaux puis des triplées.
DRUELLA BLACK : (s'éventant pensivement) N'était-il pas censé être gay ?
SEVERUS ROGUE : (après une seconde de réflexion) Seulement une semaine sur deux.
WILHELMINA MALFOY : (toujours aussi sarcastique) Selon la position de la Lune aussi, pendant qu'on y est.
SEVERUS ROGUE : (hautain) Écoutez, Lili, ce n'est pas à un spécialiste des rois de la Turquie Antique comme moi que vous allez apprendre quelque chose.
DRUELLA BLACK : N'était-il pas censé être roi de Macédoine ?
NARCISSA MALFOY : (exaspérée) Bon ! Pourquoi êtes-vous venus, au juste ? Discutailler Histoire ou souhaiter la bienvenue aux jumeaux ?
MARYLIN MANSON : (d'un ton vampirique) Moi je veux bien leur souhaiter la bienvenue.
HUGO MALFOY : (rapidement) Oui mais non. On aimerait bien garder nos enfants en vie un peu plus longtemps, si vous n'y voyez aucun inconvénient.
MARYLIN MANSON : (secouant une paire de tétine en forme de pierres tombales) Mais je leur ai acheté un joli cadeau, pourtant !
Personne ne l'écoute. L'attention est plutôt reportée sur la porte de la chambre qui s'entrouvrent sur les deux retardataires.
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Scène 2 : Druella Black, Sirius Black, Hermione Granger, Astoria Greengrass, Daphné Greengrass-Malfoy, Draco Malfoy, Hugo Malfoy, Lucius Malfoy, Wilhelmina Malfoy.
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DRACO MALFOY : (blasé) Bon, où sont les mioches, qu'on en finisse ?
HUGO MALFOY : Quel enthousiasme, petit frère ! Ca fait plaisir à voir. Oh et je remarque que tu es venu accompagné. Voilà qui me fait encore plus plaisir !
DRACO MALFOY : (las) Pas maintenant, Hugo. Pas maintenant.
LUCIUS MALFOY : Et puis toujours en retard. Rien n'a changé.
DRACO MALFOY : Ca va très bien, Père, merci de vous en soucier.
WILHELMINA MALFOY : (lorgnant Hermione d'un oeil désapprobateur) Vous êtes encore vivante, vous ?
HERMIONE GRANGER : (un grand sourire aux lèvres) Toujours, Mme Malfoy. Rassurez-moi...vous ne cachez pas une énième ex-copine de Draco derrière votre dos aujourd'hui...si ?
WILHELMINA MALFOY : Jouez à la maligne autant que vous voulez mais rira bien qui pleurera le dernier ! Un beau jour, ce sera vous la énième ex-copine de Draco !
HERMIONE GRANGER : (mettant sa bague de fiançailles en évidence) Oui, oui. Bien sûr.
DRACO MALFOY : (agacé) Toujours à recycler cet éternel vieux sujet, Grand-Mère ? Changez un peu de disque, vous allez finir par faire rouiller vos implants capillaires.
WILHELMINA MALFOY : (virulente) Je ne porte PAS d'implants capillaires.
DRUELLA BLACK : (s'éventant nonchalamment) Oh, Lili. A d'autres.
WILHELMINA MALFOY : Mais je n'en porte pas, bon sang ! Stoppez cette fausse rumeur qui court à propos de moi !
DRUELLA BLACK : Vous savez, il n'y a pas de mal à cacher sa calvitie ! C'est très en vogue en ce moment – prenez Bono, par exemple...
WILHELMINA MALFOY : (articulant bien distinctement) Pour la dernièrefois : je ne porte AUCUN implant capillaire.
DRACO MALFOY : (dépité) Vous êtes dans la négation, Grand-Mère. C'est mal.
WILHELMINA MALFOY : Mais je ne nie rien du tout !
DRACO MALFOY : Donc vous niez le fait de nier ?
WILHELMINA MALFOY : Je ne nie en aucun cas le fait que je nie le fait de nier !
DRACO MALFOY : Donc vous êtes d'accord avec moi ?
WILHELMINA MALFOY : Non ! Je nie le fait que tu affirmes que je nie le fait de nier. Je ne nie absolument rien du tout.
DRACO MALFOY : Pourtant vous venez tout juste de nier en niant le fait que nous niiez le fait de nier.
WILHELMINA MALFOY : Mais ça ne comptait pas ! Si j'ai nié ça c'est parce que tu me disais nier le fait que je niais le fait que je nie le fait de nier ! Or, moi, ce que je dis, c'est que je ne nie pas du tout le fait que je nie le fait de ne pas...Bon sang ! Vous allez finir par me rendre folle !
ASTORIA GREENGRASS : C'est vrai que ça fait beaucoup de ''nier'', quand même.
SIRIUS BLACK : (blasé) Surtout qu'on n'est pas venu pour vous regarder vous traiter de niais pendant une minute toute entière. J'ai un rencard dans un quart d'heure, moi.
HUGO MALFOY : Je n'aurais jamais cru dire ça un jour mais je suis d'accord avec le séducteur pathologique de la famille. Nous sommes tous réunis ici pour que vous voyez les jumeaux. (désignant ses enfants du bras) Alors voyez-les !
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : (levant son index en signe d'avertissement) Par contre, on a tellement eu du mal à les endormir que le premier qui les réveille aura affaire à moi.
DRUELLA BLACK : (à Wilhelmina) Vient-on de se faire menacer par une roturière ?
WILHELMINA MALFOY : (à Druella) Helas, ma chère. Certaines se sentent pousser des ailes.
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : (indignée) Je ne suis pas une roturière ! Je suis une femme de sang pur et noble ! Je suis une comtesse Greengrass !
DRUELLA BLACK & WILHELMINA MALFOY : (dédaigneuses) C'est cela, oui.
La famille finit par se regrouper en cercle autour des nouveaux-nés puis se penche vers eux dans un même mouvement.
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Scène 3 : Druella Black, Hermione Granger, Astoria Greengrass, Daphné Greengrass-Malfoy, Bellatrix Lestrange, Draco Malfoy, Hugo Malfoy, Lucius Malfoy, Narcissa Malfoy, Wilhelmina Malfoy, Marylin Manson, Severus Rogue.
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ASTORIA GREENGRASS : (attendrie) Ooooh...
NARCISSA MALFOY : (attendrie) Qu'est-ce qu'ils sont beaux...
DRUELLA BLACK : (attendrie) Qu'est-ce qu'ils sont adorables...
WILHELMINA MALFOY : (attendrie) De vrais petits anges...
MARYLIN MANSON : (affamé) A croquer.
DRACO MALFOY : (attendri malgré tout) Mouais. Ils sont pas laids, quoi.
HERMIONE GRANGER : (attendrie malgré tout) Pas du tout laids, même.
DRUELLA BLACK : Comment s'appellent-ils, d'ailleurs ?
HUGO MALFOY : (tout fier) Pour la fille, nous avons opté pour le prénom de Astrahégon et pour le garçon, notre choix s'est porté sur Ursunoghor. Nous nous sommes inspirés des noms des constellations puis nous y avons ajouté notre petite touche d'originalité.
HERMIONE GRANGER : (estomaquée) ...Wow.
WILHELMINA MALFOY : Eh bien...c'est assez cocasse, je dois admettre.
DRACO MALFOY : (entre ébahissement et ahurissement) Je ne vous aurais pas cru aussi méchants envers votre propre progéniture. Bravo. Ca bat des records.
HUGO MALFOY : Le jour où toi et ta serveuse du Plaza aurez des enfants – dont je plains d'avance d'avoir de tels parents – sera le jour où tu pourras te permettre un quelconque commentaire.
DRACO MALFOY : Moi, au moins, je ne leur donnerai pas des prénoms que l'on pourrait confondre avec une marque de paquets de suppositoires vendus par lots de sept.
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : (furieuse) Pourquoi étais-je sûre que tu chercherais absolument à mettre ton grain de sel en venant ici ? Sache en tout cas que nos enfants porteront leurs prénoms avec fierté, honneur,...
SIRIUS BLACK : (pensif) Ursunoghor...c'est pas le nom d'un Pokémon, ça ?
BELLATRIX LESTRANGE : Moi, ce prénom me fait penser à un monstre vert, visqueux, informe, puant et cannibal qui sortirait de sous-terre en hurlant : « UUUUURRRSUUUNOOOGHÔÔÔÔÔÔÔÔÔRRRRRR ! ! ! »
WILHELMINA MALFOY : (un peu effrayée) ...d'accord, Bellatrix.
SEVERUS ROGUE : Astrahégon...n'est-ce pas le nom d'une variété de poisson assez rare ? Une sorte de croisement entre le requin marteau, la sardine et le lama rouquin. Ne l'utilise-t-on pas pour confectionner des sushis ?
HUGO MALFOY : (à bout de nerfs) Ca y est ? C'est bon ? Vous avez terminé ou bien quelqu'un d'autre aurait-il subitement trouvé que le nom d'un de mes enfants ressemblait à celui d'une marque de tronçonneuse ?
LUCIUS MALFOY : (pensif) Eh bien maintenant que tu soulèves la question, fils, il y aurait cette perçeuse électrique Ikéa au Manoir qui...
HUGO MALFOY : (désemparé) Oh non, Père, vous n'allez pas vous y mettre vous aussi..!
WILHELMINA MALFOY : En tout cas, en dépit de leurs prénoms à coucher dehors, on peut au moins vous féliciter pour leurs jolies bouilles.
DRUELLA BLACK : Ah ça, c'est sûr ! Ils ont un très joli visage. (fronçant soudainement des sourcils) Mais est-ce normal que leurs corps soient aussi grassouillets ?
WILHELMINA MALFOY : Oh, vous avez remarquez, vous aussi ?
DRUELLA BLACK : Ca m'a sauté aux yeux, à vrai dire. Surtout chez Akhénaton.
HUGO MALFOY : (las) Astrahégon, Grand-Mère.
DRUELLA BLACK : Du pareil au même. (tâtant le ventre de la petite fille à l'aide de son éventail) Il y a eu comme un sérieux laisser-aller de leur part durant ces neuf mois d'hibernation. Y aurait-il un service de liposuccion pour bébés dans cette clinique ?
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : (chassant son éventail d'un geste vif) Eloignez ça ! Vous voulez les réveiller ou quoi ? ! Et puis il est hors de question que je vous laisse insulter mes enfants ! Ils ne sont pas gros !
DRUELLA BLACK : (l'ignorant) Je crains fort que leur embonpoint n'ait été prédestiné par le nom de famille de leur mère. Ils ont plus hérité du ''grasse'' que du Green.
DRACO MALFOY : (hilare) Excellent !
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : (se tournant vers Hugo, d'un ton hystérique) Bon sang mais fais quelque chose !
Soudain, un pleur cristallin s'élève, rapidement suivi par un autre, identique. Tout le monde baisse les yeux sur Azdra...Armagedon...Alphagredon...Alma...oui, bon, les jumeaux qui hurlent à pleins poumons.
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Acte II : 10 000 Gallions offerts à quiconque les fera taire.
Scène 1 : Druella Black, Sirius Black, Hermione Granger, Astoria Greengrass, Daphné Greengrass-Malfoy, Draco Malfoy, Hugo Malfoy, Lucius Malfoy, Wilhelmina Malfoy, Severus Rogue.
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DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : Et voilà. Et voilà ! ET VOILA ! Vous avez réussi à les réveiller !
WILHELMINA MALFOY : Nous ? ! Ah ben ça, c'est la meilleure ! Qui a appellé à l'aide son mari en hurlant comme une poissonnière ?
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : C'est VOUS qui m'avez poussé à crier de la sorte ! Et c'est maintenant VOUS qui allez vous démener pour les rendormir !
Elle se lève et plante chacun des bébés dans les bras des deux grand-mères avant de sortir de la chambre d'un pas furieux.
WILHELMINA MALFOY : (la regardant sortir avec de grands yeux ahuris) Mais où est-ce qu'elle va celle-ci ? ! Revenez ! Vous n'allez tout de même pas me laisser avec Terminator entre les mains !
HUGO MALFOY : (doublement las) Ursunoghor, Grand-Mère, Ur-su-no-ghor.
WILHELMINA MALFOY : C'est ce que j'ai dit.
DRUELLA BLACK : (tenant Astrahégon à une distance raisonnable d'elle) Oh et puis ça bave, ça gigotte, ça braille... On dirait un joli petit ver de terre visqueux en pleine crise mortelle d'épilepsie. (le donnant en urgence à son beau-fils) Tenez, mon gendre. Je crois que je n'ai plus tellement l'habitude des enfants.
LUCIUS MALFOY : (receptionnant maladroitement l'enfant) Oh...hum...eh bien...il faut dire que je n'ai jamais vraiment eu...bon. (il entreprend de bercer l'enfant mais celui-ci se met à crier un peu plus fort) Tenez, Severus.
SEVERUS ROGUE : (le passant directement à Hermione) Ces tâches sont supposées être effectuées par les femmes. Comme la vaisselle, la cuisine, le ménage et toutes ces choses pour lesquelles elles sont programmées dès la naissance.
HERMIONE GRANGER : (prenant délicatement Astrahégon dans ses bras) Ooooh, viens-la toi... (lançant un regard mauvais à Severus) Les femmes ne sont pas programmées pour servir de boniches aux hommes.Êtes-vous au courant que nous sommes au 21e siècle et que les moeurs ont changé ? Ou bien êtes-vous de ces gros machos sexistes de la vieille école qui pensent que la gente féminine naît et demeure le sexe faible ?
DRACO MALFOY : (reculant de quelques pas) Alerte féministe...tous aux abris.
SIRIUS BLACK : (se planquant derrière le lit de Daphné) Sauve qui peut.
WILHELMINA MALFOY : (criant pour se faire entrendre par-dessus les cris d'Ursunoghor) Que quelqu'un vienne me débarrasser de cette alarme incendie immédiatement ! (donnant un coup de pied à Sirus qui est toujours planqué) Levez-vous, fainéant ! C'est à votre tour de le prendre !
SIRIUS BLACK : (se redressant maladroitement) Mais je sais pas comment faire, moi !
WILHELMINA MALFOY : (lui plantant le bébé dans les bras) Eh bien il est grand temps de vous débrouiller, mon petit.
SIRIUS BLACK : Bon sang... (maintenant le bébé à une certaine distance de lui) Y'a pas une notice d'utilisation livrée avec ? Un ticket de caisse ? (tournant le bébé de dos) Ils ont enlevé le bouton Off ?
DRACO MALFOY : Je crois que les bébés possédant cette fonctionnalité ont présenté quelques dysfonctionnements l'année dernière alors on les a enlevé du marché.
SIRIUS BLACK : Putain, c'est con. (observant le bébé de près) Faut pas les secouer un bout coup pour qu'ils se taisent ? Un peu comme les boîtes à meuh.
ASTORIA GREENGRASS : (lui arrachant Ursunoghor des mains) Donnez-le-moi, pauvre inconscient.
Elle s'éloigne alors avec le bébé et Draco se retourne vers Hermione qui berce toujours Astrahégon. Celle-ci ne pleure quasiment plus.
DRACO MALFOY : Ca va, tu t'en sors avec ce monstre ?
HERMIONE GRANGER : (avec un sourire radieux) C'est un ange.
DRACO MALFOY : ''Ange'' et ''progéniture de Hugo Malfoy'' ne peuvent cohabiter ensemble.
HERMIONE GRANGER : Eh bien il faut croire qu'Astrahégon est une exception à la règle. Elle est adorable.
DRACO MALFOY : Dois-je m'inquiéter de ton état mental maintenant ou..?
Hermione rigole.
HERMIONE GRANGER : Je sais que c'est l'enfant du couple le plus détestable sur cette planète, derrière les soeurs Patil...
DRACO MALFOY : Ex-aequo.
HERMIONE GRANGER : ...mais c'est plus fort que moi. (son sourire s'accentue) J'adore les bébés. Ils sont si innocents.
Elle frotte affecteusement son nez contre celui de la petite fille qui se rendort doucement puis relève la tête et croise le regard de Draco.
HERMIONE GRANGER : (ton surpris) Qu'est-ce qu'il y a ?
DRACO MALFOY : (demi-sourire aux lèvres) Rien. Je me disais juste que tu ferais une bonne mère.
Hermione s'apprête à répondre quelque chose lorsque la porte de la chambre s'ouvre. Entre Daphné qui semble un peu plus calmée.
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Scène 2 : Druella Black, Regulus Black, Sirius Black, Hermione Granger, Astoria Greengrass, Daphné Greengrass-Malfoy, Bellatrix Lestrange, Draco Malfoy, Hugo Malfoy, Narcissa Malfoy, Wilhelmina Malfoy, Marylin Manson, Severus Rogue
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DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : (narquoise) Alors ? Je paris que vous n'avez même pas su les calmer ! (découvrant son enfant dans les bras d'Hermione Granger) Lâchez-la tout de suite ! Vous n'êtes pas autorisée à la toucher !
DRACO MALFOY : (narquois, lui aussi) Pourtant, c'est bien la seule à avoir réussi à la faire dormir.
Daphné constate les faits par elle-même puis pince des lèvres.
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : (narquoise, encore) Peut-être devrait-on l'engager comme baby-sitter. Ce sont des métiers qu'exerçent les filles du peuple, non ?
HERMIONE GRANGER : (venimeuse) Peut-être le savez-vous mieux que moi. Après tout...vous n'êtes qu'une roturière.
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : (hystérique) JE NE SUIS PAS UNE ROTURIÈRE ! JE SUIS UNE...
TOUT LE MONDE : (en choeur, d'une voix lasse) ...Comtesse Greengrass.
WILHELMINA MALFOY : C'est ça. Et moi je suis une dresseuse de chihuahuas judokas.
DRUELLA BLACK : C'est une bonne situation, ça, dresseuse de chihuahuas judokas ?
WILHELMINA MALFOY : (philosophe) Oh, vous savez, je ne crois pas qu'il y ait de bonnes ou de mauvaises situations...
ASTORIA GREENGRASS : (l'interrompant, Ursunoghor dans les bras) Daphné, il n'y a aucun moyen de le calmer. Le petit pleure toujours depuis cinq bonnes minutes.
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : (mauvaise) Eh bien donne-le à la serveuse du Plaza étant donné qu'elle est aussi douée avec les enfants !
NARCISSA MALFOY : (agacée) Daphné, arrêtez d'être aussi puérile. Peut-être qu'Ursunoghor a faim et vous êtes là à parlementer alors que votre enfant pleure.
Hermione lance un regard étonné à Narcissa qui vient de la défendre tandis que Daphné récupère son enfant en soupirant. Elle se rassied sur son lit et positionne son enfant de sorte à l'allaiter.
SEVERUS ROGUE : (traumatisé) Cachez-moi ce sein que je ne saurais voir !
HUGO MALFOY : Vous n'avez qu'à vous retourner, mon oncle. Le conseil vaut aussi pour toi, Sirius.
SIRIUS BLACK : (en contemplation intense du spectacle de Daphné nourrissant son fils) Hein ?
DRUELLA BLACK : (le frappant de son éventail) Tournez la tête, pervers.
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : (lasse) De toutes les façons, il n'a pas faim. (se massant l'arrête du nez) Bon sang, ça va encore être comme ce matin. On a mis une heure à les faire dormir.
BELLATRIX LESTRANGE : (déployant ses doigts aux longs ongles crochus) Peut-être dois-je lui faire des chatouilles.
HUGO MALFOY : Et perforer son corps par la même occasion ? Non merci, ma tante.
WILHELMINA MALFOY : Vous avez vérifié sa cou-couche ?
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : Oui, on a vérifié sa cou-couche. Elle a même été changée pas plus tard qu'il y vingt minutes.
REGULUS BLACK : Zans doute zanglotte-t-il à cauze des zix-zent-zoixante-zeize phoques exécutés au cours de zes zinq dernières z'années.
DRACO MALFOY : Ca me semble assez plausible comme explication.
DRUELLA BLACK : (posant son éventail contre son oreille) Dans tous les cas, faites le taire, pour l'amour du Ciel !
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : (à deux doigts de craquer) Et vous avez une idée pour y arriver, peut-être ? !
MARYLIN MANSON : (inspiré) Sans doute devrait-on le pendre par les pieds avec une des chaînes en métal que je garde dans ma cave, le mordre profondément à la jugulaire et attendre qu'il se vide assez de son sang pour perdre connaissance. Ensuite, on lui recoudrait la bouche avec du fil de fer bouche et on lui couperait les cordes vocales pour qu'il ne puisse plus jamais pleurer. Jamais.
Silence de mort de quelques secondes. Tout le monde dévisage le chanteur avec des yeux ronds, sauf sa copine qui s'exclame :
BELLATRIX LESTRANGE : (enthousiaste) Ca me paraît être une excellente idée !
HUGO MALFOY : Moui, bof. On va peut-être attendre avant d'aller dans de telles extrêmes.
NARCISSA MALFOY : (assez effrayée) Simple question...prévoyez-vous d'avoir un jour des enfants, tous les deux ?
MARYLIN MANSON : (un sourire gourmand aux lèvres) Oui. 6.
NARCISSA MALFOY : ...grand Dieu.
WILHELMINA MALFOY : (ricanant) Le berceau se trouvera dans leur frigidaire.
BELLATRIX LESTRANGE & MARYLIN MANSON : (étonnés) Comment avez-vous deviné ?
HERMIONE GRANGER : Ok, j'ai la nausée...
DRUELLA BLACK : Voyons au moins le bon côté des choses ! Leurs enfants seront protégés en cas de canicule.
HUGO MALFOY : (ricanant) Oui, ils n'auront plus qu'à les dégeler au micro-onde le premier jour d'automne.
DRACO MALFOY : Et les mettre dans un four préchauffé à 666°C en hiver.
BELLATRIX LESTRANGE : Tiens, ce sont de bonnes idées que vous nous donnez là. (s'adressant à Marylin) Tu devrais en noter quelques une, mon petit corbillard d'amour.
WILHELMINA MALFOY : On parle, on parle, mais Iznogoud hurle toujours dans nos oreilles !
HUGO MALFOY : Ursunoghor, Grand-Mère ! C'est pourtant pas compliqué !
WILHELMINA MALFOY : C'est ce que j'ai dit !
DRUELLA BLACK : Peut-être devrions-nous juste le surnommer Ghor.
SIRIUS MALFOY : Comme Gor la Montagne ?
HUGO MALFOY : Il est HORS DE QUESTION que mon fils ait ce genre de surnom !
NARCISSA MALFOY : Bon sang mais arrêtez un peu de crier ! Vous ne voyez pas que vous rendez Usinedesport nerveux ?
HUGO MALFOY : Mais c'est Ursun...oh, je capitule.
DRACO MALFOY : (agacé) Bon, donnez-moi cette chose, là, qu'on en finisse...
Il se dirige d'un pas rapide vers Daphné et lui prend l'enfant des bras pour entreprendre de le bercer. Tout le monde le regarde d'un oeil curieux, peu convaincu qu'il y arrive. Mais quelques instants plus tard, le bébé s'était arrêté de pleurer, dévisageant avec émerveillement la chaîne que portait le blond au cou.
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Scène 3 : Druella Black, Sirius Black, Hermione Granger, Daphne Greengrass-Malfoy, Draco Malfoy, Hugo Malfoy, Lucius Malfoy, Wilhelmina Malfoy.
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DRACO MALFOY : Vous pouvez m'appeller Maître. Ca ne me dérange absolument pas. Sentez-vous également libre de vous prosterner devant moi, si le coeur vous en dit.
HUGO MALFOY : Tu veux pas qu'on te voue un culte, pendant qu'on y est ?
DRACO MALFOY : (repositionnant Ursunoghor dans ses bras) Tu sais pertinemment que je mérite mieux que ça Hugo, voyons.
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : (admirative malgré tout) S'est-il vraiment calmé ?
DRUELLA BLACK : Etant donné que mes oreilles ne sont plus en train de brûler, je pense que oui.
WILHELMINA MALFOY : J'ai quand même perdu 12% d'audition, tout de même. Ce n'est pas rien.
HUGO MALFOY : (agacé) Oui eh bien c'est un bébé, et un bébé ça crie.
DRACO MALFOY : (narquois) On t'a pas tellement vu le consoler, d'ailleurs.
HUGO MALFOY : On t'a pas tellement demandé de l'ouvrir, d'ailleurs.
DRACO MALFOY : (s'adressant à Ursunoghor) Ouuh, t'as vu comme Papa il me parle ? Il est vilain, hein ? Oh que oui, il est vilain. (se tournant vers son frère) Vilain Hugo ! Pas beau !
LUCIUS MALFOY : Au moins, Hugo peut se vanter d'avoir une monté une famille en plus d'avoir une situation stable. De quoi peux-tu te vanter, toi ?
Nouveau silence. Tout le monde fixe Draco ou son père.
DRACO MALFOY : Eh bien...j'ai gagné le Prix Serdaigle du Meilleur Rôle Masculin. Ce qui veut dire que je suis un plutôt bon comédien, apparemment.
LUCIUS MALFOY : Oh, fascinant.
DRACO MALFOY : Et je suis avec Hermione depuis un an. Ce qui est un exploit pour moi. Sans oublier que nous sommes fiancés.
LUCIUS MALFOY : Mais encore ?
DRACO MALFOY : Mais encore rien ! Je crois que ma vie est assez stable comme ça.
LUCIUS MALFOY : (glacial) En étant le petit objet de foire de la presse à scandale ? En voguant sans boulot fixe, au gré de ce que te dicte tes agents, sans réel but ? En ayant un éternel comportement d'adolescent retardé ? Je suis navré mais ce n'est pas ce que j'appelle avoir une vie stable.
SIRIUS BLACK : (tentant de calmer le jeu) Ho, les gars, restons cool ! Chaque fois qu'on se réunit, il faut qu'il y ait des tensions. (levant son index et son majeur) Peace.
DRACO MALFOY : (ne pouvant s'en empêcher, un rictus gamin aux lèvres) Pas sur moi, par contre.
SIRIUS BLACK : (dérouté) Hein ? (puis comprenant soudainement la blague) Ah ! Hahahahahahahaha !
HUGO MALFOY : (observant Sirius avec mépris) Forcément. Il n'y a que des crétins comme vous pour rire à de telles niaiseries.
HERMIONE GRANGER : (un petit sourire aux lèvres) ...c'était plutôt drôle.
HUGO MALFOY : (narquois) Eh bien qui se ressemble s'assemble, apparemment. Entre niais, on se regroupe.
WILHELMINA MALFOY : Oh non, vous n'allez pas encore recommencer votre histoire de ''nier'' !
LUCIUS MALFOY : (dans un soupir) Mais non, Mère, vous confondez tout. Nous étions tout simplement en train de pointer du doigt le fait que Draco est encore un enfant dans sa tête.
DRACO MALFOY : (exaspéré) Mais je ne suis PAS un enf...oh et puis, vous savez quoi ? Oui. Oui, je suis un grand gamin. Je joue encore aux jeux vidéos pendant des heures, je regarde encore Game One, je range pas ma chambre, je bouffe des pizzas, je fais encore des blagues au téléphone quand je m'ennuis et je connais les certaines répliques du Magicien d'Oz par coeur. Je ne le nie pas. Mais si Hugo représente le nec le plus ultra de la perfection, ben je préfère encore rester le loser que je suis.
LUCIUS MALFOY : (haussant un sourcil) Et ne rien accomplir de concret toute ta vie ? Et rester un éternel gamin volage ?
DRACO MALFOY : Je ne suis plus volage ! (montrant sa bague) Je suis fiancé !
WILHELMINA MALFOY : (résigné) Oui mais non.
DRACO MALFOY : Oui mais si ! Arrêtez d'être dans le déni, Grand-Mère.
HUGO MALFOY : Te connaissant, tu resteras fiancé éternellement sans jamais avoir le courage de passer à l'autel.
DRACO MALFOY : Faux.
HUGO MALFOY : Véridique.
DRACO MALFOY : Puisque je te dis que c'est faux !
HUGO MALFOY : Et pourquoi devrait-on te croire ?
Tout le monde regarde Draco qui ne sait pas quoi répondre.
DRACO MALFOY : (sans vraiment réfléchir) Parce qu'Hermione et moi allons nous marier le mois prochain.
Ladite Hermione écarquille des yeux tandis que tout le monde pousse des exclamations surprises. Soudain, un grand bruit survient. Wilhelmina Malfoy vient de tomber dans les pommes, sous le choc.
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Acte III : ...Hein ? !
Scène 1 : Druella Black, Regulus Black, Sirius Black, Hermione Granger, Astoria Greengrass, Daphné Greengrass-Malfoy, Bellatrix Lestrange, Draco Malfoy, Hugo Malfoy, Lucius Malfoy, Narcissa Malfoy, Marylin Manson.
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LUCIUS MALFOY : Hein ? !
DRUELLA BLACK : Hein ? !
HUGO MALFOY : Hein ? !
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : Hein ? !
NARCISSA MALFOY : Hein ? !
SIRIUS BLACK : Hein ? !
BELLATRIX LESTRANGE : Hein ? !
MARYLIN MANSON : (ne voulant pas être en reste) Hein ? !
HERMIONE GRANGER : HEIN ? !
HUGO MALFOY : (narquois) Ah, tiens ! Même la concernée n'a pas l'air très au courant de la situation.
DRACO MALFOY : (suppliant Hermione des yeux) Mais si, mais si ! On en a parlé juste avant de venir ici !
HUGO MALFOY : (se tournant vers Hermione) Ah oui ? Vraiment ?
HERMIONE GRANGER : (d'une voix peu crédible) Euh...je...oui...oui, oui.
LUCIUS MALFOY : (suspicieux lui aussi) Et où ça, je vous prie ?
HERMIONE GRANGER : (au pif) En France.
DRACO MALFOY : (au pif) En Italie.
HUGO MALFOY : Très organisé, tout ça.
DRACO MALFOY : On a pas encore choisi l'endroit, en fait.
NARCISSA MALFOY : (suspicieuse elle aussi) A un mois du mariage ?
HERMIONE GRANGER : C'est...toujours...très compliqué de, hum, choisir le lieu.
DRUELLA BLACK : (suspicieuse elle aussi) Et de quelle couleur sera votre robe ?
HERMIONE GRANGER : ...blanche ?
DRUELLA BLACK : (triomphante) JE LE SAVAIS ! VOUS MENTEZ ! TOUT CECI N'EST QU'UNE VASTE SUPERCHERIE ! QUI PORTE DU BLANC A SON PROPRE MARIA...oh, attendez.
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : (suspicieuse elle aussi) Et comment se fait-il qu'on n'ait toujours pas reçu les invitations ?
DRACO MALFOY : (venimeux) Peut-être parce que tu n'es pas invitée, Daph. T'as déjà pensé à cette hypothèse ?
DAPHNE GREENGRASS-MALFOY : (vexée) Rends-moi mon bébé ! (se tournant vers Hermione) Et vous aussi !
Les deux s'éxécutent presqu'à contrecoeur. A peine Draco laisse-t-il Ursunoghor dans les bras de sa belle-soeur que celui-ci se remet à brailler.
ASTORIA GREENGRASS : (suspicieuse elle aussi) Et quelle sera la date exacte ?
DRACO MALFOY : Ahem, eh bien...
SEVERUS ROGUE : (suspicieux lui aussi) Combien de personnes avez-vous invité ?
NARCISSA MALFOY : Quelles fleurs avez-vous commandé ?
HUGO MALFOY : Quel sera la configuration des tables ?
LUCIUS MALFOY : Avez-vous fait appel à un traiteur ?
SIRIUS BLACK : Les filles d'honneurs seront jolies ?
REGULUS BLACK : Z'ezpère que le buffet d'après zérémonie zera vezétarien.
HERMIONE GRANGER : (étouffant) Ok ! Je crois que nous devons y aller ! Ce fut un plaisir de goûter à noouveau à votre gentillesse légendaire ! Vous recevrez las invitations bientôt.
Elle tire Draco par la manche et l'entraîne urgemment dehors avec elle.
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Scène 2 : Hermione Granger, Draco Malfoy.
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Une fois dans le couloir.
HERMIONE GRANGER : (fulminante de rage) Bon sang mais t'es totalement cinglé de faire des choses comme ça !
DRACO MALFOY : Il fallait que je montre à ces rapaces que je n'étais pas aussi gamin qu'ils le croyaient. Puis, ça va, c'est prévu dans le Contrat de se marier au bout d'un an, non ?
HERMIONE GRANGER : Oui mais on avait décalé à un an et cinq mois pour compenser le fiasco de la soirée de Wilhelmina.
DRACO MALFOY : (roulant des yeux tout en sortant son portable qui venait de vibrer) Ohlala, pour cinq mois de différence, est-ce que ça change quelque chose de crucial ?
HERMIONE GRANGER : Oui ! Ca change que lorsque tu annonceras la nouvelle à Pansy, elle viendra elle-même te décapiter à l'aide de ses ongles acérés.
DRACO MALFOY : Mais...qui a dit que c'était moi qui devait le lui annoncer ?
HERMIONE GRANGER : (hallucinant) Non mais je rêve ! C'est toi qui a fait la gaffe donc c'est toi qui l'assume !
DRACO MALFOY : Oui mais tu m'as suivi dans cette gaffe !
HERMIONE GRANGER : J'étais obligée ! Que voulais-tu que je fasse d'autre ?
DRACO MALFOY : Mais tu t'es mouillée quand même ! Donc tu pourrais être celle qui annoncera notre mariage à Pansy.
Hermione s'arrête, les mains sur les hanches.
HERMIONE GRANGER : Tu sais quoi ? Réglons ça à pierre-feuille-ciseau. Une seule manche.
DRACO MALFOY : (un rictus aux lèvres) Je préfère ça. (mettant sa main dans son dos) Pierre...feuille...ciseau !
Draco et Hermione se retrouve tout deux à faire la feuille. Hermione dodeline de la tête.
HERMIONE GRANGER : Bon. On recommence. (mettant sa main dans son dos) Pierre...feuille...ciseau.
Hermione fait la pierre tandis que Draco agite son bras en l'air comme s'il est un chef d'orchestre.
HERMIONE GRANGER : Mais qu'est-ce que c'est que ça encore..? !
DRACO MALFOY : Lasso d'Indiana Jones. Il brise ta pierre en deux. (lui tendant son iPhone pour qu'elle appelle Pansy) Allez, sans rancune.
HERMIONE GRANGER : Tu blagues, j'espère. Il est hors de question que tu utilises les règle du jeu moderne ! C'est de la triche !
DRACO MALFOY : (levant les mains en signe d'innocence) Tu n'as pas précisé.
HERMIONE GRANGER : Quoi ? Je n'ai pas précisé qu'il ne fallait pas tricher ? Ca me semble être une évidence, pourtant.
DRACO MALFOY : (soupirant) Bon, ok, réglons ça en une dernière manche avec les règles classiques. Mais ne pleure pas si tu perds.
Hermione soupire mais consent. Elle refait la pierre et il refait la feuille.
DRACO MALFOY : (lui tapotant l'épaule, narquois) C'est pas grave, tu sais ? On s'en remet. Mais si tu as besoin de parler...
HERMIONE GRANGER : (bougonnant) Donne-moi ce portable qu'on en finisse.
DRACO MALFOY : (le lui tendant) Avec plaisir. Tiens, je te compose même le numéro.
HERMIONE GRANGER : Trop aimable.
Il atteigne l'ascenseur et Hermione appuie furieusement sur le bouton.
DRACO MALFOY : (tout en composant de tête le numéro de Pansy) Au fait, j'ai reçu un texto de Kat.
HERMIONE GRANGER : (curieuse malgré tout) ...au oui. (elle fit une petite pause, tapota du pied puis n'y tînt plus) Et qu'est-ce qu'il disait ? C'est à propos de l'entretien ? Elle connaît la réponse ?
DRACO MALFOY : (nonchalant) Peut-être. (puis, ne pouvant se retenir de sourire plus longtemps) Ils t'ont accepté à Gryffondor.
Vous avez déjà goûté du Yop goût vanille avec un pot d'Haagen Dazs aux Oréos ? Tuerie intersidérale. J'en parle parce que je suis en train d'en manger. Vous avez faim ? Tant mieux, c'était le but.
J'espère que ce chapitre vous a plu ! J'espère également que vos vacances se passent pour le mieux. Je vous remercie encore pour tous vos petites compliments qui me font sourire tel Bouddha. Vous êtes bien bons avec moi.
Je m'excuse aussi pour m'être royalement reposée sur mes lauriers pour pondre ce chapitre mais en fait, dans ma tête, c'est comme si j'avais posté l'ancien chapitre i peine deux semaines. Puis entre temps y'avait le bac, l'attente des résultats, les vacances, les Zinzins de l'Espace sur Gulli...bref, tous ces prétextes réunis font que je ne poste ce chapitre que maintenant.
Sinon...euh...keskejvoulaisdire...ah oui, hahahaha. Pour la blague de "Peace/Pas sur moi", j'espère sincèrement que vous l'avez pigé parce que c'est une très vieille blague que mes potes et moi nous faisons (et qu'on a piqué dans une chanson de rap maaaais passoooons) et qui me fait tout le temps rire comme une baleine. C'était mon rêve ultime de réussir à la caser dans Le Contrat alors je me sens comme à Noël, là.
Bon, sur ce, jeunes gens, je vous quitte. Encore merci pour votre soutien (ON EST PRESQUE A 800 REVIEWS, Ô MIRACLE) et, comme d'habitude, je répondrai sans faute aux reviews enregistrées dans les jours qui suivent.
Gros bisons,
IACB.
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Rar :
Missgryffi : T'as lu les bouquins Gossip Girl ? Aaah, c'est bien. Pour ce qui est du mec tournant autour d'Hermione, je crois que tu es servie ;) Merci pour ta review ! xoxo, IACB.
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Lily : Mais non, mais non, faut pas avoir honte ! Moi je suis contente de voir à quel point cette fic te plaît, haha ! J'espère qu'il en a été de même pour ce chapitre. Et, non, je n'arrêterai pas cette fic. 'Fin, j'espère. Xo ! IACB.
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Guest : Je crois que ce chapitre a répondu à cette question ;) IACB.
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Impossible : Merci beaucoup ! :D xoxo, IACB.
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Noeuds : Haaaan, je suis in love des patates aussi ! Montons un club des patatophiles, je suis sûre qu'on trouvera tout pleins d'adeptes. Ohlalaaaa que des compliments :D Merci mille fois ! Pour ce qui est des fics écrites totalement à l'opposé du style du Contrat, elles pullulent sur mon profil donc sers-toi ! Merci pour ta review. xoxo, IACB.
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Butterfly : J'en suis contente, dans ce cas ! J'espère que ce chapitre te plaît :) xo, IACB.
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Brenda : Raaah mais vous avez un stock inépuisable de compliments, c'est impressionnant ! Non pas que je m'en plaigne, hihi. Merci beaucoup pour ta review ! xoxo, IACB.
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Cha910 : Oh, c'est gentil d'avoir croisé les doigts pour moi ! Je n'avais moi même pas assez de droit à croiser tellement j'étais stressée... Merci pour ta review ! J'espère que cette suite te plaît :) IACB.
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Liloo : Ah ben si t'aime ce chapitre autant que les sushis, que demande le peuple ? Merci beaucoup, en tout cas ! xoxo, IACB.
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Lh42 : Ah, c'est vrai que j'aurais pu écrire sur le pov de Draco pendant leurs retrouvailles juste pour savoir son état d'esprit mais le chapitre aurait été un êu trop long :/ Mais je suis contente que tu l'aies aimé quand même, j'espère qu'il en a été de même pour celui-ci ! Et j'espère que tu as pu te reposer de ton voyage, haha. xoxo, IACB.
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Sevy : Oooh j'suis contente de te réchauffer le coeur, haha ! :D J'espère que ce chapitre t'a plu, ma Sevy. Bisous ! IACB.
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Nelloo : J'envisage de publier... pas cette fic mais j'ai des textes comme ça qui sont plus ou moins aboutis... on verra ;) Je suis contente que Le Contrat te plaise à ce point, ça me fait énormément plaisir ! xoxo, IACB.
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Chelfoy : Je suis contente qu'il t'ait plu ! J'espère que celui-ci t'aura également fait rire, en tout cas. Merci pour ta review :) xoxo, IACB.
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Talkie-W : J'espère que ça t'aura aidé à faire de beaux rêves ! xo, IACB.
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Natasha Camlia : Mais...mais...mais qu'est-ce que tu veux que je réponde à tous ces compliments :o Un merci ne serait même pas assez ! Je suis très flattée que tu qualifies cette fic de chef-d'oeuvre bien que, dans le fond, ce ne soit qu'un gros délire d'écriture haha. J'espère sincèrement que ce chapitre t'aura plu et...et merci encore. Tout ce que tu me dis me fait énormément plaisir :D xoxo, IACB.
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Lisou : Aïe. Tu sais que lire à quel point tu as été déçue du chapitre 19 m'a plongé dans une sorte de tristesse pendant un jour tout entier ? C'est te dire à quel point je déteste décevoir. Mais je suis contente que tu sois d'une telle franchise, d'ailleurs, s'il te plaît, ne perds pas cette qualité. Puis le chapitre de l'effet papillon t'a plu alors bon, j'ai quand même réussi à rester un tout mini peu dans tes bonnes grâces, haha ! Et j'ai été inteeeeensément soulagée de lire à quel point le chapitre 20 t'avais plu ; rien n'est donc perdu ! J'espère que ce chapitre t'a plu en tout cas et, je me demandais, tu préfères que je te répondes ici, par mail, ou ça t'ai aussi égal qu'u Draco à qui l'on demanderait de choisir entre Call Of Dutty ou GTA ? Merci pour ta review en tout cas ! xoxo, IACB.
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Edelweiss J : Alors CA, c'est de la déclaration qui me va droit au coeur ! xoxo, IACB.
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Lily : Haha non, je n'avais pas mal au poignet, merci de t'en soucier ;) Je suis contente que tu aies aimé le chapitre 20 avec l'indigestion de Glenn (d'ailleurs, je te rassure, je ne pense pas que cela puisse arriver en vrai). Merci pour ta review & j'espère que tu as apprécié ce chapitre également ! xoxo, IACB.
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Lala : Mais non, mais non, je ne vais pas l'arrêter. Du moins, j'espère. Mais je suis contente qu'elle te plaise à ce point ! xoxo, IACB.
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Une Gentille Fan : Eh ben pour être gentille, on peut vraiment dire que tu l'es ! Je ne sais pas quoi te répondre, si ce n'est merci, et encore ! Lire ta review m'a fait énormément sourire ! D'ailleurs, là, je la relis pour te répondre et je souris encore, haha ! Puis je crois que tes menaces aux Tagada Pink ont marché : je vais m'empresser de terminer cette fic pour ne pas finir agressée aux bonbons ! Merci en tout cas pour cette review hystériquement géniale ! xoxo, IACB.
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Alexandre : Sexy ? C'est un compliment qu'on ne m'avait jamais fait, tiens ! I like it ;) Par contre, je ne suis pas d'accord pour l'abandon des fanfics qui serait la nouvelle tragédie du 21e siècle. C'est Nabilla, la nouvelle tragédie. Eh oui, eh oui, un fléau bien plus grand que les fanfictions n'affichant pas "complete". Merci pour ta review ! J'espère que ce chapitre t'a plu :) xoxo, IACB.
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I Forgot My Name : Ainsi donc ta review a été rédigée avec ton Macbook tout nouveau, tout beau ? J'ai de quoi me sentir super honorée, alors. C'est cool que t'aies pu te le payer ! T'as de quoi te sentir fière. Je suis contente que la chute du chapitre 20 t'ait fait rire, hahaha. Mais, pour la dernière, ne te TUE PAS LES YEUX en lisant tard. Moi je deviens myope à force de rester toute la nuit à pianoter sur mon ordi. M'enfin. Je suis contente également que PS te plaise ! J'écris la suite qui sera postée dans la semaine, si tout se passe bien. Puis, pour Nine, je ne souhaite qu'une seule chose : qu'elle te plaise ! Toujours Ok pour le wedding, par contre, le 1er ce sera pas possible. Que dis-tu du 3 septembre ? xoxo, IACB.
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C : Hahaha, c'était le cri du coeur apparemment ;) Et il a été exaucé ! J'espère que ce chapitre te plaît en tout cas. xoxo, IACB.
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Flavou : Le 7 août 2013, je crois :p Contente que cette fic te plaise ! xoxo, IACB.
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Merry : Merci ! J'espère que la suite te plaît ! xoxo, IACB.
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Carrie : Aha ! Peut-être que tu vois juste ;) J'espère que la suite te plaît ! xoxo, IACB.
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Lily O'Daveren : ...merci beaucoup :D Que puis-je répondre d'autre ? Si tu trouves que tout est parfait alors je ne peux être que comblée ! Ayant reçu un bon nombre de demande en mariage dans les reviews (haha), je crois malheureusement qu'il faudra que tu sois sur liste d'attente. Pas trop déçue ? J'espère que ce chapitre t'a plu ! Et merci encore pour cette belle review :)) IACB.
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Godsaveme : J'en suis heureuse, dans ce cas ! xoxo, IACB.
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Une bonne chose de faite ! J'espère que vous vous êtes régalés, en tout cas. Je vous embrasse tous, tous, tous. Même toi, la petite naine rousse binoclarde albinos dyslexique et fan de Justin Bieber qui est assise par terre, à côté de la porte.
