Disclamer :Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling
Bêta :AnneNguyenHuu
Merci de me lire, pour les com's et désolée de ne pas pouvoir y répondre. Je suis vraiment heureuse qu'autant de lecteurs suivent ma petite fic déjantée.
Un compagnon inattendu.
Chapitre 21
_ Je ne savais pas que Snape avait des diplômes Moldus lui permettant de travailler dans leurs écoles, dit Harry à l'intention de Neville alors qu'ils se rendaient au réfectoire pour prendre leur repas. Je n'arrive toujours pas à y croire, ajouta Harry avec incrédulité.
_ Moi, ce que je n'arrive pas à croire, c'est qu'avec un caractère et une attitude aussi pourris, il soit aussi populaire auprès des filles et de certains garçons du lycée. Merde ! Même les enseignantes et l'infirmière lui tournent autour alors que ça ne fait même pas deux jours qu'il est là ! C'est tout simplement dégueulasse, râla Emmett en se glissant sur une chaise. Un groupe de filles est même venu me menacer à la pause parce que j'ai eu le malheur de critiquer ce vieil ours mal luné, ajouta le vampire qui n'arrivait toujours pas à croire que de pauvres petites sottes d'humaines l'aient menacé à cause de Snape.
_ C'est parce que, malgré son caractère de merde et ses répliques odieuses, le professeur Snape a toujours dégagé une aura pleine de mystères qui attire et fascine les jeunes femmes et hommes en manque de sensations fortes, lui dit Harry en retenant un éclat de rire tout en s'installant près de son vampire qui avait posé sa tête sur la table pour bouder.
_ Ne me dis que tu fais partie de ces imbéciles, s'écria Emmett avec horreur, sérieux et jalousie.
_ Merlin, non ! s'écria Harry avec épouvante. C'est comme si tu me disais que je fantasme sur mon père, c'est dégoûtant. Alors, arrête de me mettre des images aussi répugnantes dans la tête, ajouta Harry en grimaçant.
Le vampire, malgré tout ce que pouvait dire Harry, n'arrivait pas à se sortir de l'esprit que son Calice craquait certainement pour la chauve-souris, comme l'appelait Emmett.
_ En plus, je ne vois pas ce qu'il y a de si fascinant et mystérieux en lui, ajouta Emmett sur un ton renfrogné, sans prendre en compte la réponse de Harry. Je suis bien plus fascinant, mystérieux et beau que lui ne le sera jamais, poursuivit-il en renversant du sel sur la table pour jouer avec.
_ Et que leur as-tu dit après qu'elles t'aient menacé ? questionna Jasper en souriant d'amusement devant le comportement enfantin de son frère. Ah oui ! Et de quoi t'ont-elles menacé au juste ? ajouta-t-il après coup.
_ Elles m'ont dit que si je continuais à dire des conneries sur le ''Merveilleux'' et si ''Sensible'' professeur Snape, elles allaient s'occuper de mon petit ami, annonça Emmett en grimaçant. Heureusement pour ces idiotes, le vampire en moi n'a pas vu en elles une menace pour mon Calice, sinon elles ne seraient plus de ce monde, dit ensuite Emmett en fermant les yeux.
_ Et que leur as-tu répondu ? redemanda Jasper.
_ J'étais bien trop abasourdi pour dire quoi que ce soit, et quand je me suis finalement remis de la surprise, elles étaient déjà parties, répondit Emmett d'une voix boudeuse.
Jasper explosa de rire, et il ne fut pas le seul.
_ Ce n'est pas tous les jours qu'un vampire se fait intimider par de faibles mortelles, se défendit Emmett en fusillant son frère du regard.
_ Exactement, approuva Jasper. C'est pour ça que c'est aussi amusant, poursuit-il en rigolant. J'aurais aimé voir ça, termina-t-il avec regret.
_ Alors Nev, tu savais que Snape avait des diplômes Moldus ? reprit Harry après s'être remis du fou rire qu'il n'avait pas pu retenir lui aussi.
_ Oui, il m'en a un jour parlé, en fait quelques jours après que nous nous soyons retrouvés.
_ Ah bon ? Et c'était à quelle occasion ? questionna Harry avec curiosité.
_ Après la disparition de Voldemort et la mort de ma grand-mère, je me suis retrouvé à la tête de la famille Londubat avec tous les désagréments qui vont avec. Très rapidement, je me suis retrouvé avec une myriade de cousins, cousines, oncles et tantes dont je n'avais, pour certains, jamais entendu parler avant que je ne devienne le nouveau chef de famille. Les demandes d'argent et services divers n'ont pas tardé à pleuvoir au manoir. De plus, étant l'un des héros de guerre contre le mage noir, certains de mes oncles ont profité de ce titre pour se faire ouvrir quelques portes du ministère ainsi que contracter différentes dettes en mon nom, ce qui m'a amené quelques problèmes très désagréables.
_ Merde Nev ! Je ne savais pas tout ça, souffla Harry. Pourquoi tu n'as rien dit ?
_ Tu avais déjà suffisamment de problèmes à régler comme ça pour que je vienne rajouter les miens par-dessus, dit Neville. De plus, j'avais Severus à mes côtés à ce moment-là.
Harry hocha la tête pour lui indiquer qu'il comprenait.
_ Mais comment en êtes-vous venu à parler des diplômes Moldu de Snape ? interrogea ensuite Harry.
_ Un soir, alors que je venais de régler un énième problème causé par l'une de mes tantes, j'ai dit à Severus que je n'en pouvais plus et qu'il me fallait du repos, qu'il fallait que je m'éloigne du monde magique avant que je ne vienne à tuer l'un de ces parasites qui n'arrêtaient pas de me mettre dans la bouse de dragon.
_ Je suis étonné que tu aies tenu aussi longtemps, dit Edward qui avait suivi le récit du jeune homme en le lisant directement dans l'esprit de ce dernier.
De ce fait, il avait pu voir combien de temps celui-ci avait subi les frasques de sa famille.
_ C'est que Neville a toujours été une personne très patiente, dit Harry. Des fois, un peu trop, ajouta-t-il.
_ Et qu'a dit le professeur Snape quand tu lui as dit ça ? questionna Alice qui était restée silencieuse jusque là.
_ Il m'a dit que si je le voulais, nous pourrions fuir le monde sorcier et nous installer dans le monde moldu.
_ Waouh ! Snape doit vraiment être fou de toi pour t'avoir proposé ça, s'exclama Harry.
_ Pourquoi ? interrogea Neville.
_ Parce que, d'après ce que j'ai appris de lui au fil de nos entraînements, il a en horreur les Moldus et tout ce qui s'y approche. J'ai été même très étonné qu'il ait accepté de rester vivre ici avec nous, tellement son dégoût pour les Moldus était viscéral la dernière fois que j'ai parlé avec lui dans la cabane hurlante.
_ Ah bon ?! Je ne savais pas qu'il détestait autant le monde Moldu, s'étonna Neville. Donc, il partageait réellement les idées rétrogrades et racistes de Voldemort sur la pureté du sang, ajouta le sorcier avec une pointe de déception dans la voix.
_ Non, cela n'a rien à voir avec les idées insensées de Voldemort, détrompa Harry.
_ Alors, d'où lui vient cette haine pour les Moldus ? demanda Neville, d'une voix basse.
_ Il ne me l'a jamais vraiment dit, mais je pense que cela est dû au comportement de son père, à la passivité des Moldus de son village d'origine quand il était enfant, et certainement, un peu à ma famille aussi, dit Harry.
_ Son père ? Qu'est-ce que lui et les gens de son village d'origine ont à voir avec sa haine des Moldus ? interrogea Neville avec une curiosité non feinte.
_ Ce n'est pas à moi de te le dire Nev, lui dit Harry. Si tu veux en savoir un peu plus, je te conseille de lui demander directement.
Neville scruta Harry quelques secondes avant de hocher la tête.
_ Oui, je vais faire ça.
_ Donc, si je comprends bien, tu as appris qu'il possédait des diplômes Moldus quand il t'a proposé de vous enfuir tous les deux pour mener une vie loin de la magie et des contraintes familiales, intervint Alice devant le silence inconfortable qui s'était ensuite installé autour de leur table après les révélations de Harry.
_ En effet, il m'a dit qu'il pourrait trouver un travail de professeur dans une école Moldue pour subvenir à nos besoins, après que je lui ai demandé comment nous allions faire pour survivre dans un monde qui nous était étranger à tous les deux, approuva Neville en souriant.
_ Et que lui as-tu répondu ? questionna Jasper avec curiosité.
_ Même si c'était vraiment tentant, je ne pouvais pas tout laisser en plan et partir comme ça. Je devais d'abord régler tous les problèmes que ''ma famille'' avait causés et m'assurer qu'elle ne puisse pas recommencer avant de m'éloigner, expliqua Neville. Donc, je lui ai demandé de m'accorder quelques mois avant que l'on puisse partir. Je venais de tout régler quand j'ai appris qu'Hermione attendait ton enfant. Et vous connaissez la suite, termina le sorcier.
_ Je suis vraiment désolé que mes soucis aient dérangé tes projets, dit Harry d'une voix pleine de regret et de culpabilité.
_ Ne fais pas cette tête, vieux ! répondit Neville en souriant. En fait, si on regarde bien les choses, Severus et moi faisons exactement ce que nous avions prévu de faire. Nous avons quitté le monde magique pour nous installer dans le monde moldu, ajouta-t-il le sourire toujours aux lèvres. Bon, nous n'avions pas projeté de nous installer dans un autre pays ni de vivre en compagnie d'un clan de vampires, mais je crois que c'est très bien comme ça, termina-t-il avant de commencer à manger son repas qu'Esmée lui avait fait le matin.
Après cela, les vampires et les deux sorciers mangèrent en discutant de tout et de rien. À la fin du repas, ils partirent se promener un peu autour du lycée avant de retourner en cours. Tout en se rendant à son cours de français, Neville se remémora de leur arrivée chez les Cullen une semaine plus tôt.
Le Portoloin qu'Harry avait fabriqué les avait déposés dans une villa aux murs vitrés. Là, deux vampires femelles et un mâle les attendaient en faisant les cent pas au salon. Dès qu'ils étaient apparus devant eux, la plus âgée des vampires avait accouru vers eux et s'était mise à inspecter tout le monde afin de s'assurer qu'ils étaient tous en un seul morceau. Lorsque cela fut fait, une pluie de questions leur était tombée dessus. Jasper s'était porté volontaire pour tout expliquer. À la fin de ses explications, Esmée et Carlisle avaient regardé Hermione avec pitié, alors qu'Alice n'avait pas pu s'empêcher de murmurer un '' bien fait pour elle'' empli de ressentiment. En effet, la vampire qui en était venue à considérer et à aimer Harry comme un petit frère, n'avait pu que regretter de ne pas pouvoir se débarrasser du ''déchet humain'' immédiatement. Même le sort qui attendait Hermione à son accouchement n'était pas parvenu à lui tirer une once de pitié envers la sorcière.
Esmée l'avait immédiatement adopté, le considérant comme l'un de ses enfants. Cette acceptation si rapide et la chaleur humaine que dégageait la vampire l'avaient énormément dérouté, parce qu'il n'avait pas l'habitude d'être l'objet d'une telle attention venant d'une femme, d'une mère. Et il mentirait s'il venait à dire qu'il était à l'aise avec cela, mais il ne pouvait pas dire qu'il n'aimait pas les petites attentions d'Esmée. En ce qui concernait le patriarche de la famille Cullen, ce dernier leur avait, à Severus et lui, simplement souhaité la bienvenue au sein du petit clan. Quant à Alice, elle s'était mise en tête de faire de lui son meilleur ami, ce qui était parfois très flippant parce qu'elle avait de très drôles d'idées sur ce que des amis devraient faire : comme le déguiser en fille pour voir s'il était plus beau en femme qu'Harry, ses frères et son mari. Jasper était quelqu'un de reposant et aussi très à l'écoute. C'était auprès de lui qu'il allait chercher refuge quand Alice cherchait à se servir de lui comme poupée humaine, car Severus, au lieu de l'aider à ces moments-là, prenait un grand plaisir à assister aux pitreries de la vampire, un sourire moqueur aux coins des lèvres.
Alors qu'il avait pensé que d'eux deux, ce serait Severus qui aurait eu des difficultés à s'intégrer, cela ne fut pas le cas ; car, même s'il s'entendait très bien avec tout le monde, sauf avec Edward qui semblait toujours agacé lorsqu'il le regardait, il ne se sentait pas très à l'aise au milieu de tout ce petit monde. En effet, depuis la fin de la guerre, il avait perdu l'habitude d'être aussi entouré, car mis à part Snape et ses elfes de maison, il s'était complètement isolé dans son manoir. Donc, se retrouver du jour au lendemain à partager une maison avec six vampires et deux sorciers, était très déroutant. Au contraire de lui, son amant était tout à fait à l'aise. Bon, il n'irait pas jusqu'à dire que Severus souriait à longueur de journée ou qu'il passait son temps à s'amuser et discuter avec tout le monde, mais il n'y avait pas à dire, l'ancien maître des potions était bien plus détendu que lui. Peut-être était-ce le fait de se trouver au milieu de tant de vampires qui le rendait aussi ''ouvert'', mais quoique cela puisse être, cela lui faisait plaisir de le voir moins sombre et interagir si pacifiquement avec tout le monde.
Bon, Severus ne pouvait pas s'empêcher de lancer des piques et d'être sarcastique dans ses propos, cependant, ça ne semblait pas gêner les autres. En fait, ils trouvaient cela amusant d'après ce qu'il avait pu voir de leur réaction. De plus, Carlisle et lui s'entendaient à merveille. Les deux vampires passaient des heures à discuter de potions et de médecine Moldus. En ce qui concerne Hermione, cette dernière avait élu domicile dans l'une des chambres d'amis et ne la quittait que pour aller aux toilettes. L'un d'eux était toujours à proximité afin de garder un œil sur elle. Harry refusait de s'approcher d'elle à moins de deux mètres par peur de perdre le contrôle et tenter de la tuer une nouvelle fois, ce qu'il comprenait parfaitement. Lui, s'il avait été à la place de son ami, il aurait déjà cédé à la tentation tellement ce que Hermione avait fait à Harry était ignoble. Vivement qu'elle accouche et qu'ils soient débarrassés d'elle ! songeait-il au moins une fois par jour.
Deux jours après leur installation à la villa des Cullen, Carlisle l'avait inscrit au lycée. Le premier jour avait été déconcertant pour lui qui n'avait jamais été en présence d'autant de moldus. Des moldus d'une curiosité maladive et d'un sans-gêne affligeant pour certains. Les matières enseignées étaient tout aussi déconcertantes et curieuses que les moldus eux-mêmes. Suivre des cours sans avoir à utiliser sa baguette avait été ce qui l'avait le plus dérangé. Heureusement que Severus lui avait fait prendre une potion qui lui avait permis d'acquérir quelques connaissances des matières enseignées, car sinon, il se serait complètement ridiculisé lorsque les professeurs l'avaient interrogé. Et même si la potion n'était pas permanente, et qu'il allait devoir bosser très dur pour apprendre tout ce qu'il y avait à savoir, il était reconnaissant envers son amant.
Après son troisième jour au lycée, il en était venu à se dire que mis à part la magie, il n'y avait pas une grande différence entre les cours de Poudlard et les cours moldu. Et s'il mettait de côté la curiosité mal placée de certains élèves et parfois d'enseignants, ainsi que la montagne de ragots concernant la famille Cullen, Harry, lui-même et Snape, la vie de lycéen était plutôt pas mal, amusante même. De plus, sans la pression de sa grand-mère et la menace Voldemort au-dessus de leur tête, Harry et lui pouvaient vivre pleinement leur pseudo scolarité. Ce ne fut que la semaine suivante que Severus avait fait son apparition à l'école en tant qu'enseignant. Aucun d'eux n'avait été mis au courant de son arrivée, car ce dernier s'était bien gardé de leur révéler. Même Edward n'avait pas été en mesure de lire l'information dans l'esprit de l'ancien potionniste.
Sans grande surprise, mis à part son arrivée inattendue, Severus était devenu leur nouveau professeur de chimie. Vêtu d'une longue veste noire légère, d'une chemise noire en soie très près du corps, d'un jeans de la même couleur qui soulignait à la perfection ses longues jambes ainsi que d'une paire de boots. Son amant avait fait couper court ses cheveux et les avait coiffés en dégradé vers l'arrière et fait dégager un peu les côtés. La coiffure lui allait à la perfection et il était à tomber. Il avait eu un mal fou à s'empêcher de sauter sur Severus lorsque ce dernier avait fait une entrée fracassante dans la salle de classe. Mais ce qui lui avait demandé le plus d'effort avait été de retenir le fou rire qui avait failli lui échapper suite aux premiers mots qu'avait dit son amant.
_ Je suis le professeur Snape, avait dit l'ancien sorcier sans préambule. Je serais votre nouveau professeur de chimie pour les semaines à venir. Je ne tolère ni l'insolence ni la bêtise, alors je conseille fortement aux petits malins d'éviter les blagues stupides. Vous êtes ici pour apprendre la science subtile et l'art rigoureux de la chimie. Ici, on ne s'amuse pas à jouer avec les produits mis à votre disposition au risque de vous blesser stupidement vous ou vos camarades. Certes, je ne m'attends naturellement pas à ce que vous compreniez grand-chose à la beauté de la chimie ni aux merveilleuses possibilités de créations que cette matière offre, mais je m'attends à ce que vous voyez respectueux et attentif durant mes cours. Et si vous êtes chanceux, je vous apprendrai à mettre la gloire en bouteille, à distiller la grandeur, et même à enfermer la mort dans un flacon. Mais étant ce que vous êtes, c'est-à-dire une bande de cornichons sans cervelle, cela est très peu probable.
Le discours de Snape avait jeté un froid dans la classe qui avait été brisé par l'éclat de rire d'Harry. Celui-ci avait été plié en deux tellement il était mort de rire, et il le comprenait très bien, car lui aussi avait failli succomber au rire en se rappelant de son premier cours de potion à Poudlard où Snape avait fait un discours très similaire à celui-ci. Bien entendu, Severus n'avait pas laissé passer cela et avait susurré d'une voix négligente, mais qui promettait mille et une tortures :
_ Je vois que nous avons un petit malin parmi nous. Quel est votre nom monsieur ?
_ ... 'tter, Potter, monsieur, avait répondu Harry en jouant le jeu.
_ En bien Potter, je vous attends ici même à la fin des cours.
_ Euh, pourquoi, monsieur ? avait-il demandé alors que tout amusement avait disparu de sa voix.
_ Pour effectuer vos deux heures de retenues, bien entendu, lui avait répondu Severus avec un sourire diabolique.
_ Mais…mais…ce n'est pas juste ! s'était écrié son ami avec indignation.
_ Rien n'est juste dans la vie, monsieur Potter, avait répliqué Severus avec une joie non feinte. Je vous attends ce soir, et ne soyez pas en retard sinon je vous mets en retenue toute la semaine.
La nouvelle de la détention d'Harry et du caractère de Severus avait fait le tour du lycée comme une trainée de poudre. Et là, contrairement à ce que l'on aurait pu attendre après cet épisode, la moitié des filles et quelques garçons, s'étaient mis en tête de se faire coller par le professeur Snape afin d'avoir la chance de rester seul avec lui dans une salle de classe. Il va sans dire que Severus n'avait pas très bien accueilli la chose. Et avec sa mauvaise foi habituelle, il avait accusé Harry d'être le responsable de tout ça.
_ Ce n'est pas de ma faute si vous avez décidé de vous changer en mannequin de haute couture pour donner vos cours ! Alors vous n'avez qu'à vous en prendre à vous-même, lui avait lancé à la figure Harry avant de s'en aller en maudissant le nouveau professeur de chimie.
_ Stupide garnement ! avait crié Severus en partant s'enfermer dans le laboratoire de potion que Harry lui avait confectionné à sa demande trois jours plus tôt.
_ Tu viens Neville, nous allons être en retard à notre prochain cours, appela Harry en arrachant son ami de ses souvenirs des derniers jours.
Neville se leva et suivit son camarade, le sourire aux lèvres. Cette vie n'était pas si mal que ça, se dit-il en pénétrant dans la salle de classe de mathématiques. Il pourrait très rapidement s'y faire.
_ Dis Neville ? lui chuchota Harry dix minutes après le début des cours.
_ Qu'est-ce qu'il y a Harry ?
_ Quand est-ce que tu vas accepter de former le lien Calice /Vampire avec Snape ? Je demande parce que j'ai peur que mon idiot de vampire fasse une stupidité comme s'attaquer à Snape, puisqu'il croit dur comme fer que je suis amoureux de Snape et n'attend qu'une occasion pour me mettre avec lui, expliqua Harry en jetant des regards irrités en direction d'Emmett.
Neville devint rouge de gêne suite à la question d'Harry. Lui aussi avait les mêmes soupçons en ce qui concernait son amant même si ce dernier ne cessait de lui répéter qu'il n'aimait que lui. Certes, Neville avait commencé à le croire, mais il y avait encore une petite part de lui, celle de l'ancien Neville qui n'avait aucune confiance en lui et mal dans sa peau, qui refusait de croire que l'on puisse l'aimer. Depuis leur installation dans la villa des Cullen, le sorcier n'avait pas arrêté de lutter contre ses incertitudes. Il voulait tellement croire en Snape, mais il n'y arrivait pas. Et dire que c'était lui qui avait initié leur relation. Que c'était lui qui avait fait le premier pas et presque forcé Severus à coucher avec lui, il n'arrivait pas à comprendre ses hésitations. À cette époque il était si sûr de lui, de ce qu'il voulait, qu'il n'aurait pas hésité à trahir ses amis pour avoir Snape pour lui seul. Alors, qu'est-ce qui avait changé aujourd'hui ? Pourquoi toutes ces hésitations ?
_ Avant, lui et toi pouviez mourir d'une minute à l'autre, donc rien ne te retenait. Tu n'avais pas à penser au lendemain ni aux conséquences, lui souffla Edward qui était assis derrière lui. De plus, vous étiez humains tous les deux.
_ Que…, commença Harry avant qu'Emmett ne lui fasse signe de se taire.
_ Tu sais, même si parfois je le regrette amèrement parce qu'il y a des choses que je me serais passé de voir, je peux lire ses pensées. Certes, il les cache bien mieux que la plupart des gens que je rencontre, mais je peux tout de même voir et entendre certaines choses venant de lui.
_ Et… et qu'as-tu entendu ? Qu'as-tu vu ?
_ Presque toutes ses pensées sont tournées vers toi. Quand il pense aux choses dont il a été forcé de faire pour vous protéger tous et que ses pensées deviennent trop sombres, il lui suffit de songer à toi, et tout s'éclaire. Tu es la lumière qui éclaire ses ténèbres. Sans toi, je crois qu'il aurait mis fin à ses jours tant la culpabilité pour ses actes passés le ronge, lui apprit Edward. Il t'aime à un tel point, que je suis presque jaloux de toi. Et quand je te vois mettre cet amour en question, je n'ai qu'une envie : te tordre le cou, poursuivit Edward. Peu de gens ont la chance d'être aimé de cette façon Neville, alors ne passe pas à côté à cause de tes doutes, termina Edward.
_ Messieurs, ceci est une salle de classe et non un salon de thé ! Alors, cessez vos bavardages ! cria le professeur de mathématique.
Les cris de l'enseignant passèrent au-dessus de la tête de Neville. Le petit discours du vampire ne cessait de passer et de repasser dans son esprit. Aurait-il tort de douter de Severus ? Le sorcier y pensa jusqu'à la fin des cours. Et en quittant la classe de musique afin de rentrer à la maison, il avait pris une décision : il allait accepter la proposition de son amant. Il allait devenir le Calice de Severus. Cette décision prise, il était impatient d'annoncer la nouvelle à son compagnon. Alors qu'Harry, les vampires et lui-même se rendaient au parking de l'établissement pour prendre leur voiture, ils trouvèrent une jeune femme adossée à la voiture d'Emmett.
Elle était rousse, portait une robe noire courte, lui arrivant à mi-cuisse et des talons très hauts. Elle était très belle et attirait tous les regards dans sa direction. De loin, Neville eut l'impression de connaître la jeune femme, mais il ne savait d'où il la connaissait.
_ Qu'est-ce qu'il y a mon gars ? demanda soudainement Emmett en direction de Harry.
Ce ne fut qu'à cet instant que le sorcier se rendit compte que son ami avait cessé d'avancer et qu'il serrait les poings de contrariété.
_ Ginny, souffla Harry avec une haine très mal contenue.
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un petit com pour la route !
! PROCHAINE PUBLICATION DIMANCHE 18 NOVEMBRE !
