Disclaimer : Warcraft ne m'appartient pas, c'est Blizzard, blablabla...

Bon, pas mal d'infos importantes aujourd'hui !

J'aurais bien fait un petit RàR, mais y'a très peu de reviews depuis que la publication a stoppé. Maintenant, je vais vous donner quelques explications :

Tout d'abord, les raisons de l'arrêt de la publications ! Bon, vous n'êtes pas sans savoir qu'on était en juin/juillet au dernier chapitre, et que c'est la période des épreuves. Comme je passais mon bac, j'ai changé mes priorités et arrêté temporairement l'écriture. Et ça tombait bien, puisque j'arrivais à la fin du second arc narratif (chapitres 8 à 20)

Maintenant, vous devez vous demander pourquoi ça n'a pas repris. Il y a plusieurs raisons. D'abord, j'ai beaucoup de mal à écrire pendant les vacances, parce que... voilà. Ensuite, mine de rien, la fac est plus chronophage que je l'avais imaginé, donc j'ai un peu galéré. J'ai donc attendu d'avoir un matelas confortable (3 chapitres en stock en plus de celui-là) pour reprendre la publication et enfin commencer mon troisième arc narratif.

Voilà, ça y est, c'est retapé, j'ai encore réussi à perdre une partie de mon intro... donc bonne lecture dans ce nouvel arc narratif.
Une dernière chose : Maintenant, pour des raisons d'emploi du temps, la publication sera le mardi (et pas chaque semaine) au lieu de tous les lundis comme en début de semaine... plus le temps le lundi.

PS : pour ceux qui trouvaient que la situation ne pouvait que s'améliorer, sachez que j'ai du mal à redresser la situation quand je planifie la suite. Voilà.


Chapitre 21 : Tenir conseil

Tirion frappa du poing sur la table, furieux d'entendre le refus de son fils. Il savait pertinemment que, pour lui, cette histoire n'avait guère de sens, mais savait qu'il avait l'autorisation du roi pour retrouver son honneur, alors il s'expliqua à nouveau :

- Taelan Fordring, je vais vous expliquer une troisième fois cette histoire, qui vous paraît impensable mais est pourtant vraie. Quand vous étiez plus jeune, j'ai été banni d'Âtreval pour mon amitié avec un orc, et votre mère a pensé, contre mon avis, que vous faire penser que j'étais mort au combat était mieux que de vous avouer ce que j'avais fait. C'est grâce à moi, indirectement, que vous avez été accepté dans la Main d'Argent, qui continuait en partie à m'accepter parmi les siens. Aujourd'hui, le roi m'a accordé le droit de reprendre la direction d'Âtreval et de recouvrer mon honneur.

- Ce n'est pas la peine de répéter, vieil homme. J'ai compris qui vous prétendez être et n'ai pas besoin que vous vous étendiez sur ce sujet.

- Vous devriez m'appeler par mon titre de chevalier, jeune homme, et je reste dans mon droit en vous demandant de me rendre mon titre de seigneur d'Âtreval.

- Je ne laisserai pas ma place à un inconnu qui prétend être mon père décédé, chevalier.

La femme près de lui, déjà plutôt âgée, sembla tenter de s'introduire dans la discussion, comme pour soulever un point sur lequel l'un d'entre eux aurait tort. Cependant, Taelan Fordring ne lui en laissa pas le temps :

- Si vous voulez tant ce titre, il faudra me prouver que vous êtes bien mon père et, si ce n'est pas le cas, déguerpir de cette ville.

- Vous rappelez-vous du marteau de guerre de votre père, jeune seigneur ?

Taelan sembla hésiter à cet instant. Tirion continua, appuyant son argument :

- Dans ce cas, vous vous souvenez du fait que vous aviez un jouet, qui était une réplique de ce marteau. Et si je me souviens bien, vous l'avez enterré dans ce que vous pensez être ma tombe.

Comme pour enfoncer Taelan un peu plus profondément, sa mère, Karandra, prit la parole :

- Il n'y avait personne d'autre que nous deux lorsque nous avons scellé cette tombe… je voulais que cette cérémonie reste privée. Cependant, j'ai vite compris que Tirion observait de loin, ne pouvant alors se résoudre à partir sans un au-revoir.

- Ta mère dit vrai, Taelan. J'observais quand vous m'avez enterré, et me voilà de nouveau.

Le jeune seigneur d'Âtreval sembla d'abord étonné, puis se tourna vers sa mère avant de dire avec colère :

- Vous m'avez caché que mon père était vivant, pendant toutes ces années ?

- Il avait été banni, et connaissant la valeur qu'il apportait à l'honneur, je pensais qu'il ne reviendrait pas. Jeune comme tu étais, je ne voulais pas t'infliger cette douleur.

Taelan Fordring soupira, avant d'accorder à Tirion une résidence le temps de réfléchir à l'idée de laisser Âtreval à son père. Celui-ci fut soulagé de ne pas avoir eu à faire valoir ses droits par la force, et s'approcha de son épouse, qui avait conseillé leur fils toutes ces années.

Arthas frappa du poing sur la table. Les nouvelles étaient plus que mauvaises, et les généraux semblaient s'en ficher comme de leur première chemise, tandis que Terenas essayait de les raisonner calmement. Il haussa le ton pour les réprimander :

- L'heure est grave ! Les informations que me donne le seigneur Garithos mérite certainement plus qu'on s'y intéresse que les problèmes communs auxquels font face ce conseil !

Ayant réussi à attirer l'attention de presque tous, il continua :

- D'après lui, Austrivage a subi un assaut, il y a deux ou trois semaines. Cela ne m'aurait pas inquiété outre-mesure, s'il n'avait pas apporté une précision : ce ne sont pas des humains ou autres pirates qui s'en sont pris à la ville, mais des démons !

Les nobles cessèrent toute discussion, excepté quelques-uns qui se moquèrent de la crédulité du prince. Celui-ci les foudroya du regard, indiquant bien qu'il se souviendrait de cela, avant de reprendre :

- Je n'y aurais pas prêté crédit il y a un ou deux ans, mais j'ai dirigé maintes batailles contre un Fléau mort-vivant dont nous ignorions tout à ce moment. Et Garithos est un réaliste, s'il nous dit que des démons attaquent Austrivage, c'est qu'il y a des démons à Austrivage ! Mais le plus préoccupant est à venir… les démons sont venus à Austrivage car ils poursuivaient le navire de Garithos.

Certains murmurèrent des choses à propos d'Othmar Garithos, qui n'aurait pas dû se trouver sur un navire.

- Vous vous demandez sûrement pourquoi il était là-bas. L'île de Crestfall, de Kul Tiras était, selon ses dires, en flammes. Il a voulu venir en aide aux hommes et femmes de Kul Tiras, et en a tiré un certain nombre d'une attaque de démons. Selon leurs dires, cela fait déjà quelques mois qu'ils sont arrivés dans leur royaume et ravagent tout sur leur passage.

Un homme à la barbe broussailleuse, de l'autre côté de la salle du conseil, se fit entendre. Gavinrad le Terrible, qui faisait partie de la Main d'Argent originelle et représentait celle-ci en l'absence d'Uther, parla d'une voix forte :

- J'ai personnellement affronté quelques démons au cours de ma vie, appelé à la rescousse par les mages de Dalaran. Ce sont des êtres dangereux, alors si une armée de démons attaque l'Alliance, nous devons réagir, et avec force. Pas seulement nous, mais aussi tous nos alliés. Rassemblons nos armées, envoyons des missives, et prions pour qu'il ne soit pas déjà trop tard pour y mettre fin.

- Voilà exactement ce que je voulais entendre, seigneur Gavinrad. Seigneurs de Lordaeron, nous n'avons guère le choix. Si nous ne faisons rien, c'est tout le sud de Lordaeron qui sera ravagé par ces engeances, et nous ne pourrons plus l'ignorer.

Thrall s'appuya sur la tour de guet de Tranchecolline, et observa l'horizon. Il n'y avait plus de fumée à l'horizon, plus de vague en marche qui laissait des traînées de cadavres derrière elle. Seulement des tas de corps empilés, ou bien leurs cendres. Au nord, les travaux d'Orgrimmar étaient presque terminés, car ils pouvaient maintenant progresser en paix, littéralement. Au sud, il apercevait un navire de commerce orc qui revenait de Theramore comme si de rien n'était. Le chef de guerre pouvait être fier de son travail dans la région, qui n'avait pu être accompli sans l'aide des renforts de l'Alliance arrivés plus d'un mois auparavant.

Le fameux éclair de lumière bleue précédent une téléportation apparut, et Jaina Portvaillant était là quelques secondes plus tard, le temps que l'énergie brute déployée par le sortilège se dissipe. Elle salua le grand orc et demanda :

- Vous avez quelque chose à me dire ? Une requête, peut-être ?

- Juste quelque chose à vous montrer. Regardez autour de vous, et dites-moi ce que vous voyez.

Elle tourna sur elle-même, observant rapidement les environs, avant de se retourner vers Thrall avec une mine perplexe.

- Plus de fermes en flammes ? Plus de groupes de morts errant librement ?

- Avec l'aide des paladins, nous avons réussi à nettoyer entièrement Durotar et les Tarides, et sécurisé l'entrée de la région. Étonnamment, nous avons rencontré une résistance bien moindre depuis l'arrivée du Porteur de Lumière. Nous avons ratissé méthodiquement la région, et voilà le résultat.

- Enfin, nous pouvons souffler un peu ! Cela faisait… bien trop longtemps que nous n'avions pas eu le moindre répit…

- Ne nous réjouissons pas trop vite. J'ai eu l'impression que c'était… trop facile. Que le Fléau avait volontairement abandonné la région. Nous n'avons vu aucun nécromant, ni liche ni chevalier de la mort, seulement des sbires de bas étage.

- Ils nous auraient volontairement laissés reprendre nos forces ? Cela semble invraisemblable, soupira la mage.

- Et ça l'est. Je tire deux conclusions de notre situation : soit le Fléau est épuisé par nos efforts et a été obligé à quitter la région en urgence, soit il a été appelé ailleurs pour quelque dessein de leur meneur…

- Se pourrait-il que ce soit…

- Grom. Si l'épée dont il s'est emparée est comme nous l'a décrite le généralissime Mograine, il se pourrait bien que mon ami soit à la tête du Fléau… Cependant, ni l'une ni l'autre des options ne lui ressemble. Quand il bat en retraite ou déplace ses troupes, il préfère partir en infligeant un maximum de dégâts… à moins que cette lame l'ait changé, mais je préfère ne pas y croire.

Jaina posa sa main sur l'épaule de Thrall pour l'interrompre :

- Je pense que vous ne vous feriez que du mal à y réfléchir. Que pensez-vous de profiter du répit que nous avons pour reprendre nos forces et renforcer nos capitales respectives.

- Vous avez raison… faisons cela. Je vous préviendrai si jamais le Fléau reprend du poil de la bête au nord.

Ils se saluèrent et, encore une fois, Jaina esquissa un sort de téléportation pour retourner à Theramore.