La fille du colocataire.

Chapitre 20, entre deux guerres.

Je vous passe mon bonjour de Naples ! (je suis plus exactement à Itri), après plus de 16 heures de route, 12 arrêts pipi, deux pizzas mangée et une halte à l'hôtel, je suis enfin arrivée chez les anglais qui nous louent la maison !

Au menu (oui, je raconte ma vie, rien à foutre), beaucoup de lecture (énormément d'écriture), séance de piscine, évitage de la mer (je hais le sable, c'est maléfique), visite de Naples (ma patrie *,*), matage de garçon (d'habitude pas mon style mais là...), création d'amitié avec les anglaise d'à côté (qui m'ont l'air fort sympathique) x)

Sinon, ce chapitre est un chapitre de transition et il est un peu ennuyeux (pour pas dire carrément chiant ^^) (et pas corrigé)

Réponses aux reviews :

aliena wyvern :

Noooo Aime :

En faite, elle ne va pas en sortir toute suite x), c'est Mycroft qui va être le plus chiant (bah tiens), bref, contente que ça te plaise !

Arya :

BAH OUI, POURQUOI ? x)) J'adore Mycroft, vraiment, je le rends juste un peu plus "niais" qu'il ne l'est mais c'est parce que je pense qu'il n'a pas l'habitude qu'on s'intèresse comme ça à lui, il reste dans l'ombre habituellement. Le Johnlock, je connais des bonnes fics mais je trouve aussi que leur relation est tellement exceptionnelle à la base qu'il n'y a pas besoin de modification ;) bisous !

laptiteanaelle :

Moi j'avoue que j'aurais pas osé, quant à Mycroft, je vais te répondre honnêtement ; aucune idée x')

Ifasidrel 57:

Oui, non, non (on en reparle quand Mary arrivera ;)), je sais pas XD, non ! Y'ai répondu à toutes tes questions x), avec ses suppositions à la con, fallait bien répondre ! x)

bc130woody :

Elles vont l'être ! :D

Elea :

Je pense que ce saurait tout aussi plaisant à écrire (mais Marcel reste ,mon meilleur choix)

Pizza World :

La voici x)

Marieeeloise31 :

Merci beaucoup, demander si gentiment : la voici !

Disclaimer : Je ne possède que Elizabeth Watson, les personnes de son école et Rebecca le reste appartient aux talentueux Steve Moffat et Mark Gatiss et à Sir Arthur Conan Doyle.


Quand je me réveille, les souvenirs de la veille me reviennent en tête et je soupire. Pourquoi suis-je si impulsive ?

Je prends mon téléphone et mes écouteurs et mets de la musique italienne.

Pour des raisons obscures jamais élucidées, la musique italienne me calme. Et c'est bercé par la voix d'Umberto Tozzi, que j'entre dans la cuisine. Je déjeune en évitant le regard de Sherlock.

- Tu me considères vraiment comme ton oncle ? demande-t-il quand je mets ma veste.

- Non, pas plus que tu me considères comme ta nièce, dis-je en mettant mon sac sur mon dos.

Il ne me répond pas et je m'en vais.

Je vais à l'école et quand j'entre dans la cours, je chercher James des yeux.

Une main se glisse dans la mienne et je me crispe légèrement.

Je me tourne vers lui et le regarde.

Il ne lui faut pas deux secondes et il retire sa main.

- Tu faisais juste ça pour énerver ton père et son colocataire, n'est-ce pas ? demande-t-il.

- Je suis désolé.

J'ai passé une bonne partie de la soirée à y réfléchir.

- Pardon ?

- Je ne suis pas prête pour ça.

- Pourtant, ça ne t'avait pas déranger hier, fait-il remarquer en se massant la nuque.

- Je suis désolé, mais tu vas avoir pas mal de problème si on sort ensemble.

- Il ne m'aime pas, hein ?

Je roule des yeux.

- Sherlock non plus et le frère de Sherlock non plus. Et alors ?

- Sherlock Holmes a un frère ?

- Et ce frère est sûrement en train de nous observer via les caméras de surveillance.

- Il nous voit donc ? demande-t-il en haussant un sourcil.

- Yep, dis-je en hochant la tête.

Il hausse les épaules et s'en va, triste.

La sonnerie nous coupe dans notre baiser et nous nous reculons en souriant légèrement, nous rejoignons les gens de notre classe et je vois au regard de Rose qu'elle n'approuve pas.

Mais pas du tout.

Je grimace et rejoins Louis, il ne dit rien mais je vois à son expression qu'il se doutait que j'allais me mettre avec James.

Je viens de réaliser.

J'ai embrassé un garçon qui s'appelle James.

Je vais éviter de faire une allusion à Harry Potter, rien que son prénom en est une fameuse.

Les cours se passent de manière ennuyeuse, quand vient l'heure du cours de gym, je vais me changer dans les vestiaires avec les autres filles de ma classe.

Je commence à me déshabiller quand Cynthia Weaver s'adresse à moi.

- Eh, Watson, t'es vraiment en couple avec Petterson ?

- Non, je l'ai juste embrasser, pourquoi ? je demande l'ai de rien en enfilant mon tee-shirt de sport.

- Rien… C'est juste… étonnant de ta part.

Je ne te le fais pas dire.

Nous courrons dans le gymnase, Rose et moi côte à côte vu que notre vitesse moyenne avoisine celle d'une limace. Evidemment, Shannon est en tête, elle détient le record de l'école pour notre année de naissance.

Heureusement que c'est notre dernier cours.

- Pourquoi t'as fais ça à James ? Tu disais que ce genre de chose ne t'intéressait pas, me dit Rose entre deux halètements.

- Des filles en short en train d'haleter.

- Non, je ne ferais aucune allusion.

- Je ne sais pas, je l'aime assez bienn, dis-je en accélérant légèrement.

Elle plisse les yeux.

- Mais tu ne l'aimes pas.

- Rose, c'est quoi le problème ? je demande en m'allongeant sur le tapis pour commencer les étirements.

- Le problème c'est que faire des blagues parfois méchantes entre nous, c'est une chose, mais il a des sentiments pour toi, El'.

Mon surnom universel « El' ».

- Je sais qu'il m'aime.

- Mais toi tu ne l'aimes pas de cette manière.

- Tu me demandes de faire quoi ?

- Je ne sais pas trop.

- Bah alors !

- Mais ça ne fait pas !

Les étirements commencent sur une musique électro à vomir.

- Tu n'es pas ma mère, Rose, je grogne entre mes dents.

- Bien sûr que non, elle est morte.

Je lève les yeux vers elle mais elle n'a pas l'air de regretter ce qu'elle vient de dire. Pourquoi le prend-elle aussi mal ?

Je déglutis et continue mes étirements en silence.

Une fois la séance de torture finie, et avec l'espoir que nous fassions le plus grand pet collectif de l'histoire de l'humanité, nous pouvons aller nous rhabiller. Rose me regarde et je soutiens son regard.

Pas de pet, donc.

- C'est salaud ce que tu as fais, Elizabeth.

- Ce n'est rien par rapport à ce que tu m'as dis.

- Ta mère est morte ! Il serait temps que tu le réalises !

Je ne me change pas, prends ma veste, mon sac et sors de l'école avant même que la sonnerie retentisse. Je rentre à la maison en claquant la porte et vois que mon père écrit sur son blog, Sherlock fait une expérience dans la cuisine.

- Ca va Eliz…

- Ouais !

Je vais dans ma chambre, re-claque la porte et lance mon sac.

Voilà que je me transforme en adolescente normale.

Raah.

Je m'assois sur le sol, remonte mes jambes contre ma poitrine et passe mes bras autour de celles-ci.

Mon téléphone sonne.

Trois messages.

Louis :

« Rose m'a expliqué, tu veux qu'on se voit ? »

« Non. »

Rose :

« Ecoute, je suis désolé, je n'aurais pas dû le dire comme ça… »

« Je ne peux pas écouter, au mieux je peux lire. »

William :

« J'ai tes vêtements, toute l'école t'a vue te balader en minishort. Tu ne m'expliqueras pas j'imagine.»

« Je sais. Et oui, tu imagines bien.»

Je baisse les yeux vers mon short en question et soupire, je porte un tee-shirt à bretelle et mon gros manteau.

Et j'ai pris le métro dans cet accoutrement.

Je pose mon front sur mes genoux et ferme les yeux.

Je suis bien comme ça.

Ta mère est morte.

Je me mords les lèvres jusqu'à sentir le goût métallique qui m'indique que j'ai mordu trop fort.

On frappe.

Je grogne.

- Elizabeth ?

Bah tiens, ça m'aurait étonné si j'avais pu m'en tiré comme ça. Mon père ouvre la porte et je relève la tête vers lui.

- Sherlock a déduis que tu t'étais disputé avec une de tes amies.

- Cool.

- Que s'est-il passé exactement ?

- Rien qui te regarde de près ou de loin.

- Tu es ma fille, ça me regarde, et de près.

Je sens que je rougis et je grogne en reposant mon front sur mes genoux. Je fronce les sourcils en entendant qu'il fouille dans mon sac, je redresse la tête et le vois sortir mon carnet de correspondance.

Mais qu'est-ce que tu fais ?

- Je fais que Sherlock va arrêter de fumer, désormais tu devras me montrer tes notes. Donc je lis les anciennes.

- Mais… je dois travailler…

- Tant que tu ne m'auras rien dis, je reste ici.

- Tu dois me montrer le bon exemple, le chantage n'est pas le bon exemple.

- C'est la seule chose qui marche avec toi.

Je le regarde fouiller dans mon sac de cours, légèrement ahurie et il ouvre mon classeur, feuilletant mes exercices de math.

Il arrive à mon intercalaire d'anglais et je me crispe.

Il est clair que je ne suis pas destinée à être une littéraire mais j'ai une bonne plume, je ne veux pas qu'il voit ce que j'ai écris, je me relève et l'arrête.

- Pas ça.

- Tu vas m'expliquer ?

- Non.

Il hoche la tête, se lève, prends mon classeur et s'en va.

- Papa ! Je dois travailler !

Cet idiot est déjà sortit, je le suis et entre dans la cuisine.

Sherlock me fixe en plissant les yeux et je remarque que je suis encore en short.

Oh, Merlin.

Mon père s'est installé dans son fauteuil, je soupire et lui arrache mon classeur des mains avant de retourner dans ma chambre.

- Je sais, lâche Sherlock.

Je me tourne vers lui et arque un sourcil.

- Je sais ce qu'elle t'a dis.

- Et ?

- Elle a raison, ta mère est morte, c'est un fait.

Je ne réagis pas, et vais m'enfermer dans ma chambre. J'entends mon père râler contre Sherlock mais je n'en ai rien à faire

Je m'habille et m'assois sur ma chaise de bureau

J'ai besoin de parler

A quelqu'un qui connaissait ma mère.

Quelqu'un qui pourrait m'accompagner sur sa tombe.

Pas Rebecca.

Je pousse un long soupir et pose mon visage dans mes paumes.

C'est dingue comme elle me manque.

On entre, mon père pose mon classeur son mon bureau et pose sa main sur mon épaule.

- Tu écris bien.

- C'est de famille, dis-je avec un sourire sarcastique.

- Qu'est-ce qui ne va pas ?

- Tu peux me laisser ? Seule.

Je l'ai blessé, il n'est pas fâché, je l'ai juste blessé. Il sort de ma chambre en fermant la porte et je me mets au travail.

Je m'excuserai.

Mais plus tard.

Je sors de ma chambre vers 18 heures et vais dans le salon.

- -Où est Sherlock ?

- À St-Barth's, je te laisse, je vais faire les courses, dit-il en mettant sa veste.

- Je viens avec toi, dis-je en mettant la mienne et en prenant mon écharpe.

Il arque un sourcil mais s'abstient de tout commentaire.

- Après on ira chercher Sherlock.

- …Il ne peut pas prendre un taxi ?

- Disons que c'est pour éviter qu'il soit mis dehors.

J'hausse un sourcil mais c'est mon tour de ne faire aucune remarque, nous sortons et nous dirigeons à pied vers le magasin

- Au fait, tu ne m'as pas dis, comment était-ce chez Mycroft ?

- C'était génial ! J'ai adoré ! Son majordome m'aidait pour mon travail scolaire, Mycroft m'a appris à jouer aux échecs, à faire certaine chose en compagnie de noble.

- Des nobles sont venus ?

- Non, mais c'était au cas où. Je veux dire, le premier ministre l'a quand même appelé car il avait besoin de conseils. Oliver me racontait des anecdotes sur Mycroft…

- Quels genres d'anecdotes ?

- Mycroft m'a menacé de me mettre en prison si je les racontais.

Nous nous regardons avant d'éclater de rire.

Je continue de lui raconter ma vie chez Mycroft et je suis mon père dans le magasin.

J'entre dans un rayon et laisse mon père le remplir en lisant mes messages. Rose s'excuse, elle peut. James prend de mes nouvelles, en vain. Louis me réconforte, restant dans le vent.

- Pourquoi étais-tu d'accord que le majordome de Mycroft t'aide alors que moi non ?

- Tu sais que tu m'as manqué pendant que j'étais chez Mycroft ?

Il se tourne vers moi, le rouge aux joues.

C'est bas comme moyen pour changer de sujet mais tant pis.

Il serre doucement ma main.

- Tu m'as manqué aussi.

Je souris mais ne dit rien.

Je lui ai manqué.

Mon moi intérieur fait une danse de la joie digne d'une chorégraphie de Michael Jackson. Je lui ai vraiment manqué.

Mon visage se fend d'un sourire qui doit être idiot mais quelle importance ?

Nous continuons sagement nos courses et entrons dans un taxi.

Direction l'hôpital.


Je suis tellement crevée que j'ai la flemme de vous implorer des reviews, mais je pense que je ferais un jeu pour la centième review (je croise les doigts pour l'avoir d'ici deux chapitres x)