Bonjour à tous !
Voici l'avant dernier chapitre !
Encore merci aux vues et reviews :)
Ça y est, elle s'est réveillée, elle va tout déchirer ! Haha ^^
Prochaine publication : le final de cette longue fiction ! Le dernier duel entre Julia et Negan.. J'espère qu'il vous plaira :D Ce chapitre est un peu moins mouvementé que les précédents, mais il permet d'amener doucement l'action principale du dernier chapitre.. avec un petit épilogue en perspective.
Je dois avouer que ça me fait bizarre de me dire que ça va être ma dernière publication avec Julia Williams, mais elle est arrivée à un stade où elle ne peut plus faire marche arrière. Elle doit avancer et clôturer l'épisode Negan, même si ça n'a pas été évident, tout est désormais clair dans son esprit et elle ne reculera pas ;) *fin de l'aperçu du final* (Je pense avoir exploité au maximum de ce que je peux faire, la relation entre les deux personnages. Vous savez, ce sentiment d'avoir été trop loin et de ne plus réussir à travailler les personnalités tant elles ont été détaillées..).
J'ai une fin en tête depuis un bon moment et je compte bien l'écrire ;) M'enfin, don't worry, j'écrirai très certainement encore sur l'univers de TWD, et d'ailleurs, j'en profiterai pour continuer ma fic en cours sur la passé de Negan, Nous sommes les Sauveurs. *fin de la pub*
Bonne lecture !
La lame appuyait contre la trachée du mentor, alors qu'il relevait le menton, une peur pétrifiante dévorant son être. Richard pouvait sentir la pointe s'enfoncer dans sa peau, lui laissant l'impression d'une pique le transperçant, alors que son bourreau le retenait fermement. Son bras encerclait ses épaules, il était à sa merci. Il était à la merci de Negan. Julia les fixaient, la mine blanche et les yeux arrondis sous l'appréhension. A elle de décider le sort de l'homme :
- Alors ma belle, qu'est-ce que je fais de celui-là ? Qu'est ce que je fais de Richie ? appuya-il en compressant un peu plus la lame contre sa gorge, faisant grimacer de douleur le prisonnier. La jeune femme les toisait, terrifiée. Mais son amant continuait, bien décidé à martyriser le bras droit jusqu'à l'en faire mourir sous ses yeux. Si j'avais le choix, renchérit-il, je le laisserais pourrir en cellule... mais comme tu es là et que j'ai besoin de sa putain de présence pour te faire réagir, alors ! Je pourrais bien me le faire de suite, non ? Hein, Julia chérie, qu'est-ce que tu en dis ? Richard gémit un peu plus, le couteau démarquant sa peau d'une trace rouge sang, qui commençait à couper sa chair avec précision. Il lâcha un grognement de défense. Parce que si je me le fais ma belle, reprit Negan, tu es libre ! C'est vraiment ce que tu veux ? Pour le gosse et toi ? Être libre et me laisser ce connard à ta place ? Mortifiée, les mots ne pouvaient sortir de sa bouche. Allez, m'oblige pas à compter jusqu'à trois, tu veux... c'est démodé... Sous la satisfaction de la voir face à un si grand dilemme, ses dents virent mordiller le bout de sa langue avec amusement. Très bien, comme tu le voudras, finit-il par trancher, à ta place, j'aurais sauvé ma gueule aussi...
Et dans un mouvement habile, elle put voir son bras se contracter, ses muscles se gonflèrent alors qu'il était sur le point d'appuyer avec force le poignard, contre la gorge de son ami. Toutefois, la vision de ce dernier à ses pieds, baignant dans une mare de sang la réveilla soudainement de ce cauchemar :
- Non ! hurla t-elle en bondissant dans leur direction. Son bras tremblant vint heurter le corps meurtrit de Richard, ses doigts saisissant son épaule. Suppliante et le regard embué de larmes, elle redoutait le pire, mais Negan retira la pointe, laissant la démarcation du tranchant perler en gouttelettes de sang. Je t'en prie, l'implora t-elle, ne le tue pas, libère le... Le meneur eut un mouvement de recul, étonné de la voir prendre une telle décision.
- Bordel, tu préfères donner ta vie pour ce connard ?!
- Il n'a rien fait, laisse le partir. Si quelqu'un doit payer, ce doit être moi...
- Tu reconnais payer pour t'être envoyé en l'air avec lui ? leva t-il un sourcil curieux.
- Non, pour m'être attachée à toi. Il attendit la suite avec attention, la face resplendissante d'une domination sentimentale. Je me suis laissée avoir, continua la jeune femme au bord des larmes. Admettre la vérité, qui plus est devant Richard lui donnait la nausée. Comme elle se sentait mal. La culpabilité qui dévorait son être la consumait petit à petit. Negan avait bien réussi son jeu, elle était à lui, et l'avait finalement, toujours été. Je suis tombée amoureuse de toi, et je croyais pouvoir te changer... mais c'est toi qui as gagné. Sa main vint se poser avec délicatesse sur son ventre, tu m'as permis de devenir mère, mais je suis devenue si faible. Faible au point de me sentir en sécurité aux côtés d'un homme comme toi. Avant toi, j'avais connu tant de choses, horribles comme magnifiques, mais je me débrouillais. J'essayais de survivre face à ce monde hostile... Maintenant, c'est face à toi que je dois lutter pour ma vie. Je suis devenue une souris prisonnière dans les griffes d'un lion... Richard baissa la tête, soupirant au constat de la tristesse qu'elle énonçait. Je suis devenue une chose dépendante de ta présence, j'ai pu me détacher, mais tu es toujours revenu. Et désormais, je me bas pour ce qui grandit en moi, mais je suis à nouveau obligée de te céder pour sauver une personne chère à mes yeux... Car lui n'a pas cherché à m'enrôler dans des idées si noires. Il m'a laissé vivre !
- Moi je t'ai tué, c'est ça ? Ne put retenir l'homme, soucieux d'entendre la vérité dans la bouche de sa femme.
- Tu m'as détruite, avoua t-elle avec fermeté, sans lâcher son regard. Mais pour mon enfant, je vais continuer à survivre, même si je dois devenir l'ombre de moi-même. Lui, tu ne l'auras pas.
A ce moment, Negan se sépara du mentor, le laissant sur sa chaise, le visage défiguré sous la honte et la peur. Julia avait décidé de le sauver, mais Julia sacrifiait sa vie pour la sienne :
- J'accepte de rester à la place de Richard, mais je te préviens, dès que tu auras le dos tourné, je n'hésiterai pas une seconde... Comme tu l'as dis une fois, « si je tombe, tu tombes avec moi ». Je n'ai aucune idée de la façon dont je vais m'y prendre, mais ce jour là, tu auras beau me supplier, ou me maudire, j'anéantirai ce qu'il te reste d'humanité. Et tu comprendras ce que j'ai enduré pendant tout ce temps. Tu t'es toujours plu à déclarer à voix haute combien je t'avais brisé le cœur ? Mais je n'ai rien fais de tel auparavant... Je te ferai souffrir avec tes propres armes. Il lui adressa un clin d'œil mutin, en déclarant à son oreille, d'une voix chaude.
- Ma belle, c'est que tu te montres sacrément dangereuse... Ha ! Je ne doute pas de tes putains de capacités, tu sais. J'ai hâte de te voir en action. Il devait arrêter d'espérer et de jouer à ce jeu mesquin. La relation ravageuse qu'ils avaient entretenu ne tenait qu'à un fil, ce qu'il n'avait pas été capable de préserver. Rien ne pouvait réparer les dégâts que Negan avait commis. Tout n'allait constituait qu'une lente descente en Enfer, insurmontable pour la brune. Néanmoins, la solution était là, devant elle, elle devait devancer son amant et le prendre à son propre jeu. Trouver le moyen restait plus difficile à imaginer.
En temps normal, il aurait pris la menace au sérieux et se serait rué sur sa victime afin de l'intimider, lui prouvant qu'il pouvait se montrer bien plus dangereux que le concerné. Toutefois, devant la détermination de Julia, il ne pouvait qu'espérer le spectacle grandiose. Voir la jeune femme se comporter à son image le rendait fier. Une fierté incommensurable lui donnant la satisfaction de constater sa réussite dans les yeux de son épouse. S'il l'avait manipulé telle une marionnette, dans l'espoir qu'elle devienne comme lui, alors il ne lui restait plus qu'à prier pour une chute sensationnelle. Après un gémissement amusé, il se tendit pour porter sa main à son ceinturon et y ranger le poignard, et ordonner qu'on ramène le prisonnier au Royaume :
- Bordel, quel gâchis... murmura Negan alors que Dwight s'empressait d'obéir comme un chien répondant à son maître. Il le détacha de la chaise pour le soulever et le pousser en avant, le forçant à quitter les appartements. Dépité et redevable, son regard se perdit une dernière fois sur le brune, tandis qu'elle le fixait, un rictus navré en coin. Elle lui avait sauvé la vie, ils étaient quittes.
En le voyant partir, elle put sentir le déchirement des adieux lui ronger l'âme. Peut-être ne le reverrait-elle jamais ? Ou peut-être ne voudrait-il jamais la revoir ? Dans tous les cas, elle faisait désormais pleinement partie du Sanctuaire, et Richard allait certainement ébruiter la nouvelle à toute la communauté. Durant un instant, elle visualisa la peine que pourrait éprouver Morgan, lui qui avait perdu Abby par la faute de Negan. Par la faute d'un Sauveur. Par la faute de l'ennemi. Il ne lui pardonnerait pas. Tout comme Dianne. Malgré la forte promiscuité et la pointe de jalousie éprouvée à son égard lorsqu'elle côtoyait le mentor de près, Julia avait appris à l'apprécier. Son absence se ferait ressentir. Quant à Ezekiel, son roi. Ou plutôt, son ancien roi. Sa lâcheté éclaterait un peu plus et il l'a bannirait si elle mettait de nouveau un pied au Royaume. Pourtant, la jeune femme avait aimé cette nouvelle vie, pleine d'espoir et d'entraide :
- Promets moi de ne plus t'en prendre au Royaume... Tu m'as moi désormais, c'est bien ce que tu voulais, non ?
- Il y a pas mal de choses que je convoite tu sais... même si tu fais partie du top dix, il y a toujours un truc planqué dans un coin de notre tête qui refait surface et vient nous titiller. Pour l'instant, tu me conviens, mais lorsque j'en voudrais plus alors... Il haussa les épaules innocemment, on verra bien !
Lâche, menteur, manipulateur, connard, pensa la brune, la boule au ventre et tourmentée. Le cauchemar ne s'arrêterait pas, mais prenait une tournure bien différente des autres fois où elle s'était faite avoir par son amant. Cette fois-ci, elle menait la danse, peut-être pas entièrement, mais elle avait réussi à changer la donne. Negan allait payer comme elle l'avait promis, tout n'était qu'une question de temps, et elle finirait par trouver la faille. Néanmoins pour l'heure, échec et mat, Negan avait porté le coup fatal et elle était tombée. Mais elle était tombée avec dignité, pour sauver une vie. Alors que ce dernier revenait vers elle, les yeux pétillants de malice, Julia ferma un instant ses paupières, tentant d'ignorer sa présence :
- Ma putain de belle Julia, commença t-il en un soupir, t'imagines tout ce qu'on a traversé tous les deux, hein ? Pitié, qu'il arrête son baratin.
- Beaucoup trop d'épreuves, cracha l'intéressée à voix basse. Cependant, le meneur entendit et afficha une moue puérile.
- Hé, c'est ce genre d'épreuves qui endurcissent les relations... Attends, on est dans une relation, toi et moi ? On est quoi ? Un petit coup à la va vite ? Non, on est bien plus que ça... La nausée lui revint soudainement, alors qu'il enchaînait, sur un ton tout aussi confiant. Maintenant qu'on est seuls, on va pouvoir parler de nouveau de choses sérieuses. Ta grossesse, tes malaises... Je veux que tu ailles voir le toubib pour un examen approfondi. On sait jamais, t'as peut-être chopé une petite infection... Enfin... marqua t-il une pause ironique, pas la putain d'infection qui ramène les morts hein... Il insista ses propos en un geste, presque grossier de sa part, puis éclata de rire, tandis qu'elle le dévisageait, méprisante. Allez Julia chérie, c'était une blague ! Une sacrée putain de blague !
- Laisse tomber, le coupa t-elle alors en se dirigeant vers la porte. Je vais aller voir ton médecin et tu me ficheras la paix ensuite. J'ai accepté de rester ici, prisonnière de cet endroit, entre les mains d'un malade comme toi... Je pense que j'ai le droit à un peu de repos pour la journée !
…
Quand elle trouva l'infirmerie, tout lui sembla familier et elle se remémora les instants passés avec le pauvre Tom, et Simon, l'ancien médecin avant le docteur Carson. Cependant, ce dernier n'était pas présent et avait été remplacé par un autre. Décidément, pratiquer dans le domaine médical au Sanctuaire était porteur de malédiction. Negan avait la fâcheuse tendance à tuer ceux qui sauvaient les vies sous son toit. Rien n'avait changé, tout était encore en place, hormis une ou deux machines supplémentaires, ramenées par les Sauveurs lorsqu'elle était au Royaume. Lorsqu'elle s'était enfuie, mais toutefois dénoncée par Simon, le meneur lui avait promis une récompense. Dans son esprit, des armes, de l'alcool ou des femmes auraient fait l'affaire, mais l'ancien médecin souhaitait aider ses patientes. Les femmes de Negan. Régulièrement, elles venaient le voir et leurs grossesses parfois en cours les condamnaient à une mort certaine. Il ne voulait pas de cadeau, il voulait les aider. Simon voulait des instruments médicaux capables de trouver une solution. Capable de sortir ces pauvres épouses de la misérable condition dans laquelle elles étaient. Car mis à part Sherry, rares étaient celles qui prenait plaisir à vivre entre ses quatre murs. Mais elles s'en satisfaisaient, elles n'avaient pas le choix. Dans tous les cas, la mort les attendait au tournant.
Alors que Julia examinait avec précision le nouveau contenu de la salle, l'homme en blouse se montra, sortant d'une petite pièce reculée. Quand il la vit, un sursaut s'empara de lui, tant il n'était pas habitué à exercer en ces lieux. Harlan Carson, ouvrit de grands yeux bleus, ses cheveux châtains parfaitement en place et ses traits doux rassurèrent la jeune femme, qui lui adressa un sourire discret :
- Bonjour, articula t-il en se pressant vers elle pour lui serrer la main. Je suis le docteur Carson, mais vous pouvez m'appeler Harlan, cela me conviendrait beaucoup plus. Nerveux, il joua avec ses mains, pour les ranger ensuite dans sa poche, par réflexe. En constatant qu'il portait le même nom que le défunt médecin, précédent son arrivée, la brune tira un visage perplexe. Elle le scruta un instant, tandis qu'il continuait à gesticuler dans tous les sens.
- Carson ?
- Emmett était mon frère, lui expliqua t-il en tentant de se calmer. Il ne pouvait rester immobile et commença à attirer son attention vers une pile de feuilles, qu'il rangea en la tassant contre le bureau. Ainsi, ils faisaient parti de la même famille, Negan avait tiré le gros lot. L'homme restait un Sauveur, son interlocutrice préféra se montrer méfiante. Après un léger soupir, elle reprit, toutefois distante mais polie.
- Je m'appelle Julia Williams...
- Je sais qui vous êtes... lui coupa t-il la parole en revenant vers elle, toujours aussi tendu. Vous êtes l'une des femmes de Negan, du moins celle à qui il accorde le plus d'importance, et vous êtes enceinte. Suite à cette énumération privée, elle rougit presque. Je suis au courant de tout, il m'a rapidement raconté votre histoire. Et avec cet enfant... pointa t-il du doigt son ventre, je n'ai pas le droit à l'erreur. Vous êtes sa femme. Alors voilà pourquoi il était en si mauvais état, Harlan avait peur d'une maladresse, peur d'échouer et de se voir broyé comme son frère. Ou plutôt, brûlé. Quoi qu'il en soit, l'homme à la batte ne lui laisserait pas de seconde chance. Vous êtes ici pour l'examen régulier, si vous voulez bien vous asseoir, l'invita t-il à s'installer sur la table médicale. Étant donné votre grossesse, il sera un peu plus long que prévu, mais ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer, bégaya t-il, incertain quant aux conséquences réelles que pouvaient entraîner l'état de santé de la brune. Asseyez vous je vous prie.
Combien de fois avait-elle passé ces portes, pour se faire ausculter ? Combien de fois avait-elle eu ces frissons d'angoisse à l'idée qu'il ne découvre une maladie incurable. Dans le monde dans lequel elle vivait désormais, rien ne pouvait la mettre à l'abri. Il lui demanda de se décontracter un instant, ce qui lui décrocha un ricanement nerveux. Mais le pauvre docteur ne réagit pas, bien trop occupé à réaliser à la perfection la séance. Il enfila une paire de gants chirurgicaux, les remontant jusqu'aux poignées. D'un geste, il attrapa son bras, vérifia son pouls, toutefois trop rapidement pour réellement effectuer l'analyse. Ensuite, son poids, ses yeux qu'il éclaira d'une petite lampe afin de rectifier le moindre doute. Puis, il termina en vérifiant sa peau afin de ne constater aucune rougeur ou marque néfaste. Après cela, ses mains vinrent palper son ventre avec une douceur infime. Negan l'avait prévenu, une épée de Damocles dansait au dessus de sa tête. Il n'avait pas droit à l'erreur. Julia l'observait faire, sa méfiance s'estompant en se rendant compte qu'elle était entre les mains d'un professionnel, tout aussi apeuré par son amant, qu'elle ne l'était. Ils étaient dans le même camp, mais Simon aussi était dans son camp, et pourtant, il l'avait trahi alors qu'elle avait tenté de s'échapper. Elle garda alors ses interrogations pour elle-même, quand il commença, bouleversé :
- J'étais le médecin de la Colline avant... mais ils sont venus me chercher et je n'ai pas eu le choix. Negan a tué mon frère, et maintenant, je suis obligé de le servir.
- Nous sommes tous obligés de le servir, lui répondit-elle sèchement, se voulant forte face à la tragique histoire qu'il lui racontait.
- Vous avez raison... admit-il en détournant son regard vers une machine. Nous n'avons pas le choix. Son murmure vint clôturer le sujet, quant il pivota de nouveau vers sa patiente en lui montrant d'un signe de tête, vous voyez cette machine ? Elle a été apportée il y a peu de temps, et grâce à ses performances, je vais pouvoir pratiquer une surveillance prénatale complète. M'autorisez vous à la faire ? Étonnée de le voir l'interroger sur un sujet si évident, elle hocha inconsciemment, balançant son visage de haut en bas, alors que ses yeux reflétaient l'attente d'une future mère. Bien, je vous remercie pour la confiance que vous m'accordez. Vous savez, je suis obstétricien de métier, je sais ce que je fais, seulement, je voulais votre accord. Ce n'est pas comme si votre époux était un tendre, hein.
Ses mains tremblaient alors qu'il tentait de garder son professionnalisme et ne dévoiler aucune gène ou peur, provoquées par l'examen. Dans un premier temps, il commença par consulter sa tension artérielle bien plus méticuleusement que lors des minutes précédentes. Puis, Harlan s'immobilisa, concentré. Il comptait presque les battements de son rythme cardiaque avec minutie. Silencieux, ses mains vinrent de nouveau palper le bas de son abdomen, dont il appuya certains points habilement. Après cela, il lui demanda de s'allonger sur le dos. La couchette confortable vint la rassurer, lui donnant l'impression d'être en véritable consultation, sans aucun rôdeur à l'extérieur. Dans son ancien monde, si rien ne s'était passé, voilà ce qu'elle aurait pu connaître avec Ethan, si la vie leur avait donné la chance de concevoir un bébé :
- Je ne constate aucun soucis alarmant, tout se déroule pour le mieux, conclut-il soulagé. Maintenant, je vais voir votre enfant, êtes-vous toujours consentante ? Etes-vous prête ?
- Oui, bredouilla t-elle en se rendant compte qu'elle allait enfin voir le fruit qu'elle attendait tant. Son sang, sa chair.
Lorsque le Gouverneur lui avait ordonné une césarienne, elle qui avait toujours souhaité connaître les joies de la maternité, s'était vu condamnée à supporter le fait de ne jamais donner la vie. Si elle avait su. Si elle avait su que Negan lui donnerait un jour cette opportunité. Son cœur se serra, anxieuse et pressée de le voir à l'écran. Son bébé.
Harlan releva son débardeur, fixant son regard dans le vide afin d'éviter toute connexion visuelle qui pourrait fausser son image. La femme de Negan restait la femme de Negan, et Emmett en avait fais les frais. Il attrapa le gel froid qu'il appliqua sur son ventre, permettant un meilleur contact avec la sonde. Julia lâcha un gémissement aigu, ne s'attendant pas à une telle température, puis, elle finit par se détendre de nouveau, ses poings se décrispant lentement. Le médecin effectua quelques mouvements sur sa peau, glissant dans la région à examiner, attentif devant le moniteur :
- Très bien, se dit-il à lui-même, sous la concentration, maintenant, tournez vous sur le côté je vous prie, et inspirez profondément. La brune s'exécuta, alors qu'il continuait à inspecter l'écran, la sonde à la main. Parfait, vous pouvez vous rallonger correctement. Prise d'une insupportable attente, elle ne put s'empêcher de demander fébrilement.
- Est-ce que je peux le voir ? Il la toisa durant quelques secondes, méditant sur le choix qu'il s'apprêtait à faire.
- Entendu, trancha t-il en tournant l'appareil dans sa direction. Voilà votre bébé...
Et elle le vit enfin. Pour la première fois, Julia put voir avec netteté l'enfant qui grandissait en elle. Une vague d'émotion s'empara de son être alors que ses yeux humidifiés sous l'émotion étaient désormais embués de larmes, qui venaient s'échouer sur ses joues. Émue, elle laissa échapper un soupir, ses paumes venant enrouler les contours de son visage. L'homme en blouse la dévisagea, le rayonnement qui émana de sa personne le décoinça légèrement et durant un instant, il se prit à sourire, partageant la joie de sa patiente :
- Qu'est-ce que c'est ? le questionna t-elle, en essayant de retrouver son calme.
- Vous voulez connaître le sexe ? Elle hocha frénétiquement la tête, sa poitrine se serrant de nouveau alors qu'une nouvelle effervescence s'emparait d'elle. Très bien, il marqua une pause afin de lui laisser le temps de revenir sur sa décision, puis, voyant qu'elle était véritablement prête, annonça, d'une voix calme. C'est une fille.
Les larmes lui montèrent de nouveau avec puissance et Julia pleura, le sourire aux lèvres. Enfin une nouvelle venant réchauffer son cœur. Elle allait être maman d'une petite fille. Sa petite fille. Et même si le père demeurait celui qui l'avait tant fait souffrir, elle ne pouvait être qu'heureuse en cet instant, même enfermée au Sanctuaire.
…
Les gouttes perlaient le long de la cabine de douche. La vapeur avait envahi la pièce, laissant une atmosphère moite. Julia coupa l'eau, se séchant les cheveux en les essorant de sa poigne, puis attrapa la serviette rugueuse déposée sur la commode près du lavabo. Compte tenu de sa grossesse et des tensions accumulées avec Sherry, Negan l'avait autorisé à rester dans ses quartiers. Cela faisait maintenant une semaine que Richard était parti et qu'elle avait appris l'heureux événement de sa grossesse. Toutefois, elle n'en avait pas fait part à son amant, il ne méritait pas son attention, ni son bonheur, ni une telle annonce. Il n'avait posé aucune question, se contentant d'interroger le médecin sur son état général. Quant au mentor, il vint occuper son esprit alors qu'elle s'habillait, devant le miroir brisé de la salle de bain. Le meneur avait brutalement planté son poing, avec une force telle, qu'il l'avait décomposé en plusieurs morceaux de verre, un jour où son épouse s'était vu contrainte de lui tenir tête. Il n'avait pas réussi à se maîtriser, et la rage qui s'était emparée de lui n'était qu'un avant goût de la suite de leur aventure, vouée à imploser. Comment réagir lorsque ce que l'on désire nous fait obstacle, nous malmenant et chamboulant notre quotidien ? L'homme agissait à l'instinct. Et l'instinct pouvait mener à la perte.
Un profond sentiment de solitude s'empara de son être, jamais elle ne pourrait retourner au Royaume, du moins, en bons termes. L'alliée qu'elle avait réussi à devenir au fil du temps s'était évaporée en une fraction de secondes, dès que Negan avait osé avouer la vérité au bras droit. S'il avait voulu lui faire perdre tout espoir et désillusionner l'homme brisé qu'il était, il avait réussi. Et s'il avait voulu lui faire perdre toute crédibilité aux yeux de sa communauté, alors il avait aussi remporté la victoire. Ce regard qu'il lui avait lancé, malgré ses plaintes et ses explications témoignait de la haine ressentie auprès des Sauveurs. Il ne pouvait y avoir une mi-Sanctuaire, mi-Royaume. La guerre était déclarée entre les deux camps et Julia n'avait pas eu le choix, pourtant, se retrouver du côté du roi Ezekiel aurait été beaucoup plus plaisant pour elle. En se rangeant du côté de Negan, elle perdait tout ce qu'elle avait construit auparavant. Au final, elle revenait à la case départ. Cependant, elle ne serait pas seule à vivre cela, et la fille qu'elle mettrait au monde lui permettrait de reforger son âme, dévastée par le meneur. Quelle ironie, le propre père de l'enfant.
L'esprit un peu plus torturé par les mésaventures à venir, elle se pressa de se préparer, avant de sortir de la salle de bain rapidement. Se confronter à elle-même devant ce miroir émietté la plongeait dans un malaise constant, et jamais elle n'avait apprécié se retrouver dans la petite pièce. Les cheveux encore humides, et ébouriffés, la mine blanche sous la fatigue et l'ascenseur émotionnel de ces derniers temps, elle sortit en trombe, sans se soucier de ce qui l'entourait. Mais ce qu'elle trouva face à elle l'épouvanta en un cri de stupeur. Negan se tenait devant la porte, et elle le percuta de plein fouet, le laissant grimacer sous une euphorie naissante :
- Merde alors, qu'est-ce qui te prend de gueuler comme ça ? Ma belle, ce n'est que moi... le grand méchant loup.
- Je ne savais pas que tu étais là, se justifia t-elle sur la défensive. Est-ce que tu m'espionnes ? Tu es là depuis longtemps ?
- Assez longtemps pour savoir que t'es pas d'humeur à te pomponner pour moi... Il esquissa un large sourire carnassier que la brune renia aussitôt. Allez, marre toi un peu, qu'est-ce que t'as aujourd'hui ? Je t'ai presque pas vu de la semaine.
- Je n'avais pas envie de te croiser. En effet, la jeune femme avait tout fait pour éviter son amant, quitte à tourner en rond dans un coin du Sanctuaire. Depuis peu, elle appréciait se réfugier dans la réserve et profiter du silence qui y régnait. Méditer sur l'avenir qui se dessinait devant elle était un passe temps bien plus agréable que la compagnie de son bourreau.
- Tu te défiles ? la taquina t-il d'un air plaisantin, bien trop pesant à son goût. Te dresser contre moi, c'est pas la solution, hein.
- Fous moi la paix Negan ! Elle continua son chemin en le frôlant, tête baissée et figure amère, les mèches de cheveux perlant en gouttelettes au sol. Tu veux juste de l'attention, être sûr que je ne te remplace pas... mais ce que j'ai vraiment éprouvé, t'en as jamais eu rien à faire ! Moi, en tant que personne, en tant que femme, est-ce que ça te parle ? Non, parce qu'il n'y a que toi qui compte, et moi, j'ai dû suivre, à t'obéir comme un chien que tu pouvais commander, comme bon te semblait. Alors maintenant que tu as tout gagné, que tu as obtenu ce que tu voulais, tu dégages de ma vie. On va cohabiter, mais je ne ferai que le strict minimum ! l'avertit-elle, rouge de colère. Tu n'as pas une de tes épouses à aller voir, au lieu de traîner derrière moi, à me surveiller ?!
- Hé ! Attends... grogna l'homme en cuir en lui rattrapant le bras. Quelle mouche t'a piqué, bordel ? Tu te laisse aller à ce qu'on dirait... J'ai pas envie de te voir dans cet état tous les jours. Ça risque de me foutre en rogne et tu sais que j'ai pas envie de faire une connerie avec toi, n'est-ce pas. Une connerie ? pensa t-elle, mais la connerie a déjà été faite depuis un moment. La connerie a été de croiser sa route et de lui avoir accordé sa confiance ! J'ai pas envie d'aller fouiner ailleurs... Hé, je sais que t'avais pas envie de te retrouver là, et je sais que t'es pas en forme en ce moment, même si le doc' m'a dit que tout allait bien...
- Il t'as dis ça ? Une impression d'insécurité à l'égard de son bébé prit place en sa personne, et elle tenta de paraître la plus naturelle possible, sans lui avouer la vérité qu'elle tentait de lui cacher. Penser à sortir de ce calvaire, si elle en avait l'occasion. De toute façon, elle ne le laisserai jamais toucher un seul cheveux de sa fille.
- Ouais, mais j'ai pas eu le temps de l'entendre me raconter ces anecdotes médicales à la con, et je suis parti faire autre chose. C'est que j'ai un tas de merdes sur le dos à régler tu sais... Arranger des pactes avec des communautés, c'est crevant ! Il soupira en passant ses doigts le long de sa main, dis moi juste une chose qui pourrait te faire passer la pilule... Au même moment, ses yeux s'attardèrent sur son ventre arrondi et il éclata de rire. Non, je voulais pas dire ça, enfin, t'as saisi, hein ? Dis moi que quelque chose peut te redonner le sourire. Bordel, ce serait bête de me lasser si vite de toi, avec ta gueule d'ange. Je l'ai toujours aimé... Une douce caresse vint irriter sa peau, elle qui ne supportait plus sa proximité.
- Je veux retourner au Royaume, jeta Julia en le foudroyant du regard.
- Pas possible.
- Je veux retourner au Royaume, termina t-elle, tout aussi entêtée, réussissant à tirer une moue sceptique au meneur. Laisse moi au moins y récupérer mes affaires.
- T'as pas d'affaires, je t'ai trouvé sans rien, juste avec un misérable sac à dos, ne me dis pas que t'as eu le temps de te confectionner une véritable garde robe dans ta maison délabrée. Piquée, elle écarquilla de grands yeux emplis d'insolence.
- Figure toi qu'avant que tu ne me retrouves, j'avais une vie au Royaume ! J'avais réussi à me reconstruire, à repartir à zéro... et oui, j'ai pu me faire une petite garde robe et récupérer de précieux biens ! Mais ça... cracha t-elle, le regard noir, ce n'est pas grâce à toi ! ! J'ai laissé là bas des choses qui sont importantes pour moi, est-ce que tu peux le comprendre ? Une photo, mon alliance... La face de son interlocuteur s'assombrit soudainement, alors qu'il se penchait vers elle, afin qu'elle entende parfaitement ses dires.
- T'as pas à avoir d'alliance, ton ancienne vie est à jeter aux ordures, avec toutes les pensées les plus dégueulasses qui pourraient aller à l'encontre de mes règles.
- Tu ne peux pas refaire mon passé, ni décider de la manière dont il devait se dérouler. Je me suis mariée, j'ai eu une maison, de formidables amis, et un travail qui me transportais. J'ai existé avant de te connaître, à toi de faire avec !
- Julia chérie, le Nouvel Ordre Mondial exige des sacrifices... Et si je te laisse repartir là bas, c'est comme si je baissais mon froc devant ton roi pour le laisser me baiser à sa putain de guise ! Est-ce que j'ai une tête à me laisser enfiler ? Merde ! ! Sous la puissance de la colère qui s'imprégnait en lui, il jeta violemment son poing dans les airs, calmant sa pulsion dévastatrice. Non ! Je t'interdis de repartir là bas, c'est ici que tu es maintenant ! Ma putain de femme... termina t-il en reprenant sa respiration, la paume de sa main effleurant son front. Cependant, la brune n'avait pas dit son dernier mot, et le voir enrager de la sorte la confortait dans l'idée qu'il finirait par craquer. Elle était plus forte que lui, elle le savait.
- Laisse moi y aller Negan, prononça t-elle avec détermination. Ordonne à tes hommes de m'y conduire, ordonne à Dwight de me surveiller, mais laisse moi y retourner, le temps de prendre mes affaires...
Il grogna, la face défigurée sous la hargne qui avait éclaté en son être. Sa respiration saccadée, ses pupilles dilatées et la tension qu'il avait installé dans le petit couloir, entre la salle de bain et le salon, lui fit ressentir un malaise saisissant. Ainsi, Negan perdit ses moyens, sentant son sang pulser au rythme des palpitations de son cœur. Sa femme le suppliait. Sa femme voulait partir. Il ne pouvait y avoir d'autres pires situations pour le mettre en colère. Quitter ses murs le rendait faible aux yeux de tous et il ne pouvait se montrer vulnérable :
- Il y a deux minutes, tu me crachais à la gueule, et maintenant, tu me fais les yeux doux... Tu sais ce que ça provoquerait si je me comportais comme ça ? Bam ! Lucille se déchaînerait ! Tu joues à quoi, là ?
- Je t'en prie ! reprit la prisonnière en saisissant du bout des doigts ses épaules. Le contact avec le blouson en cuir la pétrifia et un sentiment de dégoût naquit en elle, mais elle n'y prêta pas attention. Elle avait un objectif, à elle de se surpasser pour l'atteindre. Ce n'était qu'une question de temps, elle le sentait. Negan allait fléchir. Negan... susurra t-elle presque à voix basse.
- Cherche pas à me faire un coup de peste, tu sais...
La situation commençait à se retourner et la tempête qui l'animait se calmait lentement au contact de sa persuasion féminine. Son arme la plus efficace avait toujours été en elle, innée. User de son charme, voilà ce qui pouvait la sauver de son emprise. Julia tenta alors un dernier numéro de séduction, prise au dépourvu :
- N'oublie pas que je porte ton enfant. Au même instant, elle put lire en ses yeux la fierté dominant ses émotions. Ses traits se crispèrent tandis qu'il se figeait, puis se raclait la gorge :
- Merde, c'est vrai qu'il y a le gamin. Avec toute la merde qui se trame en ce moment, j'en oublie même ça... la vache, je suis pas prêt, avoua t-il enfin sincèrement. Je passerai plus de temps à vider une bouteille de whisky, une nana à côté de moi, qu'à m'occuper de lui. C'est le mien, mais il arrive trop tard. C'est con, vraiment con.
- Mais tu l'as voulu... Hé ! C'est toi qui m'a supplié de le garder, n'oublie pas ! Une dernière note dramatique et le tour était joué.
- Ou alors, reprit-il tragiquement, la voix grave, je passerai le plus clair de mon temps en compagnie de ma Lucille. Elle, elle m'a toujours compris... Julia ne baissa pas les bras et le secoua légèrement, le ramenant à la raison. Va falloir que je revois l'ordre de mes priorités, et ça, ça me fait sacrément chier. On vient pas s'interférer entre le Nouveau Monde et son dirigeant ! Le voir si déboussolé la conforta dans l'idée qu'il souhaitait l'enfant, simplement dans le but d'obtenir une étiquette, collant à sa peau en le plaçant un peu plus haut dans la hiérarchie qu'il exerçait sur le Sanctuaire. L'héritier lui permettait le titre de celui qui avait tout accompli, et le modèle qu'il renverrait ne pourrait qu'asseoir un peu plus sa supériorité. Il contrôlait son pouvoir jusque dans les moindres détails. Mais l'homme ne savait pas comment s'y prendre, car l'envie d'être véritablement père était absente. Il n'y avait que Negan. Negan et les Sauveurs. Negan et Lucille. Encore une manipulation perverse, rien de plus.
- Accepte tes responsabilités, c'est ce que font les leaders, non ? Ils affrontent les pires barrières qui leur font face. Ils mènent des combats, et en sortent vainqueurs. Il poussa un gémissement en se mordant la lèvre, l'esprit emprunt de méditations n'appartenant qu'à lui.
- D'accord... mince alors, les garces dans ton genre auront ma peau, c'est pas possible... Vas dire au-revoir à ton ancienne vie, D. va t'accompagner. Mais je te préviens, ce soir, c'est dans mon pieu que tu dors, pas dans la baraque miteuse que j'avais l'habitude de visiter !
Elle avait réussi. Certes, la jeune femme ne savait pas réellement dans quelle direction elle allait, mais elle espérait avoir assez de temps pour élaborer un plan. Car entre les murs du Royaume, ennemie ou alliée, elle serait davantage en sécurité qu'au Sanctuaire. Il ne lui manquait plus qu'à piéger Negan, et elle aurait sa vengeance. Après tout, c'est en territoire familier et non inconnu qu'elle le mettrait en pièces. Le tuer au Sanctuaire ne ferait qu'aggraver les choses, ses hommes lui tomberaient dessus, la réduisant en objet perfide. Et puis il y avait Simon. Et Simon l'effrayait plus que tout. Seulement, que faire délaissée de tous ? Dwight présent ou non, c'est dans le pardon de son mentor qu'elle trouverait le courage d'affronter son amant. Tout perdre était envisageable, mais se justifier une dernière fois, afin de se convaincre de son innocence était inévitable. Le Royaume devait connaître la vérité, et le Royaume devait savoir que l'homme en cuir n'était pas le bienvenu dans sa vie. Du moins, plus maintenant. Elle était prête à tout dévoiler, à se confier, mais avouer sa propre version des faits lui permettrait de se retirer en paix. Julia n'avait pas le choix. Ainsi, alors qu'ils roulaient en direction de la communauté, une idée germa en son esprit, lui décrochant un rictus discret, mais toutefois déterminé. Comme si elle se trouvait menottée à son amant pour le restant de ses jours, elle se dit que la clef l'en délivrant, était au final, à sa portée. Le mur se dressant devant elle possédait une fissure, et elle comptait bien s'y engouffrer.
Si je devais décrire l'avancée des deux personnages, je dirais que Julia a subi, mais s'est largement renforcée. Alors que Negan a développé l'inverse, au fil des chapitres et de sa relation avec Julia, il s'est assagi, même s'il est resté une éternelle enflure sadique, haha, il a fini par baissé sa garde, lorsqu'elle, au contraire, montrait les dents.
Je ne sais pas si vous avez cette impression aussi ? Je voulais juste faire le point et étaler mon ressenti vis à vis de la tournure de la fic.
Je vous dis à très bientôt pour le chapitre 22 ! :D
