*depose en vitesse le nouveau chapitre sur la table et revient vers une lectrice, triomphante*
Hum, hum... PARI TENU, JE RESTE GENIAAAAAAAAL !
Bah oui, quand on me sert les bons mots, je me démène pour écrire encore plus vite le nouveau chapitre, seulement deux jours après avoir déposé le précédent. Je suis si géniale.
Voilà, JuliaEmmett, j'espère avoir réussi ce défi, et que cette suite te plaira ! J'ai beaucoup pensé à toi en l'écrivant, et mon objectif était de le terminer avant demain ! Et c'est dans la poche ! Tu peux donc construire un monument à ma gloire éternelle, preuve de mon genialissime talent ! XD
Bien, et avant d'entamer ce chapitre, réponse à vos reviews !
Inscrites :
Cha-and-Shihanna : c'est toujours un plaisir d'écrire pour toi ! (les autres aussi, d'ailleurs ^^) eh oui, encore des mystères, mais que veux tu, c'est mon côté genialissime qui me fait faire des trucs... Génialissimes... X) On a toutes eu un prof de maths aussi sadique que Whyle, je te rassure ! (courage si tu l'as encore !) Bella craque... Ou pas ! =D
Larosesurleau : Hey, tu te diriges peut-être vers la bonne direction... Mais je ne peux rien te dire, peut-être chauffes tu, mais peut-être geles tu !
Mariee.M : Hmm, allez, un indice... t'es Viréeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee ! T'as tout faux ! Enfin... Peut-être pas tout compte fait ! Oh et puis... Pourquoi ne lirais tu pas la suite pour savoir si tu as raison...? XD
Sochic88 : Il me semble que tu avais laissé une review dans le précédent chapitre, si... En tous cas, je suis heureuse de te savoir toujours partisane pour Domaine Interdit ! (bah ouais, c'est mon second bébé, le premier étant Ecemenrazens !) Comme je suis généreuse (pour une fois) je te donne gracieusement un indice : il n'y a pas d'échange de bébé à la maternité... A toi de cogiter à présent ! ^^
Grazie : toujours au rendez-vous, ça me fait chaud au coeur !
PatiewSnow : Snow ? Snow comme John Snow, le super sexy ténébreux dans Games of Throne ?! (à propos de ton pseudo, que j'adore !) Et une nouvelle defenseuse pour Domaine Interdit, yeaaaaaah ! Je ne peux pas te dire si tu t'avances ou non... Mais tu brûles pas mal ! J'aime quand les lectrices ont le cerveau mâché à force de se poser des questions ! (donc continue à avoir le cerveau mâché !)
Bella - lili - rosecullensister : Alors non, les Masen ne sont pas des proches de Bella... Et j'adore vous faire tourner chèvres, c'est fait exprès ! XD tu comprendras mieux certaines choses dans ce chapitre, je pense !
Habswifes : contente que ça te plaise toujours ! =)
1christelle1 : MA PREFEREE ! Toi, toi, toi, encore toi, toujours toi, et finalement toi ! J'adore tes reviews, je les attend avec une telle impatience à chaque fois ! Soit, je serais officiellement la petite teigne ! Ca ne me dérange pas, et puis je le mérite tellement ! (vu que je suis tellement géniale !) oui, avec moi, niveau idées tordues on peut s'attendre à tout... Pour les suspects... Je ne te dirais rien ! MWAHAHAHA ! (cours pendant qu'il en est encore temps, FUIS !)
GunWiHarPoTwi : Je sais que je suis cinglée, mais ça c'est parce que je suis géniale, je passe mon temps à le dire, d'ailleurs ! Ravie que ma fiction te plaise, surtout que j'ai pas mal d'idées et que c'est tout de même compliqué de tout relier... Si tu retrouve le nom du manga qui ressemble à ma fiction dis le moi =) et encore bienvenue parmi les cinglée ! (mais la reine des dingues c'est moi alors pense même pas à me détrôner ! XD)
Nynii-Rob : Alors toi... Tu me cloues sur place. Madame... CHAPEAU BAS ! Mais... Je te dirais pas sur quel point tu as raison en revanche ! Bravo tout de même, je suis sifflée !
Celine11 : T'en fais pas, c'est pas grave si tu mets pas tout le temps de review ! Comme je le dis : ne vous forcez jamais à en laisser, faut que ça vienne du coeur ! ^^ tu es mille fois pardonnée, va ! Ah, toi aussi tu craques complet pour Mr Nexpresso ? Faut dire... Il est tellement... Raaaah... Je sais, Bella elle va laisser quiller Edward et elle va rencontrer Clonney ! Mon dieu, qu'elle formidable idée ! PS : Cinglée et fière de l'être... =D
Jandi2012 : Eh bien en voici un autre, et un tout beau ! (enfin, je l'espère) tu penses que c'est Whyle ? Hé... Peut-être... (tu brûles, euh non tu refroidis, mais en fait si tu chauffes !) Nan, Masen n'est pas le père de Bella ! (mais que fais tu sur cette banquise, mon amie ?!)
Romeila : bon sang, tu m'impressionnes autant que Nynii-Rob ! Quel intuitif ! Mais je ne dirais pas non plus en quoi tu as raison... Niark !
Non inscrites :
Vieille Bique : Moi non plus je veux plus jamais te revoir, tes chats m'insupportent, je les hais autant que toi, en plus tous les films que tu nous as fait regarder étaient pourris, j'ai failli m'endormir devant l'exorciste ! (Yallaaaaaaaah !) Heureusement que j'ai relevé le niveau avec Mama et Gatsby ! Et oui c'est moi qui ai écrit le chapitre précédent ! Pauvre fille ! Tu es l'epluchure de pomme de terre que je donne à mes poules Odile, Odette et Noiraude !
Kyssou : Tu as peut-être raison... Ou pas ! =p
Laurie : Hé hé, excellente déduction, mais en même temps... J'ADORE vous embrouiller !
Pati : Ce sont des fins de sadique auteur... Vu que je suis une sadique en puissance ! =] Voici la suite, j'espère vraiment que ça te plaira... *croise les doigts*
JuliaEmmett : Alors, qui c'est la plus géniale... ? C'est bibi ! C'est moooooooi ! Bon, je dis ça mais je vais peut-être me recevoir des tomates à la fin de ce chapitre... Snif...
Vous l'avez voulu. Ce que Rome veut, César veut ! Ou ce que que César veut, Rome veut ! Ou... Ou peut importe, Domaine Interdit est là avec le chapitre XIX !
Chapitre XIX : « Tu vois, le problème avec les souvenirs, c'est que c'est comme ton ex qui se révèle être un putain de pot de colle. Ca te lâche plus et ça te rend dingue. »
Point de vue Edward.
Comme au ralenti, maman lâcha le saladier en verre, qui éclata en mille morceaux par terre, et englouti par la même occasion les derniers mots de Carlisle.
...
Le bruit assourdissant du saladier explosant autour de nous nous fit sursauter. Aussitôt, Carlisle se tint aux côtés d'Esmée :
- Tout va bien mon amour ?
- Oui, dit elle faiblement, ne cessant de cligner des yeux.
Ses mains tremblaient, et jamais ma mère ne me parut aussi près du gouffre. Comme si quelque chose, en l'espace d'une seconde, venait de l'aspirer dans une spirale infernale. Inquiet, j'observe la scène, cherchant une réponse autre que celle qu'elle venait de donner à Carlisle.
Esmée mentait très mal. Et jamais elle ne mentit plus mal qu'en ce moment même.
Perplexe, je tente de retenir chaque expression de son visage, devenu presque... neutre. Sans réelle émotion. Tandis que Bella l'aide à nettoyer les débris, Carlisle reprend tranquillement ce qu'il était en train de dire. Durant tout ce temps, je scrute les mains de ma mère, les seules qui trahissent son impassibilité.
- Tu te rends compte, Esmée ? Nous n'avons pas revu Anthony Masen depuis plus de dix huit ans...
Nouveaux furtifs tremblements de maman, qui se concentre plus intensément sur les bouts de verre éparpillés sur le sol.
Je tique, ne comprenant pas son attitude. Aurait elle peur de ce Masen ? Cet homme est il quelque chose qui la relie à un souvenir désagréable ?
Papa continue de s'extasier, ne remarquant en aucun cas le trouble de maman.
- C'est fou comme le monde est petit ! Son fils s'était rendu sur Forks pour voir un ami, et en jouant à je ne sais quoi, il s'est blessé, plusieurs points de suture, douze au total. Son père, qui venait visiter pour une probable acquisition sur Forks, a été prévenu aussitôt.
Il s'interrompt, comme ailleurs puis poursuit :
- J'ai cru à un fantôme, en le voyant. C'est son regard que j'ai d'abord reconnu, puis sa stature.
- C'est bien... murmure Esmée, se précipitant vers la poubelle pour jeter les morceaux.
- Je pense que nous allons pouvoir rajouter des couverts pour ce samedi, mon coeur ! Je l'ai invité à manger chez nous, avec le reste de sa tribu, rit il.
Maman se fige un court instant, si brièvement que cela passe inaperçu pour Bella et notre père. Mais quand elle se retourne pour nous faire face et nous sourire joyeusement, son regard croise le mien.
Et je vis.
Les pupilles vertes reflétaient en cet instant une peur profonde, une peur qui venait de se réveiller, et cette peur hurlait silencieusement, dévoilant une détresse sans nom.
... OoOoOoOoO ...
Point de vue Bella.
Mercredi.
Le mercredi est tellement banal. En fait, tout comme le lundi. Ou le mardi. Ou comme tous les autres jours de la semaine.
C'est étrange, la facilité de l'homme à s'enfoncer dans une routine qui le tue à petit feu, le broie de l'intérieur, le condamnant lentement mais sûrement.
C'en était fichtrement déconcertant.
Pourtant, aurais je pu dire que mes journées se ressemblaient en ce moment ? Pouvais-je dire que je vivais chaque jour comme celui de la veille ?
Aucune de mes heures n'étaient identiques. Ma vie était assez originale, depuis quelques temps. J'avais un frère soi disant amoureux de moi, mais qui s'amusait volontiers avec de stupides légumes parlants, une mère qui depuis hier ne cessait de s'agiter dans tous les sens alors qu'on ignorait pourquoi, un père qui n'était pas franchement là en ce moment, un ami qui était en froid avec moi sans la moindre raison, et cerise sur le gâteau, j'étais moi même gravement atteinte.
J'étais devenue la nouvelle Jeanne d'Arc des temps modernes, sauf que j'avais des visions, carrément. Je ne me contentais pas d'entendre des voix, moi.
La grande classe, on était un niveau au dessus.
Je soupire, imaginant déjà Edward se ramener ici, et agiter un téléphone sous mon nez avec, juste un peu partout dans chaque maudite pièce de cette maudite maison, jusqu'à ces maudits toilettes, de grandes et immenses affiches lumineuses - comme on ne pouvait en trouver qu'à Las Vegas - où serait écrit "APPELLE LE", "Pour consulter, tapez ces quelques numéros", "Neurologue sexy à votre service", "MAIS APPELLE LE BORDEL ! ", et j'en passe.
Alors pourquoi, ces semaines qui, définitivement, ne se ressemblaient pas, me donnaient la sensation que je m'enfermais dans une stupide et maudite routine infernale dont je n'aurais jamais pu m'en sortir ?
Un coup de coude me ramène à la réalité. Jessica - quelle-horreur-je-n'ai-plus-de-scoop-à-dévoiler-po ur-le-moment- Stanley ou Stevens, regarde avec insistance Mr Banner, qui lui même me fixe de son regard -elle-est-pour-qui-la-jolie-retenue-?.
Génial.
Comme si je n'en avais pas assez avec Whyle qui hier encore, se défoulait sur moi.
Quelle surprise, n'est ce pas ?
Agacée, je tente de paraître concentrée par ce que raconte Mr Banner, mais au fond, je m'en moque comme de ma première couche culotte.
Parce que Victoria a cessé ses apparitions depuis que je lui ai dit de virer de ma voiture, dimanche.
Parce que je me rend compte que je m'attachais à sa présence, et que je n'étais qu'une pauvre folle. Depuis quand on se liait d'amitié avec une hallucination ?
Pour moi, il était clair que Victoria n'était pas une "Éclaireuse" ou je ne sais quoi encore. La preuve, si elle existait réellement j'aurais retrouvé ce maudit bout de papier que j'avais vu un ou deux jours plus tôt, ce fameux après midi où j'aurais normalement du rendre ces satanées cinq cent copies de la page 138.
De qui se moquait t on ? Ce genre de punition existait elle ENCORE en terminale ?
Je m'égarais. Là n'était pas la question. La véritable question était : Victoria, illusion créée par mon cerveau devenu dingue, ou bien réalité fantastique ? Une hallucination pouvait elle avoir un tel libre arbitre, au point de posséder sa propre personnalité ? Au point de décider de quand elle venait ou repartait ?
Pourquoi une hallucination ignorerait jusqu'à ce que je le lui révèle que la relation que j'entretenais avec mon frère révélait presque de l'inceste ?
Pourquoi presque, ma vieille ? T'es en plein dedans, je te signale.
Je n'y patauge pas totalement vu que je ne consens pas à un tel... truc.
Oh, je t'en prie chérie, arrêtes de nous la jouer biche effarouchée. Tu supportes à peine qu'Edward soit entouré de pintades tombées dans la peinture. T'es assez siphonnée pour imaginer papoter avec une "Éclaireuse" tu tomberas pas plus bas en craquant pour ton frère.
Tu es censé me soutenir, pétasse. Et non m'enfoncer un peu plus.
Je te fais voir les choses, mais visiblement en plus d'un neurologue c'est un ophtalmo avec qui tu vas devoir prendre rendez-vous, t'es tellement bigleuse que tu te mangerai le premier poteau en face de toi sans t'en rendre compte.
J'éteins cette satanée et maudite conscience qui me tape sur le système et ne me sert strictement à rien, manquant de crier de soulagement quand le cours de Banner s'achève enfin.
Dans le couloir, mon regard erre une fois de plus sur l'événement de novembre, le tournoi de basket-ball contre Seattle.
Allais je faire quelque chose au final ou non ? Mon plan m'apparaissait tellement foireux, tellement nul, tellement... inutile. Initialement, pourquoi était il là, celui là ?
Pour le plan -Dégoûtons-Edward-, ou Faisons-fuir-Cullen ou... Oh, je sais plus tiens. Mais le plan qui devait le décourager de continuer à me séduire. Et pouvait on dire que sa lubie était toujours d'actualité ?
Pas vraiment.
Contrariée ?
Soulagée, tu veux dire.
T'es tellement mignonne quand t'essayes de te convaincre toi même.
Donc, pour mon plan, qu'étais je censé faire ? Étais ce vraiment la peine que je me démène pour une idée aussi farfelue, qui n'avait pratiquement aucune chance d'aboutir ? Et au fond, même si c'était le cas, (en croyant très très fort que je parvienne à n'embrasser le sol qu'une ou deux fois maximum au cours du match) supposons que l'équipe de Seattle gagne, que devrais je faire à ce moment là ? Edward allait il réellement être blessé dans son orgueil parce que sa soeur l'avait battu dans son sport favori ?
Eut il été superficiel, la réponse aurait été oui. Mais Edward ne l'était pas.
Conclusion : va dormir un peu et reviens nous quand tu seras moins débile, ma fille. Ou quand tu auras décidé d'arrêter de fumer la moquette de mauvaise qualité. Au choix.
Exaspérée par mes questions existentielles sans réel intérêt, je me dirige vers le self, où Angela, Ben et les autres nous attendent. Soudain, je retiens mon souffle. A une dizaine de mètres de nous se tient Jasper Whitclock.
Je fais signe à mes camarades que je ne les rejoins pas immédiatement, et m'empresse de le voir. Il me sourit timidement et j'en reste déconcertée.
Whitclock serait il lunatique de nature ? Un moment froid et distant, pour ensuite être chaleureux ou un peu réservé ?
- Hey, Bella, dit il en baissant les yeux.
- Es tu fou de venir ici ? Tu es exclu tout comme mon frère, si le directeur ou un prof t'aperçoit tu risques plus que quinze jours d'exclusion !
Ses prunelles océan se font implorantes.
- Je devais te parler. Et comme je sais que je suis interdit de visite chez toi...
Je ne le laisse pas finir, et avant que tout le lycée ne soit au courant que Jasper est en train d'enfreindre le règlement, je le pousse vers la sortie, débouchant finalement sur le parking.
- Je t'écoute, prononçais je d'une voix dure, me rappellent le motif qui a poussé Edward a se battre contre lui.
Il avale difficilement sa salive, avant de s'expliquer d'une voix mal assurée, trébuchant presque sur les mots.
- Je ne... pensais pas un mot de ce que j'ai dit, à propos de ta mère. Je... Je suis tellement désolé, Bella ! Je me sens vraiment minable et depuis vendredi je ne sais plus... quoi faire pour me racheter ! Si tu savais à quel point je...
Mon doigt se pose sur sa bouche, et il se tait, fermant simplement les yeux.
- Je te pardonne, Jasper. Même si ça m'a blessée pour ma mère, tu ne le pensais pas réellement. Ce n'était que des mots jetés en l'air.
Il prend ma main, la pressant doucement contre sa joue, murmurant lentement :
- Pardonne mon attitude de la veille. J'avais si honte... J'avais peur que tu me rejette.
Je ris, mais notre proximité m'apparaît désormais comme trop intime, surtout quand ses doigts effleurent tendrement mes cheveux.
- Peur, toi ?
Il rouvre les yeux, pour ne me laisser voir que la complicité, et quelque chose d'autre que je ne parviens pas à identifier, mais qui s'apparente à la douceur.
- Oui, peur. Depuis que je te connais, j'ai toujours peur. Peur pour toi, peur qu'il t'arrive quelque chose, peur de te perdre, tout simplement. Je tiens trop à toi, Bella. Si tu disparaissais, si tu me rejetais, je... j'ignore comment je pourrais m'en remettre.
Je reste interdite, comprenant à mon plus grand désarroi où ses paroles nous entraînent. Et pourtant, je suis incapable de l'arrêter, comme ensorcelée. Comme privée de mon livre arbitre, seulement capable d'assister à la scène, de rester là, tout près de lui.
Il respire lentement, se rapprochant un peu plus de moi, enfouissant davantage sa main dans ma chevelure.
- Je sais que l'on ne se connaît pas depuis longtemps, je sais que ton frère me tuerait s'il savait que j'étais avec toi en ce moment. Je sais que je ne suis pas forcément le gendre idéal, celui dont chaque mère rêve, mais s'il te plaît Bella... Laisse moi apprendre à te connaître, laisse moi aimer chaque jour un peu plus tes sourires, laisse moi adorer ton rire, laisse moi te découvrir... Laisse moi craindre ta colère, laisse moi effacer tes larmes. Laisse moi t'aimer, Bella...
Sonnée. Ahurie. Je le regarde, ne pouvant toujours y croire. Je commence même à observer les environs, cherchant l'homme qui tient la caméra et qui me dira dans un instant que c'était une plaisanterie. (N/A : au moins elle est lucide cette pauvre fille, elle se doute bien que Jasper ne voudrait en fait jamais d'elle.)
Mais non, Jasper me dévisage avec tout le sérieux qui puisse exister au monde, caressant désormais de son pouce ma bouche.
- Je te laisserai tout le temps nécessaire, Bella, mais sache qu'à mes yeux, il n'y a que toi. Tu m'as ébloui depuis notre première rencontre. Je te veux, Isabella Cullen, juste toi. Rien que toi.
Encore abasourdie, choquée par sa déclaration des plus inattendues, mon cerveau a à peine le temps d'enregistrer que son visage est à seulement quelques centimètres du mien que je sens déjà ses lèvres prendre possession des miennes, telle la caresse d'un papillon avant de devenir plus passionné.
Sa langue quémande la mienne, ses mains sont sur mes épaules, dans mon dos, sur mes hanches, dans mes cheveux.
Son odeur est enivrante, Jasper est partout à la fois, il me murmure des mots doux.
Alors pourquoi, alors qu'il me regarde avec cette douceur infinie, je ne vois que deux prunelles jade, étincelantes de fureur ?
Comment alors que je suis étreinte avec force par Jasper, je voudrais sentir d'autres bras autour de moi ?
Pourquoi alors que le parfum de mon ami m'environne, je désespère de ne pouvoir m'en défaire, et respirer l'odeur si enivrante d'un autre, de cet autre qui malgré toute ma répulsion sait si bien m'etourdir ?
Quand on est aimé, ne devrait on pas rire, sourire ? Répondre avec délice aux baisers de l'autre ?
Alors pourquoi je me sens brisée, malheureuse ? Je voudrais fuir, hurler que je ne lui appartient pas, qu'il n'est que mon ami, mais je reste muette, retenant mes larmes, répondant mollement aux caresses de Jasper.
Tout ça me va si mal. Comme si l'on cherchait à emboîter une pièce d'un puzzle totalement différent avec un autre. Comme si l'on écrivait à toute hâte une histoire décousue, dénuée de sens.
Je ferme les yeux, et là, dans le noir, je croise encore le regard d'un vert éclatant, brûlant de désir et de haine à mon encontre.
Je trouve enfin la force de repousser doucement Jasper et jamais le regarder ne m'a été aussi difficile :
- Jasper...
Il me resserre contre lui, parlant très vite :
- Je sais ce que tu vas me dire, Bella. Je sais aussi que c'est encore trop tôt. S'il te plaît, accorde moi une chance.
J'hoche faiblement la tête, ne pouvant lui refuser ça. Au loin, à une trentaine de mètres de nous, je reconnais la silhouette de Victoria.
... OoOoOoOoO ...
Point de vue Cullen.
- A quoi penses tu ? murmure Carlisle, tout contre l'oreille de sa femme.
Esmée semble comme hors d'atteinte... Si lointaine, et pourtant si proche de lui. Le regard dans le vague, elle est à des années lumières de Carlisle, de ses responsabilités.
De tout.
- A rien... soupire t elle.
Carlisle la serre plus fort entre ses bras, comme s'il craignait qu'elle ne s'échappe.
- Tu sais que tu peux tout me dire ? Dans un couple, nous sommes deux. Jamais seuls. Je suis là pour toi mon amour, rajoute t il en déposant un doux baiser sur son épaule dénudée.
Encore une fois, elle soupire tristement.
- Je vais bien...
Un silence pesant s'installe dans leur chambre. Immobiles, ils contemplent l'extérieur de leur immense fenêtre. Chacun est perdu dans ses pensées, et rien ne pourrait en cet instant rendre plus lourd l'atmosphère.
La rencontre de Carlisle avec son vieil ami d'enfance le rend mélancolique, et l'oblige malgré lui à remuer le passé.
Ce passé troublant, où un an après avoir perdu de vue Anthony Masen, la vie de Carlisle et Esmée a été bouleversée pour toujours. Carlisle se rappelle...
Le coup de téléphone. La course en voiture, pour les rejoindre. Le feu qui léchait les bâtiments, les arbres aux alentours, tout ce qu'il pouvait trouver. Les corps en flammes, qui s'acharnaient à courir, à rouler dans la poussière pour échapper à cet enfer abominable, à se maintenir debouts.
Le bruit strident des armes.
La mitraillette qui condamnait leurs amis, leurs proches. Les hurlements terrifiés, les pleurs, les lamentations des femmes.
Et cette promesse, faite à cet ami si cher.
Le meilleur ami d'Esmée.
Ce jour là, ils avaient tout perdu.
C'était la débâcle, les voluptes de fumée ne leur permettaient aucune vision, on s'échappait, on se battait, on résistait à l'aveuglette.
Tout n'avait été que sang, cadavres, chairs gisants au sol, cris torturés. Les enfants courants n'importe où. Les femmes violées, tuées à coups de crosse. Les hommes se battant avant d'être éventrés par les poignards.
Et les armes. Toujours les armes. Les armes meurtrières des ennemis.
Ce jour là, Carlisle et Esmée avaient perdus des amis, un clan, une famille.
Ce jour là, Carlisle n'avait pu, alors que le meilleur ami d'Esmée se mourrait sous ses yeux, que lui promettre une seule chose.
Une promesse qu'il s'était acharné de tenir depuis plus de dix sept ans maintenant, en ne cessant de fuir avec Esmée, disparaissant d'un endroit dès qu'ils soupçonnaient qu'on les avait retrouvés.
Une course les laissant pantelants, harassés, où Esmée sursautait à chaque bruit suspect, où lui, Carlisle, portait la main sur son Magnum avant de relâcher sa prise.
Le problème du passé, c'était qu'il était comme un amant possessif mais délaissé : tôt ou tard, il revenait vers vous, pour ne plus vous lâcher.
... OoOoOoOoO ...
Point de vue Bella.
Je suis rentrée à la maison. Vidée de tout sentiment. A la fois exaltée et écoeurée par le baiser échangé avec Jasper.
Et le sentiment d'avoir trahi...
Mais trahi qui ? Trahi quoi ? Une personne, des principes ? Un nom, des règles ? Qu'avais je trahi, au juste ? De qui m'étais je moqué, réellement ? De moi même, d'un autre, ou encore de cet autre ?
Préférais je avoir des remords ou bien des regrets ? Pourquoi avais je autant apprécié que détesté ce... baiser ?
Mes lèvres sont comme marquées par un goût amer...
La culpabilité.
Avais je désiré ce qu'il s'était passé ? Comment les choses allaient elles évoluer désormais ? Et Edward...
Je tressaille, refusant la possibilité qu'il apprenne ce que nous avions fait. Mais de quoi avais je peur ? Il ne s'intéressait plus à moi, n'est-ce pas ?
La douleur se mêle à la honte. Je me sentais mal. Mais envers qui, encore une fois ? Pour moi, pour Jasper, pour..
Edward ?
- Ridicule, ronchonnais je toute seule.
Je me moquais bien de ce que pouvait ressentir Edward. Lui et ses sentiments romantiques pouvait bien aller voir le large, et très vite. Je me moquais de ce qu'il aurait pu dire ou penser.
Après tout, en quoi son avis m'importait ? Je n'avais pas besoin de sa bénédiction pour embrasser quelqu'un, non ? J'etais libre de faire ce que bon me plaisait, et il en était de même de son côté.
Je te sens portée par tes convictions, Bella. Et si tu arrêtais enfin de te mentir en permanence, hmm ?
Je ne me mens pas.
Non. Juste un peu.
Je ferme les paupières, les rouvrant avant de pousser un petit cri : Victoria est devant moi, furieuse.
Jamais elle ne m'avait encore autant intimidée.
- Mais enfin Bella, qu'est ce qu'il t'a pris de faire ça ?! Es tu folle ?!
Bah ça c'est la meilleure, l'hallucination qui te demande si t'as pas perdu un ou deux boulons en cours de route !
Toi tu reviendras quand je t'aurais dit de l'ouvrir.
- Victoria... Attends, je peux tout t'expliquer...
Elle secoue la tête, s'emportant :
- Ne t'approche pas de Jasper, pour l'amour du ciel, Bella ! Ce type...
Elle frissonne, nerveuse :
- ... Je ne le sens pas, c'est tout. Il est... malsain pour toi.
J'en manque presque de rire :
- Jasper, malsain ? N'importe quoi ! Il ne m'a jamais fait le moindre mal !
Ses yeux se rétrécissent presque et elle me décoche un regard mauvais :
- Dis moi Bella, que sais tu au fond sur lui ? Rien qu'un nom de famille, un âge ? Et quoi d'autre ? Le vois tu souvent ?
- Non mais je...
- A ton avis, pourquoi ton frère le déteste autant que ça ? Par pure jalousie ? Aux dernières nouvelles, Edward t'a oubliée, ma petite. Ne parle pas à Jasper. Oublie le, Bella. Ce garçon... ne vaut rien.
Je m'apprête à répliquer mais elle me coupe l'herbe sous le pied, me jaugeant froidement :
- Je suis là pour te guider, Bella. Et tu ne vas pas dans la bonne direction, si tu le fréquentes. S'il faut que j'emploie des méthodes plus drastiques avec toi pour t'empêcher de le voir... alors je le ferais.
Elle disparaît sans un mot de plus, me laissant définitivement coite.
Bien, alors disons rendez-vous chez un neurologue le plus tôt possible, suivi d'un psychiatre pour une future dépression. Ah, et l'acquisition de lunettes. Les bigleuses comme toi, on en fait pas tous les jours.
... OoOoOoOoO ...
Mon dieu, encore un chapitre d'achevé... Bientôt le chapitre XX ! Ce matin, prenant que je réfléchissais intensivement à cette suite, j'ai percuté un horrible truc. Jasper... Je l'ai appelé Hale a plusieurs reprises.
Alors que c'est Whitclock...
... FUCK.
Tout simplement. Je suis une ratée. Meme pas foutue de me souvenir des noms de ces foutus personnages. Je n'ai rien de génial. Je suis foutue. Je crois que je vais aller m'enterrer dix pieds sous terre, sur une île déserte... Là où personne ne me retrouvera...
La honte commence déjà à ronger mes os... Adieu monde cruel...
Si j'ai oublié de répondre à quelqu'un pour les reviews, faites moi signe avant que je ne prenne ce foutu billet pour m'enterrer très loin d'ici !
