Bonjour cher lecteurs!
Note de l'auteur : Oh la la l'histoire avance de plus en plus et je vois arriver la fin de ce premier tome à grand pas. Nous arrivons enfin, à la fameuse blague dont je n'ai pas cesser de rappeler au fil des chapitres précédents. Bientôt d'autres révélations vous seront faîtes... Je suis vraiment désolé de poster ce chapitre avec autant de retard, mais vu la grippe dont j'ai eu droit durant mes courtes vacances m'a vraiment achever. Vous aurez bien droit au chapitre 22 si tout ce passe bien, vendredi.
Je commence à être à court de mots pour chaque chapitre, je n'ai malheureusement pas de Reviews à répondre, mais n'oubliez pas une petite Review, fait toujours plaisir a lire et j'y répond avec plaisir.
J'espère que vous aimerez ce chapitre!
Disclaimer : Les personnages, certains passages de l'histoire et l'univers sont l'oeuvre de JK Rowling. Theodora, ses amis et sa famille, ainsi que l'histoire sont de mon imagination. Toute ressemblance avec un autre personnages de fiction serait purement improbable.
Je vous laisse avec ce nouveau chapitre !
Bonne lecture
Emy/koa
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21
Une petite blague de rien du tout
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Au lendemain de la seconde tâche, Theodora n'eut pas une minute à elle, s'isolant volontairement lors des repas, elle repensait à ce que le professeur Maugrey lui avait dit la veille. Ses amis ne comprenaient pas son attitude et son isolement perpétuel. Depuis le début de cette année, les sentiments de Theodora jouaient les girouettes et certains de ses amis, lui avaient clairement fait comprendre qu'il fallait que cela cesse.
Theodora avait écrit la veille à sa mère, voulant avoir un quelconque réconfort venant d'elle, même si Theodora avait grandi, elle avait toujours ce manque que petite elle ressentait, ne pas avoir sa mère et son père à ses côtés alors que ses cousins avaient leurs familles entières pour eux. Au retour de sa mère dans sa vie, le manque de mère s'était peu à peu envolé et la seule chose qui restait était ce trou qui restait, celui où aurait dû se trouver son père. Son père, ce mage noir, il était en vie et elle ne pouvait le voir, elle avait appris son histoire par cœur, ce qu'il avait fait. Maintenant, elle comprenait la fascination qu'elle avait pour Voldemort, c'était celle d'une fille envers son père.
Son journal sur les genoux, son écharpe aux couleurs de Gryffondors autour du cou et ses gants ainsi que sa cape, la tenait au chaud. Elle avait pris son encre et sa plume et ne pouvait s'empêcher d'écrire dans son journal les moindres de ses pensées. Celui qui lui avait envoyé ce carnet avait bien eu raison, elle en avait besoin, ce journal était son plus fidèle confident dans les pires moments. Une larme coulant de temps à autre, Maugrey avait toucher à une corde sensible, le plus grand tabou de sa propre famille, et ce que pensaient les autres sur elle la faisait d'autant plus souffrir, que cette fois la goutte d'eau avait fait déborder le vase de ses émotions.
Elle ouvrit les vannes du flot de pensées.
" La deuxième tâche était peu passionnante", pensait une élève de Poufsouffle
" Je me demande ce qui se passe dans la tête de Theodora", cette pensée venait de Mélissandre.
" Je t'ai trouvé! "
Benjamin, l'avait trouvé.
" Eh zut, et moi qui pensais que tu ne me trouverais pas!"
" C'est mal me connaitre, je sais que tu adores espionner les autres quand tu te sens mal."
" Attends je rêve ou j'ai une conversation avec toi, alors que tu es à des centaines de mètres de moi?!"
" Tu découvres seulement maintenant qu'entre Legilimence, on peut avoir des conversations justes par pensée."
Il riait intérieurement, ce qui fit sourire Theodora.
" Tu ne veux vraiment pas nous dire ce qui se passe? Je sais par Neville et Hermione que tu n'as pas fêté la victoire de Potter et que tu es partie directement dans le dortoir des filles."
" J'ai donc été vue."
- Et si tu racontais tout à tes cousins, j'ai dit à Allegra et aux autres que sa nous concernaient nous, dit Benjamin.
Theodora se tourna et eut la surprise de trouver ses cousins présents derrière elle.
- Tu faisais diversion, siffla Theodora.
- Tu peux siffler ma petite vipère, mais tu ne me fais pas peur, dit Benjamin dans un sourire.
Auriana fut la première à s'asseoir à côté de Theodora, suivit de près par Nathaniel qui se mit en face d'elle, Mélissandre et Benjamin se mirent sur son autre côté sans la bousculer. Comme William, lorsqu'il était encore là et qu'il n'y avait que Benjamin et elle.
- Il ne manque que Zelena et William, dit Auriana en soupirant.
- Il a l'air de bien te servir, ton journal, dit Benjamin en regardant les pages plier et griffonner.
- Oui, c'est un confident fidèle, dit Theodora en souriant.
- Tu as trop de vague à l'âme pour pouvoir tout écrire et ce n'est qu'un soulagement partiel, dit Mélissandre.
- Comment sais-tu cela? demanda Auriana.
- J'en ai reçu un, peu de temps avant mon anniversaire, dit Mélissandre. Avec la même note que Theodora sauf qu'elle était signée de la main de grand-père Ulrich.
- Peut-être que c'est aussi grand-père Ulrich qui te l'a envoyé? dit Nathaniel en regardant le journal de Theodora.
- Non, ce n'est pas l'écriture de grand-père Ulrich, j'ai regardé la lettre lorsque Théa la reçu, dit Mélissandre.
- Et ce n'est pas non plus mon père, dit Théodora.
Un hululement retentit à travers la surface lisse du lac. Merope se rapprochait rapidement d'elle, un immense paquet entre ses serres. Arrivant prêt de sa maîtresse, elle lâcha son paquet sur les genoux de Theodora qui eut le temps de mettre son journal de côté. Il y avait plusieurs lettres avec le paquet aux couleurs de la pâtisserie familiale. Elle prit les lettres et ouvrit la première, elle reconnut l'écriture de sa tante Elliope.
- Celle-là c'est de votre mère, dit Theodora dans un demi-sourire en regardant Mélissandre et Nathaniel.
- Lis-là à voix haute, dit Nathaniel.
- Ma chère Théa, commença Theodora. Félicitation pour avoir réussi à mettre la main sur ce très beau garçon, ta mère n'a pas pu s'empêcher de montrer la photo lorsqu'elle l'a reçue. Tu étais magnifique dans ta robe, ce n'était plus la petite fille que nous avions devant nous il y a quelques mois, mais une jeune femme enthousiaste et surement confiante. Ta mère m'a montré toutes tes lettres et je m'excuse de ne pas t'avoir écrit plus tôt. Ce que pensent les autres sur notre famille, ne doit t'étonner en rien. J'ai été un allié dans la lutte contre ton père mais tout le monde semble l'oublier sauf peut-être les enfants de ces idiots qui étaient dans les rangs de ton père. Enfin soit, ce que t'a dit Maugrey est dans un sens vrai, moi-même j'avais remarqué ce besoin de te faire remarquer, lorsque nous t'éduquions avec Robert, qui au fil du temps a disparu lorsque ta mère est revenus dans ta vie, mais il a tort sur beaucoup de choses, un jour tu comprendras par toi-même. Avec toute mon affection. Tante Ellie.
- C'est plutôt encourageant, dit Nathaniel.
Theodora souriait timidement devant cette lettre qui disait que Maugrey avait tort sur beaucoup de choses. Elle prit la lettre suivante et fit étonner de reconnaitre l'écriture de William.
- Cette lettre est de William, dit Theodora en rigolant. Et apparemment il en fait une pour vous tous, il doit me prendre pour une chouette.
- Lit la tienne à voix haute, dit Benjamin, que je puisse rire un peu.
- Chère Théa, commença Theodora. Honte sur moi de ne pas avoir pu voir par moi-même tes premiers émois de jeune femme. J'en aurai profité pour te rappeler combien ce genre de garçon de l'est peu s'avérer dangereux, mais bon tu ne m'aurais pas écouté. Auriana m'a parlé de la petite blague que vous comptiez faire à ce cher Rusard, et ça me désole de ne plus être à Poudlard pour le faire moi-même. Ce qui n'a jamais été fait ni par les jumeaux, ni par moi c'est de mouiller du sol et d'utiliser un sort qui gèlerait l'eau pour transformer le couloir en véritable patinoire. Il faut juste convaincre Peeves de lancer les bombes à eau, j'ai entendu dire par plusieurs camarades de Serdaigles que c'est son passant préféré cette année. J'espère que je vous aurais aidé un rien dans votre plan. Bien a toi, William.
- Elle n'est pas mal sa lettre, il m'a écrit quasiment la même chose, dit Benjamin.
- Moi, il m'a écrit que je devais utiliser le sortilège du saucisson contre Crabbe et Goyle, dit Nathaniel en souriant. Et c'est une bonne idée! Il faudrait que j'en parle à Graham et aux autres.
- Il reste encore deux lettres, oncle Alaric et celle de ma mère, dit Theodora en souriant.
- Lit celle de mon père, dit Auriana.
Theodora ouvrit la lettre de son oncle Alaric.
- Chère Theodora, commença à lire Theodora sous le sourire d'Auriana. Depuis quand es-tu devenue aussi belle, j'ai l'impression de revoir ta mère au même âge mais plus jolie encore, surement les gênes de ton père. Il n'aura pas fait que de mauvaise chose en fin de compte. Ne te fie pas à ce que racontent les autres, prouvent leurs qu'ils ont tort. Et fais-moi plaisir, essaye de faire taire une bonne fois pour toute Crabbe et Goyle j'en ai assez de voir Elliope jurez comme un chartier à chaque lettre de Nathaniel. Je sais que tu es capable de faire des choses extraordinaires lorsque tu cherches à protéger ta famille. Tu as le bonjour de Zelena au passage qui se réjouit de votre retour auprès de nous, le temps semble long pour elle. Je t'embrasse, oncle Alaric.
- Ça ressemble bien à papa d'écrire ce genre de chose, dit Benjamin en souriant.
Théodora ouvrit la dernière lettre, celle de sa mère. Elle comptait la lire pour elle-même, car c'était la réponse qu'elle attendait le plus.
" Ma chère fille;
Je me rends soudainement compte que les années passent bien trop vite à mon goût. Je me souviens de toi entrant à Poudlard pour la première fois et à la vue de la photo de toi et ton cavalier, je me rends soudainement compte que la petite fille à fait place à une jeune femme. Entre nous, il est très séduisant et tu devrais en profiter un maximum. Ne me laisse pas Maugrey te tourner la tête, il est vrai que mon procès c'est dérouler dans la plus stricte confidence. La famille Hollowitz a toujours eu énormément d'influence dans le monde des sorciers. Notre famille, n'est pas toute blanche, mais n'est pas toute noire non plus, ce vieux cinglé devrait apprendre à tenir sa langue. À mon tour, je dois être honnête avec toi, ton père m'a avoué qu'il essayait de communiquer avec toi par ce lien que vous avez en tant que Legilimens. Je pourrais le faire aussi, pour te réconforter, mais je ne suis pas aussi doué et ma magie ne tiendrait pas jusque Poudlard. Pour le moment, ça lui demande des efforts considérables et ne peut pas toujours être dans ta tête. Je ne sais pas ce qu'il cherche, mais je peux t'assurer qu'il peut t'influencer à faire du mal à quelqu'un, donc ne l'écoute surtout pas. J'espère que malgré tout, je garderais ma petite fille joyeuse et la retrouverais lors de son retour. Le temps commence à devenir long sans toi pour égayer la maison.
Avec tout mon amour, maman."
Theodora relis la lettre de sa mère, une autre pièce du puzzle se mettait en place. Si son père voulait quelle face du mal aux autres, il allait être déçu. Theodora espérait juste, qu'il la laisserait un peu tranquille et comprenait mieux pourquoi il n'avait rien dit lorsqu'elle s'était retrouvé face à Maugrey. Son retour n'était certainement pas pour tout de suite. Mais son cousin William lui avait donné une idée, concernant la blague qu'ils voulaient faire et ça ne toucherait pas que Rusard. Elle se mit debout et courut jusqu'au château, ses cousins sur ses talons. Theodora trouva assez vite l'objet de sa recherche, ses amis se trouvaient à la bibliothèque et feuilletaient des livres en réalisant leurs devoirs.
- J'ai une idée, pour la blague, dit Theodora essoufflé par sa course.
- Ça y est, tu vas enfin nous dire ce qui se passe dans ta tête, dit Allegra amère.
- Tu vas arrêter de râler, celle qui cache des choses ici c'est toi, j'ai toujours été honnête et je vous le dirais plus tard.
Allegra se replia davantage sur son devoir. Theodora avait raison, elle aussi lui cachait des choses, elle n'était pas la seule fautive.
- Vas-y, explique nous ton plan, dit Anna dans un sourire d'encouragement.
- Alors voilà, il va falloir convaincre Peeves de participer, ce qui risque de ne pas être aisé, commença Theodora. Mais...
Dans un murmure, elle exposa les moindres détails de son plan, Allegra malgré sa colère contre son amie, écouta attentivement. Chacun prit un rôle dans ce plan, les plus jeunes furent mis de côté pour éviter de leur amener des ennuis au cas où il se ferait prendre. Ils décidèrent de passer à l'action la semaine suivante.
- Je me réjouis de voir leur tête, dit Zacharia en riant.
- Même Rusard va péter un plomb, dit Émilia.
- Et je l'espère bien, dit Theodora dans un sourire malicieux.
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À une journée de passer à l'action, les détails étaient prêts, mais l'esprit frappeur de l'école était intraitable sur la question. Theodora avait donc décidé de le convaincre elle-même. Ce rendant dans le couloir du quatrième étage où Peeves avait été aperçus en train de lancer des bombes à eau. Theodora se fiait aux cris des élèves de première année qui courait. Elle se positionna à un coin de mur, d'où l'esprit ne pouvait la voir, un groupe de première année de Poufsouffle courait dans le couloir et passa devant Theodora sans la voir, poussant des cris de panique.
- Sale Pouffy, allez bouffer bande de cochon de lait, sifflait l'esprit frappeur.
- Ça t'amuse de victimiser les Poufsouffle, n'est-ce pas Peeves? dit Theodora en levant les regards.
- Tiens donc, tiens donc, mais c'est la cinglée, caqueta Peeves. Qu'est-ce que tu me veux Jedusor?
- Te proposer un marcher, dit Theodora avec malice.
- Si c'est pour ta stupide blague, j'ai d'autres chats à fouettez.
Miss Teigne passa dans le couloir et comble de malchance pour elle, reçut une bombe à eau de l'esprit frappeur. Trempée elle décampa dans le couloir, surement pour aller chercher son maître.
- Bien jouer, tu auras de la chance si tu ne te fais pas pourchasser par Rusard, dit Theodora.
- Le cracmol, pesta-t-il, qu'il court mais ça ne le rendra pas plus beau pour la cause.
- Et si je te disais que tes bombes à eaux pourraient faire partie d'une blague juste énorme.
- Pour faire quoi?
- Si tu acceptes, je t'expliquerai mon plan surtout qu'il concerne en partie le concierge et j'enverrai Rusard a contresens de toi. Alors on a un accord ou pas?
Peeves hésita quelques instants.
- D'accord, explique-moi ce plan, petite pimbêche.
Theodora expliqua le plan à Peeves, qui rit à la fin des explications en criant que c'était brillant. Il promit de faire ce qu'on lui disait et partis préparer les bombes à eaux pour le lendemain. Une fois disparut dans un autre couloir, Rusard arrivait au pas de course, Miss Teigne complètement tremper dans les bras.
- Où est Peeves? siffla Rusard. Je vais le tuer!
- Concrètement c'est impossible de tuer Peeves puisqu'il est déjà mort, dit Theodora. Mais il est parti par là.
Theodora montra la direction opposé qu'avait prit Peeves.
- Ne vous moquez pas de moi, Jedusor ou vous aurez la retenue la plus longue de votre vie, maugréa le concierge.
- Ce n'était pas mon intention, dit Theodora.
Rusard partit dans la direction que Theodora lui avait donner. Satisfaite, elle descendit dans le réfectoire, pour les derniers préparatifs dans son énorme blague.
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Le grand jour était arrivé, Theodora s'était lever tôt pour terminer les premiers préparatifs. Elle trouvait juste dommage de ne pas pouvoir assister à toute la scène mais juste au grand final. Peeves l'esprit frappeur semblait des plus excités à la perspective de participer à cette blague. Zacharia lui avait d'ailleurs préparé un sac entier de bombe à eau. L'heure approchait et Benjamin devait aller chercher Rusard dans son bureau lorsque Émilia et Anna feraient exploser les pétards mouillés dans le couloir près de l'escalier. Rusard serait accueilli par Peeves qui balancerait des bombes à eau à tout vont sans omettre Theodora et ceux qui participaient à cette blague pour n'éveiller aucun soupçon. S'il avait le malheur de poser un pied sur le côté gauche de l'escalier, le sol détrempé servirait ensuite de patinoire. Tout se passerai comme prévu, ils connaissaient très bien Rusard pour savoir ce qui l'attirerait dans le couloir.
L'heure avait sonné, Theodora mangeait sa tartine grillée de marmelade, comme tous les matins. Les professeurs parlaient à leurs tables et les élèves commençaient à arrivée sous les insultes de Peeves qui envoyait déjà quelques bombes à eau sur les élèves qui passaient.
Lorsque Anna et Émilia se levèrent, Theodora comprit que le plan était en route et que maintenant il serait impossible de faire marche arrière. Allegra et Zacharia, vinrent s'asseoir près d'elle et Benjamin alla chercher Rusard pour prévenir que des élèves faisaient exploser des pétards dans le couloir et que Peeves lançait des bombes à eau en insultant les élèves.
- J'espère que le baron sanglant ne va pas tout faire capoter, dit Allegra.
- Ne vous inquiétez pas, j'ai demandé à Nick-Quasi-Sans Tête de le tenir éloigné, dit Theodora dans un sourire malicieux.
Tout était prévu, elle n'avait même pas eu besoin des jumeaux Weasley pour l'aider dans cette tâche. D'ailleurs, ils se trouvaient justement en approche.
- Peeves est particulièrement en forme aujourd'hui, dit Fred amusé.
- Je me demande ce que cela cache, dit George.
- Je n'en ai pas la moindre idée, dit Harry qui était trempé.
Theodora et Allegra ne purent s'empêcher de rire en voyant Harry et Ron tremper jusqu'au os.
- Pourquoi vous rigolez toutes les deux, je vais devoir me changer, vociféra Ron.
- Désolé, dit Theodora.
Melissandre qui faisait le guai dans la couloir, couru jusqu'à Theodora, la prévenant, qu'Allegra et Zacharia devait se mettre en place.
- Rusard arrive et il n'a pas l'air content, dit Mélissandre en souriant de plus belle.
Theodora finit sa tartine de marmelade et se précipita dans le couloir talonner de prêt par les jumeaux Weasley, Ron, Harry et tous le restent des élèves de Gryffondors.
- Qu'est-ce que tu prépares? demandèrent Fred et Georges en coeur.
- Ah ah! Surprise! dit Theodora en rigolant.
Ils entendaient déjà les vociférations de Rusard qui approchait des pétards. Devant l'escalier, Peeves lança ses bombes à eau sur la tête de Rusard, sous le regard méduser des élèves des trois écoles présentes dans le hall d'entrée. Theodora regardait la scène avec un sourire, et semblait amusée de voir le concierge se débattre avec l'esprit frappeur, elle trouvait cela hilarant. Allegra lança le maléfice du saucisson sur Rusard qui trébucha dans l'escalier en essayant de se retenir sur la rampe mais Zacharia lança un autre sort qui rendit la rampe tellement glissante que ce dernier commença à trébucher et atterrit dans un bruit mat sur le sol trempé du hall d'entrée. Les élèves de Poudlard, Beauxbâtons et Durmstrang rirent aux éclats. Allegra relâcha son sortilège et Rusard, se releva complètement tremper, bombarder par Peeves.
- Tiens prend sa concierge, cracmol, vieux troll des montagnes.
- PEEVES, s'emporta Mr Rusard qui cherchait à attraper l'esprit frappeur.
Le sol complètement trempé, Theodora lança son sort dans un éternuement. Une couche de glace se forma sur le sol pendant que Rusard était en l'air. Lorsque son pied toucha le sol glissant, son pied dérapa et son corps tomba lourdement sur le sol. L'hilarité environnante des élèves, interloqua les professeurs qui se frayèrent un chemin pour voir le spectacle de Rusard essayant de rester debout sur la glace, jurant comme un chartier.
- Si j'attrape le sale gosse qui m'a fait cette blague.
- Pour vous les bouseux, caqueta Peeves en lançant des bombes à eau sur les élèves. Theodora fut complètement trempé, mais ravie que sa blague aille si bien fonctionner.
- Peeves, tu peux arrêter, dit Dumbledore.
Peeves s'éloigna dans le couloir tout en lançant les dernières bombes à eau et toute sorte d'insulte sur les élèves qu'il croisait. Le professeur Dumbledore fit disparaître la glace, ne laissant que l'eau sur le sol. Rusard reprit confiance en lui et se releva tremper jusqu'au os.
- Professeur, dit Rusard, je veux que celui qui a fait cette blague soit puni.
- Allons, monsieur Rusard, celui qui a fait cette blague sera certainement difficile à dénicher, dit Dumbledore avec calme. Mais à qui pensez-vous?
- Aux jumeaux Weasley, vociféra Rusard.
- Pour une fois ce n'est pas nous, dirent les jumeaux en cœur.
- Ne me prenez pas pour un idiot, siffla Rusard.
- Restez calme, monsieur Rusard, dit une voix froide et profonde. Le petit insolent qui a osé fait cette blague sera retrouvé. Et aura la punition qu'il m'hérite.
- Avez-vous une autre idée? demanda le professeur Mc gonagall.
- Oui, j'en ai bien une, dit Rusard, la bande à miss Jedusor.
Le groupe se regarda d'un air surpris.
- Nous !? dit le groupe en cœur.
- C'est impossible monsieur Rusard, commença le professeur Dumbledore. Ils ont été aussi asperger par cette blague.
- Et pourquoi pas? demanda Rusard.
- Miss Jedusor et ses amis étaient dans la grande salle lorsque la blague à commencer, dit le professeur McGonagall. Vous devez toujours avoir en tête les nombreuses blagues de monsieur Willnorf qui aujourd'hui à quitter l'école.
- Si je puis me permettre, professeur, dit Maugrey. Peut-être que la blague ne vient que de Peeves qui a demandé à un élève de pratiquer la magie à sa place, dans ce cas, il ne devrait rien à voir. Les premières années sont tellement influençables.
- Et si nous allions continuer cette discussion dans mon bureau, dit le professeur Dumbledore.
Les professeurs et monsieur Rusard s'éloignèrent et les élèves présents dans le couloir se dispersèrent vers leur salle de cours respectif. Sauf ceux qui avaient cours de métamorphose, potions et de défense contre les forces du mal, le matin. Ce jeudi matin, Theodora avait réussi à éviter deux heures de cours avec Maugrey, mais aurait droit à son cours de métamorphose. Les élèves dispensés de leurs cours, se dirigèrent vers la Grande salle. À table, Theodora sortit son devoir d'anatomie, qu'elle devait terminer pour demain soir, cette petite blague lui faisait gagner deux heures sur ses devoirs.
- Bien jouer, j'ai beaucoup aimé le coup de la patinoire, dit Fred tout bas.
- Grâce à toi, nous évitons deux heures de potion, dit George.
- Qui vous dit que c'est moi? demanda Theodora d'un air innocent.
- Ne joue pas à ce petit jeu avec nous, dit Fred.
- On t'a vu lancer le sort pour transformer l'eau en glace, dit George.
- Et vous allez me dénoncer? demanda Theodora dans un sourire narquois.
- Non, dénoncez une consœur de farce, commença George.
- Ce serait comme nous trahir nous-mêmes, termina Fred. Mais on voulait te demander, si un jour...
-... un jour prochain... continua George
-... on pouvait réutiliser ton sortilège de patinoire... continua Fred
-... sur quelqu'un, tu n'y verrais pas d'inconvénient? termina George.
Theodora sourit.
- J'aurai droit à un droit d'auteur? demanda Theodora
- Oh que oui, répondirent les jumeaux en cœur.
- Je ne suis pas contre, dit Theodora. Mais vous ne devrez rien dire à personnes.
- Affaire conclue, dit George.
- C'est toujours un plaisir de faire des affaires avec ta famille, dit Fred.
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Durant le reste de la journée, tous les élèves ne parlaient plus que de cette blague. Le professeur Mc Gonagall, parla brièvement de cette histoire. Le professeur Rogue, n'hésita pas une seconde à les menacer de renvois, si l'un des élèves ne se dénonçait pas dans la seconde qui suivait. Elle n'eut rien du côté d'étude des runes, le professeur trouvait la blague drôlement bien mener. Le soir dans la tour des Gryffondors, tout le monde ne parlaient que de la blague. Certains élèves, étaient prêts à remercier la personne qui avait réussi à humilier Rusard en public. Mais trop concentrer sur ses devoirs, elle ne prêta guère attention à ce qu'il se passait autour d'elle. Peu à peu la salle commune se vida de ses derniers élèves et Theodora se retrouva seule pour terminer son dernier devoir.
Un instant après, le tableau pivota et laissa apparaître deux élèves qui riaient aux éclats, ne prêtant toujours pas attention aux opportuns, Theodora relisait ses notes jusqu'à ce que quelqu'un s'asseye à côté d'elle.
- Tu es toujours debout? demanda Neville.
- Je tenais à finir mes devoirs avant d'aller au lit, dit Theodora.
- Ça te ressemble bien sa, dit Neville en souriant.
Theodora rangea ses devoirs et regarda son ami. Son ami, au regard fuyant, son ami maladroit, son attachant ami qui était toujours resté près d'elle depuis la première année. Et puis, elle ne se souvenait plus de quand Neville était resté avec elle depuis le bal de Noël.
- Tu devais me parler? demanda-t-elle.
- Oui, c'est important, dit Neville.
- Important... comment?
- Euh... eh bien...
- Neville, moi aussi je dois te parler.
- Tu veux commencer, peut-être?
- Non, si ta nouvelle est plus importante que la mienne.
- C'est compliquer à annoncer! Tu sais, je pensais être amoureux de quelqu'un et ensuite, tu passes un moment sympa avec une autre et soudain...
- Arrête de tourner autour du pot, dis-moi.
Neville regarda Theodora dans les yeux, durant un moment le cœur de Theodora eut des ratés. Neville attrapa les mains de Theodora. Pendant un moment, tout son être espérait quelque chose... Le toucher de Neville sur ses mains, lui procurait une douce chaleur, elle avait l'impression d'avoir des papillons dans le ventre. Neville prit une profonde inspiration.
- Theodora... je.
Neville ferma les yeux et prit une nouvelle inspiration.
- Tu?
- Je... Je sors avec Ginny Weasley.
