Bonjour à tous. Je sais, je suis impardonnable :s J'ai mis très longtemps à vous mettre la suite, et j'en suis désolée ! J'espère que vous me pardonnez^^
Je vous remercie pour vos review :)
Bonne lecture :
21. Recherches infructueuses :
Le Terrier était exactement comme dans ses souvenirs. Harry était heureux de venir ici plutôt qu'au square Grimmaurd. Les membres de l'Ordre du Phénix avaient installé toute une pléthore de protections sur la maison et ses alentours pour permettre aux Weasley d'accueillir Harry. Molly avait insisté en disant qu'il était hors de question qu'ils passent Noël dans la vieille maison délabrée des Black !
Au moins, Harry se sentait utile : les Weasley seraient à l'abri même lorsqu'il retournerait au collège.
— Ginny, Hermione, venez m'aider à mettre la table s'il vous plaît.
Hermione reposa son livre sur l'accoudoir du canapé où elle se trouvait avec Ron, et se leva pour rejoindre Molly dans la cuisine.
— Il paraît que nous allons recevoir pas mal de visite ce soir, dit Ron. J'ai entendu papa prévenir maman de s'attendre à recevoir du monde. Mais j'ignore pourquoi.
— J'espère seulement que Lupin sera là, je n'ai pas eu le temps de lui parler la dernière fois.
— À propos de quoi Harry ?
— De rien de particulier. Ça me manque de ne pas pouvoir lui parler. Je préfèrerais être avec eux lors des missions qu'ils accomplissent pour Dumbledore, je me sentirais plus utile qu'à l'école !
— Oui, j'aimerais aussi, mais de toute façon, ils nous ont bien fait comprendre cet été qu'il en était hors de question, fit Ron avec l'air triste.
oOo
Un « plop »sonore se fit entendre à l'extérieur de la maison, suivi par des coups frappés à la porte.
Ron et Harry relevèrent les yeux de leur partie d'échecs et se dirigèrent vers l'entrée.
— Attendez les garçons !
Molly était arrivée presque en courant, essuyant rapidement ses mains couvertes de farine sur son tablier.
— Ne vous approchez pas.
Les garçons se regardèrent, curieux, et firent un pas en arrière.
— Qui est là ? demanda Madame Weasley en se cramponnant à son tablier.
— Molly, c'est moi, je suis avec Tonks, Remus, et Shacklebolt.
— Et ?
— Ah oui ! Si les gnomes creusent dans le jardin, alors nous serons dans le pétrin.
Harry et Ron se demandèrent de quoi parlait Arthur, mais ils comprirent vite que ça devait être un code lorsque l'air inquiet de Molly s'envola, et qu'elle ouvrit grand la porte.
— Te voilà Arthur ! Je commençais à m'inquiéter. Tonks, Lupin, Kingsley, les salua-t-elle.
Tous rentrèrent en se frottant les mains. L'hiver était glacial cette année !
— Remus ! Je suis heureux de vous voir, s'exclama Harry en le serrant dans ses bras.
— Moi aussi Harry, répondit-il en lui frictionnant les cheveux.
Malgré son sourire franc, Harry vit qu'il était inquiet.
— Ça ne va pas ?
— Nous en parlerons après le repas Harry.
— Oui d'ailleurs, il est prêt ! À table ! cria Molly.
oOo
Tout le monde était installé à table. Molly faisait venir de la cuisine des plats qui avaient l'air tous plus fameux les uns que les autres.
Par malheur, Harry était installé en face de Ginny, et le peu de fois où il croisait son regard, il pouvait sentir qu'elle ne lui avait pas pardonné. Ça le peinait énormément. Il avait toujours apprécié Ginny, et peut-être même plus que ça. Depuis qu'il était ici, il repensait au baiser et aux sensations qu'il avait éprouvées, et son estomac fourmillait à chaque fois.
— Alors, comment ça se passe au ministère Monsieur Weasley ?
La question pourtant anodine de Harry sembla alourdir l'atmosphère.
— Eh bien... commença Arthur, manifestement gêné. Nous avons de très fortes raisons de penser que la plupart des membres du ministère sont du côté de Tu-Sais-Qui. La tension est palpable là-bas, nous ne savons pas à qui faire confiance, donc ça sape nos forces. Là où nous pourrions nous regrouper, nous nous individualisons au contraire.
— Oui, c'est sûr... Et qu'en est-il de la taupe au sein de l'Ordre ?
Cette fois-ci, l'ambiance fut plutôt soucieuse. Kingsley et Lupin échangèrent un long regard appuyé, et Kingsley prit la parole :
— Nous ignorons toujours de qui il s'agit. Mais nous progressons nettement.
— Et...
— Qui veut du dessert ? lança Molly à la cantonade.
Harry savait qu'elle l'avait interrompu exprès, et il ignorait pourquoi, mais une chose était sûre : on lui cachait quelque chose !
oOo
Le repas était fini. Harry n'avait plus posé de question. Il attendait de savoir pourquoi les membres de l'Ordre étaient là.
— Toujours pas de nouvelles le concernant ?
— Non Molly, malheureusement.
Harry, Ron et Hermione se redressèrent et reportèrent toute leur attention sur la conversation entre Molly et Lupin.
— Vous parlez du professeur Rogue ? demanda Harry.
— Oui Harry. Nous pouvons désormais affirmer qu'il se rendait auprès de Voldemort lorsqu'il a disparu. Nous craignons le pire...
Hermione, Ron et Harry baissèrent les yeux. Ils n'appréciaient pas le professeur de potions et avaient toujours présumé qu'il était un espion à la solde de Voldemort, surtout Harry. Mais les derniers évènements lui laissaient à penser qu'il avait toujours eu tort, et il se sentit coupable.
— Vous n'avez aucune piste ?
— Hélas non Harry, dit Tonks. Nous connaissons quelques-unes des planques de Tu-Sais-Qui, mais les membres qui les surveillent nous ont rapporté qu'il n'y avait eu aucune activité là-bas ces derniers temps.
— Et pour Malefoy ?!
Ron avait presque crié le nom, si bien qu'il avait fait sursauter les personnes attablées, et Harry particulièrement.
— Tu veux parler de Lucius ? demanda Arthur.
— Oui. Avec Harry et Hermione, on s'était demandé la raison pour laquelle son emprisonnement n'avait été révélé que plus tard. Et Tom et Stan en ont parlé passé un moment, mais ils se sont tus lorsqu'ils nous ont surpris à écouter – Molly se racla bruyamment la gorge en guise de morale, et les oreilles de Ron virèrent au rouge. Enfin, on n'écoutait pas vraiment, c'est juste qu'on n'était pas loin et...
Ron se tut, conscient, au vu du regard de reproche de sa mère, qu'il s'enfonçait.
— Nous ne savons pas grand-chose. En effet, c'est très obscur. Nous savons que les instances qui gèrent la prison d'Azkaban sont sous le contrôle de Voldemort, et c'est bien ça le plus étrange. Nous aurions pensé que si Lucius avait été emprisonné, Voldemort l'aurait fait relâcher, et non l'inverse.
— Vous pensez alors qu'il a fait quelque chose qui a déplu à Voldemort, Remus ?
— Nous l'ignorons Harry, mais c'est probable en effet.
— Il ne faut pas oublier les enlèvements, intervint Tonks.
Harry reporta toute son attention sur elle.
— De quoi parles-tu ?
— Tonks...
Remus semblait contrarié par ce qu'elle avait dit. Peut-être voulait-il leur cacher des faits, mais maintenant, il n'en était plus question !
— De quoi parle-t-elle Remus ? demanda Harry avec une voix plus dure qu'il ne l'aurait voulu.
— Ce n'est pas très plaisant à entendre... Comme tu le sais, Voldemort aime faire régner la terreur pour miner le moral de ceux qui voudraient se lever contre lui, alors il envoie fréquemment ses Mangemorts kidnapper des sorciers, et même des Moldus.
— Mais c'est terrible ! s'exclama Hermione en se couvrant la bouche de ses mains.
— En effet Hermione, dit-il avec une voix pleine de tristesse. Toujours est-il que l'une de leur dernière mission a échoué. Nous avions eu des renseignements grâce à Severus, et nous avons pu aider les malheureux à s'en sortir.
— Mais, quel rapport avec Lucius ? demanda Ron.
— Eh bien, c'est lui qui était à la tête des opérations. Nous pensons donc que s'il est à Azkaban, ce serait à cause d'une sorte de punition pour ne pas avoir mené sa mission à bien.
Ron, Hermione et Harry restèrent pensifs. Eux qui n'avaient eu de contact avec personne de l'Ordre durant leurs semaines d'école, ils se retrouvaient avec un trop-plein d'informations.
oOo
— Harry ?
Harry était assis devant le feu de cheminée qu'il regardait, songeur. Il n'avait pas entendu Lupin se rapprocher de lui et s'installer à ses côtés.
— Harry... Je sais que tu n'auras certainement pas envie de ressasser cette histoire, mais je me fais du souci pour toi. J'ai appris pour ce qu'il s'est passé, avec le jeune Malefoy. Tu veux m'en parler ?
Harry avait espéré qu'il n'aborderait pas le sujet. Il n'était vraiment pas fier de lui.
— Non, enfin…, je veux dire que je m'en veux beaucoup, et c'est difficile pour moi d'en parler.
— Tu sais que tu peux tout me dire Harry. Si tu as le moindre problème, je suis toujours là.
Oui, Harry le savait et il lui en était reconnaissant, comme envers toutes les personnes qui lui proposaient leur aide, mais comprendraient-ils ? Que penseraient-ils de lui s'ils connaissaient la vérité ? Est-ce que passer pour un fou dangereux valait-il mieux que de passer pour un amoureux transi qui n'avait pas supporté d'être considéré par celui qu'il aimait comme un simple passe-temps ? Dans les deux cas, ce n'était vraiment pas flatteur pour lui.
Comme pour Dumbledore, il avait donc ressorti l'excuse du surmenage.
oOo
Les invités venaient de prendre congé. Molly était occupée à faire sa vaisselle, tandis qu'Arthur était parti bricoler dans son cabanon de jardin – en toute discrétion bien sûr.
— Ginny, les garçons, je vais me coucher, je ne tiens plus !
— Heu... attends Hermione, je monte avec toi, bafouilla Ron.
Hermione sourit discrètement et partit après avoir souhaité une bonne nuit à Harry et Ginny.
Harry restait seul avec la sœur de Ron, et le silence commençait à être pesant. Il ignorait s'il était mieux qu'il l'aborde, ou s'il devait l'ignorer. Elle répondit à sa place lorsqu'elle se décida à lui adresser la parole pour la première fois depuis longtemps.
— Il n'est vraiment pas doué, n'est-ce pas ?
— De quoi tu parles ?
— De Ron bien sûr ! Tu sais très bien qu'il en pince pour elle. Et tout ce que cet idiot ose faire, c'est d'aller se coucher en même temps qu'elle pour pouvoir être avec elle le plus longtemps possible. C'est risible tu ne trouves pas ?
— Non. Je n'y ai pas trop réfléchi à vrai dire...
Harry avait comme qui dirait raté la main tendue – maladroitement – de Ginny. Elle s'était replongée dans un silence profond, puis au bout de dix minutes, elle lui souhaita bonne nuit à son tour et monta se coucher.
Les vacances allaient être longues à ce rythme...
oOo
Harry resta seul encore quelques minutes, mais il décida finalement de monter également.
Lorsqu'il passa devant la porte de chambre de Ginny, il vit de la lumière filtrer au-dessous. Il devait lui parler. Ça ne pouvait pas se passer comme ça durant toutes les vacances et au-delà.
Il frappa doucement à la porte et l'entendit l'inviter à entrer.
— Harry ?! Je croyais que c'était... laisse tomber.
Ginny fit concurrence à Ron en rougissant de la tête au pied. Elle se tenait en courte nuisette debout devant son lit.
Harry baissa les yeux et s'excusa immédiatement d'un air penaud, avant de commencer à ressortir de la chambre.
— Non, reste ! Je veux dire... qu'est-ce que tu veux ?
Harry s'était stoppé dans son élan et la regarda. Elle s'était glissée à toute vitesse dans son lit, se cachant sous ses couvertures.
— Je voulais te parler, mais on se verra demain, c'est pareil.
— Non, entre. Tu as raison, il faut qu'on parle.
Harry fit un sourire timide et entra dans la chambre.
— Viens t'asseoir, fit-elle en tapotant son lit.
Harry s'assit, embarrassé. Il ne savait pas très bien par où commencer. Le sujet était délicat, et il n'avait pas envie de la voir pleurer, et encore moins de subir son célèbre Chauve-Furie !
— Écoute, je tenais à m'excuser pour ce qu'il s'est passé la dernière fois.
Elle se rembrunit immédiatement, comme il l'avait craint.
— Tu veux parler du baiser ou du fait que tu ne m'aies pas dit plus tôt que tu voyais quelqu'un ? Grâce à quoi je me suis couverte de ridicule !
— Non ! Je n'ai pas pensé à un seul moment que tu étais ridicule, je te le jure. C'est tellement compliqué tout ça.
— Qui c'est ? Je veux savoir.
— C'est sans importance Ginny, je te promets.
— Tu veux dire qu'elle ne compte pas à tes yeux ?
— Oui, enfin, non. Je te le répète, c'est compliqué.
Ginny détourna les yeux. Harry pouvait voir qu'ils commençaient à être humides. Il ne supportait pas de la faire souffrir. Après tout, il était bien placé pour savoir ce que ça faisait lorsque les sentiments ressentis pour une personne n'étaient pas réciproques.
Instinctivement, il avança sa main pour la passer dans ses longs cheveux cuivrés, tout en lui caressant le visage avec le pouce.
Elle le regarda et ses larmes se mirent à couler. Mue par un soudain besoin de réconfort, elle alla se blottir dans les bras de Harry.
Il lui caressait doucement le dos. Elle sanglotait contre lui et il la serra plus fort.
Ginny finit par se calmer. Elle se recula un peu, tout en laissant son visage tout proche du sien.
Harry n'osait plus respirer. Elle avait les mains posées sur ses joues et le fixait, une lueur de désir dans les yeux.
Doucement, elle approcha ses lèvres des siennes, et les posa délicatement dessus. Ginny passa ses mains dans les cheveux de Harry, lui procurant de délicieux frissons, et le fit basculer en arrière.
Avant qu'il ne s'en rende compte, elle était sur lui, à califourchon. Sa bouche réclamait davantage qu'un chaste baiser, et Harry céda.
Ils s'embrassèrent de plus en plus passionnément. Ginny ne cessait de le caresser de plus en plus fébrilement. Elle tremblait contre lui, et inconsciemment ou non, elle ondulait sur lui, réclamant plus de contacts.
Harry se laissa gagner par la frénésie qui semblait avoir pris possession de la rouquine, et il la fit basculer sur le dos, afin de se retrouver sur elle.
Elle était si belle, ses cheveux posés en corolle chatoyante autour de son visage, avec ses grands yeux bleus et ses lèvres rougies. Ses yeux exprimaient tout le désir qu'elle avait pour lui, et il succomba.
Il l'embrassa fougueusement et passa les mains sur ses jambes dénudées. Ginny ondulait de plaisir et poussait des soupirs de plus en plus appuyés. Elle jeta sa tête en arrière, offrant son cou aux baisers enfiévrés de Harry. Il trouvait son odeur enivrante, il voulait plus.
Il glissa sa main sous la nuisette de la rouquine et fut comblé en s'apercevant qu'elle ne portait rien en dessous. Il trouva son intimité humide qu'il caressa et pénétra. Ginny se mordit la lèvre en retenant un gémissement de plaisir sous les doigts du brun.
— Fais-moi l'amour, je t'en prie !
La voix suppliante de Ginny eut pour effet de ramener Harry à la réalité. Il ne pouvait pas faire ça ! Il ne pouvait pas profiter d'elle comme ça. Il savait qu'il n'en était pas amoureux, et coucher avec elle serait la pire chose qu'il pourrait faire.
Il se redressa rapidement, s'écartant du lit à grands pas.
— Ginny je... on ne peut pas !
— Mais pourquoi ! s'écria-t-elle pleine de désespoir. Tu en avais autant envie que moi ! Je l'ai senti !
— Oui, c'est vrai Gin', mais ce n'est pas bien.
— Et en quoi ce n'est pas bien ? Vas-y, finis ta phrase ! Dis que ce n'est pas bien parce que tu ne m'aimes pas !
Ginny haussait tellement le ton que Harry craignait qu'on ne l'entende. Elle dut s'en faire la remarque également puisqu'elle continua plus bas :
— Tu vois bien que dès que nous sommes seuls, nous ne pouvons pas nous en empêcher, alors pourquoi ?!
Sa voix était brisée par l'émotion.
Harry eut pitié d'elle, il s'en voulait de la faire souffrir ainsi.
— Ginny, dit-il d'une voix douce. Je t'apprécie énormément, et je suis indéniablement attiré par toi, mais ça s'arrête là. Je ne veux pas te faire de mal en profitant de toi, tu comprends ? Je pense qu'à l'avenir, il serait bon justement de ne plus être seuls tous les deux, fit-il en souriant tristement.
Ginny baissa les yeux. Elle s'était emmitouflée dans ses couvertures, mais elle ne pleurait pas.
— Ça me fait mal Harry, mais je te remercie malgré tout. Merci de ne pas en profiter.
Harry fut touché par sa détresse apparente. Il lui déposa un chaste baiser sur le front, et après un dernier sourire mélancolique, il sortit de sa chambre.
Encore désolée pour l'absence :s
