B'soir/'jour à toutes !

Oui je sais, nous ne sommes pas lundi. Mais pour diverses raisons, le post c'est aujourd'hui. Donc, tu as ta réponse Audrey =)

Mes devoirs blancs avancent, mais j'arrive dans ceux que je maîtrise moins, donc ça va impliquer plus de révisions, donc à partir de lundi, moins de temps pour poster donc je préfère le faire maintenant. Comme jusqu'à présent les deux premiers examens se sont bien passés, je voudrais continuer sur cette voie.

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Concernant le précédent passage, vous avez tous été heureuses de l'accueil de Renée. Un peu de paix, ça fait du bien, nan ? Bien sûr, on excepte la crise qu'a eu Aaron... maintenant, place à la suite de ce séjour particulier... avant l'orage ? Quelques unes d'entre vous ont noté un "détail" au précédent chapitre, qui aura son importance pour plus tard. Mais bon, cherchez pas dans les reviews pour savoir mdr.

Ensuite, pour répondre à ca, je n'ai pas un nombre de chapitres arrêtés, mais je pense osciller entre 30 et 32. Encore une fois, ça sera peut-être plus, je ne sais pas exactement.

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Je tiens également à vous remercier du fond du coeur pour tous vos messages, toutes vos reviews. Je déplore de ne pas prendre vraiment le temps pour y répondre mais sachez que toutes sont lues et appréciées énormément. Sans votre lecture, votre patience, vos réactions, vos envies, vos espérances, ces histoires n'auraient pas lieu d'être. Vous êtes assez géniales comme lectrices ! Et j'apprécie sincèrement tout ce temps que vous prenez pour moi, pour poser un petit mot ou de véritables analyses de lecture ! J'adore tout et je suis très attentive à tout ce que vous m'écrivez, sachez-le bien ! Encore merci !

Dernier détail. A chaque fois j'y pense, mais à chaque fois j'oublie "j'y pense et puis j'oublie, c'est la vie c'est la vie..." : Stephenie Meyer est la propriétaire de l'univers Twilight, des personnages et compagnie, excepté d'Aaron. (Ouais je sais, vous êtes super étonnées par cette info, avouez!)

Pour celles que ça va intéresser, je me suis créée un blog (vous avez peut-être déjà vu l'adresse sur Les One-Shots du hasard est chez moi!) que vous pouvez retrouver à l'adresse suivante : http:/ tiftouff19 (.) blog4ever (.) com (sans parenthèses et sans espaces bien sûr!). Vous pouvez y retrouver des OS publiés sur ce site, mais aussi des OS sur Harry Potter (vi, vi! mes tout premiers écrits!), y a un forum, des sondages, des tas de bidules et de machins donc n'hésitez pas à venir voir, papoter sur le forum...

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Mais sur ce, pour l'instant, c'est Noël ici alors... JOYEUX NOEL ! (Et bonne lecture ;)).

Bon week-end!

Tiftouff.

Chapitre 20

Point de vue d'Edward.

Aaron allait mieux. Du moins dans son cas ! La nuit lui avait été pleinement bénéfique même s'il avait beaucoup toussé, rendant notre sommeil vraiment bref. Je l'avais senti contre mon torse s'agiter. J'étais parti très tôt avec Phil chercher ses médicaments à trente-cinq kilomètres. Sérieux, les pharmacies de garde, ça devrait être mieux organisé, surtout quand on a des cas d'urgence comme ça ! Les gouttes pour son oreille avaient été dures à mettre, la sensation n'étant pas vraiment agréable pour lui. Il s'était endormi une petite heure après, vers 10h, nous laissant un certain répit jusqu'à 15h. Il est crevé... Il a de larges cernes sous ses yeux... Bella était partie avec sa mère faire des courses de dernière minute. J'en profitais pour lui préparer ses cadeaux.

Sérieux, c'est minable ! Un dessin... Pfffff... J'avais trouvé des feutres dans sa chambre alors du coup, Edward Cullen dessine un coeur avec des yeux, un nez une bouche et des couettes... Pathétique ! Un mec normal offre un bijou, un voyage, un vêtement... j'ai rien de mieux à lui proposer qu'un dessin... en plus j'sais même pas dessiner ! J'aurais pu... je sais pas, même un bibelot... un bon d'achat pour des livres... J'avais pu économiser une dizaine de dollars. Mon patron m'avait fait un petit supplément pour les fêtes... Dix malheureux dollars... Tu fais quoi avec dix dollars ? T'achète un coupon pour faire plaisir à ta copine ! Crétin que je suis ! Pas que je voulais pas dépenser mais j'ai toujours peur qu'il arrive un imprévu au petit... Preuve est qu'en payant le médecin des urgences, j'avais dépensé les deux tiers de ce que m'avait donné Rosalie. Il me restait trente dollars en liquide pour toutes les vacances jusqu'à mi-janvier, sachant qu'en revenant, j'allais devoir sûrement refaire le plein de lait deuxième âge en poudre et qu'il allait bientôt falloir commencer à lui faire goûter d'autres petites choses. Quarante dollars si je compte ce que j'ai en banque... Youpi !

Je continuais mon dessin, essayant de faire des cils à mon coeur. Dans le baby-phone posé sur la table du salon, j'entendais Aaron s'agiter. Fini le coeur ! En plus t'as même pas de mains... Des mains... Oh putain ouais ! Ca c'est une idée d'enfer ! Je récupérais mon fils à l'étage qui me faisait de grands sourires, les yeux brillants.

- Oh mon poulet ! T'as encore de la fièvre toi hein ? Un peu moins on dirait...

Je le changeais et en profitais pour jouer un peu avec lui. Ces moments étaient toujours particuliers, un vrai moment de complicité. J'aimais le voir sourire et faire des petits bruits. Je changeais son pyjama pour mettre le sale dans la panière de la salle de bains. Je me sentais un poil envahissant ! Depuis notre arrivée ici, soit quatre jours, j'avais déjà fait faire quatre machines à Renée... J'avais voulu repasser mais Renée m'avait clairement signifié que si j'allumais le fer à sa place, elle me brulerait avec ! Sympa belle-maman !

- Tu vas m'aider bébé ! On va faire le cadeau pour Bella...

Je posais la main gauche d'Aaron sur le dessin au niveau des bras du coeur et en la tenant aplatie le plus possible, je traçais les contours de ses doigts. Ben voilà ! Parfait ! Aaron bougeait et retirait sa main. Puis, il la reposait en tapant sur la feuille.

- Attends, faut faire l'autre... Donne-moi ta petite mimine !

Une bonne bataille plus tard, je me retrouvais avec un coeur et deux mains ! Je signais mon oeuvre, la pliais et la glissais dans une enveloppe juste à temps. Si ça se trouve, à ma mort, on vendra ça des millions sur eBay ! Edward Cullen père d'un nouveau genre artistique : le petit copain débilos craignos !

Ma compagne et sa mère rentraient, toutes souriantes, les mains pleines de poches.

- Hey salut ! Qu'est-ce que vous faites ?

- Oh rien tu sais changement de couche, de pyjama... Rien d'extraordinaire ! Et toi ?

Elle se penchait pour m'embrasser, ses joues étaient très fraiches et rosées.

- Shopping dans boutique totalement bondée... Maman m'avait offert un bon d'achat pour mon anniversaire alors je suis allée l'échanger contre quelques fringues !

Je me penchais sur sa poche.

- J'peux voir ?

Elle effleurait le bout de mon nez avec son index.

- Non, c'est tout pour le papa noël !

Quel chanceux ce vieux con !

- J'suis papa mais j'm'appelle Edward ! Papa Edward... papa Noël... Quelle différence ça fait ? Tu peux me le dire ?

Elle éclatait de rire et déposait un petit baiser sur mes lèvres.

- Ne discute pas ! C'est perdu d'avance !

Je grognais contre sa bouche. Installé sur ma cuisse, Aaron tapait des pieds et lorsque nous posions nos regards sur lui, je fus vraiment surpris de voir ses sourcils froncés. Mais c'est que ça lui plait pas ou quoi ? Je rêve !

- T'aimes pas que je fasse des bisous à ton papa ?

Aaron frappait encore sa plante des pieds au sol, ses mains effectuant le même geste. Je ne pus me retenir de rire.

- J'crois qu'il est pas d'accord !

Bella lui chatouillait le menton avec son index et embrassait ma tempe.

- Je vais prendre une douche ! Ca va me détendre !

- D'accord !

Elle m'en avait parlé de ces coupons. C'était une idée originale : un coupon par rayon du magasin... Robe, pull, sous-vêtements... Oh bon sang mais c'est ça l'idée... Un coupon ! Quelque chose que je peux lui offrir... Je me relevais du sol, Aaron dans mes bras et rejoignais Renée et son mari dans la cuisine.

- Renée ?

- Oui ?

- Est-ce que vous auriez une feuille, des ciseaux et une agrafeuse ? Et un stylo aussi ?

Elle s'essuyait les mains et retournait dans le salon, jusqu'au secrétaire.

- Tu as tout ce dont tu as besoin ici !

- Merci !

- Une idée de dernière minute ?

Je lui adressais un petit sourire en opinant et attrapais tout ce dont j'avais besoin. Aaron suivait les mouvements du stylo et mon écriture sans protester, parfois tripotant sa sucette, d'autres fois jouant avec ses pieds.

- Bon écoute, tu le dis pas que c'est pas le père noël qui n'a pas fait le cadeau à Bella, hein ? Tu lui dis rien, ok ? Motus et bouche cousue Aaron ? Ca marche pour toi ?

Il m'observait et je mimais un chut avec mon doigt sur mes lèvres. Il s'en fiche, total ! Mais au moins, mon secret est bien gardé !

::..

Nous étions six à table. Renée avait invité sa soeur Theodora et son époux Philip. Phil, Philip ! Vachement pratique ! Bella semblait réellement heureuse de revoir sa tante et son oncle. Ils ne cessaient de la questionner. Quand ils étaient arrivés, nous étions installés sur le canapé tous les trois Bella, Aaron et moi, et ma compagne chatouillait mon petit. Sa tante avait frôlé l'infarctus, en s'écriant «JE SUIS GRANDE TANTE ET PERSONNE NE ME DIT RIEN!». La scène avait été assez cocasse ! Et assez amusante aussi ! Nous lui avions alors expliqué dans les grandes lignes notre situation et l'ambiance avait repris en convivialité.

Autour de la table, les conversations s'élevaient, joyeuses. Je n'avais pas pensé passer un aussi agréable moment. J'étais loin de mes parents, de ma famille, mais je ne m'étais jamais senti aussi à ma place qu'en cet instant... Cette infime seconde où l'on voit tous ces visages réjouis, qui profitent simplement... Douze ans... Douze ans que ça ne m'était pas arrivé. Douze ans et un tas de déceptions... Et ce soir, ce soir et une dinde cramée plus tard, nous dégustions un plat de crêpes ! Bordel, des crêpes pour le réveillon ! J'adore cette famille ! Bella me souriait et attrapait ma main sous la table. Elle s'était faite toute jolie, dans une robe verte légèrement pailletée. Chaque personne avait fait un véritable effort de présentation. En la voyant descendre si belle, j'étais monté passer une chemise noire pour l'occasion sur mon jeans noir. «Ca fait ressortir tes yeux» m'avait dit Bella.

- Ca va Edward ? Tu aimes les crêpes ?

J'avalais un morceau.

- C'est génial !

- Désolée mais la dinde a eu trop chaud ! Tu dois nous trouver un peu «paysans« pour faire un réveillon aux crêpes !

Je caressais la joue de ma compagne.

- Non, c'est parfait ! Vraiment parfait Bella... J'en demandais pas tant !

Elle rapprochait son visage du mien et j'embrassais la commissure de ses lèvres, goutant la pâte à tartiner légèrement étalée sur sa peau. Délicieuse...

Renée nous extirpait de ce léger baiser.

- Edward ?

- Oui ?

- Crois-tu que ton fils peut encore veiller un peu ?

Je me tournais vers Aaron qui était dans son cosy. Il avait sa sucette dans sa bouche et la tête tournée vers la gauche, regardant sans se lasser son doudou posé à hauteur de son visage. C'était le plus beau tableau du monde... ce léger mouvement de bas en haut de sa sucette, ses yeux qui s'ouvrent et se ferment, ses doigts qui effectuent le même mouvement, parfois ses petits bruits de bébé... C'était là toute ma famille...!

- Ca devrait aller oui, mais je comptais le coucher tôt... Les médicaments le rendent un peu amorphe...

- Alors on peut aller au sapin avant le dessert, qu'est-ce que vous en dites ?

Nous nous levions.

- Prends ton petit Edward !

Qu'est-ce qui va se passer ? Bella attrapait mon bras et souriait.

- N'ais pas peur, ça ressemble à un rituel d'initiation à une secte bizarroïde mais ce n'est pas le cas !

- Quel genre de secte ?

- La secte des abrutis qui admirent un sapin vert !

J'éclatais de rire et nous nous retrouvions devant le sapin. Renée tenait des petites choses dans ses mains.

- Nous tenions à marquer le premier noël d'Aaron... c'est pourquoi il a sa place sur le sapin des Swan-Dwyer, tout comme toi tu y as désormais ta place... Bienvenus parmi nous, à tous les deux ! Et que ce noël ensemble marque le début d'une longue tradition...

A ma grande surprise, elle accrochait dans le sapin deux étoiles en papier épais et coloré, avec nos prénoms.

Ben merde alors ! Si j'm'attendais à ça... c'est... wow...! J'observais nos étoiles qui tournoyaient légèrement à côté de celle de Bella.

- Je suis... merci... Je sais pas quoi dire... je... wow, c'est génial ! Merci beaucoup !

Jamais personne n'avait fait ça pour nous... Et Renée, qui me connaissait depuis moins d'une semaine, accrochait deux étoiles nous symbolisant sur son sapin...

Bella ne réalise sûrement pas la chance qu'elle a de l'avoir pour mère... Ma compagne m'embrassait la joue et je fus certain de rougir. Un flash partait dans la pièce et je rapprochais mon fils du sapin.

- Regarde bébé... T'as vu ? C'est ton étoile... C'est l'étoile d'Aaron... Et là, c'est l'étoile de papa... Le père noël pourra te déposer tes cadeaux cette nuit... juste en dessous de l'étoile de Bella, t'en as de la chance toi...

Aaron semblait captivé par ces papiers brillants qui tournoyaient. Il tendait sa main et ouvrait et fermait le poing. Je le rapprochais pour le faire toucher un instant. Puis, il s'appuyait contre moi, sa tête contre ma joue et baillait. Ca fait tard pour lui...

- Merci beaucoup pour lui ! C'est vraiment génial ! Merci pour lui et pour moi aussi... Ca nous touche beaucoup !

Renée et Phil, ainsi que leurs invités, souriaient. Bella, elle, mordillait sa lèvre en me fixant, les yeux pétillants. C'est ça alors, passer les fêtes avec des personnes que l'on aime...

- Tu devrais aller le coucher, il est fatigué...

Contre ma joue, je sentais effectivement le poids de la tête de mon fils devenir plus lourd, il devait s'endormir.

- Oui, vous avez raison Renée...

- Je vais préparer le dessert pendant ce temps-là !

- Qu'est-ce que tu nous as fait de bon ? demandait Theodora

- Des crêpes !

Nous éclations de rire et je prenais l'escalier pour monter coucher Aaron.

Je le changeais rapidement, le réveillant à peine. Emmitouflé dans son épais pyjama, je le glissais dans sa chauffeuse et allumais son baby-phone. J'embrassais son front et respirais profondément sa délicieuse odeur de poupon, en me mettant à lui fredonner une petite chanson de noël. Il baillait et sortait doucement sa petite langue pour la rerentrer aussitôt dans sa bouche.

- Bonne nuit bébé... Fais de beaux rêves... Demain matin quand tu te réveilleras, le papa noël t'aura apporté quelques cadeaux...

Je l'observais un instant, allongé dans son lit, les yeux clos et ses poings serrés sur ses doudous, sucette dans la bouche. Etre papa a quelques inconvénients mais au final, beaucoup d'avantages...

- J'suis content que tu sois là...

Je caressais sa joue et après un dernier regard, quittais la chambre pour rejoindre les convives et ma compagne au rez-de-chaussée.

En bas, Renée et Bella installaient des assiettes à dessert, ce qui en soi était un peu inutile parce que nous avions diné avec des crêpes... Alors faire le dessert avec des crêpes ne créerait pas une grosse différence de goût !

- Ca y est il dort ?

- Oui, bien comme il faut ! Je crois que ses médicaments l'assomment un peu... répondis-je en examinant les précautions d'emploi sur la boite de ses gouttes.

Je contemplais le sapin sur lequel brillait plusieurs étoiles, avec les prénoms de chaque personne de la famille. Il y avait même une étoile pour l'ex-mari de Renée.

- Je peux vous aider ?

- Non, on a fini regarde... Maman termine son dernier plat de pate à crêpes et j'ai sorti les pots de glace pour mettre dedans, avec de la chantilly !

Putain, chantilly, crêpes et glaces... J'adore définitivement Renée Dwyer !

- Alors si tu as fait ce que tu avais à faire, je peux peut-être réclamer un petit bisou ?

Une lueur malicieuse naissait sur le visage de ma compagne alors que je la ramenais vers moi, entourant sa taille de mes bras. Elle nichait son visage contre mon cou et j'embrassais son épaule dénudée. Elle est splendide dans cette robe verte... Ca donne toute son intensité à ses yeux chocolat.

- Est-ce que ce noël te plait ?

- C'est plus que ce que j'ai jamais eu Bella... J'ai eu peur ces derniers temps qu'Aaron ne soit pas avec moi ce jour-là... ou de rester seul à Seattle et le fêter sans toi...

Elle relevait sa tête et posait son doigt sur mes lèvres. L'intensité de ses yeux manquait de me faire vaciller, tant marqué par cette profondeur unique que je ne trouvais que dans son regard.

- Shhh... Embrasse-moi...

Je me laissais submerger par cet ordre et déposais doucement mes lèvres contre les siennes, les laissant jouer un ballet de tendresse enivrant. Il m'était si facile de croire que tout irait bien en cet instant... que les miracles existaient...

- Hé regardez ! Il neige !

Nous tournions la tête vers Phil qui regardait par la porte-fenêtre donnant sur le jardin devant la maison. Bella attrapait ma main et nos doigts noués, nous allions le rejoindre pour regarder la fine pellicule s'installer sur le gazon. Je passais mes bras autour de la taille de Bella pour la serrer dans mon étreinte.

Les Noël en blanc sont magiques... féériques... Jamais je n'avais eu un noël avec les gens que j'aime sous la neige. Pour la première fois depuis très très longtemps, je redevenais un homme comme un autre, sans passé, mais avec un avenir... avec mon fils et ma petite-amie.

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Point de vue de Bella.

Je m'étirais en entendant Edward revenir dans la chambre. 7h03, 25 décembre. C'est noël ! Chouette ! On va avoir des cadeaux ! Deux lèvres se posèrent sur ma tempe.

- Joyeux Noël Bella !

J'ouvrais les yeux en entendant Aaron gazouiller un petit «areuh» et me redressais sur mon coude.

- Merci... Joyeux Noël Edward !

Je déposais brièvement mes lèvres sur les siennes, puis j'embrassais le petit poing d'Aaron.

- Joyeux Noël bébé !

Edward souriait, assis en tailleur sur le matelas.

- On dirait qu'il a senti qu'il y avait un truc spécial ce matin. Il est réveillé depuis 5h20 !

- Je t'ai même pas entendu te lever !

- Pourtant il est venu dormir ici... souriait-il.

- J'ai dû vraiment bien dormir !

- T'as parlé !

Oh zut ! J'aurais dû faire politicienne à parler autant !

- Et qu'ai-je raconté ?

- Tu demandais pourquoi le père noël ne t'avait pas amené de poupée...

Il se retenait de rire et je fronçais les sourcils. Je me rappelais effectivement avoir rêvé d'avoir demandé une poupée... une poupée à 19 ans... non mais je rêve ! et avoir fait un caprice parce qu'on m'avait offert un tailleur ! Non mais j'étais déçue ! Normal !

- Ca te fait rire ?

- Ouais assez ! Jtrouve ça marrant en fait qu'une grande fille comme toi veuille une poupée !

Il maintenait Aaron dans ses bras, enveloppé dans un plaid. L'air s'était un peu rafraichi, sûrement à cause de la neige au dehors.

- On va voir s'il y a des cadeaux ? suggérais-je.

Edward se levait, tout souriant, en pyjama et les cheveux en bataille. Hum sexy...

- Je ne crois pas qu'il y a de poupée pour toi ! Tu risques d'être déçue encore...

- Pas grave ! Je vivrai avec ça toute ma vie, en ferai une névrose et d'ici mes 80 ans, je deviendrai sénile à ressasser ce passé !

J'enfilais un pull d'Edward qui traînait. J'aime son odeur virile et envoutante, si rassurante. Le couloir était encore silencieux et j'entendais les ronflements sonores de Phil, ou de Renée, s'élever. Sont pas pressés de voir leurs cadeaux tant pis pour eux !

Au pied du sapin, je constatais que beaucoup de cadeaux étaient entreposés. Quand je m'étais levée pour aller aux toilettes et poser les miens vers 3h, il n'y en avait pas autant ! Le père noël existe... seigneur c'est miraculeux ! Edward tenait Aaron dans ses bras et le petit observait attentivement la masse de présents. A mon avis, beaucoup lui en reviennent... Déjà au moins deux, ceux que je lui avais acheté !

- Regarde Aaron t'as vu tout ces cadeaux ? Il y en a pour toi tu crois ? Moi je crois que oui...

Nous nous approchions et nous installions sur le tapis du salon. A côté de mes bottes, je découvrais plusieurs enveloppes, un paquet tout fin et un autre plus épais. Devant les chaussures d'Aaron, il y avait énormément de présents. Des petits et des plus gros, mais au moins six paquets emballés ! Edward aussi avait eu quelques présents. Mon compagnon assis en tailleur installait Aaron entre ses jambes et attrapait un premier cadeau. L'un des miens.

- C'est pour toi !

J'attrapais l'appareil numérique qui traînait sur la table et prenais en photo l'instant. Je sais qu'Edward voudra les clichés du premier noël de son fils. Il dégrafait le scotch et Aaron tapait sur le paquet.

- Doucement bébé ! Attends...

Il finissait par découvrir le petit doudou-marionnettes que je lui avais offert. Une petite imitation d'un fou du roi, avec un chapeau à grelot blanc et bleu. Edward le mettait dans la main d'Aaron et regardait la petite étiquette attachée avec.

- C'est le papa noël de Bella qui te l'a amené... Il est beau hein regarde ! Il fait du bruit !

Edward l'agitait et le petit tintement surprit Aaron qui le fixait avec de grands yeux, avant de l'agiter de nouveau avec un large sourire, qui fit rire son père. Ca a l'air de lui plaire ! C'est vraiment super !

- Ca te plaît hein ? Ca fait du bruit, y a beaucoup de couleurs et c'est tout doux... Touche !

Il le frottait contre la joue d'Aaron et ce dernier se laissait faire, appréciant certainement la texture du jouet. Le bébé tripotait son nouveau doudou et Edward se penchait vers moi, déposant ses lèvres contre les miennes.

- T'étais pas obligée...

- Ca me fait plaisir !

- Merci...

Je l'embrassais et attrapais mon premier paquet épais. J'y découvrais plusieurs livres qui me faisaient envie depuis quelques temps déjà, avec une enveloppe dedans. Cadeau de Phil !

- C'est des bouquins ? demandait Edward en défaisant le paquet que Renée avait fait pour Aaron.

- Oui ! J'arrêtais pas de les chercher sur Seattle !

Edward m'adressait un petit sourire et enlevait le papier du jeu que ma mère avait dégoté pour son fils. C'était un petit jeu électronique éducatif, avec plein de couleurs, de musiques et décoré d'un tas de petites figurines d'animaux différents... Aaron pourrait à loisir taper dessus, comme il semblait adorer faire !

- Oh génial ! Ca va lui plaire ça aussi !

- Ma mère a pensé que ça pourrait l'aider... D'abord il va taper dessus mais après il pourra apprendre les couleurs, les nombres...

Edward examinait le présent attentivement.

- Ah ouais c'est génial dis donc ! Y a même un marteau en mousse pour taper sur les touches ! Super ! Mais j'suis gêné ! Elle avait pas à lui offrir quelque chose !

Ouh seigneur !

- Ca nous fait plaisir, et Renée est heureuse que tu sois là et elle adore Aaron ! Elle l'a totalement adopté ! Et si ça peut te rassurer, elle t'a offert autre chose pour lui et aussi pour toi, alors...

Un large sourire illuminait son visage.

- Vous êtes si généreux... Merci... Je... Je me sens gêné parce que je n'ai rien offert alors...

Je savais que ses finances maigres ne lui permettaient pas de faire de gros présents, mais sa seule présence nous plaisait déjà plus que nécessaire !

- Allez ouvre les autres cadeaux !

Il continuait et découvrait un tapis de jeu pour Aaron avec des petites formes à scotcher dessus. Il ouvrait l'ensemble que j'avais choisi pour le petit : un polo et une salopette, ainsi qu'un autre ensemble : un jeans noirs et un tee-shirt à manches longues blanc qu'Alice m'avait confiée avant de partir.

Ma soeur est extraordinaire ! Et si généreuse... Edward se répandait en remerciements. Puis, il ouvrait les cadeaux que Rosalie lui avait donné avant de partir. C'était là aussi des jeux éducatifs et deux peluches.

- Regarde le lapin que le papa noël de tatie Rose t'a offert ! Il est chouette, non ?

Il y avait également une enveloppe avec de l'argent. Elle était décidément très attentive à leurs besoins, quels qu'ils soient ! Et en un sens, ça me rassurait parce qu'elle ne le laisserait pas tomber, quoi qu'il advienne ! Je constatais aussi que Carlisle et Esmé n'avaient donné aucun cadeau... génial ! P'tètre qu'ils les donneront à notre retour ! Aaron s'amusait avec ses nouveaux jouets, et aussi avec les petites boules de papier cadeau. A plusieurs reprises, Edward dut les lui retirer in-extremis de la bouche. Mon compagnon avait offert à son fils des petites balles qui s'étiraient facilement faites avec des mini-billes multicolores, ainsi qu'une peluche parlante qui avait des lumières dans les yeux et la bouche et qui se déclenchaient quand on le touchait. Aaron semblait fasciné, tentant d'appuyer sur les déclencheurs. Edward l'aidait.

- T'aimes ça quand ça clignote hein ? Oh que oui Papa il sait que t'aimes ça hein !

Edward chatouillait le ventre de la peluche et cette dernière émit un rire semblable aux rires d'un faux cartoon vraiment mauvais. Nous éclations de rire et Aaron sursautait en l'entendant.

- Putain, j'avais pas fait gaffe à comment ça riait !

Il chatouillait la peluche de nouveau et nous repartions dans un fou-rire incontrôlable. Aaron émettait un petit bruit en souriant en nous voyant rire. L'animal se déclenchait.

- Salut, moi être ton copain !

Edward l'approchait de son visage.

- Salut, moi pas vouloir de Tarzan pour copain ! Moi te dire que moi retirer piles de ton derrière !

J'éclatais de rire, manquant de m'étaler sur le tapis tant j'avais du mal à stopper le fou-rire qui se propageait en moi. Edward redonnait la peluche à Aaron qui tapait un peu partout sur lui pour l'entendre et mon compagnon relevait la tête vers moi.

- Alors, tu ouvres tes cadeaux ?

- Si tu ouvres les tiens !

- Ca me parait équitable !

J'avais fait faire un bon d'achat dans une boutique de musique et de CD pour Edward. C'était un passionné de musique mais malheureusement, il ne pouvait se permettre ce plaisir. Et je n'avais pas voulu lui donner d'argent directement. Je savais que d'une part il aurait refusé, et de deux que ça aurait pu le vexer plus qu'autre chose ! Ce chèque-cadeau m'avait paru une bonne alternative ! Il pourrait s'acheter au moins deux trois albums s'il le souhaitait !

- Oh génial ! Merci beaucoup Bella !

- J't'en prie ! Ca te va ?

- Très bien ! J'ai vu l'autre fois en rayon un album de Debussy...

- Tu vas pouvoir te l'offrir !

Ses yeux pétillaient et il se penchait pour m'embrasser doucement.

- Merci mon amour... Allez, à toi !

Je m'emparais de l'enveloppe qui portait mon prénom inscrit de sa fine et élégante écriture. J'y découvrais un magnifique dessin d'un coeur !

- C'est les mains d'Aaron, il a participé !

Ce dessin, ce n'était pas une île déserte à Hawaii, mais je l'aimais. Beaucoup. Et en cet instant, devant cette oeuvre de mon petit-ami, mon coeur se serrait vivement. Il n'a que peu de moyens mais sait faire ce qu'il faut. C'était exactement là l'esprit de noël : peu importe le cadeau, c'est l'amour qui y est mis dedans qui compte... Et ce dessin serait affiché dans ma chambre, au-dessus de mon lit !

- Désolé, j'ai pas beaucoup d'heures de dessin à mon actif ! La maternelle est relativement loin pour moi...

Je ne retenais pas mon sourire et pressais sa main.

- Je l'aime beaucoup !

Nos yeux s'ancraient ensemble, dans un instant où il n'y avait plus rien autour de nous. Juste nous, lui et moi, et ce lien qui se renforçait à chaque fois un peu plus, à chaque seconde passée. Puis, j'attrapais le deuxième paquet très fin et trouvais... un carnet de bon d'achat de bisous ? J'ouvrais le petit feuillet fait par Edward et agrafé, pour découvrir des «bons».

- Bon pour un baiser tout doux... Bon pour un baiser papillon... Bon pour un baiser florentin...

- J'ai fait la liste de tous les types de baisers que je connais... Tu as cinq coupons par bisou !

Oh non j'adore ! Je sentais le rouge affluer à mes joues, imaginant les minutes agréables que nous allions passer ensemble !

- Et au bout de cinq bisous, tu en as un gratuit !

J'éclatais de rire et me redressais sur mes genoux pour entourer sa nuque de mes bras et l'embrasser.

- J'adore cette idée... d'ailleurs, j'aurai bien envie d'en dépenser un de suite...

La bouche de mon compagnon glissait sur ma joue jusqu'à mon oreille. Son souffle chaud me fit frissonner délicieusement.

- Attends la sieste d'Aaron...

Oh putain oui ! Non pardon... mais depuis que nous étions chez ma mère, nous ne nous étions pas touchés. Déjà, parce que j'étais arrivée ici en fin de cycle de coquelicots et ensuite parce que la présence à l'étage de mes parents et d'Aaron malade nous avait freiné. Mais merde, c'est Noël aujourd'hui, pas vrai ? Renée et Phil nous rejoignirent.

- Vous avez déjà ouvert vos paquets ?

- Votre fille s'impatientait ! plaisantait Edward.

- Une vraie gamine !

Ma mère et mon beau-père ouvrirent leurs présents et nous nous embrassions pour marquer cette journée.

::..

Edward avait couché Aaron à 12h45 et ma mère et Phil étaient partis rendre visite à des amis de mon beau-père pour leur souhaiter un joyeux noël. Du coup, mon compagnon et moi nous retrouvions dans ma chambre, assis sur le lit défait, mes coupons entre les mains.

- Par lequel je commence ?

- Celui que tu veux...

J'examinais mes «bons». Y avait des types de baisers que je ne connaissais même pas «le baiser florentin»... «le baiser du serpent»... Seigneur si ce n'était pas Edward qui allait m'embrasser, j'aurais jeté ce carnet ! Je déchirais le premier coupon et lui tendais.

- Le baiser tout doux...

Edward souriait et ses prunelles incandescentes me brûlaient jusqu'au plus profond de moi-même, serrant mon ventre. Edward se penchait vers moi et, nos têtes légèrement inclinées, laissait nos lèvres se rencontrer pour un simple bisou. Je fermais les yeux, savourant la douceur de sa bouche sur la mienne. Nous restions ainsi connectés quelques instants jusqu'à ce qu'il recule.

- Je sens que ça va me plaire... soufflais-je.

Je chinais dans le carnet.

- Le baiser papillon !

Edward eut un léger sourire.

- Intéressant !

Il s'approchait de moi et déposait un délicat baiser sur ma joue et suivit un tracé remplit de légèreté jusqu'à ma mâchoire. Puis, il remontait jusqu'au lobe de mon oreille, embrassant à chaque fois ma peau. De temps à autre, sa langue accompagnait ses lèvres, créant un immense courant électrique qui descendait jusqu'à ma féminité. Sa lente course torturante créait un tas de frissons en moi, jusqu'à ce qu'il amène ses lèvres à déposer un dernier bisou dans mon cou. Les yeux clos, je savourais cette caresse fine qui me comblait.

- J'aime celui-là... Encore !

Je coupais un autre coupon de «baiser papillon» et lui tendait. Il recommençait de l'autre côté de mon visage et terminait cette fois son voyage sur ma tempe, après avoir embrassé chacune de mes paupières. Je commençais à me sentir dans un état de bien-être incroyablement apaisant. Piochant hasardeusement, je lui donnais un autre coupon.

- French kiss... murmurait-il, d'une voix sensuelle.

Sous son ténor, j'entrouvrais mes lèvres et Edward ne tardait pas à me rapprocher de son corps. Nos bouches se rencontrèrent et je sentis rapidement sa langue caresser ma lèvre légèrement, demandant accès à ma langue. Elles se rencontraient avec sensualité, se caressant, se contournant. Je ne pus retenir un gémissement, totalement concentrée dans ce baiser. Edward m'attirait à lui et je m'installais à califourchon sur ses cuisses. Ses mains descendaient le long de mon haut, ses doigts frôlant ma peau. Je nichais mes mains dans ses cheveux, m'abandonnant au rythme lent de notre amour, qui m'excitait encore plus. J'ai envie qu'on soit ensemble, de toutes les façons possibles ! Mon bassin se rapprochait du sien et je sentais sa virilité durcie. Je vois que lui aussi apprécie ce jeu !

Je reculais mon visage et plongeais dans ses yeux vert, haletante. Ses pupilles étaient légèrement dilatées et il déglutissait, me fixant. Je découpais un autre coupon.

- Baiser florentin... soufflait-il.

- Qu'est-ce que c'est ? demandais-je en tentant de reprendre un peu de contenance.

Edward approchait son visage du mien et s'emparait de mes lèvres un instant avant d'avancer timidement sa langue. Le bout de la sienne rencontrait le bout de la mienne et il y effectuait une petite caresse délicate, presque chatouilleuse. Je ne pus retenir un petit sourire et retournais à son attention délicieuse. Nos langues s'apprécièrent ainsi longuement, puis il prit la mienne entre ses lèvres et la suçotait, causant pratiquement ma perte. Je poussais sur son torse pour qu'il s'allonge et me couchais sur lui, nos intimités collées l'une à l'autre. Sa langue s'enroula autour de la mienne et ses mains se posèrent sur mes fesses, accentuant le contact. Je ne pus retenir un gémissement quand je percutais sa dureté qui me faisait tant de bien. Mes doigts glissaient sous sa chemise et je caressais son corps d'adonis. Les siens se faufilaient sous mon jogging, venant percuter ma peau. Il me caressait tendrement, passant ses doigts devant pour effleurer ma féminité dans mon sous-vêtement. Son doigt titillait mon clitoris et je me cambrais sous l'effet, grisée, espérant plus. Bien plus...

- Edward... J'ai envie de toi...

Je déboutonnais son haut et il se redressait pour l'enlever, sans relâcher notre étreinte et notre baiser. Il retirait mon débardeur et le lançait dans la pièce. Immédiatement, son visage vint à la rencontre de ma poitrine qu'il pressait de ses paumes et sa bouche se posait sur son téton gauche, l'aspirant et le léchant par-dessus le tissu. Mes doigts dans ses cheveux, je me contractais, toute mon attention simplement focalisée sur sa langue qui me faisait tant de bien. Il donnait la même caresse à mon autre sein et un balancier se créait entre nos intimités. C'est tellement tellement bon ! Il finit par défaire mon soutien-gorge et me retirer mon pantalon et mon sous-vêtement. Toujours vêtu de son jogging gris, il s'installait entre mes jambes et je sentais nettement son sexe dur appuyer sur ma féminité à travers les tissus. Les cuisses écartées, je sentais son vif frottement sur moi et mes muscles se contractaient alors que sa bouche déposait mille baisers sur mon visage et ma poitrine. Son torse nu frôlait les extrémités de mes pointes durcies, créant une délicate caresse. Je perdais tout contrôle par ce simple balancement, fermant les yeux sous la friction. Edward grognait et je ne pus retenir un gémissement, sentant ma féminité s'humidifier un peu plus.

Aux portes d'une jouissance certaine, je repoussais mon compagnon sur le dos, chancelante, et entreprenais de défaire et retirer mon pantalon et son boxer. Son sexe tendu jaillit devant moi et Edward émit une petite plainte, mâchoire crispée. J'embrassais et déposais de délicats baisers humides sur tout son torse, titillant ses tétons de la langue, alors que ma main caressait ses cuisses et ses testicules, mes doigts frôlant simplement sa hampe.

- Bella... S'il te plaît...

Je refermais alors ma poigne sur lui, allant et venant délicatement, alors que ma bouche descendait à son nombril. Je ne l'avais encore jamais aimé de cette manière... parce que j'avais peur de ne pas avoir les bons gestes, peur de lui faire mal, ou de ne pas lui faire de bien de façon aussi intense que quand c'était lui qui flattait ma féminité. Mais si je ne me lançais pas, jamais je ne le ferai ! Et j'en avais envie aussi... Alors je me penchais plus bas, jusqu'à ce que mes lèvres entrent en contact avec son pénis. Edward se crispait sous moi et je levais les yeux pour le voir totalement abandonné. Je passais ma langue sur son bout, attentive à ses réactions. Des gémissements s'élevaient, alors que je flattais sa longueur de baisers, coups de langue et massage. Finalement, j'ouvrais ma bouche pour l'y prendre le plus possible. J'eus l'impression que je ne pourrais jamais y arriver, et je me forçais un peu pour continuer malgré l'inconfort que je ressentais. J'allais et venais lentement, presque honteuse de ne pas arriver à donner un rythme plus important à cette fellation.

- Oh Bella...

Ses doigts se hissaient dans mes cheveux et il imprimait un mouvement, sans toutefois me forcer. Je peinais à tout mener correctement et à tout coordonner, me sentant vraiment gauche. Cesse de réfléchir, fais selon ton instinct... Le bassin de mon compagnon bougeait faiblement et la pièce était empli de ses râles. Je dois pas être si maladroite que ça finalement... Enhardie, je le prenais un peu plus dans ma bouche en l'aspirant et laissant ma langue jouer avec mais rapidement, je me sentie presque étouffée. Je tentais de ne pas tousser, en vain, et Edward s'en aperçut très vite. Il se redressait sur ses coudes et m'attirait à lui, me plaquant contre son torse. Je nichais mon visage dans son cou pour qu'il ne voit pas ces rougeurs m'envahir.

Pas capable de faire une fellation correcte... Ca ne va pas lui plaire du tout ! Ses lèvres se posaient sur mon front.

- C'était très bien Bella !

- Ne dis pas de bêtises... Tu m'as arrêtée...

Il reculait son visage pour me voir et ses doigts se posaient sur ma joue. Son regard n'exprimait rien de plus qu'une grande tendresse. Que dieu bénisse cet homme et son indulgence...

- Je t'ai arrêté parce que ça me faisait beaucoup beaucoup de bien et que te voir comme ça... me faire ça... mon dieu mais rien que ta position me donnait envie de venir... et je veux venir en toi, et avec toi... Je sais aussi que c'est ta première fois et crois-moi c'était très bien !

Ses doigts ne cessaient de naviguer sur mon corps au rythme de ses mots et je me laissais fondre, et presque convaincre du bienfait que je lui avais procuré. Il se redressait et attrapait un préservatif dans la valise avant de revenir vers moi. Il se couchait sur le matelas et m'attirait à lui. Je lui enfilais le condom et il me prenait de nouveau contre son torse, attrapant ma jambe gauche pour la passer en travers sa taille. Mon sexe offert était caressé par le sien et il le guidait dans mon antre lentement. Cette position l'un contre l'autre, simulant une simple étreinte, me procurait la sensation incroyable d'être proche de lui, d'une façon que jamais encore nous n'avions atteinte. Nos bassins ondulaient avec lenteur, son sexe me remplissant d'une façon merveilleuse. Nous échangions un long baiser langoureux, entrecoupés de halètements. Ma respiration se faisait erratique lorsque je plongeais dans ses yeux verts aux pupilles dilatées par le plaisir. Son sourire fit naître le mien et d'un bras sur ma taille, il nous fit rouler sur nos flancs et continuait de me pénétrer. Face à face, nous pouvions tout caresser de l'autre, sans cesser de nous embrasser.

Ma main sur son épaule et la sienne enserrant ma taille, il accélérait et laissait échapper un grognement plus que sexy. Mes muscles frémissaient d'impatience sur sa longueur et j'agrippais ses cheveux fermement, bougeant mon bassin contre le sien pour encore plus. Edward nichait son visage dans mon cou et je sentais son souffle chaud s'abattre sur ma peau.

- Edward...

Son bras caressant mon dos, il mettait des coups encore plus forts.

- Bella... je suis... oh putain ! Je suis... je suis fou de toi...

Je me serrais encore plus contre lui, emportée dans ma jouissance, mes dents mordant son épaule, mes muscles refermant son érection et il éjaculait dans le préservatif deux secondes plus tard, me laissant pantoise de plaisir et d'amour pour lui. Enivrée. Jamais encore nous n'avions vécu une telle symbiose... c'était comme si nous avions atteint un nouveau palier... un palier et des sensations irrévocables. Edward ne desserrait pas son étreinte contre moi et j'écoutais nos coeurs battant rapidement l'un contre l'autre dans nos poitrines.

Une dernière fois nos lèvres se rencontraient, laissant nos langues conduire la danse. Les yeux dans les yeux, nous nous faisions face, comme si le temps s'était arrêté à un moment donné.

«Je suis fou de toi...»

Je voyais là, pour la première fois de toute ma vie, de l'amour dans les yeux d'une personne en face de moi. De l'amour et rien d'autre, rien de dissimulé ou de faux. De l'amour... Tout avait changé, en quelques secondes à peine. Je savais très bien qu'Edward venait définitivement de renverser tout en moi. C'était plus qu'une évidence : je l'aime. Je suis amoureuse d'Edward Cullen. Une larme roulait alors sur ma joue, ne m'alertant qu'en la sentant couler. Edward, muet depuis son orgasme me regardait, et doucement, le plat de sa main passait sur ma peau effaçant la traitresse. J'embrassais sa paume humide de mon eau salée et m'appuyais contre son épaule, totalement en travers de son torse. Il caressait mes cheveux et ma nuque, inspirant profondément. J'avais toujours voulu partager ce que vivaient Alice et Jasper, avec quelqu'un d'autre. J'ignorais si ma soeur avait vécu un tel moment d'intensité... un tel sentiment. Mais je le lui souhaitais, plus que tout ! J'étais prête à assumer totalement cette relation, jusqu'au moindre détail. Renée avait été formidable avec lui, avec nous et avec Aaron. Je savais que le petit ne serait jamais enlevé de l'équation, et je savais aussi qu'il était tout ce qu'aimait Edward dans la vie. Je savais aussi que j'acceptais qu'Edward l'aime plus que tout, même plus que moi probablement. Ce sont deux amours et deux histoires différentes et l'une ne chassera pas l'autre...

- Edward ?

- Hmm ?

Sa main continuait de caresser mes cheveux avec tendresse, son coeur se calmant peu à peu. Je me redressais pour voir son visage, ma main posée sur son torse nu traçant des formes imprécises.

- Je veux que Charlie soit au courant... Je ne veux plus nous cacher...

Ses sourcils se fronçaient.

- Si tu es d'accord...

Le revers de ses doigts caressait mes joues, son index terminant sa course sur mes lèvres. Il se redressait sur son coude.

- Je suis d'accord. Je ne veux pas te séparer de ton père et je crois aussi qu'il est temps qu'il sache...

- En revenant de Floride, on pourrait aller à Forks pour le nouvel an...

J'ignorais quelle serait sa réaction à l'idée de retourner à Forks après tout ce qu'il y avait vécu !

- D'accord ! Je te suivrai !

Je me recouchais sur son torse, ma tête contre son épaule. Il défaisait la couette et la réinstallait sur nos deux corps afin que nous n'attrapions pas froid. J'aimais aussi ces minutes après l'amour où nous étions peau à peau...

- Merci Edward...

Il embrassait mon front et le bout de mon nez et je frissonnais contre lui, me serrant davantage.

- Je serai toujours là, Bella... Je te promets que je ferai tout ce que je peux pour que Charlie comprenne notre relation !

J'opinais et fermais les yeux, me laissant bercer par les battements de son coeur.

Il nous restait trois jours ici, avant d'aller chez Charlie, et affronter cette nouvelle étape... qui ne serait sûrement pas si simple que nos paroles échangées dans ce lit...

Voilà pourquoi le soir même, je décrochais le téléphone fixe de chez ma mère pour composer le numéro de mon père.

- Allô ? Chef Swan à l'appareil !

- Salut papa ! C'est Bella !

- Tiens Bella ! Ca faisait longtemps ! Comment tu vas ?

- Ca va...

- Les examens approchent ?

- Oui... Deux semaines après la rentrée de janvier !

- Tu révises j'espère ?

- Oui, ne t'en fais pas !

- Que me vaut le plaisir de t'entendre ?

- Et bien j'avais pensé venir te voir en revenant de chez maman et passer le nouvel an à Forks !

- Ca me ferait plaisir ! Alice et Jasper ne repartent que le 3 ! On pourra fêter ça tous ensemble avec Billy et Jacob aussi...

Jacob... Jacob dont je n'avais plus aucune nouvelle depuis notre accrochage. Jacob, que papa espérait tant voir devenir mon petit-ami...

- En fait Charlie... Je ne vais pas venir seule...

- Ta mère et Phil veulent venir aussi ?

- Non... Je viens avec... avec mon petit-ami... et son fils...