Chapitre 20

Dumbledore était furieux. En effet, il avait tenté de retrouver les Swindler avec l'aide du Choipeau, mais ce dernier avait refusé arguant que les maisons étaient enfin unies. Il tenta de forcer l'item magique, mais celui-ci resta sur ses positions et le vieux sorcier comprit qu'il avait perdu cette bataille. Furieux, il quitta son bureau et rejoignit l'infirmerie où se trouvait son professeur de DCFM. Quirrel se trouvait encore dans le coma après s'être noyé durant la première blague des Swindler. Cet idiot devait se réveiller pour permettre le combat entre Jamesie Potter et Voldemort qui aiderait le jeune garçon à s'entraîner pour le combat final.

Loin de là, les Swindler discutaient paisiblement de nouvelles blagues à faire subir à l'école quand Hermione s'exclama :

-Mais je pense à une chose.

-Que je suis parfait et que tu es heureuse de sortir avec moi ? lança Draco avec un grand sourire.

Hermione se tourna vers Draco et lui lança :

-Mon amour, tu sais que personne ne doit savoir que nous sommes ensemble au moins avant que nous ayons soufflé nos quatorze bougies.

-Dommage, susurra Draco.

-Mon cher et tendre, certaines parties de nos anatomies ne sont pas encore tout à fait développées.

-Ce qui est bien dommage.

-Bon les amoureux, cessez de roucouler ça fait désordre, se moqua Léa.

Draco et Hermione tirèrent la langue à Léa, puis Hermione reprit la conversation :

-Vous vous rappelez en début d'année, le vieux fou avait dit que le 3ème étage était interdit.

Les jumeaux eurent le même sourire vicieux, puis Harry lui dit :

-Tu voudrais que nous autres, pauvres et innocentes petites choses, allions dans un endroit sordide, dangereux et interdit dans le seul but de savoir ce qu'il cache pour emmerder Dumbledore ?

-En effet, mon cher ami, c'est mon idée.

-Eh bien, ma douce et merveilleuse Sheathy sache que j'approuve à cent pour cent cette idée si brillante, murmura Draco en lui embrassant le dos de la main.

Les jumeaux étaient d'accord avec leur ami. Soudain, Léa s'exclama :

-Et si nous y allions ce soir ?

-C'est vrai qu'à cette heure-ci, tout le monde dort y compris cet idiot de Dumby, cracha Hermione.

-Je ne pensais pas que tu pouvais le haïr à ce point, remarqua Draco qui se levait en s'étirant prêt à partir comme les autres.

-En effet, c'est le cas. Avec le temps, je me suis rendu compte qu'il joue à Dieu. Il s'amuse avec nos vies, il veut que nous lui obéissions, mais il ne veut pas se mettre en danger. Sacrifier des enfants aucun problème, mais mettre sa vie en jeu, alors là, il n'est plus d'accord. J'ai hâte de voir la tête de Dumbledore quand il se rendra compte que les Claw sont les propriétaire du petit cochon, qu'ils ont légalement onze ans et que son superbe survivant n'est rien. Jamesie ne veut que la gloire alors quand il va se rendre compte que la gloire va de paire avec l'affrontement du plus puissant Seigneur des Ténèbres, alors là, il va vraiment baliser.

-Tu as raison. Je pense que c'est à ce moment qu'il va cracher le morceau et que tous les regards vont se porter sur les Claw, murmura Draco.

-Seulement on aura nos alliés, les loups-garous d'abord, puis les vampires, lança Harry.

-Les… Les vampires ?

-Oui. Nous sommes en train de concevoir une potion qui ressemblerait à du sang frais. Elle aura les mêmes caractéristiques que le sang d'un sorcier et permettra à un vampire de vivre paisiblement sans avoir à chasser des animaux ou à se mettre hors la loi en attaquant des humains. De plus, ils n'auront plus autant soif. Un verre de cette potion représentera un litre de vrai sang.

-La vache ! s'exclama Hermione éblouie.

-Ouais, c'est sûr. Et quand sera-t-il prêt ce sang de substitution ? demanda Draco.

-Eh bien, il est terminé, mais nous devons la faire tester par un vampire pour savoir si ça fonctionne et quels sont les effets secondaires, dit Léa avec un calme olympien.

-Ok ! Alors pour l'instant allons embêter Dumby en visitant le troisième étage en faisant en sorte de ne tomber ni sur Rusard ni sur Sekhmet, lança Hermione.

Les trois autres la regardèrent avec un grand sourire, puis tous les quatre prirent leur forme animagus et filèrent dans les couloirs vers le troisième étage. Ils faillirent croiser Rogue, McGonagall ainsi que Rusard, mais grâce à leurs sens de prédateurs, ils les évitèrent tous et réussirent à atteindre leur destination finale. Arrivés devant la porte interdite, ils reprirent forme humaine. Tout doucement, ils ouvrirent la porte et là, ils découvrirent un énorme chien à trois têtes qui dormait bienheureusement. Tout aussi doucement, ils entrèrent dans la pièce puis refermèrent la porte en faisant le moins de bruit possible. Les quatre amis se regardèrent et utilisèrent la légimentie pour discuter sans réveiller le gros clébard. Silencieusement, Hermione dit en haussant un sourcil :

-«Bien, nous avons à faire à un cerbère. »

-«Un mâle ou une femelle ? » demanda Léa.

Draco s'approcha du chien, regarda le bas ventre de l'animal et répondit :

-«D'après ce que je peux voir, c'est un mâle. Pourquoi cette question ? »

-«Parce que le sperme, le sang et la bave de cerbère ont de puissants effets dans le domaine des Potions. » expliqua calmement Harry.

-« Et comment tu comptes faire pour obtenir son sperme ? » demanda Hermione.

Draco devint écarlate alors que Léa tapotait le dos de son amie en lui disant :

-« Pauvre et innocente jeune fille. On va laisser les gars le faire, ils devraient être capables d'en prélever suffisamment. Après tout, ils sont fait de la même façon, » se moqua Léa.

-«Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ! Bon, déjà, il faut l'endormir plus profondément, » dit Harry.

-«Ça, c'est simple, il faut de la musique » lança Draco.

-«Alors j'ai ce qu'il faut, » dit Hermione.

La jeune fille fouilla dans ses poches et sortit un vieux Walkman à cassette. Elle appuya sur le bouton « play » et une musique douce sortie des écouteurs.

-« Elle est belle comme musique, » chuchota Léa.

-«C'est quoi comme musique ? » demanda Draco.

-«Suite n°3 en Ré majeur de Jean-Sebastien Bach, » répondit Hermione.

-«Ouais, elle sera parfaite pour l'endormir. Ensuite, on pourra lui faire subir les derniers outrages.

Hermione métamorphosa les écouteurs en enceintes, puis lança un sort pour empêcher l'appareil de s'arrêter. Ils observèrent le chien gigantesque bailler et s'endormir encore plus profondément. Quand il se mit à ronfler, ils commencèrent. Léa ponctionna le sang de l'animal le mettant dans une fiole sans fin. L'animal ayant plus de dix litres de sang, elle lui en retira quatre. Hermione le tondit de la tête aux pattes jusqu'à ce qu'il soit totalement nu. Après avoir mit les poils dans un sac sans fond, elle lui coupa les griffes et les mit dans une boîte. Draco collecta toute la bave possible qu'il mettait dans une fiole sans fin. Le jeune blond grimaçait devant la texture particulièrement gluante de la bave de l'animal. Quand il en eut suffisamment, il retira les crocs du chien. Alors que les trois autres tondaient le chien, Harry s'occupa du dernier membre du chien, son deuxième cerveau, celui qui poussait les hommes à faire des trucs très cons, ses testicules. Harry pointa sa baguette sur le chien et murmura un sort qu'il avait lu dans un livre de son père, « Faites-vous plaisir ». Le chien poussa un gémissement et tous les quatre virent le pénis du chien sortir de son fourreau. Léa s'exclama :

-Ah ! La vache, ce n'est pas du petit ça.

-C'est sûr. Je plains la chienne qui devrait recevoir ça, lança Hermione.

-Bah si c'est une cerbère, elle prendrait sa patte, s'esclaffa Draco.

Harry prit une fiole sans fin et inséra l'énorme pénis gonflé de l'animal, quelques secondes avant qu'il ne décharge sa semence. Le chien poussait des grognements et des gémissements de plaisir. Au bout de dix minutes de ce traitement, le sort s'estompa et le pénis du canidé se rétracta. Harry put refermer la fiole. Les quatre amis étiquetèrent les fioles, le sac et la boîte afin de ne pas se tromper quand viendrait le temps d'utiliser les composants de ce chien. Enfin, ils les réduisirent, les mirent dans une boîte et Harry les plaça dans sa poche. Hermione s'étira, puis demanda :

-Que fait-on maintenant ?

-C'est très simple, nous ouvrons la trappe et on regarde ce que cache ce vieux fou, dit Draco avec un sourire satanique.

Les trois autres acceptèrent puis Draco ouvrit la trappe et tous les quatre plongèrent dans les profondeurs. Ils tombèrent sur un filet du diable. La pauvre. Il termina sa courte vie en morceaux dans la boîte à ingrédients pour le plus grand amusement d'Hermione et de Draco. Ils continuèrent leur marche et découvrirent un nuage de clés. Le groupe s'approcha de la porte de sortie et découvrit qu'il leur fallait une ancienne clef en cuivre. Harry pointa sa baguette et lança :

-Accio clef en cuivre.

Trois clefs lui arrivèrent entre les mains. Il les essaya toutes, puis la dernière ouvrit la porte. Avec un sourire, il libéra la clef qui partit retrouver ses sœurs. Tous les quatre passèrent la porte et découvrirent une nouvelle pièce avec un échiquier géant. Draco s'exclama :

-J'y vais.

Etant meilleur aux échecs, il joua comme un pro et battit sans aucun problème le roi qui fut échec et mat en trois coups. Harry, Léa et Hermione l'applaudirent longtemps. Draco sur son cheval salua ses amis comme un roi salue ses sujets. Ils quittèrent l'échiquier et arrivèrent dans une salle avec cinq potions et une barrière de feu noir. Harry fouilla dans sa poche et sortit une fiole qu'il agrandit jusqu'à ce qu'elle ressemble à une bouteille de 75 cl. Il prit deux gorgées, puis donna la fiole à sa sœur qui l'imita, puis Hermione et à Draco. Ensuite, ils traversèrent le mur de flammes et arrivèrent dans une dernière pièce. Là, ils virent un immense miroir. Ils s'approchèrent et Hermione lut ce qu'il y avait écrit au dessus :

-Je ne montre pas ton reflet, mais de ton cœur le désir.

-Tiens, le miroir du Rised, chuchota Draco.

-Ce type est vraiment marteau. Ce miroir est vachement dangereux, s'indigna Hermione.

-Ouais et si le vieux fou l'a placé ici, ce n'est pas pour rien. Il doit cacher quelque chose.

-Mais quoi ? se demanda Draco.

-Bon question, murmura Harry.

Ce dernier se mit devant le miroir et vit sa famille. Devant ses yeux il y avait réuni sa mère, son père, sa sœur, Jamesie et lui, tous heureux d'être ensemble. Alors c'était ça son désir ? Que sa famille redevienne unie. Mais il était trop tard. Sa mère les avait abandonnés, les avait traités comme de la merde et Jamesie se croyait déjà maître du monde. Comme si quelqu'un venait de jeter une pierre, l'image se fissura, puis se brisa en tombant. Maintenant, il se trouvait face à lui une pierre rouge dans la main. Mais c'était un autre lui, le vrai lui, un lui de dix neuf ans. Ce dernier lui fit un signe de victoire, puis plaça la pierre dans sa poche. Harry mit la main dans sa poche et découvrit la pierre. Il la sortit et s'exclama :

-Putain de bordel de Merde ! C'est la pierre philosophale.

-Tu te rends compte de ce qu'on pourrait faire avec ? On pourrait avoir de l'or en abondance, s'exclama Draco.

-Tu as déjà tout l'or que tu veux, répondit Harry.

-C'est vrai, remarqua Draco en se trouvant bête.

-Mais on aurait la vie éternelle, dit Hermione.

-Ah oui et tu regarderais tes amis et ta famille vieillir et mourir tout en restant éternellement jeune. Tu crois vraiment que ce serait génial ? demanda Léa.

Hermione imagina ce qui se passerait et se mit à pleurer. Draco la consola tendrement en sachant ce qu'elle ressentait et dit :

-Débarrassons-nous de ce truc

-Je vais en prendre un peu pour savoir les effets dans une potion. Le reste on le renverra à son propriétaire, décida Harry.

-Bien. Partons.

Tous les quatre quittèrent le troisième étage puis rejoignirent l'antre des Swindler. Là, ils découvrirent qu'il était déjà minuit. Harry cassa la pierre, ramassa le petit morceau ainsi que les copeaux qui étaient tombés, puis mit le reste dans un paquet qu'il posa sur une table. Ensuite, alors que Draco et Hermione allaient se coucher, Léa et Harry retournèrent au manoir Gryffondor afin de vérifier les effets de la pierre. Si pour le monde ils ne partirent que dix minutes, pour les Claw, ce fut dix mois plus long. En effet, ils travaillèrent sur le morceau de pierre philosophale. Tous les deux firent des tests complètement dingues et totalement inintéressants sur la pierre. Au moment où le soleil se leva, Blizzard volait droit vers la maison de Nicolas Flamel. Quand ce dernier reçut le paquet, il ouvrit de grands yeux en voyant sa pierre avec un mot avec elle.

« Voici votre pierre. Il est dangereux de laisser votre création dans une école de magie où n'importe qui pourrait en faire n'importe quoi. Oh ! Nous savons déjà que la pierre philosophale est un piètre conducteur électrique, qu'elle est cassante, fragile et impropre à la consommation des rongeurs. Et si vous voulez savoir, elle flotte très bien malgré sa densité ce qui est très étrange. Bon, donc voici votre pierre philosophale et ne laissez plus Albus Dumbledore l'utiliser comme appât à Voldy.

Les Swindler. »

Le vieil homme n'était pas content, il était même furieux. Il venait de se rendre compte que Dumbledore n'avait pas prit la pierre pour la protéger, mais pour appâter Voldemort. Il décida que maintenant, il ne ferait plus jamais confiance envers le directeur de l'école de Poudlard.

A suivre