Hello guys!
Oui, je sais, j'ai abusé, j'ai mis encore 10 jours à poster la suite... Pardon. Promis, à partir de maintenant, je postes tout les samedis (ou tout les dimanches? Vous préférez quoi, dites moi!).
Comme toujours, merci à mes indéfectibles soutiens :
- Soran (top 1), qui a récemment été promue bêta, pour cette histoire et toutes les autres, je l'espère. Comment faisais-je sans toi?
- Neviy, J-13 avant la réunion de nos cœurs amoureux.
- Yodrey.
- Koda-Chan.
Merci d'être là, de me pousser à continuer.
Merci à Lolokids, pour ses apparitions furtives qui me donnent le sourire.
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Chaque fois lui faisait l'effet de la première fois.
Chaque fois était aussi forte et aussi intense que la première.
Un sentiment de bonheur, de mélancolie, de grandeur et de petitesse, le tout mêlé à son coeur battant la chamade.
Il avait beau la voir souvent, il ne s'en lassait pas.
Elle était toujours aussi belle, toujours aussi majestueuse. Et la regarder se déchainer, la regarder reprendre ses droits le bouleversait autant que la voir caresser son rivage avec autant de douceur et de tendresse qu'elle le faisait actuellement.
La mer. L'océan.
Il se sentait oppressé, mais si vivant.
Il se sentait bien, mais si ébranlé.
Comme si elle s'amusait à le secouer un peu trop fort.
Il n'avait jamais su contrôler ses émotions face à elle, de toute façon.
Son odeur de sel, son bruit hypnotisant, ses vagues brutales mais chantantes.
Oui, elle chantait, cette mer. Et Newt n'aimait rien plus que rester des heures à la regarder. Il pouvait passer des jours entiers sur la plage, sans se baigner, juste à laisser le soleil dorer sa peau, endormi et bercé par les remous joyeux de l'océan.
Il jeta un coup d'oeil à sa soeur, qui était agrippée à Thomas, les pieds dans l'eau. Il sourit, la mélodie de son coeur s'accordant à celle de leurs rires.
Le soleil se couchait, donnant des éclats rouges, roses et oranges au ciel et aux nuages. Il était sûr de mourir en paix, depuis qu'il avait découvert la beauté de cet endroit, lorsque le crépuscule prenait place.
"Newt, vient voir!"
L'appel de Thomas le tira de ses pensées, et il les rejoignit, laissant ses chaussures trainer dans le sable. A cette heure là, sur les coups de 20h, la plage était déserte. Et puis, le coin où ils étaient n'était connu que des résidents annuels, ou des connaisseurs. Ils faisaient partis de la deuxième catégorie. Ils avaient découvert cette grève un peu par hasard, et depuis, ils venaient toujours ici. Ils étaient plus tranquille, éloignés des parisiens bruyants et des sudistes râleurs. Il ne faisait jamais assez chaud pour eux.
Il s'arrêta à côté de sa soeur, qui tenait la jambe de Thomas entre ses bras. Elle avait un grand sourire sur les lèvres, et ses cheveux s'étaient emmêlés, bousculés par le vent.
"Tu as vu, l'eau elle est chaude!
-Tu ne diras pas ça quand tu seras entièrement dedans, demain."
Il rit lorsqu'elle nia, et l'épaule de Thomas frola la sienne.
"Dommage qu'on puisse pas se baigner ce soir.
-Oui…"
Il souffla sa réponse, presque du bout des lèvres, les yeux fixés vers l'horizon. Son ventre se tordit devant la magnificence du paysage.
Le ciel et la mer se mêlaient, dans une harmonie affolante.
Faire la différence était d'une difficulté enivrante.
L'envie de s'allonger sur la sable et de regarder la nuit prendre possession de l'atmosphère et les plonger dans le noir l'obsédait. Même si ici, nous n'étions jamais dans le noir. Les étoiles illuminaient toujours la voûte céleste, donnant de leur éclat, généreusement, sans chercher à le reprendre plus tard.
Elles se donnaient, se perdaient dans la nuit, et tant pis pour le reste.
Newt aurait tout jeter, tout oublier, pour elles. Il se sentait si petit, et elles étaient si délicates, si merveilleuses.
Il aurait versé ses larmes, pour elles.
Parce qu'elles étaient mortes, et qu'elles restaient si libres, accompagnées de leur beauté sans égale.
Il se tourna vers Thomas, s'arrachant à sa contemplation, et tomba dans ses yeux. Et ce qu'il lu dedans le retourna, parce que leurs regards contenaient et partagaient le même émerveillement.
Et pendant plusieures minutes, éternelles, éphémères, ils restèrent comme ça. A se regarder. A se transmettre tout ce qui les étouffait. Jusqu'à ce qu'il tende la main, et la referme sur celle du brun. Sonya, entre eux deux, jouait avec du sable, et une mouette cria, au loin.
Le soleil termina sa lente course, et ils rentrèrent.
Leurs chaussures à la main, leurs mains dans leurs mains, leurs sourires aux lèvres, ils firent le trajet inverse.
Sonya continua de parler, mais il n'entendait plus. Il se sentait étourdi, assourdi par ce bonheur violent qui l'étreignait.
Et peut-être que c'était ça, au final. Ce qu'il avait cherché, ce qui lui avait manqué.
Peut-être que c'était ça.
Peut-être que c'était aussi simple que ça. Aussi simple que des doigts, entrelacés aux siens, qu'un sourire doux, qu'une odeur de sel et d'amour.
Qu'est-ce que ça pouvait être d'autre?
-x-
Le trajet pour revenir à la Maison d'Été durait 13 minutes, à pied, en longeant la mer. Newt avait chronométré, lorsqu'il était venu, le dernier été avant de partir.
Mais ce trajet là, il lui sembla qu'il durait longtemps, longtemps, longtemps. Comme si le temps s'étendait, se distendait, afin de leur laisser plus de minutes. Les secondes s'égrènaient avec une lenteur nonchalante, le poussant à apprécier chaque instant. Et il le fit.
Il apprécia la douceur du sable, sous ses pieds nus. Il apprécia la chaleur de Thomas, dans sa main. Il apprécia les rires de Sonya, devant eux. Il apprécia le bruit des vagues, plus bas sur la plage. Il apprécia la lueur de la lune, les éclairant.
Il ressentit chaque détail, même insignifiant. Et il les aima tous.
Mais ils finirent par arriver, par rejoindre la maison. Et d'un commun accord, silencieux, ils se lâchèrent la main. Parce que ça ne voulait rien dire, et en même temps, ça voulait déjà en dire trop.
"Ah, vous voilà! Je commençais à m'inquiéter!"
Sa mère était dans l'encadrement de la porte, laissée grande ouverte par ce temps, des assiettes à la main. Il sa rapprocha d'elle, et lui sourit en récupérant son fardeau.
"Mais non, on a juste traîner un peu!
-La mer est bonne?"
Il commença à mettre le couvert, sur la table extérieure, laissant Thomas et sa soeur se battre pour répondre.
Ses yeux s'égarèrent sur les petites loupiottes accrochées au mur de la maison, et tendues d'un bout à l'autre de la terrasse, l'éclairant doucement.
C'était magnifique, comme toujours. L'ambiance lui avait toujours plu, intimiste et chaleureuse.
Une main se posa sur son épaule, et il ne sursauta pas, pour une fois. Il se tourna, et fit face à son père.
"Je voulais te remercier pour m'avoir incité à venir.
-Je n'ai rien fait.
-Tu as demandé.
-Je voulais .. essayer."
De reconstruire, de recoller.
"Et tu as réussis. J'ai encore des efforts à faire, des choses à me faire pardonner, à toi, ta soeur, et surtout à ta mère. Mais j'ai réalisé l'ampleur que ça avait prit. Parfois, les parents ont besoin des enfants, pour les secouer un peu."
Ils échangèrent un sourire timide, et Newt hocha la tête, acceptant les excuses silencieuses. Il était venu, et pour lui, c'était déjà un grand pas en avant. Et vu les yeux de sa mère, lorsqu'elle les regarda, elle pensait pareil. Elle était contente, il l'était aussi. Le pire était derrière.
Ou peut-être était-il à venir. Aucun d'eux ne le savait. Mais ce qu'ils savaient, c'était que quoi qu'il se soit passé, et que quoi qu'il arrive, ils en étaient et en seraient plus fort. Il était temps d'avouer ses fautes, et d'avancer. Il était temps de rétablir l'ordre, et de reconstituer leur famille.
Et au final, ils n'en seraient que plus soudés. Parce qu'ils sauraient ce que ça fait de se désunir.
"Newt, on mange quoi?"
Il se pencha pour attraper sa soeur, la calant sur sa hanche.
"Tu sais que tu deviens lourde, toi? Je pourrais plus te porter bientôt!
-Mais si!"
Elle cala sa tête dans son cou, et étouffa un bâillement. Il caressa doucement son dos, et tenta d'ignorer son coeur, qui lui faisait mal. Elle lui demandait toujours à lui, elle voulait toujours que ce soit lui qui la porte -en dehors de Thomas-, comme si elle n'osait plus demander à leur père… Alors qu'il était juste en face d'eux.
"Tu es fatiguée ma puce?
-Oui…
-On va manger. Tu veux t'asseoir où?"
Aussitôt, elle redevint vivace.
"A côté de Thomas!
-Mhh, Dad vas se mettre là." Il désigna la place à la gauche du bout de table. "Je me mettrais à côté de lui, Thomas en face de moi, et toi en face de Dad? Comme ça, tu seras à côté de Mum aussi."
Elle hocha la tête, satisfaite du placement, et il s'approcha du banc pour la poser. Il avait déjà prévu des coussins, pour la rehausser, et elle lui sourit.
"I got the best seat!"
Il lui rendit son sourire, puis un bras s'enroula autour sa taille, comme pour prendre appui, et un immense saladier passa dans son champ de vision, pour se faire déposer sur un dessous de plat.
"Pâtes au pesto!"
Sa mère le lâcha, et ébouriffa ses cheveux. Elle était d'une bonne humeur aussi soudaine qu'inhabituelle, mais quelque part, elle venait de retrouver son mari, alors Newt en était heureux.
C'était le lancement du meilleur été de leur vie.
Ils s'assirent tous à table, et son père décida de servir tout le monde. Ce n'était rien, rien pour une autre famille. Mais pour eux, pour lui? C'était beaucoup.
C'était beaucoup.
C'était un bon début, et c'était largement suffisant.
C'était un pas vers eux.
Et sa mère répondit à son pas en posant sa main sur son avant-bras, avec un sourire éclatant.
Oui, deux semaines, c'était exactement ce qu'il leur fallait. Ce qu'il allait leur falloir pour tous marcher les uns vers les autres, afin de se rejoindre.
Il avait eu un peu prêt le temps d'imaginer toutes les situations potentiellement gênantes qu'il aurait à affronter en dormant dans le même lit que Newt.
Il avait eu le temps de prévoir et d'imaginer quoi faire dans chacune de ces situations.
Il avait aussi prévu des phrases à dire.
Mais aucune ne convenait à la situation dans laquelle il se trouvait, et il remercia le ciel, l'éventuel dieu qui l'habitait, et ses anges gardiens de maintenir Newt endormit.
Il se retourna -comment il s'était retrouvé face au blond, presque collé à lui?- et s'extirpa des draps, en souriant, malgré la situation plutôt incommodante. Il n'aurait jamais cru que Newt était le genre de personne à prendre toute la couettes, et toute la place, et à parler en dormant. Il avait un sommeil plutôt agité, en fait. Et, sans savoir pourquoi, il aurait penser qu'il était plutôt du genre à rester dans son coin, sagement. Mais visiblement, il s'était encore trompé.
Une fois qu'il eut rejoint la porte, il plaqua sa main sur sa bouche, un rire amusé menaçant de lui échapper. En fait, ce n'était pas lui qui s'était rapproché de Newt, mais Newt qui s'était rapproché de lui. Il prenait littéralement les trois quarts du lit, ses jambes en diagonale -ce qui expliquait la chaleur qu'il avait sentit près des siennes- , et ses bras écartés. Sa tête était entre son coussin et le sien, et ses cheveux tombaient en bordel sur ses joues et ses yeux.
Un élan d'amour le prit, remontant des ses pieds à sa tête, et il trouva cela tellement facile, de ressentir au lieu de réfléchir, qu'il se laissa sourire -bêtement-. Puis, l'élancement de son entre-jambe le fit redescendre, et il mordit sa joue. Qu'était-il censé faire dans ce genre de situation? Elle n'était pas dans ses plans. Pourquoi n'avait-il pas envisager ça? C'était tellement logique, que ça allait arriver.
Comment ça n'aurait pas pu arriver, alors qu'il dormait à 20 centimètre, tout au plus, du mec duquel il était amoureux?
Comment ça n'aurait pas pu arriver, alors que la veille, au lieu de dormir, ils avaient passer 3 heures à parler, à écouter de la musique, et à rire?
Comment ça n'aurait pas pu arriver, alors que Newt dégageaient une telle chaleur, autant dans ses sourires que dans son sommeil? Il faisait au moins 40 degrés dans ce lit. Et puis, son visage endormit… L'air si détendu, si calme. Ses paupières closes sur ses beaux yeux, et cachées par des mèches blondes à l'odeur de cannelle.
Il secoua la tête, et la voix de Minho résonna dans sa tête. Ah ouais, deux semaines avec ton amoureux, chauuuuuud. Ouais, clairement, ça allait être chaud. De pas se faire griller en érection, presque collé à lui. De pas se faire choper en train de le regarder, pendant qu'il dormait.
Mais… au final, est-ce que c'était si grave que ça, qu'il se fasse griller ? Il avait envie de croire que non, en repensant au regard de Newt, la veille, lorsqu'ils s'étaient dit bonne nuit, en se fixant, une tension électrique crépitant entre eux. Ce n'était pas possible qu'il ai été le seul à la ressentir.
Il ne pouvait pas être le seul, à lutter en permanence contre son aimant naturel, qui l'attirait contre le blond.
Un grognement le fit sursauter, et il imagina Newt se réveiller et le regarder, en érection devant la porte, en train de le mater. Horrible. Il profita donc de son agitation, et pendant que le blond tentait de se mettre sur le ventre tout en étant empêtrer dans la couette, Thomas quitta la chambre, le plus discrètement possible.
Il traversa le couloir -ce qui consistait en 2 pas- et s'enferma dans la salle de bain.
Voilà. Maintenant il était seul avec un problème de toute évidence assez persistant.
Il osa finalement baisser les yeux vers son caleçon, et grimaça. Ouais, heureusement que Newt dormait. Quelle idée de dormir avec seulement un haut, aussi… L'image du blond en pyjama short-tee-shirt à l'effigie de Poudlard lui tranperça le coeur, et il se souvint l'avoir trouvé adorable lorsqu'il s'était laisser tomber sur le lit, habillé comme ça.
Il jeta un coup d'oeil à l'horloge de la salle de bain, et s'étonna de voir déjà 9h. Il ne se rendormirait pas, de toute façon.. Alors autant se laver. Il se déshabilla, tentant d'ignorer son érection qui devenait lancinante, et alluma l'eau. Il hésita longtemps sur la température, suffisamment longtemps pour qu'il reconnaisse qu'il n'avait aucune envie d'attendre qu'elle passe, ni de la glacer pour la calmer. Il soupira, et se glissa dans la douche italienne, laissant l'eau couler sur lui, le nettoyant de ses dernières réticences. Il mordit à nouveau sa lèvre, lorsque sa main descendit aggripper son sexe.
Aussitôt, une obsession se fraya un chemin dans son cerveau, et pendant que ses doigts bougeaient sur lui, il se demanda si Newt l'avait déjà fait. De penser à lui ainsi. Sous la douche. Dans son lit.
L'idée que le blond se soit déjà caresser en s'imaginant avec lui le rendit un peu plus fébrile encore, et il laissa un scénario impliquant un londonien entreprenant se dérouler sous ses paupières closes.
Il bloqua un gémissement intempestif dans sa gorge lorsqu'il se sentit venir, et se contenta de soupirer un peu trop fort, les jambes tremblantes.
Il s'appuya contre le mur, quelques secondes, la respiration sifflante et le coeur tambourinant contre son thorax. Bordel, est-ce que pouvait être aussi bon, juste à cause de l'image de Newt imprimée dans sa rétine? Oui, ça pouvait.
Il soupira, encore perturbé par la vitesse et l'intensité de son craquage, et termina sa douche rapidement, se frottant avec le savon à l'odeur de fleur d'oranger. Cette odeur lui rappelait celle des crêpes de sa mère. Elle mettait toujours une goutte de fleur d'oranger pour les parfumer, et cela leur donnait un goût du tonnerre. Il se prit à penser qu'il devrait inviter Newt et Sonya à venir manger des crêpes chez lui, un jour. Newt les adorerait, il en était sûr.
Il sourit pendant qu'il s'essuyait, un éclat de rire purement Sonya résonnant dans la maison.
Il s'enroula dans sa serviette, se traitant intérieurement de con de ne rien avoir prit pour s'habiller, et traversa de nouveau le couloir, se glissant dans la chambre.
"Mh, t'étais où?"
Il manqua de lâcher la dernier rempart de sa nudité lorsqu'il tomba dans le regard encore brumeux de Newt. Il s'était redressé, tirant la couette sur lui, et ses cheveux était dans un bordel monstre.
"Euh, prendre ma douche…
-Il est quelle heure?" S'enquit-il en se laissant tomber en arrière dans un soupir.
"9h30.
-Déjà?"
Il roula sur le ventre, entraînant les draps avec lui, et Thomas se laissa attendrir quelques secondes, avant de se rappeler qu'il était encore presque nu. Il piocha un caleçon dans la moitié de la penderie qui avait été définie comme la sienne, et l'enfila maladroitement, en tentant de maintenir la serviette en place en même temps.
Après 2 bonnes minutes de galère, il réussit la manoeuvre, et profita que Newt soit sur le ventre pour finir de s'habiller. Vacances égal plage, égal chaleur, il passa donc un simple short et un tee shirt, et laissa sa serviette en boule sur la chaise qui tenait leurs vestes.
Il allait récupérer son portable sur sa table de nuit lorsque Newt daigna parler à nouveau.
"T'as bien dormis?
-Mouais. Si seulement tu n'étais pas un radiateur réglé à 50 degrés, et que tu prenais pas TOUTE la couette."
Il s'assit sur le bord du lit, et mima une moue agacée, pendant que le blond se redressait à nouveau, se mettant en tailleur.
"Bah quoi? Tu n'avais pas besoin de couette, je te tenais déjà chaud!"
Le rire qui lui échappa fut aussi bref qu'inattendu, et il leva les yeux au ciel.
"T'es pas possible!"
Ils se sourirent, et Newt reprit.
"Non, sérieusement, on m'a déjà fait la remarque, donc n'hésites pas à tirer dessus quand j'abuse!
-J'ai essayé! Tu la bloques sous toi.
-Réveille moi.
-Je vais pas te réveiller pour ça!
-Si ça t'empêche de dormir, si."
Thomas secoua la tête, et le blond râla.
"Tommy!"
Son ton se voulait grondeur, mais il n'eut aucun effet.
"T'es chiant.
-Sommes-nous en train de nous disputer au sujet d'une couette? Newt, c'est … cocasse.
-Mh. Oui."
Il s'autorisa un sourire, puis Newt bailla et s'étira, avant de se rallonger, la tête sur les jambes de Thomas.
Et Thomas passa une main dans ses cheveux.
"C'est un vrai nid d'oiseaux ton truc."
Une moue lui répondit, entre amusée et blasée, et ils restèrent comme ça longtemps. Peut-être était-ce 20 minutes, ou 2? Ou 1h, ou 45 minutes?
En fait, il avait perdu la notion du temps.
Mais peu importe, puisque ses doigts étaient enfouis dans les bouclettes matinales de Newt, puisque que ses yeux étaient plongés dans les siens, et puisque que leurs rires s'élèvaient dans la chambre.
Et ils s'accordaient vraiment bien, leurs rires.
Oui, si c'était ça la routine matinale -et se réveiller prêt de Newt était déjà assez incroyable-, il en voulait tout les jours.
De toute la semaine.
De tout les mois.
De tout les ans.
Encore, et encore, et encore. Toujours plus de Newt.
Jamais assez de Newt.
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C'est officiel, cette fiction fera 31 chapitres + l'épilogue.
J'espère que vous serez encore là à la fin, même les fantômes.
All the love.
-Aki
