Bonsoir ! Voici mon dernier chapitre :) Ce fut une aventure de longue haleine, mais je vous suis tellement reconnaissante de m'avoir suivi jusqu'ici. A présent, libre à vous de vous imaginer une suite, mais je préfère cette fin pour l'instant. Dans tous les cas, un millier d'immenses mercis à tous les lecteurs, à tous ceux qui suivent cette fiction, à ceux qui l'ont ajoutée à leur favoris et à tout ceux qui ont posté des reviews !
Odessa : j'espère que tu comprendras pourquoi je n'ai pas tué Hope. Pour ne pas spoiler, je dirais juste qu'ils ne sont pas gentils mais qu'ils sont patients. Très patients. Rien n'est fait au hasard avec eux, tout est calculé et même si la tuer aurait causer de la souffrance, au final, elle s'atténuerait. Je préfères penser à quelque chose dont l ne pourra jamais se défaire (tu verras ci-dessous). En parlant de ça, je n'ai pas eu la fin de la review 1 où tu me demandes si il y des sentiments entre ... et elle (début review 2) et je suis curieuse de savoir de qui tu parles :) Anyways, j'espère que ça te plaira ! Bisous !
SweetyK : ca me fait bizarre à moi aussi mais je pense que c'est une bonne chose que ce soit la fin (pour le moment, sait-on jamais qu'un jour je ne fasse un tome 2). En tout cas, merci ! J'espère que la suite te plaira !
Fer A : même si je ne parle pas le portugais (je suppose) je te remercie pour tes compliments et ta review (merci google traduction :D) j'espère que ça te plaira !
Sinon, bonne lecture et on se retrouve en bas !
Cinq ans. Il leur avait fallu cinq longues années pour anéantir toutes traces de l'existence d'Augustine. Ils avaient pourchassés, traqués, massacrés et détruits chaque sur-vampire, chaque humain, chaque être vivant ayant jamais été relié à l'organisation d'une manière ou d'une autre. Et avec ça, ils avaient détruits tous les hôtes potentiels de Silas s'il parvenait à s'enfuir de sa prison. Il ne restait plus qu'eux deux, et c'était très bien comme ça. Ils avaient terminé cette étape de leur vengeance.
Pendant ces cinq ans, le Code avait été adopté par une grande majorité de la communauté surnaturelle. Caroline avait appris le couronnement de Klaus, qui, avec sa famille, régnait sur la Nouvelle-Orléans. Jusqu'à présent, personne n'osait mettre en doute son autorité, ni même le fait qu'il se soit auto-proclamé Roi des non-humains. Il ne savait pas à quel point il avait tort.
Le Code, en plus d'être un traité de paix entre les espèces, était sa revanche ultime. Il faudrait encore du temps pour qu'il s'en rende compte, et que le monde s'en rende compte. Aujourd'hui, ils allaient rentrer à Portland. La famille Augustine serait réunie pour une semaine. Et ensuite, Caroline et Enzo parcourraient le monde, comme les autres, pour diffuser le Code et vérifier son application. Qui donc pouvait appliquer la justice, à part eux ? Personne, parce que le code le stipulait. C'était une manière de limiter la casse, limiter les envies de vengeances.
Leur réputation avait pris de l'ampleur en cinq ans. Avant, on les craignait déjà, aujourd'hui, la rumeur même de leur existence suffisait à inspirer la terreur. Et pire encore quand on disait qu'ils étaient présents en ville. Tout était encore plus calme, le Code était appliqué à la lettre près, et c'était très bien ainsi. Les autres aussi avaient acquis une réputation à la hauteur des jumeaux. On les avait nommés les Expiateurs. Lorsqu'on les apercevait, c'était qu'un crime avait été commis et que Justice allait être rendue, publiquement.
Doucement mais sûrement, grâce à toutes ses variables réunies, le plan de Caroline commençait à prendre place. Elle aurait pu les tuer dès le départ, mais où était l'amusement alors ? Oui, ils auraient été enfermés dans un monde prison, mais ils seraient morts. Elle les avait laissé en vie, et elle les regardait s'autodétruire peu à peu, elle les regardait se complaire dans leur paix artificielle qu'elle avait créée pour eux, et il lui tardait de la faire exploser. C'est toujours plus douloureux de tomber quand on est si haut.
Enzo était encore plus impatient qu'elle. Depuis le début, il ne voulait rien d'autre que leur souffrance à tous, et le plan était si lent, si technique et si parfait que c'était un régal de les voir se penser heureux, tranquilles, à l'abri, pour toujours. Ils pensaient avoir souffert. Ils n'avaient aucune idée de ce que pouvait être la souffrance. Ils pensaient avoir gagné, mais ils n'ont jamais approché de la victoire, pas contre eux. Ils pensaient ce que les jumeaux leur permettaient de penser. Leur univers avait été façonné par eux. Les deux Augustine avaient tout mis en place. L'illusion était parfaite, totale et invisible. Ils pensaient être libres, mais ils étaient prisonniers, sauf qu'ils ne le savaient pas encore.
Mais là encore, le fait d'être prisonnier n'était pas assez, pas pour venger vingt années de torture. Non, ils étaient esclaves. Mais ils s'étaient rendu esclave de leur plein gré, ce qui était le pire de tout. Ils avaient signé si rapidement, sauté sur l'occasion de se débarrasser d'eux et ils n'avaient jamais eu autant tort de leur vie. Ils avaient même participé à la conception de leurs entraves, pensant faire la chose juste, mais s'offrant simplement à eux-mêmes leur propre enfer sur mesures.
Oh oui, c'était mesquin, tordu et diabolique. Et ils se disaient les grands méchants ? Le diable personnifié ? Ah, une vaste blague. Oh non, Satan aurait pris l'apparence d'une femme, insoupçonnable et si mesquin, la mort avec un sourire, la torture sous le rire. Les Mikaelson étaient loin d'être des gentils, pas avec mille ans d'existence, mais ils avaient créé leurs maitres.
Une fois à Portland, entourés de leur famille adoptive, la discussion s'enflamma. Kol n'était pas satisfait de la situation et souhaitait juste faire souffrir son propre sang. Peut-être en tuer un ou deux et faire fuir les autres, ou encore se transformer en Mikael et les traquer. Mais Enzo l'avait arrêté et Caroline expliqua simplement son plan.
- Le Code était un traité de paix. Mais il était aussi la clé de leur souffrance. Ca commence à se ressentir déjà maintenant. Nous avons pris leur réputation. Le nom Mikaelson ou Klaus d'ailleurs, n'inspire plus la peur ou la terreur comme avant. Il évoque un roi hybride, simplement. Il n'est plus craint pour sa rage, ou pour ses pouvoirs. On ne craint plus de croiser les Originels ou de les offenser. On craint le Code, on craint les Expiateurs aujourd'hui. L'obéissance des sujets de ses sujets n'est pas due à la crainte de leur roi, mais plutôt par la crainte de briser une des règles du Code. Klaus pense qu'il règne sur le monde. Il se trompe. Le Code règne. Et par le Code, les Expiateurs sont et deviendront les véritables dirigeants de cette communauté. Le jour où il donnera un ordre qui va à l'encontre du Code, le choix sera simple. Il sera plus facile d'affronter la rage du Roi que celle des Expiateurs. Le Roi jugera que c'est une trahison, et on sait tous comment il gère ces transgressions. Et il voudra agir comme il l'a toujours fait. Et là, la compréhension tombera. Soit il le tue, il brise le Code, et il nous donne une excellente raison de le tuer, ou alors il suit le code, il fait appel à nous pour juger le ''crime''. Et que ferons-nous alors ? Le Code n'a pas été brisé par l'accusé et donc nous ne le puniront pas. Et c'est là qu'il comprendra qu'il n'est rien de plus que ce qu'on l'autorise à être. Et crois-moi, perdre sa liberté d'action est bien pire que toute la souffrance qu'on pourrait lui infliger.
Ils ne dirent rien, ils commençaient enfin à entrevoir ce que Caroline construisait, une étape à la fois. Il suffisait juste d'attendre. En attendant, il se bercerait d'illusions. Et plus l'attente sera longue, plus dure sera la chute.
Kai souriait de toutes ses dents en regardant son créateur. C'était malin, très malin. Trop même pour que quelqu'un puisse le découvrir. Elle jouait avec le monde entier, comme elle l'avait promis. Ils auraient le monde à leurs pieds comme un vaste terrain de jeu. Il regarda ensuite Bonnie et Kol qui semblaient en grande discussion ensemble. Son regard dériva ensuite vers Katerina qui rayonnait de fierté. Il avait déjà vu ce regard dans ses yeux, mais c'était encore plus présent aujourd'hui. Et la réalité le heurta à son tour. Ce plan n'avait pas de fin. Le Code serait là pour le reste de l'éternité, comme eux. C'était encore pire, ou meilleur, ça dépendait du point de vue. C'était bien pensé, bien lancé. Du Caroline à cent pourcent. Il ne restait plus qu'à attendre. Ca n'allait plus durer longtemps.
Avec les années, Klaus avait pris de plus en plus d'aises dans son nouveau rôle. Il était le roi de la Nouvelle-Orléans et le Roi de la communauté surnaturelle. Cette certitude se confirma avec la disparition des rumeurs sur les jumeaux. Les cinq premières années, il avait fait très attention. Après tout, il n'avait pas vraiment souffert pour venger vingt ans de prison, alors il s'attendait tous les jours à les voir débarquer, tous crocs dehors, prêts pour un nouveau combat. Mais ils n'étaient jamais venus. La rumeur avait commencé à s'éteindre six ans après leur départ de la ville. Il en déduisit qu'ils étaient ou morts ou loin, et il avait pris plus de confiance et plus de place dans rôle. Il suivait le Code autant qu'il le pouvait, parce qu'il n'avait pas très envie de revoir les autres membres du groupe.
Aujourd'hui, cela faisait treize ans qu'il était au pouvoir. Treize années de pure délectation. Treize années où il avait gagné l'obéissance de son peuple, tout du moins le croyait-il. Treize ans de paix et aujourd'hui une grande meute de loups menaçait son trône. Il avait envoyé Hope pour négocier mais l'alpha avait été clair, il voulait la ville. Klaus était énervé. C'était sa ville, il était le Roi et rien ni personne ne l'empêcherait de faire comprendre à ce garou à qui il avait affaire. Alors, il avait convoqué ses meilleurs soldats. Ils étaient tous dans la salle de planification, la même salle qui lui avait servi quand il se battait contre Silas. Il avait réuni son bras droit, Elijah, Rebekah, Stefan, Damon, Hope et trois des meilleurs soldats vampires de la ville.
- Marcus a été très clair. Il veut la ville, et il l'obtiendra par tous les moyens, commença Hope
- Il brise le code, il nous suffit de contacter les Expiateurs, proposa Elijah calmement
- C'est hors de question ! répliqua tout de suite l'hybride. Je ne veux plus aucun d'eux dans ma ville. Je suis le roi, c'est à moi de trouver une solution, Code ou pas Code.
- Et tu proposes quoi ? demanda Rebekah
- Vous allez aller à leur campement, ordonna l'hybride en regardant ses trois soldats, et vous allez tuer sa femme et ses fils. Prenez autant d'hommes nécessaires. Je veux que sa ligné s'éteigne avec lui. Je veux qu'il comprenne qu'on ne s'attaque pas à ma ville !
Les trois vampires acquiescèrent et partirent à la vitesse de la lumière. Elijah secoua la tête. C'était une mauvaise idée, il le sentait, mais il ne dit rien. Personne ne commenta les ordres du blond et tous reprirent leurs activités.
De leur côté, les trois soldats ne savaient pas quoi faire. Ils étaient tiraillés entre obéir au roi ou obéir au Code. Ils attendirent la nuit, passant les quelques heures de patience à penser, à peser le pour et le contre. Quand le soleil toucha l'horizon, la décision était prise. Ils se séparèrent et passèrent à l'action.
Klaus n'entendit plus parler de l'alpha le jour suivant, ni le jour d'après, ni celui d'après. Ses hommes avaient dû faire un excellent travail, mais il n'était pas surpris par la couardise du loup. Après tout, même s'il n'avait pas signé le Code, attaquer son roi était une idée suicidaire. Alors il fut plus que surpris quand, lorsqu'il entra dans la « salle du trône », une immense salle où il recevait le peuple et écoutait leurs demandes et requêtes, il trouva des corps éparpillés partout, déchiquetés, démembrés. Il avisa deux ou trois loups sous leurs formes animales, mangeant les corps de leurs compatriotes. Il remarqua aussi l'alpha, Marcus, agenouillé, la bouche en sang, pleurant, un œil jaune et un brun. Coincé à la moitié de sa mutation. Son regard se posa sur le « trône », une grande chaise en acajou rembourrés avec du velours rouge, et il y vit Caroline, allongée, le dos contre un accoudoir, les pieds sur l'autres, la tête posée sur le dossier, un sourire cruel plaqué sur son visage. Elle avait une main levée et elle faisait tourner son doigt dans l'air, ce qui semblait causer une réaction sur la mutation du loup.
L'hybride sentit l'horreur l'envahir. Au fur et à mesure qu'il avançait, il remarqua la présence d'Enzo juste à côté de la blonde, Kai au fond de la pièce et juste à côté Davina, Katherine était juste en face, à l'autre bout de la pièce. Il se retourna au bruit des portes qui se fermèrent et croisa le regard de Bonnie et Kol. Ils souriaient tous. Il sentit un long frisson de peur longer sa colonne. Il s'avança vers la blonde d'un pas fier, royal. Après tout, il était le roi du monde surnaturel, et donc leur roi aussi. Il renvoya son sourire en soutenant son regard.
- Je suppose que tu sais pourquoi nous sommes là, commença Enzo
- Au vu du spectacle, je dirais que vous êtes venus pour lui, répondit Klaus en désignant Marcus. Qui vous a mis au courant ?
- Lui, répondit Kol en faisant entrer un des trois soldats.
Klaus se figea. Alors on l'avait trahi ? Encore une autre mise à mort, il la demanderait, celle-là. Autant profiter de leur présence pour faire le sale boulot.
- Alors tu m'as trahi, moi, ton roi, au profit d'eux, pour un Code ? gronda le blond
- Mieux vaut votre rage que la leur, répondit simplement le vampire. Vous êtes notre roi, peut-être, mais même les rois doivent se plier au Code. Il est là pour une bonne raison.
- Je réclame son jugement et sa mise à mort, tonna Klaus. Non, en fait, je l'ordonne, je suis votre roi. Je n'obéis pas au Code, c'est le Code qui se plie à moi !
- Tu n'es rien de plus qu'un hybride régnant sur une ville, frangin, commenta Kol
- Rien ni personne n'est au-dessus du Code, continua Katherine
- Et nous n'avons aucun ordre à recevoir de ta part, renchérit Bonnie
- Pour quelle infraction devrions-nous condamner ce vampire ? demanda Enzo. Le respect du Code ? Ou alors parce qu'il a fait son devoir ?
- Il n'a intenté en aucune sorte à ta vie ou à celle de tes proches, il n'a pas comploté contre toi, ni quoi que ce soit, par conséquent, il ne peut y avir de condamnation à son encontre, dit Kai
- En revanche, Marcus ici présent, même sans avoir signé le Code, a transgressé la loi. Tout ce qui lui appartenait te revient, et il sera mis à mort. Quant à toi, termina Caroline, il est temps que tu acceptes ta place. Nous n'avons aucune preuve que tu aies commis un délit, aucun témoignage, rien du tout. Mais sache ceci : personne n'est au-dessus du code. Tu ne diriges pas le monde. Le Code le fait. Tu n'es rien d'autre qu'un des nombreux noms en dessous du contrat d'accord, un autre sujet des lois de cette communauté, lois mises en applications par les Expiateurs, c'est-à-dire nous. Je te l'avais promis, Niklaus, et je suis une femme de parole.
Klaus se figea d'horreur lorsqu'il comprit. Il pouvait entendre sa voix mais il entendait aussi le murmure dans son esprit. « Je te l'avais dit. J'ai appris beaucoup de choses durant mes années à l'ombre, de quoi faire passer ton millénaire à fuir les violences de ton beau-père pour une ballade de santé. Je te l'avais promis, une éternité de misère et de souffrances, et je suis une femme de parole. »
Voilà voilà, mon voyage s'arrête ici, merci de m'avoir lue jusqu'au bout. Comme à chaque fois, n'hésitez pas à me donner vos commentaires/avis/questions, j'y repondrai avec plaisir !
En espérant vous revoir sur ma prochaine fiction !
Bisous bisous
Kid'
