Ta-daaa! Un chapitre que j'ai eu *bien* plaisir à écrire (tralala)


Cette fois, c'était bon et il ne pouvait à peine y croire. Pourtant, Kisuke était bien là, devant lui, vêtu de rien d'autre qu'un kimono de nuit blanc. Il souriait doucement, un air que Shinji connaissait par coeur et qu'il avait plus qu'envie qu'il soit uniquement à lui. Quand il s'approcha pour effleurer enfin ces mèches couleur de paille, Kisuke ne bougea pas, ne fit pas un seul pas en arrière. Il lui prit simplement les mains pour les poser sur ses hanches, et Shinji eut un seul, un énorme sourire. Ses doigts touchèrent la ceinture du scientifique, et deux secondes plus tard, le kimono blanc était à terre, abandonné. Et Shinji avait enfin Kisuke contre le mur, leurs lèvres pressées ensemble dans un baiser qui n'avait rien de tendre, et qui était plutôt une marque de possession. Cette peau blanche qui ne voyait quasiment pas le soleil, ces yeux verts qui brillaient de curiosité, ces lèvres qui semblaient n'attendre que des baisers... Tout ça, c'était enfin à lui, et il avait bien l'intention d'en profiter au maximum. Peut-être que Kisuke allait enfin comprendre que c'était une erreur, qu'il ne voulait pas ça, qu'il allait repartir en arrière, avec son sourire à briser les coeurs et son air de naïveté qui ne pouvait appartenir qu'à lui, alors il fallait agir au plus vite.

Le lit était à deux doigts de là où ils se tenaient, mais Shinji n'en avait rien à foutre. Kisuke gémissait juste contre son oreille, les jambes nouées autour de la taille du plus âgé, et Shinji ne se lassait pas de l'entendre. Chaque bruit le rendait plus fou, le forçait à s'enfoncer plus profondément, à véritablement se perdre en lui. Et plus il donnait des coups de hanche, plus il sentait les mains de Kisuke se serrer dans ses cheveux, allant jusqu'à lui tirer la tête presque en arrière, laissant sa gorge exposée. La pointe de douleur était exquise, et il se laissa complètement engourdir par la volupté du moment, ponctuée par deux voix qui s'unissaient dans un cri de jouissance absolue.

Et quand il sentit les galaxies exploser derrière ses yeux, quand il serra les mains derrière la nuque de Kisuke pour laisser sortir un dernier long râle de plaisir, et qu'il rouvrit les yeux, tout ce qu'il vit autour de lui était son lit, les murs de sa chambre, et surtout qu'il était désespérément seul. Il balança les draps humides dans un coin et passa une main dans ses cheveux, passant devant le phonographe.

D'un geste presque rageur il lança le vinyle, éclatant d'un rire qui n'avait rien de drôle en reconnaissant le disque de Kisuke lui avait réparé quelques mois auparavant. Tout pour enfoncer le clou...


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Enjoy! (avouez que si vous lisez ces drabbles jusqu'ici, vous en vouliez *sourire angélique*)