Chapitre 20 : Il y a l'amour … et puis, il y a la vie, son ennemie.

Quelques conseils ne font pas de mal

Neji et Hinata pénétrèrent d'un pas morne et calme dans le vieil entrepôt. Ils y retrouvèrent naturellement Tenten et Kiba lovés contre le vieux canapé buvant une tasse de thé tout en discutant de tout et de rien. La maitresse d'arme avait semble-t-il retrouver le sourire en la compagnie du maitre chien et Neji ne put s'empêcher de la contempler quelques secondes encore se demandant ce que l'avenir lui réserverait maintenant qu'elle attendait un enfant.

En entendant la porte d'entrée se refermait, les deux bruns se retournèrent et sourirent aux deux Hyûga malgré leur air sombre.

Tenten grimaça à l'idée que cette réunion familiale n'avait pas du être une partie de plaisir : les histoires de famille, ce n'est définitivement pas son rayon, pensa-t-elle.

Elle bondit sur ces deux pattes et fila direction sa meilleure amie pour un complément d'information.

« Alors ma puce ?

- C'est compliqué, souffla Hinata sachant pertinemment que Tenten voulait des nouvelles »

La grande brune attira la plus petite vers sa chambre pour parler en tout quiétude et Neji se posa sur le canapé en face de Kiba.

« Alors ? demanda le maitre d'Akamaru.

- Hinata sera faire face au clan, je n'ai aucune inquiétude de ce côté-là.

- Pourquoi tu tires cette tête dans ce cas là ?

- Non, non, globalement, ça va, soupira le bel Hyûga.

- Ha oui, globalement, ça va. Une fois le message correctement décrypter, on en déduit que c'est un peu moins l'enfer, qu'il y a juste une ou deux choses qui te prennent la tête alors vas-y, dis moi tout.

- Rien, je t'assure. Pour être franc, je ne sais pas encore ce que je dois faire.

Kiba pouffa.

- Tu veux savoir Neji, on est deux mecs plutôt pas mal et pourtant côté cœur et bien c'est le drame. Regarde-moi. Imagine, il y a cette fille, déclara Kiba d'un air complice, que je veux absolument sortir de sa relation destructrice avec un type qui n'est pas fait pour elle. Tout pourrait aller bien et pourtant, tu ajoutes une pincée de cette incroyable attirance que j'ai pour elle, tu mélanges avec le manque total d'attirance qu'elle a pour moi et tu peux imaginer ce que je vis en ce moment.

- C'est cruel. Je sais bien que ça va te surprendre mais tu veux qu'on en parle ?

- Non, ça ira et dans la mesure où j'ignore ce que toi tu vis avec notre chère colocataire, je vais dire que je n'ai pas à me plaindre.

- Prend le comme tu veux mais tel que je te connais maintenant, tu trouveras un moyen de l'aider, conclut le prodigue du clan Hyûga.

- Merci »

De l'autre côté de l'entrepôt dans la chambre de Tenten, les deux jeunes femmes discutaient elle aussi.

« Mon père n'a plus d'héritier et donc, je pense qu'il devra convaincre le conseil d'être de mon côté. Le clan Hyûga n'a plus vraiment d'option.

- Les pères sont vraiment des créatures étranges.

- Le tien te fait des misères en ce moment ?

- Pas vraiment, c'est plus compliqué…. Hinata, en parlant des hommes de notre vie, comment va Neji ?

- C'est à moi que tu le demandes ? interrogea la Hyûga surprise.

- Je me sens horriblement nulle de dire ça mais, j'ai accepté le fait que Neji et moi, nous ne serions jamais plus que des coéquipiers.

- Vous n'êtes vraiment que ça ?

- Je le pense mais je suis contente de savoir que tu es là pour lui.

- Tenten, soupira Hinata, je ne te comprends pas.

- Je déteste mon père.

- Tenten … arrête de te détester. Toutes ses erreurs que tu commets, ce n'est pas pour le punir lui, quand même, tu te prives sans doute des plus beaux moments de ta vie pour une obscure raison mais tu as tort. Tu es ma meilleure amie mais aussi une jeune femme ravissante qui est faite pour vivre heureuse dans ce monde.

- Pourquoi avoir un père cinglé nous rend si compliquée ?

- J'n'en sais rien mais je suis absolument certaine d'une chose maintenant, c'est que je dois arranger les choses avec Naruto et toi, tu dois faire la même chose Tenten »

La maitresse des armes se jeta littéralement dans les bras de la jeune brune aux yeux de perle et elles restèrent enlacées ainsi de longues minutes.

Une idée de génie

Sakura pénétra dans le vieil entrepôt les yeux rougis d'avoir pleuré pendant des heures dans les bras d'Ino. Elle regrettait d'avoir laissé sa colère parler mais finalement, que pouvait-elle faire pour arranger les choses ?

Ino avait tenté de lui tirer les vers du nez mais Sakura avait opté pour rester plus fermer qu'une huitre, la fleuriste s'était donc résolue à sécher les larmes de sa meilleure amie à coup de « Ca ira », « ce n'est rien » dont elle n'était pas réellement certaine.

C'est donc complètement fatiguée que Sakura traversa le salon, salua Kiba et Neji toujours en grande conversation et s'enferma dans sa chambre prête à y passer la soirée.

Alors qu'elle allait entamer sa deuxième heure de sieste intensive, des coups sur la porte se firent entendre. Elle grommela des insultes, s'extirpa de son lit et alla ouvrir.

Elle offrait un bien piètre spectacle, les cheveux en pétard, les yeux gonflés de sommeil mais elle s'en fichait après tout.

« Salut, déclara un jeune homme au sourire étincelant.

- Salut Kiba.

- Tu as quelque chose de prévu ce soir ?

Elle resta perplexe quelques secondes, elle allait gentiment refermer la porte au nez de son colocataire mais il la retint d'une main.

- Que ce soit bien clair, j'ai parfaitement conscience de la stupidité de ma demande mais j'ai aussi parfaitement conscience des faiblesses de ta vie amoureuse. Je refuse de te regarder souffrir plus longtemps parce que je sais que je peux t'aider, par conséquent, ce soir, on sort ensemble.

Il avait débité sa phrase à une allure folle sans reprendre sa respiration. Sakura avait croisé les bras contre sa poitrine attendant de voir où Kiba voulait exactement en venir.

- Je … je ne peux pas sortir avec toi, Kiba.

- Non, non, attend une seconde. Je t'explique, tu ne dois pas voir ça comme un rendez vous « galant », déclara-t-il en mettant les guillemets, mais comme une occasion inespérée de comparer et de faire le point ou comme un essai gratuit pour une vie sans chagrin.

- Kiba, je ne peux pas, tu le sais ça.

- Non, tu peux Sakura. Ecoute, c'est évidant que tu as besoin de faire une petite pause, ça fait trop mal, d'ailleurs tout le monde souffre dans l'affaire, moi y compris. Je te promets, je ne porterai pas de chaussettes sales, je laisserai Akamaru à la maison, j'éviterai de roter à la fin du repas et je me comporterai en gentleman. Tu as ma parole, ça sera une soirée complètement platonique. Alors dis oui !

Sakura recouvra son sourire qu'elle avait perdu depuis ce matin. Kiba avait ce pouvoir sur elle, il la faisait rire, elle se sentait bien à son contact. Ce n'était pas grand-chose mais une petite voix intérieure lui cria d'accepter.

- D'accord, disons que je serai prête dans une heure.

- Parfait ! Tu ne seras pas déçue »

Il fila avant qu'elle ait eu le temps de dire ouf et Sakura referma sa porte comme si rien d'anormal ne s'était passé.

Il y a un nom pour ça

Elle tenta de rester très digne, le dos bien droit, le menton fier telle Jeanne d'Arc, pucelle d'Orléans, avançant vers le bûcher. Si Sasuke, préférait rompre avec elle, il importait d'autant plus qu'elle garde la tête sur les épaules.

Quand elle ouvrit la porte, il l'attendait carré dans un des fauteuils du salon.

« Salut, fit-il osant à peine la regarder en face comme si sa simple vision pourrait le brûler.

Une bonne douzaine d'expression passèrent sur le visage de la jeune femme en même temps.

Elle ne répondit rien attendant de voir.

- La situation n'est pas aussi grave qu'elle en a l'air, risqua-t-il.

La kunoichi rit de la candeur de son petit ami.

- Vas-y alors explique moi.

Il se leva contournant le fauteuil où elle avait prit place.

- Où vas-tu ?

- Chercher à boire dans la cuisine.

- Non, reviens ici Sasuke, on est en train de parler ! hurla-t-elle.

- Ok, mais …

- Reviens ici, je t'ai dis. Je veux savoir pourquoi ?

- Nous ne devrions pas en parler maintenant. Tu as les nerfs à vif et il va t'être impossible de réagir rationnellement.

Elle le fixa d'un regard extraordinairement douloureux.

- Si tu ne m'expliques pas maintenant, alors, je pars sans attendre.

Il frissonna à cette menace. Il tentait vainement de gagner du temps pour la retenir auprès de lui mais Karin était têtue, trop pour se laisser aller au cours des évènements sans réagir.

- Karin …

- Tu sais Sasuke, il y a un nom pour ça. Ca s'appelle la lâcheté.

- Je n'aime pas Sakura, déclara-t-il avec la bizarre impression d'être déloyale envers sa meilleure amie.

- Ha oui, tu l'aimes pourtant assez pour tout arrêter à la moindre menace de sa part.

- Ca ne nous fera de mal que si toi, tu fais en sorte que ça nous en fasses.

- Ca y est, j'ai pigé, le problème c'est moi, plaisanta-t-elle. Moi et mes idées stupides sur l'amour, l'amitié. Il est clair que je n'ai jamais compris le lien qui vous unit Naruto, Sakura et toi. J'n'aurais jamais du me mêler de ta vie, te suivre était une erreur.

- Je ne peux pas la faire souffrir, c'est tout.

- C'est ce que je disais, il y a un nom pour ça : la lâcheté. Mais rassures toi, moi je suis une idiote, une idiote amoureuse d'un lâche, ça ne fait pas un bon mélange.

- Je tiens toujours à toi malgré ce que tu penses.

- Je vais prendre une douche, et si d'ici quelques jours, tout reste identique alors je partirai définitivement de ta vie, c'est le mieux pour nous deux »

Elle se leva et partit toujours fière, toujours droite, toujours le cœur en lambeaux.

Devine qui vient diner ?

Temari mettait un temps fou à se préparer pour sortir. Dans moins de deux jours, elle repartait pour Suna avec ses frères, leur voyage avait prit une drôle de tournure mais elle avait insisté pour que ce soir, ils le passent tous les deux en tête à tête.

Shikamaru n'était pas un garçon particulièrement romantique mais voilà, l'idée de diner avec Temari, de peut être s'envoyer en l'air après un copieux repas, ne lui déplaisait absolument pas alors il avait accepté avec le sourire. Elle était ce soir particulièrement longue mais peu importe, il avait réservé pour vingt heure, ils seraient tout de même dans les temps.

Dans la chambre, Temari se déshabilla et se regarda son reflet en petite tenue.

Ce soir, elle voulait être à son avantage. Sa robe était pendue à ces côtés, elle l'avait acheté l'après midi même pendant que Gaara et Kankurô retenaient prisonnier Shikamaru : pas une robe noire classique, ni rouge aguicheur, mais un modèle rose très clair, qu'une garniture de perle faisaient chatoyer – une robe de Cendrillon pour la rendre aussi féminine et fragile qu'une poupée de porcelaine. Voilà, l'allure qu'elle voulait se donner : moins femme fatale que … femme tout court.

Elle espérerait que ce côté fragile jouerait en sa faveur lorsqu'elle annoncerait la nouvelle à Shikamaru.

nda : mon dieu je fais porter du rose à Tema

Depuis plusieurs jours, elle trimbalait les mots qu'elle allait prononcer dans un coin de sa tête. Qu'allait-il dire ? Elle s'assit sur le matelas du flemmard et fit la seule chose qui avait le don de calmer ses nerfs. Elle inspira un grand coup puis déterminé se leva et partit rejoindre son flemmard de petit copain.

Elle croisa Tenten en chemin, échangèrent un regard complice puis ils partirent au restaurant.

Ils pénétrèrent dans l'élégant établissement où Shika avait réservé, le type même de restaurant où on vous donne la curieuse impression d'être chez soi, si on est millionnaire.

Le maitre d'hôtel les accompagna à une petite table romantique près de l'âtre d'une cheminée, déboucha une bouteille de champagne et en servit deux coupes.

Shika lui sortait le grand jeu et tout à coup, la kunoichi eut encore plus de remords.

« On trinque ? proposa-t-il »

La rose du Sable commença à porter la coupe à sa bouche lorsqu'une pensée traversa son esprit, elle était enceinte. Enceinte alcool = très mauvais mélange mais déjà le mal était fait le liquide pétillant était dans sa bouche. Que faire ?

A la pensée du petit être qui grandissait dans son ventre, Temari n'eut d'autre choix que de recracher le champagne dans sa coupe provoquant un regard ahuri de la part de son petit ami.

« Tu ne le trouves pas bon ?

- C'est pas ça Shikamaru, c'est …

Elle avait retourné les mots dans tous les sens et mais finalement, elle résolut de fouiller dans son sac et tendit un objet au manipulateur d'ombre.

- Qu'est que …

Shikamaru allait poser une question stupide lorsqu'il réalisa qu'il s'agissait du test de grossesse qu'il avait vu ce matin même dans sa salle de bain.

- Pourquoi tu as le test de grossesse de Tenten sur toi ? demanda-t-il.

Temari se prit le visage dans les mains et soupira.

- Shikamaru, c'est mon test de grossesse. Je suis enceinte.

- Shika ?

Mais le jeune homme était encore sous le choc. Il vira au blanc de blanc en une minute, porta la coupe à ses lèvres et avala le champagne qu'elle contenait d'une traite.

- T'es …enceinte ?

- Je sais qu'on n'avait pas prévu ça mais c'est arrivé et …. J'ai envie de le garder.

- Un bébé, … on va avoir un bébé »

D'un seul coup, le jeune homme réalisa l'impact d'une telle nouvelle sur sa vie. Que devait-il faire ? Temari voulait le garder ? Mais un bébé, il n'était pas prêt à être Père !

Un silence pesant s'installa et lorsque le serveur arriva pour prendre la commande, il opta pour un demi-tour franc du collier.

« On est pas assez mûrs pour élever un enfant, déclara Shikamaru.

- On n'a pas le choix.

Je ne suis pas prêt à devenir père.

- Tu ! Tu ne penses qu'à toi et moi alors, c'est mon corps, mais c'est un être humain qui …Tu n'as pas le droit de me demander de … »

Les larmes menaçaient de tomber, encore une fois, Temari se refusa à ce genre de comportement. Elle se leva et quitta le restaurant sous les yeux d'un Shikamaru complètement anesthésié.

Un père passe et manque

nda : vous noterez les stupides jeux de mots de l'auteur influence tout à fait regrettable de son père à elle

L'entrepôt semblait désert. Seuls les équipiers de la team Gai étaient présents.

Tenten ne cessait de ressasser les paroles d'Hinata. Elle gâchait sa vie ? Elle avait peut être renoncé trop vite à Neji ? Elle pourrait peut être se donner une deuxième de réussir ?

Inconsciemment, Tenten tapa du pied agacée par son raisonnement, par ses questions stupides, par elle-même.

Neji, il y a quelques jours, aurait observé la scène en souriant mais là, nous sommes loin du compte. Le jeune homme aux longs cheveux bruns observait la femme qu'il aimait persuader qu'elle était prise avec une décision bien plus importante que lui-même.

Il coupa court aux réflexions de la jeune femme par une simple phrase.

« Je vais prendre une douche.

- D'accord, répondit-elle comme si cette simple parole avait agi comme un électrochoc »

L'entrepôt résonnait au moindre bruit, Tenten ne s'était jamais rendu compte que sans les autres, il puisse être si vide.

Elle s'affaira à rendre l'endroit vivant en cuisinant un repas pour Neji et elle-même.

Un repas en tête en tête, c'était sans doute l'idéal pour tenter une approche auprès de Neji.

Papillonnant autour de la table, Tenten disposait avec goût la plus belle vaisselle qu'ils possédaient tout en chantonnant un air pour calmer ses nerfs. Une soirée rien qu'avec Neji, c'était assez rare pour qu'elle marque le coup. En moins d'une demi heure, Tenten avait résolu de préparer un succulent repas, et l'air de rien avait enfilé une petite robe chinoise tout simple, celle là même qui fait penser que ce n'est rien mais qui une fois sur elle donne un effet bœuf.

Le repas était fin prêt au moment où Neji refit son apparition dans le salon et aguiché par l'odeur du poisson, avait bifurqué direction la cuisine.

Il contempla une minute sa coéquipière et ne put tenir sa langue pour la première fois de sa vie.

« Tu es vraiment très jolie… »

S'en suivit de peu un énorme rougissement pour nos deux ninjas.

« Et si on passait à table, proposa Tenten pour détendre l'atmosphère »

Neji y répondit par un hochement de tête malheureusement au moment où ils allaient avaler leur première bouchée de ce repas, leurs baguettes restèrent en suspens, attirés par le bruit de la sonnette.

Après un simple échange de regard, Neji se leva pour ouvrir.

« Oui ? interrogea-t-il en ouvrant la porte à un jeune homme blond.

- Je cherche Tenten »

Encore un autre, pensa Neji.

La kunoichi arriva quelques secondes plus tard.

« Otani-kun ?!

Suite au regard du jeune Hyûga, Tenten se sentit obligée de présenter le jeune homme à son coéquipier.

- Neji, je te présente Otani, c'est comment dire, mon …

- Frère, termina le jeune homme.

Neji leva un sourcil dubitatif tandis que Tenten poussait un soupir.

- Si on veut et Otani voici Neji mon coéquipier.

- Ton équipier ? Je ne me souviens pas d'avoir déjà vu manger à la maison aussi bien habillée.

- Otaaaaani, … Qu'est que tu veux au juste ?

- C'est ma mère qui m'envoie.

- Pour ?

- Tu sais qu'il est à l'hôpital ?

- Je le sais merci. Il m'a demandé ? interrogea la jeune femme avec une pointe d'espoir.

En guise de réponse, le jeune homme prénommé Otani soupira. Tenten n'eut plus qu'à tirer ses propres conclusions.

- Tu diras donc à ta mère que tant qu'il n'est pas mort, je ne me déplacerai pas à ce foutu hosto ou alors qu'il le demande.

- Tu vas trop loin Tenten.

- Je m'en fous.

- Bon, j'aurais essayé au moins.

- Otani ?

- Hn.

- Il va bien quand même ?

- Pour le savoir, il te faudra te rendre à ce foutu hosto comme tu le dis si bien »

Le jeune blond ne laissa pas le temps à sa demi-sœur de répondre et repartit comme il était venu.

Tenten se dirigea sans un mot vers la cuisine et reprit place à la table. Au bout de quelques secondes à peine, Neji ne put s'empêcher de demander.

« Ton frère ?

- Le fils de la femme qui a épousé mon père, rectifia Tenten.

- Ton père est à l'hôpital ?

- Hn, tu te souviens ce matin, ce qui me contrariait ?

- Oui mais je pensais que c'était …

- C'était ça. Il est à l'hôpital. Je voulais y aller mais …

- Mais … l'encouragea l'Hyûga.

- Il s'en moque alors quelle importance que j'aille le voir ou non.

- Peu importe ce que tu penses, Tenten, c'est ton père.

- Je te dis qu'il s'en moque.

- Tu en es certaine ?

- Il ne m'a jamais dit qu'il m'aimait et n'a jamais donné le moindre signe d'intérêt pour ma personne, s'indigna la jeune femme.

- Tu crois que parce qu'il ne te le dit pas, il ne le pense pas ?

- Il me regarde comme une étrangère quoique je fasse.

- Il a peut être juste du mal à te montrer qu'il t'aime, fit-il en détournant le regard.

- Huummm.

- Il est peut être juste timide, tenta le Hyûga. »

Tenten l'observa avec le plus grand intérêt, il parlait pour qui au juste ? Elle n'aurait su le dire à ce moment précis.

Le reste de la soirée se passa sans aucun bouleversement, ils regardèrent un film l'un près de l'autre sur le canapé du salon mais au milieu de celui-ci, Tenten s'assoupit sur l'épaule de Neji.

Il la garda tout contre lui durant le reste de la soirée puis au bout de quelques heures, il la souleva à la manière d'un prince charmant nda : je trouve cette image complètement cruche mais c'est tout ce qui me vient et la déposa sur son lit.

Une nuit teintée de folie

Assise face à Kiba, Sakura n'avait eu de cesse de rire. Kiba avait été plus que drôle et le repas complètement exquis. Elle faisait donc face au jeune homme en dégustant une gorgée de son café tandis que la serveuse débarrassait le reste de la table souriant au jeune homme brun qui apparemment lui faisait de l'effet.

Ils avaient diné dans un fantastique petit restaurant italien que Sakura ne connaissait pas et pourtant, elle avait grandi à Konoha.

« Merci, c'était parfait, remercia-t-il à la serveuse sans y ajouter ce que Sakura nommait d'habitude son plan drague à deux balles »

Elle laissa son regard parcourir son corps finement musclé et avala une autre gorgée.

La fleur de cerisier releva timidement les yeux vers lui et constata l'air satisfait de l'Inuzuka.

« Alors ?

- Alors quoi ?

- Oh Sakura, est que tu as apprécié ce diner ? Et tu peux également admettre que j'ai fait fort, ton visage s'est illuminé en entrant ici.

- Kiba, tu te fais des idées.

- Ton visage s'est illuminé. Mais revenons en plutôt au mérite qui doit m'être accordé. Tu as du remarquer que ce soir, nous n'avons fréquenté que des lieux bondés, je ne voulais pas que subitement, tu me sautes dessus. C'est donc une soirée platonique !

Sakura pouffa.

- Je dois donc te remercier de m'avoir sauvé d'une énième tentation. Il faut dire que tu es incroyablement sexy avec cette serviette autour de ton cou.

- Arf, j'avais oublié.

- Je ne pensais pas que tu avais aussi peur de te salir mais je te l'accorde : Cette soirée a été par-fai-te.

- Je sais que ce que je vais dire ne va pas te sembler platonique mais tu mérites mieux que Sasuke. Une femme aussi belle, brillante et généreuse que toi mérite un homme qui n'est là que pour elle, qui peut lui donner de l'amour autant qu'elle en donne.

- Ki … Kiba, on devrait rentrer, il se fait tard. »

Le retour se fit en silence. Elle aurait pu et du se sentir gênée par cette déclaration mais que connaissait-elle des sentiments de Kiba à son égard. Il avait toujours été là pour la consoler et elle, elle ne pensait qu'à Sasuke. Le réconfort qu'il lui accordait s'était ce dont elle avait le plus besoin en ce moment, Kiba savait toujours quoi faire pour lui redonner le sourire.

Ils étaient enfin revenu à la maison mais ils se contemplèrent sur le pas de la porte de sa chambre comme si c'était la fin de leur rendez vous galant et que le jeune homme bien attentionné raccompagnait sa conquête jusqu'au pas de sa porte.

« La soirée a été superbe Kiba, vraiment.

- En effet, je n'ai pas le souvenir de t'avoir entendu crier ou te plaindre, plaisanta-t-il se moquant ainsi du caractère bien trempée de la jeune fleur de cerisier.

- Hummm, oui.

- C'est marrant comme une fille peut être différente en dehors de sa vie quotidienne. Non, non sans blague, si je ne te connaissais pas, je me dirai quelle fille épanouit.

- Arrête de te moquer de moi, Kiba, déclara-t-elle souriant de plus belle en donnant une légère tape dans l'épaule de son ami.

- Mais je ne me moque pas, répondit-il d'un faussement boudeur. Tu es une fille très belle, Sakura et malgré que tu ne saches pas faire une blague qui tienne la route, tu n'as pas ton pareil lorsque tu souris.

- Tous ses compliments … rigola-t-elle.

- Allez maintenant, c'est à ton tour de flatter mon égo.

- Tu n'as pas ton pareil pour me donner ce sourire dont tu parlais tout à l'heure. Merci.

- Ca me va droit au cœur. Tant que je te sais contente, ça vaut bien tous les mercis du monde. Bon ben, bonne nuit.»

Il se pencha légèrement prêt à lui donner un simple baiser sur la joue mais la rose en décida autrement, elle l'attira tout contre elle et dans un élan lui donna la plus fougueux baiser de sa vie.

Blabla de l'auteur :

Hello les gens, voilà un nouveau chapitre, on avance lentement mais sûrement vers la fin !

J'espère que ça vous a plu, pour une fois que je ne trouve pas ça complètement nul

Je tiens à préciser qu'il y a une forte inspiration télévisuelle sur ce chapitre, je suis avant tout une enfant de la télé.

Comme d'habitude, mon titre est une magnifique citation de Jean Anouilh (pas sûr de son orthographe désolée)

Merci d'avoir lu en tout cas.

A très vite, je l'espère !