Chapitre 21: Enfermé dans la ville

Le lendemain, le groupe de Michonne rentra. Il manquait des membres du groupe, quelques-uns étaient morts là-bas. Des familles qui apprirent la nouvelle pleurèrent leur mort. Le plus triste c'était celles qui n'auront pas la chance de pouvoir faire des funérailles en leur hommage.

Michonne expliqua à Rosita, Maggie et moi ce qui s'était passé. Glenn était partit avec Nicholas pour attirer des rôdeurs, il devait envoyer un signal mais il n'a jamais été envoyé. On ignora s'il était toujours en vie ou pas. Je regardais à présent Maggie qui avait un regard triste. « La pauvre, pensai-je, et dire qu'elle est enceinte et qu'elle a peut-être perdu son mari »

Je savais que c'était dur et quoiqu'il arrivait, je serai là pour elle si elle avait besoin de moi : pour l'écouter et la comprendre. J'étais l'une des mieux placée pour savoir ce que ça faisait de perdre son mari sachant qu'on était enceinte.

À présent Michonne me regarda et m'indiqua que Ryley s'était sacrifié pour le groupe. D'après elle, il avait été exemplaire ce jour-là et il avait réagi en héros. Elle ignorait si lui aussi était mort. En tout cas, j'étais très étonnée de l'apprendre. L'homme que j'avais connu avant n'existait plus ? Avait-il vraiment changé depuis ?

Il me faisait un peu penser à un homme que j'ai peu connu durant l'épidémie. Cet homme ne se laissait pas marcher sur les pieds. Il avait un sacré caractère et d'après ce que j'ai su il tirait son frère vers le bas. Cet homme avait fait dans sa vie beaucoup de délit mais malgré cette image qu'avaient les gens de lui. Pour moi, c'était en quelque sorte un héros car il s'était sacrifié pour notre groupe, notre famille. Pour une fois dans sa vie il avait fait quelque chose de bien. S'il était toujours en vie, j'étais presque sûr qu'il aurait été un membre important du groupe. Il n'aurait peut-être pas été un bon oncle mais il serait devenu quelqu'un d'important au sein de notre famille. Un beau-frère que j'aurais su apprécier au fil du temps. Un homme dont je n'oublierais jamais son nom : Merle Dixon.

Ensuite, on entendit quelqu'un criait "Ouvrez la porte !". On se précipita vers le portail lorsqu'on ouvrit, on vit mon père courir, échappant à une grande meute de rôdeurs. Lorsqu'il était entré, on referma très vite le portail. On plaça des barres de fer contre les murs pour qu'ils résistent plus aux rôdeurs qui étaient déjà tous agglutinés contre ces murs.

Mon père suite à ces évènements prit la parole. Il nous indiqua que Daryl, Sasha et Abraham s'occupaient de l'autre partie de la horde et ils reviendront lorsqu'ils auront terminé. Il y avait aussi Glenn et Nicholas qui arriveront. En attendant, on devait rester discret pour ne pas trop exciter les créatures. Il précisa que la nuit on devait éteindre la lumière. Cet endroit devait être aussi calme qu'un cimetière. Ensuite, Aaron prit la parole. Il avoua que c'était de sa faute si ces gens nous ont attaqués. Je remarquais que Steven regardait Aaron, son regard semblait l'innocenter.

Dans la journée, je partis voir Maggie mais elle n'était pas chez elle. Je fis quelques pas et je la retrouvais non loin de chez elle. Visiblement, elle se dirigeait vers "l'armurerie". Je mis ma main sur son épaule et je lui indiquais que s'il avait besoin de moi je serai là. Celle-ci ne répondit pas mais elle se contenta de sourire. Puis elle me prit dans ses bras et me dit "Merci". Ensuite, je la laissais partir vers le bâtiment. Je me doutais bien qu'elle avait envie d'être seule mais j'ignorais pourquoi elle allait à l'armurerie. Je la suivis tout de même car cela m'inquiétais. Lorsque j'entrais dans le bâtiment, elle prépara des armes.

Puis je me cachais au moment où j'entendis quelqu'un arrivait. C'était Aaron qui devait sûrement venir pour la même raison que moi. Il savait que celle-ci était décidée à sortir, il se proposa de venir avec elle et non pour l'empêcher de sortir, c'était déjà peine perdu.

J'hésitais à les accompagner, je craignais de ne pas m'en sortir sachant que j'étais enceinte de 6 mois et que je serais plus un fardeau pour eux, au lieu d'une aide. Je décidais donc de les laisser, tant pis pour une fois je ne jouerais pas les aventurières ou plutôt les survivantes.

Maintenant, je me dirigeais vers la maison de Denise qui servait de clinique. À peine j'entrais que Tara en ressortait, elle me fit un petit sourire en passant, je fis pareil. Je vis que Denise était assise par terre plongée dans ses bouquins. Elle ne savait vraiment pas quoi faire pour aider Scott. Elle me supplia de l'aider, elle avait presque les larmes aux yeux. Je refusais, je voulais qu'elle trouve d'elle-même comment le sauver.

C'était la seule manière pour qu'elle soit forte et qu'elle ait confiance en elle. Je savais bien qu'elle réussirait, elle avait les capacités. Je lui conseillais tout de même, de bien observé sa plaie et de regarder dans ses bouquins comment elle pouvait soigner ce genre de blessure. Je partis en la laissant seule chercher.

Puis je rejoignis Tara, on parla durant un peu moins d'une heure. À vrai dire je n'avais pas eu de vraies occasions de bien la connaître même si elle faisait partie du groupe depuis plus d'un mois. Cette femme était super cool, elle me faisait penser un peu à un homme dans sa façon de voir les choses et de réagir comme tel. Durant la conversation, elle me parla de sa copine qu'elle avait connue dans un groupe. Elle était morte durant la guerre menée par le gouverneur. Je voyais dans son expression qu'elle aimait cette femme. Mais malheureusement c'était ce qu'on vivait maintenant à répétition. On a presque prit l'habitude de perdre des gens proches, mais malgré tout cela nous faisait beaucoup de mal de les perdre. Après cette conversation, Denise arriva, on lui demanda si Scott allait bien. Et Denise posa ses lèvres contre celles de Tara, leur baiser dura un peu. Après elle se tourna vers moi pour me prendre dans ses bras.

Elle s'assit à nos côtés. Elle se mit à nous dire :

« Avoir peur ça craint. Il faut devenir fort pour survivre à la fin du monde »

On se regarda toutes les trois et on se mit à sourire. Denise avait réussi à vaincre sa peur, elle avait repris du poil de la bête. Je félicitais intérieurement Tara et je me félicitais d'avoir réussi de faire de Denise : un nouveau docteur.

En fin d'après-midi, je partis me réfugier sur la "tour de garde". J'attendais le retour des autres, je m'imaginais déjà les voir en train d'arriver et qu'ils ne soient pas genêts par les rôdeurs. Maggie qui pleure de joie en voyant Glenn en vie. Rosita qui saute dans les bras d'Abraham. Puis moi descendant, rejoindre l'homme de ma vie qui sourit déjà en me voyant. Enfin, tout le monde qui se joigne à nous et qui les félicites d'avoir réussi leur mission. Mais tout ça n'était que le fruit de mon imagination.

Mon père me rejoignit en silence, il savait que je n'avais pas envie de parler. Il respecta mon silence. Au bout de plusieurs minutes, j'avais besoin de lui parler. De savoir s'il savait si mon mari était toujours en vie. Mon père me répondit que la dernière fois qu'il l'avait eu c'était hier mais depuis plus rien. Je soupirais à présent, je ne pouvais pas m'empêcher de m'inquiétais pour lui. Même si je savais qu'il était plutôt doué pour survivre.

Mon père essaya de prendre contact avec Daryl, Sasha et Abraham mais aucun d'eux ne répondis. Il posa le talkie-walkie puis je le pris et j'essayais de les avoir mais personne ne répondit. J'essayais encore et cette fois-ci je m'adressais directement à Daryl, espérant qu'il réponde, qu'il me donne signe de vie. Mais aucune réponse n'en ressortait.

« Je sais que tu veux aller là-bas le rejoindre mais on peut pas, on est coincé et de toute façon vu ton état tu pourras rien faire pour l'aider. Ma puce ne t'inquiètes pas, je suis sûr qu'il va très bien. Tu sais aussi bien que moi que c'est un battant

- Je sais papa, mais je peux pas m'empêcher de m'inquiétais pour lui. En plus, comme tu dis je peux plus l'aider comme je suis enceinte, d'où mon inquiétude, je me sens impuissante

- Écoute, si ces rôdeurs partent. Je te promets de partir le retrouver. Après tout je le considère comme un frère, il est aussi mon gendre et le père de mon futur petit-fils ou ma future petite-fille »

Il se mit à sourire, son sourire me rassura et mon inquiétude se dissipa. Il avait le don de me rassurer. Il fallait le dire, j'avais de la chance de l'avoir retrouvé. Sans lui, j'ignorais si j'aurais survécu aussi longtemps et surtout si j'aurais tenu moralement. Puis il mit son bras autour de mes épaules et il embrassa mes cheveux.

Dans la soirée, Maggie, Aaron et Steven prirent ma place pour surveiller de l'autre côté des murs. Je leur indiquais avant de partir qu'ils me préviennent s'ils étaient arrivés et ils acquiescèrent. Je me dirigeais vers ma maison. En chemin, je croisais Molly, elle voulut me raccompagner jusqu'à chez moi, j'acceptais volontiers sa présence.

Elle n'osa pas m'adresser la parole, elle devait sûrement craindre que je me fâche. Mais mon amertume envers elle avait disparu. J'avais finalement réussit par la pardonner et elle le savait.

« Tu sais que tu peux me parler, je suis plus en colère après toi

- Je sais ma chérie mais il y a quelque chose qui manque pour que je sois sûr que tu m'en veux plus »

Je voyais bien ce qu'elle voulait en venir. Elle souhaitait, même si elle ne me le disait pas directement, que je l'appelle « maman ». Même si j'avais réussi à la pardonner, j'avais du mal à dire ce mot et je ne voyais pas pourquoi c'était si dur. Je pense qu'il y avait encore quelque chose au fond de moi qui n'arrivait pas à l'accepter. Molly me regardait, elle espérait sûrement que je dise enfin ce mot mais rien ne sortit de ma bouche. Je continuais à avancer, me rapprochant de plus en plus de ma maison.

On passa devant chez Jessie, son garage était ouvert et on pouvait apercevoir la lumière. Lorsqu'on passa devant, on vit mon père et Jessie s'embrassaient. Molly accéléra le pas en les voyants. Je compris qu'elle était jalouse, elle avait encore des sentiments pour mon père. Elle n'avait jamais cessé de l'aimer et pour une raison dont j'ignorais, j'étais heureuse de l'apprendre.

Je souhaitais maintenant que mon père et elle se remettent ensemble. Mais c'était un peu tard d'y avoir réfléchit, il aimait cette femme depuis le début qu'on était arrivé ici. Je l'avais remarqué dès qu'il avait posé son premier regard vers elle.

Malheureusement, on ne pouvait rien faire pour qu'ils ne soient plus ensemble. Il fallait que Molly l'accepte et passe à autre chose. Elle avait déjà fait avant lorsqu'elle nous aavait laissés mon père et moi. Je savais qu'elle le referait.

Lorsqu'on arriva devant chez moi, je la pris dans mes bras car elle en avait besoin. Et je la remerciais de m'avoir accompagné, elle sourit, j'apercevais quelques larmes dans ses yeux. Ensuite, elle rentra chez elle, sans rien dire.

Le lendemain tout était calme. Enfin presque, on entendait toujours le râle pathétique des rôdeurs. Mais on commençait à s'habituer à ce nouvel environnement.

Judith dormait paisiblement dans sa poussette, j'observais les maisons alentours. Puis mes yeux se posèrent vers le visage angélique de ma sœur. Elle grandissait à vue d'œil, elle avait déjà plus d'un an. Le temps passait si vite même lorsque c'était la fin du monde. Au fur et à mesure qu'elle grandissait, elle commençait à avoir les traits de Lori. Mais je ne voyais pas de trait qui appartenait à mon père ni à Shane. À vrai dire on n'avait jamais su qui était le père de Judith. Mais maintenant ça n'avait plus aucune importance, Judith faisait partie de notre famille, pour nous elle restera toujours une Grimes.

Ensuite, je ramenais ma sœur à la maison et je la déposais dans son lit. Mon père, Michonne et Carol m'attendaient pour discuter avec Morgan de ce qu'il avait fait pendant qu'Alexandria était attaquée. Carol m'en avait parlé. Il n'avait pas tué les types qui nous avaient attaqués. Il les avait juste chassés d'ici. Mon père nous indiqua qu'il s'était fait attaquer par ces hommes.

Morgan expliqua qu'il ne savait plus ce qui était juste, il ajouta qu'il savait que les gens pouvaient changer.

« Chaque vie est précieuse, se justifia-t-il »

Il nous indiqua que cette idée l'avait changé. Mais à vrai dire, nous ne pensions pas comme lui, ce n'était pas aussi simple que ça. Ce n'était pas possible de continuer sans qu'il n'ait pas du sang sur les mains. En tout cas, ce n'était pas le cas ici. Morgan ne savait pas trop quoi en penser.

Dans la journée, je rejoignis Maggie sur « la tour de garde ». Toutes les deux, on espérait que nos maris reviennent ici, sains et saufs. On essaya d'oublier notre inquiétude en racontant quelques anecdotes de notre ancienne vie. On se mit à rire mais nos rires s'estompèrent dès qu'on repensa à eux. Puis on vit dans le ciel des ballons de baudruche vert. On descendit de la tour pour rejoindre les autres en bas. Maggie répéta « C'est Glenn ».

Mon père acquiesça mais moi aussi je savais que c'était lui. Tout d'un coup, la tour qui était de l'autre côté du mur tomba dessus. Les morts qui attendaient de l'autre côté pouvaient enfin rentrer.

C'était la panique, mon père nous ordonna de tous rentrer. Mais Maggie et moi étions cernés, c'était impossible pour nous de rentrer chez nous. Le seul endroit où on pouvait se réfugier c'était « la tour de garde ».

Maggie trébucha, un rôdeur était très proche d'elle et elle réussit à l'éliminer. Je me dirigeais vers elle pour aller l'aider car d'autres rôdeurs se dirigèrent vers elle. J'en éliminais quelques-uns avec mon flingue. Puis je l'aidais à se relever et on se remit à courir. Je montais la première sur l'échelle mais Maggie ne réussit pas à monter. Les rôdeurs la retenait d'en bas, j'essayais de la remonter mais ces saloperies n'étaient pas décidés à lâcher prise. J'éliminais les rôdeurs qui la gênait mais d'autres arrivés et la tenait toujours autant. L'échelle tomba et elle se tenait à présent contre la petite barrière de sécurité.

Je lui tendis ma main et je réussis à la déposer sur la plaque. On resta coucher pour reprendre notre souffle. Maintenant, il fallait attendre que les rôdeurs nous oublie ou soient attirés par autre chose.

Point de vue omniscient :

Wesley qui lisait tranquillement son livre, avait entendu un bruit. Il regarda par sa fenêtre, il vit les morts qui avaient envahi la ville mais aussi son jardin. Il sortit une arme, il ferma de partout dans sa maison et mit des meubles aux entrées qui permettraient aux créatures de rentrer facilement chez lui.

Il ne fit aucun bruit et attendit que la meute passe. Il tenait toujours dans sa main son arme au cas où si l'un d'eux rentrait.

Quant à Molly, elle s'était réfugiée chez Jessie avec Rick, Carl, Michonne et Deanna. Il fallait bien sûr qu'elle reste ici en regardant son ex-copain et Jessie s'embrassaient et se cajolaient. Pourquoi fallait-il qu'elle soit restée avec eux ? Si elle n'avait pas accepté que Rick s'occupe d'elle et l'emmène jusqu'ici, elle serait sûrement chez elle à l'heure qu'il est. Mais malheureusement, elle devait faire avec. Elle ne l'avoua pas mais elle savait qu'elle aurait des chances de survivre en restant avec Rick.

Point de vue de Steven :

Les rôdeurs étaient derrière nous, ils essayaient tant bien que mal de nous rattraper mais c'était peine perdu. J'emmenais Aaron et Éric en lieu sûr. Les deux hommes me suivirent sans poser de question. On partit se réfugier chez eux mais ils avaient déjà envahi cette partie de la ville. Je leur indiquais qu'il fallait qu'on se réfugie chez moi, c'était l'endroit le plus sûr.

Lorsqu'on arriva chez moi, on ferma la maison et on mit des meubles pour éviter que les rôdeurs réussissent à entrer. Je détestais le fait qu'on reste enfermé. Je me doutais qu'un moment donné, on sera obligé de sortir. Pour le moment, on devait attendre que les rôdeurs se dispersent dans la ville. Cette attente fût longue, je commençais à m'impatienter.

Je ne pouvais pas proposer aux deux hommes de jouer à la console à cause du son. Et malheureusement je n'avais pas de jeux de société. Éric trébucha et fit tomber des objets. Les rôdeurs attirés par le bruit, s'approchèrent de la maison.

On sortit nos armes de nos poches, puis on entendit que les rôdeurs cassèrent une vitre de ma porte-fenêtre. Heureusement qu'on avait déjà prévu le coup en ayant mis des meubles tout autour de la maison mais cela ne tiendra pas le coup très longtemps, donc Aaron et Éric se collèrent aux meubles pour les empêcher d'entrer. J'avais une idée, il fallait juste que je retrouve ma muselière. Je cherchais d'abord dans ma chambre mais je ne trouvais rien.

Ensuite, je me rappelais que je l'avais laissé dans mon garage. J'espérais juste que les rôdeurs n'avaient pas réussi à entrer. J'ouvris la porte en tenant mon arme à la main et il n'y avait rien.

Je cherchais de partout dans cette salle et je la retrouvais dans un tiroir, je pris en même temps une corde. Puis je rejoignis les deux hommes, je leurs demandaient de s'écarter des meubles pour que je puisse attraper l'une de ces choses.

Après que je réussis à en "pêcher" un, je le plaquais au sol pour ensuite lui mettre la muselière. Le rôdeur se débâta tant bien que mal mais il n'arriva pas à me mordre. Lorsque la muselière fut mise, je lui mis la corde autour du cou. Ensuite je fis signe aux deux hommes de me suivre. Aaron me demanda:

« T'es sûr que c'est pas dangereux ?

- Fais-moi confiance, je l'ai déjà fait avant. Ce rôdeur n'aura plus envie de nous mordre avec cette muselière et on pourra avancer dans la horde sans qu'ils nous remarquent

- Mais ils peuvent nous sentir, intervint Éric

- Non, ce rôdeur cachera notre odeur. Il faut juste qu'on passe dans les endroits où il y a le moins de rôdeurs. Si on passe dans une grande horde, ils nous sentiront et on a pas le temps de mettre des morceaux de chair de rôdeur sur nous, dis-je en montrant les créatures qui étaient collés aux meubles »

Je regardais par la fenêtre pour voir si on pouvait passer par l'entrée, malheureusement ils étaient nombreux donc je me dirigeais vers le garage. Là-bas il y avait une porte qui nous permettrait de sortir discrètement.

Je tirais la corde pour indiquer au rôdeur d'avancer, les deux hommes qui étaient à côté de moi me suivirent. On sortit de la maison et on avança dans la ville parmi les rôdeurs qui ne nous remarquaient pas.

Point de vue initial :

Les rôdeurs étaient toujours plantés en bas, leurs bras étaient tendus vers le haut. On avait presque l'impression d'être dans un concert, que les rôdeurs nous acclamaient et qu'ils étaient prêts à nous attraper si on sauta de "la tour de garde".

On regarda de l'autre côté des murs il n'y avait personne de vivant, seulement ces rôdeurs qui entraient dans la ville. Je souhaitais vraiment qu'ils arrivent pour venir nous aider. Mais ils n'étaient toujours pas là, et je n'avais plus vraiment d'espoir qu'ils arrivent maintenant.

Puis je vis quelque chose au loin qui arriva vers nous, je secouais l'épaule de Maggie pour la prévenir et je dis :

« C'est un véhicule !

- Tu penses que c'est eux ?

- Je sais pas, on verra bien quand ce véhicule arrivera. Peut-être que c'est eux ou alors ce sont les connards qui reviennent nous refaire la peau »