Hi everybody ! J'espère que vous allez bien et que vous profitez bien de la chaleur des beaux jours. Personnellement, tout va bien. Je reviens après une petite période à vide durant laquelle je n'ai pas trop eu la notion du temps qui s'écoulait entre les deux chapitres. Heureusement, les vacances arrivent et vont me permettre d'avoir un peu de temps pour avancer dans l'histoire voir même de la terminer. De plus, ma nouvelle relation amoureuse me permet d'avoir quelques idées pour Dray et Marie et ça m'amuse beaucoup.

Bon, j'arrête mes bavardages sur ma vie. J'espère que ce chapitre va vous plaire même si Marie est contrainte de faire quelque chose de pas facile. J'espère que vous ne lui en tiendrait pas rigueur car elle n'avait vraiment pas le choix ( la pauvre, je lui en fait voir de toute les couleurs et ce n'est pas fini…) Bref, je vous laisse lire, bonne lecture à tous !

Nayla-Hp : Merci pour ta gentille review. Vois-tu, si toi tu as explosé de rire dans ton salon à cause du commentaire de Marie et ce, devant tes parents, j'ai fait de même et devant les miens ) J'ai eu le droit aux mêmes regards, je t'assure. Je pense que ce chapitre ne compte pas vraiment de répliques marrantes comme celle-ci mais, il ne peut pas toujours y en avoir après tout et puis, je ne me rends pas forcément compte alors… Sinon, oui Severus est obligé d'être comme ça, il ne montre pas que ça lui fait du mal et puis, il est réellement heureux de voir Marie alors bon, ça compense. En tout cas, je suis heureuse que tu apprécie mes personnages fars et ce chapitre, j'attends avec hâte de savoir si tu vas aimer celui-ci. Bonne lecture ! :)

Lizzia0901 : Ahah, eh bien nous verrons bien par la suite si elle fini avec « grand frère » Thomas, Dray ou peut être un autre, qui sait ? Si tu savais tout ce que je lui réserve à notre pauvre Marie… Je crois qu'elle est à plaindre, sincèrement. Moi, en tout cas, je n'aimerais pas avoir à subir tout ce qu'elle subit ! Et encore, il y a des choses que vous n'avez pas encore lu, voir que je n'ai pas écrit bien que je sache déjà tout ce que je vais lui faire faire par la suite ! :) En tout cas, j'ai hâte de savoir si tu l'apprécie pour ce chapitre ! Bonne lecture !

Mathilde : Ma chère Mathilde :) C'est vrai, elle en a beaucoup parlé mais il avait deviné, l'a énervé et en plus, il allait mourir, alors autant dire un peu tout ça, ça lui fait du bien de le dire à d'autres gens sans craindre les répercutions. Si tu aime bien Drago et Marie, j'espère qu'ils te plairont dans ce chapitre ! Bon, j'ai vraiment vraiment vraiment hâte de savoir ce que tu pense de ce chapitre qui, promis, ne finit pas comme l'autre ( je veux tout de même préserver les pauvres nerfs de mes lecteurs/trices ) ) Bonne lecture !

Echolune : Eh oui, Thomas est très protecteur envers Marie, il est bien différent de Drago en beaucoup de points mais je pense qu'ils se rejoignent en certains ( mais chut, il ne faut surtout pas le dire à Drago, sinon, il me tuerait ! ) ). Ah, pour toutes tes questions, seule l'avenir nous le dira mais ne les oublie pas, tu tiens une piste que je compte creusé depuis longtemps ( d'ailleurs j'ai déjà écrit des passages dessus et j'ai presque eu l'impression que tu me surveillais tellement je ne pensais pas que quelqu'un relève ) ). Quoi qu'il en soit, ce n'est pas pour maintenant alors profite bien de ce chapitre, bonne lecture !

Katnissm83 : Ahah, je retiens tout ça, je n'ai pas envie de mourir pour avoir fait mourir mon perso ou pour l'avoir séparé de Dray ) Plus sérieusement, il ne faut pas perdre de vu que Marie est seulement un demi vampire. Certes, elle est plus forte, plus grand, plus rapide, entend, vois et sens plus de choses que de simples sorciers, si on peut dire ça comme ça, mais elle n'est pas invincible. Elle a ses faiblesses malgré les apparences. Bon, sur ces belles paroles, je te souhaite une bonne lecture ! :)

Merci à tous/toutes pour vos review ! Bonne lecture !

« Avada Kedava ! »

Je ne lui ai pas laissé le temps de terminer son insulte et l'ai tué. Je me relève difficilement et soupire. Eh merde. Heureusement que je ne devais plus tuer… C'est de sa faute aussi, quel imbécile celui-là de venir ici à ce moment. Je choute dans le pied du mangemort et m'appuie un instant contre un arbre pour tenter de me reprendre, en vain. Puis je me penche et les fouille. Je trouve une dague, deux bourses remplis de gallions et plusieurs paquets de cigarettes. Je retire la cape et le masque d'une des deux mangemort et les range dans mon sac puis après les avoir mis l'un sur l'autre, je leur mets le feu. Mon dieu, c'est vraiment horrible… Je jette un sort pour dissimuler la fumée, pour réduire l'odeur dégagée,… Pendant que les deux corps brulent, je m'adosse à un arbre et mets une cigarette entre mes lèvres. Je l'allume d'un simple sort, tire une bouffée et penche la tête en arrière. La fumée se propage doucement dans mes poumons jusqu'à ce que je rejette la fumée par la bouche. Je sens la fumé progresser dans mon corps, ça fait du bien, vraiment. Les corps enfin brûlés, je jette ma cigarette, éteint totalement le feu et disperse les cendres puis, je prends mon envol l'esprit tracassé. Comment ai-je pu tuer deux hommes et brûler leur corps? C'est carrément horrible. Je me concentre sur mon vol et tente de trouver l'endroit où se trouvent Harry, Hermione et Ron. Je les trouve au bout de quatre longues heures dans une forêt isolée du monde sorcier comme moldu. Je me pose en douceur et me cache derrière un arbre lorsqu'Harry passe non loin de celui-ci. J'attends une heure derrière l'arbre qu'Harry et Ron s'éloigne et lorsque c'est enfin le cas, j'attire l'attention d'Hermione.

" Pisst ! Mione !

- Marie ? Qu'es-ce que tu fais là ?

- Devine ! Je viens aux nouvelles. Comment vas-tu ?

- Comme ça peut aller lors d'une chasse aux Horcruxes...

- Et Harry et Ron ?

- Pas top. Harry commence à perdre patience et Ron s'énerve souvent. On tient mais je t'avoue que ce n'est pas facile.

- Vous y arriverez Mione, j'ai confiance en vous. Tiens, je vous ai amené de la nourriture au cas où... C'est tout ce que je peux faire pour l'instant.

- Merci, ça fait longtemps qu'on n'a pas mangé quelque chose de bien cuisiné.

- Je m'en doute. Vous avez trouvé des Horcruxes ?

- Oui, un. Le collier.

- Hum... Faites attention à vous.

- Promis, toi aussi.

- Comme toujours, dis-je en un sourire forcé. Vous me manquez Mione...

- Toi aussi tu nous manque.

- Je me sens seule... Je ne vois personne, je commence à devenir inhumaine. J'ai tué deux Mangemorts dans la forêt interdite tout à l'heure, c'était affreux…

- Non, si tu étais inhumaine tu ne serais pas venu nous voir. Reprends-toi Marie, tu ne dois pas sombrer ! J'ai confiance en toi comme tu as confiance en nous. Tu as tué deux pauvres Mangemorts de pacotilles, et alors ? Ce sera deux de moins à tuer plus tard, deux qui ne tueront plus, tu sauves des gens par cette action alors ne t'en veux pas, pardonne-toi et tiens bon.

- Je… Merci Mione. Prends soin de toi et des garçons aussi.

- Je le ferais. A bientôt j'espère. "

Je souris, acquiesce et la regarde s'éloigner. Quelques instant plus tard, je me métamorphose et marche plusieurs minutes dans la forêt avant de m'envoler de nouveau en direction de Poudlard. Ne voulant prendre aucun risque, cette fois-ci, je me transforme immédiatement en chien-loup et cours rapidement jusqu'à mon refuge. Je ne me permets de souffler que lorsque j'y suis et m'affale sur le fauteuil un instant. Je suis partie environ un jour et le trajet a été plutôt éprouvant. La fatigue se fait sentir mais je sais qu'elle me fait me sentir vivante. J'attrape rapidement mon carnet et écris :

Drago,

Aujourd'hui, je suis allée voir Harry, Hermione et Ron. Tous trois se portent plus ou moins bien je crois. Je n'ai pu parler qu'à Hermione puisqu'Harry et Ron ne veulent plus me parler depuis la mort de Dumbledore mais j'avoue que c'est à elle que j'avais le plus envie de parler alors… En revanche, j'ai croisé deux Mangemorts dans la forêt, et, enfin… Ne t'étonne pas si tu vois qu'il manque deux Mangemorts à l'appel…

Bref, tu me manques,

Marie.

Je mets le point final et tourne la page pour écrire un mot à Severus.

Severus,

Comment te portes-tu ? As-tu une nouvelle mission en vue ? Désolée, je suis maladroite dans mes mots mais j'ai dut perdre l'habitude de parler aux gens. Bref, aujourd'hui je suis allée voir Hermione, Harry et Ron. Ils ont trouvés leur premier Horcruxe. Harry et Ron m'en veulent toujours tandis qu'Hermione reste propre à elle-même, réconfortante et intelligente. Je crois que Ron s'est fait mal mais Harry n'a rien l'air d'avoir. Je ne sais pas ce qu'Harry et Ron feraient sans Hermione. Je dois aussi te prévenir que j'ai rencontré deux Mangemorts dans la forêt interdite et j'ai dû les éliminer. Si on s'aperçoit de leur disparition, ne montre rien, ne t'implique pas. De toute façon, je ne pense pas qu'il s'agisse de personnes importantes pour Voldemort alors il est possible qu'il n'en entende même pas parler ou qu'il n'y prête pas attention. Je crois que c'est le plus important de ce que j'avais à te dire. Sinon, quand pourra-t-on se voir ? Vous me manquez Drago et toi.

A bientôt, j'espère.

Marie.

PS : Toi qui es à Poudlard et qui peux voir les élèves, as-tu vu Ginny ? Et Blaise ?

Aussitôt le dernier mot écrit, l'encre s'efface et je la devine partir sur le carnet du destinataire, de Severus. Je range le carnet dans son tiroir spécial et veille à lancer un sort qui le verrouille. On n'est jamais assez prudent, surtout en ce moment. D'un coup de baguette, je mets mon pyjama qui est la chemise verte trop longue de Drago. Je veille à mettre ma baguette sous mon oreiller avant de me coucher puis pars dans mon lit. A peine couché, je m'endors dans un sommeil réparateur que je ne connais plus depuis longtemps.

Ma nuit est paisible, je dors sans rêve, sans cauchemar mais paisiblement. Mais aux alentours d'une heure du matin, j'entends du bruit. J'ouvre les yeux mais ne distingue aucune silhouette. Discrètement, je tâte sous mon oreiller et attrape ma baguette tandis que je sens une pression sur mon lit. Quelqu'un s'est assit sur le matelas et se rapproche de moi. Lorsque je sens cette personne près de moi, je lui plante ma baguette dans le cou en lui intimant de ne pas bouger mais cette personne s'approche encore un peu plus de moi jusqu'à être à quelques centimètres de mon visage. Soudain, je le reconnais. Je reconnais son parfum. Je l'attrape par la nuque et le tire vers moi. Nos lèvres se rencontrent dans le noir tandis que j'aperçois ses yeux briller. Je souris contre ses lèvres et il me serre encore plus contre lui.

" Tu m'as fait une de ces peurs… murmurai-je contre lui.

- Je voulais te faire une surprise.

- Eh bien c'est gagné ! Je ne m'y attendais pas du tout. Et que me vaut cette magnifique surprise ?

- Hum… Disons que j'avais une envie passagère de te voir.

- Passagère ? répétai-je en m'écartant légèrement de lui pour le regarder dans les yeux.

- Passagère, oui. Envie passagère qui me consume chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde, du matin au soir. Envie passagère qui me fait rêver ou cauchemarder de toi. Je pense tout le temps à toi. Lorsque j'essaye de ne pas y penser, c'est encore pire. Jamais ça ne m'est arrivé avec quelqu'un d'autre.

- Comment vais-je faire si tu me fais déjà des déclarations alors que tu viens juste de rentrer ? Tu es adorable ! " déclarai-je en l'embrassant amoureusement.

Je le tire vers moi et il se laisse aller en riant. Nous tombons tous deux l'un sur l'autre. Il se met à me chatouiller tandis que je me tords sous lui en essayant de lui échapper. Je ris comme je n'ai plus ris depuis longtemps. Lentement, l'euphorie retombe légèrement et nous nous couchons l'un à côté de l'autre ou plutôt, l'un dans les bras de l'autre.

" Dray, tu ne voudrais pas qu'on aille dans l'autre monde ? On aurait plus de temps pour se voir, pour se parler et profiter l'un de l'autre. Ces quelques heures seront trop courtes et je ne pourrais me résoudre à te laisser partir à la fin de celle-ci…

- Bien sur, c'est ce que je pensais te demander. Allons-y maintenant si tu veux bien ", dit-il en me tendant la main.

Je souris et au lieu de prendre sa main, je capture ses lèvres. Lorsque nous rouvrons les yeux, nous sommes sur le lit de ma chambre, la chambre de l'autre monde. Drago regarde autour de lui et sourit avant de constater :

" Tu maîtrise de mieux en mieux le transplanage d'un monde à l'autre. Je ne l'ai même pas sentit.

- Tant mieux alors. Ca te gène si on dort et qu'on parle demain ? J'ai eu une journée plutôt agitée…

- Oui, ça me gène énormément.

- Ah ah, très drôle. Quoi ? demandai-je en remarquant qu'il me regarde de haut en bas.

- Tu as changé. Et tu dors avec ma chemise ! s'exclame-t-il heureux.

- J'ai changé ? répétai-je simplement.

- Tu es plus grande, plus bronzé, plus maigre, plus élancée et encore plus jolie.

- Tu es mignon mais je ne pense pas être plus jolie avec ces creux dans mes joues…

- Tu es jolie, c'est une affirmation, pas une question. Et même s'il est vrai que j'ai l'impression d'avoir une allumette dans mes bras, tu reste jolie. Soit dis en passant, profite de ces compliments, je ne suis pas vraiment habitué à en faire.

- Je profite, je profite. En tout cas, il faut que je reprenne du poids avant de revoir Severus sinon je vais me prendre un de ces savons…

- Oui, ça c'est sur. Déjà que j'ai faillit t'en passer un.

- Et qu'est-ce qui t'en a empêché ?

- La joie de te revoir. Bon, au dodo maintenant, tu es crevé.

- Oui, c'est vrai. Bonne nuit Dray'", dis-je en l'embrassant.

Il m'embrasse à son tour et me laisse me blottir dans ses bras pour mieux refermer ceux-ci sur moi. Je souris, soupire d'aise et m'endors aussitôt confortablement calé dans les bras du Serpentard.

Je me réveille le lendemain dans les bras de Drago. Il caresse mes joues, mes cheveux, mon corps,… J'ouvre doucement les yeux pour les planter dans ceux bleus océans de celui que j'aime.

" Salut, murmure-t-il. Bien dormi ?

- Très bien, ça faisait longtemps. Et toi ?

- Pareil, mais je n'ai pas énormément dormi, m'apprend-il.

- Ah oui, pourquoi ? J'ai trop bougé ? J'ai parlé ? demandai-je désolée.

- Non, ce n'est pas du tout ça. J'ai seulement passé beaucoup de temps à t'admirer.

- A m'admirer ? Tu ne sors pas tout droit d'un film pour rien, toi", dis-je en souriant.

Sous le charme du Serpentard qui me tient dans ses bras je me détends et mon esprit s'apaise. Je me sens plus humaine que je ne l'ai été depuis longtemps. Je ne résiste pas à l'envie de l'embrasser et je avance doucement mes lèvres vers la siennes. Amusée, je marque une petite pause en attendant que ce soit lui qui franchise le pas. Je mords doucement ma lèvre inférieure en signe d'impatience et je le sens sourire. Ayant comprit mon petit jeu, le blond s'amuse à embrasser le bord de ma bouche ou mon cou sans jamais embrasser mes lèvres. Trop impatiente, je craque en première et l'embrasse amoureusement. Ayant franchis ce pas, je décide que ce sera lui qui franchira l'autre. Je joue avec ses lèvres, les mords, passe mes lèvres dessus ou les embrasse sans jamais aller plus loin. Cette fois-ci, c'est lui qui n'y tient plus. Il mêle sa langue avec la mienne et toutes deux partent dans un ballet prouvant l'amour et le désir inassouvi de l'autre. Lorsque que nous nous détachons enfin, à bout de souffle, je me penche à l'oreille de Drago et murmure :

" Tu m'as terriblement manqué.

- Toi aussi. "

Comme pour prouver ses dires, il m'attire encore plus vers lui et embrasse chaque parcelle de mon cou puis remonte doucement vers mes lèvres qu'il embrasse avec douceur et passion. Après dix petites minutes à nous prouver notre amour, nous décidons d'un commun accord de nous habiller avant d'aller déjeuner. Main dans la main nous montons prendre notre petit-déjeuner. J'intime à Drago d'aller s'assoir à la salle à manger tandis que je prépare le petit-déjeuner à la moldu. Je me prépare un chocolat chaud sucré tandis que je fais un café serré à Drago. Ensuite, je prépare quelques tartines chaudes que je recouvre de Nutella. Le Nutella fond sur les tartines chaudes sur lesquelles j'applique un sort pour les tenir à la même température. Je dresse tout ça sur un plateau avec d'ajouter un verre de jus d'orange pour Drago et un de jus de pomme pour moi. J'emmène ensuite le plateau à la salle à manger et le pose sur la table basse avant de m'assoir en tailleur sur le canapé. Drago attrape son café et trempe ses lèvres dedans.

" Hum… Il est parfait, merci. Tu connais de mieux en mieux mes gouts, dit-il en m'embrassant.

- Je ne suis pas allé chercher loin tu sais. Tu aimes le café corsé comme ton père et le chocolat sucré comme ta mère. Le jus d'orange je sais juste que tu as aimé quand tu es venu la dernière fois.

- C'est déjà beaucoup. Rare sont les personnes qui en savent tant. Au fait, où sont tes parents ?

- Je crois qu'ils devaient aller en ville. Ils y resteront jusqu'à tard ce soir. On peut en profiter si tu veux…

- C'est tentant. Qu'est-ce que tu as en tête ?

- Je ne sais pas, c'était sympa la dernière fois. Est-ce que ça te dirait de visiter une grande ville ? On pourrait être à la capital en une heure en volant.

- Han, ça serait sympa, oui. On pourrait peut être utiliser le transplanage, non ?

- Oui, mais je ne sais pas vraiment transplaner et toi, tu ne sais pas comment et où est l'endroit où l'on va. Je sais seulement transplaner d'un monde à l'autre.

- Tu peux y arriver puisque tu le fais pour aller d'un monde à l'autre.

- Hum… On essayera toute à l'heure sur un petite distance et si j'y arrive on essayera d'aller plus loin.

- Ca me va."

Nous mangeons en papotant de tout et de rien mais lorsque j'essaye d'aborder les derniers mois, Drago change de sujet et fait comme si de rien n'était. Je n'insiste pas et continue la conversation en parlant d'autres choses qui n'ont rien avoir avec ça.

Au bout d'une demi-heure, nous terminons notre petit-déjeuner. Je range tout, nettoie d'un coup de baguette et pars préparer un sac pour notre escapade. J'écris un message à mes parents que j'envoie sur leur portable. Dès que tout est prêt, je monte et fais signe à Drago qui me suit à l'extérieur. Je tente un transplanage seule avec les conseils de Drago et réussis au bout du deuxième essai. Ensuite je reviens et tente la même chose à deux puis nous partons enfin. Lorsque j'ouvre de nouveau les yeux, je découvre avec joie que nous avons bien atteint notre destination. Je souris et m'exclame :

" Drago, voici Paris ! "

J'attrape sa main avec douceur et l'entraine vers le centre de la ville. Nous marchons jusqu'à la tour Effel que nous gravissons puis remontons les champs Elysées et nous installons dans un bar pour nous poser un moment. Il est déjà 17 heures lorsque nous arrivons à Versailles. Nous décidons de visiter les jardins du château et de profiter ensemble de ce moment privilégié. Main dans la main nous marchons dans les allées plus ou moins fréquenté. Lorsque le soleil se couche, nous nous asseyons sur un banc d'une allée aux couleurs automnales. Ebloui par ce magnifique spectacle, je pose ma tête sur Drago qui m'entoure de ses bras puissants comme s'il avait peur que je m'en aille ou que l'on me fasse du mal. Soudain, quelqu'un tousse un coup pour attirer notre attention. Je relève la tête pour découvrir un homme de taille moyenne, brun avec des lunettes et un appareil photo accroché au cou.

" Bonjour monsieur, vous chercher quelque chose ? demandai-je surprise.

- Non, enfin en faite je voulais vous montrer quelque chose. "

L'homme nous tend son appareil photo que nous regardons avec attention. Sur l'écran, Drago et moi sommes assit sur le banc l'un dans les bras de l'autre avec le soleil qui se couche pour fond. Sur une autre photo, nous marchons dans les allées main dans la main, puis encore sur une autre, nous nous embrassons amoureusement dans une allée.

" Je m'excuse, je n'ai pas pu me retenir de vous prendre en photo. Vous faite un merveilleux couple et le décor colle parfaitement avec vous. Je me demandais si vous accepteriez que ces photos soient exposées à mon exposition.

- Je… euh, je pense qu'il n'y a pas de problème pour qu'elles le soient, tu es d'accord ? demandai-je à Drago.

- Euh oui, si ça te fait plaisir, déclare-t-il en bombant le torse tel le parfait petit Serpentard qu'il est.

- Parfait, merci beaucoup, nous dit le photographe.

- Tenez, voici mon adresse mail, pourrez-vous m'envoyer les photos, s'il vous plait ?

- Bien sur, au revoir, bonne continuation. "

Nous le regardons s'éloigner le sourire aux lèvres puis je me tourne vers Drago et l'embrasse. Nous décidons de repartir pour aller manger dans un restaurant. Nous nous installons dans un petit restaurant sympa et commandons. La soirée se déroule rapidement et ce n'est qu'aux alentours de minuit que nous décidons de rentrer. Fatigué, nous allons directement nous coucher.

Nous passons le dimanche à la maison avec mes parents qui se remettent à peine de la découverte du fait que je sois une sorcière. Ma mère me demande de nettoyer la maison façon sorcière pour qu'elle puisse profiter de son weekend au lieu de récurer. Je satisfais ses désirs puis entraine Drago pour un vol en plein ciel sur nos balais ce qui tourne en partie de Quidditch improvisée. Nous nous battons pour attraper le Vif d'Or et bien sur, les coups bas sont au rendez-vous.

" Sale Serpentard ! m'écriai-je alors qu'il vient de tenter de me pousser contre un arbre.

- Dois-je te rappeler que tu en es une ?

- Pff tais-toi et regarde plutôt devant toi !" dis-je tandis qu'il manque de se prendre un arbre.

Côte à côte nous cherchons la petite boule dorée des yeux sans la trouver. J'arrive enfin la repérer dans le ciel et tente une diversion. Je pique rapidement vers le sol et Drago me suit. Je souris discrètement et lorsque je suis proche du sol, je remonte rapidement vers le ciel et attrape le Vif d'Or. Je baisse la tête et découvre Drago à quelques centimètres du sol. Waah, il est vraiment doué puisqu'il a réussit à ne pas s'écraser sur le sol. Je redescends doucement vers Drago qui a lui-même regagné le sol et me regarde en soupirant. Arrivée au sol, je descends de mon balai et m'approche de Drago en souriant. J'enroule lentement mes bras autour de lui en continuant à sourire et m'approche de son oreille pour murmurer :

" Ne fais pas la tête Dragounet chéri.

- Mummh, tu as raison, viens ma Pansy d'amour. "

Je m'éloigne brutalement de lui pour le regarder de bas en haut et lui montrer clairement mon agacement.

" Pardon, j'ai bien entendu là ?

- Ahah, c'est tellement facile de te faire enrager ! Mais il faut dire que tu l'imites à la perfection et puis… j'aime bien quand tu es jalouse.

- Moi, jalouse ? Pfff, ne prends pas tes rêves pour la réalité.

- C'est ça, c'est ça. On rentre ?

- Ouai, ça vaudrait mieux. "

Je passe devant en faisant mine de le bouder et ayant bien comprit mon jeu, il attrape ma main et me tire vers lui. Il s'approche et m'embrasse dans le cou et sur le coin des lèvres en me tenant fermement dans ses bras. Puisque je fais toujours mine de bouder sans toutefois me séparer de son étreinte réconfortante, il m'embrasse passionnément et je me laisse fondre. Nous finissons par rentrer tranquillement à la maison et nous posons jusqu'au soir. Tandis que je prépare quelque chose à manger, Drago me laisse un instant et sort en prétextant le besoin de prendre l'air. Je commence à me questionner. Ce n'est pas la première fois qu'il le fait depuis qu'on est là. Ce matin déjà, il m'a laissé plusieurs fois sous différents prétextes et je sens bien qu'il me cache quelque chose. Ma nature curieuse me pousse à sortir le rejoindre à pas de loup. Lorsqu'il m'entend arriver, il se retourne brusquement en cachant quelque chose dans son dos. Malheureusement pour lui, je n'ai pas besoin de voir pour savoir. Alors voilà ce qu'il me cache ? Simplement ça ? Comment peut-il croire que je vais me mettre en colère pour une pareille broutille ? Suis-je si… Si quoi d'ailleurs ? Je ne vais pas le quitter pour ça tout de même. Agacée, je croise les bras. Je sais que c'est un signe de fermeture aux autres mais je n'ai pas envie de l'empêcher. Drago semble attendre que la sentence tombe en retenant son souffle. Bordel comment peut-il avoir peur de si peu alors qu'il vit constamment avec Voldemort, Bellatrix et Lucius Malefoy ainsi qu'un tas d'autres mangemorts ?

" Tu aurais pu me le dire, lui dis-je sans savoir quoi dire de plus.

- Je n'en ai pas eu le courage.

- Toujours cette foutue lâcheté des Serpentard… déclarai-je sachant que ça le ferait parler.

- Ou peut être simplement la peur de te décevoir, réplique-t-il agacé.

- Mais par merlin Drago, bien sur que c'est pas cool de tomber dans le tabagisme mais je savais bien que passer du temps avec Voldi chéri te ferait du mal. Je savais qu'il te ferait du mal… Mais je suis là Drago. Tu dois me faire confiance. Tu peux avoir confiance en moi… Comment peut-on réussir si notre relation n'est pas basée sur la confiance ? Si on ne s'aide pas mutuellement, si on ne se fait pas confiance, on ne va pas y arriver. Est-ce que tu as confiance en moi Dray' ?"

L'appeler par son surnom, surnom que je suis la seule permise d'utiliser, l'aide à avoir confiance en moi. Lentement, je m'approche de lui et tends la main pour qu'il l'a prenne en disant en un chuchotement à peine audible :

" J'ai confiance en toi, moi."

Il saisit ma main et m'attire à lui. Soulagée, je me cale doucement dans ses bras en respirant son odeur. Lentement, je calme les battements de mon cœur qui s'étaient précipités lorsque je lui ai posé ma question. Il a peur de me décevoir. Il ne peut pas me décevoir. Je l'aime mais il ne semble pas le savoir. Même si mon cœur loupe un raté, j'ai envie de lui prouver mon amour pour lui.

" Je te fais confiance, commence-t-il, c'est en moi que je n'ai pas confiance.

- C'est du jamais vu. Je dois bien être la seule à avoir l'opportunité d'entendre Drago Malefoy dire qu'il n'a pas confiance en lui !" déclarai-je pour détendre l'atmosphère.

Au lieu de ça, il plonge son regard dans le mien. Ses yeux. Ses yeux sont… différent, perdus. Je sens une douleur lancinante s'insinuer dans mon ventre pour remonter vers mon cœur. Mon regard toujours planté dans le sien je reste immobile devant lui. Son regard orageux reste méfiant mais pas dangereux. Je pose lentement ma main sur sa joue tandis qu'il la cale un peu plus contre celle-ci en fermant les yeux. Je ne bouge pas. J'ai peur. Peur de le perdre, peur pour lui, peur pour nous, peur de tout. Peur de ne pas avoir su le comprendre, de ne pas avoir su le protéger, de ne pas avoir senti sa détresse. Drago… Dray', je ne veux pas te perdre. J'ai besoin de toi. Tu as besoin de moi. Tu es important pour moi. Je sais que tu as besoin de moi et je vais tout faire pour t'aider. Tout. Je sais que je devrais dire ces paroles à Drago, que je devrais les dire à haute voix mais ma gorge est nouée, obstruée par je ne sais quoi. Il rouvre enfin les yeux mais ils sont toujours aussi orageux. Seul différence, il semble lutter contre lui, contre… des larmes ? Drago Malefoy ne pleure jamais. Il prendrait un coup si ça arrivait. Il ne veut pas que je vois ça mais sait que je ne le lâcherai pas. On lui a toujours appris à garder un masque, à ne jamais perdre la face, à ne jamais pleurer. Un Malefoy qui pleure, ça ne s'est jamais vu. Mais est-ce qu'un Malefoy à déjà vécu ce que Drago vit ? Et puis, on s'en fou ! Drago est Drago, il n'est pas Lucius ou je ne sais qui ! Personne n'a le droit de faire de lui un homme sans cœur, sans émotion. Je ne dis pas que Lucius n'a pas de cœur mais il le cache avec brio. Lentement, je me hisse sur la pointe des pieds et dépose un chaste baiser sur ses lèvres. Puis, de ma main toujours posé sur sa joue, je joue tendrement avec ses cheveux, les larmes me montant aux yeux devant le supplice que vit celui que j'aime.

" Je me fous qu'un Malefoy doit avoir confiance en lui, doit faire des tas de choses et ne pas en faire d'autres, déclarai-je d'une voix tremblotante que je tente de contrôler, en vain. Je veux que tu sois bien, que tu te sentes bien et que tu ais autant confiance en toi qu'en moi. Je vais t'aider, à oublier comme tu le peux, ce qui te fait tant de mal. Je vais t'aider à lâcher cette saloperie qu'est le tabac. Je vais t'aider… dis-je en l'embrassant amoureusement. Je ne veux pas te voir mal Drago, je ne peux pas te voir mal. Je m'en veux affreusement de ne pas avoir remarqué ton mal-être plus tôt… Je ne veux pas que tu joues la comédie devant moi. Je ne souhaite que franchise, même si ça veut dire ne pas être parfait. Personne n'est parfait. Tu peux pleurer devant moi, tu peux crier, frapper, faire ce que tu veux ! J'ai besoin de franchise ! Les mensonges n'aident que sur un court moment, ils ne marchent pas à long terme. Ils entaillent les relations, les fendent puis les brisent. Est-ce que tu es avec moi Drago ? Est-ce que tu veux baser cette relation sur quelque chose de sérieux ? Est-ce que tu me fais réellement assez confiance pour ça ? Pour me montrer ce que tu appelles " tes faiblesses " ?

- Je… Tu sais que tu m'en demande beaucoup, dit-il froidement.

- J'en suis consciente et je te demande de m'excuser mais j'ai besoin de savoir. Je veux seulement t'aider.

- Je le sais. Le simple fait que tu te poses ces questions me fait mal, tu sais, déclare-t-il ses prunelles fixant les miennes.

- Comme le fait que tu ne me dises rien me fait mal. Parle-moi, et ces questions n'auront pas lieu d'être. Je t'aime Drago. Je ne prononce pas ces mots à la légère, j'ai appris ce qu'ils signifiaient."

Il hoche la tête et contre toute attente, une larme coule sur sa joue. Je sais qu'il me parlera plus tard, quand il sera prêt, quand il le souhaitera. Peu importe, je veux seulement qu'il se sente mieux. Je caresse amoureusement son visage en veillant à ne pas lui faire mal. De ma main libre, j'attrape sa main et noue mes doigts avec les tiens. Ses doigts. Fins, longs, beaux, aristocratique, comme lui.

" Je vais retourner cuisiner, tu veux venir ou rester ici ?

- Je vais rester un peu. Je te rejoindrais après, déclare-t-il.

- Comme tu veux, dis-je en l'embrassant. Pas de cigarettes ?

- Promis."

Je souris, fière de lui, puis après l'avoir regardé un petit moment, rentre dans la maison pour terminer la préparation du repas. Lorsque le repas est prêt, je m'installe sur le canapé en tailleur et prends un livre dans lequel je me plonge. Quelques minutes plus tard, je sens quelqu'un s'assoir à côté de moi et je n'ai pas besoin de lever le nez pour savoir qu'il s'agit de Drago. Je reconnais son odeur, comme toujours. Profitant qu'il soit là, je m'allonge sur le canapé et pose ma tête sur les genoux de Drago en continuant à lire. Drago se met alors à jouer avec les mèches de mes cheveux et à balader ses doigts sur ma peau me provoquant, sans le savoir, ou peut être que si, une série de frissons. Il sourit en sentant ma réaction puis se met à jouer avec mes cheveux. Mais il le fait exprès ou quoi ? Il veut me déconcentrer ou c'est moi ? En voyant son sourire en coin, je comprends qu'il le fait effectivement exprès. Doucement, j'abaisse mon livre et fixe Drago dans les yeux. Il est beau… Soudain, il prend mon visage en coupe et m'embrasse avec amour et passion. Peu de temps après nous mangeons puis discutons un peu avant d'aller nous coucher exténués par cette longue et plaisante journée.

Le lendemain, mon réveil sonn 30 du matin, soit une demi-heure avant les cours. Je secoue rapidement Drago et monte me préparer ce qui est bouclé en cinq minutes grâce à la magie. D'un coup de baguette, je prépare le petit-déjeuner puis descends réveiller Drago. N'arrivant pas à la faire sortir de son lit, ou plutôt de mon lit, je sors ma baguette et envoie de l'eau sur lui.

" Putain mais t'es malade !

- Oh molo ! On se calme avec la mauvaise humeur du matin parce que moi aussi je l'ai mais ce matin je l'ai mise de côté pour toi, okay ?

- Hum, grogne-t-il. N'empêche t'aurais pu y aller plus doucement, je suis trempée.

- Pauvre chou. Pour ta gouverne, j'ai essayé de te réveiller en douceur mais tu n'as pas voulu alors…"

D'un mouvement de baguette, je sèche les draps et Drago puis lui fais signe de monter pour déjeuner. Nous mangeons dans un silence qui ne nous gêne pas. Nous nous sommes habitués au silence durant les derniers mois. A huit heures moins dix, je range tout d'un coup de baguette, attrape nos sacs, nos manteau puis sors de la maison avec Drago sur les talons. J'attrape sa main et nous fait transplaner dans une ruelle isolée non loin du lycée. Je fais signe à Drago de ne plus utiliser sa baguette ou bien avec beaucoup de discrétion puisque nous sommes maintenant en présence de moldus. Nous nous rendons à pied au lycée qui se trouve à une centaine de mètres puis montons directement en cours après avoir pris soin de regarder notre emploi du temps que nous avons largement oublié depuis notre dernière visite dans ce monde. Au détour d'un couloir, je suis happé par quelqu'un. Charlotte. Elle sourit, m'embrasse et salut Drago.

" Marie, tu as passé de bonnes vacances ? me demande-t-elle.

- Vacances ? Ah euh oui ! Désolée, je suis un peu perdue. On revient tout juste de l'autre monde, chuchotai-je.

- Oh. Tout le monde va bien là-bas ?

- Euh… Je ne sais pas si on peut dire ça comme ça…

- Développe.

- On est en guerre alors… C'est assez dur pour tout le monde ", dis-je tranquillement alors que mes yeux trahissent ce que je ressens.

Drago, lui, a revêtit son masque d'impassibilité et seule moi vois à quel point il est mal. Doucement, il glisse ses longs doigts fins dans les miens pour me réconforter.

" Oh, mais lorsque je suis partie, il y a deux semaines c'était… différent.

- Ici, ça fait deux semaines que tu es revenue mais là-bas, cela fait des mois. Entre temps il s'est passé beaucoup de choses.

- Ah. Il faudra que vous me racontiez certaines choses alors, s'exclame-t-elle en fixant nos mains liées.

- Euh… Oui. On se voit plus tard alors ?

- Oui. Au revoir. "

Et elle s'en va aussi vite qu'elle n'est arrivé. Je souris légèrement puis entraine Drago à ma suite. Nous passons le premier cours à côté, en silence. Lorsque nous sortons, nous sommes interpellés par un groupe d'amis. Les voir me rappelle qu'Harry, Ron, Hermione, Ginny, Blaise, Neville, Luna et bien d'autres sont loin de moi, qu'ils me manquent et que je ne vais pas les revoir durant encore un long moment. Je sens mes yeux s'embuer, légèrement et je prétexte une excuse pourrie pour m'en aller rapidement. Manque de chance, Drago me connait et me suit en sentant que ça ne va pas. Alors que je marche rapidement dans un couloir pour m'éloigner et m'isoler un peu, il m'attrape le bras et me retourne pour que je lui fasse face. Il plonge alors ses magnifiques yeux bleus dans mes yeux embués et je détourne le regard, honteuse. Mais, ne l'entendant pas de cette façon, il attrape mon menton et se colle contre moi en m'obligeant à le regarder.

" Ne cache pas tes pleurs, Marie. Les larmes sont les preuves qu'il reste quelque chose d'humain en nous.

- Elles me font honte, surtout devant toi. Tu es si fort…

- C'est là où tu te trompe. Depuis que nous sommes revenus, c'est moi qui ai lâché le plus tôt. Il n'y a pas de plus fort, ni de plus faible entre nous deux. Tu as retiré toute trace de préjugés sur les forts et les faibles, sur les sangs purs et impurs en moi. Pour toi et moi, il n'y a que deux personnes qui s'aiment, rien de plus, rien de moi.

- Drago, tu… c'est magnifique ce que tu viens de me dire. Je t'aime, tu le sais, hein ? dis-je en le serrant contre moi.

- Je le sais, et je t'aime aussi."

La tête sur son torse, je me laisse aller dans ses bras rassurants durant cinq bonnes minutes puis nous retournons en cours. Pendant tout le temps de celui-ci, Drago garde ma main dans la sienne. Apaisée, je me laisse aller et tente plus ou moins d'écouter le cours.

A midi, nous nous dirigeons main dans la main au self pour manger tous les deux tranquillement mais c'est sans compter sur Vincent, Amélie et Alex qui viennent s'assoir à nos côtés. Comme pour narguer Drago, Vincent s'assoit à côté de moi tandis qu'Amélie se met entre Drago et Alex. Agacée, je m'écarte au possible de Vincent.

" Ethan, je pensais que tu serais reparti, s'exclame Vincent d'un ton hypocrite.

- Eh bien non, il va rester encore un petit moment, dis-je agacée.

- Oh génial, s'écrit Amélie pour améliorer l'atmosphère tendue. On pourra se prévoir quelque chose, tous ensemble !

- Euh ouais, ça dépend, dis-je peu convaincue. Sinon, vous avez fait quoi tous les deux pendant les vacances ? demandai-je à Amélie et Alex.

- Je suis partie en vacances dans la famille ! me dit Amélie. Et Alex est venu avec moi. C'était génial. On a fait de grandes balades, on est allé au cinéma et beaucoup d'autres choses. Et vous ?

- On s'est aussi baladé, j'ai fait visiter certains endroits à Dra… Ethan ! On est même allé à Paris ! dis-je avec un sourire resplendissant à Drago.

- Oh, la ville des amoureux", s'exclame Vincent jaloux.

Agacée, je l'ignore royalement et discute tranquillement avec les autres sans jamais adresser la parole à Vincent ou tenir compte de ses répliques. A la fin du repas, nous saluons les autres puis nous partons nous caler sur un banc du parc qui se trouve en face du lycée.

" J'avais totalement oublié qu'ici tu t'appelais Ethan et j'ai faillit gaffer !

- J'ai vu ça.

- Tu n'as pas été très bavard.

- Que veux-tu que je leur dise ? Salut, je suis Drago Malefoy un affreux Mangemort qui n'existe même pas dans votre monde et qui connait à peine votre monde et vous.

- Dray'…

- Non c'est bon. Déjà que l'autre abruti me soule ! J'avais une tel envie de lui envoyer un sort bien placé pour qu'il arrête de faire le malin avec moi celui-là.

- Dray' !

- Quoi ? Il est chiant, vaniteux, jaloux et j'en passe. Il n'attend qu'une chose, c'est te récupérer pour mieux te briser le cœur ! Il n'a pas manqué une seule occasion pour nous lancer des petites piques et j'ai vraiment pris sur moi pour ne pas y répondre. C'est un gamin insupportable qui se croit tout permis et qui pense pouvoir t'avoir d'un claquement de doigts !

- T'as fini ?

- J'ai déjà dis qu'il était insupportable et que je ne pouvais pas me l'encadrer ?

- Oui.

- Alors j'ai fini. Pour l'instant.

- T'es fatiguant. Moi aussi il m'agace et je le supporte depuis encore plus longtemps mais on s'en fou de lui, d'accord ? Bref. Je pensais à une chose au fait.

- Hum ?

- On devrait peut être allé chercher les animaux, non ? Ca fait longtemps que tu n'as pas vraiment vu Kovu et puis, je suis habituée à être en permanence avec eux…

- Si tu veux. On y retournera ce soir », me dit-il compréhensif.

Lentement, nous regagnons les salles de classes sans un mot. Le reste de l'après-midi passe plutôt rapidement mais je ne parviens pas à me concentrer. Sortir de la guerre et revenir dans un monde où ce que je vis au quotidien n'existe pas est assez difficile mais je prends sur moi car je ne veux pas que Drago sente mon malaise. Je ne veux pas que lui-même se sente mal. Une fois les cours finis, nous saluons poliment nos amis et marchons tranquillement jusqu'à notre petite rue discrète. Lorsque nous arrivons dans celle-ci, je m'arrête, inspecte les alentours puis propose mon bras à Drago qui le saisit doucement mais fermement. Le voyage est quelque peu mouvementé et l'atterrissage aussi mais au moins, nous arrivons à bon port.

« Ca m'énerve, m'exclamai-je, je n'arrive pas à atterrir en douceur.

- Ca va venir mais il faut que tu prennes l'habitude. Pour l'instant c'est nouveau. »

J'acquiesce en souriant et retire ma veste que je pose sur la chaise de ma chambre. Puis fatiguée, je me laisse tomber sans aucune grâce sur mon lit et ferme les yeux.

« Magnifique, je sors avec un phoque », commente Drago moqueur.

Immédiatement, j'ouvre les yeux et attrape un oreiller que je lance sur le Serpentard. Celui-ci, me connaissant, l'évite et le laisse finir sa course sur le mur avec un sourire carnassier qui ne présage rien de bon pour moi. En moins de temps qu'il ne faut pour dire Quidditch, il se jette sur moi et me chatouille en me tenant fermement. J'ai beau crier et me débattre, rien n'y fait, il ne me lâche pas alors je me laisse aller. Je ris à en pleurer et ce n'est que quelques minutes plus tard que le Serpentard stoppe enfin mon supplice. Je continue à rire un peu tandis qu'il garde un large sourire collé sur son visage. C'est bon de le voir si heureux et de pouvoir partager de nouveau un moment de bonheur avec lui. Soudain, Drago saisit brusquement mes mains et les place au dessus de ma tête. Nous sommes maintenant allongés sur mon lit l'un sur l'autre et je suis prise au piège du serpent, prise dans ses anneaux mais je n'en ai que faire, je ne m'en plains pas. Je plonge mon regard interrogateur dans le sien ce qui élargit son sourire. D'un seul coup, le serpent font sur moi et m'embrasse avec passion sans quitter la position dans laquelle il se trouve, c'est-à-dire, à califourchon sur moi. Peu à peu, il lâche mes mains et je passe celles-ci dans ses cheveux pour la première et sur ça nuque pour la deuxième. Ce n'est qu'au bout de quelques minutes d'un échange passionné que nous nous séparons à bout de souffle. Haletant, nous sourions tout deux et plongeons nos regards respectifs dans celui de l'autre. Puis, plus doucement cette fois-ci, Drago dépose doucement ses lèvres sur les miennes avant de se retirer pour embrasser mon cou. Je suis envoutée, envoutée par le serpent qui m'entoure de ses anneaux. Soudain, mon téléphone sonne. Je sens Drago sourire dans mon cou et se retirer. Je n'ai pas envie de répondre. Je lui fais signe que je ne compte pas répondre mais il me dit :

« Tu devrais décrocher, c'est peut être important. »

Dans un grognement ressemblant point pour point à celui d'un chien, j'attrape mon portable et décroche.

« Allo ? dis-je sans enthousiasme.

- Marie ? Salut, c'est Charlotte ! J'espère que je ne te dérange pas ?

- Si mais maintenant que tu m'as dérangé, dis-moi pourquoi tu voulais m'avoir…

- Ah excuse-moi. Je voulais seulement te parler un peu puisque nous n'avons pas eu le temps de le faire ce matin mais je rappellerais plus tard.

- Ouais, c'est ça. Sinon on mange ensemble demain, ça sera plus pratique.

- Okay, pas de soucis. A demain.

- Hum. »

Agacée, je raccroche et jette mon portable plus loin sur le lit. Soudain, en tournant la tête, je surprends Drago entrain de rire doucement.

« Quoi ? demandai-je légèrement agressive.

- Rien, absolument rien.

- C'est ça, arrête de te foutre de ma figure !

- Je n'oserais pas me foutre de toi, jamais ! dit-il en souriant avant de changer de sujet. Tu veux retourner chercher les animaux tout de suite ?

- Oui, ça serai bien. »

Je lui tends doucement la main et il l'accepte aussitôt. Dès que sa main entre dans la mienne, je nous fais transplanner en fermant les yeux pour une meilleure concentration. L'atterrissage se fait en douceur et à l'endroit même où je l'avais prévu.

« Tu t'en sors mieux pour transplanner d'un monde à un autre que pour le faire d'endroits à endroits, me taquine Drago.

- Ah ah très drôle. Sale serpent va ! m'écriai-je en lui tirant la langue de manière enfantine.

- Très mature, commente-t-il.

- Tais-toi et rends-toi utile au lieu de me critiquer. »

Je ne lui laisse pas le temps de répliquer et m'éloigne dans ma chambre pour écrire un mot à Severus pour lui raconter ces derniers jours et avoir de ses nouvelles. Ensuite, je prends quelques affaires pour les animaux, pour Drago ou pour moi et ressors de ma chambre. Soudain, je tombe nez-à-nez avec Drago.

« Que se passe… ?

- Chut ! me dit-il en plaquant sa main sur ma bouche. Il y a des mangemorts pile en dessous de l'arbre.

- Depuis quand tu n'as plus confiance en tes sortilèges. De plus, Severus a surement renforcé tes sortilèges, juste au cas où… Et puis, s'ils montent, ils nous suffi de transplaner ou de les tuer. D'ailleurs, c'est ce qui serait surement le mieux puisque personne ne doit connaitre cet endroit.

- Pardon ? s'écrit Drago surprit. Est-ce que c'est bien Marie Simon qui vient de dire ça ?

- J'ai déjà tué Drago, déclarai-je froidement.

- Oh, c'est ça que tu sous-entendais dans ton message ?

- Oui, affirmai-je. Bon, pas le temps de discuter, je vais écouter ce dont ils parlent, on ne sait jamais. »

Il acquiesce sans grande conviction et me surveille de loin tandis que je me penche pour écouter la conversation des deux mangemorts. Je découvre que tout deux sont de ronde et surveillent le château. Ils parlent de deux mangemorts qui auraient disparus et je devine qu'il s'agit des deux que j'ai tués. Je me rembrunis et retourne à l'intérieur. Sans un mot, je ramène un à un les animaux chez moi et retourne chercher Drago avant de repartir une nouvelle fois de la maisonnette que je n'ai pas assez quitté, à mon goût, les derniers mois. Une fois arrivé, je décide d'aller marcher un petit peu et d'un regard, j'intime à Drago de ne pas me suivre. Il semble comprendre que j'ai besoin d'être un peu seule, comme j'en ai l'habitude depuis les derniers mois, et même s'il parait déçu, il ne dit rien et me laisse partir.

Deux heures durant je marche sans vraiment savoir ou je vais. Une fois dans la forêt, je me métamorphose en chien-loup et cours à en perdre halène. Je ressens chaque foulée, déliant les muscles endormis de l'animal qui est en moi. Je sens le vent caresser mes poils, me brûler les poumons. Les sensations sont parfaites. La terre que je foule, tout comme l'herbe, me donne un sentiment intense de liberté. Chaque problème s'envole un à un pour ne laisser place qu'au plaisir. Une fois épuisée, je fais marche arrière et rentre chez moi en essayant de ne pas penser aux futures questions que Drago va surement me poser. Lorsque j'arrive enfin chez moi, je nourris tout les animaux et prépare le repas.

Aux alentours des 19 heures, j'appelle tout le monde à diner et c'est dans une atmosphère tendue pour Drago et moi, mais joyeuse pour mes parents qui ne savent rien, que nous mangeons. Je ne parle pas de tout le repas et ce sont mes parents qui font la conversation à Drago qui leur répond plus par politesse qu'autre chose. Mes pensées sont occupées par des questions. Où sont Harry, Hermione et Ron en ce moment ? Et Ginny ? Et Blaise ? Et Thomas ? Et Severus ? Est-ce qu'ils vont bien ? Normalement oui, mais je ne peux m'empêcher d'avoir peur pour eux… Il faut que j'aille voir Ginny, Blaise, Thomas et Severus le plus vite possible soit dès que je retournerai dans l'autre monde. Une demi-heure après le début du repas, je salue tout le monde puis descends dans ma chambre après avoir ranger mes couverts. Une fois dans celle-ci, je me couche sur le ventre sur mon lit avec un livre à la main. Un livre simple, de ce monde. Un livre sans prétention. Un livre d'ado, de mon âge, avec des problèmes de notre âge. Pas de problèmes de meurtres, pas de problèmes de guerres, de survie, de morts. Ce livre m'apporte la paix. Une paix que je ne ressens que dans de rares moments durant lesquelles je pense à d'autres choses, des choses normales. Plongée dans l'ouvrage, je ne remarque même pas l'entrée de Drago dans ma chambre. Doucement, il approche vers moi et s'assoit tout aussi lentement sur mon lit. Je relève tranquillement la tête pour regarder Drago qui se rapproche de plus en plus de moi. Une fois près de moi, il pose sa main sur mon dos et s'amuse à le caresser avec beaucoup de douceur. Apaisée, je le laisse faire et continue à lire un instant. Lorsque j'ai finis mon chapitre, je me relève et m'installe la tête sur ses cuisses et les genoux pliés. Couchée, je suis bien et prends sa main dans la mienne pour jouer avec les lignes de celles-ci. Ses mains sont douces bien que fortes, un peu comme lui.

« Tu peux m'en parler, tu sais, me dit-il tendrement. Si tu en ressens le besoin, si tu le veux,… Je sais que je n'ai jamais vraiment réconforté quelqu'un, que je suis sûrement maladroit lorsque je tente de le faire mais je t'aime alors je saurais au moins t'écouter.

- Merci Dray', merci beaucoup. Je suis juste un peu perdue… Avec tout ce qu'il se passe, les mangemorts que j'ai…enfin tu vois. Et puis Severus, Harry, Mione, Gin, Thomas ou Blaise que je n'ai pas revu depuis longtemps… C'est dur de vivre seule durant des mois sans nouvelles de nos amis, sans savoir ce qui leur arrive. Devoir survivre alors que l'on sait que nos amis vivent un danger perpétuel. Ce n'est pas facile tu sais…

- Je m'en doute Marie, je m'en doute. Mais maintenant, je suis là. Et puis, tu sais ce qu'il va arriver.

- Oui, c'est vrai. Mais je suis un imprévu dans l'histoire. Et si rien que par ma présence, j'avais changé le futur, enfin, le futur du monde magique ou de certaines personnes de ce monde…

- Marie Simon, tu te donne là bien de l'importance. Deviendrais-tu un peu malfoyenne ? dit-il en souriant bêtement.

- Imbécile va ! dis-je en lui tapant doucement sur la tête avant de reprendre mon sérieux. J'ai peur pour vous. J'ai peur pour Severus, pour Mione, Gin, Harry, Blaise, Thomas et pour toi aussi…

- Nous sommes des sorciers, nous sommes des élèves et professeurs brillants et nous avons de grands moyens de défenses, chacun à nos différentes échelles. Le trio d'or et Wesley fille se protègent entre eux et Severus veille sur Blaise et moi et vise versa. Ne t'inquiète pas pour nous. Et pour les mangemorts que tu as tués, ils le méritaient. Tu as tué des meurtriers qui ne s'en seraient jamais voulu de tuer des innocents.

- Je sais mais bon…

- Je comprends, dit-il doucement. Je suis là pour toi, pour t'aider à passer ce cap. Mais ne perds surtout pas de vu qu'en tuant ces deux hommes, tu as peut être sauvé beaucoup de vie et quelques esprits.

- Merci Dray', du fond du cœur. »

Tendrement, il se baisse un peu et m'embrasse d'un doux baiser sur le bout des lèvres. Un baiser au goût du café quotidien et de la cigarette fréquente mais aussi, un baiser plein d'amour, de sentiments et de passion. Même s'il sent le café et la cigarette, Drago sent aussi sa propre odeur, propre, aristocrate, forte, dure dans un premier temps puis doux et tendre. J'aime son odeur. J'aime Drago Malefoy. Si nous sortons indemne de cette guerre, Drago voudra-t-il me présenter ses parents ? Me présenter à eux ? Serais-je bien accueillie dans cette famille pleine de principes, de convictions et de certitudes vis-à-vis des moldus ? Rien que d'y penser, ça me mets le trac. Mais bon, pour l'instant, on n'en est pas là.

« Dray' ?

- Hum ?

- Tu te souviens notre pari ?

- Quel pari ? il demande en me fixant.

- Celui dans lequel tu disais que les histoires d'un jour étaient mieux que celle de longue durée. Moi, je disais le contraire. Et on avait parié que l'on se prouverait chacun nos points de vues. Tu te souviens ?

- Euh… Oui, dit-il incertain d'avoir donné la bonne réponse.

- Est-ce que j'ai gagné ? Est-ce que tu vois maintenant du positif à être en couple pour une longue durée ?

- Bien sur que tu as gagné et haut la main. Mais…

- Mais ? je répète inquiète.

- Mais j'en suis tout à fait heureux. C'est la première fois que je suis heureux de perdre. »

Trop heureuse, je me jette à son cou et l'embrasse avec amour. Il attrape ensuite mon menton et m'embrasse à on tour avant de déposer un baiser sur mon front.

« Marie, combien cela fait-il de temps que nous sommes ensemble au juste ?

- Hum… je dis en réfléchissant. Cinq mois sorcier plus les quelques jours ici.

- Oula, bientôt les six mois alors. Tu sais que c'est compliqué de compter avec les deux mondes ?

- Oui, je sais. Tu dors avec moi ce soir ?

- Si tu insiste », dit-il tout sourire en déposant ses lèvres sur les miennes avec douceur.

Je lève les yeux au ciel mais me laisse faire. Nous nous allongeons tout deux sur le lit, dans les bras l'un de l'autre, puis nous endormons presque aussi rapidement, épuisés.

Le lendemain matin, tel n'est pas ma surprise lorsque Drago me réveille. Je le fixe éberluée, encore endormie. Durant un instant, je me demande si ce n'est pas le fruit de mon imagination puis lorsque j'entends sa voie, je me rends compte que non.

« Je te ferais savoir que les Serpentard se lève tôt d'habitude. Hier, c'était seulement parce que j'étais fatigué. N'oublies pas la fois où tu es venus dormir dans ma chambre, c'est moi qui t'ai réveillé.

- Hum, pas faux. Bonjour, quand même. »

Il sourit un peu, m'embrasse avec douceur du bout des lèvres puis s'écarte pour aller se préparer. Le même rituel que la veille redémarre et pile à l'heure, nous transplanons jusqu'à la ruelle près du lycée.

Notre matinée de cours passe relativement vite et pour la première fois ici, Drago prend la parole durant l'un d'eux, la chimie. Le fait qu'il s'agisse de cette matière ne m'étonne pas tant que ça. Drago aime beaucoup les potions et la chimie, c'est ce qui s'en rapproche le plus à mon avis. Je le regarde répondre et exécuter les manœuvres des expériences avec beaucoup d'assurance. A la fin du cours, je range mes affaires et nous sortons tout les deux de la salle de cours en parlant.

« Tu te débrouilles très bien en chimie. Tu sais, si un jour tu en as l'occasion, deviens professeur de potion, je chuchote. Tu es vraiment doué, même avec les matières qui s'en rapprochent mais que tu ne connais pas. Peut être devrais tu en parler avec Sev'.

- On verra ça quand on le reverra, il me dit en souriant fier de recevoir des compliments. »

Je le traine dans le cours suivant en parlant avec Matthew. Matthew est quelqu'un de très gentil, avec qui il est agréable de parler. S'il était à Poudlard, il serait soit à Serdaigle pour ses bonnes notes, soit à Poufsouffle, pour sa gentillesse, sa tolérance. Durant le trajet jusqu'à la prochaine salle, je tente, tant bien que mal, de faire abstraction du regard noir que Drago jette à Matthew mais ne peux retenir un sourire en coin. Si nous étions dans l'autre monde, le monde magique, je suis presque sûre qu'il aurait déjà sortit sa baguette. A tâtons, j'attrape sa main pour le rassurer et le contenir ce qui semble faire à peu près effet. Matthew fixe nos mains puis m'adresse un grand sourire suivit d'un clin d'œil qui m'amuse beaucoup. Contre toute attente, lors de notre arrivée à la salle suivante, il passe à côté de Drago et dit :

« Bien joué mec. Vous faites un beau petit couple. »

Je souris devant l'air incrédule de Drago qui ne s'attendait pas à cela et l'entraine à l'intérieur de la salle de cours.

Eh voilà, c'est fini pour aujourd'hui ! J'espère que vous avez bien aimé ce petit chapitre ! J'attends avec impatience vos reviews !

Sinon, est-ce que vous vous souveniez de ce pari ? Et qu'est-ce que vous pensez de Vincent, ça m'intéresse beaucoup ! Et Matthew, avec sa petite phrase qui clôture le chapitre ?