Comme je sais que demain je n'aurai absolument pas le temps de publier, je vous met le chapitre en avance !

Le retournement de situation arrive enfin ! Quoique mini retournement (non non je ne brise pas vos espoirs je les tempère au cas où vous vous attendez à qq chose d'extraordinaire nuance)

Note : Pour ceux qui trouvent des incohérences dans mon récit ou qui ne comprennent pas certains point, aller lire la réponse à la review de Piitchoun en bas à mon avis ce n'est pas la seule à penser ca !

Une fois Cornelius sortit de mon champ de vision, je me hâtais de me rendre à l'infirmerie. Je vis Dumbledore hocher la tête vers quelqu'un avant de fermer les portes. Je me précipitais pour entrer avant. En me retournant, je vis Harry et Hermione debout un grand sourire aux lèvres. Mon instinct me souffla de ne pas réapparaitre immédiatement.

- On a réussit !

- Chut Harry on risque de nous entendre.

- Hermione tu te rends compte ? Grace à nous, ils sont libres.

En utilisant la légimencie, je vis ce qu'ils venaient de faire. Ils avaient utilisés un retourneur de temps et avait sauvé à la fois l'hippogriffe et Sirius. Une bouffée de fierté me prit. Finalement, quelqu'un avait bien délivré Sirius. Et ce quelqu'un était Hermione.

Discrètement, je passais dans le bureau d l'infirmière qui s'était absentée et rédigé un rapide mot pour Hermione. Je retournais ensuite dans l'infirmerie pour voir sa réaction. Passée la surprise de recevoir un mot en pleine nuit, je la vis rougir furieusement. Bien sûr, Harry n'en rata rien.

- Qu'est ce qu'il y a Hermione ?

- J'ai reçu un mot bizarre.

- « Félicitations chérie, tu m'as épatée cette nuit », lit-il. Qui…

- C'est l'écriture de Mathilda.

- Tu crois qu'elle est au courant pour Sirius et Buck ?

- Je ne sais pas. Mais ca ne m'étonnerait pas.

- Elle va…

- Elle ne nous dénoncera pas.

- Comment peux-tu en être aussi sure ?

- Je le sais c'est tout. Je crois même qu'elle nous aurait aidés si on le lui avait dit.

Harry haussa les épaules. Après tout, il était ravi. Ils avaient réussis à sauver des innocents. Surtout son parrain. Le fait est que je le sache ne changeait rien pour lui. Mais pour Hermione, ca semblait représenter beaucoup au vu de la larme de joie qui coulait sur sa joue. Je m'approchais doucement d'elle et embrassais son front avant de sortir. J'avais besoin de sommeil.

Je décidai de remonter directement au dortoir. J'enlevais le sort d'invisibilité. En donnant le mot de passe à la Grosse Dame, elle refusa de m'ouvrir. Le manque de sommeil et les événements de ces derniers jours m'avaient mis sur les nerfs.

- Stupide portrait, allez-vous me faire entrer ?

- Tsss, siffla une voix familière. Je dois sans doute revoir ton éducation.

En me retournant, je vis Doriane dans un portrait. Elle avait changé de vêtement mais portait toujours le même air amusé sur son visage.

- Qu'est ce que tu veux ?

- Tu ne voudrais pas savoir ce qu'il se passe dans ce château ?

- Dans mon dortoir ? soupirai-je.

- J'ai une meilleure idée suis moi.

Ce que je fis. Nos pas nous menèrent au troisième étage où il y avait peu de portrait. Cela signifie peu d'oreilles qui nous écoutaient. Elle se chargea de faire fuir les autres. Je me tournais vers elle en attendant qu'elle parle. Je ne connaissais pas ses réels projets envers moi. C'est pour cela que malgré le fait qu'elle soit une Devis, je restai sur mes gardes. Après un moment, elle parla.

- Tu lui as dis au revoir ?

- Si tu parles d'Hermione la réponse est négative.

- Elle n'est pas la seule à faire battre ton cœur.

- Je ne suis pas d'humeur pour les devinettes.

- Une Devis n'est pas une personne à se laisser guider par ses humeurs.

- Viens-en au fait.

- Pourquoi ferais-je cela ?

- Tu préfères être contrainte ?

Je ne pensais pas réellement le faire. A vrai dire, je ne m'en sentais même pas capable avec la fatigue. Mais je la vis tenter de masquer un frisson de peur. Je notai soigneusement cela et me promit de l'interroger plus tard.

- Ton petit loup va partir.

- Plait-il ?

- Sa condition a été malencontreusement ébruitée. Résultat, il a du poser a démission.

- Par qui ?

- Tu le sais déjà ma chère.

- Arrête tes devinettes !

- Qui à part toi le savait ?

Je réfléchissais. Dumbledore devait le savoir. Il ne l'aurait pas embauché sans cela. Minerva également. Hermione devait avoir deviné surtout après cette nuit. Indéniablement, Harry et Weasley le savaient. Harry n'avait aucun motif pour le dire au monde. Par contre, Weasley…

-Weasley ! Bien sûr avec tous ses sales préjugés, il…

- Ce n'est pas Ronald Weasley.

- Alors qui ? Personne d'autre n'aurait de motivation à le dire !

- Une personne pourrait. Celle qui a été si déçu ce soir qu'il a trouvé en cela un moyen de vengeance. Celle qui a déjà tenté de t'empêcher de le voir. Celle qui la fait par amour pour toi.

Je réfléchissais. Sirius n'aurait pu le faire. De toute manière, il n'en avait pas l'utilité ni la crédibilité. Qui avait été dans cette maudite cabane ? Je me figeais. Non. Non ca ne pouvait pas être lui. Il était au courant depuis le début. Jamais il n'aurait osé briser une vie pour si peu. Et pourtant, je savais qu'il en était totalement capable. Je relevais les yeux vers Doriane. J'espérai y voir un quelconque indice. Mais son expression ne fit que confirmer ce que je m'évertuer à ne pas croire.

- Ne lui en veux pas trop. Il a fait ce que j'aurai fais à sa place.

Je ne répondis pas et fis demi-tour. Je dévalais les escaliers manquant plusieurs fois de m'écrasais au sol. Je ne m'arrêtais qu'à la porte en voyant le ministre. Je jurai silencieusement.

- Où courez-vous donc Mathilda ?

- Je…euh…

- Attendez reprenez votre souffle d'abord. Là voilà. Maintenant, dites moi ce qu'il se passe.

Je me redressai en lissant mes vêtements. Hors de question que je perde la face devant lui. Macnair était avec lui. Il me donna une idée.

- Il faut que je voie Hagrid.

- Pourquoi cela ?

- J 'ai un doute pour une des réponses à mes ASPICS et je voudrais le lui en faire part.

- Ahhhh je vois ! Bien exceptionnellement, je vous y autorise mais ne tardez pas.

- Bien sûr Cornelius.

Macnair me jeta un regard lourd de sens avant de suivre le Ministre. J'attendais de les voir tourner au coin d'un couloir pour pousser les portes et sortir dans le matin frais. Je courus à en perdre haleine jusqu'à Pré-au-Lard. Je m'arrêtais devant la Cabane Hurlante et guettais le moindre bruit. N'entendant rien, je jetais un coup d'œil à la rue déserte. Comme une ombre, je me glissais sous les barrières de sécurité et entrais dans la Cabane.

Je ne m'attardais pas à détailler les pièces. Je notais rapidement qu'elles étaient vides de tout mobilier. Je passais dans toutes les pièces. En fouillant la cuisine, j'entendis un grognement imperceptible venant de l'étage. Serrant ma baguette, je montais l'escalier. Je vis des trainées de sang au sol. En les suivant, je me retrouvais devant une chambre. Du bout des doigts, je poussai la porte. Ce que je vis provoqua un frisson de peur en moi.

- Remus !

Il était allongé sur le lit. Ses vêtements en lambeaux ne cachaient pas les cicatrices. Certaines étaient anciennes et d'autres plus récentes. En entendant son nom, il avait légèrement ouvert les yeux. Je me précipitais vers lui. Je le vis tenter de parler mais je lui mis doigt devant la bouche.

- On parlera dès que je t'aurais soigné.

Doucement, j'enlevais les lambeaux de vetements de son torse. Une blessure courait sur tout son abdomen. Elle semblait être la plus grave. Je murmurai un sort de guérison dessus. Je passais ma baguette sur les brulures qu'il avait attrapé dieu sait où aux mains. Je descendis au niveau de ses membres inférieurs. Je le sentis se crisper lorsque je lui enlevais son pantalon. Il avait une entaille assez large sur la cuisse qui semblait toutefois superficielle. Je passais ma baguette dessus et la vis se refermer. Soulagée, je relevais la tête. Je croyais son regard où je vis luire des larmes.

- Je suis désolée. Je…j'ai oublié de te jeter un sort anesthésiant…

- Je n'ai pas eu mal.

- Oh…euh…bon je vais te laisser alors.

Il retint mon bras.

- C'est la nuit des premières fois.

- Plait-il ?

- C'est la première fois que tu t'excuses. C'est la première fois que tu perds tes mots. C'est la première fois que tu rougis aussi.

- Je…

- Et le pire c'est que j'adore ca. J'adore ca alors que c'est un plaisir malsain.

- De quoi tu parles ?

- La dernière fois, je t'ai balancé les pires insanités. J'ai fais tout pour que tu t'éloignes. Et pourtant tu es revenue. Et cette nuit tu m'as soigné. Je te dois non seulement des excuses mais une reconnaissance éternelle.

- La fièvre te fait délirer.

- Je te retrouve bien là ! ria-t-il. Toujours à te défiler.

- Tu es le premier à m'avoir fuit.

- A raison.

- A tort.

- Sans doute, soupira-t-il. De toute manière, ca n'a plus d'importance.

- Pourquoi ?

- Hermione.

Je gardais le silence. Il n'y avait rien à répondre à cela. Je me contentais de rester assise à fixer mes mains. Je ne savais pas trop quoi faire ni trop quoi dire. J'étais perdue. Pour la première fois de ma vie, j'étais perdue.

- Quand bien même elle n'aurait pas été là, je reste ton professeur. Et profiter de la situation n'est pas souhaitable.

- Remus, je dois te dire quelque chose.

Il acquiesça. Je me trouvais soudain mal à l'aise sous son regard tendre. Je ne voulais pas être celle qui le lui annonçait. Et pourtant c'était le but premier de ma visite. Je jouais nerveusement avec l'ourlet de ma jupe.

- Severus t'en as voulu pour cette nuit. Il voulait se venger de toi et de Sirius. Il… Je…

- Merde Mathilda ne me dit pas qu'il a osé te…

- Quoi ? Non !

Il parut rassuré. Il se rallongea sur le lit attendant que je poursuive.

- Jamais Severus ne me considérerait comme ca. Non. Il… Bon dieu ! Il a révélé ton secret à tout Poudlard, dis-je d'une traite.

Je gardais les yeux baissés craignant sa réaction. Je sentis un doigt sous mon menton qui me força à releva le regard sur lui.

- Merci.

Je clignais des yeux sans comprendre.

- Pour cette année. Je dois avouer qu'elle a été l'une des plus belles de ma vie. Et c'est en grande partie parce que tu l'as animé.

- Tu n'es pas en colère ?

- Non. Severus a fait ce qu'il pensait juste. Un loup garou ne doit pas enseigné à des enfants. Non ne proteste pas, me coupa-t-il. Cette nuit a montré que je pouvais réellement être un danger. Il a fait ca pour te protéger de moi. Ne lui en veux pas.

- Je n'ai pas besoin qu'il me protège.

- Je sais, ria-t-il. Tu as la possibilité de le faire toi-même. Mais admet que plus loin je serais de toi mieux ca vaudra. J'ai faillis te tuer la dernière fois.

- Tu ne l'aurais pas fais.

- Tu n'en sais rien Mathilda. Tu ne sais pas comme j'avais envie de planter mes dents dans ta gorge. De regarder ton sang couler. De te prendre pour essayer d'enlever cette lueur de défi de tes yeux. De te faire mal.

Malgré moi, un frisson me parcourut l'échine. Une curieuse lueur passa dans ses yeux. Le loup ne devait pas être totalement endormi. Ce qui expliquait sa manière plus crue que d'habitude à me parler. Je caressais doucement sa joue. Il ferma les yeux.

- Tu ne m'aurais fais aucun mal, répétais-je. Tu te serais arrêté à temps.

Ses mains descendirent se perdre sur ma taille et il me colla à lui. Je savourais notre étreinte en fermant les yeux. Soudain, je me sentis basculer. Je me retrouvais sur le lit avec lui au dessus de moi. Il me fixa avec la même lueur que précédemment.

- Parce que nous étions au château et qu'il y avait du monde. Mais ici, il n'y a personne.

- Alors qu'est ce que tu attends ? le défiai-je avec un sourire narquois.

Il n'en attendit pas moins. Au lieu d'un baiser passionné, il se contenta de presser doucement sa bouche sur la mienne. Je grognais de frustration en passant mes mains autour de son cou pour le rapprocher encore plus. Il se contenta de prendre ma lèvre inférieure entre les siennes et de la mordre doucement. Je sentis un petit gout de sang. Il se recula guettant une réaction. Je léchais le sang sur sa lèvre. Ce fut le signal qu'il attendait pour fondre sur mes lèvres. En même temps, je sentais ses mains de partout sur mon corps qu'il essayait de dénuder le plus rapidement possible.

Les sorts de silence sur la Cabane Hurlante étouffèrent nos cris. Cette nuit fut une nuit de débauche. Elle scellait à la fois un commencement et une fin. L'un comme l'autre nous avions finalement réussi à prendre possession du corps de l'autre. Cette nuit était bien la nuit des premières fois.

Hélas, la réalité nous rattrapa rapidement. Une fois nos désirs satisfaits, nous savions que nous ne devions être vus ensemble. Je me rhabillais en vitesse. Après un dernier baiser, je me jetais un sort d'invisibilité. Je partis avec lui vers le château. Mais une fois arrivés à la porte, je dus le quitter en voyant Dumbledore l'attendre. Je lui caressais une dernière fois la joue avant de monter dans mon dortoir prendre enfin du repos.

Réponse aux reviews :

Piitchoun : déjà merci de ta review et surtout de tes questions :)

Hermione est bien en 3eme année. Par contre Mathilda est en 7eme année ! C'est dit je crois dans le septième chapitre je crois (enfin dans l'épisode de la rentrée). Pareil pour les sœurs Deurk qui sont aussi en 7eme année (ce qui explique d'ailleurs qu'elles soient dans le même dortoir que Mathilda).

Bon ben j'y ai répondu et j'ajoute que la famille Devis (comme je l'ai précisé dans plusieurs chapitres) est une adepte des idées extrémistes mangemort donc qu'elle en est capable (en plus ce n'est pas le sortilège mais une pierre).

7eme année donc pas de pb de cohérence.

Je sais qu'Hermione qui couche à 13 14 ans peut choquer. Disons que c'est pour les besoins de l'histoire. Et puis dans cette nouvelle génération, ca ne choque pas trop vu que c'est désormais l'âge de la première expérience^^

Je crois que j'ai répondu à la plupart de tes questions mais si tu en as à d'autres n'hésite pas ! :D

Julia : Merci ! J'avous que c'était pas évident ! :)

MissCassy : Sirius ne va pas tarder à revenir normalement !

Amandine Valentine : Hé oui ! J'aimerai bien savoir pourquoi tu as pensé à Dumbledore-le-petit-cachottier ^^

Prochain chapitre : j'essaierai pour dimanche (: