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Fireflies - Chapitre 21

By KobutoriRisu

C'était typique, quand une personne vivait sa vie, de ne pas être en mesure de bien apprécier tous les petits moments qui, l'un après l'autre, conduisait à quelque chose d'important. Iruka les appréciait, comme tout le monde, avec le recul.

Il y avait des moments, cependant, quand vous les vivez et que vous appréciez l'importance du moment, qui peuvent avoir des conséquences, que ce soit en bien ou en mal.

Iruka était en train de vivre un de ces moments. Deux moments. Le premier commençant par Anko et se terminant par le désespoir. Et l'autre révélant que le premier n'était rien de plus qu'un catalyseur.


Iruka débutait une nouvelle année scolaire et entre ceci et ses fonctions administratives, il était très occupé. Agréablement occupé. Il était plus que probable qu'il passait beaucoup trop de temps à travailler mais il aimait ce qu'il faisait et il était doué, de sorte que le résultat final rendait Iruka heureux.

Ses anciens élèves, à l'exception de Sasuke, se révélaient être des membres productifs du village. Il ne pouvait pas s'empêcher de ressentir de la satisfaction chaque fois qu'il voyait un des jeunes shinobi qu'il avait contribué à façonner devant lui. Notamment Naruto, qui avait passé si longtemps sans que personne ne croit en lui. En comparant où il en était à présent et où il en était quand Iruka l'avait pris sous son aile, c'était vraiment tout à fait étonnant. Il fallait toujours garder un œil sur lui au cas où il s'ennuyait sinon il terrorisait le village, bien qu'en privé, Iruka admettait que les manigances de Naruto le rendaient encore plus friand du garçon.

Iruka était également de plus en plus friand des Jounins avec qui il avait de plus en plus d'interactions. Ils étaient intéressants et stimulants et certains d'entre eux étaient des gens qu'il n'aurait jamais imaginé avoir un quelconque type de conversation en dehors de ses fonctions. Et il était complètement, de façon inappropriée, abruti par l'un d'entre eux et devait vivre en sachant qu'il n'aurait jamais rien de lui mais il avait appris à l'accepter sans que cela ait un impact sur sa façon de vivre.

Bien qu'il se demandait souvent ce que serait devenue sa vie s'il n'avait pas développé cette relation quelque peu inhabituelle avec Kakashi. Inévitablement, il prêtait attention à l'autre Jounin et la conséquence de tout cela était qu'il se retrouvait, de manière inattendue, en sa compagnie… souvent.

Il venait souvent au Bureau des Missions à la fermeture, quand tout était calme et qu'Iruka était seul, attendant les derniers rapports. Il aimait faire la fermeture. Ça lui offrait la chance de faire son travail en paix.

Le Bureau des Missions était actuellement calme à cette heure, mais pas vide. Tout comme les Jounins avaient aimé flâné dans la chambre d'hôpital de Kakashi quand il était inconscient, ils s'étaient rabattu sur le Bureau des Mission, trouvant l'atmosphère calme de fin de journée étrangement attrayante. Il y avait des canapés ici et là dans la pièce qui étaient souvent utilisés en fin de journée car certains Jounins appréciaient de pouvoir s'y relaxer en parlant tranquillement entre eux pendant qu'Iruka travaillait sur ses piles de papiers.

La plupart du temps, ils ne fournissaient pas de distraction et une fois que ses heures de travail étaient terminées, ils l'incluaient dans leurs conversations et plus souvent qu'autrement, il se retrouvait à se joindre à eux pour un repas ou un verre, selon l'heure.

Mais même les soirs où ce n'était pas le cas, il trouvait agréable d'avoir leurs voix en bruit de fond alors qu'il travaillait, attendant l'heure de partir. Son travail impliquait souvent de corriger les copies de ses élèves. Le travail qu'il était censé faire durant son heure de déjeuner, mangeant quelque chose qu'il avait spécifiquement fait de manière à le pouvoir manger d'une seule main tandis qu'il utilisait l'autre pour annoter les copies.

Mais c'était avant. Son heure de déjeuner était devenue autre chose et si Iruka aimait la fin de journée pour sa tranquillité, le déjeuner était devenu son moment le plus favori de tous.

Invariablement, dès que les enfants disparaissaient par la porte, Kakashi entrait par la fenêtre. Plus souvent qu'autrement, Iruka l'attendait, bien que parfois, il avait quelque chose à terminer avant alors l'autre homme se perchait patiemment sur le rebord de la fenêtre et lisait tranquillement son livre.

Les deux hommes étaient devenus ce qu'Iruka pouvait décrire, avec un degré d'incrédulité et d'émerveillement, comme des amis. Amis qui passaient du temps ensemble régulièrement. Amis qui parlaient, que ce soit sérieusement ou pas. Ou en fait, ne parlaient pas et appréciaient juste la compagnie de l'autre. Il semblait, en quelque sorte, en ne cherchant pas à soutirer des informations à Kakashi qu'il ne voulait pas, Iruka avait en quelque sorte détruit l'un des murs que Kakashi avait été si soucieux de bâtir. Il y avait une chaleur qui s'installait dans son ventre à chaque fois qu'il y pensait. Kakashi avait confiance en lui et en conséquence, il était à l'aise avec lui.

La meilleure chose de tous était que plus Iruka passait du temps avec lui et plus il l'aimait. Kakashi était tellement plus que ce qu'Iruka avait pensé. Non, il n'était pas toujours sérieux et Iruka était souvent déchiré entre rire ou lui jeter quelque chose au visage. Mais il y avait des profondeurs cachées dans ce qu'il avait à dire et Iruka devenait très bon pour lire entre les lignes. Sa nouvelle compétence était appréciée par beaucoup et quand d'autres personnes trouvaient Kakashi plus étrange que d'habitude, c'était de plus en plus vers Iruka qu'ils se tournaient dans l'espoir d'avoir une traduction. Plus souvent qu'autrement, à leur consternation, Iruka haussait simplement les épaules. Kakashi pouvait se faire comprendre très clairement quand il le voulait.

Iruka n'avait pas vraiment pensé au fait qu'il n'avait pas eu d'ami proche depuis longtemps, mais maintenant qu'il en avait un, il comprit finalement ce qui avait manqué par le passé. Il se rendait compte maintenant qu'il n'avait jamais eu quelqu'un qui l'acceptait pour ce qu'il était, comme des amis proches le faisaient. Il n'avait pas formé de lien inébranlable avec ses camarades de classe de l'Académie ou son équipe Genin. Il avait naïvement pensé que ce que lui et Mizuki avaient partagé était identique aux autres, mais même sans vraiment chercher profondément, il pouvait voir que par rapport entre l'engagement de Naruto envers Sasuke, la proximité entre Shikamaru et Choji ou Kotetsu et Izumo, ou même l'antagoniste relation entre Sakura et Ino, l'amitié qu'il avait cru partager n'était même pas proche.

Mais les choses avaient changé.

Il avait une variété de personnes qu'il considérait comme ses amis. Et alors qu'il n'avait jamais cessé d'être la personne indépendance qu'il était, c'était agréable de savoir qu'il y avait des gens qui se souciaient de lui. Des gens qu'il pouvait aller voir quand il était troublé. Des gens qui comprenaient quand il voulait de la compagnie et quand il avait besoin d'être seul.

Et puis… il y avait Anko.

Iruka connaissait Anko plus longtemps que la plupart des gens qu'il fréquentait… ils avaient le même âge et avaient été dans la même classe à l'Académie. Il n'avait jamais été proche d'elle cependant. Ce n'est pas qu'il ne l'aimait pas, ils n'avaient simplement pas grand-chose en commun. Il ne pensait pas qu'Anko ait jamais vraiment prêté beaucoup attention à lui. Il était à peu près certain qu'elle gardait de lui l'image du garnement qu'il avait été. Mais comme certains Jounins commençaient à traîner plus souvent au Bureau des Missions, ils attiraient d'autres shinobis, exposant Iruka à encore plus de gens qu'il côtoyait à peine peu de temps auparavant. Des gens comme Anko.

Et la chose était que, dernièrement, Anko lui prêtait attention. Il semblait que chaque fois qu'il la regardait, elle le fixait avec une expression sur le visage qu'il qualifiait de 'calculatrice'.

Comme elle le faisait à cet instant.

Il commençait à se faire tard le flux de rapport avait diminué. Des gens entraient et sortaient et en dehors des trois personnes qui géraient le bureau, personne ne restait à proximité. Sauf Anko, appuyée discrètement contre un mur.

Fixant Iruka.

Il l'avait ignoré, en partie parce qu'il avait des choses à faire, en partie aussi parce qu'il espérait qu'elle disparaitrait. Malheureusement, elle n'était pas du genre à abandonner facilement et même après quelques heures et que les deux autres Chuunin qui travaillaient avec lui étaient parti, laissant Iruka fermer, il pouvait sentir son regard sur lui.

Il pouvait se retirer dans la sécurité de son appartement, s'il pouvait réussir à l'ignorer encore un peu. Le problème était que malgré son apparence calme, sa peau piquait d'irritation, comme s'il était attaqué par un essaim et il était arrivé à un point où il n'agissait plus aussi rationnellement qu'il l'aurait voulu. Il la regarda avec exaspération et craqua : « - Quoi ? »

Elle avança vers lui, se perchant à moitié sur son bureau et le fixa encore un moment. Il haussa les sourcils et finalement elle demanda : « - Alors, qui est-ce ? »

Iruka la regarda avec exaspération, poussa un soupir agacé et reprit son travail. Il estimait qu'il y avait une réelle possibilité qu'il n'était pas prêt de se débarrasser d'elle. « - Qui est quoi ? »

« - La personne pour qui tu as le béguin. »

La main d'Iruka trembla un peu et de l'encre tomba sur un mot, le rendant illisible. « - Quoi ? »

Il pouvait sentir une rougeur envahir ses joues alors que son rythme cardiaque s'accélérait. Assidûment, il fixa ses papiers donc tout ce qu'elle pouvait voir de lui, c'était le haut de son crâne.

« - Tu as le béguin pour quelqu'un. Je le sais. Je n'arrive pas à trouver qui. »

« - Je ne sais pas de quoi tu parles. » Mentit Iruka.

« - Tu as un visage très expressif, Iruka, je peux dire que quelque chose se passe. »

« - Anko. » Dit-il en serrant les dents, essayant de rester calme. « - Je suis en train de travailler là. L'Académie sera ouverte demain. Je suis sûre que tu pourras trouver quelques jeunes de douze ans avec qui bavarder. »

« - Ce qui me rend encore plus perplexe. » Persista-t-elle joyeusement. « - C'est que tu sembles plus détendu que tu ne l'étais auparavant. Tu n'arrêtais pas de chercher frénétiquement quelqu'un tout le temps mais tu ne le fais plus. Donc j'en conclu que tu t'es confessais, seulement, tu es le seul à te comporter différemment. »

Iruka poussa un soupir et la regarda. « - Tu as vraiment besoin de te trouver une occupation. Tu es irritable quand tu t'ennuies. »

Anko lui sourit. « - Tu esquives. » Dit-elle. « - Je le découvrirais, ne t'inquiète pas. »

« - Je vais tâcher de faire en sorte que ça ne m'empêche pas de dormir. » Répliqua Iruka alors qu'elle retournait s'appuyer contre le mur.

Il avait l'envie de lui jeter quelque chose au visage. Il pouvait paraître calme et était tranquillement convaincu qu'il avait réussi à rester neutre mais il n'avait pas besoin de cela. Comment est-ce qu'Anko ou même toute autre personne, avaient-ils pu remarquer quelque chose ? Bien sûr, elle était toujours dans les parages ces derniers temps, en général en train de parler avec Kurenai mais il n'agissait pas différemment quand elle était présente ou quand elle ne l'était pas. Il était inquiet. Anko était comme un ninken sur une piste. Elle ne laisserait pas tomber.

Le problème était qu'elle avait raison. Il avait un visage expressif et quand ils étaient à l'Académie, elle avait toujours été douée pour le taquiner. Maintenant, il savait pourquoi elle faisait tellement attention à lui ces derniers temps. Des rapports continuaient à affluer lentement alors que la soirée tirait à sa fin et il anticipait celui de Kakashi. Si elle continuait à le surveiller, il ne savait pas s'il réussirait à donner le change, peu importe comment il essayait. Aucune réaction pourrait tout aussi signifier une réaction. Ça allait être difficile.

Son genou commença à bouger nerveusement sous le bureau et il le força à arrêter. Il jeta un regard vers elle et elle plissa les yeux. Et cet échange de regard eut lieu au moment précis où Genma entra dans la pièce. Il se figea et les regarda tour à tour. Iruka détourna les yeux et continua à ignorer Anko mais du coin de l'œil, il pouvait voir Genma la rejoindre.

« - Que fais-tu pour rendre Iruka si nerveux ? » Demanda Genma sans prendre la peine de baisser la voix.

« - J'essaye de trouver de qui il a le béguin. » Répondit-elle.

« - Oh ? » Iruka pouvait entendre le sourire dans la voix de Genma. « - Qu'est-ce qui te fait supposer qu'il a le béguin ? » Iruka grinça des dents. Genma pouvait être aussi immature et commère qu'Anko.

« - Oh, s'il te plait. Il n'y a pas de 'supposition' ici. Il s'est entiché de quelqu'un depuis un certain temps maintenant. Il est beaucoup trop facilement distrait, rougit sans raison et je te jure que je l'ai vu rêvasser. »

Iruka pouvait sentir le regard de Genma sur lui. Sa main se resserra autour de son stylo et il pouvait sentir la rougir envahir ses joues à nouveau.

« - Ça ressemble effectivement à un béguin. » Déclara Genma avec légèreté. « - Une idée de qui c'est ? »

« - Non, c'est la raison pour laquelle je surveille. »

« - Huh. »

Iruka regarda le couple. Maintenant, ils étaient tous les deux en train de le fixer attentivement. Il se sentait comme une souris surveillée par des chats. C'était déconcertant. Il leur lança un regard noir. Genma sourit autour de son senbon. Iruka sentit sa tempe palpitait.

Iruka aurait dû prévoir que quelqu'un d'autre choisisse ce moment pour entrer et tout comme Genma avant lui, Gai ressentit immédiatement l'atmosphère de la salle, les regardant tous les trois avant de rejoindre Anko et Genma.

« - Anko, Genma, quelque chose ne va pas ? »

« - On peut dire ça. » Répondit Anko.

« - Nous essayons juste de savoir de qui Iruka a le béguin. » Déclara Genma.

« - Iruka a le béguin ? C'est merveilleux ! L'amour est une partie importante de la jeunesse ! » S'enthousiasma Gai. « - Avez-vous une idée de qui c'est ? »

Iruka ferma les yeux et prit une grande inspiration. Sa mâchoire commençait à lui faire mal.

« - Pas encore. » Répondit Genma avec une grimace évidente dans la voix.

Iruka ouvrit les yeux et regarda fixement ses papiers. Il continua à respirer et essaya de défaire la poigne de fer de sa main autour de son stylo. Cette fois, il ne fut pas surpris quand la porte s'ouvrit à nouveau, au contraire, il se sentait parfaitement calme. Il ne leva pas les yeux et il y eut un moment de silence avant que la voix de Kurenai s'élève. « - Laissez Iruka tranquille. »

« - Aha ! » S'écria joyeusement Anko. « - Tu sais ! »

« - Je ne sais rien du tout sauf que tu es en train de troubler Iruka, Anko. »

« - Pas plus qu'il est en train de me troubler. J'ai toujours pu comprendre Iruka à l'Académie mais depuis, il a appris à être plus énigmatique. Je pense qu'il a pris des cours auprès de Kakashi. » Elle fit une pause. Iruka résista à l'envie de la regarder. « - Kakashi… » Répéta-t-elle pensivement. « - Nous devrions demander qui c'est à Kakashi. »

« - Anko… » Commença Kurenai avec une note d'avertissement dans sa voix.

« - Oh allez, je ne l'ai jamais vu intéressé par personne. L'as-tu vu ? N'es-tu pas curieuse de savoir de qui il a le béguin ? »

« - Euh, y'a-t-il un problème ? » Demanda Kakashi alors qu'il ouvrait la porte. Iruka se figea.

« - Kakashi ! Dis-nous qui c'est ! » S'exclama Anko en bondissant joyeusement vers lui.

« - Anko ! » Siffla Kurenai.

Il y eut un moment de silence avant que Kakashi réponde : « - Je ne sais pas de quoi tu parles. »

Avec le commentaire ignorant de Kakashi, un sentiment désagréable envahit Iruka et une boule de glace se forma dans son ventre. Il se sentit soudainement mal à l'aise que Kakashi le sache.

« - Tu dois savoir. » Persista Anko. « - Tu sembles toujours tout savoir. »

« - Je ne sais même pas de quoi tu parles. » Répondit Kakashi avec une voix ennuyée.

C'était assez pour Iruka. Il en avait assez. Il savait qu'Anko n'était pas mal intentionnée, qu'elle voulait juste s'amuser, de même que Genma. La moindre petite chose futile pouvait fournir une libération au stress bien nécessaire, mais il ne voulait pas être leur cible, pas avec cela. Ils n'étaient peut-être pas mal intentionnés mais ils lui transféraient leur stress. Il ne voulait pas rester ici plus longtemps, ne voulait plus entendre un mot de plus, ne voulait pas être sous le regard scrutateur de Kakashi quand Anko clarifierait sa question. Si Kakashi ne savait pas déjà, il rassemblerait facilement les pièces du puzzle pour le découvrir. Et bien sûr, il savait. Anko avait raison. Il savait toujours tout. Aucun détail ne lui échappait. Iruka avait été fou de penser qu'il pouvait garder cela pour lui-même. Kakashi savait. Iruka était reconnaissant que l'homme ne l'ait pas rejeté, qu'il avait laissé leur amitié se développer quand même. Mais il ne pouvait pas faire face à ce moment.

Iruka se leva. Anticipant l'éclat de colère habituel, Anko et Genma grimacèrent mais il n'y avait aucune colère en lui. Il était juste déterminé à partir avant que sa vie s'effondre sous ses yeux. La glace dans son ventre s'était répandit dans tout son corps. Calmement, il rassembla ses papiers puis laissa son regard voyager sur tout le monde. « - Ça suffit. » Dit-il doucement puis il partit.

Le calme étrange persista en lui. Ses pensées n'étaient pas en ébullition… il ne pensait pas. Il commença juste à marcher vers sa maison.

« - Iruka… » Résonna la voix de Kakashi derrière lui. Il fit une pause à mi-mouvement et abaissa lentement le pied par terre. Il ne se retourna pas.

« - Tu ne veux pas juste oublier ça ? »

« - Iruka… » La voix de Kakashi était tout près derrière lui.

« - Non, ça n'a pas d'importance. De toute évidence, ça n'a pas d'importance. »

Il sentit la main de Kakashi sur son bras. Il se retourna mais ne put pas le regarder directement, se contenta de fixer au loin par-dessus son épaule, un sourire sans humour aux lèvres.

« - Iruka, tu sais que je… » Commença Kakashi mais le reste de sa phrase se tut et sa main quitta le bras d'Iruka. Ce dernier se demandait ce que Kakashi voyait sur son visage.

Il tourna les yeux vers le visage de Kakashi puis croisa son œil, qui disait toujours tant et si peu en même temps et pendant un instant, tout se figea. C'était comme si le temps s'arrêtait et durant ce bref moment, il oublia tout. Il n'y avait plus qu'eux deux, enveloppé dans un cocon sombre et silencieux.

Il se dressa sur la pointe des pieds pour être en mesure de basculer en avant et posa ses lèvres contre celles de Kakashi, recouvertes par du tissu.

Et puis le temps reprit sa course. Kakashi fit plusieurs pas en arrière et Iruka couvrit sa bouche avec sa main. À quoi avait-il pensé ?

« - Je ferais mieux d'y aller… » Dit maladroitement Kakashi. « - Je te verrai demain. » Il disparut presque aussitôt et ce fut fini.

Idiot.