Navré pour le retard, mais impassible hier d'accéder à la page Publish
Disclaimer : Les personnages et le cadre sont la propriété du producteur Jeff Davis. Le reste est de mon imagination.
Spoiler : L'histoire se situe début saison 2 que je réarrange à ma convenance.
Rating : M, pour le Sterek et le Danny / Isaac (Slash / Yaoï), la violence et le langage parfois mature. Liaisons homme / homme. Lime à Lemon suivant les chapitres.
Diffusion : Comme toujours, vous pouvez trouver ce chapitre illustré de FanArts appropriés sur mon blog : fantasy stories wordpress
Special thank : mes deux bêta-lecteurs Mykomi et Peyrez
Journée cauchemardesque :
Nota : le texte en italique est dit en français, l'action se situant aux USA, les dialogues sont censés être dit en anglais.
Stiles se reposait, apaisé dans les bras de Derek. Depuis que le loup avait lâché toute pudeur et réticence sur le fait de faire l'amour à un garçon, leurs moments intimes étaient devenus passionnels. Stiles appréciait les capacités du loup à lui procurer du plaisir. Il lui importait peu que Derek préfère garder leur liaison secrète, bien que le français ne soit pas dupe. Il avait deviné que Scott et Danny étaient au courant et qu'il ne faudrait pas longtemps avant que le reste de la meute ne le sache. Cependant, il voulait garder la confiance de l'alpha. Il ne brusquait donc pas les choses, prenant ce que Derek voulait bien donner. Et ce qu'il lui donnait, Stiles en était entièrement satisfait. Le lycan se révélait être un amant performant, surtout pour un homme qui découvrait ses penchants gays. Le français aimait ce corps magnifiquement sculpté et le fait qu'il soit un loup alpha l'excitait encore plus. Ils avaient une nouvelle fois fait l'amour avec ardeur.
Le français se réveilla avec l'odeur du café qui lui chatouillait les narines. Du bras, il chercha le contact de son compagnon. Cependant, la place à côté de lui était froide. En tendant l'oreille, il n'entendit que Marc et Pierre discuter à l'étage du dessous. Derek serait-il partit comme un voleur ? C'est un Stiles un peu déçu et bougon qui descendit déjeuner.
– Derek a dit qu'il s'excusait. Il a reçu un appel d'Isaac et n'a pas souhaité te réveiller, dit Marc.
– Il a dit ce qu'Isaac voulait ?
– Non, répondit Marc.
– Dépêche-toi la marmotte si on veut rentrer pour midi, fit Pierre.
– Ça va ! râla Stiles. T'en es où sur la population des loups de la région ? reprit-il ensuite de manière plus sérieuse.
OoOoO
Comme à leur accoutumée, les trois français partirent pour leur footing dominical. Non loin de l'orée de la forêt où ils avaient l'habitude de passer, ils trouvèrent Derek en train de les attendre. Celui-ci tendit le téléphone de Stiles.
– Ho ! Super, tu l'as retrouvé ! Où était-il ? demanda Stiles soudainement ravi.
– Là où tu l'avais oublié, sur une caisse au hangar.
– Faudrait que je fasse une copie de mes contacts. Je perds tout si je l'égare, reprit Stiles.
Les quatre hommes repartirent en courant dans les bois. Derek appréciait de pouvoir courir avec les français. Son loup prisait ces courses en pleine nature et aussi la sensation de n'être plus seul. Compter pour quelqu'un avait un goût savoureux. Il se sentait revivre, aimant l'ironie du sort que cela soit grâce à des chasseurs, faisait ainsi un pied de nez à ceux qui avaient détruit sa vie. Marc s'arrêta dans une clairière et Stiles eut droit à sa séance combat. Derek se posa un peu plus loin pour ne pas les gêner. Cette fois-ci, leurs passes étaient plus traditionnelles, dans les règles d'un combat officiel. Le loup ne put s'empêcher d'admirer la beauté de leurs gestes, de leurs postures. À un versus un, les français enchainaient les prises. Leurs mouvements avaient la précision de l'habitude, l'amplitude des déplacements donnait une bonne idée de leur souplesse et leur force. Derek songea qu'ils étaient bien plus redoutables que Chris Argent avec ses deux flingues. Habituellement, les chasseurs évitaient le corps à corps, car ils étaient désavantagés par rapport à un loup. Pourtant ces français semblaient être capables de gérer un lycan dans un combat rapproché, un de ses bêtas par exemple. Stiles avait largement montré sa supériorité sur Scott ou même Jackson. Il jouait au modeste pour ne pas blesser la susceptibilité de ses camarades, mais en le voyant contrer ses oncles qui ne le ménageaient pas, Derek comprenait que Stiles n'avait jamais donné la pleine puissance de ses moyens. De quoi était-il vraiment capable ? D'un autre côté cela rassurait Derek que son amant sache se défendre, la vie à ses côtés n'était pas sans danger. Ils se quittèrent sur les coups d'onze heures et demie. Les deux oncles prirent un peu d'avance, laissant une certaine intimité à Stiles pour dire au revoir à son loup.
Après le repas, Stiles fit une copie des données qu'il avait sur son téléphone. Il avait eu un coup au cœur quand il avait pensé l'avoir perdu car il avait gardé ses conversations avec Bryan et de nombreuses photos d'eux deux. Perdre ces données aurait été comme une deuxième mort de son ancien amour. S'il n'avait pas relu ses discussions avec le jeune anglais depuis sa mort, car c'était trop difficile jusqu'à présent, il les gardait comme de précieuses reliques. Une fois toutes les données copiées, Stiles hésita un long moment avant de cliquer sur le dossier Bryan. Il ouvrit une série de photos où ils faisaient les idiots. Le français sourit en revoyant le visage de celui qu'il avait aimé plus que sa vie. Il était triste qu'il ne soit plus là et toujours en colère de son exécution violente, néanmoins c'était un peu moins dur qu'avant. Stiles se demandait s'il arrivait à garder les yeux secs grâce à sa relation avec Derek. Celui-ci n'effacerait jamais Bryan de sa mémoire, mais pouvait lui permettre de tourner une page douloureuse de son histoire. Avec un soupir il appela Scott, il avait besoin de se changer les idées. Celui-ci répondit présent. Il aimait aller vadrouiller avec Stiles. Souvent ils prenaient leur cross et allaient échanger des passes dans un champ. Le dimanche se termina sur cette notre tranquille et les fou-rire des deux amis.
OoOoO
La semaine qui suivit s'enrichit hélas de deux nouveaux morts, des dealers cette fois-ci. La meute peinait à remonter une quelconque piste. La police était sur les dents, ce qui n'arrangeait pas les loups dans leur surveillance. Stiles rapporta que ses oncles n'avaient aucun indice et Allison n'avait pas eu vent d'une quelconque activité de chasse du côté de sa famille à ce propos. Ils étaient dans l'impasse totale. Cette semaine fut aussi celle où Stiles vint dormir pour la première fois dans le loft de Derek. Celui-ci était situé dans un quartier industriel de Beacon Hills. Le loup fut amusé de l'air dépité du français face au contenu de son frigo. Il s'en était suivi une discussion animée sur l'intérêt d'un régime alimentaire équilibré quand bien même il nécessitait que l'on y sacrifie un peu de son temps. Toutefois Stiles avait aimé le style très épuré du loft qui ne contenait que le strict nécessaire pour vivre. Derek avait peu d'affaires et quand le français lui en avait fait la remarque, il lui expliqua que depuis l'incendie, il avait décidé de ne plus s'attacher aux choses matérielles. Stiles comprenait, car il avait dû tout lâcher en venant ici, bien que son foyer en France attendait toujours son retour. Les seuls souvenirs qu'il avait pu vraiment emporter étaient en fait des données numériques, ses musiques préférées, les photos des siens, de ceux qui étaient disparus et tout un tas de petites choses insignifiantes mais auxquelles on tient. Après s'être rassasiés de pizzas et de glace en pot, les deux jeunes gens discutèrent un moment. Stiles osa demander comment était la vie de Derek avant la destruction du manoir, avant la mort des siens. Si le sujet était douloureux, le loup s'ouvrit volontiers à son amant. Il raconta comment sa famille était un peu dominée par les femmes. Sa mère, Talia était l'alpha de la meute et il portait son nom de famille. Il évoqua ses deux sœurs Laura plus âgée que lui et Cora la petite dernière. Derek raconta, amusé par les souvenirs qui remontaient, comment ses deux sœurs pouvaient parfois le mener en bateau, ou au contraire le chouchouter. Il révéla comment Peter avait été son modèle surtout pour les bêtises. Ce que Stiles ressentait au récit qu'il entendait, c'était une grande cohésion familiale qui s'élargissait facilement à qui en avait besoin. Des humains partageaient leur existence donnant un certain équilibre de vie. C'était une famille pacifiste avec ses petites chamailleries comme il y en a dans toute famille. Talia semblait gérer cela d'une main ferme mais juste. Le français sentait tout le respect que Derek avait pour sa défunte mère. Ils finirent la soirée sur une note plus légère et bien plus câline dans le grand lit du loup. Les deux amants avaient appris à se connaitre, leurs ébats n'en étaient que plus passionnels. Le lendemain matin Stiles repartit aux alentours de neuf heures. Ses oncles avaient prévu de profiter du samedi matin pour faire des courses avec lui dans la ville voisine.
– On se retrouve demain à l'endroit habituel pour courir ? demanda Stiles.
– Oui. À demain vilain chasseur, répondit le loup.
– À demain méchant loup, dit le plus jeune en riant.
C'était venu comme ça, au détour d'une de leur conversation. Depuis, ils se taquinaient gentiment sur leur appartenance à des clans normalement ennemis. Quand Stiles arriva devant chez lui, Pierre et Marc l'attendaient déjà dehors, prêts à partir.
– Tu es en retard Stiles, dit Marc.
– Navré, mais je ne pouvais guère partir plus tôt pour de simples courses, alors qu'on est censé avoir la journée entière pour les faire, répliqua son neveu.
– Aller grimpe, coupa Pierre. Éric nous attend.
OoOoO
Après le départ du français, Derek rangea le désordre qu'ils avaient mis puis se décida à aller faire quelques courses, songeant à remplir son congélateur d'autres aliments que des pizzas. Il souhaitait que Stiles vienne chez lui avec plaisir et il connaissait l'importance qu'avait la nourriture aux yeux du français. Il sourit pensant que c'était la première fois qu'il faisait une concession pour quelqu'un, sur sa manière de vivre.
Il passa l'après-midi au hangar avec ses bêtas, testant leur résistance à l'énervement. Le plus faible à cet exercice était évidemment Jackson qui ne pouvait s'empêcher de se braquer à la moindre contrariété. Alors qu'ils allaient se séparer, le téléphone de Derek sonna. La musique qui retentit lui indiqua un message de Stiles.
« Urgent ! Je l'ai trouvé. Le loup meurtrier. Viens avec les bêtas. Ancienne distillerie désaffectée. Je ne bouge pas. Vite ! »
Derek rappela ses loups qui s'en allaient et leur lut le message de Stiles. Ils se répartirent entre sa voiture et celle de Jackson puis foncèrent vers cette vieille usine abandonnée qui se trouvait à l'écart de la ville, à cause des odeurs dues à son ancienne activité. Ils prirent la précaution de se garer assez loin pour ne pas alerter le loup que Stiles avait réussi à débusquer. Derek, très inquiet pour son petit ami, se mit à courir, ses bêtas sur ses pas pour atteindre le vieux bâtiment rongé par le temps. S'arrêtant non loin de la porte d'entrée, il prit le temps d'écouter ce qui se passait à l'intérieur. Sans aucun mal, il discerna deux battements de cœur. Stiles était bien là avec quelqu'un d'autre ! Sentant le danger pour celui qu'il aimait, Derek s'élança. La meute suivit, se guidant aux sons des battements de cœur. Au détour d'une grande salle, ils aperçurent tout au fond de la grande pièce une silhouette qui se découpait à contre-jour. Une silhouette d'homme qui leur tournait le dos. Ce qui glaça le sang de Derek ce fut d'apercevoir sur la droite de l'homme, deux jambes dépassant d'un renfoncement, Stiles était au sol. Toute la meute réagit comme un seul homme et s'élança vers celui qui avait osé faire du mal à leur ami.
Derek avait passé son après-midi à expliquer à ses bêtas que la colère et la fureur étaient les plus mauvais moteurs qui soient dans un combat, car elles amènent irrémédiablement à l'erreur fatale. Pourtant, il se jeta aveuglément dans le piège tendu par les chasseurs. Alors qu'il percutait une barrière invisible, il aperçut trop tard la ligne noire à ses pieds. Derek hurla à sa meute de ressortir, trop tard. Il n'avait pas pris garde au mécanisme qui s'était déclenché à leur passage. Une fine pluie de poussière de sorbier était tombée depuis une poutre dans leur dos, fermant le cercle de sorbier qui les bloquait. L'alpha rugit sa rage de s'être fait berner comme un débutant. Mais, il n'était pas au bout de sa fureur. Elle se décupla quand l'homme qui leur tournait le dos leur fit face.
– Gérard, murmura le loup en reconnaissant le grand père d'Allison.
– Je t'avais averti Hale que s'était terminé, cracha l'ancien.
Derek ne répliqua pas, trop furieux de s'être fait avoir comme un jeune chiot. Puis il était inquiet pour Stiles. Ce salopard de chasseur n'aurait tout de même pas osé le blesser mortellement !
– Mon rendez-vous ne va pas tarder, Derek. Je te laisse patienter avec tes chiots, dit Gérard d'une voix douceâtre.
A ce moment-là Stiles se releva et suivit Gérard. Sauf que ce n'était pas lui, mais un des hommes de main de Gérard qui avait joué la comédie. Il sortit avec une moue de provocation. Jackson voulut se jeter sur lui mais fut immédiatement repoussé par la barrière de sorbier. Scott faisait le tour de leur prison longeant le cercle de poudre qui les retenait prisonniers. Les murs fragiles de la distillerie faite de bois et de tôles leur étaient inaccessibles. Scott allait dire quelque chose à Derek quand il entendit clairement le cœur de son alpha déraper. Il regarda dans la même direction que lui. Ils pouvaient voir l'extérieur par une fenêtre aux vitres sales et grillagées. La saleté ne leur empêcha pas de reconnaitre la personne qui se tenait face à Gérard Argent, son rendez-vous. L'univers de Scott et de Derek s'effondra de nouveau.
– Je suis là comme convenu, dit Stiles d'une voix ferme.
On me maudit j'espère !
