Note : je suis désolée pour l'attente, mais voici (enfin), le dernier chapitre de cette fic ! Pour ceux qui s'attendaient à un lemon, ils seront déçus car il n'y en a pas. En effet, ce n'était pas ça que je souhaitais pour ce chapitre final. Je m'en excuse et j'espère que vous apprécierais tout de même ce chapitre.

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Lors du trajet qui les mena à la chambre d'hôtel qu'Hinata avait réservée pour l'occasion, aucun des deux garçons ne prononça un mot, comme s'ils n'avaient rien à se dire. Et pourtant… en une année des phrases et des pensées non dites avaient eu tout le loisir de s'accumuler dans leurs esprits.

Lorsqu'ils arrivèrent à destination, Kyoya poussa un léger soupir et appuya sur le bouton de l'ascenseur. Tamaki le suivait, un mètre plus loin, et avait les yeux rivés sur le sol. Mais comment en étaient-ils arrivés là ? Comment ? Une brève sonnerie retentit et les portes de l'ascenseur s'ouvrirent. Les deux jeunes hommes s'engouffrèrent à l'intérieur et le brun appuya sur le bouton du dixième et dernier étage.

Bien que très rapide, le trajet leur parut durer une éternité. Ce fut environ cinq minutes plus tard qu'ils atteignirent enfin la suite numéro 45. Kyoya attrapa la clé dans sa poche, ouvrit la porte et la referma prestement, comme s'il craignait que Tamaki ne s'enfuie. Il ne prit pas la peine de tirer les rideaux et s'installa sur une chaise. Le blond, lui, préféra se blottir dans un des coins de l'immense canapé. Silence. Gêne. Lassé, ce fut Kyoya qui osa entamer le premier la conversation.

- J'ai tenu ma promesse Tamaki. Je suis revenu.

Le jeune Suo tourna la tête en direction de la fenêtre close.

- Je suis désolé Tamaki, mais je ne pouvais pas revenir avant.

Toujours aucune réaction.

- Tamaki ? Tu m'écoutes ?

Le blond daigna tourner son regard en direction de son interlocuteur. Et même dans la pénombre de la pièce, on pouvait apercevoir des larmes naître dans les yeux bleus de leur propriétaire.

- Oui je t'écoute Kyoya. Mais sincèrement, que veux-tu que je te dise ? Que je suis heureux de te revoir ? Que je ne t'en veux pas d'avoir repoussé la date de ton retour ? Que je te pardonne de m'avoir caché que tu avais failli céder à une inconnue ? Que je fasse comme si une interminable année ne s'était pas écoulée ? Je ne peux pas Kyoya ! Je ne peux plus ! Je ne sais pas si j'ai toujours confiance en toi, ni si j'ai envie d'être avec toi. Je n'ai pas cessé de t'aimer durant toute cette année. Jamais. Pourtant j'en ai assez de tes cachotteries et de ton indifférence. Vraiment assez. Je suis fatiguée Kyoya. Et même si tu as tenu ta promesse et qu'aujourd'hui tu es revenu, je ne sais pas si c'est une bonne chose. Peut-être que, finalement, tu aurais dû rester là-bas quelque temps pour me donner une excuse pour tourner la page de notre pseudo histoire.

Quelques larmes roulèrent sur ses joues et il ne s'aperçut pas de l'infime changement dans l'expression de Kyoya. Il venait de lui planter un poignard imaginaire dans le cœur.

- Très bien Tamaki, si c'est vraiment ce que tu penses, je ne t'obligerais à rien.

L'empereur du mal se leva et se planta devant la cheminée, dos à son amant. Ainsi, il était sur le point, encore une fois, de perdre une personne qu'il lui était chère ? Etait-il maudit ?

- Et tu n'essayes même pas de me récupérer. Tu m'aimais donc si peu ?

- Tu n'es pas le seul à être fatigué Tamaki. Toutefois, j'ai tout de même quelque chose à te donner.

Il prit un paquet de lettres dissimulées dans sa veste et lui tendit.

- C'est pour toi. Lis seulement la dernière. Tu as largement le temps de découvrir les autres.

Sceptique, Tamaki attrapa l'enveloppe et l'ouvrit. Il sursauta quand il reconnut l'écriture belle et fine de sa mère.

« Mon fils adoré,

Je suppose que tu liras cette lettre en premier, même si je l'ai rédigée en dernier (toutes les autres raconteront mes nombreuses péripéties, ah ah).

Sache que Kyoya est vraiment un garçon charmant et j'ai été vraiment très heureuse de le rencontrer peu de temps après son arrivée en France !!! Nous nous sommes vus tous les dimanches et, à chaque fois, je lui faisais goûter une spécialité de la région ! En plus de ça, il m'a raconté une multitude d'anecdotes à propos de ton cercle d'hôte. C'était très amusant !

Sans vouloir t'inquiéter, je dois bien t'avouer que je suis retombée bien malade il y a quelques mois de cela et que Kyoya a une la gentillesse de rester à mes côtés. Je lui ai bien dit de rentrer au Japon, mais il a refusé de me laisser seule et je ne l'en remercierais jamais assez : il est tellement agréable qu'une personne te rende visite tous les soirs, lorsque tu es seule dans ta chambre d'hôpital. Et tu sais la nouvelle ? Je suis guérie ! A peine avons-nous appris la nouvelle, que Kyoya a réservé un billet dans le premier avion afin de revenir.

Je t'aime Tamaki.

PS : pardonne-moi d'avoir monopolisé Kyoya… Et, écoute ta mère, ce garçon t'aime !!! A bientôt mon chéri !!

Ta mère. »

Profondément touché, Tamaki ne retint pas ses larmes et se jeta dans les bras de Kyoya. Celui-ci passa ses bras autour de la taille du blond.

- Kyoya… Tu aurais dû m'en parler… Tu aurais dû… Pourquoi n'as-tu rien dit ?

- Si tu savais ta mère malade, tu aurais été inquiet et tu aurais tout fait pour la voir, brisant ainsi ta promesse. Si je l'avais laissée dans cet état tu m'en aurais voulu toute ma vie. J'ai tenté d'agir au mieux, ni plus ni moins.

- Merci. Merci pour elle.

- Ce fut un plaisir.

Le jeune Suo se blottit un peu plus dans l'étreinte de son amant.

- Kyoya, tu…

- Tamaki, Hinata te l'a probablement expliqué : j'ai fermé mon cœur il y a bien longtemps. Si je te promets de faire quelques efforts, tu saurais être patient ?

- Oui. Je crois que je serais capable de dire « je t'aime » pour nous deux.

- Merci Tamaki. Merci.

Le jeune homme leva la tête vers son vis-à-vis.

- Bienvenue chez toi Kyoya. Bienvenue à toi.

Et sans un mot de plus, leurs lèvres se scellèrent, effaçant l'espace d'un instant l'année d'absence qui venait de s'écouler.

- Kyoya, une dernière chose.

- Quoi donc ?

- Ne pars plus. Plus jamais.

- C'est promis. La prochaine fois, nous partirons ensemble.

- Oui. Avec plaisir.

- A présent, la nuit nous appartient.

- Oui, mais juste pour cette nuit j'aimerais me contenter de rester dans tes bras. Pour le reste…

- Nous avons tout le temps, ne t'en fais pas.

Ils s'embrassèrent de nouveau et Tamaki se précipita sur le balcon. Son petit ami le rejoignit et l'enlaça par la taille. Minuit sonna.

- Bonne année Tamaki.

- Oui, à toi aussi. Elle commence d'ailleurs très bien.

- En effet.

Ils regardèrent longtemps, enlacés, la neige tomber doucement sur la ville. Désormais, ils avaient la vie devant eux.

Ooooooooooooo

Deux ans plus tard.

Après le mariage simultané des deux frères Hitachiin avec leur compagne respective, deux mois auparavant, tous se retrouvèrent au Canada pour célébrer une union très controversée dans le monde aristocratique.

- Kaoru !!!!

- Hikaru !!!

Les deux frères s'enlacèrent.

- Salut cousine.

- Salut Hinata. Je crois que nos maris sont heureux de se revoir.

- En effet. Et il en sera toujours ainsi. Tu sais, bien qu'ils aient décidé de se marier le même jour afin de marquer « le jour de leur séparation », ils seront jumeaux quoiqu'ils arrivent et leur lien sera toujours là. Un peu comme moi et Kyoya.

- Oui, je sais. En parlant d'autre chose, il faudrait qu'on aille se préparer. Nous sommes tout de même les témoins des futurs mariés.

- T'as raison. Allons-y.

Alors que les deux jeunes femmes s'en allèrent peaufiner leur tenue, Hani, suivi de près par Mori, grignotait un gâteau.

- Je suis heureux Takashi. Tout fini bien. C'est super !!!

- Oui.

-Même si le père de Kyoya et celui de Tamaki ne viennent pas aujourd'hui, ce n'est pas très grave puisqu'ils ont fait de leurs fils, leurs héritiers. Ca veut bien dire que, dans un certain sens, ils acceptent cette union. Pas vrai ?

- Oui.

- Oh, et puis je suis tout excité de voir la tête de Tamaki quand sa surprise va arriver !

- Oui.

Environ une demi heure plus tard, les deux témoins rejoignirent leurs maris qui discutaient avec les quatre autres garçons.

- A présent que nous sommes là tous les huit, et avant que les invités n'arrivent, j'aimerais vous présenter quelqu'un. Venez. Entrez.

Tous se tournèrent vers la porte de la salle où une femme apparut. Tamaki poussa un cri et se précipita dans ses bras.

- Maman !!! Maman !!!!

- Bonjour mon chéri. Félicitations !!!

- Merci maman ! Je…

Il se retourna vers son futur mari.

- Merci Kyoya. Merci.

- Mais je t'en prie. Il fallait bien que je te fasse un cadeau à la hauteur de l'évènement, non ?

- C'est bien de toi, ça.

Tous avaient compris qu'aimer n'était jamais simple et que la vie elle-même était une épreuve. Toutefois, chacun avait su trouver son bonheur. Lié ou non par le sang, Hinata, Anne-Sophie et les membres du cercle était une famille. Une famille unie, malgré des caractères et des points de vue différents. Ils espéraient juste une chose : être ensemble pour toujours, car c'était grâce aux liens qui les unissaient qu'ils en étaient là aujourd'hui.

Fin.

Merci à tous pour m'avoir suivie pendant ces 21 chapitres !!! Je vous remercie pour toutes vos reviews et pour m'avoir lue !! J'espère que vous avez passé un bon moment en lisant cette histoire et je vous dis à bientôt !!