Coucou !
Me voici de retour avec un chapitre tout chaud sorti du four ! Je viens à peine de le terminer et vous avait de la chance que j'ai le temps de le poster en fin de matinée, autrement ça n'aurait pas été avant demain !
Je vous laisse donc l'apprécier et vous souhaite une bonne lecture.
La vie, un long fleuve tranquille ?
Chapitre 21 : Crise d'angoisse.
Il était présentement devant son miroir. En rentrant la veille, après ce qu'il s'était passé et avoir passé une nuit blanche, il s'était bien vite endormi une fois dans son lit. Ce qu'il n'avait pas remarqué à cause de la fatigue, c'est que Ryoma avait vu Kikumaru et Fuji le raccompagner, il savait donc que tout s'était bien terminer pour son ami même si rien ne le laissait transparaitre dans leurs gestes. Il tenait là une bonne occasion de le faire tourner en bourrique. Les trois épiés s'étaient juste salués avant de se séparer. Mais il savait rien qu'en voyant leurs expression qu'ils étaient enfin en couple, enfin si on pouvait le dire ainsi.
Hikaru sortit de sa chambre pour se diriger vers la cuisine et prendre son petit déjeuné. Alors qu'il était assis depuis quelques minutes, écoutant les élucubrations de son parrain, Ryoma arriva encore à moitié endormi. Quand il aperçut son ami un étrange micro-sourire ourla ses lèvres. Quelque chose faisait penser au blond qu'il y avait un problème, Ryoma ne souriait qu'en de rares occasions. Ce qui se confirma quand il sortit en sa compagnie et qu'ils furent rejoint par Akutsu qui comme d'habitude le chambra, et qu'ils échangèrent en regard lourd de sens. C'est là que Ryoma fit savoir que le grand gris n'avait plus aucun souci à se faire puisqu'il avait trouvé chaussure à son pied. Après avoir relevé un sourcil en signe d'étonnement, celui-ci le jaugea de haut en bas.
- Quoi, y'a quelqu'un qui voudrait de ce mioche ! Vociféra-t-il d'un air hautain.
Hikaru rougit fortement sous son regard. Il se mit à fixer ses pieds jusqu'à ce que les mots de Ryoma lui reviennent en tête.
- C…Comment tu sais ?
- Tu es rentré plutôt tard hier et en bonne compagnie, répondit-il en haussant les épaules.
- T'es vraiment sérieux gamin ! Le bon point c'est que tu ne marcheras plus sur mes plates-bandes.
Joignant l'acte à la parole il enserra farouchement Ryoma dans ses puissants bras. Celui-ci rougit légèrement.
Hikaru se sentait un peu rassuré. Dans ce cas Akutsu allait certainement le laisser tranquille. Du moins, c'est-ce qu'il espérait puisque connaissant un temps soit peu la personnalité de l'énergumène, il en doutait fortement.
Lorsqu'il posa le pied dans la cours du lycée un sentiment de nervosité l'envahit. Il allait revoir ses deux senpai après ce qu'il s'était passé hier. Comment devait-il réagir ? Ils étaient bien ensembles, mais comment les saluer ? Kikumaru-senpai et Fuji-senpai, comment se disaient-ils bonjour en temps normal ? Il n'avait aucune idée de ce qu'il devait faire.
Le voyant aussi nerveux alors qu'ils se changeaient dans les vestiaires, Ryoma ria intérieurement, bien que rien ne le laissa paraitre extérieurement sur les traits de son visage.
- Oï Hikaru, les senpai vont s'inquiéter s'ils te voient si nerveux.
- Mais… je en sais pas ce que je dois faire.
- A propos de Kikumaru-senpai et de Fuji-senpai ? Reste juste toi-même.
Hikaru se tendit encore plus, raide comme la justice. Il voulait demander à Ryoma comment il savait mais aucun son ne voulait sortir de sa bouche. Sa relation avec ses deux senpai venait à peine d'éclore depuis une poignée d'heures qu'ils étaient déjà découverts. Il se retourna lentement vers Ryoma de manière mécanique à la façon d'un robot. Le voyant faire Ryoma ne pu cette fois-ci retenir son rire. Le blond était vraiment trop honnête dans sa façon d'être. Rien qu'à son comportement on pouvait deviner qu'il était totalement sous le choc.
- C'est toi qui est venu m'en parler. Et je t'ai vu rentrer hier soir en leur compagnie. Donc c'est logique.
- Ah…ne…ne le dis à personne ! Je ne sais même pas comment me comporter en leur présence, alors si tout le monde était au courant…
- Au courant de quoi ? Demanda une voix derrière eux.
- Ka-chan !
Hikaru reçut Kikumaru sur le dos par surprise alors qu'il s'était une fois de plus figé à l'entente de la voix douce de Fuji. Tout son corps se mit à trembler et il rougit furieusement avant d'éjecter le brun de ses épaules et de sortir en courant du vestiaire.
Le silence s'installa entre les trois jeunes hommes restant. Les deux plus vieux étaient éberlués, Fuji les yeux grands ouverts et Kikumaru sur les fesses qui ne s'était toujours pas relevé. Quant à Ryoma, il était secoué de soubresauts du à son hilarité. Franchement quelle réaction ! Ses trois là étaient à peine ensembles qu'il y avait déjà de l'eau dans le gaz. De n'importe quelle manière on prenait l'affaire, la situation était risible, en tout cas pour l'esprit tordu du petit prince du tennis.
- Vous avez du pain sur la planche, finit-il par dire en reprenant contenance.
Il termina de s'habiller sous le regard surpris et soutenu de ses senpai.
- Ochibi. Tu sais ce qu'il a Ka-chan ?
- Si tu veux le savoir Kikumaru-senpai, tu n'as qu'à lui demander directement.
- Echizen, tu es au courant n'est-ce pas ?
Ryoma fit un rictus pour toute réponse avant de sortir.
Hikaru s'était enfui en courant. Il laissa ses jambes le conduire où elles le voulaient. Tout ce qu'il voulait c'était s'éloigner des vestiaires et de ses deux senpai. Dès qu'il les avaient entendu il avait pris peur. Il l'avait surpris à apparaitre tout à coup dans son dos alors même qu'il était en pleine conversation à leur sujet avec son ami. Parlons-en de son ami qui ne l'avait même pas prévenu qu'ils arrivaient ! En plus il avait balancé Kikumaru-senpai par terre comme une vielle chaussette trouée. Ah là là juste parce qu'il était nerveux de les voir, il avait fallu qu'il fiche tout en l'air.
Il fit les cents pas avant que l'heure de l'entrainement arrive. Et là, il ne fit pas mieux. Bien qu'il voulait aller s'excuser, il n'y arriva pas. Dès qu'ils s'approchaient de lui, il baissait la tête pour ne pas croiser leur regard. La honte l'empêchait de faire un pas faire eux. Ce comportement bizarre lui valut d'attirer peu à peu le regard sur sa personne.
C'est donc avec empressement qu'il quitta les courts. Il se changea en quatrième vitesse et sortit vers la cours du lycée au moment où le plus gros du club entrait et avec les deux personnes qu'il évitait. Inconsciemment, il accéléra le pas. Si des doutes subsistaient encore dans l'esprit des deux plus vieux, ils venaient de disparaitre. Leur kohai les évitait délibérément.
- Ne Syu-chan, qu'est-ce qui lui prend à Ka-chan ? Demanda tristement Kikumaru.
- Qui sait, soupira le tensai.
- Pourtant hier… il a changé d'avis tu crois ?
- Je ne peut pas te répondre Eiji. S'il n'était pas sûr de ses sentiments il aurait le dire tout de suite, au lieu d'agir ainsi.
Qu'importe le nombre de fois où par la suite ils essayèrent d'aller lui parler, soit Hikaru était absent soit il était occupé. En bref, il n'avait aucune minute à leur consacrer. Au fur et à mesure que la journée passait, le moral de Kikumaru baissait quand il essuyait un nouvel échec et ne pouvait donc parler avec son petit Ka-chan.
De son côté, même s'il ne le montrait pas, Syuusuke était blessé. Il avait comme une aiguille qui venait lui transpercer le cœur à chaque fois qu'il voyait Hikaru leur lancer furtivement un regard avant de baisser la tête pour ne plus la relever. Comment faire pour ne pas le remarquer et ne rien ressentir ? En plus de ça, il devait consoler Eiji qui perdait foi en ce que Hikaru avait dit la veille. D'une manière ou d'une autre, il devait trouver le moyen d'approcher le blond le plus tôt possible s'il voulait mettre au clair cette situation douloureuse.
Pour aujourd'hui ça semblait cependant mal parti, l'entrainement du soir se terminait déjà sans qu'il n'ait pu l'approcher à moins de trois mètres. Il s'enfuyait à chaque fois en le voyant arriver. Le tensai en aurait presque crié de rage, si ça avait été dans sa personnalité, mais il n'était pas comme Momoshiro ou encore Kaidoh à faire ouvertement place à ses sentiments et les laisser éclater au grand jour. Non, lui était plus subtil et cachait au fond de lui les sentiments qu'il ne voulait pas que l'on découvre. Mais là après seulement une journée d'ignorance de la part du blond, il se sentait frustré. Personne ne réagirait bien en étant évité par l'être que l'on chéri, à plus forte raison sans aucunes raison apparente.
C'est la tête pleine de questions et d'interrogations qu'il rentra chez lui. Il avait laissé Eiji totalement démoralisé sur le seuil de sa porte. Il avait proposé de rester mais le brun n'avait pas souhaité sa présence à ses côtés. Il devrait sans doute le consolé du lendemain après qu'il ait passé la nuit à déprimer. Soupirant fortement, Syuusuke pénétra dans son habitation où sa sœur vint l'accueillir avec le sourire. Au moins aujourd'hui, il ne serait pas seul chez lui.
Lui non plus n'avait pas passé la meilleure des nuits. Il avait passé son temps à revoir dans sa tête toutes les bêtises qu'il avait faites la veille. Et il y en avait mine de rien. Aujourd'hui, il devait réparer les pots cassés. Ses senpai devaient fortement s'interroger sur son comportement qu'il qualifiait lui-même de puéril. C'est fort de cette idée qu'il partit d'un pas serein vers le lycée. Étrangement, alors qu'il faisait la route avec Ryoma, son petit ami ne vint pas à leur rencontre, et cela n'avait pas l'air de l'ennuyer. Il marchait d'un pas nonchalant comme toujours.
- Nani ? Demanda-t-il alors que Hikaru le fixait depuis plusieurs minutes.
- Ben… je me demandais pourquoi il n'était pas là aujourd'hui, répondit Hikaru en se grattant le menton.
Pas qu'il aimait s'ingérer dans les affaires privées des autres mais il était tout de même curieux.
- Il ne pouvait pas venir, répliqua le jeune homme en haussant les épaules. Tu devrais d'abord régler tes affaires avant de t'inquiéter pour les autres.
- C'est-ce que je vais faire. J'ai agit comme un idiot hier. Alors je vais devoir tout régler aujourd'hui.
- Oh alors la crise d'angoisse a finit par fiche le camp. Pas mal. Reste plus qu'à voir la réaction de Fuji-senpai et de Kikumaru-senpai.
- Hum, approuva le blond qui appréhendait cette rencontre.
Le reste du chemin fut ensuite silencieux, chacun étant perdu dans ses propres pensées. Une fois le lycée en vue, la nervosité refis surface, mais il ne se laissa pas submerger. Il parlerait à ses senpai dès qu'il les verrait. Il attendit donc les minutes passer, les longues minutes qui le séparaient d'eux. Il attendit jusqu'à ce que l'entrainement approche et qu'il ne reste plus que cinq minutes. Il ne pouvait s'empêcher se s'inquiéter. Lui qui avait décidé de leur parler, voilà qu'ils étaient absents. L'évitaient-il ? C'était en fait un juste retour des choses en y pensant. Il en était là de ses réflexions quand la porte s'ouvrit et qu'un Fuji essoufflé pénétra dans la pièce. En l'apercevant, Hikaru n'avait qu'une envie : se jeter sur lui et lui vider son sac. Seulement, il ne restait au châtain que deux minutes en tout et pour tout pour se changer et rejoindre le terrain. Autant le laisser tranquille. Il ne manquerait plus que le tensai se fasse incendier par Tezuka et ce serait la fin de son apparente bonne humeur. S'il voulait que ses excuses passent mieux, autant que son interlocuteur soit dans un bon état d'esprit. Hikaru sortit donc, ne remettant qu'à plus tard cette discussion.
L'entrainement se déroula sans que Kikumaru se montre, ce qui était étonnant en soit. Depuis qu'il avait intégrer le club, il savait que son senpai n'avait jamais manqué aucun entrainement. Il n'aurait plus qu'à demander à Fuji-senpai la cause de cette absence. Raison de plus pour lui parler rapidement. Mais pour le moment il devait se concentrer sur le moyen de renvoyer les balles surpuissantes de Kawamura-senpai. A grand coup de « Burning ! » et de « Baby ! », les boulets de canon pourraient facilement lui arracher les bras. Depuis quelques temps déjà le troisième année avait amélioré ses coups de manière fulgurante aussi bien au niveau de la maitrise qu'au niveau de la puissance. Lui qui n'avait que de petits bras devait donner le maximum de sa force à chaque frappe. Le match ne devait donc pas s'éterniser.
Cette fois-ci, ce fut au tour de Fuji de disparaitre juste après l'entrainement. Hikaru le regardait s'éloigner vers la partie du lycée réservé à l'enseignement au trot. D'une certaine manière, il savait qu'il l'évitait. Autrement que pouvait-il avoir de si important à faire qui nécessite qu'il parte en courant vers les bâtiments scolaires alors qu'il restait encore du temps avant le début des cours ? Sans empressement il se changea, déçu que tout ne se passe pas comme il l'avait imaginé.
- Alors, les problème sont résolus ? Demanda ironiquement Ryoma quand il s'installa à ses côtés.
D'un regard Hikaru lui fit comprendre que pas du tout. Il était déjà bien assez dépité pour que son ami vienne se moquer. Il était en plus parfaitement au courant qu'il n'avait pas pu parler au châtain puisqu'il était derrière lui en souriant de ses devoirs quand celui-ci était partit en courant. Un de ses jours il trouverait aussi le moyen de se moquer de sa relation avec cet Akutsu. Bon, il fallait d'abord qu'il trouve le remède contre la maladie de la statue qu'il avait développé en le voyant, mais c'était un autre paire de manches. Il chassa au loin le regard hargneux de ce jeune homme asocial et se concentra sur le problème présent qui était beaucoup plus important.
Il n'écouta que vaguement le cours, se faisant incendier par le professeur d'anglais pour ne pas avoir réussi à répondre à sa question puis finalement l'heure du déjeuné arriva. Il mangea sommairement et sur le pouce, ayant un incroyable nœud à l'estomac, puis machinalement, il sortit de la classe. C'est le cœur battant à tout rompre qu'il entama sa route vers la classe de Fuji-senpai. Il ne pouvait qu'être là puisque sa sœur lui préparait toujours son déjeuné et qu'il faisait trop froid pour manger dehors.
Après avoir hésité devant la porte, il finit par entrer et ne chercha pas longtemps avant de trouver le tensai à sa place au fond de la salle. Il regardait par la fenêtre d'un air absent. A côté de lui le bureau de Kikumaru était vide. Il n'était donc pas arrivé entre temps. Il aurait aimé parler aux deux, mais bon, tant pis, il s'expliquerait d'abord avec Fuji-senpai. Avançant d'un pas mal assuré jusqu'à sa table, il se planta devant lui réfléchissant à comment aborder le sujet. Il avait, certes, le courage de venir lui parler mais il n'avait aucunement réfléchi à la manière de dire les choses. Quand le châtain se tourna vers lui, il se mit à trembler.
- Euh… senpai… je… enfin j'aimerai te parler…
Avant même qu'il n'aille au bout de ses pensées, le tensai se leva sous son regard stupéfait. Il ne voulait même pas lui laisser le temps de s'expliquer et préférait à son tour l'ignorer alors qu'il faisait un gros travail sur lui-même pour ne pas succomber à sa timidité et partir en courant ? Là, ce n'était pas juste, vraiment pas juste. Il en attrapait même les larmes aux yeux.
- Nous serrons mieux sur le toit, dit-il soudainement coupant court à ses lamentations muettes.
- B… Bien sûr.
C'est vrai que maintenant qu'il y pensait, il n'allait pas déblatérer sa vie privée devant toute la classe. C'était trop gênant. Et ce devait l'être tout autant pour son senpai.
Le froid mordant lui piquait les joues et traversait son pull, déposant sur sa peau une fine chaire de poule. L'idée du toit pouvait être sans conteste très bonne, mais il n'avait pas pensé au fait qu'avec cette température proche de zéro, sortir seulement vêtu de l'uniforme scolaire sans même avoir son manteau devenait un challenge. Pourquoi Fuji-senpai l'avait-il amené sur le toit alors que lui non plus n'avait pas pris son manteau ? En plus de ça, il ne semblait pas incommodé par le froid où alors il le cachait très bien. Au fond de lui Hikaru se disait que Fuji faisait exprès pour se venger. Mais bon, s'il voulait parler dans cet endroit eh bien soit, il le ferait quitte à choper une pneumonie. Au moins, ce serait un gage de sa bonne volonté.
Sentant qu'il attendait qu'il commence, Hikaru mit un peu d'ordre dans ses pensées.
- Alors voilà… j'aimerais m'excuser. Pour hier. Je ne voulais pas vous éviter comme je l'ai fait, mais je ne savais pas comment réagir. J'était terrifié à l'idée de faire un geste déplacé ou de prononcer une mauvaise parole. Je ne savais pas comment je devait me comporter en votre présence. C'est justement de ça que l'on parlait avec Ryoma quand vous êtes arrivés et que Kikumaru-senpai m'a sauté au cou. Ça m'a tellement surpris que je me suis dégagé rapidement et que j'ai fuit. Ça ne voulait pas dire que je regrettais ce qu'il s'est passé il y a deux jours. Je… j'ai trouvé ça bien !
Une fois qu'il eut fini son long monologue, il refixa son attention sur son senpai, les joues en feu. A cause du stress il avait parlé tellement vite et de tout ce qui lui passait par la tête qu'il en avait résulté un bouillie d'informations qui avait du semer la compréhension du tensai. Ce fut le regard bleu du jeune homme qui l'accueillit preuve il en était qu'il avait écouté sérieusement. Le sourire dont il ne se dépatissait jamais avait disparu et il le regardait sérieusement. Encore plus nerveux face à cette expression, le blond se mit à regarder ses chaussures dans l'attente de sa réaction qui ne tarda pas à venir.
- Dis-moi Hikaru. Si j'ai bien compris, tu as juste du mal à savoir quel comportement adopter quand tu es avec nous.
N'osant pas relever les yeux il se contenta d'approuver d'un signe de la tête.
- Donc, tu ne regrettes pas les paroles que tu as dites ce soir-là ? Tu veux bien que l'on soit ensembles ?
- Bien sûr ! C'est-ce que je veux plus que tout ! S'écria-t-il en relevant soudainement le visage, accrochant son regard aux orbes bleu rois.
Orbes qui maintenant le regardaient une lueur amusé animant leurs prunelles. Sans qu'il ne s'y attende, il fut plaqué contre le mur sans aucune délicatesse tandis que son senpai se plaçait bien face à lui, l'empêchant par là-même de fuir.
- Idiot, dit-il, son sourire revenu. Tout ce que l'on te demande c'est que tu restes toi-même. Ne pense pas à ce qu'il serait bien de dire, dis ce qu'il te passe par la tête. Ne pensa pas à ce qu'il serait bien de faire, fais ce qu'il te plait. Ne te soucie pas des regards extérieurs. C'est en étant toi-même que je suis tombé amoureux de toi alors n'essais pas de changer ta façon de te comporter.
S'étant rapproché de son interlocuteur durant son explication, son corps était collé à celui du plus jeune et bientôt sa bouche se pressa contre la sienne tandis que deux mains venaient prendre en coupe son visage pour le mener à la bonne hauteur. Ce ne fut qu'un innocent baiser, lèvres contre lèvres avant qu'ils ne se séparent. Cette ébauche de baiser ne leur suffit pas et c'est naturellement que leurs bouches se rencontrèrent une seconde fois dans un échange plus passionnel. En même temps que la langue de Fuji pénétra dans l'antre du blond ses mains vinrent flatter les reins d'Hikaru à même la peau, faisant frissonner ce dernier à la sensation des mains froides posées sur sa peau.
Hikaru passa ses bras autour du cou du châtain, se plaçant sur la pointe des pieds pour profiter au maximum de l'échange. La langue de Syuusuke pénétra alors plus profondément dans sa bouche le rendant fou de plaisir. Il était coincé entre le corps chaud qui lui prodiguait des caresses et cette langue qui pénétrait si profondément en lui qu'il avait l'impression que Fuji voulait le fouiller et découvrir tout les secrets de son âme. Ce muscle chaud explorait sa bouche entière passant sur le palais et les dents sensuellement. Hikaru s'accrocha comme un damné à l'encolure du pull du tensai, arquant son corps au maximum pour profitait le plus possible de la chaleur de son corps.
Le baiser finit par se clore, laissant le plus jeune essoufflé et le rouge aux joues. Il n'avait encore jamais partagé un baiser si intense. Il se demandait si son senpai y avait lui aussi pris du plaisir. Il avait plus d'expérience que lui dans ce domaine alors ce genre de chose ne devait pas être grand-chose pour lui. Fuji sourit à la vision du jeune homme reprenant son souffle. Il manquait encore de maitrise, mais nul doute qu'il deviendrait un maitre en matière de baiser d'ici peu, surtout s'il avait un professeur tel que lui.
Une fois la passion passée, la rudesse du temps se rappela à leur bon souvenir par une soudaine bourrasque qui fit grelotter Hikaru. Ce dernier se reprocha de son senpai, se collant à son torse qui paraissait tellement chaud pour se procurer un peu de chaleur. Le sentant frissonner contre lui Fuji passa ses mains dans son dos restant quelques secondes dans cette position. Puis il les déplaça sur les épaules de son kohai animées de soubresauts avant de lentement les faire glisser le long de ses bras pour finalement saisir ses mains dans les siennes, les étreignant vigoureusement.
- Rentrons, dit-il simplement.
Le voyant revenir en cours gai comme un pinson Ryoma su que ça s'était bien passé. Franchement, faillir perdre les personnes qu'il aime pour un simple problème de communication, il n'y avait que le blond pour avoir ce genre de problème. Tout cela à cause de sa naïveté et de sa gentillesse sans oublier sa timidité. Une chose était sûre, ses deux senpai avaient de la chance d'être aimés par lui, a contrario, ils devront veiller sur lui et surtout faire attention à ce que ses qualités ne se transforment pas en défauts. Ce qui, connaissant le caractère du jeune homme, risquait fort d'arriver.
Suite à sa petite discussion sur le toit de l'école, Hikaru se sentait mieux, presque libéré du poids qui lui pesait sur les épaules. Presque oui, il ne s'était expliqué qu'avec un de ses senpai, donc tout n'était pas encore rentré dans l'ordre. A cette pensé un éclair de lucidité lui traversa l'esprit : où était Kikumaru-senpai ? Il n'était pas en classe et il avait complètement oublié de demander à Fuji-senpai s'il en connaissait la raison. Bon c'est vrai qu'après un tel baiser, il était resté comme deux ronds de flan avachi sur sa chaise, son esprit dans une brume agréable. Mais maintenant qu'il avait dégrisé, la réalité le rattrapait et avec toutes les questions qu'il se posait.
La fin des cours tarda à arriver. Il était vraiment pressé de revoir Fuji-senpai pour déverser sur lui son flot de question mais cette fichue horloge s'amusait à égrainer les minutes à une lenteur infernale le mettant presque au supplice. S'il ne tenait qu'à lui, cela ferait longtemps qu'il l'aurait flanqué par la fenêtre pour ne plus entendre son tic-tac monotone et se serait précipité hors de la salle de classe pour ne plus avoir à subir se stupide cours dont il ne voyait aucunement l'intérêt d'ailleurs.
La délivrance arriva enfin. Hikaru soupira de reconnaissance, ses neurones ayant été mises à rude épreuve pour comprendre des brides de ce cours alors qu'il avait la tête occupées à autre chose. Il pu enfin accrocher Fuji-senpai qui semblait pressé de quitter l'établissement.
- Tu sais ce qu'il a Kikumaru-senpai ? C'est quand même bizarre qu'il ne soit pas apparu de la journée.
- Il ne pouvait pas venir. Il est cloué au lit à cause d'un coup de froid du notamment au fait que quelqu'un l'ai rejeté toute une journée et qu'il ait passé la soirée dehors à réfléchir sans rien de chaud sur le dos.
- Tu veux dire que c'est de ma faute ! S'exclama Hikaru les yeux rond. Je ne voulais pas ça moi…
Fuji rit sous cape, le blond était vraiment crédule. Le coup de froid d'Eiji n'avait rien à voir avec lui. Il avait simplement dormi en petite tenue sur le canapé du salon. Résultat le lendemain il avait contracté un gros rhume assorti d'une fièvre de cheval. Heureusement qu'il était passé par chez lui en voyant qu'il n'arrivait pas. Il aurait pu attendre longtemps puisque cet idiot ne l'avait pas appelé pour le prévenir. Mais voir le visage scandalisé et fautif d'Hikaru l'amusait. Il était vraiment naïf. En lui parlant ainsi il s'assurait sa coopération dans un petit plan qui venait de germer dans son esprit.
- Je comptais justement passer le voir maintenant.
- Je t'accompagne ! S'exclama-t-il précipitamment.
Bingo ! Exactement la réaction qu'il attendait. Il était tellement prévisible ce garçon.
- Très bien, alors allons-y, répliqua Fuji en se dirigeant vers la sortie, un sourire énigmatique étirant ses lèvres.
Voili voilou.
Je vous dis à la prochaine !
