Heyo très chers lecteurs !

Je sais, je ne suis pas en retard ! Haha ! C'est débile, mais ça me fais plaisir de pouvoir vous offrir ce chapitre aujourd'hui ! Préparez-vous à découvrir des souvenirs de Lain alors qu'elle n'avait pas encore quitté Akio ! _0

Le chapitre 22 ne devrait pas tarder, mais c'est car il n'est pas bien long. Cependant ceux qui suivront me prendront probablement un peu plus de temps, mais je pense que vous le savez tous: les examens approchent et les weekends de révisions qui vont avec aussi.

Sur ce, je vous souhaite une agréable lecture !

Disclaimer: Wouhou, je suis de retour ! ... et le disclaimer aussi...

Chapitre XXI

-Lain ! Où est-ce que tu files comme ça ?! Me hurla mon père.

-Rendez-vous avec Dora !

-Nymphadora ?

Je confirmai qui oui à l'homme grisonnant et partis en courant à toutes jambes, mes cheveux aussi longs que mon dos filant derrière moi. Dix-sept années et des brindilles et mon père avait toujours peur pour moi dès que je mettais le pied dehors. Pourtant il faudra qu'il se fasse une raison. Je ne resterais pas sur Akio jusqu'à ma mort.

-Lain !

Une fille aux cheveux roses et courts se tenait à l'angle de la rue que je parcourais.

-Heyo ! La saluai-je en arrivant à sa hauteur.

-Salut ! On va au port ?

-Tu demandes encore ?

Mon amie pouffa. Dora, de son vrai nom, qu'elle détestait, Nymphadora Tonks, était mon amie depuis... pfiou! longtemps. Je ne pourrais pas dire depuis combien d'années on se côtoyait. Nos premières roses blanches, on se les étaiten offerte l'une l'autre. Nos premiers crush, on les avait passés ensemble. Et... notre première gueule de bois accidentelle également. Dora était telle une sœur, mais nos points de vue différaient sur de nombreux sujets.

Assises sur le pont, près d'une petite embarcation, nos jambes pendant dans le vide, nous ne faisions que respirer l'air marin. Mes yeux, brillant d'émerveillement et d'envie, scotchés sur un navire imposant qui s'approchait lentement de Yukio, l'île voisine. Je soupirai, ce qui attira l'attention de Dora.

-Encore la déprime ? Demanda-t-elle, faussement compatissante.

-Encore et toujours la déprime, lui répondis-je suite à un nouveau soupire.

Dora ricana.

-Arrête, tu sais bien que tu partiras.

-J'aimerais déjà partir maintenant...

-Et me laisser seule ?! Cria-t-elle en feintant l'outrance.

Je ris doucement.

-Enfin... ehhh... tu n'as envie de...

Je cherchais mes mots. J'avais envie de les choisir avec soin.

-Le monde est rempli de merveilles. Tu n'as pas envie de les découvrir, de les explorer, de passer là ou d'autres

-Ne feront que trépasser, m'interrompit Dora avec un ton snob.

-Andouille... Non, de marcher là où des légendes telles que Gold Roger ont marché. De traverser les mêmes océans. De voir des choses impensables, inimaginables. De vivre des aventures hors du commun. De rencontrer des personnes formidables, aux pouvoirs fascinants. Tu n'as pas envie de quitter Akio afin de voir tout cet univers de tes propres yeux ?

Elle se mua dans le silence un moment avant de se lever et de me répondre tout en s'étirant:

-Ça a l'air bien sympa ton truc dit comme ça, mais tu en fais quoi de la marine à tes trousses ainsi que des chasseurs de primes et des civiles qui veulent ta mort.

-Qu'est-ce que c'est à côté de la liberté ? Lui répliquai-je après m'être moi-même levée.

Dora soupira.

-Tu sais quand même que tu n'es pas libre ?

Je ris.

-Oui, mais tu l'es plus qu'en tant que simple personne sans soucis et qui écoute bien sagement le Gouvernement.

-Pas la peine d'être pirate pour détourner le GM.

Nous nous dirigions vers le centre de l'île, flânant dans les rues.

-Je sais, mais...

Ce fut mon tour de rester silencieuse.

-Alors ? À court d'arguments ?

Je ne répondis pas. Hors de question que je m'avoue vaincue aussi facilement !

-De toute façon tu partiras, pas la peine que j'essaie de te retenir. Tu me déblatères ces rêves d'aventure depuis qu'on se connaît !

Je souris.

-Ça ne m'étonne pas... Mais pourquoi toi tu ne partirais pas ?

-Car moi, je suis bien ici. Je connais tout le monde, tout le monde me connaît. Je n'ai pas le monde entier à mes trousses et j'ai une vie pépère.

-Je ne dis pas que je ne suis pas bien ici, c'est juste qu'il-

-Y a tellement plus à découvrir. Je sais. Mais j'arrive à me contenter de cette île, moi, conclut-elle.

Je n'arriverais donc jamais à comprendre cette part d'elle. Comment pouvait-elle ne pas être curieuse au sujet du vaste monde qui nous entourait ? De plus qu'aucun voyageur, ou presque, ne s'arrêtait sur notre île. La majorité des aventuriers et autres pirates faisaient escale à Yukio qui était réputé pour la qualité de son alcool. Le seul moment où Akio comptait un plus grand nombre de touristes était durant les jours précédant le White Day. Pendant cette période, l'île, généralement couverte de neige ou de simple terre, se transformait en un champ de roses blanches. Les premières à éclore étaient conservé pour ce jour de l'année alors que les autres étaient vendus à nos rares touristes ou envoyées par bouquets sur la mer, en hommage à un défunt, trois jours plus tard. Nous étions cependant encore loin de cette fête, mais à côté de ça, la célébration principale de Yukio approchait à grands pas, puisqu'elle aurait lieu dans tout juste une semaine. C'était une fête qui célébrait la première neige de la saison, qui, comme par miracle, tombait chaque année le même jour. Durant cette nuit, toutes les lumières de l'île étaient tournées vers le ciel afin de donner l'illusion d'une pluie d'étoiles de givre. Nous étions fières de nos roses assez forte pour tenir le climat rude de North Blue, eux aiment leur alcool et leur flocons. Chacun son délire je suppose.

ooOoOoOoo

Après avoir marchandé avec mon père comme la têtue que je suis pour pouvoir aller au Nouvel An de Yukio (Tout le monde l'appelle ainsi sur Akio, même si son véritable nom est Primus Sidus*.) j'avais réussi à obtenir son autorisation. Être de retour avant midi le lendemain et le fait que Dora m'accompagne étaient les seules vraies conditions. Il m'avait également répété inlassablement tous les conseils qu'un père donne sans cesse à sa fille: fait attention aux inconnus, reste toujours près de Nymphadora, ne boit pas trop, essaye de faire en sorte qu'un ami vous accompagne quand même, etc. Mais en gros, voilà, j'avais son accord pour sortir !

ooOoOoOoo

J'avais lâchement attaché la partie supérieure de mes longs cheveux émeraude avec un élastique et m'étais parée d'une robe vert pomme descendant jusqu'au-dessus du genou, le tout fignolé à l'aide d'une ceinture verte sous ma poitrine et d'une paire de ballerines (sans talons !), foncé ce coup-ci. Je n'avais cependant pas pu m'empêcher de fourrer mes lunettes d'aviateur dans ma coiffure, à la place d'un diadème. Elles étaient mon porte-bonheur, tout comme son collier pour ma sœur. La raison ? Le dernier souvenir de notre mère. Ses lunettes, son pendentif. Elle restait à nos côtés ainsi. Dora, quant à elle, s'était contentée de s'habiller plus élégamment qu'à l'habitude, mais pas non plus au point de porter une robe.

Sur Yukio, la fête battait son plein dans les rues et des vibrations traversèrent tout mon corps, à peine avais-je posé un pied-à-terre. Je ne sentais même plus mon cœur bondir dans ma cage thoracique tellement la musique était forte (Chaque année, on l'entendait jusque sur Akio.) et le bruit des conversations alimentait le compteur de décibels. Les mélodies traditionnelles de l'île, jouer à l'aide de taïkos et de sitar**, furent jouer en alternance avec des rythmes plus modernes.

Et malgré la promesse faites à mon père, rester près de Dora fut tout bonnement impossible. Dans les rues où une bonne partie de la population dansait, nous fûmes bien vite séparée, mais je n'en fus pas apeurée. Nous nous étions données un point et une heure de rendez-vous pour le lendemain, avant de repartir sur Akio.

Mélangée à la population locale, ainsi qu'aux touristes, je dansai, chantai les mélodies traditionnelles que nous partagions et que, par conséquent, je connaissais. Je frôlai bon nombre de garçons de mon âge de près (trop près aurait même dit mon père) au cours de la soirée, mais aucun ne m'aborda. Pas que je le souhaitai à tout prix, mais je dois admettre que cela m'aurait flatté. Aucun, jusqu'à lui. Ce n'était pas moi qui l'avais bousculé, il s'était glissé dans mon dos et m'avait, force est d'admettre, surpris au point de me faire sursauter. Ses yeux me sont resté, mais c'est tout. Il avait un regard à la fois aussi beau qu'une pleine lune et aussi sombres que la nuit. J'avais relevé mes prunelles vers lui, nos regards se sont croisé, j'ai frissonné. Il ne m'a jamais dit son nom mais moi non plus.

Je ne sais plus comment nous en sommes arrivés là. Nous avons probablement parlé un peu, beaucoup, bu aussi, un peu, beaucoup, flirter probablement, un peu, beaucoup. Quoi qu'il en soit, il était un dieu durant la nuit et aussi discret qu'un chat pour filer, le matin venu.

ooOoOoOoo

*Oui, je me la pète en foutant du Latin dans mes fictions! Primus sidus signifie première étoile. J'ai déjà fait mieux comme référence au Latin, mais je n'ai aucune idée de comment on dit « neige ». Et non, ça ne vient pas de Google, mais bien de mon bouquin de cours, donc vous pouvez être sûr que c'est juste (sauf si je me suis plantée dans la déclinaison, mais j'ai vérifié).

**Je sais que le sitar n'a RIEN à voir avec le Japon, mais j'aime cet instrument qui ressemble à une guitare, mais en plus compliqué. Et, je l'avoue, c'est le premier instrument qui m'est passé par la tête en pensant à « de la musique traditionnelle », même si c'est hindou.

Voi-là ! Le chapitre 21 est terminé ! J'espère que cette plongée dans une partie du passé de Lain vous aura plu ! J'attends vos reviews avec impatience !

D'ailleurs ! En parlant de reviews:

Traff Lamy (Guest): Contente que le chapitre t'ait plu ^^! Les voir ensemble... *soupire* ça arrivera, ne t'en fais pas pour ça. ... Mais combien de temps est-ce qu'ils vont prendre ? C'est ça la vraie question. Mais je suis déjà entrain de réfléchir de plus en plus clairement à ça, donc pas de soucis ! Merci pour ta review sinon, ça me fait toujours plaisir ^^!

Je tiens juste aussi à vous remercier car on a atteint les 5000 vues il y a peu et je ne m'attendais, mais pas du tout, à avoir autant de vues sur cette histoire un jour lorsque j'ai commencé ^^''! C'était ma toute première fanfiction et je compte bien la terminer en bonne et due forme ! Tous les conseils sont bons à prendre, alors balancez-moi tout ça dans une review, ça fait toujours plaisir !

Des bisous ! À peluche !