Un petit mot tout d'abord:
Je suis allée hier voir Les Animaux Fantastiques 2: Les Crimes de Grindelwald au cinéma. Et malgré que ce soit génialissimes, il y a eu un petit hic par rapport à une Chose-Dont-Je-Ne-Dirai-Pas-Le-Nom-Pour-Ne-Pas-Spoiler, et mon histoire. Pour ceux qui sont allés le voir et qui ont lu mon histoire, particulièrement le chapitre 14, vous aurait sûrement remarqué. Disons que malgré le génialissime film Les Crimes de Grindelwald et ses rebondissements, je vais rester fixer sur ce que j'ai écrit avant que le film ne sorte. En espérant que pour Ceux-Qui-Sauront ça ne vous décevra pas ou pas trop.
Sinon, laissez moi s'il-vous-plaît des reviews, pour me dire ce que vous pensez de mon histoire. J'aime bien voir que les gens me mettent en favoris ou en follow mais j'aime encore mieux savoir ce qu'ils pensent. Bonne lecture à tous avec ce chapitre un poil plus court et qui j'espère vous plaira malgré tout;)
Chapitre 17:
Le temps parut se suspendre. L'espace d'un instant rien ne bougea. Le temps parut se suspendre. Mille et quelques élèves et professeurs figés, le regard posé sur la silhouette de Quirell. Puis. A l'instant même où il toucha le sol, tout explosa. Mille élèves et quelques se levèrent en hurlant et en enjambant les bancs. Je n'eus même pas le temps de bouger. Le Professeur Dumbledore hurla s'aidant d'un Sonorus:
-"SIIIIIIILLLLLEEEEEENNNNCCCCEEEEE!"
Tout le monde arrêta de crier et de bouger, les têtes se tournant vers lui. La mienne y compris. Plus calmement et posément il continua:
-"Bien. Jeunes gens pas d'affolement. Les Préfets vont ramener leurs condisciples dans les dortoirs. Les Professeurs vont m'accompagner jusqu'aux cachots."
Dortoirs. Cachots. Le souvenir d'une conversation avec Olivier Dubois pestant sur les joueurs de Quidditch fourbes se tapissant dans leurs cachots lugubres. Mais attendez... Je me levais d'un bond, alors que mes yeux croisaient ceux d'Hermione écarquillés qui avait fait le même raisonnement que moi dans sa tête. Tout le monde s'agissait en bruissant autour de nous, se préparant à sortir de la Grande Salle. Je pris vite ma décision. Je criais à Hermione pour me faire entendre:
-"Occupes toi d'informer Harry et Neville et allez prévenir les Préfets des autres Maisons!"
Plongeant dans la Foule, je me frayais un chemin dedans jusqu'à la table la plus éloignée de celle des Gryffondors. Ma progression était comme facilité, par une sorte d'assemblages de vents m'entourant. Comme si les Morts eux aussi voulaient m'aider dans mes actions. Je repérais les cheveux rouges sombres de Caius Balthorzy Préfet de Serpentard à quelques mètres. Je hurlais pour me faire entendre:
-"Préfet Balthorzy!"
Il se retourna vers moi, de même que la quasi totalité des têtes Serpentardes autour de nous. Je parvins à l'atteindre à bout de souffle. Il assena:
-"Que veux-tu Malfoy?"
Je parvins à dire d'une voix hachée:
-"Le, troll, est, dans les cachots... Comme, les dortoirs, de Serpentard..."
Et là je vis la compréhension et l'horreur apparaitre dans le regard argent, de même que sur les visages des Serpentards les plus âgés. Puis il se reprit en quelques secondes. Et ordonna froid et décidé:
-"Faites passer le message de rester chacun à sa place. Maintenant."
Il reposa ses yeux sur moi, alors que les membres les plus âgés des verts et argents s'exécutaient. J'énonçais ayant repris mon souffle et remis mon Masque:
-"On s'occupe de prévenir les autres Préfets des autres Maisons."
Il avanca la question, me regardant insondable:
-"Pourquoi?"
Je n'avais pas besoin de plus de précisions pour comprendre ce qu'il voulait dire. Je lâchais avant de faire volte-face et d'entreprendre de rejoindre la Table des Gryffondors:
-"Parce qu'aucun enfant, ne mérite de mourir parce qu'il est dans une Maison. Et que même si je suis en désaccord avec certains de ses membres, je ne souhaites en aucun cas leur mort."
Je rejoignis Hermione qui se tenait prés de Perceval. Notant au passage que Neville et Harry avaient du réussir à prévenir les Préfets de Serdaigle et de Poufsouffle également puisque l'évacuation s'était arrêtée de ce que je pouvais voir. Hermione me demanda:
-"Alors?"
J'énonçais:
-"Le Préfet Balthorzy, s'occupe de faire circuler l'information dans sa Maison et de la garder calme."
Elle souffla de soulagement. Je n'étais pas loin de faire de même. Mon coeur battait à grands coups dans ma poitrine depuis l'annonce de Quirell. Mes mains tremblaient presque. Cependant je ne paniquais pas. J'avais eu peur jusqu'à ce que je vois la lueur de compréhension dans les yeux de Caius Balthorzy . Mais cette peur ne m'avait pas submergé. Je n'étais pas proche de faire une Crise. J'en étais même loin.
Et je savais pourquoi. C'était la Nuit de Samain. La Nuit des Morts. J'étais la Maitresse de Cérémonie. Celle-ci n'était pas terminée. Le pouvoir de Samain coulait en moi. La Force et la Présence des Morts m'enveloppaient, je le sentais, et me portaient. Et à voir la mine mi-étonnée mi-émerveillée d'Hermione, elle le sentait aussi.
Deux tignasses, une noire et désordonnée comme un nids d'Augrey et l'autre châtains un peu mieux peignée, nous rejoignirent au moment où le Professeur MacGonagall les sourcils froncés s'avançait vers nous ( les élèves) et plus précisément de Perceval. Elle interpella celui-ci:
-"Que se passe-t-il Monsieur Weasley? Pourquoi est-ce que vous n'avez pas fait encore sortir les élèves?"
Ce fut la Préféte de Serdaigle, Pénélope Deauclaire qui s'avança pour parler:
-"Nous étions entrain de le faire, Professeur MacGonagall. Mais certains élèves nous ont fait remarquer, à nous les Préfets, que le Troll selon les dires se trouvait aux dernières nouvelles dans les cachôts... Lieu où se situent les Dortoirs des Serpentards."
Plus de la moitié des Professeurs qui se trouvaient encore là, hoquetèrent en se rendant compte de ce que cela signifiait. Un goût amer passa dans ma bouche. Pas un de toute évidence, n'y avait pensé. En parlant de penser... Neville chuchota:
-"Quelqu'un a pensé au Professeur Quirell?"
Nous échangeâmes tous les quatre, un regard un peu coupable. Et laissant les Préfets et les Professeurs se dépatouiller ensembles nous allâmes auprès du Professeur Quirell. Qui était toujours évanoui au sol. Je demandais pas trop sûre de comment on devait s'y prendre:
-"Est-ce qu'il faut lui tapoter les joues ou lui verser de l'eau dessus? Je crains de n'avoir pas de sels sur moi..."
Neville leva les yeux au ciel, alors qu'Hermione secouait légèrement l'épaule du Professeur en l'appelant doucement:
-"Professeur Quirell? Professeur?"
Je décidais qu'ils en sortaient très bien pour le secouer et choppant un gobelet, y versais un peu de l'hydromel qui était à notre coin de table tandis qu'Harry retournait aux nouvelles. Je me souvenais d'une remarque de ma Grand-Mère Camélia Malfoy, comme quoi c'était un meilleur remontant que les sels. Le Professeur Quirell battit des paupières semblant reprendre ses esprits. Il croassa:
-"Mlle Granger? Monsieur Londubat?"
Il faut dire que leur visage occupaient tout son champs de vision, vraisemblablement. Neville et Hermione l'aidèrent à se redresser et à s'asseoir, et je lui tendais le verre d'hydromel en énonçant:
-"Tenez Professeur. Cela vous aidera à retrouver vos esprits."
Il murmura tout en prenant le gobelet:
-"Merci Mlle Malfoy..."
Je hochais la tête sans un mot, pour toute réponse. L'homme but à petites gorgées le gobelet jusqu'à le finir. Il demanda tout en me le rendant:
-"Que s'est-il passé?"
Ce fut Neville qui répondit. Bien plus diplomate que moi. Bien plus concis qu'Hermione. Et bien plus présent qu'Hadrian qui était parti à la pêche aux informations.
-" Vous avez annoncé qu'il y avait un Troll dans les cachots puis vous avez perdu conscience. Après un moment de panique, le Directeur a ordonné que les élèves soient reconduits dans les cachots. Les Préfets sont actuellement entrain de faire remarquer au Corps enseignant que c'est une mauvaise idée sachant que les Dortoirs des Serpentards se trouvent dans les dits cachots."
J'ai dit "plus" diplomate que moi. Il ne l'était pas totalement tout de même et cassait allégrement du sucre sur le dos du Directeur (encore une expression moldue très drôle). Il y avait de quoi, il faut dire. Et sur ceux des Professeurs aussi. Il avait fallu, que quatre gamins de 11 ans pointent le problème à des Préfets et que ces derniers le leur disent pour qu'ils le voient.
Hadrian revint à ce moment là. Je le questionnais légèrement sarcastique ne me souciant nullement de la présence de Quirell à cet instant:
-" Allons-nous être armés et envoyés à la rencontre du Troll ou devons-nous nous choisir un Champion?"
Hadrian énonça avec une nonchalance malicieuse à faire pâlir de jalousie Blaise Zabini et les Jumeaux:
-" Nous armer, pour quoi faire? Nous allons simplement envoyer une jeune première année, sans doute Hermione dans les toilettes de cet étage où le Troll ira à la recherche de chair tendre et jeune, puis Neville et moi courrons épiquement à sa rescousse. "
Neville leva les yeux au ciel et répliqua:
-"Et tu finiras suspendue par les pieds, ta baguette dans son nez parce que tu auras essayé de le chevaucher sans succès."
Hermione continua:
-"Et je soufflerais la formule de Wingardium Leviosa à Neville, qui l'exécutera avec brio sur la massue du troll pour l'assommer avec."
Je sifflais:
-"Pas mal... Et moi que ferais-je oh vaillants Guerriers?"
Hadrian énonça avec le plus grand sérieux:
-"Tu nous encourageras en mangeant du pop-corn et en agitant un ridicule minuscule mouchoir en dentelles, tout en portant nos couleurs."
Je souris amusée avant d'énoncer:
-"Et sinon quel autre plan génial, notre cher Corps Enseignant nous a-t-il concocté?"
Hadrian énonça, plus sérieux:
-"Les Professeurs vont sortir s'occuper du Troll à l'exception des Professeurs Sinistra et Bibine qui vont rester pour nous surveiller dans la Grande Salle, où nous allons continuer le Banquet et où nous dormirons cette nuit, afin qu'ils soient assurés qu'il n'y ait plus aucun danger dans tout le château."
J'énonçais calme et impassible en apparence:
-"C'est déjà plus logique et raisonnable que de se servir de bouclier humain avec la Maison Serpentard."
Neville fronça les sourcils:
-"Adal..."
Je lâchais, à voix basse les yeux fixés sur le sol:
-"Si le Troll avait été dans les alentours de la Tour de Serdaigle ou de Gryffondor, ils auraient pensés à ne pas y envoyer les élèves. "
Je secouais la tête pour mettre court à mes pensées et stoppant mes amis avant qu'ils ne puissent dire quoi que ce soit, je reposais mes yeux sur le Professeur Quirell:
-"Vous portez-vous mieux, Professeur?"
Celui-ci me jeta un regard bizarre que je ne parvins pas à saisir, avant d'énoncer:
-"Je-je-je v-v-vais b-b-bien Mad-mad-mademoi-moi-moiselle-selle Mal-mal-malfoy, mer-mer-merci. Je-je-je v-v-vais all-all-aller rej-rej-rejoin-join-joindre-dre les-les-les au-au-au-tres-tres pro-pro-profe-fe-fesseurs-seurs..."
Et se faisant il se releva puis après un dernier salut et remerciement bégayant, il s'en alla d'un pas un rien chancelant rejoindre ses collègues. Je soupirais:
-"Puisque le Banquet doit continuer, alors continuons le notre... Ce n'est pas comme si nous étions réellement réquisitionnés pour aller traquer le Troll..."
Nous nous exécutâmes quand une voix m'interpella:
-"Malfoy."
Je m'arrêtais. Mais ne me retournais pas, au contraire de mes Amies. Balthorzy continua:
-"La Maison Serpentard a une dette envers toi."
Je sentais qu'il le disait à contre-coeur. Je laissais échapper un petit rire:
-"Vous ne me devez rien. Il n'y a là nulle dette. C'est la Nuit de Samain. Et même si Morts et Vivants se mêlent, les premiers ne veulent point que l'on les rejoignent vraiment cette Nuit. Dis-toi que c'est mon idiotie irraisonnée de Gryffondor et restons-en là. "
Balthorzy énonça d'un ton non identifiable:
-"Tu es une enfant bien curieuse, Adal Malfoy..."
Je murmurais tout en sachant qu'il m'entendrait:
-"Et tu n'as pas idée à quel point Enfant de l'Ombre."
Je me remis en route. Le coeur battant à grands coups dans ma poitrine. Refusant de me retourner, un seul instant. Pas si ça signifiait croiser le regard gris d'une certaine personne. Qui était la raison principale, qui avait fait que j'avais bondis pour "sauver" la Maison Serpentarde. Quelque chose à laquelle, je ne voulais absolument pas réfléchir, pour le moment.
Nous nous rassîmes à notre table. Hadrian se tournant vers moi, me regarda plusieurs secondes avec intensité, insondable. Je retenais mon souffle, le coeur battant, pour une raison inconnue. Puis il leva les mains et réajusta ma couronne tout en replaçant mes mèches. Semblant prendre conscience de ce qu'il faisait, il rougit et bredouilla:
-"Ta couronne était un peu de travers."
Je me sentis devenir presqu'aussi rouge que lui alors que je répondais de manière plus maitrisée cependant:
-"Oh. Merci Hadrian."
Nous détournâmes tous les deux le regard, alors qu'il me semblait entendre des ricanements et rires amusés peu tangibles. Visiblement les Morts s'amusaient bien... Je me retins de sortir ma Baguette. On ne devait pas manquer de respect à ses Ainés encore moins aux Morts et encore moins à ceux que l'on Honorait en une Nuit de Samain. Et de toute façon ce n'était pas comme si mes sorts pouvaient les affecter.
Secouant mentalement la tête, j'acceptais avec reconnaissance le gobelet de lait chaud miellé et épicé que me tendait Neville, tout en évitant soigneusement le regard d'Hadrian. J'allais attendre encore quelques minutes avant de reporter mon regard sur lui. Ca devait être l'adrénaline et les épices. C'est ça, oui, c'était l'adrénaline et les épices...
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Je riais à une blague d'Hadrian, toute gêne oubliée alors que nous discutions encore assis aux tables comme tout le monde même si à 23 heures passées nous ne mangions plus. Les Professeurs étaient revenus il y a un peu plus d'une heure avec la nouvelle que le Troll avait été neutralisé et que tout danger apparent était écarté mais que pour plus de prudence nous allions tout de même dormir dans la Grande Salle, cette nuit comme déclaré précédemment.
Puis. Les douze coups de minuit sonnèrent. Et le son d'un violon se fit entendre. Je me redressais brusquement, mes cervicales craquant sous le choc. Je connaissais ce violon. Le son commença doucement et mélancoliquement. Les élèves se tournaient et chuchotaient de toutes parts cherchant d'où venait le son. Je murmurais:
-"Regulus...?"
La musique se fit plus forte. Plus proche. Comme un appel. Une invitation. Baissant les yeux sur mes genoux, je le vis. Comme apparue de nulle part. Il était rangé auparavant dans son étui dans le dortoir des filles de première année des Gryffondors. Et pourtant il était là à cet instant.
J'hésitais ma main frôlant le bois. Je n'avais jamais joué devant personne. Pas même Hermione. Pas même Neville. Pas même Harry. La musique se fit davantage entêtante, comme une supplique. Ma main se referma sur l'archet.
POV EXTERIEUR:
Tous chuchotaient et se questionnaient les uns les autres, cherchant d'où venait la musique. Puis. Le son d'un autre violon se fit entendre. Se joignant au premier. Toutes les têtes se tournèrent vers le bout de la Table des Gryffondors. Et restèrent figés devant ce qu'ils voyaient. Debout, les yeux fermés, Adal Malfoy tenait un violon et en jouait.
Tête penchée sur le côté, son menton calant son violon tandis que son bras droit maniait l'archet. Il se dégageait de sa personne à cet instant, ce mélange de fragilité et de force qui la caractérisait mais avec plus d'intensité encore que d'ordinaire, avec une élégance, une grâce et une sensibilité dans ses gestes, alors que les notes cascadaient de son violon s'enroulant autour de celles du premier.
C'était comme un dialogue, une danse. La musique avait commencé douce et mélancolique comme un appel. Et quelqu'un avait répondu à cet appel. La musique commença à se faire plus rapide, moins mélancolique.
Sans rouvrir les yeux ou arrêter de jouer, la petite fille aux boucles noires, s'avança vers l'espace inoccupé entre le bout des tables et les portes de la Grande Salle, et vint s'arrêter en son centre, à moitié tournée. La Magie frémissait dans la salle, et un vent invisible faisait vaciller les flammes des bougies et s'agiter les tentures aux murs. La musique des deux violons continua à s'accélérer, se faisant plus rythmée, plus sauvage, plus primaire, plus entrainante etc... La musique d'une sarabande.
Et soudain, les premiers, les fantômes du Château furent là. Dansant autour de la petite fille, sur sa musique et celle de l'autre violon. Ce furent, Ariane Miller, une Serdaigle de sixième année et Caius Willhem, un Serpentard de la même promotion , qui furent les premiers vivants à se lancer, se levant et se prenant la main pour virvolter parmi les fantômes. Puis Neville s'inclina devant Hermione et levant la main, lui proposant de danser et Hadrian faisant de même avec Susan Bones, ils s'avancèrent à leur tour sur l'espace de la piste.
Puis les tables des Serdaigles et des Poufsouffles, se levèrent sous l'impulsion des Préfets et firent se déplacer leur table pour les coller au mur, dégageant de l'espace. Celles des Gryffondors et des Serpentards ne tardèrent pas à faire de même. La sarabande se déplaça jusqu'au centre de l'espace de la Salle désormais dégagé, les danseurs morts et vivants tourbillonnant autour de la violoniste qui les yeux fermés tourbillonnaient de même.
De plus en plus de personnes se lancèrent dans la danse principalement des Serdaigles et des Poufsouffles. Puis Perceval Weasley et Karen Selwyn se lancèrent sur la piste, suivis de l'Equipe de Quidditch de Gryffondor et ce fut le signal pour d'autres. Ce qui ne dansaient pas faisaient cercle autour d'eux. Des Serpentards parmi les plus anciens se lancèrent à leur tour.
Puis ils apparurent soudainement semblant sortir de nulle part. Ils n'étaient pas translucides et sans couleurs comme les fantômes, ils avaient comme une sorte de consistance et des couleurs quoiqu'un peu fanées, comme de vieilles photographies. Et ils dansaient parmi les fantômes et les vivants. Il y eut des cris et des hoquets étouffés alors que certains en reconnaissaient. Les Morts venaient de s'inviter réellement à Poudlard.
L'autre violoniste était visible désormais, un jeune homme à la crinière bouclée noire, aux yeux bleus rois, à la peau pâle et aux traits aristocratiques de 17-18 ans qui ressemblait comme un frère à Adal Malfoy, et qui jouait dos à la jeune fille, tourbillonnant avec elle. Une jeune fille aux longs cheveux roux et aux yeux émeraudes virvoltait avec un jeune homme aux cheveux noirs en épis et aux yeux noisettes derrière des lunettes rondes cerclées de fer.
Non loin un homme aux cheveux noirs parsemés de blanc aux yeux noisettes faisait danser une femme du même âge aux boucles noires striées de blanc et aux yeux bleu rois. Un garçon de 12-13 ans, aux cheveux blonds très pâle aux yeux d'argent et aux traits fins qui ressemblait de manière frappante à Draco Malfoy, vêtu d'un uniforme de Serpentard, riait et sautillait avec une fille aux cheveux châtains et aux yeux ambres fauves vêtue d'un uniforme de Poufsouffle et une autre rousse aux yeux chocolats vêtue d'un uniforme de Serdaigle. Un vieil homme aux cheveux et à la barbe argent, aux yeux de ciel et au visage lunaire faisait tourbilloner une vieille femme au regard chocolat pétillant.
Et au plus prés des deux violonistes, deux couples de danseurs vêtus de robes de sorciers médiévales, un homme aux cheveux roux et aux yeux ambres vêtu de rouge et or avec une femme aux cheveux ors et aux yeux marrons vêtue de jaune et de noir, et un homme aux cheveux noirs et aux yeux émeraudes vêtu de vert et d'argent avec une femme aux cheveux noirs et aux yeux bleus rois vêtue de bleu et de bronze.
Morts et Vivants dansaient ensembles dans la Grande Salle de Poudlard, aux sons de deux violonistes, un mort et une vivante, offrant un spectacle comme ce château n'en avait pas vu depuis des siècles. Et ils dansaient et dansaient alors que les musiciens jouaient encore et encore, avec des notes d'une complexité extraordinaire qui trahissaient le talent et le travail immenses qui étaient les leurs.
Puis. Alors que le premier rayon de l'aube perca les vitraux de la Salle, les Morts valsèrent une dernière fois, saluant, caressant la joue ou souriant à ceux à qui ils étaient rattachés avant de disparaitre dans la lumière. Le dernier fut le violoniste qui cessant de jouer, embrassa le front d'Adal Malfoy, avant de sourire et de virvolter une dernière fois. Immobile les yeux ouverts, ayant cessée de jouer, Adal Malfoy se tenait là.
Rouvrant les yeux, elle porta son regard sur le bout de la table où elle avait été assise durant le banquet, tandis que tous ayant cessé de danser, la regardait. Le feu dans le chaudron tout comme la bougie dans la citrouille était éteint. Car comme elle l'avait déclaré, Samain, Nuit des Morts et des Vivants, se devait de cesser au premier rayon du soleil levé.
