MD 21

« Quoi? » m'exclamai-je bêtement.

Bella répéta avec plus d'emphase.

« Je prends la pilule Edward »

Elle souriait sereinement.

Mon cerveau digéra cette information, tandis que j'essayais d'accorder à mes traits une expression de calme, sans mentionner mon cœur qui battait à tout rompre. Le Monstre, toujours hoquetant avec amusement, sortit son mouchoir brodé et essuya ses larmes de ses yeux.

« Depuis combien de temps prends-tu la pilule ? » demandai-je incrédule. Je réalisai que, c'était bien hors de propos, mais je gagnais un peu de temps maintenant.

Bella prit quelques couleurs.

« Une paire de mois », marmonna-t-elle, je fis automatiquement un calcul.

« Est-ce que ça ne serait pas depuis que nous avons commencé à sortir ensemble ? »

« Je suppose que oui, maintenant que j'y pense » répondit Bella d'une voix délibérément égale. « Mais le contrôle des naissances n'était pas ma motivation première, enfin pas à cette époque-là ».

Je me retins de demander quelle était cette raison, réalisant que je serais complètement à l'ouest d'ici une minute. Au lieu de ça, je me détournai et fis courir mes doigts à travers mes cheveux. Ma stratégie était en péril. Le meilleur des plans pour allonger le temps s'était quelque part retourné en le meilleur des plans pour se faire allonger.

« Est ce que tu es en colère contre moi ? » demanda Bella d'une petite voix.

« Non, pas du tout Bella ; je ne pourrai jamais être en colère contre toi. »

Simplement parce que tu as ruiné la dernière barrière fragile du plan RBS?

« Alors, est-ce que tu me diras ce qui ne va pas? » demanda-t-elle doucement.

Alors que je bafouillais en tournant autour du pot, les yeux de Bella s'agrandirent et commencèrent à briller de larmes contenues. Oh merde ! Le Monstre avait l'air encore plus idiot.

Bella se détourna de moi pour faire face à la fenêtre.

« Je suis désolée Edward. Je pensais que tu ressentirais la même chose que moi, que tu voudrais faire l'amour avec moi. Je n'étais pas supposée te pousser dans cette direction, je me sens idiote ».

« Oh doux seigneur » exhalai-je désespéré. « Évidemment que je veux te faire l'amour, Bella. Il n'y a rien que je désire plus dans le monde entier, je te l'assure ».

« Alors je ne comprends pas » répondit Bella confuse s'adressant à ma réflexion dans le verre de la fenêtre.

Il n'y avait pas moyen d'y échapper ; la discussion allait avoir lieu ici et maintenant. Je pris une profonde inspiration pour me calmer et m'aider à organiser mes pensées. Le Monstre hurla : « Çaaintérêtàêtreunebonneexplication,trouducul! »

Je posai mes mains sur les épaules de Bella et la fis se retourner afin qu'elle soit face à moi. Je scannai son regard avant de commencer.

« J'ai besoin d'être certain, c'est-à-dire, pour être sûr que c'est réellement ce que tu veux. Faire l'amour, perdre ta virginité, c'est pour toujours. Ce n'est pas une chose sur laquelle on peut revenir. Et j'ai peur qu'un jour tu le regrettes, qu'un jour tu en viennes à croire que tu as donné quelque chose de précieux à quelqu'un qui... n'en valait pas la peine. Je ne pourrais pas te faire ça. »

« Comment peux-tu dire une chose pareille ? Que tu n'en vaux pas la peine ? » Elle semblait choquée.

Bella hésita un instant, puis continua puisque je ne disais rien.

« Edward, tu dis que tu es sûr que tu veux de moi, n'est-ce pas? »

« Oui, évidemment que je te veux ! »

« Tu n'as aucun doute au sujet de tes propres sentiments? » Me poussa Bella.

« Non aucun », admis-je honnêtement.

« Alors pourquoi penses-tu que je pourrai le regretter ? »

« Je... heu... » hésitai-je. Je n'avais pas de réponse à ça.

« Est-ce que tu penses vraiment que tu te soucies plus de moi que je ne me soucie de toi ? »

« Je ne sais pas, peut-être, » finis-je lamentablement.

« Edward ! » La voix de Bella laissait transparaitre un choc évident. « Comment peux-tu dire ça ? »

La peine sur son visage me fit me sentir terriblement mal. J'avais royalement merdé sur ce coup-là. Alors, une fois de plus mes pensées sortirent de manière précipitée.

Je l'attrapai par le bras et laissai échapper : « Parce que, Bella, je veux t'épouser. J'y pense tout le temps : d'être capable d'être avec toi, sans personne qui pourrait avoir le pouvoir de nous séparer, jamais. Je sais que tu vas penser que je suis fou de ressentir cela, nous sommes beaucoup trop jeunes pour nous marier. Mais cela ne m'empêche pas de le vouloir, de fantasmer constamment à ce sujet. Je meurs un peu plus à chaque fois que je dois te ramener chez toi, à chaque fois que nous devons nous séparer ».

Je réalisai que je respirai lentement et que je la secouai un peu en parlant. Je laissai retomber mes mains et me détournai avant de continuer d'une voix incertaine : « Je sais que c'est dingue, Bella. Je ne voulais pas te révéler tout ça. Je ne voulais pas t'effrayer ».

Le silence était palpable. Mon cœur palpitait de peur à l'idée de la façon dont elle pourrait réagir à ma confession. Le Monstre retint son souffle. La réponse de Bella le choqua suffisamment pour que mon regard vole vers elle afin de rencontrer le sien.

« Gros béta, Edward » susurra Bella. Elle resplendissait de joie, ses yeux illuminés maintenant pour une toute autre raison « Ne sais-tu pas que je ressens exactement la même chose ? »

« Tu...tu...toi aussi ? » Demandai-je, l'incrédulité animant ma voix.

« Bien sûr que oui ! Je pense à nous, ensemble, tout le temps, moi aussi, et à un futur où nous n'avons plus jamais besoin de nous dire bonne nuit en nous séparant à nouveau. Je hais ça, lorsque nous sommes séparés, tu peux me croire. Tu n'as aucune idée du nombre de fois où je suis allongée dans mon lit, la nuit, en soupirant que tu ne sois là à me serrer contre toi. Ou combien de fois je me réveille le matin après avoir rêvé de toi, déçue de découvrir que tu n'es pas là, avec moi ».

Ben, peut-être bien que j'avais une bonne idée de toute cette partie au sujet des rêves.

« Pratiquement depuis l'instant où nous nous sommes rencontrés, ma vie ne semble plus avoir que deux dimensions : les moments que je passe avec toi et les moments où j'attends parce que je veux être avec toi, » finit-elle.

Etait-il possible que Bella ressente pour moi la même chose que ce que je ressentais pour elle, et aussi fort ? Je scrutai son visage, cherchant la confirmation de ses mots. Le Monstre, dont le verre était toujours à moitié plein, se mit à disperser des pétales de roses pour former un chemin jusqu'au lit.

« Et pour ce qui est du futur, eh bien j'y pense aussi. » Elle baissa son regard et prit quelques couleurs avant de continuer : «Je me demandais si nous pourrions... postuler à la même université, pour que nous puissions y aller ensemble après le lycée. Je n'ai jamais rien dit à propos de ça, parce que comme toi, je suppose que j'étais effrayée que tu puisses penser que j'allais trop vite. Et... bien que je sois d'accord sur le fait que nous soyons bien trop jeunes pour le mariage, il se pourrait que j'aie écrit... le nom « Isabella Cullen » une fois ou deux, juste pour, tu sais... voir de quoi ça avait l'air. »

Son regard croisa le mien et elle sourit timidement.

« Bella, » soufflai-je avant de l'écraser contre moi, « je t'aime tellement ».

Je l'étreignis très fort, presque avec violence. Je pouvais sentir son corps trembler, mais d'émotion cette fois-ci. Mon cœur prit son essor. Il ne me semblait pas possible que Bella puisse ressentir envers moi la même chose que ce que je ressentais envers elle, mais l'évidence était totale dans ses paroles. Cela me rendit plus sûr de moi et je franchis le pas suivant.

« J'aimerais... te donner quelque chose... si tu veux bien l'accepter. »

Je relâchais Bella et elle leva les yeux vers moi avec émerveillement. Je mis une main dans ma poche et en retirai la mince boite recouverte de velours noir qui s'y trouvait. Je n'avais pas été certain de vouloir lui offrir ceci ce soir même, mais une pensée prémonitoire m'avait suggéré de la prendre avec moi tout de même.

Prenant une de ses mains et plaçant la boite sur sa paume, je continuai de la tenir ainsi tout en m'expliquant :

« Je réalise parfaitement que nous sommes trop jeunes pour nous marier, malgré que je le veuille vraiment dès à présent. Donc, une bague de fiançailles était hors de question. Même une bague de promesse semblait soulever... un souci qui n'était pas le bienvenu. Alors j'ai fait faire ça pour toi et... si tu le veux, j'aimerais que tu le portes »

La main de Bella trembla légèrement lorsqu'elle souleva le couvercle de la boite. Elle retint sa respiration quand elle en vit le contenu. C'était une bague de diamant miniature, pendue à une fine chaîne d'or. Bella la sortit de la boite et l'admira. Le petit bijou brillait de mille feux.

« C'est une petite bague, » dit-elle émerveillée. « Elle a vraiment l'air d'être exactement comme une petite bague de fiançailles. »

« Eh bien, c'était l'idée générale, » admis-je. « Je voulais te donner une bague, mais j'avais peur que cela ne soulève une tempête de questions et de commentaires. Alors j'ai fait faire celle-ci ; une sorte de version réduite à l'échelle d'une bague de fiançailles. Et je l'ai fait mettre sur une longue chaîne, donc, à moins que tu ne choisisses de faire autrement, personne d'autre que nous ne saura que tu la portes. Elle est censée être représentative à la fois de mon amour pour toi et de mon engagement envers notre futur. Alors, est-ce que tu... veux-tu bien... l'accepter ? »

« Oh oui, Edward, mets-la moi, » s'exclama Bella en se retournant rapidement afin que je puisse l'attacher autour de son cou.

Mes mains tremblaient tellement que je bataillai pour verrouiller le fermoir. Je déposai un rapide baiser sur sa nuque et mis mes mains sur ses épaules afin de la faire se retourner pour que je puisse voir le collier. La petite bague reposait nichée entre ses seins, ce qui était également représentatif de notre relation. Putain de chanceux de collier !

Le Monstre, prétendant admirer la bague, plongeait sans honte son regard sur la poitrine de Bella, recourbant ses doigts en réaction. Je faisais la même chose. Puis, je fis ce que je mourrai de faire depuis toute la soirée et plantait mon visage entre ses seins, caressant la chair douce de mon nez et j'inhalai profondément. J'appliquai un baiser furtif sur la bague. Réellement. Je veux dire, je visai réellement la bague, pas la peau douce et parfumée de ses seins.

Conforté à la fois par notre conversation et ce contact proche, je réalisai que le moment de décision était maintenant à portée de main. Je m'étais battu durant si longtemps avec les... pour et les contre de l'affaire, pour ainsi dire, mais à présent, j'avais des difficultés à rassembler mes pensées. Au juste, pour quelle raison avais-je été si réticent à... consommer notre amour ? Cela semblait une si merveilleuse idée sur l'instant.

Comme si elle savait instinctivement quoi faire pour effacer tous mes doutes, Bella passa ses bras autour de moi et murmura contre mon cou :

« Je t'aime, Edward. »

Sa proximité et le sentiment qu'elle exprimait me firent frissonner de désir. Un gémissement bas m'échappa et mes bras se resserrèrent autour d'elle. Mais malgré tout, mes doutes se battaient toujours en moi pour essayer de me vaincre.

Comment pouvait-elle vouloir me donner un cadeau aussi précieux ? Elle était merveilleusement belle, gentille, une déesse sur Terre ! Elle pourrait avoir tous les mecs qu'elle voulait.

« Elleteveutseulementtoi... »

Et que se passera-t-il si elle trouve quelqu'un qu'elle aimera plus ? Il sera trop tard ! Si nous faisons cela, je ne pourrai la laisser partir, jamais !

« Tunepourraisdéjàpluslalaissers'enaller,mêmemaintenant... »

Je ne suis pas assez bon. Je ne suis pas digne de son amour.

« Essayeseulementdeluidireça;ellet'aimedetoutsoncœur... »

Cela fait des mois que je la désire, je suis un monstre.

« Non,tun'enespasun,tuesunimbécile...Tunevoisdoncrien?Nousl'avonspoursuiviedenotredésirpersonned'autreparcequ'elleestlaseuleetuniquequenousaimons... »

Et soudainement, je m'arrêtai. Je stoppai tous les doutes et toutes les questions. J'étreignis le Monstre et me laissai aller vers le moment qui se présentait à moi. Elle m'aime et je l'aime, et c'était tout ce qui importait vraiment. Je veux dire, putain de merde, mais à quoi est-ce que je pensais ?

« Qu'est-ce que je disais : baisons... heu... faisons lui l'amour ! »

Quelque chose se mit en place. Que ce soit dans mon esprit ou bien les derniers lambeaux pitoyables du Plan RBS, je ne savais pas. Avant que mes lèvres viennent s'écraser sur les siennes, je m'entendis me murmurer à moi-même : « je brise toutes les règles, à présent. »

Libéré des confins de cette stupide saleté de Plan RBS, mon cerveau boosté d'hormones se mit à forger des images de ce qui allait arriver... pendant que je violentai la bouche de Bella avec ma langue. Nous avions toute la nuit devant nous, cependant, alors je ralentis mes mouvements et me concentrai de manière à ce que cette nuit soit la plus mémorable de nos vies.

Je relâchai Bella et me déplaçai derrière elle. Pendant que mes lèvres caressaient la peau douce de son cou, le bout de mes doigts glissait sur ses épaules et le long de ses bras, revenant ensuite en arrière lentement pour aller défaire le crochet de sa robe avant d'en faire descendre la fermeture Eclair. Je la laissai tomber, faisant un nuage bleu en tas à ses pieds. Automatiquement, Bella fit un pas de côté pour sortir du cercle que formait sa robe par terre, et lorsqu'elle se pencha lentement en avant pour la ramasser, en arquant son dos comme une invitation, un grognement bas m'échappa.

Peut-être qu'une Alice persévérante s'était arrangée pour que les sous-vêtements de Bella soient assortis à sa robe, car il s'avéra que son soutien-gorge sans bretelles et sa culotte avaient la teinte identique à celle-ci. La peau pâle de Bella contrastait magnifiquement avec le tissu satiné et sombre, embellie de petits fragments de dentelle ici ou là. Alors qu'elle se dirigeait vers la chaise proche afin d'y déposer avec précaution sa robe sur le dossier, je fixai mon regard sur son petit cul si appétissant et ma queue tressauta d'impatience et d'anticipation. Baise-moi. Deux fois. Trois fois, même.

Avec sa chevelure soyeuse toujours empilée de manière enchanteresse sur sa tête, et portant seulement ses hauts talons et ses petits bouts de satin et de dentelle indécents, je haletai lorsque Bella se retourna pour me faire face. J'avais planté une toile de tente dans mon pantalon ; ou plutôt un chapiteau de cirque ; que dis-je, un chapiteau de cirque pouvant abriter trois pistes de représentation simultanée. Et j'en avais rien à foutre si j'avais l'air totalement ridicule, mon regard était indubitablement brillant... d'amour et mes mains se tendirent aveuglément vers l'objet de mon désir. Le Monstre, bavant comme un chien enragé, tendait ses bras en avant aussi.

Bella approcha et s'arrêta devant moi, attendant, pleine d'espoir. Mes doigts tracèrent légèrement le galbe de ses seins, s'offrant toujours de façon tellement tentatrice, en dépit de la minuscule quantité de support que le soutien-gorge lui apportait. Mes mains se promenèrent sur les courbes délectables de son corps. Je me sentais comme le petit garçon proverbial dans un magasin de bonbons : « Qu'est-cequej'allaisbienpouvoirgoûterenpremier? »

Je plaçai mes mains de chaque côté de son visage et me penchai en avant pour lui voler un doux baiser. Je narguai ses lèvres – ses lèvres incomparables et sexy – avec des doux baisers et des tendres mordillements. Alors que nos bouches se joignirent et que je commençai à explorer la sienne de ma langue, une de mes mains glissa derrière elle pour maintenir sa nuque pendant que l'autre caressait son dos de haut en bas, la pressant contre mon corps et mon érection désespérée.

Ma prochaine erreur de calcul de la soirée s'avéra être ma tentative mortelle de manœuvre d'ouverture de son soutien-gorge d'une seule main. Apparemment, je n'étais pas encore prêt pour ça, bidouillant bizarrement pendant un long moment, même après avoir repoussé l'assistance proposée par le Monstre. Finalement, je parvins au succès, sans causer de dommage permanent, faisant glisser le vêtement ennuyeux entre nos corps et le laissant tomber sur le sol. Ma main continua de voyager de haut en bas sur la peau douce du dos de Bella, tandis que mes baisers se firent plus exigeants.

Mes doigts glissèrent plus bas, à l'intérieur de la culotte de Bella et je gémis contre sa bouche. Je voulais la lui arracher, mais, contrôlant ma pulsion, au lien de ça, je rompis notre baiser et la fis descendre lentement jusqu'à ses chevilles. Je l'aidai à s'extirper de sa culotte, ses pieds étant toujours chaussés, avant de me relever afin d'admirer son corps parfait.

« Exquise ! » Cela m'échappa sans que j'y pense, tandis que je détaillais Bella.

Elle fit glisser ma veste de mes épaules et je m'en débarrassai, mon regard fixé sur ses formes somptueuses.

Le Monstre se mit à gémir tout en pointant son doigt vers la chambre, mais je n'étais pas encore prêt.

« Bella, » murmurai-je d'une voix rauque, « lâche tes cheveux. »

Elle me sourit d'une manière séduisante et leva ses mains vers sa tête. La voir ainsi, debout, portant seulement son collier et ses chaussures à talons, et les bras relevés au-dessus de sa tête, était tellement irrésistible, tellement érotique, que je dus faire un pas en arrière dans le but d'apprécier encore plus la vue qu'elle m'offrait. Le Monstre tomba à genoux et de la mousse sorti de sa bouche. A moins que ça ne soit de la mienne...

Bella retira lentement les épingles de ses cheveux et les jeta l'une après l'autre sur le sol, comme pour faire une sorte de strip-tease capillaire. Sa chevelure commença à s'affaisser, tombant en vagues sur ses épaules. Bella secoua la tête, ses boucles s'allongeant et s'étalant autour d'elle lorsqu'elle fit courir ses doigts fins dans ses mèches.

« Doux Seigneur, » soufflai-je.

Je voulais imprimer cette image dans ma mémoire, en absorber chaque détail et le graver au fer rouge dans mon esprit, afin que je puisse le savourer pour l'éternité.

Je retirai brutalement l'appareil photo des mains du Monstre avant de m'approcher lentement de Bella. Afin de ne pas succomber à la tentation de la violer ici et maintenant, je la pris dans mes bras comme une jeune mariée et la portai dans la chambre à côté, la déposant tendrement au centre du lit. Ses souliers avaient fait leur usage, alors je les lui retirai et les balançai au loin. J'en profitai pour faire de même avec les miens. Puis je m'allongeai à son côté, tout près d'elle, en soulevant ma tête et en continuant de détailler son corps exposé d'une manière si lascive.

« Ce n'est pas juste, tu sais, » fit observer Bella d'une voix douce.

« Quoi donc ? » Demandai-je sachant parfaitement où elle voulait en venir.

Mes doigts se mirent à glisser sur son ventre.

« Tu es encore totalement habillé, » dit-elle en faisant la moue, et cela lui donnait un air adorablement sexy et m'encourageait à prendre sa bouche de la mienne.

« Oui, je sais. Et j'apprécie immensément cette... inégalité. »

Je n'essayai même pas de cacher mon délice de voir à quel point s'accroissait son sens de la vulnérabilité.

Elle tendit ses doigts vers ma cravate, mais je refermai sa main de la mienne et stoppai ses efforts. Je me penchai sur elle et l'embrassai, traçant de ma langue ses lèvres délicieuses, tout en faisant remonter son bras vers le haut, amenant sa main à se poser sur l'oreiller près de sa tête. J'en fis de même avec son autre poignet, m'arrêtant pour me repaître de la vue qu'elle offrait à mes yeux, absolument sans défense, comme un agneau voué au sacrifice.

« S'il te plait, » murmurai-je contre ses lèvres, et elle comprit que je voulais avoir un accès total et sans obstacle à son corps.

Ma main se fit plus hardie, ainsi que mon désir. Je l'embrassai lentement, passionnément, tout en caressant sa peau douce. Je pris ses seins en coupe, chacun son tour, malaxant et pressant sa chair souple. Mais je voulais voir autant que je voulais goûter, alors je relevai à nouveau ma tête pour observer les réactions de Bella avec une fascination accrue.

« Ecarte tes jambes pour moi, mon petit cœur. Je veux voir tout de toi, » la suppliai-je dans un souffle guttural.

Elle ferma les yeux et détourna légèrement sa tête de moi, avant de séparer un peu ses jambes – pas encore assez.

Je mis ma main sous son genou et relevai lentement sa jambe vers le haut, la laissant venir se poser contre mon corps. Maintenant, j'avais ce que je voulais.

Je revins à un sein, aimant sentir son poids dans ma main. J'en pinçai et en tournai tendrement la pointe sensible, me repaissant du gémissement qui échappa à Bella, observant avec fascination les expressions de plaisir qui se peignaient sur son visage. Je tourmentai paresseusement chacun de ses mamelons, aimant ses réactions et l'évidence des délices que je lui apportais. Mes doigts taquinèrent en la caressant la peau délicate à l'intérieur de sa cuisse, pendant que mes yeux festoyaient de la vue que m'offrait mon but ultime. Je considérai cela comme une petite victoire, lorsque je vis une de ses mains se tendre plus haut et que ses doigts s'enroulèrent convulsivement autour d'un des barreaux de la tête de lit en bois.

Je n'étais pas pressé. Je pris mon temps, explorant son corps, jaugeant ses réponses. Lorsque mes doigts glissèrent plus bas pour retrouver sa chaude chair féminine, découvrant la preuve tangible qu'elle était prête, je poussai un fort grognement. Elle était tellement mouillée.

« Oh mon Dieu, oh mon Dieu ! » Chantai-je doucement avant de me pencher pour venir rencontrer ses lèvres avec urgence.

Je l'entourai étroitement de mes bras, serrant son corps contre le mien. Les bras de Bella s'enroulèrent autour de mon cou, ses doigts se faufilèrent un moment dans mes cheveux avant qu'elle ne glisse ses mains entre nous pour venir me retirer ma cravate.

Cette fois-ci, je n'eus aucune objection, et je desserrai mon étreinte afin qu'elle puisse déboutonner ma chemise, aimant ressentir la chaleur de ses mains sur ma peau. Il y eut un instant de consternation quand je me débattis pour essayer de retirer cette saleté de truc, car j'avais oublié que je portais des boutons de manchette et je m'énervai comme si j'avais été attaqué. Par chance, Bella se chargea de ça, en riant, tout en les défaisant afin que je puisse m'extraire de ce piège. Je me débarrassai rapidement du reste de mes vêtements et revins m'installer sur le lit.

Je la fis rouler au-dessus de moi, délimitant les lignes de son corps de mes mains, pressant ses douces courbes, haletant d'envie lorsque ses mouvements involontaires caressaient mon érection. Je laissai mes doigts partir en exploration entre ses jambes une fois de plus, jusqu'à ce que Bella s'agite avec frénésie, ses souffles se transformant en gémissements, son corps me suppliant sans mots pour en avoir plus. J'étais déterminé à ce qu'elle trouve son plaisir avant que nous ne fassions plus qu'un, inquiet que sa première fois soit inconfortable pour elle et, bien que j'espérai que non, que ça soit peut-être douloureux pour elle. En fait, cette pensée malvenue pesait de plus en plus sur mon esprit à mesure que les choses progressaient.

Je tirai les jambes de Bella afin qu'elle me chevauche, la fis légèrement se soulever et glissai vers le bas du lit. Je me positionnai... stratégiquement et abaissai son corps vers moi afin... d'apaiser ma faim. Tandis que ma bouche travaillait avec enthousiasme, Bella fit partir sa tête en arrière avec un grognement aigu et se cramponna à la tête de lit en guise de support. Cela m'autorisait un accès non restreint à ses seins vers lesquels je tendis les mains pour les taquiner et les caresser en harmonie avec les mouvements de ma langue. En vue de prolonger... l'échauffement, plus vite que je l'aurais cru possible, le corps de Bella s'arqua et se raidit et elle sanglota en rendant les armes, en haletant mon prénom à haute voix. Ben, c'était plutôt foutrement stimulant...

Bien que j'aurais volontiers, en fait avec enthousiasme, poursuivi la chevauchée, Bella se retira de mon visage, comme une cavalière descendrait de sa monture, et s'effondra entre mes bras avec un frisson puissant. Je tins son corps tremblant contre moi, tirant les draps froissés sur elle, bien que je sache parfaitement que le froid n'avait rien à voir avec sa réaction. Je déposai des doux baisers sur ses cheveux, son front, son visage. Comme toujours, j'étais frappé par la force inexplicable des émotions qui me submergeaient lorsque je lui apportais un plaisir aussi évident.

Après avoir pris quelques instants pour se remettre, Bella redressa la tête et me regarda dans les yeux. Comme pour être sûre qu'elle avait capté toute mon attention, elle posa sa main sur ma joue et murmura :

« Maintenant, Edward ! »

« Tu es prête à présent, alors ? » Répétai-je avec profondeur, en cherchant dans son regard un quelconque signe d'hésitation. « Là, tout de suite ? »

Bella acquiesça et je pris une grande inspiration. Alors que j'étais nerveux, je ne crois pas que ma queue tressautait pour la même raison. L'un de nous deux n'avait aucune réserve quant à la prochaine étape. Pareil pour le Monstre, qui sortit une paire de pompons et se mit à les agiter avec énergie.

« Si ça devenait... trop, je suis pratiquement sûr que je serai capable d'arrêter, » la prévins-je.

Je m'installai entre les jambes de Bella et son vagin disparut. Enfin, c'est ce qu'on aurait dit, alors que ma queue cherchait une entrée quelque part, sans résultat. Je tendis ma main vers le bas pour aider à... traverser le territoire, localisant une entrée qui semblait appropriée. Je fis manœuvrer mon corps vers là, juste un peu. « Christ,etmaintenant,qu'est-cequejefais? »

Enfin, je savais quoi faire, mais comment le faire ? Vite, comme retirer un sparadrap ? Lentement et tendrement, facilitant mon chemin à l'intérieur au risque de prolonger peut-être un quelconque inconfort pour Bella ? Pourquoi n'avais-je pas parlé de tout cela avant avec Emmett ? J'étais déjà couvert de sueur et j'avais à peine bougé.

Bella remua légèrement, essayant probablement de m'encourager pendant que je me débattais avec mes doutes. Optant pour une solution intermédiaire, je la pénétrai lentement, mais avec détermination, en me retenant toujours considérablement. Et je fus dedans. Et c'était... merveilleux. Chaud. Humide. Plus étroit que tout ce que j'avais pu imaginer.

S'il n'y avait pas eu les halètements de Bella et le raidissement de tout son corps, cela aurait été le bonheur absolu. Mais de constater qu'à l'évidence elle ressentait de la douleur, je m'obligeai à ne pas bouger, tremblant de tout mon être sous l'effort que cela impliquait. Le besoin de la pénétrer et de le faire avec ardeur était prépondérant. Perché sur mes coudes, je regardai Bella, souhaitant de toutes mes forces que cela ne soit pas trop terrible pour elle.

« Est-ce que tu vas bien ? Est-ce que ça fait mal ? » Demandai-je et je me sentais comme un animal.

« Non, » répondit-elle doucement, « c'est... tolérable. Continue ! »

Lentement, je commençai à bouger en elle. Enfin, aussi lentement que possible. Pourquoi est-ce que ça devait être aussi génial ? Putain ! Je haïssais le fait qu'au mieux, elle ressentait de l'inconfort et au pire, une douleur réelle, tandis que moi, je vivais le moment le meilleur de ma vie. D'un autre côté, avec un sens accru de la mortification, je réalisai aussi que le meilleur moment de ma vie n'allait pas durer terriblement longtemps.

Putain, c'était juste trop... foutrement extraordinaire ; je me sentais dans un état d'émerveillement fantastique. Jusque là, j'avais toujours cru que nos rencontres antérieures avaient été totalement satisfaisantes. Mais cela dépassait de loin toutes mes attentes, et de très loin ma capacité à... durer.

A mon plus grand dépit, j'allais jouir rapidement et j'étais incapable de me retenir. C'était peut-être pour le mieux, me consolai-je. Bella s'était quelque peu détendue, mais je ne pouvais pas dire avec certitude qu'elle y prenait du plaisir : « Monsieur Putain de Dieu du Sexe... mon cul oui ! »

La force de mon orgasme me secoua profondément alors que mon foutre giclait dans Bella. Je poussai un cri comme si je venais d'être libéré d'un carcan. Ce fut à mon tour de m'effondrer, haletant de manière incontrôlable, cependant, je m'assurai d'abord de me retirer d'elle. Et Bella, à son tour, me caressa amoureusement les cheveux pendant que je me remettais.

Je roulai sur le dos, en attirant Bella avec moi afin qu'elle puisse s'installer contre moi. Je ne savais pas quoi dire. Mes pensées alternaient sans cesse entre combien le sexe était réellement quelque chose d'incroyablement génial et combien j'avais dû décevoir Bella. Il fallait que je dise quelque chose.

« Je... je suis désolé, que ça n'ait pas été très bon pour toi, n'est-ce pas ? J'espère... enfin... que je ne t'ai pas trop fait mal ! »

« S'il te plait, ne soit pas triste. Je ne pense pas que la première fois, pour les filles en tout cas, soit faite d'arc-en-ciel et du chœur des anges. Disons juste que nous nous sommes débarrassés de ça et qu'à partir de maintenant, ça ira mieux. »

« Ouais, je me suis débarrassé de ça... vite, » reniflai-je avec dérision.

« Et alors, nous allons tous les deux devenir meilleurs. Tu te souviens ? Apprendre ensemble ! »

« C'est seulement... que je voulais te faire du bien Bella, que tu y prennes du plaisir. Et ça ne me paraît pas juste que j'ai été le seul à m'amuser, » me lamentai-je.

« Ok, alors la prochaine fois, c'est moi qui m'amuserai et toi, tu vas me promettre de ne pas en profiter. Alors, ça va mieux ? » Me taquina-t-elle. « En plus, si je me rappelle bien, je me suis beaucoup amusée juste un instant auparavant. Tu me fais toujours du bien. »

Je soupirai. Je me sentais déficient, bien que je ne fusse pas suffisamment déprimé pour ne pas baver à la vue du cul de Bella lorsqu'elle se rendit à la salle de bain un peu plus tard. Bon, je suppose que c'était quelque peu irréaliste de ma part de croire que je m'en sortirai aussi bien qu'une star du porno lors de ma première fois. Il fallait juste que je ravale mon humiliation et que j'en parle avec Emmett, pour avoir des conseils. La prochaine fois, je serai meilleur.

Belle sortit de la salle de bain enveloppée dans un des peignoirs de l'hôtel. Je n'aimais pas ça et lui lançai un regard inquisiteur.

« J'ai faim à présent. Allons voir ce qu'il y a à manger, » suggéra-t-elle.

Je lui donnai un baiser rapide.

« Je vais chercher un peignoir, » annonçai-je en me dirigeant à mon tour vers la salle de bain.

Elle me saisit par la main

« Oh non mon cher ! C'est à moi de profiter de la vue, maintenant, » exposa-t-elle avec un regard de prédateur qui n'avait rien de familier chez elle.

J'hésitai, étrangement gêné maintenant que la balle était dans son camp.

« J'irai te chercher si tu y vas, » me menaça Bella lorsque mon regard se détourna vers la salle de bain.

Je la suivis donc dans le salon et nous versai à chacun un verre de vin non-alcoolisé. Bella s'assit et jeta un coup d'œil à la nourriture à notre disposition. Et à moi. Je m'assis à côté d'elle, me sentant extrêmement exposé.

« Tu as le plus joli des culs, » annonça-t-elle.

Je rougis comme une écolière et détournait mon attention vers la nourriture. Je n'avais plus très faim à présent, mais cela représentait une distraction commode.

« Si tu veux quelque chose d'autre, je serai heureux de te le commander, » offris-je.

« Je suis pratiquement sûre d'avoir tout ce que je veux ici, » répondit-elle de manière suggestive.

J'acquiesçai, confus par le ton qu'elle employait. J'observai Bella mordiller délicatement quelques morceaux d'un plat pendant quelques instants. Finalement, elle remarqua que je ne mangeais pas. Elle détacha un grain de raisin et le porta à mes lèvres.

« Je pense que tu devrais manger quelque chose Cullen. Tu vas avoir besoin de toutes tes forces ! »

Attends, qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce qu'elle voulait... Est-ce que nous allions... Voulait-elle dire que... Voulait-elle réellement à nouveau de moi ? A la fois, mon esprit et ma queue se sentirent revitalisés à l'idée de cette possibilité non exprimée.

Bella introduisit une fraise dans sa bouche délicieuse et me surprit en venant chevaucher mes jambes.

« On dirait bien que ça reprend définitivement vigueur, » plaisanta-t-elle en regardant vers le bas.

« Tu es très observatrice, pas vrai ? » Ris-je, mon moral et heu... d'autres s'accroissant de seconde en seconde.

Le Monstre fit le tour de la pièce, portant au-dessus de sa tête une grande pancarte sur laquelle était écrit : « Deuxième Round »

Je dénouai la ceinture du peignoir de Bella, en écartai les pans et grognai de délice. Ses tétons exquis étaient exactement au niveau de mes yeux, et soudain, je fus très... affamé. Je les taquinai tous les deux de ma bouche et de ma langue, me sentant particulièrement heureux lorsque le peignoir glissa le long de ses bras fins et que nous nous retrouvâmes tous les deux dans le même état de nudité.

Je me levai du sofa en prenant Bella dans mes bras et la portai à nouveau dans la chambre. Nous tombâmes sur le lit et les... festivités démarrèrent immédiatement. Ma langue parcourut la bouche de Bella pendant que mes mains en faisant autant sur tout son corps. Cependant, apparemment, Bella ne cherchait pas à étendre... les activités préliminaires, à présent.

« Edward, je te veux en moi, s'il te plait, » souffla-t-elle.

Ben, puisque tu me le demandes si poliment...

Je m'alignai, de façon correcte, espérai-je, et entrai en elle, plus lentement, cette fois-ci. N'étant plus aussi inquiet de lui infliger de la souffrance, je fus plus capable d'apprécier la sensation initiale de manière plus intense. Je ne pus m'empêcher d'émettre un gémissement de satisfaction ; être en Bella était le paradis sur terre.

J'attendis un instant avant de commencer. Tout paraissait aller pour le mieux, alors je me mis à progresser lentement en elle, submergé par la sensation de chaleur et d'humidité, par les parois étroites qui enserraient ma queue. Après seulement quelques pénétrations, Bella haleta et je cessai abruptement tout mouvement.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » Coassai-je.

« Rien. S'il te plait, continue ! » Pantela-t-elle.

Je repris mon allure, toujours pas entièrement convaincu que tout allait bien. Lorsque Bella haleta à nouveau, puis gémit, je paniquai.

« Est-ce que je te fait mal ? Dois-je arrêter ? »

« Non, non, c'est... merveilleux. Et si tu t'arrêtes encore une fois, c'est moi qui vais te faire du mal, » plaisanta-t-elle à bout de souffle.

Je pouvais à peine la croire. Mais quand les hanches de Bella commencèrent à venir à la rencontre de chacune de mes pénétrations, il fallut bien que j'accepte ce qu'elle me disait. Pour la première fois, je me détendis et fus capable d'apprécier totalement l'intimité stupéfiante de notre fusion.

Je me laissai aller. Enfin, pas de cette façon-là, la seule chose qui pourrait m'empêcher de parvenir à mon but, ce coup-là, serait une attaque cardiaque. Peut-être pour la première fois de ma vie, je cessai de penser et me laissai submerger par les sensations. J'appréciai chaque pénétration... jusqu'à la garde. Savourant avec délectation les nuances de chaque mouvement, et plus spécialement, je me repaissais des réactions incroyablement vocales et enthousiastes de Bella.

Ces halètements et gémissements continuèrent sans interruption. Ses hanches se mouvaient à un rythme régulier pour venir rencontrer les miennes. A un moment, je sentis Bella lécher mon cou, un acte approprié si l'on considérait les geignements quasi-inhumains qui lui échappaient. C'était incroyablement… encourageant. Elle enroula ses jambes autour de moi, entraînant un autre grognement sonore de ma part.

Je l'immobilisai de tout mon poids et me mis à la harponner de ma queue.

« Bella, oh mon Dieu, Bella ! » Psalmodiai-je, alors que mon prénom s'échappait de ses lèvres aussi souvent que moi je prononçai le sien.

Je m'enfouissais en elle, me délectant de cette connexion primale, extériorisant des passions qui ne m'étaient pas familières et dont j'avais seulement suspecté que j'en étais capable, auparavant. Et dans mon esprit, il me semblait entendre un chœur rythmé de « à moi, à moi. » Elle était à moi, à présent ; j'avais fait en sorte que ça soit le cas. Mon amour pour elle ne connaissait pas de limites, mais à cet instant, le bonheur de la posséder résonnait très fort en moi. De la voir ainsi, si délicate, sans défense, son corps fragile vibrant, piégé sous le mien, je ressentais des frissons sauvages à travers de tout mon corps. Et sa vulnérabilité tremblante servait seulement à mettre l'accent sur la mienne propre. J'étais sans pouvoir devant elle... et je le serai pour toujours;

Je sentis que Bella était proche. Elle sembla presque se retirer en elle-même, devenant insensible à tout, excepté au plaisir qu'elle ressentait. C'était électrisant et hautement érotique de voir, non, d'être la cause de son extase. Un instant plus tard, ses bras et ses jambes se resserrèrent autour de moi ; tout se resserra autour de moi, en fait.

Ses yeux s'ouvrirent et elle tourna la tête vers moi, me regardant au fond des yeux en criant mon prénom. Et dans ce moment de triomphe glorieux, d'extase scandaleuse, je me libérai violemment en elle, avec un long et guttural grognement.

Je me désintégrai contre elle, il était certain que je n'aurai plus jamais la force de bouger. Cela changea un moment plus tard. Je sentis soudainement quelque chose d'humide sur mon visage et relevai la tête. Des larmes s'échappaient du coin des yeux de Bella. Oh putain ! Mais qu'avais-je donc fait ?

« Bella ? » Murmurai-je, mon cœur était remonté dans ma gorge. « Tu pleures ? »

« Oh, Edward, » sanglota-t-elle en jetant ses bras autour de mon cou avec tant de force que nous roulâmes sur le côté. « C'était merveilleux... d'être aussi proche de toi, de vraiment... t'appartenir. Faire l'amour avec toi est tout ce que j'avais espéré que ça serait. Tu m'as rendue tellement heureuse. Ne me laisse jamais partir... » conclut-elle dans un chuchotement, me laissant dubitatif sur le fait que je n'aurais peut-être pas dû entendre ses derniers mots.

Elle frotta son front contre ma poitrine comme l'aurait fait un chaton, puis se détendit, en soupirant de contentement.

Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Cette femme allait m'achever. Ses sentiments m'auraient presque fait pleurer. Au lieu de ça, je la serrai contre moi de manière convulsive, tentant de contenir les émotions qui menaçaient de m'écraser. La réhabilitation de mon statut de Dieu du Sexe prit, et de loin, la seconde place après l'euphorie, l'adoration, la dévotion frisant l'idolâtrie que je sentais à présent s'infiltrer en moi. Un sens de joie parfaite m'envahissait. Et je savais que jamais je ne pourrai la laisser partir.

Alors que le sommeil m'emportait, je vis le Monstre, allongé sur le canapé, allumer une cigarette et inhaler profondément.