I WILL FOLLOW YOU


Waw. Ca y est. Le vingtième chapitre, déjà. Je pense que c'est un cap dans la réalisation de cette fanfiction. Vingt chapitres. C'est énorme, je ne pensais pas arriver jusque là. Et le meilleur, c'est que j'ai absolument pas envie d'arrêter en si bon chemin, malgré le fait que j'accuse parfois quelques délais de retard...

Enfin bref. Je vous livre cette note afin de vous remercier d'être si nombreux à suivre les aventures de Gadia, à les apprécier et à, pour certains, me laisser votre avis.

I Will Follow You compte à ce jour 20 chapitres, 75 followers dont 49 qui l'ont indiquée comme étant une de leurs fictions favorites, 22 265 lectures, et 246 reviews. C'est impressionnant. Tout ceci aurait été impossible sans vous, lecteurs. Cette fanfiction existe grâce à vous. Alors Gadia et moi vous remercions de tout cœur !

Bonne lecture :)


Chapitre 20 :
« Alors, vous les verrez… »

.

Faramir partit tôt le lendemain, accompagné, comme il l'avait dit, d'une escorte suffisante et bien armée. Malgré les belles promesses qu'il m'avait faites, un sentiment d'angoisse dévastateur brûlait en moi. Comme si je savais que quelque chose allait se passer là-bas, à Osgiliath. Quelque chose de plutôt négatif. Je le regardais s'avancer entre les haies de citoyens de Minas Tirith, tous vêtus de noir et lançant des bouquets de fleurs sur son passage. Je l'attendais au bout de cette foule, bien en évidence, afin que nos regards puissent se croiser une dernière fois avant son départ. J'étais morte de peur.

Il arriva enfin devant moi. Je gardai la tête haute, malgré les larmes qui perlaient dans mes yeux et qui, bien vite, dévalèrent mes joues. Il se pencha sur son destrier, et d'un geste tendre, vint effleurer mon visage de sa main, récoltant mes larmes entre ses doigts. Il avait lui aussi l'air bouleversé, et même s'il essayait de le cacher, je le connaissais bien assez pour discerner son inquiétude.

« Je serai toujours avec toi, me dit-il doucement, après un court instant de silence.
– Prends bien garde à toi », murmurai-je en retour, la gorge nouée.

Il acquiesça d'un signe de tête, et se redressa. La marche reprit, et mon cœur se serra davantage. Les habitants de ma cité et moi-même restâmes longtemps aux portes, regardant partir les hommes. Des frères, des maris, des pères, des fils. Condamnés par la folie d'un seul dirigeant imbu.

La voix de Gandalf résonna alors que mon frère allait franchir les portes. Je tournai la tête en direction du Magicien, et fut surprise de voir sur son visage les traces de la peur. J'avais toujours pensé que notre guide ne pouvait ressentir un tel sentiment, ou du moins parvenait toujours à le cacher habilement.

« Faramir ! Faramir ! cria-t-il tout en se frayant un passage dans la foule. Faramir, votre père est devenu fou. Ne sacrifiez pas votre vie sans réfléchir.
– Comment prouver mon allégeance, si ce n'est en cet instant ?
– Tu sais bien que quoi que tu fasses, rien ne sera jamais assez, intervins-je.
– Votre père vous aime, Faramir. Il s'en souviendra avant la Fin. »

Les portes se refermèrent quelques temps plus tard. Malgré mes suppliques, les gardes refusèrent de me laisser monter en haut de la Tour de Garde afin de surveiller du mieux que je le pouvais le déroulement des combats en contrefort. Ils me conseillèrent d'aller dans ma chambre me reposer, mais je n'en avais tout simplement aucune envie. Rester inactive me semblait le pire de tout, car j'aurais alors tout le loisir de penser et de me ronger les sangs. Je décidai alors de rester aux côtés de Gandalf.

Nous marchâmes en silence jusqu'à une cour vide de toute personne, où nous nous assîmes sur des caisses de bois. Les sanglots que j'avais alors retenus jusqu'ici éclatèrent, et j'en vins à me maudire d'être si faible. Le Magicien me prit dans ses bras, et psalmodia des paroles incompréhensibles, tout en caressant mes cheveux. Etrangement, je me sentis apaisée, bien que la peine de mon cœur fût encore présente. J'essuyai mes yeux rougis avec ma manche et entrepris de me calmer.

Je ne sais combien de temps exactement nous sommes restés là, sans rien dire, juste à penser. Quelques heures, tout au plus. Ce qui nous tira de notre rêverie se manifesta sous la forme d'un horrible vacarme. Le Magicien se releva précipitamment, et m'enjoignis à le suivre, ce que je fis sans contester.

Nous arrivâmes passablement essoufflés aux renforts de Minas Tirith, où étaient déjà réunies de nombreuses personnes. Ce que j'y vis me glaça le sang dans les veines. Des centaines, non, des milliers d'Orcs avançaient dans notre direction, poussant des machines de siège plus grandes les unes que les autres. Ils poussaient de terribles cris, annonciateurs des malheurs que nous aurions bientôt à affronter. Alors que je déglutis de pure terreur, des objets furent lancés par-dessus les rambardes de la Cité. Je poussai un pur hurlement d'horreur quand une de ces choses atterrit à mes pieds.

Une tête. Une tête humaine. Un homme d'une trentaine d'années, aux yeux bleus et aux cheveux rendus gris par la poussière me fixait de son regard mort encore assombri par la peur. Je me détournai le plus rapidement possible de cette vision abominable, mais cela ne suffit pas à faire comme si je n'avais rien vu. Les larmes coulèrent sur mes joues alors que je rendis mon déjeuner. Gandalf passa un bras autour de mes épaules et m'entraîna plus loin, tâchant une nouvelle fois de calmer mes pleurs. Je me sentais si faible !

Les portes s'ouvrirent, et nous distinguâmes un cheval entrer à toute allure dans la Cité, traînant derrière lui un fardeau. Je reconnus immédiatement la monture de mon frère, et franchis l'espace qui me séparait de lui à une vitesse que je ne me soupçonnais pas. J'entrepris de calmer l'animal avant de me pencher vers Faramir, inconscient.

Ces monstres l'avaient attaché à sa selle alors qu'il n'était plus conscient. Son visage était tâché de sang, de même que ses vêtements, deux flèches avaient percé sa cuirasse, et sa respiration était presque inexistante. Sous le choc, je mis un moment avant de réagir. J'hurlai alors pour avoir de l'aide, et quelques gardes arrivèrent rapidement. Ils détachèrent mon frère et l'allongèrent sur une civière, avec pour objectif de l'amener à mon père. Malgré le fait que j'argumente un bon moment comme quoi il devrait plutôt être amené directement aux Maisons de Guérison, ils ne voulurent rien savoir. Je marchai donc à leur côté, gardant un œil plus qu'inquiet sur mon frère.

« Tu vas t'en sortir, Faramir, tu es fort, lui murmurai-je à l'oreille une fois qu'il fût déposé au pied de l'Arbre Blanc. Tu vas t'en sortir. »

J'étais morte d'inquiétude. J'avais l'impression de m'être dédoublée, comme si une part de moi observait la scène sans comprendre tout ce qui se déroulait, et une autre pleurant à chaudes larmes et sans retenue aucune.

Mon père ne tarda pas à arriver, courant comme jamais. Malgré ce à quoi je m'attendais, il semblait véritablement inquiet. Il s'agenouilla au pied de son fils, le teint livide.

« Ne me dites pas qu'il est tombé, s'écria-t-il.
– Ils étaient trop peu nombreux, répondit un garde. Nul n'a survécu.
– C'est de votre faute ! »

Je n'avais pu empêcher ces paroles de franchir la barrière de mes lèvres. Je ne m'étais pas sentie aussi désespérée depuis la mort de Boromir. Pippin, arrivé entre temps, posa une main réconfortante sur mon épaule dans le but de me redonner courage et espoir, mais cela fut vain. J'appréciais le geste du Hobbit, il n'y avait pas à en douter, mais une seule personne était capable de calmer mes émotions, et elle n'était pas présente. Nous avions été séparés alors que nous venions de prendre conscience de nos sentiments respectifs.

Cela me fit d'ailleurs me rendre compte que Gandalf ne m'avait pas suivie lorsque j'avais couru vers la monture de mon frère. Je n'avais aucune idée d'où il pouvait être, mais je lui faisais confiance. S'il était absent, il devait avoir une bonne raison, qu'il qualifiait de plus importante que mon frère étendu sur une civière.

Le regard haineux que me lança mon père me fit reprendre conscience du monde extérieur. Il articula les lèvres, mais aucun son ne me parvint. Mes sens semblaient s'être focalisés uniquement sur la vue de Faramir en piteux état, sur sa respiration tellement, tellement irrégulière. Ignorant l'Intendant, je m'approchais du corps de mon frère, suivie par mon cher ami, Pippin. Ce dernier posa une main sur le front de mon aîné, et ses yeux s'écarquillèrent.

« Mes fils sont morts, tituba mon père. Ma lignée s'est éteinte !
– Il est vivant ! s'exclama le Hobbit, alors que je recommençais à pouvoir respirer.
– La maison des Intendants a failli.
– Il a besoin de soins, monseigneur !
– Ma lignée s'est éteinte ! »

Semblant être sourd aux paroles de Pippin, Denethor chancela jusqu'au bout du grand balcon. Devant la rambarde, il se figea soudainement, et je devinai sans peine qu'il s'était enfin rendu compte de notre situation de siège. Malgré le fait que j'aurais dû, moi aussi, être dans un état de panique totale, je me sentais étrangement sereine. Comme si apprendre que mon frère était encore vivant m'avait fait oublier tous les dangers qui nous guettaient.

« Le Rohan nous a abandonné ! Theoden m'a trahi», rugit Denethor.

Je m'avançai vers lui, doucement. Il n'était pas lui-même, cela se voyait facilement. Même les gardes se jetaient des regards interrogateurs, méfiants. J'étais en ce moment la seule personne qui pouvait m'opposer à mon père sans risquer une mort immédiate et une inculpation de trahison.

« Père, dis-je. Le Rohan viendra. Theoden viendra . Vous devez garder espoir. Tenez le siège jusqu'à leur arrivée.
– Et qu'en sais-tu ? cria-t-il soudainement. Les alliances sont mortes, nous sommes seuls ! Et nous allons tous mourir, que tu le veuilles ou non !
– Je refuse de croire une telle chose ! »

Au moment où j'hurlais ces paroles, une grosse pierre catapultée frappa une des tours de la Cité, provoquant un affaissement désastreux. Les cris redoublèrent. Des femmes, des enfants. Nous n'avions rien pu prévoir. Tous étaient à la merci des Orcs, sans protection. Je sentais ma gorge se serrer. D'autres attaques ne tardèrent pas à être lancées, et à chaque fois, les dégâts humains comme matériels se multipliaient.

« Abandonnez vos postes ! ordonna soudainement mon père, provoquant l'incrédulité de tous. Fuyez ! Fuyez pour vos vies ! »

Il se retourna ensuite, pour tomber nez à nez avec Gandalf. J'eus envie de sourire en pensant que le Magicien allait bien vite reprendre les choses en main, mais les circonstances ne permettaient pas un tel acte. Il frappa Denethor en plein visage avec son bâton, avant de le mettre à terre avec deux autres coups.

« Préparez-vous à vous battre », rugit-il à son tour.

Enfourchant à toute allure son fidèle Gripoil, il cavalcada dans toute la Cité afin de donner ordres tactiques et conseils. Je décidai de rester auprès de Pippin et surtout de mon frère, qui allait avoir grand besoin de réconfort et de soutien une fois réveillé. Cependant, le Hobbit ne fut pas de cet avis. Il détala à toute vitesse en direction du champ de bataille, et bien malgré moi, j'abandonnai là mon frère aux Gardes, qui promirent de le surveiller attentivement.

Je rattrapai Pippin dans les escaliers, et agrippai férocement sa manche, l'empêchant d'aller plus loin. Il me jeta un regard de défi, et je reculai soudainement. Je n'avais pas l'habitude d'une telle détermination venant de sa part.

« Pippin, où croyez-vous aller ?
– Je vais me battre. Je vais honorer ma promesse envers votre père.
– A Morgoth mon père, vous ne pouvez pas aller là-bas !
– J'y vais tout de même. Je veux me battre ! »

Je me reconnus soudainement dans ce petit être plein de force. Mon cœur se serra au souvenir de ces mêmes paroles que j'avais dites à Legolas, lors du siège du Gouffre de Helm. C'est également ce jour-là que notre relation avait véritablement changé. Je ne pouvais pas priver Pippin de son moment de gloire. Mais je ne pouvais pas non plus le laisser mourir.

« Très bien, je vous laisse y aller à une condition.
– Laquelle ? demanda-t-il, suspicieux.
– Je viens avec vous. Mais avant, venez avec moi, il faut que je revête une tenue plus adaptée. »

En effet, je ne pouvais pas me battre avec mes vêtements de voyage. J'avais besoin d'une armure. Le Hobbit accepta, et nous courûmes le plus rapidement possible en direction de l'armurerie. Là, je trouvai une cuirasse à ma taille et me dépêchai de l'enfiler. Gêné, Peregrïn détourna son regard en rougissant, et cela me fit tendrement sourire.

Une fois vêtue de ma cuirasse, d'un heaume, mon épée attachée à ma hanche et mes poignards glissés contre mes flancs, nous reprîmes le chemin vers le combat… et, je ne l'espérais pas, vers la mort. Pippin était étrangement silencieux, et son regard grave me mettait bien malgré moi mal à l'aise. Il n'ignorait pas les risques qu'il encourait en se rendant au combat.

Les Orcs déboulèrent dans la Cité au moment où nous parvînmes à nous frayer un chemin parmi les citoyens terrifiés. Je n'eus que le temps de dégainer mon épée qu'un de ces monstres étaient sur nous, levant au-dessus de lui une massue sombre et dégoulinante de sang. Je l'abattis sans état d'âme, plongeant ma lame dans son ventre, et le repoussai du pied. Envoyant un regard encourageant au Semi-Homme, je fendais la foule en direction des portes. Il ne nous restait que quelques escaliers à descendre.

Nous fûmes soudainement encerclés. Les créatures avaient fait une percée et nous tenaient maintenant en joute, en plein milieu des escaliers. Sentant le Hobbit se crisper à mes côtés, je le repoussai brutalement en arrière, l'éloignant des armes des monstres et plaçant mon corps comme barrière.

« Pippin, retournez à la Citadelle », lui murmurai-je.

Il ne bougea pas. Mais je ne pouvais pas me permettre d'attendre, ou un de ces monstres allait m'avoir avant que je ne puisse réagir. Je ne tenais pas à mourir. Profitant de l'effet de surprise, je sortis de leur fourreau un de mes poignards d'un geste rapide, et sans attendre, lacérai la gorge d'un Orc. Deux autres se jetèrent sur moi, et j'effectuai un moulinet de mon épée afin d'en éliminer au moins un. Legolas, Boromir ou encore Aragorn, aurait pu tuer les deux en un seul coup, mais j'étais loin de posséder leur talent.

Mon épée étant trop grande pour que je puisse virevolter afin d'atteindre le deuxième Orc, je me contentai de décocher un coup de pied dans le genou du monstre, ce qui eut pour avantage de lui faire perdre momentanément l'équilibre. Je n'eus alors qu'à plonger ma dague dans sa clavicule. Le jet de sang noir aspergea ma cuirasse, mais je n'en avais cure. Je n'étais préoccupée que par les autres monstres que je distinguais se diriger à toute allure vers nous.

J'étais essoufflée, et ignorai si mes forces me permettraient de subir un nouvel assaut. Je retins mon souffle, alors que j'entendis le Hobbit pousser un petit cri derrière moi. Tous mes sens se mirent en alerte, et je levai une nouvelle fois mes armes.

Mais rien. Je bénis Gandalf d'avoir réagi à temps. Il avait sauté sur l'Orc, plongeant son épée dans son dos. Un coup de bâton acheva de mettre hors d'état de nuire deux autres créatures. A bout de souffle, il s'approcha de nous, et posa sa main sur l'épaule de Pippin.

« Ce n'est pas une place pour un Hobbit ! » cria-t-il.

Il s'apprêtait à continuer mais une marée de monstres déferla sur lui. Il distribua de nombreux coups, et je réalisai pleinement quel excellent combattant il était, lui aussi. Il mit à terre une dizaine d'ennemis sans obtenir la moindre égratignure.

Je poussai un petit cri quand un Orc, arrivé dans son dos, leva sa menaçante épée. Je n'eus pas le temps de réagir que Pippin avait déjà sauté des marches de l'escalier et planté sa courte épée dans le ventre de la créature. Gandalf eut l'air aussi surpris que moi des prouesses de notre ami.

« Un vrai Garde de la Citadelle, hein ? dit-il gentiment. Allez, montez, vite ! Dépêchez-vous. Retournez auprès de Faramir, et Gadia, accompagnez-le. »

Nous hochâmes la tête en signe d'acceptation, et remontâmes à toute allure les escaliers vers le haut balcon. En chemin, nous eûmes l'occasion d'éliminer encore quelques créatures qui barraient notre chemin ou terrorisaient les habitants, mais tout cela se fit sans encombre. Nous n'avions aucune blessure, hormis un souffle erratique et du sang sur les mains. La nuit était tombée, entre temps, et seuls les astres nocturnes illuminaient la Cité.

Je me figeai. Nous venions d'atteindre la Citadelle, et le spectacle s'y déroulant m'avait laissé déroutée. Mon père marchait en tête d'un cortège macabre, entièrement vêtu de ses habits de deuil, tenant une torche. Les gardes qui le suivaient portaient sur une civière de bois mon frère, encore inconscient. Cela ressemblait à s'y méprendre à une cérémonie de funérailles. Je poussai un grognement et courrai à toute vitesse vers mon père, les yeux brillants de colère.

Je l'avais presque atteint lorsque je sentis des une paire de mains me saisir à la taille. Je me débattis avec fureur, refusant d'être une nouvelle fois traitée comme une prisonnière, mais mes bras furent saisis et tordus dans mon dos, dans une clé douloureuse. Je gémis de souffrance.

Se plaçant en bout du cortège, mon garde suivit les autres en direction d'une salle de la Citadelle où je n'avais mis les pieds qu'une ou deux fois, ignorant toujours son usage. J'étais contrainte de suivre sans un mot, car, à chaque fois que j'osais pousser ne serait-ce qu'un grognement, sa poigne se faisait plus forte, et par conséquent bien plus douloureuse.

« Nulle tombe pour Denethor et Faramir, entendis-je mon père prononcer. Nul long et lent sommeil de la mort embaumée. Nous brûlerons comme les rois païens de jadis. Qu'on apporte du bois et de l'huile. »

Je gigotai une nouvelle fois afin de me libérer de la poigne du garde, mais sans résultat. Ce fut alors que je remarquai que Pippin ne m'avait pas suivie. Il y avait encore une chance. S'il parvenait à prévenir Gandalf sans se faire massacrer avant, alors peut-être que mon frère pourrait être sauvé.

Du bois fut déposé sur une stèle au centre de la pièce. Les soldats y allongèrent Faramir, en prenant soin que ses cheveux soient bien disposés autour de son beau visage. Ils avaient changé sa tenue, remplaçant son armure ensanglantée contre sa plus belle tunique, d'un vert soyeux et aux broderies d'argent. Denethor s'avança ensuite, et prit sa tête entre ses mains.

« La demeure de son esprit s'écroule, dit-il. Il brûle, il brûle déjà.
– Il est vivant, espèce d'imbécile ! hurlai-je. Lâchez-moi ! »

Le garde avait une nouvelle fois resserré sa poigne, et je me pliai en deux sous la douleur. Mon père ne m'accorda pas un instant d'attention et je le maudis du regard.

Ce fut ce moment que Pippin choisit pour débouler dans la pièce. Sans Gandalf. Mon cœur se serra. Il se fraya un chemin parmi les hommes, s'approchant de mon frère.

« Il n'est pas mort, gémit-il. Il n'est pas mort ! »

Il hurla et tenta d'ôter le bois de la stèle, perdant totalement le contrôle de ses nerfs, comme je l'avais fait quelques instants plus tôt. Denethor lui jeta un regard noir, avant de se relever et de le saisir brutalement par le bras, ignorant ses suppliques. Il le jeta dehors. Avant que les portes ne se referment sur mon ami, j'eus le temps de croiser son regard. Je lui insufflai alors dans ce simple échange tout mon espoir, toutes mes prières. J'espérais qu'il comprenne ce que j'attendais de lui.

« Versez de l'huile sur le bois », ordonna l'Intendant.

Je me débattis malgré la souffrance de mes bras tordus, tout en hurlant des flux de paroles incompréhensibles. Je perdais pied. Il n'y avait pas pire horreur que de voir son frère brûler vivant sous ses yeux.

Des sons de cor me parvinrent, venant de loin. Je connaissais ce cor, c'était celui du Rohan. Une poussée d'espoir me vrilla quant à l'avenir de ma Cité. Hélas, au moment présent, il ne représentait pas grand-chose.

« Père, je vous en supplie, abandonnez cette folie ! dis-je. Il est vivant, ne le voyez-vous pas ? Ne vous noyez pas dans le chagrin ! »

Il me jeta simplement un regard plus noir que les abimes de la Moria, avant de verser lui-même l'huile sur le bois. Se tenant debout, il vida le reste du pot sur son visage, et étendit ses bras en croix au-dessus de lui. Un des gardes approcha la torche du bûcher, et je fondis en sanglots tels que même respirer était difficile. Je criais, je me débattais, je pleurais, mais rien ne semblait vouloir arrêter la folie de mon père.

Rien, sauf Gandalf. Il enfonça la porte, monté sur Gripoil avec Pippin, et galopa vers le garde, le bousculant. Ce dernier lâcha la torche, qui tomba sur le sol et s'éteint.

« Cessez cette folie ! » hurla-t-il.

Alors, mon père, ce fou, s'empara de la torche d'un autre garde et mit lui-même le feu au brasier. Le Magicien s'empara de la lance d'un des soldats et frappa Denethor avec la garde, le faisant tomber du bûcher. Le garde qui me tordait les bras me lâcha subitement, se précipitant vers son maître, et je m'écroulai sur le sol dur et froid, mes sanglots déchirants ne voulant pas se calmer. Entre mes larmes et mes doigts écartés devant mes yeux, je distinguai Pippin sautant dans le brasier avant d'en pousser difficilement mon frère.

Je me relevai en chancelant, à temps pour voir Denethor se précipiter vers le Hobbit en hurlant comme le fou qu'il était. Ne réfléchissant plus, j'arrachai mon ami à sa poigne avant de le gifler avec toute la force et la colère que je refoulais au plus profond de moi depuis des années. Ce geste n'était pas digne, je le savais très bien, et encore moins respectable, mais je n'avais pas pensé aux conséquences. Je n'en avais cure. Je voulais juste lui faire comprendre que nous n'étions pas à sa merci. Que je ne le considérais plus comme mon géniteur. Ses yeux se voilèrent d'une terrible colère et il leva la main à son tour. Je ne faillis pas, et soutint son regard furieux avec toute la détermination dont j'étais capable.

Gandalf, devant l'ampleur que la situation prenait, fit se cabrer son cheval, qui envoya un coup de sabot à Denethor. Ce dernier fut propulsé en arrière et atterrit sur le bûcher qu'il avait lui-même alimenté. Son corps entier s'enflamma, et je ne pus me résoudre à observer une telle scène. Me détournant, je fis de mon mieux pour ne pas défaillir à l'odeur de chair brulée qui se répandait dans toute la pièce. Je distinguai du coin de l'œil l'Intendant en feu courir à travers la salle, puis se jeter du haut balcon. Je devais admettre à moi-même que malgré mes précédentes paroles, je ressentais de la tristesse. Pas une tristesse fulgurante, comme celle qui m'avait assaillie lors de la mort de Boromir ou encore lors des évènements récents, mais elle était tout de même présente.

« Ainsi disparaît Denethor, fils d'Ectehlion », proclama Gandalf.

Une fois remise des mes émotions, j'osai couler un regard inquiet vers Faramir. Mon cœur s'emballa, et je poussai une exclamation de pure joie. Il était bien vivant ! Ses yeux étaient ouverts, fixant sans comprendre l'endroit où se trouvait encore quelques instants plus tôt notre ancien Intendant. Je me ruai vers lui et le pris dans mes bras.

« Faramir ! Oh Faramir, j'étais si inquiète ! Tu n'as rien ! »

Et je fondis en larmes, une nouvelle fois. Je me maudissais de toujours pleurer, les Valars savaient pourtant à quel point je détestais cela ! Mon frère posa une main sur le sommet de mon crâne et m'attira plus à lui, sans un mot. Il ne souriait pas, mais ne pleurait pas non plus. Son visage ne laissait transparaître aucune émotion.

Au bout d'un moment dans les bras l'un de l'autre, nous nous séparâmes, et nous relevâmes. Gandalf nous observait, un sourire sur ses lèvres. Pippin, quant à lui, semblait véritablement soulagé. Il s'approcha de mon frère et lui tendit une main, que ce dernier saisit. Tout aurait pu être tellement bien, si la guerre ne faisait pas rage à l'extérieur de la Citadelle.

Malgré ses protestations, nous déposâmes Faramir aux Maisons de Guérison, déjà emplies de monde. Mon frère jurait se sentir apte à combattre et à défendre sa Cité, mais je n'avais pas oublié ces deux horribles flèches plantées dans sa poitrine. Une fois allongé sur un lit blanc, il s'endormit presque instantanément, apparemment pas aussi en forme qu'il le disait. Nous restâmes à son chevet jusqu'au lever du jour.

Gandalf, Pippin et moi-même reprîmes ensuite le chemin vers le combat. Les effectifs manquaient, beaucoup des nôtres étaient tombés, et le Magicien disait que la moindre aide pouvait changer notre avenir. Nous trouvâmes les portes de la Citadelle close, et en interrogeant un garde, nous apprîmes que les Orcs avaient des trolls, et qu'ils avaient finalement réussi à entrer dans Minas Tirith. Tous les survivants étaient désormais retranchés derrière cette grande porte en bois, martelée par un bélier.

J'avais l'impression que cette guerre ne cessait de me donner des espoirs pour les reprendre ensuite.

Pippin avait l'air bouleversé, aussi tentais-je de le réconforter en passant un bras autour de ses épaules en signe d'appui. En vérité, je n'en menais pas plus large, mais j'avais suffisamment montré ma faiblesse pour le restant de mes jours. Gandalf était silencieux, il semblait perdu dans ses pensées. Malgré tout, sa présence me donnait du courage, et je lui étais reconnaissante de n'avoir pas abandonné.

« Je ne croyais pas que ça finirait de cette manière, dit soudainement le Semi-Homme.
– Fini ? répondit Gandalf. Non, le voyage ne s'achève pas ici. La Mort n'est qu'un autre chemin, qu'il nous faut tous prendre. Le rideau de pluie grisâtre de ce monde s'ouvrira, et tout sera brillant comme l'argent. Alors, vous les verrez…
– Quoi, Gandalf ? Voir quoi ?
– Les rivages blancs… Et au-delà, la lointaine contrée verdoyante sous un fugace lever de soleil.
– Alors… ça ne va pas si mal ?
– Non… non, en effet. »

Apaisée par les paroles du Magicien, je permis à un léger sourire d'apparaître sur mes lèvres. Il avait raison, après tout. La mort n'était rien de plus que le commencement d'une autre chose, une autre vie, peut-être. Certes, elle ne m'attrayait pas le moins du monde, mais au moins la panique que je ressentais avait diminué, me laissant plus de facilité pour réfléchir et me plonger dans mes souvenirs.

Un coup plus fort que les autres sur la porte me fit sursauter. Je tournai rapidement la tête vers sa provenance, et mon sang se glaça dans mes veines lorsque j'aperçus la brèche. Gandalf nous adressa à Pippin et moi un signe de tête encourageant.

Des dizaines et des dizaines d'Orcs percèrent nos défenses. Ils arrivaient par vagues successives, toujours plus nombreux, et je voyais ma fin arriver bien trop vite à mon goût. Je faisais de mon mieux pour survivre, tout en gardant un œil vigilant sur mon ami Semi-Homme. Mon épée volait autour de moi, le sang fusait, les cris, le sang, le sang, le sang. Pas seulement celui des Orcs, mais aussi celui des hommes. Ainsi que le mien. Mon visage était poisseux de sang, une vilaine plaie au genou entravait mes mouvements, et mon épaule me faisait tellement mal !

J'esquivai difficilement un coup de sabre. Le plat de l'arme me frappa tout de même en pleine poitrine, et je titubai, le souffle coupé. Le monstre réattaqua directement, ne me laissant pas le temps de récupérer. Je n'eus que le temps de me jeter à terre afin d'éviter son coup. J'avais manqué de peu de me faire trancher la tête. Une longue coulée de transpiration dévala ma tempe à l'idée que j'avais véritablement frôlé la mort, cette fois. Je tentai de me relever, mais m'aperçus bien vite que cela était impossible. La plaie dans mon genou semblait s'être ouverte un peu plus, et je sentis le sang couler le long de mon mollet. J'eus alors un geste de survie purement spontané : je reculai en m'aidant des mes mains, venant coller mon dos contre une grosse pierre. Néanmoins, la créature ne semblait pas décidée à vouloir me laisser vivre mes derniers instants, car elle continua d'avancer vers moi, un sourire édenté sur le visage.

Je fis mes prières. Je priai pour que tous mes amis, mon frère, puissent avoir une vie heureuse. Je priai pour que Legolas ne m'en veuille pas d'avoir pris des risques inconsidérés. Je priai pour qu'il continue de penser à moi, de temps en temps, mais qu'il ne s'attarde pas et trouve quelqu'un qu'il aimera de tout son être, et que cette personne aimera en retour. Je priai, puis m'apprêtai à fermer les yeux quand une étrange chose attira mon attention.

Un nuage vert translucide se dirigeait à toute vitesse vers nous. Ma bouche s'arrondit en un parfait 'o'. Quel était encore ce maléfice ? Quand le nuage atteint les premiers montres, il se disloqua soudain pour laisser apparaître des hommes tout à fait verts, tenant des épées fantomatiques dans leurs mains. Une ancienne légende me revint en mémoire. Les hommes des montagnes avaient prêté serment au roi Isildur, lui jurant de l'aider au combat. Seulement, quand le roi eut besoin de leur aide, ils ne vinrent pas. Alors Isildur les maudit, ne leur accordant la délivrance qu'une fois qu'ils auraient accompli leur serment. Aragorn était l'héritier d'Isildur. Serait-ce lui qui avait mobilisé les troupes maudites ? Cela ne m'étonnait pas du Rôdeur, même s'il refusait de l'admettre, il avait vraiment l'âme d'un roi.

En un instant, nous fûmes débarrassés des Orcs. Je me sentis étrangement mieux, comme délivrée. J'avais eu tellement peur que la mort ne me prenne ! Cette soudaine bouffée de confiance me donna même la force de me relever, ignorant ma douleur.

Pippin se jeta dans mes bras, et je l'étreignis avec chaleur, heureuse d'être encore là pour faire une telle chose. Gandalf nous rejoignit, et se permit une chose qu'il n'avait encore jamais faite. Il nous prit à son tour dans ses bras. Ma respiration se calma lentement, et bientôt je repris un total contrôle de mes esprits.

« Il nous faut rejoindre les autres », dit Gandalf.

Je lui lançai un regard surpris, et dans lequel n'importe qui pouvait voir une joie et un espoir démesuré. J'allais enfin revoir Aragorn, Gimli et Legolas. Legolas. Il m'avait tellement manquée, même si j'avais tout fait pour ne pas trop y songer. Chaque jour sans sa présence me rendait toujours plus triste, plus inquiète. Ces derniers mois, nous avions toujours été ensembles. Certes, nous n'entretenions alors pas les mêmes sentiments, mais il était quand même à mes côtés. Et j'allais enfin le revoir.

Nous dévalâmes rapidement les étages et les marches menant au pied de la Cité. Là, le carnage était indescriptible. Des milliers de corps –humains ou non– jonchaient le sol. J'aperçus également des créatures dont je ne soupçonnais pas l'existence : des oliphants. Ils avaient du les amener du lointain Harad, comme le témoignait les corps sans vie de leur monteurs, des hommes au teint foncé comme l'ont les gens de là-bas.

Et enfin, nous vîmes nos amis, au loin. J'accélérai alors le pas, inconsciemment, tellement pressée de les serrer dans mes bras. Derrière eux, je distinguais l'armée des morts. Après quelques instants, les soldats fantomatiques disparurent dans une brume verte, et j'en déduisis qu'Aragorn devait les avoir libéré de la malédiction.

Ils se tournèrent vers nous alors que nous n'étions qu'à quelques mètres. Je restai accrochée au regard de Legolas, tellement bleu, tellement empli de promesses, tellement heureux. Arrivée devant lui, je me tins un instant immobile, ne parvenant pas y croire, nos yeux simplement plongés dans ceux de l'autre.

Il me prit soudainement dans ses bras et me souleva de terre, penchant son visage au-dessus du mien. Nos lèvres se rencontrèrent d'abord timidement, puis avec toujours plus d'ardeur. J'aurais voulu rire et pleurer en même temps. Un raclement de gorge provenant sans aucun doute de Gimli nous ramena au présent. Legolas me redéposa sur le sol, les yeux rieurs. Je rougis violemment. Le Nain ricana avant de me donner une tape bourrue dans le dos, comme à son habitude. Quant au Rôdeur, il m'adressa un clin d'œil, puis passa ses bras autour de mes épaules, me serrant contre lui.

Legolas reprit ma main dans la sienne, la serrant avec force. Contrairement à moi, il n'était pas couvert de sang, et sa tunique était toujours en ordre. J'ignorais comment il faisait pour être toujours aussi impeccable. Sa nature elfique, sans doute. Mes cheveux étaient défaits, ne ressemblaient plus qu'à un amas de poussière. Ma peau était trempée de sueur et de sang, mes vêtements me collaient à la peau et ma cuirasse était dans un triste état. J'avais perdu mon casque durant la bataille, mais je fus heureuse de constater que mes dagues et mon épée étaient toujours en place dans leur fourreau.

Mais les retrouvailles heureuses ne durèrent pas très longtemps. Il manquait certain d'entre nous, Merry, par exemple, et nous ignorions toujours tout du sort de Sam et Frodon. Pippin décida de partir à la recherche de son cousin, et nous fîmes de même.

Le Hobbit retrouva son homologue au pied de la dépouille d'un Oliphant. Il fut conduit en toute urgence aux Maisons de Guérison, où j'y retrouvais également mon cher Faramir. Celui-ci semblait cette fois bien remis de ses blessures. Assez pour remarquer mon piteux état. Il me jeta un coup d'œil rassuré en voyant que je n'avais rien de trop grave, mais insista quand même pour que je me fasse soigner. Legolas rejoignit son avis, et c'est donc à contrecœur que j'acceptai.

Les guérisseuses m'entrainèrent dans une pièce attenante, où elles nettoyèrent mes plaies et me vêtirent d'une robe blanche en lin. Mon genou fut pansé, de même que mon épaule où s'étendait une large coupure, et elles appliquèrent un onguent cicatrisant sur mon visage. Elles m'assignèrent ensuite un lit que je ne devais pas quitter jusqu'au lendemain, juste à côté de celui de mon frère et de celui de Merry, à mon plus grand bonheur.

Les Marcheurs restèrent à notre chevet tout le reste de la journée et une bonne partie de la nuit. Legolas insista pour ne pas me quitter une seule seconde, affirmant que je m'attirais assez d'ennuis quand je n'étais pas accompagnée. Le regard interrogateur que me lança Faramir me força à m'expliquer.

« Faramir, je te présente Legolas Vertefeuille. Fils de Thranduil de la Forêt Noire. Nous…enfin… je… »

Et voilà le problème. Je ne parvenais pas à mettre des mots sur ce que Legolas et moi vivions. Il était conscient de mes sentiments pour lui, comme j'étais consciente des siens pour moi, mais nous n'avions encore jamais établi un lien clair entre nous. Qu'étions-nous au juste ? Je bredouillais une nouvelle fois, avant que l'elfe ne saisisse ma main et ne prenne la parole.

« Je fais la cour à votre sœur. Avec votre permission, bien entendu. »

Les yeux de mon frère s'agrandirent de surprise, alors que j'éclatais de rire. Faramir mit quelques instants à réaliser, puis, considérant nos mains liées, il sourit légèrement.

« Vous avez ma permission, Legolas », dit-il.

Il m'adressa ensuite un sourire que je devinais comme être des félicitations. Faramir avait le don de m'amuser, qu'importe la situation. Peu à peu, je le voyais se détendre vis-à-vis de l'elfe, et cela me confortait. Son soutien m'était très important. Je voulais qu'il se rende compte que l'homme que j'avais choisi était quelqu'un de bien, quelqu'un possédant des tas de qualités et qui saurait prendre soin de moi, comme il l'avait fait quand j'étais au plus bas. Je voulais que mon frère lui fasse confiance, afin que je n'eusse pas à choisir.

Peu à peu, je sentis la fatigue me gagner, et finalement j'imitai Merry dans le lit voisin au mien, et rejoignis le royaume des rêves. J'ignorai de quoi le lendemain serait fait, mais tout ne pouvais qu'aller mieux maintenant que le siège de Minas Tirith était rompu, et que j'avais retrouvé les membres de la Communauté, que j'avais retrouvé mes amis.


Eeeet voilà. Ca vous a plu ? J'espère que oui. On revoit enfin la gueule d'ange de ce cher Legolas. Je commençais à désespérer de ne plus l'inclure dans la fiction, pour tout vous avouer. La Communauté vient également de dépasser un stade critique de leur aventure : la bataille de Minas Tirith, ou celle qui devait déterminer le sort du monde qu'il connaisse. Si l'on relativise, leurs aventures sont bientôt terminées.

Mais ! Ne vous inquiétez pas, je vais pas arrêter cette histoire après le triomphe des armées du Bien. Je compte bien décrire le sort de nos amis, ce qu'ils vont devenir, comment va se dérouler la romance entre Legolas et Gadia, comment elle sera perçue, comment ils vont appréhender l'avenir, etc. Un bon programme, donc. Ah, j'en meurs déjà d'impatience !

Et tout de suite, les réponses aux reviews !


REPONSES AUX REVIEWS (ANONYMES OU NON)

AliceTwitter : J'espère que la suite aura été à la hauteur de tes attentes ! Je m'attache de plus en plus à Gadia, pour ainsi dire, et j'aime l'idée de la faire évoluer avec les événements qu'elle traverse. C'est comme si, d'une certaine manière, je mûrissais également. J'essaie cependant de rester fidèle au caractère originel donné au personnage, mais parfois j'ai vraiment envie de lui faire faire des trucs de fouuuu, mais ça n'est pas possible. Je sais que ça ne collerait pas. (Sinon j'aurais déjà écrit un mariage elfique du tonnerre, pfouuuh)

Marine02 : Hello ! Oui, Gadia s'est prise une mandale. Elle était méritée d'une certaine façon, j'imagine mal Denethor réagir positivement à une insulte de la sorte. Mais tu as dû t'apercevoir qu'elle lui a bien rendu la monnaie de sa pièce. J'ose espérer que tu as aimé les retrouvailles entre nos deux amoureux. J'ai essayé de faire quelque chose de "romantique" et assez comique à la fois, on verra bien ce que tu en penses ! Dis-moi tout !

Melior Silverdjane : La gifle qu'elle s'est prise avec une justification, d'un côté. Même si Denethor reste un fehfbfugfz. (pour être polie.) Elle lui a rendu la pareille, comme tu l'as vu. Je n'aimerais pas me prendre une bonne gifle comme celle qu'elle lui a distribué, personnellement. Elle y a mis toute sa rage ! J'espère que tu as aimé ce chapitre !

little-road : Je suis contente que tu aies apprécié le dernier chapitre, et j'espère qu'il en sera de même pour celui-ci ! Gadia a vraiment pris en assurance pour défier son père de la sorte (il lui a fait la misère, d'un côté). Et elle ose enfin affirmer ses sentiments par-rapport à Legolas. Ca devient de plus en plus intéressant à écrire, et j'espère que ça l'est tout autant à lire !

crushneverdies : Oh, que de jolis compliments ! Je te remercie mille fois, ça fait vraiment plaisir de lire une review comme celle-ci. Ca motive. J'espère que l'attente n'aura pas été trop difficile, et que ce chapitre t'aura autant fascinée !

Hinata : Ne t'inquiète pas, la fin n'est pas pour tout de suite ! Comme dit plus haut, je pense écrire encore de nombreuses choses. A vue de nez, je dirais que je peux continuer sur au minimum 10 chapitres supplémentaires, si ce n'est plus. J'espère toujours te compter parmi les lectrices de cette fiction, en tout cas !

Hermione 1888 : Contente que ça t'ai plu ! Et j'espère qu'il en sera de même pour celui-ci, il est un peu plus dynamique, je préfère largement ça.

AccioCookie : Hello ! Je suis consciente que ces chapitres ne sont pas les meilleurs, mais ce ne sont pas non plus les plus heureux pour Gadia... Les mésaventures de Faramir sont à se faire fissurer un coeur, pauvre homme ! Il mérite un tas d'honneurs, pourtant. Denethor est vraiment un sale type. On trouve un certain réconfort dans sa mort, en un sens (oula que c'est méchant de dire ça. Mais vrai) J'espère que tu as également apprécié ce chapitre !

Astrid : Pas d'autre mot pour qualifier ce mec, donc tu es toute excusée. Je suis d'accord, la romance entre Leggy et Gadia ne concernent qu'eux ! Puis on ne touche pas au bel elfe, non mais. Bon, maintenant, au moins on est sûr qu'il ne fera plus de mal à Faramir. C'est un homme en or, qui ne mérite sûrement pas de se faire traiter de la sorte. Il mériterait tous les câlins du monde, héhé.

Mythesilenne : Merci beaucoup ! Oui, j'admets que j'ai assez bâclé le voyage de Boromir et Gadia jusque Fondcombe, c'est dommage. Au moment où je l'ai écrit, je n'avais pas encore dans l'optique de publier, et je voulais donc me concentrer sur ce qui me tenait vraiment à cœur, à savoir toute l'histoire en démarrant à Fondcombe. Puis, en publiant, j'ai pensé que cette partie n'intéresserait pas énormément le lecteur, étant donné qu'elle reste assez répétitive... Même si dans le livre une large description en est donnée.

Idylle76 : Oh non, ce serait bête d'exploser un ordinateur rien que pour la tête de c** de Denethor ! Il ne le mérite pas. La seule chose qu'il mérite, c'est d'être foutu au feu et jeté de la plus haute tour de Minas Tirith. Oh...wait... C'est déjà fait ! Oui, effectivement, Gadia a beaucoup changé ! Même si j'essaie de toujours respecter le personnage d'origine. On verra comment ce changement est perçu par Legolas, et s'il va leur permettre d'avancer dans leur relation. Elle a vraiment pris de l'assurance, on verra si cela est également valable vis-à-vis de ses propres émotions !

Marie : Je te réponds ici, j'espère que tu arriveras vite à ce chapitre pour voir ma réponse à tes précédentes reviews ! J'ai également grandement apprécié de parler avec toi sur Ask, et sache que tu peux me relancer quand tu le souhaites ! Je te répondrai avec grand plaisir. Et laisse-moi ton avis sur ces 3 chapitres que tu as dû rattraper ! A bientôt, j'espère.


PROCHAINE UPDATE DANS 3 SEMAINES.

Bisous à tous !