Chapitre 20 : Cauchemare (?)

Partie 1 : Quand Zoro déconne... Nami sanctionne.

Le Sunny était d'humeur morose depuis quelques temps. Cela faisait cinq jours que Merry était dans cet état apathique. Elle mangeait à peine et ne parlait pour ainsi dire presque plus, seul le cuisinier parvenait à lui arracher quelques mots de temps à autres mais cela tenait de l'exploit.

Pour ne rien arranger, l'épéiste était d'une humeur massacrante, ça faisait près d'une semaine qu'il n'avait pas pu se mesurer en duel contre le cuistot (parenthèse culturel du jour : le saviez-vous ? En plus de leurs prises de tête journalières, le blond et le verdoyant s'entraînent ensemble 3 fois par semaines, aux aurores. Très peu de personnes sont au courant, seuls Brook, Luffy et naturellement, Robin, le savent), et voilà cinq jours que sa partenaire de combats à l'épée se traînait telle une loque humaine aux allures de zombie. Malgré un entraînement plus qu'intensif, toute cette combativité retenue jouait sur ses nerfs : le moindre regard, le moindre geste, la moindre petite parole... tout, il interprétait tout comme un défi, une invitation à la baston. En un mot (façon de parler...^^), le pauvre garçon rongeait son frein.

Alors que Chopper et Usopp jouaient à chat sur le pont, le métis eut la malchance de bousculer par mégarde le bretteur à fleur de peau. Ce dernier réagit au quart de tour, saisissant le tireur d'élite par le col et le soulevant de terre d'une seule main. La seconde posée sur ses précieux katanas, prêt à dégainer, Zoro eut un rictus de dément, une étincelle de folie furieuse inquiétante brûlant dans son regard fiévreux un tantinet psychopathe.

Zoro : Tu veux te battre hein, c'est ça ? Allé, dis-le que tu veux te battre !

Usopp : Non non non, je te jure q-que non. Je-je suis d-désolé, j'voulais pas... j'voulais pas t'bousculer, pardonne-moiiii ! S'il-te-plait, ne me tue paaaaaaaaas !

Le pauvre diable gesticulait dans tous les sens pour se libérer de la poigne de son nakama qui ne cessait de raffermir sa prise à la base de son cou. Il pleurait à chaude larmes implorant pour sa vie, il était définitivement « trop jeune pour mourir ». Près d'eux, Chopper tremblait comme une feuille, horrifié et ne sachant que faire pour sauver son ami des griffes de ce Zoro maléfique.

Usopp : AU-AU SECOURS ! À L'AIDE ! Ce fou va me tuer !

Chopper : Bouhouhou ! Faîtes quelque chose ! Il va le tuer... Tiens bon Usopp !

Luffy mangeant un gigot qu'il avait chapardé et regardant la scène d'un air indifférent : Heureux de t'avoir connu Usopp mon pote.

Alors que Zoro était tout excité à l'idée de pouvoir enfin libérer ses sabres, un froid glacial parcouru le pont, figeant Usopp sous ses doigts. Pensant que le menteur avait tourner de l'œil ou encore, capitulait, l'épéiste allait le malmener un peu pour qu'il se ressaisisse et combatte comme un homme, un vrai, mais n'en eut pas le temps : un poing despotique s'abattit sur son crâne, le sonnant et lui faisant lâcher sa proie. Usopp de nouveau libre, détala comme un lapin sans demander son reste. Nami était furax.

Nami : Mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi à la fin ! Arrête de t'en prendre à n'importe qui, sombre crétin, maîtrise un peu tes pulsions ou je te les coupes avec ton propre sabre, OK ?

Zoro, se frottant la tête, la fusilla du regard, submergé par des envies de meurtres dévastatrices. Sa main se referma sur son Wadô, le sortant de son fourreau immaculé, prêt à trancher dans le vif. Sanji qui sortait de la cuisine tenant un plat remplit de douceurs, vit la scène. Il fourra le plateau dans les mains de son capitaine dans le feu de l'action (ouh ! V'là la mauvaise idée...) qui soit dit en passant avait l'expression d'un gosse le matin de Noël, et il se précipita aussi vite que son attelle le lui permettait vers sa gente dame et ce vil manant de bretteur du dimanche.

Sanji : Oï marimo ! Je peux savoir ce que tu comptes faire avec ton cure-dent ?

Le visage de Zoro s'éclaira au son de la voix de son meilleur ennemi. Il allait enfin pouvoir laisser libre cours à ses instincts primaires de mâle dominant c'est-à-dire la violence et le combat (qui a dit sa libido ? Qu'il ou elle se dénonce sur le champs ! Nan mais je vous jure...).

Zoro avec un sourire à faire pâlir un possédé : Je t'attendais sourcil en vrille.

Sanji : Eh bien me voilà, alors sois gentil et détourne ton joujou de ma Nami-chérie ou je fais en sorte que tu sois le dernier représentant de ton espèce, marimo de merde, autrement dit je te castre (oulala ! Il y en a qui en veulent à la virilité de notre cher Zoro dites-moi!).

Les lèvre dudit marimo s'étirèrent encore plus et il rit à gorge déployée. C'était si bon, il exultait. Qu'est-ce qu'il pouvait aimer ressentir cette tension dans ses muscles à l'approche d'un affrontement, cette excitation grisante qui décuplait ses sens tout en l'enivrant, cette délicieuse montée d'adrénaline qui lui nouait l'estomac avant d'exploser en millions de petits papillons, le faisant se sentir léger, invincible... C'en était addictif. Oh oui, il aimait ça et oui, il était accro (O_O mais quel genre d'homme est-ce pour être prêt à se damner pour une bonne baston ? Je vous le demande...). Il avança vers Sanji, ayant rengainé son sabre avant de se planter devant lui, tout sourire, rayonnant d'un bonheur malsain.

Zoro : Ah oui, blondinet ? J'aimerais voir ça. Viens, je n'attends que toi. On verra qui de nous deux y laissera ses couilles... moi ou bien toi, le petit toutou à sa mégère.

Il rit de nouveau, toujours grisé par la perspective de pouvoir se défouler après les 7 jours qui, bien que ce ne soit peu de temps, lui avait paru être une éternité, d'abstinence. Alors que le vert continuait dans son délire, Sanji, excédé, balança son poing dans la mâchoire de son nakama, mettant fin à son hilarité. Zoro était surpris, jamais encore le cuisinier n'avait utilisé ses mains, précieux outils, dans l'un de leurs affrontements. Bien ! Ce serait un corps à corps dans ce cas, de mieux en mieux ! Son rictus euphorique s'élargit.

Sanji : Je veux bien que tu m'insultes, que tu me frappes ou te moques de moi passe encore, mais je ne tolérerais pas que tu parles d'une femme ainsi, JAMAIS tu m'entends ! Retire ce que tu viens de dire sur Nami tout de suite ou je ne donne pas cher de ta peau !

Le blond voyait rouge. Parfait, il n'en serait que plus combatif. Ils se tournèrent autour quelques instants se fixant droit dans les yeux puis se jetèrent l'un sur l'autre, tous deux déterminés à en découdre une bonne fois pour toute. Alors que les premiers coups fusaient, Nami qui était restée hébétée face à la virulence des échanges verbaux des deux hommes, se ressaisit et se décida à mettre un terme à toute cette mascarade, et pour cela, elle ne voyait qu'une seule solution. Elle s'avança vers les deux garçons qui se tapaient cordialement dessus, ayant pour objectif de les achever. Elle leur asséna à chacun un de ses fameux punchs surpuissants dont elle seule avait le secret, coupant court à leur stupide querelle puérile.

Nami : ASSEZ ! Ça suffit ! Y en a marre de cette situation ! Nan mais vous êtes pas bien ou quoi !? Qu'est-ce qui vous passe par la tête, hein ? Surtout à toi Zoro ! Que tu sois en manque je le conçois, et encore, je me demande comment on peut devenir accro à un truc aussi tordu que la castagne, bref passons, mais que tu te défoules sur les autres membres de l'équipage, ça c'est hors de question ! On est pas tes punching-ball, mets-toi bien ça dans le crâne et ne t'avise plus JAMAIS de me menacer avec un de tes couteaux de boucher car je te jures que le jour où cela se reproduira...

Zoro, en reprenant son calme, étendu sur le sol et lançant d'un air las : ouais, je sais, tu m'émascules. J'ai compris.

Nami : Bien si tu as compris, c'est déjà ça, mais ne crois pas t'en sortir à si bon compte, je triple ta dette pour être sure que tu retiennes la leçon et aussi pour menaces et tentatives d'intimidation et d'agression à caractère... psychopathe sur ma petite personne.

Zoro soupira, incapable de s'indigner, il était comme vidé. Sa démence passagère aussi brève fut-elle avait brûler toute son énergie, le laissant épuisé aussi bien moralement que physiquement. Qu'est-ce qu'il lui avait pris ? Alors qu'il s'introspectait (petit néologisme =D), Nami repris la parole.

Nami : Quand à toi Sanji, j'apprécie que tu prennes ma défense, mais je peux très bien me débrouiller seule et tu sais que je déteste que vous vous chamailliez, vos pitreries m'exaspèrent...

Sanji : Pardonne-moi Nami-chérie, c'est plus fort que moi, mais je ferais de mon mieux pour te contenter, comme toujours.

Nami, satisfaite, lui adressa un sourire suffisant avant de se retourner, bien décidée à éradiquer le problème à sa source, soit dans le cas présent : Merry.


Hi everybody! Voici la première partie du chapitre 20. Je ne voulais pas spécialement le couper en deux, mais voyant que j'avais du mal à le terminer dans un délais raisonnable, j'ai décidé de poster cette 1ère partie afin de vous faire patienter ^^" J'espère que ça vous a quand même plut =)

Bref merci à mes reviewers et à ceux/celle qui suivent cette fic, je tacherais de me dépêcher pour la suite!

sur ce bonnes vacances tout le monde =)

SweatM~