Pomme en Or, épée de Glace
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Bonjour à tous !
Je m'excuse pour le rythme de publication un peu décousu, mais j'ai beaucoup de travail et du coup ça se ressent dans mon écriture.
Un petit chapitre… j'espère que ça vous plaira !
Sinon, ne désespérez pas, l'évolution de la fiction va… bien évoluer. *rires*
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Après le mercredi 16 novembre 1994.
Bonne lecture !
Chapitre 21 : Confusion & amitié inébranlable
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L'oiseau s'apprêtait à cracher sa haine envers Harry, qui fit la première chose qui lui vint à l'esprit. Et ce fut sa première grave erreur dans sa carrière de sorcier.
- Aguamenti !
Le Faucon d'Egypte détestait tout ce qui avait un rapport à l'eau.
Mais détestait vraiment.
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Hermione et Ron étaient au chevet de leur ami depuis une demie-heure, alors que l'infirmière changeait les pansements du blessé.
Harry avait eu de la chance, semble-t-il, mais avait été gravement blessé et sa magie avait été drôlement affaiblie. Hermione avait hurlé en voyant un serpent s'enrouler autour du poignet de son ami.
- Ne criez pas, le serpent est inoffensif. Cette espèce fait cela pour protéger ses proches, intervint le professeur des Cachots.
Il prit en charge le serpent, et regarda son élève. Ron se demandait ce que Snape pouvait bien faire là, mais il ne dit pas un mot.
- Ne vous inquiétez pas, monsieur Weasley, votre ami se remettra, fit l'infirmière.
- Ce n'est pas mon ami ! s'écria Ron en se levant de la chaise avec véhémence.
- Alors pourquoi es-tu là ? demanda Hermione d'une voix tremblante. Nous avons toujours été amis, nous trois, pourquoi tu nous abandonnes, pourquoi tu viens ici pour voir Harry si tu ne veux plus de nous ?
- Ne mélange pas tout ! fit Ron, en se prenant la tête dans les mains. Arrêtez ! Mais arrêtez de parler, bon sang !
Snape fit les gros yeux en entendant les jurons qui suivirent. Luna était arrivée et posa sa main sur le bras de Snape.
- Il faut le libérer, monsieur, fit-elle doucement.
Hermione s'était levée à son tour, inquiète. Ron hurlait et insultait tout le monde, personne ne parlait mais il semblait entendre des voix. L'infirmière n'arrivait pas à le calmer.
Le jeune adolescent était rouge, en sueur, et tournait sur lui-même. Énervé, il donna des coups de pieds dans le lit de son meilleur ami et s'approcha dangereusement d'Hermione.
- Un trop plein de sentiments, fit Luna en haussant les épaules.
Et Snape comprit.
- Oh. D'accord. Weasley, avec moi !
- Non ! Jamais ! Laissez-moi ! Je vous déteste, Harry est un menteur, mais Harry n'aurait jamais fait ça, mais Hermione est horrible et moche, et c'est une miss je-sais-tout qui pue le monde Moldu à plein nez et Eloïse est un fantôme, elle n'existe pas ! Elle doit mourir ! Dans d'atroces souffrances ! Harry aussi ! C'est la loi ! Mais ce sont mes amis, mais je ne serai jamais ami avec des gens pareils ! Je les hais ! Ce ne sont pas mes amis ! Ce…
Snape en avait eu marre et avait lancé un sort de silence sur l'enfant.
- Il va me falloir une salle ouverte sur le passage, fit-il mystérieusement.
Il regarda Hermione et elle sembla comprendre qu'elle devait les suivre en silence.
- Je m'occupe de monsieur Potter, ne vous inquiétez pas.
Il n'y avait personne d'autre dans la pièce, mais mieux valait être prudent. Luna prit doucement la main de Harry et le regarda dormir paisiblement.
- Ses brûlures au visage vont disparaître, Madame ?
- Oui mon enfant. Il a mis sa vie gravement en danger ce matin, et il va lui falloir du repos. Sa jambe gauche a été très fragilisée, son poignet droit fracturé et ses yeux légèrement abîmés à cause de la luminosité des flammes du Faucon. Quelle idée a eu le professeur Dumbledore d'accepter cela, je me le demande…
Luna sourit doucement, alors que l'infirmière du collège continuait de marmonner. Elle semblait épuisée des extravagances du directeur.
Luna et Severus s'occupèrent le soir même du serpent qu'avait ramené Harry de l'épreuve, et Snape avait mis la fameuse boite dans un endroit bien protégé. Luna aussi comprenait le fourchelangue, à la surprise générale des adultes. Elle put donc expliquer la situation devant le Tableau qui représentait Poudlard. C'était un tableau assez spécial, qui reliait le petit monde au Wyverne. Un peu comme les caméras du monde Moldu, avait dit Hermione.
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Quelques jours étaient passés depuis la première épreuve du Tournoi. Les élèves ne parlaient que de ça, et les quatre champions tentaient de cacher leur ennui. Luna surveillait de près le dernier garçon des Weasley. Snape avait dû utiliser quelques sorts peu connus pour le sortir de sa crise de panique, mais personne – à part l'infirmière et Luna – n'en savait rien. Bien que Dumbledore se doutait de quelque chose, car le jeune garçon semblait accepter la présence de Hermione à ses côtés… Chose surprenante. Les jumeaux Weasley accompagnaient Eloïse tous les soirs pour une balade dans le parc, et Hermione étudiait avec Théodore à la bibliothèque.
Dumbledore était parti le jeudi soir, annonçant qu'il avait de très grands rendez-vous au Ministère et des réunions avec quelques membres d'une association aux États-Unis. Harry devait sortir de l'infirmerie le samedi, mais Madame Pomfresh le déplaça officiellement dans une salle privée, où il serait plus au calme.
Officieusement, il était alité dans une chambre de la Tour d'Aélis.
- On se retrouve toute à l'heure au QG ? demanda Fred en chatouillant Eloïse pour une énième fois.
- Oui, répondit-elle. Arrête un peu !
- Comment ça se passe avec Snape ? demanda George en souriant devant les deux ados qui se chamaillaient.
- Je ne sais pas, dit-elle en s'asseyant sur un banc et reprenant son souffle. Je ne le vois pas souvent, mis à part quand vous êtes là. J'ai rejoint les dortoirs, histoire de ne pas laisser Hermione seule au milieu des autres filles.
- Mais tu dors moins bien, fit remarquer George.
- Oui… je dors mieux chez Snape. Mais bon... Au moins, Hermione ne se laisse pas trop marcher dessus par les autres quand je suis là. A croire qu'elle a plus confiance en elle dans ces cas-là.
- Il serait temps que Harry revienne aussi… Je ne sais pas ce qui a pris à Ron de le haïr autant. Il ne s'est toujours pas excusé ?
- Non, toujours pas. Et il est assez distant avec tout le monde, ces derniers jours. En fait, ça vous dirait qu'on aille maintenant au QG ? Il fait trop froid dehors et je n'ai rien d'autre à faire…
Les jumeaux se regardèrent et soupirèrent.
- Nous voulions préparer une farce pour Snape, mais nous le ferons plus tard. Allons-y !
Les trois adolescents se dirigèrent alors vers les sous-sols…
- Eloïse ? fit Snape, étonné.
- Bonjour, oui on est un peu en avance mais… il fait froid dehors…
- Pas de soucis. Bonjour les garçons. Personne ne vous a vu franchir l'entrée ?
- Pas que je sache, répondit Fred. Vous avez tellement sécurisé l'endroit que ça m'étonnerait.
- Bien. Vous savez qu'il faut tenter de rester neutre, et de garder la confiance de Dumbledore, n'est-ce pas ?
- Oui professeur, firent les jumeaux.
- Que se passe-t-il ? coupa Eloïse. Vous... euh… tu as l'air stressé.
Elle ne savait toujours pas trop comment se comporter envers son professeur, il n'y avait pas eu beaucoup de conversation entre eux deux depuis l'annonce de leur lien de parenté et Eloïse ne se sentait pas prête à affronter ses sentiments.
- Venez et asseyez-vous… J'ai dû, à l'aide du professeur Flitwick, combiner quelques sortilèges sur le jeune Weasley. Son état est stable pour le moment, mais il s'avère qu'Albus l'a sous son contrôle, ainsi que ses parents. Il a très certainement dû remarquer un changement dans l'aura de Mr. Weasley. C'est étrange que vous n'ayez aucune trace de ce sortilège, dit-il en direction des jumeaux.
- Nous ne sommes pas très proche de notre mère, marmonna George.
- Pourquoi ? s'étonna Eloïse.
- Elle a toujours été plus présente pour Charlie, Ron et Ginny. Nous ne faisions que des bêtises, dans l'espoir d'attirer son attention mais ça n'a jamais réellement fonctionné.
- Ou du moins, pas de la façon dont on espérait… rajouta Fred. Elle est très attentionnée et nous aime, mais ces dernières années, son attention s'est surtout portée sur Ron et Ginny, ce qui nous a un peu mis à l'écart. Même le départ de Percy ne l'a pas chamboulée plus que cela.
- Je pense que si, mais elle doit cacher ses sentiments, intervint Remus qui s'était joint à eux.
- Quel genre de sortilège avait atteint Ron ? questionna Eloïse.
- Un sortilège de confusion, combiné à un autre un peu plus dangereux et dont la signature magique appartient à Dumbledore, répondit Remus.
- Il a fait quoi ? s'emporta George.
- Du calme, monsieur Weasley, fit sèchement Snape. Votre petit frère a eu un certain mélange de sentiments, positifs et négatifs, qui n'ont pas fait que du bien. Le sortilège était destiné à ce qu'il soit plus impulsif et qu'il fasse plus confiance à lui-même et ses pensées négatives. Ce qui ne va absolument pas avec son trait de caractère, et l'a donc malmené ces dernières semaines. Il va mieux, mais il va devoir trouver le bon chemin lui-même. D'ailleurs Eloïse, j'aimerais que tu te rapproches un peu plus de Miss Granger et Mr Potter.
- Mais…
- Pas de mais.
La jeune fille leva les yeux au ciel. Les rares fois où il la voyait, il tentait de lui faire comprendre que cela était important pour elle. Mais elle n'en voyait pas l'utilité et s'entendait bien mieux avec Luna.
- J'ai appris par Hagrid, qui ne sait jamais tenir sa langue, enchaîna le Maître des Potions, que tu t'es rapprochée de Fleur Delacour ?
- Oui, un peu, pendant un intercours. Mais si ça dérange…
- Non, pas du tout. C'est une demoiselle venant d'une grande famille française qui est très appréciée. Tu nous tiendras au courant de vos discussions, d'accord ?
Elle acquiesça. Décidément, chacun de ses gestes étaient surveillés…
- Eloïse, ça va ?
- Oui…
- Je sais ce que tu penses, mais nous faisons juste attention aux personnes que vous côtoyez, afin de pouvoir vous protéger en cas de besoin. Ce n'est pas contre vous, mais pour vous.
- D'accord.
- Et Harry alors, quand est-ce qu'il pourra sortir ? intervint Remus.
- Théoriquement il aurait pu sortir hier soir, mais l'infirmière souhaitait le garder encore un peu. Maintenant que la semaine est terminée, Eloya est revenue et s'occupe un peu de lui. La première épreuve l'a pas mal affaibli, mais Black est là et tente de lui remonter le moral.
- On reprend les entraînements ce soir ? demanda Eloïse.
- Non, demain. Le repas est dans trente minutes, vous irez manger normalement. Miss Granger a fait preuve de fantaisie pour une fois, et nous a concocté une petite surprise pour améliorer notre réseau de communication. Poudlard voudra également nous annoncer quelque chose, et Sirius fera descendre Harry.
- Tu l'appelles Harry maintenant ? fit Remus, moqueur.
Snape lui lança un regard mauvais avant de continuer.
- Vous viendrez tous après le repas, mais pas tous en même temps. Weasley et Weasley, vous passerez par le cinquième étage, toi Eloïse tu viendras chez moi. Potter est déjà ici, et Luna aidera Londubat dans les serres. Ils viendront plus tard. Pour les autres, ils ont déjà reçu les indications nécessaires. Les garçons, vous pouvez monter avec Lupin voir votre ami. Eloïse, nous devons discuter un instant, fit-il sur un ton dur et froid.
Les garçons frappèrent dans les épaules de la jeune fille avant de filer par une des portes de la salle.
- Pourquoi ce sourire ? demanda Snape tout en se dirigeant vers une autre porte.
Eloïse le suivit jusqu'aux appartements du professeur.
- Vous êtes moins dur quand nous sommes dans la Tour, murmura-t-elle.
- Oui… J'essaye de paraître plus sympathique.
Elle rit un instant.
- Désolée. Mais ça contraste pas mal avec ce qu'on a en cours.
- Tu es ma fille, je ne sais même pas si je dois te punir pour cette remarque.
Elle haussa les épaules avant de s'affaler dans le canapé.
- Tu aurais oublié tes manières chez les Gryffons ?
- Parce que les Gryffons ont des manières ?
Ce fut au tour de Snape père d'esquisser un sourire.
- Je me sens mieux ici que dans la Salle Commune, fit doucement Eloïse.
- Je sais. C'est aussi le premier endroit que tu as connu en arrivant ici.
- Que va-t-il se passer ?
- Pas mal de choses… Albus a des plans pour nous, pour les vacances de Noël. Il se peut que certains du groupe nous suivent, selon la volonté d'Albus. Mais rien de nos activités ne devra filtrer. Nulle part. C'est une chose qui ne devra même pas être énoncée dans le lieu que nous a réservé Albus, c'est compris ?
- Oui. Mais pourquoi autant de secrets ? Dumbledore ne peut pas être aussi… mauvais ?
- Non, il n'est pas mauvais en soi. Mais il a une idée fixe sur le Monde, sur ce qui doit arriver, et ne voit pas d'alternative. Il envoie la plupart d'entre nous au bûcher, et même s'il semble nous apprécier – parce qu'il a tout de même un cœur – il fera ce qu'il pense être bon pour le plus grand bien, sans laisser personne le contrer. Nous essayons de vous protéger des manigances, car tout cela semble plus politique qu'autre chose, et vous devez être entraînés afin de pouvoir, plus tard, vous débrouiller sans nous. Car il y aura certainement un moment où nous ne serons plus là pour vous sortir des mauvaises passes.
La discussion continua quelques minutes, avant que Snape ne l'accompagne pour le repas du soir. Minerva McGonagall les regarda étrangement lors de leur entrée dans la Grande Salle, alors que Fred et George entouraient déjà l'adolescente. Elle aperçut Neville en grande conversation avec un élève de cinquième année alors que Fleur s'asseyait à ses côtés.
- Bonjour Eloïse !
- Bonjour Fleur, ta journée s'est bien passée ?
- Oui, Madame Maxime aimerait qu'on se rapproche un peu des élèves ici. Je voulais parler avec le petit Malfoy, car je connais un cousin éloigné qui appartient à sa famille, en France, mais il m'a envoyé balader !
- Malfoy est un enfoiré, fit Ron la bouche pleine.
- Il est peu aimable, corrigea Eloïse. Mais il a des bons côtés.
- Quoi ? Tu veux rejoindre les serpents ? fit Ron, brutalement.
- Lui au moins ne parle pas la bouche pleine, marmonna Eloïse en provoquant le fou rire des jumeaux et de Fleur.
- De mauvaise humeur ? questionna Hermione.
- Non non, c'est juste que ton ami m'énerve un peu.
- Harry aussi a eu le résultat de l'épreuve ? demanda Fleur.
- Il a eu la même chose que chaque Champion, fit Hermione.
- Elle veut des infos, grogna Ron. Pourquoi vous parlez à l'ennemi ?
- Ron, Fleur n'est pas une ennemie, contra Neville en rougissant.
Il ne donnait pas souvent son avis, mais Ronald commençait à l'agacer depuis quelques temps.
- Ah oui ? D'où vient-elle, hein ? De France ! Elle est la Championne de Beauxbâtons et demande après Harry, et vous pensez qu'elle ne veut pas d'informations ?
- Ron, tais-toi, marmonna Eloïse.
- Toi, tais-toi, et retourne dans ta cage !
- Toi, retourne dans ta cage ! Espèce de crétin sans cervelle ! s'énerva Eloïse.
- Un problème, miss Dumbledore ? fit une voix féminine derrière les jeunes élèves de quatrième année.
Le professeur McGonagall les regardait déjà depuis plusieurs minutes alors qu'ils se chamaillaient et que le ton montait doucement mais sûrement. Elle était déjà énervée par l'absence spontanée du Directeur et devait gérer tout le travail administratif de l'école que Dumbledore ne faisait pas – et en plus ses lions commençaient à se disputer !
- Non, madame. Tout va bien, répondit Eloïse qui tenta tant bien que mal de ravaler son énervement.
- Je l'espère. Car la prochaine fois, ce sera une retenue pour tentative de désunion de la Maison Gryffondor. Faites attention.
McGonagall retourna à sa place comme si de rien n'était, alors qu'Hermione fixait son dos la bouche bée.
- Tu n'as rien fait ! s'écria-t-elle.
- Hermione, chut, fit George. Mange.
- J'aurai dû m'enfuir quand on m'a répartie dans cette maison, sérieux, murmura Eloïse.
La soirée ne s'annonçait pas spécialement bonne, même si Fleur essayait de rendre l'atmosphère un peu plus respirable. Elle attendit que Ron Weasley quitte la table avant de poser une question qui la troublait depuis la nomination de la Coupe.
- Ronald n'était pas un de vos meilleurs amis ?
- Ron est le meilleur ami de Harry et Hermione, fit Eloïse. Mais depuis que Harry a été nommé Champion de Poudlard avec Cedric, il n'a plus voulu être « ami » avec Harry, prétextant qu'il aurait mis son nom dans la Coupe. Et c'est strictement impossible, surtout que Harry n'avait aucune envie de participer…
- Eloïse, calme-toi sinon tu vas encore faire exploser une tasse, fit Fred en riant doucement.
- Non mais, il est son meilleur ami, comment peut-il croire une ânerie pareille ?
- Il est bête, fit Neville.
- C'est dommage, intervint George.
- Très dommage, rajouta Fred.
- C'est idiot, surtout, renchérit Fleur.
- Bon, j'ai un livre à terminer, fit Hermione en se levant.
- Bon amusement, fit doucement Eloïse.
- Merci… j'espère que Ron se calmera un peu, c'est difficile.
- On l'espère aussi, firent les jumeaux d'une même voix.
Hermione fit un petit sourire avant de se lever et sortir de la Grande Salle. Fleur parti vers deux de ses amies quelques minutes après.
Eloïse regardait Neville qui fixait sa tasse d'un air déprimé.
- Neville, tout va bien ?
- Oui…
- Tu sais, on ne parle pas beaucoup, mais si tu veux rire un peu ou parler, nous sommes là, firent les jumeaux Weasley en chœur.
- Oh, mais arrêtez de faire comme si vous étiez amis avec tout le monde, vous deux ! râla une voix.
Eloïse regarda Ginny Weasley observer amèrement ses frères et sortir de la Salle à son tour.
- Je ne veux pas vous attirer des ennuis, fit doucement Neville en regardant Ginny partir.
Les jumeaux n'en revenaient pas. Mais qu'est-ce qui se passait avec Ron et Ginny ? Et leur mère ? Ils n'avaient pas eu de nouvelles de leurs parents depuis septembre, alors que Ron et Ginny recevaient une lettre tous les deux jours. Et maintenant, Ginny leur faisait la tête.
- C'est moi qui porte la poisse, murmura Eloïse.
- Ne dis pas n'importe quoi Eloïse, firent Neville et Luna d'une même voix.
Eloïse sursauta en entendant son amie derrière elle et fit tomber son thé sur la robe de Fred.
- Tu vois !
- Elo, calme, fit doucement Luna. Evanesco. Voilà.
Eloïse sourit doucement en s'excusant et sorti de la salle, énervée.
Traverser les couloirs frais en courant lui fit du bien. Elle se défoula en dévalant quelques marches en direction des cachots, et fort heureusement, la porte des appartements de Snape la laissa passer sans qu'elle ne prononce un mot. Elle jeta sa cape au sol, ragea et couru dans la chambre qu'elle occupait de temps à autres.
Deux regards avaient suivi son ascension vers le premier étage, surpris par la magie qui flottait dans l'air. Un mauvais mélange de mélancolie et de colère.
- J'y vais, fit l'un des deux hommes.
- Non… je vais essayer. Préviens Snape quand il arrivera.
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