Salut!

Merci à toutes et à tous pour vos reviews ;-)

Dans le chapitre précédent, Angélique avait défendu Rogue face aux accusations des professeurs Sinistra et Vector et leur avait révélé qu'elle était battue dans son orphelinat, qu'elle avait des problèmes de magie, ... Et les deux professeurs avaient cru la jeune fille, qui s'était montrée particulièrement acerbe avec Sinistra.

Nous en étions donc resté là.

Voici la suite! Bonne lecture! ;-)


Chapitre 21 : Retour de la drôle de voix…

Les quatre professeurs avaient tous été soufflés par la réaction et par le discours d'Angélique.

Dumbledore savait très bien que son professeur de potions n'avait strictement rien à se reprocher et qu'il n'était pas coupable de ce dont les professeurs Sinistra et Vector l'avaient accusé. Il avait d'ailleurs organisé cette réunion pour leur prouver qu'il ne faisait rien de mal.

Les explications d'Angélique et celles de Rogue correspondaient en tous points alors qu'ils n'avaient pas pu se concerter auparavant. C'est ainsi qu'il avait voulu les disculper tous les deux mais Angélique avait fait encore mieux en défendant son directeur de maison avec acharnement et en leur révélant la façon dont elle était traitée dans son orphelinat pour expliquer son manque d'affection.

Le professeur Vector avait été particulièrement bouleversée par le discours de la petite Serpentard et, avant de quitter le bureau du maître des cachots, elle s'était avancée vers eux pour leur présenter ses excuses, à elle et au professeur Rogue. Elle avait même demandé à Angélique si elle pouvait la prendre dans ses bras et, en l'étreignant, elle lui avait répété qu'elle était profondément désolée et qu'elle s'en voulait beaucoup de l'avoir mise dans cet état-là, ne sachant pas du tout ce qu'elle endurait dans son orphelinat moldu.

Le professeur Sinistra, quant à elle, s'était contentée de quitter le cachot sans rien dire, honteuse de s'être ridiculisée de la sorte devant le directeur de Poudlard et vraiment contrariée de s'être attirée les foudres de Severus pour rien. Elle était vexée de s'être trompée à ce point mais elle n'avait pas la moindre intention de reconnaître qu'elle avait eu tort. Elle s'éclipsa donc sans un mot.

Septima et Aurora étaient parties ensemble et Dumbledore, avant de retourner dans son propre bureau, avait dit à Angélique et à Rogue :

« Je suis sincèrement désolé pour tout ceci. Je ne voulais pas vous faire pleurer, miss Sparks. Je pensais simplement qu'il serait mieux pour les professeurs Sinistra et Vector d'entendre la vérité de vos propres bouches. J'aurais pu directement les détromper moi-même mais cela ne m'a pas semblé très judicieux… »

Il avait légèrement pressé l'épaule de la Serpentard dans un geste de réconfort et avait quitté la pièce.

Une fois les trois professeurs partis, il ne restait plus qu'Angélique, qui avait toujours les joues toutes rouges et qui avait essuyé les larmes qui avaient roulé sur son visage, et le professeur Rogue, qui était encore énervé par les accusations de ses deux collègues et aussi un peu ébranlé par les propos de la Serpentard.

« Vous… Vous voulez que je vous laisse, professeur ? » demanda soudain Angélique, d'une toute petite voix.

Rogue posa son regard sombre sur elle, surpris, et l'interrogea :

« Pourquoi voudriez-vous vous en aller ?

- Parce que je… je ne voulais pas vous attirer tous ces ennuis… Je suis vraiment désolée… dit-elle tristement.

- Miss Sparks, vous n'êtes pas responsable de cela… Ce sont elles qui se sont imaginées toute une histoire et qui ont extrapolé toutes ces choses à partir de rien… la rassura-t-il.

- Oui mais à cause de moi vous avez dû subir ces horribles accusations et vous expliquer devant le directeur de Poudlard et…

- Le professeur Dumbledore n'a jamais cru un seul instant que ces accusations puissent être fondées, l'interrompit-il. Il sait quel genre de personne je suis et il a confiance en moi.

- Mais alors pourquoi m'a-t-il demandé des explications sur ces fois où elles nous ont vus ensemble ? demanda-t-elle, n'en comprenant pas du tout la raison.

- Parce qu'il connaît également le caractère du professeur Sinistra… S'il lui avait simplement répondu qu'elle se trompait et qu'il était certain que nous ne faisions rien de mal, ça aurait encore accru sa curiosité et ses doutes et elle se serait encore imaginée de pires choses. Pour la convaincre, il fallait absolument lui montrer que, en nous interrogeant séparément, sans qu'on n'ait pu se concerter avant, nous leur fournissions les mêmes réponses à leurs questions, expliqua calmement Rogue.

- D'accord, je comprends… répondit-elle. Mais comment ont-elles pu penser ça de vous ? demanda-t-elle en levant son visage abasourdi vers lui. C'est vraiment odieux… »

Severus soupira avant de répondre à Angélique :

« C'est sans doute à cause du fait que je ne supporte aucun élève, que je n'aime personne et que je déteste la compagnie des autres… Vous voir plusieurs fois seule en ma présence a donc soulevé quelques questions… Il était inconcevable pour elles que je puisse simplement vous apprécier… »

Une sorte d'éclat s'alluma soudain dans les yeux d'Angélique en entendant la dernière phrase du maître des potions. Elle le fixa intensément et l'interrogea, hésitante :

« Vous… Vous venez de dire que vous m'appréciez ?

- C'est bien ce que j'ai dit, affirma Rogue en esquissant un sourire en coin.

- Réellement ? Pour de vrai ? s'assura-t-elle, incrédule.

- Évidemment, miss Sparks… confirma-t-il. Et, au vu de la défense véhémente que vous m'avez accordée, je ne pense pas me tromper en disant que ce sentiment est partagé… ajouta-t-il en la questionnant du regard.

- Non, vous ne vous trompez pas, professeur, répondit-elle avant de le gratifier d'un large sourire. Je… Est-ce que je…

- Venez », l'invita-t-il en comprenant la question qu'elle n'avait pas posée et en écartant légèrement les bras.

Son sourire s'étira alors encore plus sur ses lèvres, ses yeux étincelèrent de joie et son visage tout entier exprima le plus grand bonheur avant qu'elle ne se lance dans les bras de son professeur de potions et qu'elle ne le serre très fort contre elle.

« Alors vous ne m'en voulez pas ? demanda-t-elle en relevant sa tête vers lui.

- Bien sûr que non ! Rien de tout ceci n'est de votre faute, répliqua-t-il aussitôt en la gardant dans ses bras.

- Et vous voulez toujours bien que je vienne pour mes cours particuliers ?

- Évidemment, je veux que vous continuiez à venir comme avant.

- D'accord, professeur.

- D'ailleurs, n'avions-nous pas prévu de revoir les formules de Désarmement aujourd'hui ? l'interrogea-t-il en l'écartant doucement de lui.

- Si, monsieur.

- Dans ce cas, sortez votre baguette, miss. »

La jeune fille s'exécuta avec joie et passa l'heure qui restait à écouter attentivement le professeur Rogue et à travailler très dur pour lui faire honneur.

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Dans les jours qui suivirent, lors de ses cours d'astronomie, Angélique montra clairement son mécontentement au professeur Sinistra à cause de la scène qui avait eu lieu dans les cachots. La Serpentard refusait catégoriquement de lui adresser la parole, pas même pour répondre aux questions qu'elle leur posait pendant les cours.

L'enseignante remarqua évidemment très vite son comportement étrange mais elle ne la sanctionna pas pour autant : elle savait que sa réaction était justifiée, même si elle ne consentirait jamais à le lui avouer et à lui présenter ses excuses.

Finalement, sur les conseils du professeur Rogue, qui lui avait dit que ce serait bête de faire chuter sa moyenne alors qu'elle était douée dans ce cours, Angélique recommença à parler à son professeur d'astronomie, ne lui en voulant plus tellement que ça puisque, à bien y réfléchir, ça lui avait permis de se rapprocher de son directeur de maison, et, bien qu'elle ne le montrât pas, Aurora Sinistra en fut quand même profondément soulagée.

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Le match de Quidditch opposant les équipes de Gryffondor et de Poufsouffle avait lieu aujourd'hui. Les joueurs et les spectateurs avaient de la chance car les conditions météorologiques étaient vraiment idéales : ciel dégagé, temps sec et tiède, bonne visibilité sans luminosité excessive…

Angélique, depuis la table des Serpentard, observait Harry ; il avait l'air préoccupé. Était-ce le trac d'avant match ou s'était-il encore passé quelque chose en rapport avec l'héritier de Serpentard et la Chambre des Secrets ?

Quand il quitta la Grande Salle, après le petit-déjeuner, avec Ron et Hermione sur les talons, Angélique se leva également et les rattrapa en quelques foulées rapides.

« Harry ! Qu'est-ce que… » commença Angélique.

Mais la Serpentard s'interrompit et Harry se figea au même instant, un pied posé sur la première marche de l'escalier, car ils venaient tous les deux d'entendre la drôle de voix, qui se taisait depuis plus de quatre mois :

« … Tuer, cette fois… déchirer… écorcher… (1)

- La voix ! » s'exclamèrent-ils en même temps.

Harry se retourna vers Angélique et l'interrogea, surpris :

« Quoi ? Toi aussi tu l'as entendue ?

- Oui ! affirma-t-elle en hochant vigoureusement la tête.

- Et pas vous ? » demanda-t-il à Ron et à Hermione.

Ron, les yeux écarquillés, fit « non » de la tête. Mais Hermione se frappa soudain le front du plat de la main (2) et déclara qu'elle avait compris quelque chose et qu'elle devait tout de suite aller à la bibliothèque.

Harry et Ron se demandèrent ce qu'elle venait de comprendre mais décidèrent de la laisser – personne ne pouvait arrêter Hermione quand elle filait à la bibliothèque – et ils partirent chercher l'équipement de Quidditch de Harry dans leur dortoir car le match allait bientôt commencer.

Angélique resta là après le départ de ses amis, plantée devant les marches, pendant quelques instants, indécise et songeuse, puis brusquement elle comprit pourquoi Hermione s'était rendue à la bibliothèque…

Harry et elle-même venaient d'entendre la voix désincarnée tandis que Ron et Hermione n'avaient rien entendu. Et qu'avait-elle donc en commun avec Harry Potter ? Elle et lui parlaient tous deux Fourchelang… Ils comprenaient et parlaient serpent ! Le monstre de Serpentard, qui se promenait dans le château et attaquait les élèves, était un serpent ! Hermione avait sans doute voulu savoir quelle sorte de serpent était capable de pétrifier les gens…

La vert et argent se précipita alors vers la bibliothèque, en gravissant les marches quatre à quatre et en courant à travers les couloirs du château pour essayer de rattraper son amie. Elle arriva au quatrième étage, tout essoufflée, pénétra dans le sanctuaire de madame Pince, parcourut les travées de livres à la recherche de la Gryffondor et tomba finalement sur elle…

Angélique était littéralement tombée sur Hermione, elle avait trébuché sur son corps pétrifié… Elle se redressa vivement et vit le corps d'une élève plus âgée également pétrifié ainsi qu'un petit miroir de poche près d'elles…

La Serpentard, horrifiée par sa découverte, fit aussitôt volte-face et repartit en courant dans le château à la recherche d'un professeur. Rapidement, au détour d'un couloir, elle rencontra le professeur McGonagall qui, la voyant courir, commença à la sermonner :

« Miss Sparks ! Vous savez bien qu'il est interdit de…

- Professeur ! Hermione et une autre fille ! Je les ai trouvées pétrifiées dans la bibliothèque ! » la coupa Angélique en criant pour couvrir sa voix.

Le visage du professeur de métamorphose s'assombrit aussitôt, elle fit apparaître un chat argenté au moyen de sa baguette, qui se scinda en plusieurs chats identiques qui partirent dans différentes directions, puis elle lui ordonna en prenant le chemin de la bibliothèque :

« Restez bien près de moi, miss Sparks ! Ne vous éloignez surtout pas ! »

Angélique lui emboîta directement le pas puis, parvenue là-bas, elle lui désigna la rangée où se trouvaient les deux filles.

Quelques minutes plus tard, madame Pomfresh arriva, suivie de près par les professeurs Burbage, Flitwick, Vector, Sinistra et Rogue. Ils regardèrent tous avec stupéfaction et sans rien dire les corps des deux élèves puis Angélique et McGonagall, qui finit par déclarer :

« Occupez-vous de les conduire à l'infirmerie. Je vais tout de suite aller annuler le match de Quidditch et ordonner aux élèves de regagner leurs salles communes au plus vite. Nous devons absolument renforcer la sécurité dans cette école. »

McGonagall partit vivement en direction du terrain de Quidditch tandis que les professeurs et l'infirmière faisaient léviter les corps des deux élèves jusqu'à l'infirmerie, en emmenant Angélique avec eux. Puis, une fois que les deux filles furent installées dans leurs lits, ils les laissèrent aux bons soins de madame Pomfresh.

Rogue s'approcha alors d'Angélique, qui était bouleversée et blanche comme un linge devant son amie pétrifiée, et il lui dit gentiment :

« Venez, miss Sparks, je vous reconduis à votre salle commune. »

La Serpentard, les larmes au bord des yeux, tourna son visage vers lui et acquiesça avant de lui emboîter le pas.

Ils descendirent en silence les cinq étages puis, arrivés dans les sous-sols, Angélique s'arrêta net et déclara soudain, résolue :

« Professeur, je dois vous parler. »

Rogue s'arrêta également en sentant qu'elle ne le suivait plus, se tourna vers elle et demanda en fronçant les sourcils :

« De quoi voulez-vous me parler, miss ?

- On peut aller dans votre bureau ? »

Le maître des cachots observa la jeune Serpentard, hocha la tête et la mena à l'intérieur de son bureau.

« Je vous écoute », affirma-t-il, après avoir refermé la porte derrière elle.

Angélique prit une grande inspiration avant de lui avouer :

« J'entends des voix.

- Vous entendez des voix ? répéta-t-il, à la fois surpris et inquiet.

- Enfin, non, seulement une voix… Toujours la même, avant chaque attaque… précisa-t-elle.

- Vous… Vous voulez dire que vous entendez le monstre avant qu'il ne commette ses agressions ? l'interrogea-t-il pour bien comprendre.

- Oui, professeur… Et Harry l'entend aussi, avoua-t-elle. C'est pourquoi je pense que le monstre de Serpentard que renferme la Chambre des Secrets est un serpent. Je crois que Hermione l'avait aussi compris, c'est pour ça qu'elle était à la bibliothèque.

- Vous parlez Fourchelang, miss ?

- Oui, monsieur… Je l'ai découvert lors du club de duel quand Harry a parlé au serpent, confirma-t-elle.

- Vous avez compris ce qu'il a dit ?

- Oui… » dit-elle en hochant la tête.

Rogue réfléchit quelques instants, un peu déboussolé par ses confessions, puis lui demanda :

« Pourquoi ne me l'avez-vous pas dit avant ?

- J'avais peur que vous ne me regardiez comme vous avez regardé Harry ce soir-là… Je ne voulais pas que vous me regardiez comme si j'étais un monstre… On m'a dit que ce n'était pas normal et que c'était un très mauvais signe de parler Fourchelang… » lui confessa-t-elle, tête baissée.

Rogue soupira, releva une fois de plus le visage de la jeune fille vers lui, planta ses yeux noirs dans les siens et rétorqua :

« Jamais je ne penserai cela de vous, miss Sparks. Que vous fassiez des rêves prémonitoires ou non, que vous parliez Fourchelang ou non, que vous entendiez des voix ou pas, jamais je ne vous considérerai comme un monstre. »

La jeune fille sourit, profondément soulagée, et l'écouta poursuivre :

« La prochaine fois que vous entendrez cette voix, avertissez-moi immédiatement.

- Oui, professeur, je le ferai.

- Bien. Venez à présent, je dois aller parler aux Serpentard. »


(1) J.K. Rowling, Harry Potter et la Chambre des Secrets, chap. 14, p. 267 (édition de poche).

(2) J.K. Rowling, Harry Potter et la Chambre des Secrets, chap. 14, p. 267 (édition de poche).


Merci d'avoir lu! J'espère toujours que ça vous a plu! ;-)

A la prochaine pour la suite des aventures!