Parce que j'ai toujours dis que je finirai cette fic !
Alors même si ça fait plus d'un an et demi, me revoilà
merci à celles qui m'ont envoyés des messages pour avoir la suite ! Le pire, c'est que j'ai dû réécrire ces futurs chapitres, car ils étaient déjà en partie écrits, mais que mon disque dur à lâché, et que j'ai tout paumé.. Ce chapitre 21 est un peu plus court que d'habitude, mais c'est mieux que rien pour une reprise ! Je ne sais pas quand je posterai les autres, mais l'écriture avance pas trop mal.

Grand merci à Vana, ma bêta )

Chapitre 21

Après avoir versé toutes les larmes possibles, je m'essuie grossièrement les joues et me lève, suivant les couloirs sans but précis, tentant quand même de ne pas m'éloigner des endroits connus. Me perdre une fois dans Erebor, ça m'a suffi. Même si le dragon n'est plus là, je suis consciente que je pourrais me perdre et y mourir avant que quelqu'un ne me retrouve, tellement la montagne est vaste.
A un tournant, je tombe sur un Thorin essoufflé.

« Où étais-tu ? » s'exclame-t-il.

« Avec Balin », répondis-je prudemment, ne comprenant pas la raison de sa panique.

« Je t'ai cherchée partout ! »

« Je n'étais pas perdue », dis-je sèchement, tâchant de le contourner.

C'est alors qu'il m'attrape par le bras et me retourne vers lui.

« Ne t'éloigne pas de moi ! » s'enflamme-t-il.

« Lâche-moi, tu me fais mal ! Et puis d'abord, je fais ce que je veux ! » je proteste.

Je suis consciente de pleurnicher comme une petite fille, mais il me fait vraiment mal. Et au lieu de me lâcher, sa prise se resserre encore plus. Je ne sens déjà plus ma main. J'aurais la marque de ses doigts imprimée sur ma peau, pour sûr.

« Je suis le roi, tu feras ce que je t'ordonne ! »

Là, il a poussé trop loin.
Consciente que je ne récupérerais pas mon bras droit, je lance le gauche de toutes mes forces.
J'ai visé sa joue, mais c'est le métal froid de la couronne que je rencontre.
Tout d'abord, je constate avec soulagement qu'il m'a lâchée. Je secoue douloureusement le bras.

« Tu n'es pas mon roi, tu es mon ami. Ou du moins, tu l'étais. Je suis là pour t'aider, mais je ne te laisserai pas me dicter ma conduite ! Surtout quand ta langue est commandée par ta folie ! »

Je le plante sur ces bonnes paroles. Il n'a pas réagi. Il est resté stupéfait, immobile au milieu du couloir.

C'est alors que je me rends compte que ma main me fait atrocement mal. Celle avec laquelle je l'ai frappée. J'aurais sûrement des ecchymoses, mais ça m'apprendra à mieux viser. Agitant les doigts pour contrôler qu'ils ne sont pas cassés, je lève la main devant mon visage pour constater des dégâts.
Je dois alors me rattraper au mur quand je constate qu'elle ruisselle de sang. Tout ce rouge me fait tourner la tête. Foutue couronne…

C'est ainsi que Fili me découvre : adossée au mur, les yeux clos, la main levée pour essayer de limiter le saignement.

« Zélia, qu'est-ce qui t'arrive ?! »

Il a déjà déchiré un bout de sa tunique pour me bander la main. Il m'arrache un gémissement en serrant le garrot.

« Viens, on va trouver Oin », me dit-il en me prenant sous le bras.

Je me laisse faire, me demandant combien de litres de sang j'ai bien pu perdre quand je vois que je laisse une trace sanguinolente sur le dallage, malgré le bandage.

« Qu'est-ce que tu as fait pour mettre ta main dans cet état ? » me questionne-t-il.

« Thorin.. », murmuré-je.

Je vois alors son regard s'assombrir, et sa mâchoire se serrer.

« Je me suis ouverte la main sur sa maudite couronne et lui envoyant une gifle », expliqué-je piteusement.

Il cligne des yeux surpris, mais apparemment soulagé que ce ne soit pas directement son oncle qui m'a blessée. Je ne dis rien pour les pulsations dans mon bras engourdi.

Il déniche Oin et me fait asseoir, la main toujours levée. Le bandage est déjà imbibé de sang.
Oin fait un rapide bilan des dégâts.

« Mmmh, il va falloir recoudre, jeune fille ».

Je déglutis. J'imagine qu'ils n'ont pas d'antidouleurs en Terre du Milieu, hein ?!
Fili me ramène une chope de bière que je vide d'un trait. Mais tout manque de ressortir par le nez quand je vois l'aiguille que le vieux nain brandit. Une ENORME aiguille. Toute blanche. Elle est faite en os ? Il ne va quand même pas planter ça dans ma peau ! J'ai pas une peau de nain moi, il va me transpercer de part en part !
Je me suis reculée inconsciemment sur mon banc, et Fili abat ses mains sur mes épaules pour me maintenir.
Au moment où le vieux guérisseur plante l'aiguille, je détourne le regard, tout en subtilisant ma main.

« Ça va aller, pas besoin de points de suture ! Je vais juste mettre un peu d'eau froide et- »

« Ne raconte pas de sottises », me dit le jeune nain tout en attrapant mon bras manu militari.

Oin recommence son travail. Il pique une fois. Puis une deuxième fois. Puis encore.

Je ne peux pas le supporter plus longtemps. J'essaie de me dégager en hurlant. Mais je ne fais pas le poids face au blond, visiblement incommodé par mes cris de harpie. L'aiguille continue à piquer inlassablement. Et moi à m'égosiller.
Fili me coince le bras droit derrière le dos quand je frappe sa jambe avec. Avec un rire, il esquive adroitement mon coup de tête en arrière.

« Espèce d'enfoirés ! Ingrats ! Tortionnaires ! » hurlé-je.

« Qu'est-ce qu'il se passe ici, on dirait qu'on égorge une truie », se ramène Dwalin.

« Je suis pas une TRUIE ! NAIN RONCHON A QUI IL MANQUE UN BOUT D'OREILLE ! Bande de DEGENERES ! Qu'est-ce qui m'a pris de partir avec vous ! Y'en a pas un pour rattraper l'autre ! J'aurais dû rester chez les elfes ! »

Je suis intarissable. Ça fait du bien de hurler, la douleur est un peu moins atroce.

« Allons, allons, jeune fille, vous allez dire des mots que vous regrettez », me sermonne Dwalin.

C'est là que je lui sors ma plus jolie insulte en Khuzdul. Ça a le mérite de tous les laisser coi. J'en profite pour asséner un grand coup de talon en arrière, qui atteint sa cible, vu que Fili étouffe un gémissement. Il me tord le bras encore plus durement, avant de siffler entre ses dents :

« Tu vas te tenir tranquille maintenant, femme ! »

« Kili a vraiment une mauvaise influence sur elle. Lui apprendre des insultes en khuzdul », et Dwalin s'éloigne tout en riant à gorge déployée.

Imperturbable, Oin plisse les yeux sur son travail de couture. Mon regard se pose involontairement sur ma paume ouverte, striée de fils noirs de sang. En plus d'être affreusement douloureux, ça m'a l'air très approximatif.

- Aaah, je n'ai plus les yeux aussi vifs et les mains aussi dextres. Bon sang, où sont passées mes lunettes ? s'interrompt le vieux nain en farfouillant dans son tricot, sans succès.

Je suis sciée. La scierie marche à fond.

- PARDON ?

Après vingt-trois abominables points de suture, Oin éloigne enfin son aiguille rougie. Fili me relâche prudemment, de peur que je le frappe encore.

« C'est bon, je crois que j'ai épuisé mon stock d'injures et de coups », le rassuré-je.

De fait, je suis épuisée. Ça a la peau dure un nain…

« N'utilisez pas votre main pendant quelques jours. Il ne faudrait pas que ça se rouvre », m'explique Oin.

Je grommelle, rancunière, ramenant ma main contre ma poitrine. Je sens ma peau tendue sur les fils, ça me tire.

Suite à cet épisode, j'esquive Thorin. Il ne me fait pas mander non plus, et même si j'en suis en partie soulagée, ça m'inquiète également. Je reste en compagnie des frères et de Bilbon.

J'explore quelques pièces, à la recherche d'objets utiles, et c'est là que je tombe sur l'ancienne armurerie. Je vais refermer la porte, quand mon regard est attiré par une rangée d'arcs suspendus au mur. Je m'approche, intriguée, et en saisit un. Je le lève devant moi et tire sur la corde, m'attendant à ce qu'elle se rompe entre mes mains. Mais le bois et la corde plient sans un son, parfaitement.

Décidée à m'occuper, j'enfile un carquois sur l'épaule et cherche un coin tranquille. Je débouche sur un balcon dont la rambarde s'est effondrée. L'endroit est désert, pas trop venteux : c'est parfait. De vieux sacs remplis de poussière entassés contre une colonne me servent de cibles. J'encoche maladroitement une flèche, gênée par ma main bandée, prend une grande inspiration d'air froid, puis tire. Le trait s'échoue pitoyablement à quelques mètres de moi. Je recommence, pas démoralisée, et à force, mes flèches s'élancent joyeusement jusqu'au mur d'en face, même si elles ne sont pas encore décidées à rencontrer la toile de jute que je vise.

Alors que je tire une énième fois, je manque de faire un arrêt cardiaque quand il passe à un chouïa du nain qui a eu la bonne idée de débarquer dans mon champ de vision à ce moment précis. Il reste interdit quelques secondes avant de se tourner vers moi.

« C'est pas mal, mais ton coude est trop bas », me dit Kili.

J'encoche encore une flèche, et il a la bonne idée de venir se ranger derrière moi.

« C'est une bonne idée tu crois, avec ta main ? » me demande-t-il, désignant mon bandage.

« Faut que je m'occupe », répliqué-je.

Il acquiesce et me laisse tirer quelques flèches. L'une va se figer dans un interstice du mur. Avec un soupir, il vient se placer derrière moi, et attrape mes doigts qui viennent de tendre la corde.

« Tu es en apnée tout le temps. Faut que tu respires si tu veux survivre à une bataille. Utilise plutôt ces deux doigts pour tirer sur la corde. Garde ton coude bien horizontal pour ne pas dévier le trajet de ta flèche ».

Ce faisant, il place minutieusement mes doigts, mes bras, mes hanches, mes jambes, mon regard, avant de m'autoriser à tirer. A ma surprise, la pointe va se planter directement dans la cible.
Je m'améliore au fur et à mesure, même si je n'ai pas le talent de mon prof. Kili s'éclipse alors que je rassemble les flèches éparpillées. Alors que je me redresse, j'aperçois une ombre entre deux piliers. Je jette un regard affolé en arrière pour voir si je peux me cacher.

« Pardon, je ne voulais pas vous faire peur ».

Ce n'est pas Thorin, c'est Bilbon. Je soupire en desserrant les dents. A son regard, je vois qu'il comprend, qu'il sait que j'évite le roi.

« Je ne savais pas que vous étiez archère », s'exclame-t-il.

« Moi non plus ».

Il croise les mains devant lui, puis derrière lui, pour manifestement s'empêcher de fouiller dans ses poches.

« Vous l'avez, n'est-ce pas ? »

Je n'ai pas pu retenir cette question. Bilbon ouvre la bouche en grand et la referme plusieurs fois, embarrassé.

« C'est vous qui avez l'Arkenstone », répété-je en baissant la voix.

« Comment savez-vous ? » s'étonne-t-il.

Je suis contente qu'il n'essaie pas de le démentir, ça aurait été fatiguant. Je hausse les épaules, éludant sa question.

« Thorin sera furieux quand il l'apprendra, vous le savez, n'est-ce pas ? » lui dis-je.

« J'ai voulu la lui donner, mais… »

Il hésite sur la fin de la phrase. Nous échangeons un regard malheureux. Lui aussi, il a peur de ce qu'est devenu Thorin. A ce moment, un cri strident attire mon attention sur un immense corbeau qui s'élance des contreforts de la Montagne. Intriguée, je le suis quelques instants des yeux, car j'aurais juré voir quelque chose de brillant attaché à sa patte, mais il disparaît rapidement dans le lointain.

Alors que je rebrousse chemin vers la salle des comptes, ayant laissé le hobbit seul, un écho me fait sursauter.

« A la porte ! Maintenant ! »

C'est Thorin, qui ordonne qu'on se rende à la porte. Passant le carquois et l'arc dans mon dos, je me précipite là-bas. Les nains scrutent tous les ruines de Dale avec attention. C'est alors que je les vois. Ils sont des centaines à entrer par vagues au milieu de la ville dévastée. Les survivants de Lacville…

« Trouvez-moi quelque chose pour allumer les braséros ! Maintenant ! » s'époumone le roi.

Je fais signe à Ori à côté de moi. J'avais repéré de vieux tonneaux poisseux, relégués dans un coin. Des tonneaux plein de poix. Avec son aide, nous les faisons rouler laborieusement à travers les gravats. Mes mains noircissent et collent. Je croise rapidement le regard de Thorin quand j'arrive à sa hauteur, mais c'est comme s'il ne me voyait pas.

Bientôt, deux braséros dégagent une fumée âcre, révélant notre présence aux hommes. Mais nous n'en avons pas fini. Thorin aboie des ordres à tout le monde. Il veut ériger un mur devant l'entrée. Les nains commencent à déplacer d'énormes blocs de pierre, comme s'ils ne pesaient pas plus lourd qu'une botte de paille. Certains les soulèvent à l'aide de cordages.

« Je veux que cette forteresse soit sécurisée d'ici le lever du jour ! La Montagne a été durement gagnée. Je ne la verrai pas se faire reprendre ! » s'écrie Thorin.

Bilbon fait au moins semblant d'aider Kili en se mettant à l'arrière d'une petite charrette pour la pousser, mais quand le jeune nain la laisse tout à coup tomber, la faisant basculer en arrière, elle tombe avec un grand fracas aux pieds du hobbit.

« Les gens de Lacville n'ont plus rien. Ils viennent chercher de l'aide. Ils ont TOUT perdu », s'exclame le jeune nain.

Je suis surprise de le voir se dresser face Thorin, son modèle.

« Ne me dis pas ce qu'ils ont perdu. Je connais bien assez ce qu'ils traversent. Les rescapés du feu du dragon devraient se réjouir ! Ils ont de quoi s'estimer heureux… Plus de pierres ! Plus de pierres à la porte !»

Ça ne sert à rien de parlementer avec lui. Plus buté, tu meurs. Enragé, il commence lui aussi à soulever des blocs de pierre qu'il lance à Nori, manquant de l'assommer à chaque fois.
Je me contente de ramasser des pierres à ma taille et de les amener au pied du mur qui est en train de se construire. Je glisse de petits cailloux dans les fentes que j'aperçois, entre les gros blocs de pierre. Nori surprend mon petit manège, et émet un bruit circonspect.

« Quoi ? Les elfes peuvent viser l'œil d'un moineau à une centaine de mètres ! » m'expliqué-je.

Il s'éloigne en secouant la tête, marmonnant quelque chose comme « folle » et « tarée ». Ce mur nous prend toute la nuit. Et quand le lendemain, un cavalier approche sur un cheval blanc, nous sommes à son sommet, attendant. Je reconnais Bard quand il arrête son cheval. Ça me fait chaud au cœur de voir sain et sauf. Vraiment.

« Salut à vous, Thorin, fils de Thrain. Nous sommes heureux de vous trouver en vie malgré tout. »

« Pourquoi venez-vous aux portes du Roi sous la Montagne armé pour la guerre ? » réplique le concerné.

« Pourquoi le Roi sous la Montagne se retranche-t-il ? Tel un voleur, dans son trou » questionne alors le batelier.

Eh bien, s'il veut énerver Thorin, il a tout compris lui.

« Peut-être parce que c'est parce que je m'attends à être volé ! »

« Mon Seigneur, nous ne venons pas pour vous voler, mais pour trouver un accord équitable. Ne voulez-vous pas parler avec moi ? »

Après un instant de réflexion, Thorin incline lentement la tête et emprunte lourdement les marches pour se rendre au bas du mur. Eh non, je veux entendre ce qu'ils se disent moi ! Une fois le nain arrivé presque au bas des marches, je les emprunte à mon tour. Surprise, je vois tous les nains m'emboiter précipitamment le pas. Arrivée en bas, je peux apercevoir la figure de Bard à travers un trou dans la roche que j'ai oublié de boucher.

« Je ne traite avec personne tant qu'une armée se tient devant ma porte. Vos menaces ne m'impressionnent pas », dit Thorin à ce moment.

« Et votre conscience ? Ne vous dit-elle pas que notre cause est juste ? », répond Bard, que nous pouvons enfin entendre car il a élevé la voix.

« Les gens de Lacville nous ont aidé pour la promesse de l'or ! » réplique le nain avec véhémence.

« Un marché a été conclu ! » proteste Bard.

« Un marché ? Quel choix avons-nous pour marchander quelques couvertures et de la nourriture ! Rançonner notre futur en échange de notre liberté ! Vous appelez ça un accord équitable… Dis-moi, Bard le Tueur de Dragon, pourquoi devrais-je honorer un tel contrat ? »

Il me fait peur. J'y vois l'écho de plusieurs dictateurs que l'Histoire, mon Histoire, a connu. Ce nain me fait peur, car je vois que rien ne peut le faire flancher.

« Parce que vous nous avez donné votre parole ! Est-ce que cela ne signifie rien ? »

Thorin s'éloigne alors du trou et s'adosse au mur. Son regard tombe sur nous et se durcit.

« Disparaissez ! Avant que nos flèches ne volent ! »

Je pousse un soupir excédé alors que Bard enfourche son cheval. Nous suivons à nouveau Thorin qui remonte sur le rempart.

« Qu'est-ce que vous faites ? Vous ne pouvez pas partir en guerre ! », s'exclame alors Bilbon, exprimant la pensée collective, mais il est bien le seul à oser la formuler.

« Cela ne vous concerne pas », réplique le nain sans même un coup d'œil.

« Excusez-moi, mais juste au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, il y a une armée d'elfes, là dehors ! Sans mentionner un certain nombre de pêcheurs en colère. Nous sommes en minorité »

« Pas pour très longtemps »

« Qu'est-ce que ça veut dire ? »

« Cela veut dire, Mr. Sacquet, qu'il ne faut jamais sous-estimer les nains »

C'est là que je repense au corbeau. Ce corbeau, auquel je suis intimement persuadée d'avoir aperçu un étui accroché. Il a envoyé un appel ! Je questionne Balin du regard, mais il hausse les épaules exagérément pour me montrer son étonnement. Il n'est au courant de rien.

« Nous avons reconquis Erebor. Maintenant, nous la défendons ! »