Le nouveau chapitre est là :-) encore une fois pas beaucoup d'action, je préfère m'attarder sur la psychologie pour le moment :-)

*howimymnh : vu que tout le monde semble apprécier, j'ai écrit une seconde scène Steroline "d'espionnage" ^^

*Feeli37 : oui au début ça faisait un peu Elena ahah :-) mais Bonnie a expliqué pourquoi elle croit en lui :-)

*teambonbon972 : tu vas surement apprécier le Steroline dans ce chapitre alors :-)

*lyn42 : oui le chapitre était court ^^ Damon se pose des questions quant à sa relation avec Elena, surtout qu'il est humain et qu'il ne contrôle pas ses émotions... à suivre :-)

*Bamon guest : hé oui Bonnie sait comment s'y prendre, mais attention parce que Damon risque de la surprendre dans ce chapitre :-)

*immortelle42 : je sais c'est long, mais c'est ainsi depuis le début avec le Bamon

Merci beaucoup et bonne lecture :-)

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— Alors, tu sors avec elle ?

Jeremy releva la tête et cessa de vider sa valise : trop occupé à réfléchir, il n'avait pas remarqué que Tyler était entré dans la chambre et qu'il avait refermé la porte derrière lui.

— Quoi ?

— Liv ? Tu sors avec elle ? demanda à nouveau Tyler, qui regardait son ami, les bras croisés.

— Non ! s'exclama Jeremy. C'est juste une amie.

Le regard que Tyler posa sur lui exprimait le doute.

— Je ne sors pas avec elle !

— Je n'ai rien dit, répondit l'ancien hybride en haussant les épaules.

Il fit quelques pas avant de reprendre la parole.

— Comment tu gères la rupture ?

Jeremy soupira.

— Pas trop mal, j'imagine. J'essaie de me concentrer sur autre chose pour ne plus y penser.

— Comme essayer de stopper ces sorciers avec l'aide de Liv.

— Comme essayer de stopper ces sorciers avec l'aide de Liv, admit le chasseur. Il n'y a rien de plus entre nous.

— Elle, en tout cas, elle ne serait pas contre, dit Tyler en roulant les yeux.

— N'importe quoi, répondit Jeremy en rougissant.

— Ne fais pas comme si tu n'avais rien remarqué, Jer.

— Bon d'accord, elle est peut-être attirée par moi, mais les choses sont claires entre nous. Liv m'a aidée à ramener Bonnie, elle n'aurait pas pu imaginer qu'elle me larguerait le jour de son retour.

— Votre baiser l'y a un peu forcée, non ?

— On ne s'est pas vraiment... embrassés, se défendit Jeremy d'un air hésitant. Mais je comprends que Bonnie m'en veuille. Je... je ne sais pas ce qu'il m'a pris.

— Tu aimes les histoires compliquées, murmura Tyler en secouant la tête.

— Non, c'est faux.

— Sortir avec une fille plus âgée qui se drogue, ce n'est pas chercher les problèmes, peut-être ? lui demanda-t-il en faisant allusion à Vicky.

— Pas plus que de tomber amoureux de la copine de son meilleur ami, rétorqua Jeremy.

— D'accord, d'accord, j'avoue que je suis mal placé pour te faire la morale. C'est juste que Bonnie et toi êtes mes amis. Elle est enfin de retour et je pensais que vous seriez heureux ensemble.

Jeremy haussa les épaules avec fatalisme.

— C'est ce que je pensais aussi... Il faut croire qu'on avait tort, répondit-il, l'air pensif.

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— Stefan... Stefan ?

Le vampire releva brusquement la tête : quelqu'un l'appelait à voix basse, il pouvait à peine l'entendre malgré ses pouvoirs. Lentement, il se diriga vers l'endroit d'où le bruit provenait.

— Caroline ? demanda-t-il, surpris, lorsqu'il ouvrit la porte de la grande armoire du salon.

Il n'eut pas le temps de lui poser la moindre question car Caroline l'attira à l'intérieur et referma la porte sur eux.

— Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-il avant qu'elle pose une main sur sa bouche pour le faire taire.

— Chut, ils vont nous entendre !

Caroline alluma un briquet, et une faible flamme éclaira leurs visages.

— Qui ? demanda Stefan, ses yeux s'habituant lentement à la lumière.

— Bonnie et Damon, répondit la blonde avec un sourire. J'attends ici depuis presque une heure.

— Qu'est-ce que tu manigances ? demanda le vampire avec un soupir.

Les yeux de la jeune femme se mirent à pétiller.

— Je veux tirer cette histoire au clair, expliqua-t-elle. Alaric et Elena sont partis s'entraîner, Enzo est parti ennuyer je-ne-sais-qui... Bref, il ne reste que nous quatre.

— Et alors ? demanda-t-il, l'air un peu inquiet.

— Si ils pensent qu'on est partis nous aussi, nous en apprendrons peut-être plus sur leur relation ! s'exclama-t-elle.

— Caroline, ce ne sont pas nos affaires.

— Bien sur que si, répondit-elle. Tu n'as pas envie de savoir pourquoi, brusquement, ils s'entendent aussi bien ?

— Je... j'imagine que le fait de mourir ensemble les a rapprochés.

— Stefan... je te rappelle qu'il s'agit de Bonnie et de Damon ! Tu te rends compte ?!

— Si tu parles aussi fort, ils vont t'entendre, plaisanta-t-il.

— Tu as raison, répondit-elle en baissant le ton. Attends... je crois qu'ils arrivent !

— Caroline...

— Donne-moi ton téléphone, vite !

— Mais..., protesta-t-il tandis que Caroline lui prenait son portable.

— Je coupe la sonnerie, au cas où, expliqua-t-elle. Je l'ai déjà fait sur le mien.

— Très intelligent, admit-il.

— Que le spectacle commence, murmura Caroline en écoutant attentivement, l'oreille collée contre la porte.

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— Où sont-ils tous passés ? demanda Damon en entrant dans le salon, Bonnie à ses côtés.

— Elena et Alaric devaient s'entrainer, je crois, répondit Bonnie en fronçant les sourcils. Où est Caroline ?

— Et Stefan et Enzo ? ajouta Damon.

— C'est bizarre, murmura la sorcière en regardant autour d'elle.

— Tant mieux, répondit-il en s'asseyant sur le canapé, cela nous donne l'occasion de parler tranquillement.

Bonnie le regarda d'un air de doute.

— Tu es sur que tu veux le faire ? demanda-t-elle.

— Non, je n'ai aucune envie de revivre en pensée les pires moments de mon existence, mais si tu crois que ça peut aider...

— J'ai dit ça en plaisantant, Damon. C'est toi qui a insisté.

— Il s'avère que tu as souvent raison, et puis, tu connais déjà certains de mes secrets.

— Comme la complexité de ta relation avec ton père, dit lentement Bonnie.

Damon lui fit signe de s'asseoir près de lui.

— C'est de sa faute si je suis un enfoiré, répondit-il, le visage fermé.

Assise à côté de lui, Bonnie leva les yeux au ciel.

— La thérapie n'est pas faite pour que tu commences à te dénigrer. Tu dois juste... te confier, et essayer de comprendre pourquoi tu agis comme tu le fais.

— J'agis ainsi car mon père ne m'aimait pas.

Un silence tomba dans la pièce. Dans sa cachette, Stefan retint son souffle : c'était la première fois qu'il entendait son frère dire ce genre de chose. Il savait que Giuseppe et son fils ainé ne s'étaient jamais entendus, mais il n'imaginait pas que cela avait autant affecté Damon.

— Mon père ne m'aimait pas et a toujours préféré mon frère. Ensuite, j'ai rencontré Katherine, poursuivit Damon, plongé dans ses pensées. Je croyais que quelqu'un m'aimait enfin. Et quand j'ai compris qu'elle préférait Stefan, j'ai...

Il s'interrompit, et ses traîts se durcirent.

— C'était censé être moi, cette fois.

Stefan baissa les yeux, et Caroline lui prit la main.

— ça va ? demanda-t-elle d'une voix douce.

Il acquiesça en silence.

— Pendant des années, j'ai détesté mon frère, murmura Damon. Je l'ai détesté parce que mon père le préférait. Je l'ai détesté parce que Katherine le préférait. Alors... quand j'ai découvert l'existence d'Elena et qu'elle a commencé à sortir avec Stefan, je me suis mis en tête de les séparer. Je croyais que Katherine était coincée dans un tombeau pendant plus d'un siècle et demi à cause de lui, parce qu'il avait été assez stupide pour montrer sa sympathie envers les vampires devant notre père, mais j'avais tort. C'est moi qui ai été stupide ! Comment ai-je pu croire une seule seconde que Katherine Pierce s'était laissée piéger dans une tombe ?

Damon se leva, et Bonnie fit de même.

— Non seulement elle a menti pendant toutes ces années, et elle a ensuite eu le culot de me dire en pleine face qu'elle n'avait aimé que Stefan ! Pourquoi toujours lui ? Pourquoi est-il meilleur que moi ?

— Il n'est pas meilleur que toi, répliqua Bonnie. Vous êtes juste... différents.

— Non, il est meilleur que moi, s'entêta Damon. Il était même un meilleur petit ami que moi pour Elena.

— Ne dis pas ça...

— Tout le monde préfère Stefan. Parce que lui, c'est une bonne personne.

— Tu ne vas pas recommencer ! s'écria Bonnie. Je t'ai déjà dit que cela ne dépendait que de toi. Quand tu accepteras ce que tu es et que tu t'ouvriras au bonheur, les choses changeront.

— Je n'y arrive pas, dit-il en secouant la tête.

— Tu vas y arriver.

— Comment ?

Bonnie prit une profonde inspiration.

— Tu sais, certaines personnes ne peuvent s'empêcher de réagir impulsivement, comme toi, et d'autres se sentent toujours responsables du bonheur et de la sécurité des autres.

— J'imagine que tu parles de toi, devina Damon avec un sourire.

— Oui, admit-elle. Depuis que je suis une sorcière, j'ai l'impression que c'est devenu ma responsabilité d'être là pour tout le monde.

— C'est en partie de ma faute.

Elle secoua la tête.

— Je me suis infligée ça toute seule, répondit la sorcière. Je... je pensais que grâce à mes pouvoirs, j'avais enfin le contrôle sur ma vie. Ma grand-mère est morte, ma mère m'a abandonnée,... je ne voulais plus que ce genre de chose se reproduise et je pensais pouvoir tout arranger. Mais je ne suis pas Dieu, murmura-t-elle. Quand j'ai tenté de sauver Jeremy, j'ai payé le prix fort.

— Et en plus, il se permet de te tromper avec Blondie numéro deux, ne put s'empêcher de répondre Damon. Désolé, ajouta-t-il comme elle le foudroyait du regard.

— Je suis morte, et ensuite quand Silas a tué mon père, je me suis sentie si... impuissante. Je ne pouvais plus rien faire pour lui, ni pour libérer Mystic Falls de l'emprise de Silas. Je sais que je dois arrêter de vouloir tout arranger et penser un peu à moi, mais je n'y arrive pas. Tu vois, moi aussi je ne suis pas celle que je voudrais être, je comprends ton problème.

Damon la fixa droit dans les yeux.

— On laisse tout tomber, murmura-t-il.

— On laisse tomber quoi ?

— Le plan. Me transformer en vampire originel. Je resterai humain.

— Quoi ?! s'exclama Bonnie.

— Quoi ?! s'écria Stefan au même moment, ce qui lui valut un coup de coude de la part de Caroline.

— Pourquoi ne veux-tu plus que je te transforme ?

— Tu l'as dit toi-même... tu dois penser un peu à toi.

— Cela n'a rien à voir, répondit Bonnie. Ce n'est pas dangereux, je te l'ai déjà dit.

— Mais ce n'est pas quelque chose que tu fais pour toi, tu le fais encore pour quelqu'un d'autre, c'est-à-dire moi.

— Même si tu avais raison, tu t'imagines rester humain jusqu'à ta mort ? Vieillir ?

— C'est ce qu'il va t'arriver un jour, répondit-il en la regardant intensément.

— Les sorcières peuvent ralentir leur vieillissement, mais je finirai par vieillir et mourir, en effet.

Il prit une mèche de cheveux de Bonnie entre ses doigts.

— Je n'arrive pas à imaginer qu'un jour, tu ne seras plus aussi belle qu'aujourd'hui.

Elle cessa de respirer pendant quelques secondes à cause de la surprise.

— Damon, murmura-t-elle en voulant retirer sa main, mais elle regretta vite son geste car leurs doigts se touchèrent et elle frissonna.

— Nous aurions du rester là-bas, déclara-t-il, son visage à quelques centimètres de celui de Bonnie. Si tu n'avais pas eu tes migraines et moi mes trous noirs, tout était parfait. J'étais un vampire, toi une sorcière, nous étions amis...

Il laissa sa phrase en suspens.

— Mais ce n'était pas réel, murmura Bonnie. Ce que nous vivons aujourd'hui, c'est la réalité. Tu es redevenu humain et je suis désolée que tu le vives aussi mal. Mais si tu as besoin de moi, je serai là, Damon. Cette expérience nous a rapprochés et nous ne sommes plus ennemis... pas vrai ?

— Sommes-nous... amis ? demanda-t-il à son tour.

— Je... j'imagine.

— Je ne crois pas en être capable.

— Capable de quoi ? s'étonna-t-elle. D'être mon ami ?

— Pendant tout ce temps, je croyais que rencontrer Elena était la meilleure chose qui m'était arrivée. Je pensais qu'elle pouvait faire de moi une bonne personne, mais c'est moi qui l'ai changée au final. Parce qu'elle m'aimait.

— Où veux-tu en venir ?

— Elena n'a pas ta force de caractère. Toi, tu n'hésites pas à me répondre et à m'enguirlander quand c'est nécessaire. Je ne peux pas te changer.

— Damon...

— Et au contraire, être avec toi me fait changer. Même si cela me rend dingue, tes paroles ont un impact sur moi. Quand tu me dis quelque chose, je sais que tu as raison. Je suis juste trop fier pour l'admettre.

— Pourquoi dis-tu qu'on ne peut pas être amis, alors ?

— Parce que je sais que je vais vouloir plus que de l'amitié, avoua-t-il d'une seule traite, tandis que Caroline ouvrait et fermait la bouche et se retenait de ne pas hurler. Tu es belle, intelligente, marrante, sexy. Bien sur que je vais finir par tomber amoureux de toi. Et ensuite, tu me repousseras, et comme tu as de l'influence sur moi, j'aurai changé et je ne tuerai personne par dépit : je déprimerai et je me noierai dans l'alcool.

— Tu dis des bêtises, répondit Bonnie en rougissant.

— Non, c'est la vérité, insista-t-il. Je me rend compte que plus le temps passe et plus j'apprécie passer du temps avec toi. C'est inquiétant.

— L'amitié fille-garçon, ça existe tu sais !

— Pas chez moi, répondit-il d'un air assuré. Si on continue à passer du temps ensemble, tu ne pourras pas empêcher les choses de se produire.

— Quelles choses ? demanda Enzo en entrant soudain dans le salon.

Bonnie sursauta.

— Oh tu sais, elle va me bruler le cerveau et j'essaierai de la tuer, répondit Damon en se rattrapant du mieux qu'il pouvait.

— Sans tes pouvoirs ? J'aimerais bien voir ça, rigola le vampire.

— Je vous laisse entre hommes, déclara Bonnie en profitant de l'intervention d'Enzo pour s'éclipser.

— Où vas-tu, petite sorcière ? lui demanda Damon, qui jugeait que la conversation n'était pas finie mais la présence du vampire les empêchait de poursuivre leur discussion.

— Je vais essayer de trouver Caroline, répondit-elle en sortant de la maison à toute vitesse.

Enzo regarda l'endroit d'où Bonnie venait de disparaitre, puis Damon, et il finit par hausser les épaules.

— Tout le monde est parti ça craint ici, on va faire la tournée des bars ?

— Damon, tu sais que tu n'as pas le droit de sortir.

— Je n'ai pas cinq ans ! s'exclama-t-il.

Il enfila sa veste en cuir et se dirigea vers la porte d'un air décidé.

— Tu viens ?

Enzo finit par céder en soupirant et les deux hommes sortirent. Quelques secondes plus tard, Stefan et Caroline émergèrent de leur cachette.

— Je n'en reviens pas, dit la blonde, encore sous le choc.

— Je t'avais dit de ne pas écouter, répondit Stefan.

— Damon est attiré par Bonnie ! C'est... c'est...

— Damon est attiré par Bonnie ?

Caroline et Stefan tournèrent brusquement la tête : Elena et Alaric les regardaient sans comprendre.

— C'était une blague, dit Stefan en tentant de prendre un air détendu, mais Elena n'était pas dupe.

— Je savais bien qu'il se tramait quelque chose, murmura-t-elle. J'ai demandé à Bonnie de veiller sur lui et voilà le résultat !

— Elena, il ne s'est rien passé, intervint Caroline, un peu mal à l'aise. Et puis tu connais Damon, il aime tous les genres de femmes... même moi ! plaisanta-t-elle pour tenter d'alléger l'atmosphère mais Elena ne rigola pas.

— Damon et moi nous ne sommes plus ensemble pour le moment, et je n'ai aucun droit sur lui. Mais je pensais qu'une fois redevenu un vampire... on se remettrait ensemble.

— Cela arrivera peut-être, dit Caroline pour la réconforter. Tu sais, ce n'est pas parce que Damon trouve Bonnie à son goût qu'il ne t'aime plus. D'ailleurs, Bonnie n'a jamais dit qu'il lui plaisait.

— Tu ne comprends pas, dit tristement Elena. Si cela avait été n'importe quelle autre fille, je ne me serais pas inquiétée. Mais c'est Bonnie... elle est exactement celle dont Damon a besoin.

Et sur ces derniers mots, elle grimpa les escaliers pour se réfugier dans sa chambre, refusant de pleurer devant les autres.