Bonsoir à tous !
Je vous livre un chapitre assez long, j'espère qu'il vous plaira. Encore une fois, un grand merci pour vos reviews et mises en alerte !
Bonne lecture !
Bizoo
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Chap. 21. Calme...
POV Bella
Je naviguais dans un monde merveilleux sous un soleil radieux. Il faisait doux et les rayons de l'astre diurne faisaient briller ma peau.
J'étais seule dans une magnifique clairière. Le sol était recouvert de mousse et de belles fleurs s'épanouissaient ça et là. Je n'entendais rien à part le bourdonnement des abeilles et les mélodies chantées par les oiseaux.
Une église au loin était en train d'appeler les gens à la prière. C'est à ce moment là que je me demandais où j'étais. Il n'y avait pas de lieu de culte proche de la seule clairière que je connaissais.
En me relevant je découvris mes vêtements. J'étais habillée d'une grande robe bordeaux. Elle descendait jusqu'au sol et était très cintrée à la taille. Ma poitrine était relevée en un décolleté pigeonnant. Les manches étaient longues, ajustées et partaient en pointe sur mes mains. Mes cheveux étaient relevés en un chignon élégant.
Je décidai de me diriger vers le bruit pour découvrir en détail mon environnement lorsqu'un garde apparut et me fit la révérence.
-Pardonnez-moi Princesse mais vous êtes attendue au palais.
-Je vous suis Stephan. Passez devant je vous prie.
J'étais quelque peu amusée de connaître son nom sans jamais l'avoir vu et le suivis volontiers dans ce dédale boisé.
Nous passâmes dans une trouée et je levai la tête pour voir le ciel.
En face de moi se trouvait un magnifique château aux pierres rouges. Je l'avais déjà vu mais pas dans cet état.
Nous montâmes les marches menant à la forteresse. Toutes les personnes nous croisant me saluaient avec déférence. A mi-montée, il bifurqua sur la gauche et ouvrit la porte en bois masquée par un écran de verdure. Le couloir si familier était éclairé sur toute la longueur et le sol était recouvert de pierres plates. Il passa devant moi pour me faciliter le passage car il y avait plusieurs personnes présentes. Elles se rendaient certainement à une audience. La salle était remplie de paysans. A notre entrée, tous se levèrent pour me faire la révérence.
-Bonjour à tous.
Nous reprîmes notre chemin vers la salle de festins. Elle était vide mais savamment éclairée.
-Je me dois de vous laisser ici Princesse. Je ne peux malheureusement aller plus loin.
-Merci Stephan.
Une fois seule dans la pièce, je passai derrière le grand trône et de la main, effleurai le pied de la statue. Une porte s'ouvrit et j'empruntai le petit escalier sombre. Toutes les personnes que je venais de rencontrer étaient humaines. Je n'avais vu aucun vampire pour l'instant, au point que je finissais par me demander si mes souvenirs de tortures n'étaient pas qu'un cauchemar.
-Te voilà enfin ma rêveuse.
Je sursautais à la voix qui venait de m'interpeller. Je l'avais déjà entendue...
-Bonjour Isabella, la ballade était bonne ?
-Bonjour Père. La clairière était paisible.
Le Comte Vladimir se tenait face à moi et me souriait tendrement.
-Tu me rappelles tellement ta mère quand tu réagis comme ça ! Es-tu prête pour les audiences ?
-Bien sûr !
Mon père était bel et bien un vampire. Restait à savoir si les paysans présents en bas étaient notre repas.
Nous nous installâmes dans la salle des Festins, lui sur son trône en pierre et moi sur mon siège en bois. Stephan était à nouveau présent et tenait la porte pour faire entrer nos demandeurs. Je fus surprise de me rendre compte que ces paysans vénéraient mon père et lui, les respectaient. Il trouva des solutions à toutes les demandes rapidement. Nous nous retrouvâmes ensuite seuls dans cette grande pièce.
-Que dirais-tu d'un bon repas maintenant ?
-Je ne suis pas sûre Père.
-Tes yeux sont aussi noirs que la nuit. Tu dois te nourrir.
D'un geste, il demanda à Stephan de nous ramener notre repas. J'étais pétrifiée, je ne voulais pas me nourrir de sang humain. Je vis arriver plusieurs vampires aux yeux aussi noirs que moi. Il s'agissait d'une grande famille. Il y avait aussi des invités. Malheureusement, eux je les connaissais.
Ils m'avaient fait tant de mal !
Dans le même temps, la grande porte s'ouvrit pour faire place à une vingtaine d'animaux sauvages.
-Je t'ai ramené un puma ma fille.
-Merci Père.
Il me sourit avant de se jeter sur un cerf majestueux. Chacun se nourrit et retrouva son regard doré. Seuls les invités ne se nourrirent pas. Ils trouvaient cet acte répugnant à voir leur tête.
Une fois notre repas terminé, Stephan et un autre serviteur vinrent nettoyer la salle. La grille servait bien à éliminer les restes, sauf qu'il s'agissait de carcasses animales et non de cadavres humains comme en Italie.
Le Comte Vladimir convia ses invités à retourner à l'étage pour poursuivre leurs débats. Avant qu'ils franchissent tous une porte, je surpris un regard, celui d'Aro Volturi. Il était rempli de perversité. Son sourire sadique attisa ma mémoire et me rappela que ma place n'était pas là. Le seul souci était que je ne savais pas où je devais être.
-Isabella ?
-Oui Père.
Le Comte m'avait interpellé dans le seul et unique but que je le regarde. Une fois qu'il fut assuré de mon attention, il me sourit et continua.
-Ne t'inquiète pas, tes questionnements trouveront rapidement réponse. Tu devrais retourner dans la clairière maintenant.
-Je te reverrai quand ?
-Bientôt ne t'en fais pas. N'oublie jamais que je pense à toi et que je ferais toujours tout mon possible pour te protéger.
Il s'était rapproché pour me confier sa dernière phrase et je ne pus m'empêcher de voir Aro tendre l'oreille. Après un baisemain, il se recula et retrouva son attitude droite et rigide digne d'un grand monarque.
-Stephan ?
-Oui Maître.
-Veuille à ce qu'Isabella puisse atteindre son jardin et surtout qu'elle n'y soit pas dérangée.
-Tout de suite Maître.
J'attendis qu'il s'éloigne pour rejoindre Stephan qui patientait près de la porte.
Comme à l'aller, il m'ouvrit la voie et nous passâmes dans le salon d'attente maintenant désert avant de nous retrouver à l'extérieur. Rapidement, je me retrouvai seule dans ma petite clairière éclairée par la lune. Je m'y sentais merveilleusement bien et songeais qu'il me serait aisé d'y passer ma vie.
Je m'installai sur la mousse, au même endroit que plus tôt et profitai du silence. Sans chercher à m'assoupir, je fermai les yeux pour ancrer dans ma mémoire ces instants magnifiques passés avec mon Père.
C'est une main posée sur ma joue qui me fit ouvrir les yeux. Felix était devant moi et remuait les lèvres. Je n'entendais rien et me concentrai pour percevoir sa voix.
Le silence se mua en bourdonnement avant de devenir un son réel.
-Il faut que tu te réveilles !
-Mais je ne dors pas.
-Si tu dors, c'est un rêve. Tu sais bien que ton père est Aro.
-Non ce n'est pas lui, tu te trompes.
Il me maintenait fermement les épaules et me secouait pour ponctuer sa vérité.
-CE...N'EST...PAS...TON...PERE.
-Arrête de me secouer, je ne te crois pas.
-Tu n'as pas à me parler comme ça sale petite bâtarde !
Il m'avait giflé violement en m'insultant. Le bruit de la claque se propageait dans un noir absolu. Tout mon environnement avait disparu. Même mon agresseur n'était plus là.
La voix du Comte se fit à nouveau entendre, telle une douce mélodie.
-N'aies pas peur mon enfant. J'arrive pour te protéger. Ils ne te feront plus jamais souffrir. Aies confiance en tes alliés ma fille.
Je me sentais toujours dénuée de tout sens. Je flottais dans un noir inconnu sans rien ressentir.
-Rejoins les Cullen Isabella. Je serais bientôt parmi vous.
Une boule de douce chaleur venait de naître dans mon cœur comme si le nom des Cullen avait rallumé une flamme éteinte depuis trop longtemps. Mon environnement se modifia et même en restant dans les ténèbres, j'arrivais à percevoir des odeurs. La voix du Comte continuait à me rassurer mais elle s'atténua et mua en un tendre carillon.
-Bella, mon petit, reviens avec nous.
Je connaissais cette voix mais je n'arrivais à retrouver son propriétaire. Un mot flottait dans mon esprit et je dus me concentrer pour le déchiffrer. Il était fait de lettres dorées et tournoyait autour de moi. Au bout d'un certain temps, j'arrivais à le lire : Maman.
Du moment où je pris conscience de ce mot, la chaleur se propagea dans tout mon corps et des fourmis parcoururent mon visage, puis mes épaules.
-Bella, s'il te plait, reviens. Tu nous manques énormément.
La belle voix était de plus en plus précise et j'arrivai à savoir d'où elle provenait autour de moi. Elle stationnait près de moi au même niveau que les fourmillements.
Soudain, la noirceur de mon environnement se modifia et vira vers le gris puis vers un jaune pale. Au même moment, je pris conscience de mon corps. Mes membres inférieurs semblaient légers, comme prêt à prendre leur envol. Les fourmillements venaient de se transformer en poids posé sur ma joue. Je me rendis compte qu'il s'agissait en fait d'une main.
Mon esprit redémarra lentement et mon corps repris vit entièrement. L'air s'engouffra dans mes poumons et me permit de gouter à toutes les odeurs environnantes. J'arrivai à associer chaque senteur à chaque chose.
Ma rencontre avec mon père passa au second plan pour permettre à ma famille d'apparaître dans un coin de mon esprit. Je les voyais clairement sans réussir à les nommer. Le nom Maman flottait au dessus de ces personnes mais semblait hésiter sur le choix du propriétaire.
D'autres odeurs affluèrent à la porte de ma conscience et chacune d'elles intensifia le jaune dans lequel je naviguais. Un homme et une femme se détachait du groupe et me souriaient avec douceur. La femme teintait mon environnement d'or et l'homme faisait scintiller l'air.
Un autre poids apparut sur mon épaule. Celui-ci était plus pesant sans être étouffant.
-Je t'aime ma Belle. Prends ton temps, je t'attends.
Cette voix était belle, douce et envoutante. Cet homme me permettait de redécouvrir d'autres couleurs. En quelques instants, je me retrouvai dans ma clairière. Elle était faite d'or et d'émeraude.
Les sept personnes présentes plutôt s'estompaient doucement et je me retrouvai au calme sans aucun poids sur le corps. Je perdis vite toute notion du temps et me laissai porter par les odeurs et les bruits alentours. Le soleil réchauffait ma peau granitique. Les animaux gravitaient autour de moi sans me craindre. Je ne ressentais nulle faim. Un beau puma s'approcha de moi et vint se frotter contre mon dos en ronronnant. Il se coucha à mes pieds en me regardant. Nous étions tous deux à la même température et sa compagnie était agréable.
Son ronronnement était tellement fort qu'il masquait les autres bruits de la forêt mais sans être incommodant. Par la suite, des mots se détachèrent et ce fut une conversation qui prit forme.
-Crois-tu qu'elle va revenir ?
-Je ne sais pas Edward. Je n'ai jamais réussi à la percevoir entièrement et maintenant encore moins.
-C'est vraiment étrange que tu ne la vois pas.
-Ça provient certainement de son bouclier.
Les voix se dissipèrent vite et le puma reprit sa douce ritournelle. Le soleil avait changé d'aspect et s'était mis à rougeoyer. Il teintait la forêt de rouge et avait transformé ma peau en rubis. Mon compagnon regarda le ciel, se leva, caressa ma tête avec la sienne puis partit sans un regard de plus.
La voix du Comte se fit à nouveau entendre.
-Tu peux leur faire confiance. Il faut te réveiller ma fille ... Maintenant !
Son dernier ordre fut un électrochoc et l'onde effaça la couleur rouge de ma vision. J'étais maintenant retournée aux couleurs d'origine, l'or et l'émeraude. La voix féminine se fit à nouveau entendre. Celle que j'arrivais à nommer Maman était proche de moi mais je n'arrivais toujours pas à la voir.
-Bella, tu m'entends ?
J'éprouvais le besoin de lui répondre mais ne retrouvais pas comment faire. Sans réfléchir, je bougeais ma main. Elle seule avait daigné répondre à ma demande.
-Oh je suis contente mon petit. Tu as retrouvé le chemin de la maison.
Elle était vraiment heureuse et se lança dans un résumé des jours qui venaient de passer. J'écoutai avec attention pour confronter la vérité aux souvenirs qui affluaient dans ma tête. Au fur et à mesure de son récit, j'arrivai à me rappeler des détails la concernant. Son visage m'apparaissait de plus en plus clairement. Elle me fournissait un maximum de détail afin que je reprenne pied.
-Je sais que c'est dur de reprendre le train en marche mais tu y arriveras, tu es forte ma toute belle.
Esmé, elle s'appelait Esmé. Je venais de me souvenir de son nom. C'était ma mère adoptive. Chaque mot se plaçait sur le grand puzzle de ma mémoire.
Les sept personnes que j'avais vues plus tôt étaient maintenant nettes et je me souvenais de tout.
Il fallait maintenant que j'ouvre les yeux et que je rassure ma mère qui se faisait un sang d'encre à côté de moi. Juste avant d'y arriver, mon père me parla une dernière fois.
-A bientôt Isabella. Je fais au plus vite pour te rejoindre.
Sa promesse me donna la force qui me manquait pour retourner dans le monde réel et j'ouvris les yeux. Je reconnus instantanément ma chambre. Elle était baignée de lumière et Esmé était assise à côté de moi. Elle me regardait en souriant.
-Bienvenue mon petit.
-Bonjour Maman.
Je me précipitais dans ses bras et comme au début, nous restâmes un long moment dans cette position. J'étais bien, en sécurité.
-Je suis restée endormie longtemps ?
-Oui, un peu plus d'une semaine. Nous sommes aujourd'hui mercredi. La rentrée s'est déroulée la semaine dernière.
-Qu'avez-vous raconté pour mon absence ?
-Que tu es tombée dans les escaliers à la maison. D'ailleurs, il faudra que tu fasses attention, tu risque de te faire mal à force.
Elle riait à présent et me fit un grand clin d'œil.
-Je ne me rappelle pas de tout... Que c'est-il passé la semaine dernière ?
-Nous prendrons le temps de t'expliquer plus tard, quand tout le monde sera là. Sache juste que tu as fait preuve de beaucoup de courage et que tu es une combattante émérite.
-Merci Maman. Où sont les autres ?
-Ils sont à l'école. Edward ne voulait pas y aller mais nous l'avons forcé.
-Vous avez bien fait. Il aurait été fâcheux de donner du crédit aux adolescents du lycée.
-Oui c'est tout à fait ça. Bon, ils se demandent quand même pourquoi tu es absente. D'après ce qu'Edward m'a dit, il y a plusieurs hypothèses qui circulent.
-Je sens que je vais rire.
-Il y a de quoi. Il se dit que nous te séquestrons suite aux avertissements de Mike ou que nous t'avons tuée et enterrée dans le jardin...
-Non ? Ils ont été jusque là ! Quelle imagination fertile. Ils vont faire une drôle de tête en me voyant revenir.
-Tu veux y retourner ?
-Oui, j'y tiens. Je veux que vous retrouviez votre tranquillité, donc je me dois de réapparaître. De plus, je suis sûre que le cabot ne nous embêtera plus.
-Je suis si fière de toi ma belle. Que dirais-tu d'une chasse à deux ? Tu dois avoir soif.
-Bon idée. Je m'habille et je te rejoins.
Elle m'embrassa le front et descendis m'attendre au salon. Je pris rapidement une douche et me vêtis d'un jeans et d'un sweat puis me dirigeai vers le rez-de-chaussée.
Elle ne chercha pas à savoir comment j'avais vécu cette semaine d'absence et je l'en remerciai silencieusement. Notre chasse dura une bonne partie de la journée. Nous rentrâmes quelques minutes avant que le bruit de la voiture de Rosalie se fasse entendre. Je décidai donc de leur faire une surprise et me cachai derrière la porte pour les attendre.
Les quatre portes s'ouvrirent simultanément et se refermèrent de concert. Ils semblaient tous abattus et franchir le pas de la porte les épaules voutées avec des mines d'enterrement.
J'attendis qu'ils se dirigent vers l'escalier pour sortir de ma cachette. Personne ne m'avait vu et je maintenais Esmé sous ma bulle pour éviter qu'Edward entende ses pensées joyeuses.
-Qui est mort ?
Tous se retournèrent tel un seul Homme. Esmé venait d'apparaître près de moi et rigolait comme une petite fille, les garçons avaient la bouche ouverte dans une version identique à Mike Newton et les filles sautaient de joie.
Je fus rapidement entourée par cinq vampires qui parlaient tous en même temps. Je n'arrivais pas du tout à comprendre ce qi était dit et attendis donc qu'ils se calment.
-Les enfants, stop ! Laissez Bella parler. Comment voulez-vous qu'elle vous réponde si vous parler tous en même temps.
-Merci Esmé. Et si nous allions nous asseoir pour discuter ?
Chacun prit place sur les grands canapés et Edward vint s'asseoir contre moi mais ne parla pas.
Ils me racontèrent les hypothèses émises par les lycéens quant à ma "disparition". Mike était d'ailleurs très fier d'être celui qui m'avait prévenu.
-Que s'est-il passé exactement avant que je tombe ?
-De quoi te rappelles-tu ?
-De notre rencontre avec Sam, de notre altercation avec Jacob puis d'un grand feu à la fumée pourpre.
-T'es pas marrante sœurette ! T'as oublié le plus marrant.
-Tu veux ben me raconter Memett ?
Il était tellement content qu'il ne râla pas à l'énoncé du surnom et se leva pour raconter notre aventure. Il mimait la scène à grand renfort de moulinets et d'uppercuts.
Au final, je compris que durant ce combat, j'avais repris mon accent roumain et surtout que j'avais été sans pitié avec les gardes Volturi qui s'étaient présentés à nous.
J'avais défendu ma famille et rendu la monnaie de sa pièce à Felix, un de mes plus fervents tortionnaires.
-D'après ce que Sam nous a dit, Jacob était sous l'influence de Corin et c'est pour ça qu'il s'est dressé contre nous.
-Désolée de vous le dire mais je ne suis pas d'accord avec vous. Jacob me déteste depuis le premier jour où il m'a vu. Corin a juste appuyé là où il fallait. Je ne pourrais jamais m'allier avec ce cabot. Je n'ai absolument pas confiance en lui.
-Pas de soucis Bells, ce n'est pas ce que nous voulons. Notre traité inclut la meute de Sam, celle de la réserve Quileute. Jacob a décidé de partir vers le nord, nous n'aurons plus à faire à lui.
-Je voudrais retourner à l'école avec vous demain.
-Tu en es sûre ? S'inquiéta Esmé.
-Oui, j'ai des devoirs à rendre et puis, je n'ai pas pu me rendre compte de ce que c'était réellement en une journée.
-J'en connais qui vont faire une drôle de tête en te voyant. Rigola Emmett.
-Je pourrais te choisir tes vêtements ? Juste cette fois...
-Alice... Je dois te dire non car je sais que tu vas vouloir me percher sur des talons de quinze centimètres et il en est hors de question.
-Pourquoi ? Ça t'irait à merveille !
-Dois-je te rappeler que j'ai loupé plus d'une semaine de cours sous le prétexte d'une chute.
-Oui mais tu es remise.
-Je pense que Carlisle va devoir t'expliquer que les os ne se remettent pas d'une fracture en une semaine.
-Tu peux très bien t'être cassée le bras.
-Et qu'est-ce qui m'aurait empêché d'aller au lycée ?
J'avais réussi à lui clouer le bec et elle resta silencieuse. Je m'en voulais un peu de lui briser ses espérances mais j'avais toujours autant de mal à me laisser habiller par ce ressort ambulant.
-Un jour, tu auras le droit de choisir ma tenue. Pas la peine de demander quand, tu le sauras au moment voulu.
Chacun me félicita pour mon retour puis partit vaquer à ses occupations nocturnes. Je me retrouvais donc seule avec Edward et Esmé au salon dans l'attente de l'arrivée de Carlisle.
Nous n'eûmes pas à attendre longtemps car il rentra rapidement de l'hôpital après l'appel d'Esmé.
Je me levai à son arrivée et il vint me serrer dans ses bras.
-Tu as réussi à revenir, c'est parfait.
Notre discussion fut rapide car il avait certainement autre chose en tête que de passer sa soirée avec moi. Nous profitâmes de cette conversation pour mettre au point mon retour au lycée puis il s'éclipsa vers sa suite avec son épouse.
Je reprenais donc ma scolarité dès le lendemain avec un plâtre à la jambe pour simuler une fracture. Carlisle l'avait conçu de telle façon que je pouvais l'ôter quand j'étais à la villa.
Depuis son retour à la maison et durant tout l'échange, Edward était resté silencieux et se contentait de mon serrer contre lui.
Il était temps que nous nous retrouvions un peu seuls pour discuter tous les deux.
On monte dans ma chambre ?
Avec le sourire, il hocha de la tête et gravit les marches en me portant.
A peine assis sur le canapé, il m'embrassa et sonda mon regard.
-Tu m'as manqué mon ange.
-Je suis désolée mon cœur. Je ne savais même pas que j'étais partie.
-Tu n'as pas eu conscience d'être allongée dans ton lit ?
-Non pas du tout. J'attendais d'être seule avec toi pour tout te raconter. Il s'est passé quelque chose d'étrange.
-Je t'écoute.
-J'étais en Roumanie, dans une clairière semblable à la notre. Le Château de Poenari était en très bon état et j'étais la princesse du royaume. Mon rêve m'a permis de découvrir le Comte Vladimir, mon père.
-Il est venu te parler ?
-Oui mais c'est encore plus impressionnant que ça ! J'étais sur place et je participais à la vie du royaume. J'ai même pu participer à un repas où étaient conviés les Volturi.
-Qu'as-tu appris ma Belle ?
-Le Comte Vlad était adulé et respecté. Il recevait les paysans en audience pour régler les problèmes et les discordes. Aucun acte barbare n'a été proféré devant moi.
-Comment se fait-il qu'il soit décrit comme un monstre si tu l'as vu comme ça ?
-Je ne suis pas sûre mais je pense que les Volturi ne sont pas étrangers à ces rumeurs malsaines.
-Tu m'as parlé d'un repas...
-Oui. Ils mangeaient comme nous. Le Comte m'avait même réservé un puma. Vers la fin de l'histoire, il m'a conseillé de vous faire confiance. Il m'a également assuré qu'il me rejoindrait bientôt.
-Tu y crois ?
-Je ne sais pas. Il me faut un peu de temps pour tout assimiler. Ce qui est sûr c'est que vers la fin de mon inconscience, je savais que tu étais là. J'arrivais même à te voir. Tu donnais de la couleur à mon rêve.
Il sembla ému par ma révélation et m'embrassa tendrement.
-Que dirais-tu de retourner dans notre clairière ?
-Pas ce soir, je préfère rester ici avec toi. J'ai passé une semaine loin de toi, je veux profiter de toi à l'abri des regards.
-Comme tu veux mon amour. Que dirais-tu d'un bon bain pour débuter ?
-Avec plaisir.
Il se leva rapidement pour atteindre la salle de bain et alluma la balnéo. J'avais juste besoin de le sentir proche de moi.
Je me levai doucement pour mettre un peu de musique. Du classique ferait l'affaire. Je saisis quelques bougies pour aller décorer la pièce.
Edward était posté près de la baignoire et attendait qu'elle se remplisse.
J'avais besoin de cette normalité pour reprendre pied. Mon expérience inconsciente m'avait remuée plus que ce que je laissais croire. J'avais tellement cherché à oublier mon géniteur juste parce qu'il était un vampire sanguinaire, que j'étais déstabilisée par l'attachement que je lui portais.
Dans cette autre dimension, il avait su me montrer qu'il était un homme bon, bien loin des légendes et mythes locaux. Une petite voix me soufflait à l'oreille que je devais me méfier et attendre de me faire réellement ma propre opinion mais j'avais beaucoup de mal à l'entendre. Pour une fois, je désirais croire ce qui m'avait été dit. Je savais que c'était un jeu dangereux et que je risquais d'être déçue mais le jeu en valait la chandelle.
Edward interrompit le flot intarissable de mes pensées en posant délicatement ses lèvres sur ma nuque. Son contact m'avait manqué et je me retrouvai submergée sous les sensations que déclenchait cette caresse.
-Ton bain est prêt ma belle.
-Tu viens avec moi évident.
-Bien sûr.
J'étais toujours dos à lui et savourais son contact. Il continua à embrasser ma nuque tout en faisant glisser mon gilet au sol. Ensuite, il déboutonna ma chemise et l'expédia au même endroit. Tous ses gestes n'étaient qu'amour et tendresse. Je voulais savourer nos étreintes, me perdre dans ses yeux et oublier mon nom sous ses caresses. Sa bouche suivait avec application ma colonne vertébrale pendant que ses mains se posaient sur mes seins. Ce contact déclencha mes soupirs.
Sa langue traçait des arabesques sur mes reins à la lisière de mon bas. Sans quitter sa place, il déboutonna mon pantalon et m'aida à l'ôter. Je me retrouvais nue face à mon homme. Je ne cherchais même pas à me retourner et le laissais mener la danse. Une de ses mains se fit aventureuse et migra vers mon intimité. Un de ses doigts se logea sur mon clitoris. Il le fit rouler doucement et j'eus l'impression que mes jambes disparaissaient à chaque caresse.
Un long gémissement franchit la barrière de ma bouche lorsqu'il pinça doucement mon bouton de nerf. Une décharge me parcourut pendant que mon jus se répandit sur sa main cajoleuse.
Il se redressa pour se coller contre moi et je sentis son puissant désir contre mes fesses. Il me dit faire demi tour et je pus l'observer se lécher les doigts pour goûter mes sucs intimes. Son regard respirait le désir et la luxure. Sa langue si désirable léchait avidement ses doigts et je me pris à imaginer qu'elle s'occupait d'autre chose. Rien que cette pensée me fit mouiller.
Je le laissais à son œuvre et m'agenouillais face à son chibre fièrement dressé. Je lapai son gland en le fixant et déclenchai son grondement. Sans attendre, j'agrippais ses fesses et l'avalai. Son gland vint taper le fond de ma gorge. J'arrêtai de bouger quelques secondes et le regardai fermer les yeux. J'en profitai pour débuter de grands va-et-vient. A chaque fois, je léchai et aspirai avec application. Je libérai rapidement sa queue pour m'occuper de ses boules.
Quand je sentis sa queue durcir encore un peu je l'avalais à nouveau et augmentai la cadence pour accueillir sa douce semence. Je griffai violemment ses fesses en voulant emmener son sexe au fond de ma gorge et lui saisit ma tête pour accéléré encore plus le mouvement. Il jouit avec force dans un grondement puissant. Je n'eus pas le temps de me lever qu'il me portait déjà vers le lit, toute idée de bain abandonnée. Nous étions passés d'un moment de douceur et de tendresse à un interlude bestial. La proximité de son corps déclenchait systématiquement mon côté animal et j'adorais ça !
Une fois sur le lit, il se positionna sur moi pour m'embrasser avec passion. Je profitais de ce moment pour le basculer et me retrouvai assise sur lui. Sans plus de cérémonie, je m'empalai sur sa queue fièrement dressée et empoignai mes seins.
Ses yeux passèrent instantanément du doré au noir. L'envie s'y lisait et c'est avec passion qu'il saisit mes hanches. J'ondulais sur lui comme pour me libérer de son emprise et me mit à bouger doucement. Il me pénétrait profondément dans cette position et j'aimais le sentir en moi. Au bout d'un court moment, il bloqua mes ruades pour me pilonner avec vigueur. Je sentais qu'une boule de plaisir grandissait au fond de mes entrailles et je posais déjà mes mains sur son torse pour me maintenir.
Dans un brusque mouvement, je me retrouvai à nouveau coucher sur le lit avec Edward me surplombant. Une jambe posée sur son épaule et l'autre sur le lit, je le laissai admirer sa queue allant et venant dans mon antre trempé. C'est dans un feulement que je perdis pied et laissai exploser mon plaisir. Edward ne résista pas longtemps et jouit en répétant doucement mon prénom.
Rapidement, il m'attrapa la taille pour me porter. Je passai mes jambes dans son dos et mes bras autour de son cou. C'est imbriqué l'un dans l'autre qu'il regagna la salle de bain où la balnéo fonctionnait toujours.
Grâce au système de la baignoire, l'eau était toujours chaude et dans une pièce digne d'un hammam. Un coup d'œil à la pendule nous apprit qu'il nous restait une heure avant de rejoindre notre famille et notre vie estudiantine. Nous plongeâmes dans le bain pour profiter encore quelques instants de nos caresses et sans un mot entreprîmes de nous laver.
Une fois sortis de la salle de bain, Edward sembla quelque peu soucieux.
-Que ce passe-t-il mon cœur ?
-J'ai oublié de prendre mes affaires. Il va falloir qu'on demande à Esmé de revoir la distribution des pièces.
-Si ce n'est que ça, je te prête une serviette pour franchir le palier !
-Te moque pas hein...
-Ce n'est pas mon genre.
Je picorais doucement ses lèvres avant de me diriger vers mon dressing.
Une fois habillée, je rejoins mon amoureux qui m'attendait avec mon plâtre factice. Je l'avais déjà oublié celui là ! Malheureusement, je n'avais pas le choix et enfilai cet empêcheur de marcher. Emmett eut la bonne idée de ne rien dire en me voyant arrivée. Il me confia juste les béquilles en se mordant les lèvres.
-Si je t'entends pouffer ou rire une fois, je te pulvérise !
-Promis sœurette, je vais me contenir.
-Tu as intérêt.
Chaque couple prit une voiture et nous nous dirigeâmes rapidement vers le lycée. Notre arrivée fit grand bruit et j'adorai voir la tête du troupeau d'arriérés. Ils ne s'entendaient pas à mon retour et le blondinet passa d'un air suffisant à une mine dépitée.
Edward sembla plus que ravi de ce revirement et c'est la tête haute qu'il fit le tour de la voiture pour m'aider à sortir.
Sans un mot ni un regard vers les étudiants qui nous observaient nous prîmes la direction des cours lentement. Mon calvaire devait durer six semaines. C'était bien la première fois que je trouvais qu'un mois et demi était long ! Une fois le choc de mon retour passé, le lycée reprit ses activités dans le calme. Régulièrement, les chiennes en chaleur essayaient d'attirer l'attention d'Edward et les pervers lobotomisés essayaient de me prévenir du danger que je courrais en restant près des Cullen.
Nous avions pris le pli de vivre dans notre bulle sans nous soucier des autres. Plus aucune interaction avec les élèves. Juste quelques banalités si besoin.
Bien évidement, nous continuâmes à converser avec les professeurs. Ils s'étaient tout d'abord assurés que je me portais bien puis voyant mon intéressement à leurs différentes matières, avaient tout fait pour enrichir leurs enseignements. Les cours devinrent très intéressants pour nous et un peu moins pour nos camarades qui n'avaient plus une minute à eux. Je pouvais dorénavant dire que j'adorais l'école. J'aimais apprendre. Il m'était difficile de savoir que j'étais passée à côté de beaucoup de choses. Ma haine des Volturi fut multipliée en découvrant toutes ces nouveautés. Eux qui se décrivaient comme les Maîtres des Arts et de la Connaissance avaient veillé à me tenir dans l'ignorance.
Bien que cette partie de l'histoire ne soit pas au programme, je me passionnai pour la seconde guerre. J'avais vu le rendu sur le terrain lors de mon passage en France mais je ne comprenais toujours pas le pourquoi. Je lus donc à peu près tout les ouvrages existants sur cette période sombre.
Lorsque j'étais entourée d'humains, je veillais toujours à commettre quelques maladresses en souvenir de ma jambe cassée. Au bout de quelques mois, le troupeau arrêta de nous tourner au tour. Ils comprirent qu'ils n'arriveraient jamais à briser notre couple. J'avais eu raison de faire confiance à ma famille et grâce au soutien et à l'aide d'Edward, j'eus rapidement le niveau d'un terminal.
Les professeurs répétaient souvent la même chose et appliquaient une méthode assez étrange à mon sens. Ils partaient du principe qu'ils devaient répéter au moins sept fois une information pour être sûr que les élèves en retiennent trente pour cent. Cette méthode leur était nécessaire mais me semblait barbare et inutile. Mon amoureux me rappela que les humains n'avaient pas nos capacités de mémorisation.
De mon point de vue, le seul avantage de cette méthode était que nous avions un temps plus qu'important pour converser.
Edward et moi passions beaucoup de temps à discuter et philosopher sur à peu près tous les sujets existants. Nos journées étaient donc bien occupées. Nos nuits l'étaient également car nous aimions expérimenter d'autres caresses. J'étais accro à son corps, à ses gémissements, ...
Maman disait que nous étions fusionnels. Au début, ce mot me gênait car il était sujet à moquerie de la part de nos frères et sœurs. Emmett prenait un malin plaisir à se moquer de nous. Il trouva même le moyen de mettre de la glu sur nos sièges pour qu'on soit collé. Sa mauvaise blague lui valu une engueulade phénoménale de la part d'Esmé pour le mobilier, d'Alice pour les vêtements et de notre part pour l'idée.
Suite à cela, nous avions tout de même essayé de trouver du temps pour la famille. Edward partait souvent avec ses frères en chasse et je découvris avec joie les soirées entre fille.
La fin de l'année approcha à grand pas avec l'arrivée de la neige. Finalement les incendies avaient cessé d'eux même durant l'automne et ne nous avaient pas ramenés d'autres vampires à ma recherche.
La neige tomba en abondance, nous privant des quelques journées de cours. L'école avait fermée ses portes plus tôt au grand bonheur des étudiants de Forks. Ce changement de programme fut l'occasion d'une grande chasse en famille qui se termina en bataille de boules de neige. Ce fut également à ce moment que je découvris une tradition qui me fit basculer en enfance. Alice sautait dans tous les coins de la maison en parlant de Noël et descendis du grenier une quantité impressionnante de cartons.
Devant mon regard ébahi, elle me parla de cette fête initialement religieuse qu'ils prenaient plaisir à célébrer tous les ans. Connaissant Alice, je savais pertinemment qu'elle adorait cette fête car elle pouvait tout gérer comme elle le souhaitait encore une fois. Nous nous étions tous regroupés au salon pour recevoir les ordres du lutin sauteur.
Emmett fut envoyé en forêt pour dénicher un sapin digne de ce nom. Les autres garçons sortirent à l'extérieur et firent les trapézistes sur la façade de la villa pour y accrocher des guirlandes lumineuses. Heureusement que nous habitions isolés au cœur de la forêt sinon les habitants de Forks auraient trouvé étrange de voir trois hommes sauter de fenêtre en fenêtre sans aucune difficulté.
J'étais moi même sortie pour les observer faire. Ils s'amusaient énormément et leurs rires emplissaient l'espace. Je fus étonnée de voir Carlisle être le premier à rire. Lui qui était si sérieux, si adulte habituellement.
Les femmes de la maison n'étaient pas en reste et décoraient les fenêtres, les portes et l'intérieur de toutes les pièces. Le tout était magnifique. Rien n'était de trop. Emmett revint rapidement avec un sapin gigantesque. Il le portait à bout de bras avec une facilité désarmante. Nous eûmes du mal à le faire rentrer dans la maison et au bout de quelques minutes d'effort, il trônait fièrement près du grand escalier.
Toute la famille l'entourait pour le décorer chichement. J'adorais ce concept et trouvait que le tout dégageait un rien de magie. D'après ce que m'avait expliqué Esmé, cette période de l'année était propice aux cadeaux. Nous avions donc décidé de faire nos cadeaux ensemble avec Edward.
J'attendis toutefois d'être avec Esmé pour aller chercher le cadeau d'Edward. J'essayai de trouver un cadeau pour chacun. N'étant pas habituée à cet exercice, j'eus du mal à choisir le présent parfait.
Edward m'aida en m'aiguillant sur les goûts de chacun. Je pus donc choisir un beau collier pour Rose, un nouveau jeu vidéo pour Emmett, une nouvelle paire de ciseaux pour Alice et un pistolet Paintball pour Jasper.
Pour les parents ce fut un peu plus simple car j'avais des idées mais le tout coutait très cher. Mon amoureux m'interrogea à ce sujet un soir lorsque nous étions en train d'emballer nos cadeaux.
-Tu as trouvé pour Carlisle et Esmé ?
-Oui mais le coût est démesuré. Je n'ai pas assez d'argent pour ça.
-Si tu veux, on peut faire l'achat à deux.
-Je ne veux pas t'obliger... Tu n'as rien trouvé ?
-Non je n'avais pas encore trouvé d'idées et ils brouillent leurs pensées pour que je ne trouve pas d'indice... A quoi pensais-tu pour Carlisle ?
-J'ai trouvé trace d'un manuscrit ancien sur les anciennes médecines. J'ai vérifié et il ne le possède pas.
-C'est une très bon idée mon ange. Où ce trouve cet ouvrage ?
-Chez un antiquaire de Seattle.
-Nous pouvons aller le chercher demain si tu le souhaites.
-Il coute assez cher...
-Ne t'inquiète pas pour ça, ma carte bleue a un débit illimité. Et pour Esmé.
-J'ai trouvé une ruine dans la forêt entre chez nous et Port Angeles. Je sais qu'elle a terminé son dernier projet et qu'elle cherche une nouvelle maison à refaire.
-Où as-tu déniché toutes ces idées ?
-Bah, il m'a juste suffit d'écouter mon amour.
-Cette maison est à vendre ou à l'abandon.
-Elle est à vendre, enfin le terrain y est car la maison est en ruine.
-On pourrait y aller demain aussi si tu veux. Tu es vraiment surprenant ma belle...
-Arrête, tu vas me faire rougir !
Nous partîmes tous deux dans un immense fou rire qui prit fin quand Edward téléphona à l'agent immobilier qui gérait la vente du terrain.
Il nous restait deux semaines avant Noël, il fallait donc se dépêcher.
Nous passâmes notre nuit perdus dans les sensations de nos corps imbriqués. Nos ébats étaient moins bestiaux qu'auparavant mais je n'arrivais toujours pas à gérer mes jouissances. A chaque fois, je me retrouvai propulser dans un monde où mon squelette n'existait plus et où chaque parcelle de mon corps était le réceptacle de son amour. Edward n'était pas en reste. L'image de notre couple après l'amour devait être risible. Nous avions tous les deux les yeux dans le vague et un sourire énigmatique planait sur nos visages.
Heureusement qu'Emmett n'était pas dans le coin sinon nous aurions eu droit à des mauvaises blagues pendant une bonne dizaine d'années.
Le jour se leva et nous surprit en plein ébat. Moi à quatre pattes face à la baie vitrée et mon amoureux me pilonnant en s'accrochant férocement à mes hanches. C'est face au soleil naissant que je criai ma jouissance en me resserrant autour du sexe d'Edward. Il grogna peu de temps après en se répandant dans ma chatte détrempée par notre nuit torride.
Lorsqu'il fut l'heure pour les humains d'aller travailler, nous prîmes la route pour nous rendre à Seattle. En temps normal, il fallait trois bonnes heures pour rallier cette grande ville. Grâce à mon amoureux et à son détecteur de radar intégré, nous étions arrivés sur place en une heure.
L'antiquaire nous amena dans une pièce à l'abri des regards et nous présenta le manuscrit. Il était incroyablement bien conservé. Quand je lui demandai le tarif, le vieil homme s'excusa et partit chercher un cahier au comptoir.
-Tu arrives à entendre ses pensées mon cœur ?
-Oui. Tu veux savoir quelque chose en particulier ?
-Je voudrais être sûre qu'il ne s'agit pas d'une pièce volée.
-J'ai déjà vérifié, ne t'inquiète pas ! Ce livre provient d'une succession.
Lorsque l'antiquaire annonça le tarif, Edward négocia et réussit à obtenir une belle remise. Après avoir régler notre achat, nous reprîmes la route sans perdre notre temps pour être à l'heure au rendez-vous fixé par l'agent immobilier.
Il nous attendait déjà au point de rencontre fixé par téléphone. Il avait proposé de nous emmené sur le terrain en 4x4 car il n'y avait pas de réel chemin d'accès.
Edward m'aida à sortir de notre voiture, comme à son habitude et grogna faiblement.
Que se passe-t-il mon cœur ?
-Il fantasme déjà sur toi !
Si tu veux, on fait une exception et on le boit ...
-Me tente pas !
Il rit de bon cœur et m'embrassa le front avant de nous diriger vers le commercial. Il n'avait rien entendu de notre discussion et nous faisait un sourire forcé immonde. Edward lui serra brusquement la main et je me contentai de le saluer de loin pour préserver mon amoureux. Il devait certainement penser que j'étais timide, grand bien lui fasse.
Pour aider Edward à sourire, je fis mine de sentir l'agent. Son odeur était peu ragoutante et même en me forçant, je n'aurais pu le boire. Son sang puait l'alcool, le cigare et la chair faisandée. Une vraie horreur. En plus, il s'aspergeait d'un aftershave tout simplement infâme.
Je veillais ensuite à ne jamais le regarder. Je ne voulais pas alimenter son imagination et mettre mon amoureux dans une position délicate. Il m'aida à m'installer à l'arrière de l'immense 4x4 et monta ensuite à l'avant avec le vendeur.
De la route principale, nous empruntâmes un sentier menant à la maison. Il y aurait quelques travaux à faire pour aménager la route. L'agent immobilier nous annonça que la propriété s'étendait de la route jusqu'à la bâtisse, ce qui représentait une surface d'une vingtaine d'hectares de bois.
Il y avait en fait 2 bâtiments. Il restait uniquement les murs pour l'un et un toit à moitié effondré pour l'autre.
-Vous ne m'avez pas dit quel était votre projet.
Il me fixait dans le rétroviseur mais je veillais à ne pas lever la tête. Je ne voulais pas lui répondre. C'est Edward qui le fit rapidement.
-Nous comptons y aménager notre résidence secondaire. Notre famille rêve d'un endroit calme, loin de la pollution et des nuisances de la ville.
-Vous ne pouviez pas rêver mieux. Ce lieu est parfait pour une famille. (Mais oui, une famille loin de tout en plein cœur d'une forêt, très sécurisant ...)
Il était mauvais vendeur, ses compliments et arguments sonnaient faux. Le plus horrible c'est qu'il était persuadé d'être bon et s'enterrait un peu plus à chaque parole...
-Les bases des maisons sont en très bonnes états vous pourrez certainement vous en servir (Mais bien sûr, il le fait exprès où quoi ? Les fondations sont fissurées de partout...).
-Je connais un très bon designer si vous avez besoin d'aide. (S'il est aussi bon que tes goûts vestimentaires, bah on est pas dans la merde !).
Edward essayait de masquer son rire à chaque une de mes réflexions silencieuse. Nous ne prîmes même pas la peine de descendre car nous avions vu ce que nous voulions voir.
-Merci mais ma mère est décoratrice d'intérieur. Nous souhaitons aller négocier l'achat au plus vite. (Oui dépêchons-nous j'ai envie de mon homme).
Edward me jeta un regard noir d'envie via le rétroviseur extérieur. Je ne pus m'empêcher de lui tirer la langue devinant bien ses pensées. J'adorais le provoquer.
Notre véhicule fit demi-tour et nous rejoignîmes la grand route lentement. Heureusement qu'Emmett n'était pas avec nous, il aurait éjecté le conducteur rapidement pour prendre sa place. Même moi je rêvais de le déloger pour conduire plus vite. Edward devait penser exactement la même chose.
Au bout d'un très long moment, il franchit enfin les limites de la propriété et se gara au bord de la route. Il se hâta de sortir pour venir m'aider à descendre mais fut devancé par un Edward furieux.
-Je m'occupe de ma femme, Monsieur. Merci de nous préparer les papiers pour la vente.
Le vendeur se retourna vers son coffre l'air penaud et Edward ouvrit doucement ma porte et me tendit la main.
Tu vas réussir à lui faire peur.
-Il m'agace celui-là ! Il essaye de te séduire... Tu es bandante d'après ces pensées.
-Tu n'es pas d'accord avec lui mon cœur ?
-Si mais lui n'a pas le droit de le penser.
Rappelles toi juste de qui peut mettre sa belle queue dans ma chatte ...
Il posa ses mains sur ma taille pour m'aider à descendre et se cramponna un peu plus lorsqu'il entendit mes pensées.
-Ne me tente pas trop ma belle.
Je fais ce que je veux très cher. Pour le moment, tu ne peux rien faire !
Il gronda faiblement ce qui déclencha mon rire ainsi qu'une multitude de frisson dans mon dos. J'avais réellement envie de lui et à voir la bosse de son entre-jambe, lui aussi.
-Monsieur, si vous voulez lire l'acte.
L'agent se tenait le plus loin possible à présent et tendit le dossier à Edward. Il le lut brièvement avant de relever la tête.
-C'est un prix assez élevé.
-Certes mais c'est un beau terrain. Il y a un fort potentiel.
-Peut-être mais il n'est pas utilisable en l'état.
-Je n'ai pas beaucoup de marge de négociation vous savez.
Besoin d'aide mon cœur ?
Il me serra doucement la main pour acquiescer et je me raclais discrètement la gorge. Notre vendeur entendit et me regarda brièvement. Je lui fis mon plus beau sourire et l'accompagnai d'un clin d'œil. Edward reprit la négociation.
-Je vous en donne trente pour cent de moins.
-Euh... je... Le vendeur ne veut pas baisser autant.
Je décidai de parler pour la première fois de notre entretien.
-Oh je suis déçue ! J'adore tellement cet endroit. Vous ne pouvez vraiment rien faire pour nous Monsieur ?
Nouvelle œillade de ma part. Edward aurait certainement dit que je l'éblouissais.
-Je... Attendez, j'essaie de contacter le vendeur pour m'arranger.
Il se détourna rapidement, rouge comme une pivoine. Edward en profita pour m'étreindre et glissa sa tête dans mon coup.
-Tu es la pire des tentatrices ma belle. Tu mérites une punition d'ailleurs.
-Pourquoi ?
-Tu m'as excité...
-Vu que tu ne peux rien faire pour l'instant, je pense que je vais continuer. J'attends avec impatience de découvrir ta punition mon cœur. Rien que d'y penser, je mouille déjà. Tu le sens ?
-Oui...
Il m'étreignit encore plus fort et je sentis sa queue dure contre mes fesses. Je les bougeais doucement pour créer une délicieuse friction. Je continuais mon manège pendant que l'agent immobilier nous rejoignait pour nous annoncer qu'il avait obtenu un accord pour trente pour cent. Nous savions pertinemment qu'il n'avait appelé personne et s'était contenter de joindre son répondeur en parlant dans le vide pour donner le change... Pitoyable !
Sans se détacher de moi, Edward accepta l'offre du vendeur. Il souffla un grand coup et se détourna pour saisir le dossier et le tendre au vendeur.
-Merci de modifier l'offre afin que je la signe au plus vite.
-Nous pouvons le faire à mon bureau.
-Très bien nous vous suivons.
Il tenta de trouver mon regard mais je fis tout mon possible pour observer ailleurs et trouvai mon salut dans mon sac. Une fois installés dans notre voiture, Edward se tourna vers moi en souriant d'une façon assez effrayante.
-Tu te rappelles que je dois te punir ?
-Oui mon cœur, je m'en souviens parfaitement et j'ai même hâte. Par contre, nous sommes attendus et observés.
Je me mordis doucement ma lèvre inférieure avant de continuer.
-Si tu veux me punir maintenant, vas-y, je suis prête mais tu auras un spectateur.
Il grommela des phrases incompréhensibles avant de démarrer la voiture et de faire signe au commercial qui nous attendait. Nous prîmes donc la route en direct de Port Angeles pour signer la vente. Il roulait aussi doucement que dans le bois, s'en était déprimant. Pour distraire mon conducteur, j'entrepris de poser ma main sur sa cuisse. Il ne réagit pas et continua à fixer la route, la mâchoire serrée.
-Tu boudes mon cœur
...
-Il faut croire que oui !
Je ne savais pas s'il était réellement fâché mais je décidai de faire ce que j'avais prévu. Ma main remonta doucement vers son entre-jambe. Sous ma caresse, je sentis son membre durcir doucement. Il restait silencieux, le regard sur la route. Qu'est ce qu'il pouvait être obstiné !
D'une main habile, je défis sa ceinture et les boutons de son jeans et franchis la barrière de son boxer pour saisir son sexe.
Il ne put réprimer un soupir d'aise mais resta muet. Nous étions trop près du 4x4 pour que je me penche sur mon amoureux alors j'entrepris de le branler.
Il gronda doucement et je sentis la voiture ralentir encore un peu. En reportant mon attention au dehors, je vis la voiture de devant s'éloigner à une distance assez respectable pour que je puisse plonger sur mon homme.
J'aspirai goulument son sexe et entrepris rapidement de le pomper. Ma langue s'entortillait autour pendant que mes mains cajolaient ses testicules. Je savais qu'il me restait peu de temps avant d'arriver à destination et je mis tout mon cœur à l'ouvrage. Edward respirait de façon saccadée et grondait de plus en plus fort.
A mesure que son plaisir augmentait, j'accélérai et quand je le sentis proche de la jouissance, j'allai m'occuper uniquement de son gland. Je le mordillai, le léchai et le suçai. Lorsque je sentis qu'il était proche de la délivrance, je l'avalai à nouveau et emmener son sexe au fond de ma gorge en l'aspirant avec force.
Il jouit en moi en grognant tellement fort que les vitres de la voiture tremblaient. Je veillai à bien le nettoyer et le rhabiller avant de reprendre ma place.
Il combla son retard rapidement et me regarda avec ses yeux toujours aussi noirs de désir.
-Merci ma belle. Je dois tout de même te prévenir que ta punition sera encore plus grande maintenant.
Ce fut à mon tour de rester silencieuse et de le fixer avec un petit sourire narquois.
Je t'attends mon cœur.
Il ne put rien dire d'autre car nous étions arrivés.
Si tu le souhaites, je reste ici.
-Non, tu peux venir mon ange. N'oublie pas que c'est aussi ton cadeau pour Maman.
Il fit le tour de la voiture pour m'aider à sortir. Son regard était noir de désir mais je savais déjà que le commercial prendrait ça pour de la colère. Peut-être un nouveau moyen d'avoir l'acte de propriété rapidement.
Encore une fois, je veillais à regarder le sol et m'accrochai au bras de mon amoureux. J'aurais tellement voulu savoir ce que notre humain pensait de notre relation. Il nous ouvrit la porte de son bureau et nous proposa de nous asseoir. En bonne soumise que j'étais, je continuais à fixer le sol.
L'agent immobilier - Monsieur Graup - se dirigea vers une armoire pour récupérer le dossier et Edward en profita pour me murmurer à l'oreille.
-Ton attitude soumise plaît énormément à notre ami. Je dois avouer que ça m'excite aussi...
Tu veux que je continue ?
-Si tu veux mais sache que ta punition augmente...
Pourquoi ? Je suis sage ...
Il releva doucement un sourcil et dans une moue plus que tentante, il fit un signe négatif avec un de ses doigts.
Notre petit jeu allait continuer encore quelques heures, j'y veillerais. Monsieur Graup revint s'affaler sur son siège et nous fit son plus magnifique sourire commercial. Il commença à parler à Edward du terrain et je décidai de continuer mon petit jeu. Je voulais absolument voir de quoi il était capable...
Je me demande ce que tu vas me faire... Peut-être veux-tu des idées.
Il n'avait pas bougé et cherchait à se concentrer sur les paroles de notre super vendeur. Personnellement, je m'amusais comme une folle et lui faisait un résumé mental de tout ce que nous pourrions faire une fois tous les deux.
Sa main, posée sur ma cuisse, se figeait à chaque salve de fantasme.
Il réussit tout de même à mener à bien la négociation et nous avait gagné quelques points en plus sur la remise final.
Dès que le contrat avait été signé, il nous avait annoncé que le titre de propriété nous serait transmis par coursier dans la semaine. Après nous avoir serrés la main, il nous raccompagna à l'extérieur. Sans plus de cérémonie, Edward démarra sur les chapeaux de roues pour mettre la plus grande distance entre ce commercial et nous. Ma main tenait toujours le petit papier qu'il m'avait glissé au moment de dire au revoir.
Je le dépliai doucement sous le regard noir de mon compagnon et le lus à voix haute.
-J'aimerais tant vous découvrir d'avantage beauté. Appelez-moi au 555 321 637.
J'éclatai de rire sans aucune retenue et tendis le papier à mon amoureux qui ne partageait pas mon sentiment.
-On devrait y retourner pour que je lui explique certaines choses?
-Il n'en vaut pas la peine mon cœur.
J'avais posé ma main sur sa cuisse et me mis à ronronner doucement. Ma tactique fonctionna car il lâcha le papier et me regarda.
-Pourquoi tu souris ?
-Tu sais que tu es craquant quand tu es jaloux !
-Je ne suis pas jaloux !
-Bien sûr que si ... Autant que moi je dirais.
Il me fit son plus beau sourire et continua à conduire à vive allure. Tout à coup, il fit une embardée et bifurqua dans un petit chemin rocailleux.
Pensant que nous étions attaqués, j'englobais la voiture pour nous protéger. En observant plus attentivement mon chauffeur, je me rendis compte qu'il n'était pas anxieux, loin de là. Il me regardait avec un petit sourire sadique.
-Tu te souviens... Je t'avais promis une punition !
Je compris instantanément où il voulait en venir et ne lui laissais pas le temps de répliquer. J'ouvris la porte en grand et sortis de la voiture en ôtant mon manteau.
-Attrapes-moi si tu peux !
Je lui fis mon plus beau sourire, un petit clin d'œil en retirant mes chaussures et le laissai en plan pour me réfugier au cœur de la forêt.
POV Edward
J'étais vraiment heureux d'accompagner Bella pour les cadeaux de nos parents. Elle avait eu de bonnes idées malheureusement, mon humeur changea rapidement lors de notre rencontre avec l'agent immobilier, Monsieur Graup.
Il avait fantasmé sur ma Bella dès qu'elle était descendue de la voiture. Il fixait avec envie ses lèvres, à croire qu'il était fétichiste ! Heureusement que nous étions en plein hiver et que nous étions habillés pour résister au froid - enfin pour donner le change auprès des humains.
Il essayait malgré tout de détailler les formes de ma compagne sous le long manteau qu'elle portait. Je ne pus réprimer un faible grognement.
Que se passe-t-il mon cœur ?
-Il fantasme déjà sur toi !
Si tu veux, on fait une exception et on le boit ...
-Me tente pas !
Je la remerciais intérieurement pour sa tentative d'alléger la situation et embrassais son front avant de nous diriger vers le commercial qui nous souriait d'une grimace loufoque.
Je lui serrai brusquement la main en me rappelant de ne pas l'écraser sous le poids de ma colère. Bella était restée en retrait et le salua de loin. Au même moment, ses pensées formulaient déjà une théorie. Il pensait que Bella m'était soumise et il adorait ça.
Elle attira mon attention et huma le commercial en grimaçant de dégoût. C'est vrai qu'il puait, il était imbuvable.
Rapidement, j'aidais Bella à s'installer à l'arrière du 4x4 et me dirigeais à l'avant pour m'asseoir à côté du pervers. Il était déçu de ne pas avoir l'objet de ses fantasmes à ses côtés mais essaya de la dévêtir du regard via le rétroviseur intérieur.
Le trajet fut une torture. Il roulait doucement et était si dangereux. Pourquoi avoir un si gros 4x4 quand on ne sait pas conduire ?
Le domaine était vaste et son potentiel énorme. Bella avait vraiment trouvé une très bonne occasion. Je n'écoutais même pas Monsieur Graup me vanter les mérites de ce terrain. Il était délimité par un mur en ruine et il y avait aussi deux bâtiments qui ne ressemblaient même plus à des habitats.
Esmé serait vraiment heureuse de découvrir cet endroit et j'étais persuadé qu'elle en ferait un lieu magnifique comme à chaque fois.
Mon ange était vraiment très divertissant aujourd'hui et faisait tout son possible pour rendre la visite amusante. Elle commentait chaque argument bidon du vendeur. Il fallut que je me retienne de rire une paire de fois.
Après avoir vu ce que nous voulions voir, je demandai à notre piètre chauffeur de nous reconduire à notre voiture. Il mit encore plus de temps qu'à l'aller pour nous ramener en limite de propriété. Il se gara près de ma Volvo et se hâta de descendre pour ouvrir la porte à Bella.
D'un mouvement brusque, je le devançais et voulus le remettre à sa place.
-Je m'occupe de ma femme, Monsieur. Merci de nous préparer les papiers pour la vente.
Il fut surpris par le ton de ma réplique et se hâta de rejoindre son coffre le cœur battant.
Tu vas réussir à lui faire peur.
-Il m'agace celui-là ! Il essaye de te séduire... Tu es bandante d'après ces pensées.
-Tu n'es pas d'accord avec lui mon cœur ?
-Si mais lui n'a pas le droit de le penser.
Rappelles toi juste de qui peut mettre sa belle queue dans ma chatte ...
Les pensées de Bella me rendirent dur en un instant. J'aurais tellement voulu être seul avec elle pour mettre en pratique ses idées.
-Ne me tente pas trop ma belle.
Je fais ce que je veux très cher. Pour le moment, tu ne peux rien faire !
Qu'elle était tentante. Je grondais doucement pour la prévenir et elle me regarda avec son regard angélique si troublant. Je n'eus pas le loisir de lui répondre car Monsieur Graup s'avança doucement.
-Monsieur, si vous voulez lire l'acte.
Il se tenait le plus loin possible de nous et tendit le dossier. Je le lus rapidement avant de relever la tête.
-C'est un prix assez élevé.
-Certes mais c'est un beau terrain. Il y a un fort potentiel.
-Peut-être mais il n'est pas utilisable en l'état.
-Je n'ai pas beaucoup de marge de négociation vous savez.
Besoin d'aide mon cœur ?
J'avais entendu le prix réel dans la tête du marchand véreux et laissai ma Belle s'amuser un peu.
Sans la voir, elle apparut dans les pensées du commercial. Son rythme cardiaque s'affola lorsqu'elle lui fit un clin d'œil. Il était troublé, à moi d'en profiter.
-Je vous en donne trente pour cent de moins.
-Euh... je... Le vendeur ne veut pas baisser autant.
Bella continua dans son nouveau rôle à la perfection, je dus me retenir de rire à nouveau.
-Oh je suis déçue ! J'adore tellement cet endroit. Vous ne pouvez vraiment rien faire pour nous Monsieur ?
Elle cherchait à l'éblouir et ça fonctionnai admirablement.
-Je... Attendez, j'essaie de contacter le vendeur pour m'arranger.
Il se détourna rapidement, rouge comme une pivoine. J'en profitai pour embrasser ma belle.
-Tu es la pire des tentatrices ma belle. Tu mérites une punition d'ailleurs.
-Pourquoi ?
-Tu m'as excité...
-Vu que tu ne peux rien faire pour l'instant, je pense que je vais continuer. J'attends avec impatience de découvrir ta punition mon cœur. Rien que d'y penser, je mouille déjà. Tu le sens ?
-Oui...
Elle s'épanouissait de plus en plus dans notre relation et rien que ses allusions me menaient aux portes de la jouissance. Pour lui montrer l'étendue du problème, je collais ma queue contre ses belles fesses rebondies.
Au bout de quelques minutes de conversation avec son répondeur, le vendeur vint nous rejoindre avec un énorme sourire.
Ne supportant plus ses pensées salaces, j'acceptais son offre sans me détacher de ma belle.
-Merci de modifier l'offre afin que je la signe au plus vite.
-Nous pouvons le faire à mon bureau.
-Très bien nous vous suivons.
Avant de se détourner, il chercha Bella du regard mais ne rencontrait que le haut de sa tête. Elle était concentrée sur son sac.
J'ouvris doucement la porte côté passager et elle s'y installa. Je fis le tour rapidement et la fixai avec un sourire sadique.
-Tu te rappelles que je dois te punir ?
-Oui mon cœur, je m'en souviens parfaitement et j'ai même hâte. Par contre, nous sommes attendus et observés.
Elle malmenait sa lèvre inférieure entre deux paroles. Elle savait ce qu'elle faisait en ça me rendait dingue.
-Si tu veux me punir maintenant, vas-y, je suis prête mais tu auras un spectateur.
Elle me tenait ! Il fallait que je mette mes idées en place pour la punir. J'allais la pilonner comme jamais. Elle allait pouvoir hurler...
Nous prîmes donc la route en direct de Port Angeles pour signer la vente. Il roulait aussi doucement que dans le bois, s'en était déprimant. J'étais tellement concentré sur mes futurs actes que je ne sentis pas la main de ma belle sur ma cuisse.
-Tu boudes mon cœur
...
-Il faut croire que oui !
Je repris pied dans la réalité en sentant sa main atteindre mon sexe. Je décidai de rester silencieux. Je voulais voir jusqu'où elle allait pousser sa caresse. Elle défit ma ceinture rapidement et ouvrit mon pantalon. Ensuite, elle attrapa ma queue. Je veillai à rester silencieux mais soupirai d'aise à son contact. Je savais pertinemment ce qu'elle voulait faire mais nous étions trop prêts de la voiture de l'agent commercial. Je pris le parti de ralentir un peu pour la laisser faire ce qu'elle voulait.
Sans attendre, elle m'avala goulument et me pompa rapidement. Ma queue tapait dans le fond de sa gorge pendant que ses mains cajolaient mes boules. Je me sentis proche rapidement et tentais de me contenir. Je roulais doucement pour éviter tout accident. C'était la meilleure fellation qu'elle ne m'ait jamais fait et je me promis dans un coin de ma tête de lui rendre la pareille au plus vite.
Sous ses caresses, je jouis rapidement en grognant. Je continuais à conduire comme un vieux pendant quelques temps et dès qu'elle eut fini de me nettoyer et qu'elle ait repris sa place, j'accélérais pour rattraper Monsieur Graup.
Je la fixai intensément pour la remercier.
-Merci ma belle. Je dois tout de même te prévenir que ta punition sera encore plus grande maintenant.
Je t'attends mon cœur.
Nous arrivâmes sur ce fait. Elle jeta un coup d'œil à l'extérieur puis frôla ma joue de sa main.
Si tu le souhaites, je reste ici.
-Non, tu peux venir mon ange. N'oublie pas que c'est aussi ton cadeau pour Maman.
Je franchis le pas de porte avec Bella accrochée à mon bras. Elle continuait son rôle de soumise à merveille.
Je profitais de l'absence de l'agent immobilier pour parler à mon ange.
-Ton attitude soumise plaît énormément à notre ami. Je dois avouer que ça m'excite aussi...
Tu veux que je continue ?
-Si tu veux mais sache que ta punition augmente...
Pourquoi ? Je suis sage ...
J'adorais le jeu qu'elle me proposait et décidai de poursuivre sur le même chemin. Je sortis ma plus belle mimique de doute et lui signifiai mon désaccord en remuant mon doigt de gauche à droite. Elle me fixa d'un regard sadique et je fus persuadée que ma discussion avec Monsieur Graup serait ponctuée de pensées de ma chérie.
Je me demande ce que tu vas me faire... Peut-être veux-tu des idées.
J'essayais d'écouter les arguments du vendeur et me figeais légèrement à chaque pensée. Elle m'envoyait une multitude de pensées lubriques et j'étais même pressé de sortir pour essayer toutes les choses qu'elle me proposait.
J'arrivai tout de même à terminer ma négociation et une fois le contrat signé, nous nous levâmes pour regarder notre voiture.
Monsieur Graup pensait à la meilleur solution de glisser un mot à Bella et trouva la combine en lui donner son numéro en lui serrant la main. Je ne dis rien sur le moment et ouvris la porte à mon ange.
Nous prîmes la route rapidement et j'observai Bella tenir le morceau de papier. Elle le déplia et le lut d'une voix douce.
-J'aimerais tant vous découvrir d'avantage beauté. Appelez-moi au 555 321 637.
Elle partit dans un fou rire sonore.
-On devrait y retourner pour que je lui explique certaines choses.
-Il n'en vaut pas la peine mon cœur.
Elle abandonna le papier et posa sa main sur ma cuisse en souriant.
-Pourquoi tu souris ?
-Tu sais que tu es craquant quand tu es jaloux !
-Je ne suis pas jaloux !
-Bien sûr que si ... Autant que moi je dirais.
J'hallucinais ... Elle était en train de dire que j'étais jaloux, c'est bien évidement totalement faux. Il fallait que je lui montre qu'elle ne pouvait pas dire ça impunément. J'aperçus un petit chemin et je fis une embardée pour y arrêter la voiture.
Je savais pertinemment qu'elle allait nous protéger dans un premier temps en nous pensant attaqués. Je ne voulais pas tricher dans notre jeu et lui laissais le temps de m'observer. Dès que j'eus son attention, je lui rappelais ce qui avait été promis.
-Tu te souviens... Je t'avais promis une punition !
Elle comprit rapidement et ouvrit la porte en ôtant son manteau.
-Attrapes-moi si tu peux !
Après un beau sourire et un clin d'œil, elle fila vers la forêt en laissant ses chaussures sur place. Notre partie de cache-cache venait de débuter sous mes yeux ébahis. Je déposais également ma veste et mes chaussures avant de me ruer sur ses traces.
Elle courait si vite que ses empreintes étaient quasiment inexistantes dans la neige. Il fallait me fier à mon odorat pour la traquer. Assez rapidement, je perdis la trace de ma belle. Je m'arrêtai pour écouter les bruits environnants mais ne perçus rien. Elle me sauta dessus en rigolant avant de repartir.
Je me relevai en souriant et attendis à nouveau
Je ne la laisserai pas m'avoir une seconde fois, je la connaissais bien maintenant. Son odeur m'entourait et supplantait toutes les fragrances de la forêt environnante. Les animaux s'étaient tu et nous observaient anxieusement.
C'est le froissement de son pantalon qui la trahit et j'arrivai à lui sauter dessus avant même son attaque. Elle était couchée dans la neige, moi aussi sur elle. Elle éclata de rire et me regarda sans bouger. Je la détaillai avidement. Elle était vraiment magnifique. Ses cheveux étaient étalés autour de sa tête telle une auréole.
J'étais perdu dans mon admiration lorsque j'entendis sa belle voix dans ma tête.
C'est ça ta punition mon cœur ?
Elle me narguait maintenant ... J'abandonnais vite ma position pour l'attraper et la plaquer contre un arbre.
-Non loin de là ...
Elle continuait à me défier du regard et attendait sagement sa sentence.
Que vas-tu me faire ?
Rien qu'à me regarde, je la vis frissonner et sentis cette odeur musquée si particulière affluer. Elle était déjà excitée. Je me penchais doucement vers son cou et lui murmurai ma requête en lui léchant le lobe de l'oreille.
-J'ai adoré te voir soumise face à l'humain.
Son sourire me montra qu'elle avait saisi ma demande.
Demande-le !
Toujours dans la même position, je le lui ordonnais.
-Soumets-toi !
Je n'étais pas pour ce genre de relation habituellement mais je savais que c'était un jeu. Nous l'avions débuté quelques heures auparavant.
Elle dut voir mon trouble car avant de débuter le jeu, elle me rassura.
Ne t'inquiète pas mon cœur, je sais que ce n'est qu'un jeu. Juste pour cette fois.
Elle picora doucement mes lèvres et me fit un clin d'œil avant de baisser le regard et d'attendre mes instructions.
-Déshabilles-toi.
Sans lever les yeux, elle retira ses différents vêtements. Elle se retrouva nue face à moi, les mains croisées dans le dos et ses seins fièrement dressés.
-Surtout ne bouges pas... Je ne veux pas t'entendre.
Sans attendre, je saisis ses tétons en les pinçant légèrement. Elle eut un mal fou à ne rien dire. Je la vis se tortiller et frotter ses jambes l'une contre l'autre.
- Écartes tes jambes ! Tu n'as pas le droit de te donner du plaisir toute seule.
Elle grogna de mécontentement et je tapai doucement son sein comme punition.
-J'ai dit que je ne voulais pas t'entendre !
Elle écarta vivement ses jambes, ce qui répandit encore plus son odeur et resta dans cette position sans bouger, sans me parler. Mes mains continuèrent leur douce torture sur ses pointes puis saisirent ses seins. Elle sursauta mais ne dit rien.
-Bonne fille.
Une de mes mains migra vers le sud et s'insinua dans ses plis trempés. Elle était tellement mouillée... Je trouvais rapidement son clitoris et le pinçai gentiment. Elle gémit et je retirai mes mains.
-Si tu parles, je te laisse en plan.
J'approchai à nouveau de sa chatte et repris mon activité. Cette fois-ci, elle se tut et je me mis à genoux face à sa chatte si tentante. Je la poussai contre l'arbre d'une main pendant que l'autre maltraitait son bouton de nerf. Sa respiration était devenue erratique mais elle gardait le silence.
Ma langue vint accompagner ma main et je récupérais tous ses sucs si délicieux. Ma bouche prit place autour de son clitoris et je l'aspirai goulument pendant que mes doigts se dirigeaient vers son antre. Je pompai rapidement en elle et lorsque je sentis ses parois se resserrer, j'ajoutais un doigt et les recourbais pour atteindre son point G. Elle bascula sa tête en arrière et j'entendis ses mains s'enfoncer dans l'arbre.
Dans un souffle, je la laissai faire ce qu'elle voulait.
-Jouis ma Belle...
Elle hurla mon nom et me fixa. Je léchai mes doigts avec application. Elle irradiait de luxure à présent et me regardait d'un regard sombre. Elle se lécha les lèvres et s'avança vers moi.
-Je ne t'ai pas dit de t'approcher.
-Je ne t'ai pas dit que le jeu continuait ...
Sa voix était rauque. Je voulais continuer mais elle ne semblait pas d'accord. J'avais peur d'y être allé un peu fort ...
J'ai adoré mais maintenant, c'est à moi de m'amuser un peu...
Sa réflexion fit frémir ma queue d'envie et sans ajouter un mot de plus je baissais les yeux pour la laisser faire. Elle ne me dit rien de plus mais je me sentis bouger. Elle utilisait son don pour m'amener à elle. Je touchai le sol rapidement et je l'entendis approcher.
Déshabilles-toi vite...
Je ne me fis pas prier et une fois nu, je sentis à nouveau une légère contrainte. Elle m'avait englobé dans sa bulle et je ne pouvais plus bouger. Elle se déplaça lentement et me plaqua à l'arbre. Sans me toucher, elle se plaça contre moi en me tournant le dos. Moi qui pensais avoir une fellation, je fus surpris de l'avoir se baisser et de présenter sa chatte face à ma queue. Elle s'empala sur moi d'un coup.
Je fus surpris et feulais de plaisir. Elle s'éloigna instantanément de moi.
T'ai-je autorisé à parler ou à émettre un seul son ? Réponds !
Elle était encore plus désirable en dominante. Mon érection en était douloureuse tellement je la désirais.
-Non.
Alors ne l'oublie pas si tu veux jouir.
Tout aussi vite que la première fois, elle s'empala sur ma queue. Son corps commença à bouger d'avant et arrière et je pus observer à loisir mon membre coulisser dans son antre.
Son bouclier était toujours en place et m'empêchait de bouger. Je serrais les dents pour éviter de crier. Je sentais ses parois se resserrer autour de mon chibre et je tentais de refréner le grondement qui prenait naissance dans mes entrailles.
Elle s'éloigna à nouveau avant sa jouissance et détala en me laissant en plan. Mon sexe était plus que dur et mes testicules douloureux.
Prends-moi !
Elle avait pensé sa supplique avec force et conviction. Je me sentis libre au même moment et partis à sa suite pour répondre à son attente. Elle fut rapide à trouver et je lui sautai dessus. Après quelques roulés-boulés, elle se trouva étendue au sol, moi la surplombant. Je présentai mon sexe à son entrée et d'un coup de rein la pénétrai jusqu'à la garde.
Elle feula à l'intrusion et planta ses ongles dans mes épaules. Je commençai mes va-et-vient à un rythme soutenu. Ses gémissements me rendaient dingue et j'accélérai encore mes coups de butoir. Mes testicules tapaient ses fesses avec force. Je me redressais pour saisir ses hanches et changer mon angle d'attaque. J'arrivais à aller au plus profond d'elle.
D'un mouvement souple, elle passa ses pieds sur mes épaules et en serrant les jambes réduisit l'espace disponible dans son antre. Ma queue se retrouva serrée à souhait, ce qui déclencha notre jouissance commune. Elle cria à nouveau en tremblant pendant que je me déversai en elle à grand trait. Elle se remit péniblement de son orgasme. Je l'avais accueilli dans mes bras dans une tendre étreinte en attendant qu'elle revienne parmi nous.
Je nous avais rapproché de nos vêtements et attendais patiemment le retour de ma douce. D'une main douce, elle attira mon visage pour m'embrasser tendrement.
Je t'embêterais plus souvent à l'avenir mon cœur. J'adore quand tu me punis !
Rien que sa pensée réveilla à nouveau ma virilité mais pour le moment, je voulais juste profiter de notre étreinte.
Je t'aime.
-Moi aussi je t'aime mon ange.
En m'intéressant à notre environnement, je me rendis compte que la journée était bien avancée. La nuit n'allait pas tarder à arriver. Il nous fallait rentrer pour rejoindre notre famille. Après avoir remis nos vêtements, nous nous dirigeâmes main dans la main vers la voiture. Aucun mot ne fut prononcé. Nous étions dans notre bulle, plus heureux et amoureux que jamais.
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