Le titre est très explicite! mais ne vous laissez pas surprendre, ce
chapitre pose plus de questions qu'il ne donne de réponses
mais ça fait du bien!!!!!
bonne lecture !
Chap 21 : Les nouveaux secrets
Les deux garçons ayant fini vite de se restaurer, sortirent vite des cuisines en remerciant les elfes de maison de leur copieuse assiette, et coururent vers la cabane d'Hagrid, en lisière de la forêt interdite.
- Pourquoi se dépêche t'on ? Demanda Ron en regardant Harry.
- Il est bien plus facile de faire parler Hagrid que le professeur
McGonagall, dit il, rassures-toi je n'oublis pas Hermione. En traversant le parc vers le maison de leur ami, ils ne virent rien d'autre que la directrice en pleine discussion avec le garde de chasse. A leur approche leurs dires cessèrent sur l'instant.
- ah ! les enfants !...enfin je veux dire jeunes hommes ! s'exclama
Hagrid avec une voix plus grave sur les derniers mots.
- Hagrid, comment allez-vous ? dirent ils.
- Bien... bien, euh... nous allons faire...
- Une course urgente pour l'école ! termina Mrs. Mcgonagall.
- Oui ! c'est ça ! ...cela arrive souvent aux septi...sixième année,
confirma le demi-géant.
- Et que faisons nous ?
- Et ben, ...nous allons à Près-au-Lard ! ...la-bas on improvisera !
déclara t'il devant le visage sévère du professeur de métamorphose,
bon ! on y va ?! Ils prirent une des calèches tirées par un sombral, et passèrent par le portail où Harry aurait juré voir une des ailes des sangliers de pierre bouger. Quelques minutes après, ils entrèrent dans la grande rue du village.
- Bien , alors on va d'abord aller compter les provisions pour le
château ! dit Hagrid en se frottant la barbe, C'est fou les erreurs
que peuvent faire tous ces fournisseurs.
- Et on est là pour ça ! s'indigna Ron.
- Ah ! non, faudra les porter, après, reprit il, et puis nous
avons plusieurs autres missions ici !
- Etes-vous au courant des problèmes d'Hermione ? demanda Harry en
marchant vers une écurie, nous n'avons pas eu le temps de lui parler.
- Non, j'ignore tout ce qui a bien peut se passer dans la salle
des professeurs, dit il entre deux sifflements, je n'y vais d'ailleurs
moi-même presque jamais.
- Ah, bien... vous savez donc que l'incident a eu lieu dans la salle
des professeurs, dit Harry en souriant.
- Je n'ai pas dis cela ! rétorqua Hagrid.
- Si, mais cela n'a aucune importance, n'est-ce pas ?
- Quand même ! c'était sa..., reprit il avant de s'arrêter aussi
bien de parler que de marcher, vous croyez qu'il est aussi facile de
me faire parler ! je ne trahirais pas la confiance de cette pauvre
petite ! Ces quelques questions furent suivies de l'inventaire de tous les cagots stockés dans l'entrepôt, après avoir bien sûr retirés leur robe de sorcier pour un bon jean. Le compte fait il fallut remplir les différents chariots sous l'œil intrigué des marchants et des paysans.
- Alors les elfes !
- Ils ont grandis vos domestiques Hagrid ! s'écrièrent plusieurs hommes en passant. Hagrid fit semblant de ne rien entendre. Une fois la centaine de paquets rangée dans cinq charrettes. Le demi- géant les voyant épuisés par l'ouvrage, qui ne s'arrêta que vers huit heures, il les invita à aller prendre une bonne bierraubeure au Trois Balais. Assis à une table plutôt isolée, il commença à leur dire.
- Euh ! pour dire vrai, je souhaitais que vous veniez avec moi
pour une autre raison que la simple manutention.
- Non !? lancèrent ils innocemment, à part le fait qu'à vous tout
seul vous portiez les quatre cinquièmes des cartons, et qu'apparemment
seul les elfes viennent faire cette course d'habitude...
- Vous rappelez-vous de la commission sur Graup ? coupa t'il, elle
se réunira la semaine prochaine, et je crains de ne pas réussir à
défendre ma cause,... celle de mon frère.
- Ah !... dit un Ron plus hésitant que jamais, ...on vous aidera !
comme toujours !
- Oui, mais le dossier est bien plus compliqué qu'une accusation
contre un hippogriffe, soupira t'il, procès que j'ai perdu !
- Mais on pourrait pas faire appel à quelqu'un de spécialisé ?
demanda Harry.
- Justement, il existe quelques avocats au barreau du ministère
mais tous refusent de prendre ce cas, sauf pour une somme d'argent que
je ne peux pas payer, expliqua Hagrid, mais heureusement j'ai un bon
ami notaire, Antoine Cadastre qui n'est pas sensé proposer ses
services comme conseillé, mais il accepte de faire une entorse au
règlement pour moi.
- C'est bien ça,...sauf si c'est découvert ! reprit Ron.
- Oui, mais j'aimerais que vous veniez au rendez-vous avec moi,
dit le grand barbu, bien sûr il n'y a aucun risque ! et vous pourriez
m'aider en prenant de meilleurs notes que je ne le ferai.
- Bien sûr ! répondirent ils, mais quand est-ce ?
- Dans une heure, à la Tête de Sanglier.
- Quoi ?! mais on devrait pas être dans notre tour ? interrogea
Ron.
- Je me suis arrangé, avec la directrice, pas aussi sévère que ça
hein ? nous avons tout le temps que nous voulons.
- D'accord...dit Harry avant de reprendre, ...mais nous aurions dû
invité Hermione à cette rencontre, à moins qu'elle.... ?
- Bien essayé Harry ! dit avec un léger sourire Hagrid. Ils quittèrent une auberge pour une autre, dans une rue plus sombre que la première, où seul un chien noir rodait, un écriteau qui tremblait laissant juste tomber de la gueule de son porc des gouttes de sang. L'intérieur était aussi peu attrayant que l'an dernier, hormis le fait que le regard du Barman était bien moins menaçant aujourd'hui.
- Bonjour messieurs, dit Alberfort en leur faisant un clin d'œil,
ici on se sert au comptoir !
- Bien sûr chef ! répondit Hagrid dans sa grande voix avant de se
tourner vers les deux élèves, asseyez-vous sur cette table au fond, je
vais nous prendre encore trois chopes.
- Non, glissa Harry dans l'oreille de son imposant ami, je
voudrais le faire, pour pouvoir dire deux mots à Alberfort.
- Alber...comment sais-tu...oh peu importe ! si tu le souhaite, conclu
t'il en prenant par l'épaule Ron.
- Barman ! vous reste t'il de quoi remplir trois verre de
bièraubeure ? lança t'il avec une drôle de grimace.
- Il me semble que je dois bien avoir quelques bouteilles dans la
réserve, répondit il sans presque bouger les lèvres, voulez-vous les
choisir ?
- Mais certainement, reprit il avant de passer derrière le bar et
d'entrer dans l'arrière salle suivant le vieil homme.
- Je suppose que c'était un code, dit il dans un murmure.
- Oui j'ai une autre question à vous soumettre, dit Harry dans le
même chuchotement, j'ai reçu il y a un certain temps une sorte de
cadeau de la part de Vol... vous-savez-qui, c'était une de ces cartes
chocagrenouille.
- Représentant mon frère ?
- Oui, enfin devant le représenter, mais comme les miennes et
d'autres, son image à disparu.
- Je l'ai remarqué, cela correspond à peu près à son attaque.
- Justement, je me demandais...
- Ce n'était pas lui dans aucune carte d'ailleurs, coupa
Alberfort, les personnages de ces machins sont peut-être moins
sophistiqués que les portraits mais autant utiles pourtant, Albus
devait surveiller quelques élèves de cette façon.
- Alors pourquoi ont-ils tous disparus ?
- Je suppose que le mage noir à trouver le moyen de détourner la
protection que leur avait fourni mon frère.
- Ah ! c'est donc juste un coup de bluff pour démoraliser
l'adversaire ?
- Oui... pour quelle raison ? tenta avec force l'homme aux cheveux
blanc.
- Des rumeurs , rien que des rumeurs,... Il retourna peu de temps après à leur table, avec les trois chopes. Ils n'attendirent pas longtemps avant de voir un grand Bonhomme sous un pardessus beige entrer dans le petit pub, qui alla directement vers eux.
- Antoine, merci d'être venu. Dit Hagrid dans la voix la plus
faible qu'il puisse faire.
- C'est bien naturel, j'ai eu moi même un frère. Répondit il
lentement, j'ai même amené ce que j'ai pu trouver sur ceux qu'il
sortiront durant l'audience.
- Fabuleux ! Il passèrent plus d'une heure à noter toutes les indications et les quelques recherches à encore faire de leur côté. Le mot témoin, utilisé par le notaire, fut un déclique dans la tête d'Harry.
- Bien sûr ! Ruban était là ! peut-être qu'il pourra innocenter
Graup. Lança Harry en se tapant la tête.
- Mieux vaut d'abord lui parler, ces dires pourraient être au
contraire néfastes, suggéra Antoine, ne pas donc dire qu'il y a un
témoin perdu dans la nature aux enquêteurs, d'accord ?
- Oui, je tenterai de le joindre néanmoins, conclut Harry.
- Bien, voilà donc du travail conséquent, et vous n'êtes pas trop
de trois ! rajouta t'il, ...alors messieurs ! j'ai été enchanté, au
revoir ! j'en suis certain. La nuit étant bien tombé, Hagrid proposa assez naturellement de passer la nuit dans une des chambre de l'étage, selon lui cela ne coûtait rien, pour leur permettre d'éviter deux voyages fatiguant. En plus des cinq charrettes à remonter au château, un marchant spécial devait venir, le lendemain matin, apporter plusieurs appareils magiques forts rares, pour un usage scolaire encore secret. Harry et Ron qui partagèrent la même chambre comprirent vite pourquoi son prix n'était pas si élevé, ce qui ne les empêcha pas de dormir, épuiser par les dernières heures qu'ils avaient passé.
Harry ne fut réveillé le matin, d'un sommeil sans rêve, que par les aboiements d'une petite bande chiens. Arrivé à la fenêtre pour observer ces bêtes, qu'il portait plus dans son cœur depuis quelques temps, il aperçu l'ombre d'une personne aux cheveux longs, puis une seconde, une troisième... les chicaneuses !
- Mais quelle heure est il ? se demanda t'il en enfilant son jean. Il n'eut aucun mal à quitter l'auberge, regrettant tout de même de ne pas avoir pris sa cape dans le froid matinal, et rejoignit l'angle de rue où ces quatre chipies avaient tourné. Mais à sa grande surpris il ne les trouva pas seules mais en compagnie d'un homme d'un certain âge, avec qui elles semblaient faire un marché. Contre une petite bourse, l'étranger leur passa une petite boite avant de les quitter dans l'autre sens. Harry resta embusqué pour prendre, avec plus de panache les quatre filles, par surprise au tournant.
- Hmmmm...ahahah ! fit Florence qui baillait avant d'émettre un crie
étouffé.
- Qu'est-ce que vous faites là ? interrogea Harry.
- Harry ? tu nous a suivi ?! demanda fâchée Ginny alors que les
trois autres paraissaient effrayées, quoi qu'on fasse ça ne te regarde
pas.
- Il faudrait être plus discrètes, je vous ai vu par la fenêtre de
ma chambre, dit simplement Harry sans plus d'explication, les chiens
ont trahi votre passage.
- Mais qu'est-ce que tu racontes ? reprit Ginny moins sûr d'elle,
ta chambre ? des chiens ?
- Oui ! dans cette rue. Ron et moi avons passé la nuit à la Tête
de sanglier avec Hagrid, dit souriant Harry, une certaine mission...
enfin bref les chiens c'était ceux de Mopsy...
- Non ce n'est pas possible ! coupa-t-elle en sortant sa baguette,
je vous ai vu hier au château !
- Quoi ?! on l'a quitté avant cinq heures ! sous l'ordre de Mrs.
McGonagall, s'exclama t'il, vous avez dû vous tromper ! demandez à ...
Hermione...d'ailleurs comment va t'elle ?
- Hermione ? ...interrogea Ginny les yeux hors de ses orbites.
- S'il te plait Ginny soit plus compréhensible, dit il
profondément, tu n'aimerais pas qu'Hagrid finisse par vous trouver si
nous ne terminons pas cette discussion au plus vite.
- Hermione n'a rien... enfin elle n'a rien dit... rien de suspect,
distilla t'elle en reculant lentement vers un second tournant, quant à
vous je peux jurer vous avoir aperçu dans la tour Griffondore hier
soir ! bien on doit rentrer nous... Harry n'y comprenait rien, une Hermione de bonne humeur, des doubles, rien qui n'éclaircisse les raisons de leur nuit à l'auberge d'Alberfort.
Ron n'y vit pas plus clair, l'omission d'Harry sur les Chicaneuses y était pour beaucoup, néanmoins ils descendirent sans poser plus de questions à leur grand ami qui attendait en bas. Ils retournèrent à la seconde auberge, la seule qui fournissait ces magnifiques Chocomagos ! une tasse de chocolat chaud recouvert pas une couche Middgi, mousse brune avec des pépites multicolores, qui après s'être cassées sous la dent s'échappaient par le nez ou la bouche sous l'état d'une fumée qui prenait plusieurs formes à chaque fois, d'une calèche attelée à une caravelle pour Harry, flottant dans les airs avec les trois animaux aillées de vapeur.
- Il va bientôt arrivé ! dit Hagrid en se grattant le poignet, ...je
veux bien sûr parler du fameux marchand !
- Celui pour qui on ne pouvait par retourner dormir dans nos lits
? demanda Ron.
- Pourquoi ? vous avez mal passé la nuit à la Tête de sanglier?
Interrogea Hagrid.
- Quoi ? s'indigna une femme derrière lui, tu as logé chez ce
vieux fou, ce concurrent aux manières plus que discutables !
- Rosmetta ?! reprit plus gêné que jamais le demi-géant maintenant
nain, ce n'est pas ce que tu crois, ...j'étais là pour le compte de
l'école, avec deux élèves, tu sais les économies ...tous ça !
- Deux élèves dans cet endroit répugnant Hagrid ?! vous n'êtes pas
sérieux ! s'écria-t-elle en renversant presque son plateau, je ne leur
aurais pas fait payer, ou alors demi-tarif ! ...
- Oh ! poussa d'une voix forte le garde-chasse vers l'entrée de
l'établissement, désolé... sincèrement Rosmetta, mais là j'ai une
affaire urgente.
- Bien sûr !... marmonna t'elle en retournant vers son comptoir.
- M. Beurk ! s'époumona inutilement Hagrid, vous voilà enfin, avez
vous tout ce pour quoi nous nous sommes arrangé ?
- Evidemment, dit d'une voix sombre et rugueuse l'homme d'une
drôle d'allure.
- C'était lui, murmura Harry à l'oreille de Ron, l'homme qui
marchandait avec les... avec Ginny, le plus étonnant est que son nom me
semble familier, pas à toi ?
- Non...répondit Ron
- Des médaillons de rechange, n'est-ce pas ? disait le commerçant
en sortant ses pendentifs, j'ai également vos fioles de Guillius,
faites bien attention, la dose mortelle est largement dépassée !
- Ah ! ben oui ! répondait Hagrid à chaque mot.
- Et sans oublier votre petit paquet personnel, dit enfin après
une dizaine d'ingrédients le vieil homme. Mais le grand barbu prit la petite boite bien avant que le marchant ne puisse dire son contenu.
- et ben, voilà comme dû, lança leur ami en tendant une bourse de
cuivre, je vous remercie de vous être déplacé.
- Ce n'est rien, dit sans expression l'homme aux cheveux gris.
- Vous aviez peut-être d'autre contrats dans les environs ?
proposa Harry d'une voix légère.
- Non, pourquoi ? répondu t'il plus brutalement.
- Simple supposition... Ils parvinrent à ramener les cinq charrettes en un seul voyage à Poudlard, il n'étaient pas sorcier pour rien ! les deux élèves furent fortement incités par leur grand ami à prendre une tasse de thé dans sa cabane pendant qu'il allait parler avec la nouvelle directrice. Ils durent rapidement prendre leur robe et les enfiler en quatrième vitesse dans les toilettes, pour ne pas rater le cours de DCFM.
Ils durent s'asseoir à la table de Neville, puisqu'Hermione partageait la sienne, au premier rang, avec Parvati et Lavande. Les deux grands Mages captivaient littéralement les élèves, le déplacement de Clara dans les allées de la salle, comme un détraqueur, et les dizaines de tour de magie que Moussou faisait aussi au bureau pour simplement prendre un crayon ou fermer une fenêtre, une utilisation si banale de ses pouvoirs qui en étonna même Ron. Mais la leçon fut loin d'être superficielle pour autant, ils purent assister à une démonstration de combat entre leur deux nouveaux professeurs, leur aisance entre les différents sorts qui volaient dans la pièce était purement remarquable.
Le déjeuner arriva plus vite qu'ils croyaient, Harry et Ron voulurent aller parler à Hermione pendant leur trajet vers la grande salle, mais elle ne leur laissa pas le temps de placer un mot.
- Ah ! vous voilà ! s'exclama t'elle sans les regarder, on a perdu
beaucoup trop de temps, j'ai donc pris la liberté de dire à Neville
qu'il pourrait faire le projet avec nous, cela ne vous pose pas de
problèmes ?
- Euh...non...mais on voudrait savoir...
- Bien dans ce cas, je suis déjà entrain de plancher sur un plan,
coupa t'elle, je vous le soumettrai dés que je l'aurais fini, faites
en de même, nous trancherons demain ! maintenant je suis pressé, j'ai
encore cours de Rune antique ! Les deux garçons ne reconnaissaient plus leur amie, elle avait utilisé leur exercice pratique comme bouclier pour ne pas leur parler directement.
- Ah ! les amis ! criait Neville derrière eux en courant pour les
rejoindre, attendez moi ! vous ne m'avez pas dit hier si mon idée
était bonne.
- Hier ? mais on n'était pas à Poudlard ? répondit Ron.
- Quoi ?
- C'est pas grave, on ne comprend pas non plus, dit Harry en
donnant un coup de coude à Ron, répète nous ton idée s'il te plait ?
- On fabrique une tante de sécurité, transportable et remplie de
sorts de protection, lança Neville avec un grand sourire, on la fait
en figusfrubis, cette plante très résistante qui peut prendre
n'importe quelle forme en moins de deux jours. Une sorte de bunker
pliable, alors ?
- Euh c'est pas bête... on va y réfléchir, dit désarçonné Harry. Lui et Ron allèrent avec leur quatrième membre au cours de botanique où il virent comme par hasard cette fameuse figusfrubis, ici en cône surmontée d'un carré.
Harry retrouva à quatre heure Ron à une des tables de la bibliothèque.
- Voilà, j'ai envoyé Hedwige porter un message à Ruban, murmura
Harry, cela va lui faire du bien, ça fait bien longtemps qu'elle ne
faisait que chasser, mais j'ignore si elle pourra le trouver.
- En t'attendant, j'ai pris tous les livres sur les artéfacts
précolombiens et les codes de justice des êtres magiques, dit Ron la
tête plongée dans un pavé rouge, tu préfères t'occuper de quel
problème ?
- Il me semble logique qu'ayant un père au ministère tu te charges
de l'affaire de Graup, et moi du masque, je pourrais peut-être
reconnaître son nom.
- D'accord ! et pour le projet de l'école ?
- Ah oui... franchement espérons qu'Hermione aura une meilleur idée,
dit Harry avec une grimace sur le visage, pour ma part je n'ai pas le
temps de trouver un projet crédible. Ils épluchèrent plusieurs volumes et manuscrits, sans trouver de masque ou de précédent judiciaire, jusqu'au petit carnet de voyage d'un certain Gildroy Lockhart.
- Il en parle ! oh désolé Mrs. Pince ! s'écria Harry avant de
reprendre une petite voix, ce charlatan raconte qu'il a découvert un
masque Inca pouvant prendre possession d'un hôte, il a été découvert
au temple de Patchacama. C'est un masque en jade, il a bien été créé
par le prêtre de ce temple selon Lockhart.
- Et il ne dit rien de plus ?
- Le masque possède sa propre conscience, qui se substitue à celle
du possédé, mais il n'y a pas une ligne ou une indication sur comment
le retirer et le combattre...
- Et bien sûr la seule personne qui pourrait nous renseigner est
amnésique grâce à nous !
- Hey ! l'auteur originel l'est à cause de lui ! se défendit
Harry, il a tenté de nous faire le même sort je te rappelle.
- Oui..., tiens encore une condamnation, gémit Ron, plus je lis ces
codes et ces archives, plus je pense que Graup ne devrait pas sortir
de la forêt.
- On ne peut tout de même pas laisser Hagrid le voir se faire
condamner par cette commission d'imbéciles...
- Hey doucement Harry! Tout ce que je vois, c'est peut-être un
moyen de gagner du temps.
- Comment ?
- Il faut d'abord être sûr que le témoignage de Ruban sera
déculpabilisant pour Graup, dit lentement Ron, si c'est le cas on
posera un moratoire pour faire comparaître ce témoin, on peut
facilement repousser d'un mois l'audience.
- Pour vu qu'il réponde, souffla Harry, on ne pourra pas faire
monter Graup sur un hippogriffe pour qu'il s'envole.
- Oui... dit Ron avant de réagir, Buck ! bien sûr !
- Mais oui, si j'ai pu faire acquitter Buck, ce doit être possible
avec Graup ! lança Harry.
- Euh, non, dit tristement son ami, Mrs. Bones l'a gracié, et elle
a dû utiliser une excuse. Elle ne pourra rien faire pour lui. Je
pensais à Buck pour notre projet pratique... finit-il gêné. Ils quittèrent la salle silencieuse de consultation, vers six heure pour prendre une pose dans le parc et faire leur rapport sur le dossier de Graup à Hagrid. Mais en traversant le tendre gazon, Ron aperçut quelque chose qui le stoppa net ; Hermione en pleine discussion avec Amphissas. Le Pan portant son poids vers sa canne qui avait toujours cette boule de verre incrustée, mais désormais plus brumeuse qu'auparavant. Quand la fille se rendit compte de la présence de ses deux amis elle prit vite congé de son interlocuteur.
- Ron ! va soumettre ton idée à Hagrid, lança Harry marchant vers
le Pan.
- Mais..
- C'est à moi de lui parler !
- Harry ! comment vas-tu ? interrogea de sa voix chaleureuse
Amphissas.
- Bien, malgré le fait que je m'inquiète pour mon amie, celle avec
qui vous discutiez à l'instant.
- Hermione, c'est une charmante jeune fille, dit il, elle est très
intelligente et tient vraiment à toi et M. Weasley.
- Mais c'est réciproque, rétorqua Harry, mais il nous semble que
nous ne pouvons rien faire pour elle en ce moment, tous nous y
empêche, sauriez-vous quelque chose qui changerait cela ?
- Tu as raison Harry, répondit le Pan, tu ne peux rien pour elle
en ce moment, n'oublie pas Harry ce que tu aurais ressenti si elle
avait tenter de découvrir ton secret. Maintenant je te pris de
m'excuser je dois retourner travailler, votre professeur de divination
ne me laisse que peu de répit ! Harry réalisa vite que la sphère de verre devait contenir la dernière prophétie de Trelawney, Amphissas jouait donc les archivistes également pour le ministère. Il rejoignit Ron dans la cabane et lui expliqua à part qu'ils devraient laisser tomber leur recherche d'explication.
La soirée venue dans la salle commune de Griffondore, Hermione les attrapa par le col pour les faire assoire sur le grand canapé rigide, où les attendait Neville.
- Bien je pense qu'il est tout compte fait inutile d'attendre
demain pour choisir le projet que nous soumettrons, déclara Hermione
devant les trois garçons, vous avez bien tous réfléchi à une idée ?
- Ah ! oui ! s'exclama Neville pendant que les deux autres
secouaient lentement la tête.
- Bien, alors je vais vous exposer rapidement la mienne, dit elle
ouvrant son cahier, je pensais que nous pourrions ensorceler un objet
pour qu'il rende invisible tout ce qu'il touche, sans qu'on ai besoin
de se cacher en dessous.
- Intéressant ! fit remarquer Harry en essayant de lui faire
rendre son sourire.
- Oui, mais ce n'est pas assez compliqué, reprit elle, ce sort à
lui tout seul nous fera passer pour des incapables. Neville expliqua de nouveau sa proposition, avec autant d'énergie et d'enthousiasme.
- J'aime bien ton idée d'utiliser ces plantes, c'est même mieux
réfléchi que mon idée, avoua Hermione, et vous ?
- Euh... bien, j'ai bien réfléchi, tenta Ron, ...et vos deux idées
sont vraiment bonne, mais il serait probablement plus judicieux de les
mêler. Neville a dit que le figus...machin, prenait n'importe quelle
forme avec une résistance étonnante pour une si grande flexibilité, on
pourrait en faire une armure pour hippogriffe. Ton sort Hermione, nous
donnerait un avantage tactique dés que nous le souhaiterions, quant à
moi et Harry nous fournirions différents contre-sorts de protection.
- Hey c'est une excellent idée ! cria Harry étonné que Ron en ait
eu vraiment une.
- Mais où trouverons nous un hippogriffe ? demanda Neville.
- Buck est au terrier, il s'y ennuie depuis des mois, dit il avec
les yeux qui brillaient, de plus ça fera du bien à Hagrid de s'occuper
de lui pendant que nous aurons cours.
- Si tous le monde est d'accord ? interrogea Hermione devant les
trois mains levées comme la sienne, voilà dés demain après-midi nous
commencerons, ce ne devrait pas être trop long. Néanmoins tu ferais
bien d'écrire dés aujourd'hui à tes parents pour les prévenir, Ron.
- J'y vais...
- Attends ! coupa t'elle, j'ai autre chose à te dire avant d'aller
me coucher.
- Te coucher ? mais on n'a une ronde à faire ce soir !
- C'est de ça dont je doit te parler ! dit elle plus timidement,
il m'est venu à l'esprit, qu'il serait plus bénéfique pour nos
relations avec nos homologues, de faire des tournées mixte, ...tu
comprends ?... entre deux préfets de différentes maisons.
- Comment ?!
- Oui, ce soir tu feras l'inspection avec ..., dit elle calmement,
ça tournera, mais rassures-toi les Serpentards ont refusé d'y
participer.
- On ne fait plus... les tournées ensemble...mais pourqu..., commença
t'il en bafouillant avant de regarder le visage d'Harry lui faisant
des signes pour qu'il ne pose pas sa question, ...bien ...alors bonne
nuit...
- Bonne nuit, répondit elle assez troublée également. Ron quitta la pièce pour la volière sans grande joie dans les yeux, il ne revint même pas avant qu'Harry soit allé se coucher.
Le sommeil d'Harry fut d'ailleurs troublé par un rêve qui ne lui était pas inconnu. Il parcourait la salle de la mort vers l'arcade en pierre.
- Harry...Harry...
- Sirius ? où es-tu?
- Harry...Harry...
- Sirius ? Sirius! ..., criait Harry avant de secouer violemment la
tête, non ! vous n'êtes pas lui !
- Et tu le réalises enfin ! disait une voix sans son propriétaire,
comment se passe cette fin d'année ?
- De plus en plus mal à chaque fois que nous nous rencontrons.
- Oh voyons, ce n'est pas parce que nous nous sommes quittés en
mauvais terme la dernière fois ?
- Vos visites ne sont jamais gratuites, lança froidement Harry
tenant sans savoir comment sa baguette, qu'est-ce qui peut bien vous
amener par là ! A ces mots le décor de la salle de la mort disparut pour laisser place à un désert aride particulièrement plat sur des kilomètres.
- Sais-tu que représente ce désert Harry ?
- Non, souffla t'il.
- J'y ai passé plus d'une année après avoir tuer la famille de mon
père, dit il d'une voix bien plus humaine en apparaissant d'une nuée
de corbeaux, il se trouve en Amérique du sud et n'a pas vu la pluie
depuis plus de six-cents ans, seul le vent pousse ces quelques pierres
qui laissent leurs traces sur des dizaines de kilomètres. Harry regarda autour de lui et aperçut ces légers sillons qui menaient du regard vers quelques briques de terre glaise.
- C'est donc durant ce voyage que vous vous êtes procuré le masque
de Patchacama ? demanda Harry.
- Ah ! tu as découvert son nom ! dit-il en riant avant de
reprendre ce ton presque mélancolique, ah...non j'étais trop jeune pour
me douter qu'un tel secret se cachait sur ce continent. Cette région
m'a soumit aux pires conditions que j'ai bien pus vivre avant de te
rencontrer Harry. J'avais peut-être trouvé mon nouveau nom avant, mais
je ne l'étais pas encore devenu, je pense.
- Et pour quelle raison me dites vous tout cela ? interrogea Harry
encore plus étonné que dans la sombre clairière.
- Tu comprendras ! dis bonjour à tes proches tant que tu peux le
faire ! dit l'ombre avant de se scinder de nouveau en une multitude
d'oiseaux noirs. Harry se réveilla dans l'instant et en plein milieu de la nuit dans un silence assez étonnant. Il regarda bien autour de lui pour être sûr d'avoir quitté son étrange songe. Mais la voix lui revint aux oreilles.
- Maintenant que j'y repense, tu devrais peut-être leur dire
adieu. Harry prit sa baguette sous son oreiller et fit en quelques secondes le tour du dortoir et ne fut surpris que par trois : Toc, Toc, Toc à la fenêtre. Les étincelles rouges et or de l'arme de son maître lui fit autant peur, que les légers coups de bec qu'elle venait de donner.
Il ouvrit la vitre et prit la lettre à sa patte contre une caresse et le dernier morceau de chocolat qu'il avait. La lettre indiquait :
Cher Harry
J'ai bien reçu ton message, ainsi que la nouvelle de la prophétie, je te remercie de ne pas avoir ébruité dans quel état j'étais venu te voir au ministère. Néanmoins, bien que je pense avoir retrouvé mon comportement normal, d'autres raisons me maintiennent dans l'ombre.
J'ignore également si mon concours pourra aider ce géant, je tacherai de rencontrer Hagrid sur ce sujet. Ma mémoire va avoir besoin d'une aide spéciale qui ne sera pas facile à se procurer, mais j'ai bon espoir d'y parvenir avant l'audience.
Tache tout de même de faire attention à tous ceux qui t'entourent ! la menace sur Dumbledore n'était pas une simple crise de paranoïa.
Sincèrement Ruban Krischnia
bonne lecture !
Chap 21 : Les nouveaux secrets
Les deux garçons ayant fini vite de se restaurer, sortirent vite des cuisines en remerciant les elfes de maison de leur copieuse assiette, et coururent vers la cabane d'Hagrid, en lisière de la forêt interdite.
- Pourquoi se dépêche t'on ? Demanda Ron en regardant Harry.
- Il est bien plus facile de faire parler Hagrid que le professeur
McGonagall, dit il, rassures-toi je n'oublis pas Hermione. En traversant le parc vers le maison de leur ami, ils ne virent rien d'autre que la directrice en pleine discussion avec le garde de chasse. A leur approche leurs dires cessèrent sur l'instant.
- ah ! les enfants !...enfin je veux dire jeunes hommes ! s'exclama
Hagrid avec une voix plus grave sur les derniers mots.
- Hagrid, comment allez-vous ? dirent ils.
- Bien... bien, euh... nous allons faire...
- Une course urgente pour l'école ! termina Mrs. Mcgonagall.
- Oui ! c'est ça ! ...cela arrive souvent aux septi...sixième année,
confirma le demi-géant.
- Et que faisons nous ?
- Et ben, ...nous allons à Près-au-Lard ! ...la-bas on improvisera !
déclara t'il devant le visage sévère du professeur de métamorphose,
bon ! on y va ?! Ils prirent une des calèches tirées par un sombral, et passèrent par le portail où Harry aurait juré voir une des ailes des sangliers de pierre bouger. Quelques minutes après, ils entrèrent dans la grande rue du village.
- Bien , alors on va d'abord aller compter les provisions pour le
château ! dit Hagrid en se frottant la barbe, C'est fou les erreurs
que peuvent faire tous ces fournisseurs.
- Et on est là pour ça ! s'indigna Ron.
- Ah ! non, faudra les porter, après, reprit il, et puis nous
avons plusieurs autres missions ici !
- Etes-vous au courant des problèmes d'Hermione ? demanda Harry en
marchant vers une écurie, nous n'avons pas eu le temps de lui parler.
- Non, j'ignore tout ce qui a bien peut se passer dans la salle
des professeurs, dit il entre deux sifflements, je n'y vais d'ailleurs
moi-même presque jamais.
- Ah, bien... vous savez donc que l'incident a eu lieu dans la salle
des professeurs, dit Harry en souriant.
- Je n'ai pas dis cela ! rétorqua Hagrid.
- Si, mais cela n'a aucune importance, n'est-ce pas ?
- Quand même ! c'était sa..., reprit il avant de s'arrêter aussi
bien de parler que de marcher, vous croyez qu'il est aussi facile de
me faire parler ! je ne trahirais pas la confiance de cette pauvre
petite ! Ces quelques questions furent suivies de l'inventaire de tous les cagots stockés dans l'entrepôt, après avoir bien sûr retirés leur robe de sorcier pour un bon jean. Le compte fait il fallut remplir les différents chariots sous l'œil intrigué des marchants et des paysans.
- Alors les elfes !
- Ils ont grandis vos domestiques Hagrid ! s'écrièrent plusieurs hommes en passant. Hagrid fit semblant de ne rien entendre. Une fois la centaine de paquets rangée dans cinq charrettes. Le demi- géant les voyant épuisés par l'ouvrage, qui ne s'arrêta que vers huit heures, il les invita à aller prendre une bonne bierraubeure au Trois Balais. Assis à une table plutôt isolée, il commença à leur dire.
- Euh ! pour dire vrai, je souhaitais que vous veniez avec moi
pour une autre raison que la simple manutention.
- Non !? lancèrent ils innocemment, à part le fait qu'à vous tout
seul vous portiez les quatre cinquièmes des cartons, et qu'apparemment
seul les elfes viennent faire cette course d'habitude...
- Vous rappelez-vous de la commission sur Graup ? coupa t'il, elle
se réunira la semaine prochaine, et je crains de ne pas réussir à
défendre ma cause,... celle de mon frère.
- Ah !... dit un Ron plus hésitant que jamais, ...on vous aidera !
comme toujours !
- Oui, mais le dossier est bien plus compliqué qu'une accusation
contre un hippogriffe, soupira t'il, procès que j'ai perdu !
- Mais on pourrait pas faire appel à quelqu'un de spécialisé ?
demanda Harry.
- Justement, il existe quelques avocats au barreau du ministère
mais tous refusent de prendre ce cas, sauf pour une somme d'argent que
je ne peux pas payer, expliqua Hagrid, mais heureusement j'ai un bon
ami notaire, Antoine Cadastre qui n'est pas sensé proposer ses
services comme conseillé, mais il accepte de faire une entorse au
règlement pour moi.
- C'est bien ça,...sauf si c'est découvert ! reprit Ron.
- Oui, mais j'aimerais que vous veniez au rendez-vous avec moi,
dit le grand barbu, bien sûr il n'y a aucun risque ! et vous pourriez
m'aider en prenant de meilleurs notes que je ne le ferai.
- Bien sûr ! répondirent ils, mais quand est-ce ?
- Dans une heure, à la Tête de Sanglier.
- Quoi ?! mais on devrait pas être dans notre tour ? interrogea
Ron.
- Je me suis arrangé, avec la directrice, pas aussi sévère que ça
hein ? nous avons tout le temps que nous voulons.
- D'accord...dit Harry avant de reprendre, ...mais nous aurions dû
invité Hermione à cette rencontre, à moins qu'elle.... ?
- Bien essayé Harry ! dit avec un léger sourire Hagrid. Ils quittèrent une auberge pour une autre, dans une rue plus sombre que la première, où seul un chien noir rodait, un écriteau qui tremblait laissant juste tomber de la gueule de son porc des gouttes de sang. L'intérieur était aussi peu attrayant que l'an dernier, hormis le fait que le regard du Barman était bien moins menaçant aujourd'hui.
- Bonjour messieurs, dit Alberfort en leur faisant un clin d'œil,
ici on se sert au comptoir !
- Bien sûr chef ! répondit Hagrid dans sa grande voix avant de se
tourner vers les deux élèves, asseyez-vous sur cette table au fond, je
vais nous prendre encore trois chopes.
- Non, glissa Harry dans l'oreille de son imposant ami, je
voudrais le faire, pour pouvoir dire deux mots à Alberfort.
- Alber...comment sais-tu...oh peu importe ! si tu le souhaite, conclu
t'il en prenant par l'épaule Ron.
- Barman ! vous reste t'il de quoi remplir trois verre de
bièraubeure ? lança t'il avec une drôle de grimace.
- Il me semble que je dois bien avoir quelques bouteilles dans la
réserve, répondit il sans presque bouger les lèvres, voulez-vous les
choisir ?
- Mais certainement, reprit il avant de passer derrière le bar et
d'entrer dans l'arrière salle suivant le vieil homme.
- Je suppose que c'était un code, dit il dans un murmure.
- Oui j'ai une autre question à vous soumettre, dit Harry dans le
même chuchotement, j'ai reçu il y a un certain temps une sorte de
cadeau de la part de Vol... vous-savez-qui, c'était une de ces cartes
chocagrenouille.
- Représentant mon frère ?
- Oui, enfin devant le représenter, mais comme les miennes et
d'autres, son image à disparu.
- Je l'ai remarqué, cela correspond à peu près à son attaque.
- Justement, je me demandais...
- Ce n'était pas lui dans aucune carte d'ailleurs, coupa
Alberfort, les personnages de ces machins sont peut-être moins
sophistiqués que les portraits mais autant utiles pourtant, Albus
devait surveiller quelques élèves de cette façon.
- Alors pourquoi ont-ils tous disparus ?
- Je suppose que le mage noir à trouver le moyen de détourner la
protection que leur avait fourni mon frère.
- Ah ! c'est donc juste un coup de bluff pour démoraliser
l'adversaire ?
- Oui... pour quelle raison ? tenta avec force l'homme aux cheveux
blanc.
- Des rumeurs , rien que des rumeurs,... Il retourna peu de temps après à leur table, avec les trois chopes. Ils n'attendirent pas longtemps avant de voir un grand Bonhomme sous un pardessus beige entrer dans le petit pub, qui alla directement vers eux.
- Antoine, merci d'être venu. Dit Hagrid dans la voix la plus
faible qu'il puisse faire.
- C'est bien naturel, j'ai eu moi même un frère. Répondit il
lentement, j'ai même amené ce que j'ai pu trouver sur ceux qu'il
sortiront durant l'audience.
- Fabuleux ! Il passèrent plus d'une heure à noter toutes les indications et les quelques recherches à encore faire de leur côté. Le mot témoin, utilisé par le notaire, fut un déclique dans la tête d'Harry.
- Bien sûr ! Ruban était là ! peut-être qu'il pourra innocenter
Graup. Lança Harry en se tapant la tête.
- Mieux vaut d'abord lui parler, ces dires pourraient être au
contraire néfastes, suggéra Antoine, ne pas donc dire qu'il y a un
témoin perdu dans la nature aux enquêteurs, d'accord ?
- Oui, je tenterai de le joindre néanmoins, conclut Harry.
- Bien, voilà donc du travail conséquent, et vous n'êtes pas trop
de trois ! rajouta t'il, ...alors messieurs ! j'ai été enchanté, au
revoir ! j'en suis certain. La nuit étant bien tombé, Hagrid proposa assez naturellement de passer la nuit dans une des chambre de l'étage, selon lui cela ne coûtait rien, pour leur permettre d'éviter deux voyages fatiguant. En plus des cinq charrettes à remonter au château, un marchant spécial devait venir, le lendemain matin, apporter plusieurs appareils magiques forts rares, pour un usage scolaire encore secret. Harry et Ron qui partagèrent la même chambre comprirent vite pourquoi son prix n'était pas si élevé, ce qui ne les empêcha pas de dormir, épuiser par les dernières heures qu'ils avaient passé.
Harry ne fut réveillé le matin, d'un sommeil sans rêve, que par les aboiements d'une petite bande chiens. Arrivé à la fenêtre pour observer ces bêtes, qu'il portait plus dans son cœur depuis quelques temps, il aperçu l'ombre d'une personne aux cheveux longs, puis une seconde, une troisième... les chicaneuses !
- Mais quelle heure est il ? se demanda t'il en enfilant son jean. Il n'eut aucun mal à quitter l'auberge, regrettant tout de même de ne pas avoir pris sa cape dans le froid matinal, et rejoignit l'angle de rue où ces quatre chipies avaient tourné. Mais à sa grande surpris il ne les trouva pas seules mais en compagnie d'un homme d'un certain âge, avec qui elles semblaient faire un marché. Contre une petite bourse, l'étranger leur passa une petite boite avant de les quitter dans l'autre sens. Harry resta embusqué pour prendre, avec plus de panache les quatre filles, par surprise au tournant.
- Hmmmm...ahahah ! fit Florence qui baillait avant d'émettre un crie
étouffé.
- Qu'est-ce que vous faites là ? interrogea Harry.
- Harry ? tu nous a suivi ?! demanda fâchée Ginny alors que les
trois autres paraissaient effrayées, quoi qu'on fasse ça ne te regarde
pas.
- Il faudrait être plus discrètes, je vous ai vu par la fenêtre de
ma chambre, dit simplement Harry sans plus d'explication, les chiens
ont trahi votre passage.
- Mais qu'est-ce que tu racontes ? reprit Ginny moins sûr d'elle,
ta chambre ? des chiens ?
- Oui ! dans cette rue. Ron et moi avons passé la nuit à la Tête
de sanglier avec Hagrid, dit souriant Harry, une certaine mission...
enfin bref les chiens c'était ceux de Mopsy...
- Non ce n'est pas possible ! coupa-t-elle en sortant sa baguette,
je vous ai vu hier au château !
- Quoi ?! on l'a quitté avant cinq heures ! sous l'ordre de Mrs.
McGonagall, s'exclama t'il, vous avez dû vous tromper ! demandez à ...
Hermione...d'ailleurs comment va t'elle ?
- Hermione ? ...interrogea Ginny les yeux hors de ses orbites.
- S'il te plait Ginny soit plus compréhensible, dit il
profondément, tu n'aimerais pas qu'Hagrid finisse par vous trouver si
nous ne terminons pas cette discussion au plus vite.
- Hermione n'a rien... enfin elle n'a rien dit... rien de suspect,
distilla t'elle en reculant lentement vers un second tournant, quant à
vous je peux jurer vous avoir aperçu dans la tour Griffondore hier
soir ! bien on doit rentrer nous... Harry n'y comprenait rien, une Hermione de bonne humeur, des doubles, rien qui n'éclaircisse les raisons de leur nuit à l'auberge d'Alberfort.
Ron n'y vit pas plus clair, l'omission d'Harry sur les Chicaneuses y était pour beaucoup, néanmoins ils descendirent sans poser plus de questions à leur grand ami qui attendait en bas. Ils retournèrent à la seconde auberge, la seule qui fournissait ces magnifiques Chocomagos ! une tasse de chocolat chaud recouvert pas une couche Middgi, mousse brune avec des pépites multicolores, qui après s'être cassées sous la dent s'échappaient par le nez ou la bouche sous l'état d'une fumée qui prenait plusieurs formes à chaque fois, d'une calèche attelée à une caravelle pour Harry, flottant dans les airs avec les trois animaux aillées de vapeur.
- Il va bientôt arrivé ! dit Hagrid en se grattant le poignet, ...je
veux bien sûr parler du fameux marchand !
- Celui pour qui on ne pouvait par retourner dormir dans nos lits
? demanda Ron.
- Pourquoi ? vous avez mal passé la nuit à la Tête de sanglier?
Interrogea Hagrid.
- Quoi ? s'indigna une femme derrière lui, tu as logé chez ce
vieux fou, ce concurrent aux manières plus que discutables !
- Rosmetta ?! reprit plus gêné que jamais le demi-géant maintenant
nain, ce n'est pas ce que tu crois, ...j'étais là pour le compte de
l'école, avec deux élèves, tu sais les économies ...tous ça !
- Deux élèves dans cet endroit répugnant Hagrid ?! vous n'êtes pas
sérieux ! s'écria-t-elle en renversant presque son plateau, je ne leur
aurais pas fait payer, ou alors demi-tarif ! ...
- Oh ! poussa d'une voix forte le garde-chasse vers l'entrée de
l'établissement, désolé... sincèrement Rosmetta, mais là j'ai une
affaire urgente.
- Bien sûr !... marmonna t'elle en retournant vers son comptoir.
- M. Beurk ! s'époumona inutilement Hagrid, vous voilà enfin, avez
vous tout ce pour quoi nous nous sommes arrangé ?
- Evidemment, dit d'une voix sombre et rugueuse l'homme d'une
drôle d'allure.
- C'était lui, murmura Harry à l'oreille de Ron, l'homme qui
marchandait avec les... avec Ginny, le plus étonnant est que son nom me
semble familier, pas à toi ?
- Non...répondit Ron
- Des médaillons de rechange, n'est-ce pas ? disait le commerçant
en sortant ses pendentifs, j'ai également vos fioles de Guillius,
faites bien attention, la dose mortelle est largement dépassée !
- Ah ! ben oui ! répondait Hagrid à chaque mot.
- Et sans oublier votre petit paquet personnel, dit enfin après
une dizaine d'ingrédients le vieil homme. Mais le grand barbu prit la petite boite bien avant que le marchant ne puisse dire son contenu.
- et ben, voilà comme dû, lança leur ami en tendant une bourse de
cuivre, je vous remercie de vous être déplacé.
- Ce n'est rien, dit sans expression l'homme aux cheveux gris.
- Vous aviez peut-être d'autre contrats dans les environs ?
proposa Harry d'une voix légère.
- Non, pourquoi ? répondu t'il plus brutalement.
- Simple supposition... Ils parvinrent à ramener les cinq charrettes en un seul voyage à Poudlard, il n'étaient pas sorcier pour rien ! les deux élèves furent fortement incités par leur grand ami à prendre une tasse de thé dans sa cabane pendant qu'il allait parler avec la nouvelle directrice. Ils durent rapidement prendre leur robe et les enfiler en quatrième vitesse dans les toilettes, pour ne pas rater le cours de DCFM.
Ils durent s'asseoir à la table de Neville, puisqu'Hermione partageait la sienne, au premier rang, avec Parvati et Lavande. Les deux grands Mages captivaient littéralement les élèves, le déplacement de Clara dans les allées de la salle, comme un détraqueur, et les dizaines de tour de magie que Moussou faisait aussi au bureau pour simplement prendre un crayon ou fermer une fenêtre, une utilisation si banale de ses pouvoirs qui en étonna même Ron. Mais la leçon fut loin d'être superficielle pour autant, ils purent assister à une démonstration de combat entre leur deux nouveaux professeurs, leur aisance entre les différents sorts qui volaient dans la pièce était purement remarquable.
Le déjeuner arriva plus vite qu'ils croyaient, Harry et Ron voulurent aller parler à Hermione pendant leur trajet vers la grande salle, mais elle ne leur laissa pas le temps de placer un mot.
- Ah ! vous voilà ! s'exclama t'elle sans les regarder, on a perdu
beaucoup trop de temps, j'ai donc pris la liberté de dire à Neville
qu'il pourrait faire le projet avec nous, cela ne vous pose pas de
problèmes ?
- Euh...non...mais on voudrait savoir...
- Bien dans ce cas, je suis déjà entrain de plancher sur un plan,
coupa t'elle, je vous le soumettrai dés que je l'aurais fini, faites
en de même, nous trancherons demain ! maintenant je suis pressé, j'ai
encore cours de Rune antique ! Les deux garçons ne reconnaissaient plus leur amie, elle avait utilisé leur exercice pratique comme bouclier pour ne pas leur parler directement.
- Ah ! les amis ! criait Neville derrière eux en courant pour les
rejoindre, attendez moi ! vous ne m'avez pas dit hier si mon idée
était bonne.
- Hier ? mais on n'était pas à Poudlard ? répondit Ron.
- Quoi ?
- C'est pas grave, on ne comprend pas non plus, dit Harry en
donnant un coup de coude à Ron, répète nous ton idée s'il te plait ?
- On fabrique une tante de sécurité, transportable et remplie de
sorts de protection, lança Neville avec un grand sourire, on la fait
en figusfrubis, cette plante très résistante qui peut prendre
n'importe quelle forme en moins de deux jours. Une sorte de bunker
pliable, alors ?
- Euh c'est pas bête... on va y réfléchir, dit désarçonné Harry. Lui et Ron allèrent avec leur quatrième membre au cours de botanique où il virent comme par hasard cette fameuse figusfrubis, ici en cône surmontée d'un carré.
Harry retrouva à quatre heure Ron à une des tables de la bibliothèque.
- Voilà, j'ai envoyé Hedwige porter un message à Ruban, murmura
Harry, cela va lui faire du bien, ça fait bien longtemps qu'elle ne
faisait que chasser, mais j'ignore si elle pourra le trouver.
- En t'attendant, j'ai pris tous les livres sur les artéfacts
précolombiens et les codes de justice des êtres magiques, dit Ron la
tête plongée dans un pavé rouge, tu préfères t'occuper de quel
problème ?
- Il me semble logique qu'ayant un père au ministère tu te charges
de l'affaire de Graup, et moi du masque, je pourrais peut-être
reconnaître son nom.
- D'accord ! et pour le projet de l'école ?
- Ah oui... franchement espérons qu'Hermione aura une meilleur idée,
dit Harry avec une grimace sur le visage, pour ma part je n'ai pas le
temps de trouver un projet crédible. Ils épluchèrent plusieurs volumes et manuscrits, sans trouver de masque ou de précédent judiciaire, jusqu'au petit carnet de voyage d'un certain Gildroy Lockhart.
- Il en parle ! oh désolé Mrs. Pince ! s'écria Harry avant de
reprendre une petite voix, ce charlatan raconte qu'il a découvert un
masque Inca pouvant prendre possession d'un hôte, il a été découvert
au temple de Patchacama. C'est un masque en jade, il a bien été créé
par le prêtre de ce temple selon Lockhart.
- Et il ne dit rien de plus ?
- Le masque possède sa propre conscience, qui se substitue à celle
du possédé, mais il n'y a pas une ligne ou une indication sur comment
le retirer et le combattre...
- Et bien sûr la seule personne qui pourrait nous renseigner est
amnésique grâce à nous !
- Hey ! l'auteur originel l'est à cause de lui ! se défendit
Harry, il a tenté de nous faire le même sort je te rappelle.
- Oui..., tiens encore une condamnation, gémit Ron, plus je lis ces
codes et ces archives, plus je pense que Graup ne devrait pas sortir
de la forêt.
- On ne peut tout de même pas laisser Hagrid le voir se faire
condamner par cette commission d'imbéciles...
- Hey doucement Harry! Tout ce que je vois, c'est peut-être un
moyen de gagner du temps.
- Comment ?
- Il faut d'abord être sûr que le témoignage de Ruban sera
déculpabilisant pour Graup, dit lentement Ron, si c'est le cas on
posera un moratoire pour faire comparaître ce témoin, on peut
facilement repousser d'un mois l'audience.
- Pour vu qu'il réponde, souffla Harry, on ne pourra pas faire
monter Graup sur un hippogriffe pour qu'il s'envole.
- Oui... dit Ron avant de réagir, Buck ! bien sûr !
- Mais oui, si j'ai pu faire acquitter Buck, ce doit être possible
avec Graup ! lança Harry.
- Euh, non, dit tristement son ami, Mrs. Bones l'a gracié, et elle
a dû utiliser une excuse. Elle ne pourra rien faire pour lui. Je
pensais à Buck pour notre projet pratique... finit-il gêné. Ils quittèrent la salle silencieuse de consultation, vers six heure pour prendre une pose dans le parc et faire leur rapport sur le dossier de Graup à Hagrid. Mais en traversant le tendre gazon, Ron aperçut quelque chose qui le stoppa net ; Hermione en pleine discussion avec Amphissas. Le Pan portant son poids vers sa canne qui avait toujours cette boule de verre incrustée, mais désormais plus brumeuse qu'auparavant. Quand la fille se rendit compte de la présence de ses deux amis elle prit vite congé de son interlocuteur.
- Ron ! va soumettre ton idée à Hagrid, lança Harry marchant vers
le Pan.
- Mais..
- C'est à moi de lui parler !
- Harry ! comment vas-tu ? interrogea de sa voix chaleureuse
Amphissas.
- Bien, malgré le fait que je m'inquiète pour mon amie, celle avec
qui vous discutiez à l'instant.
- Hermione, c'est une charmante jeune fille, dit il, elle est très
intelligente et tient vraiment à toi et M. Weasley.
- Mais c'est réciproque, rétorqua Harry, mais il nous semble que
nous ne pouvons rien faire pour elle en ce moment, tous nous y
empêche, sauriez-vous quelque chose qui changerait cela ?
- Tu as raison Harry, répondit le Pan, tu ne peux rien pour elle
en ce moment, n'oublie pas Harry ce que tu aurais ressenti si elle
avait tenter de découvrir ton secret. Maintenant je te pris de
m'excuser je dois retourner travailler, votre professeur de divination
ne me laisse que peu de répit ! Harry réalisa vite que la sphère de verre devait contenir la dernière prophétie de Trelawney, Amphissas jouait donc les archivistes également pour le ministère. Il rejoignit Ron dans la cabane et lui expliqua à part qu'ils devraient laisser tomber leur recherche d'explication.
La soirée venue dans la salle commune de Griffondore, Hermione les attrapa par le col pour les faire assoire sur le grand canapé rigide, où les attendait Neville.
- Bien je pense qu'il est tout compte fait inutile d'attendre
demain pour choisir le projet que nous soumettrons, déclara Hermione
devant les trois garçons, vous avez bien tous réfléchi à une idée ?
- Ah ! oui ! s'exclama Neville pendant que les deux autres
secouaient lentement la tête.
- Bien, alors je vais vous exposer rapidement la mienne, dit elle
ouvrant son cahier, je pensais que nous pourrions ensorceler un objet
pour qu'il rende invisible tout ce qu'il touche, sans qu'on ai besoin
de se cacher en dessous.
- Intéressant ! fit remarquer Harry en essayant de lui faire
rendre son sourire.
- Oui, mais ce n'est pas assez compliqué, reprit elle, ce sort à
lui tout seul nous fera passer pour des incapables. Neville expliqua de nouveau sa proposition, avec autant d'énergie et d'enthousiasme.
- J'aime bien ton idée d'utiliser ces plantes, c'est même mieux
réfléchi que mon idée, avoua Hermione, et vous ?
- Euh... bien, j'ai bien réfléchi, tenta Ron, ...et vos deux idées
sont vraiment bonne, mais il serait probablement plus judicieux de les
mêler. Neville a dit que le figus...machin, prenait n'importe quelle
forme avec une résistance étonnante pour une si grande flexibilité, on
pourrait en faire une armure pour hippogriffe. Ton sort Hermione, nous
donnerait un avantage tactique dés que nous le souhaiterions, quant à
moi et Harry nous fournirions différents contre-sorts de protection.
- Hey c'est une excellent idée ! cria Harry étonné que Ron en ait
eu vraiment une.
- Mais où trouverons nous un hippogriffe ? demanda Neville.
- Buck est au terrier, il s'y ennuie depuis des mois, dit il avec
les yeux qui brillaient, de plus ça fera du bien à Hagrid de s'occuper
de lui pendant que nous aurons cours.
- Si tous le monde est d'accord ? interrogea Hermione devant les
trois mains levées comme la sienne, voilà dés demain après-midi nous
commencerons, ce ne devrait pas être trop long. Néanmoins tu ferais
bien d'écrire dés aujourd'hui à tes parents pour les prévenir, Ron.
- J'y vais...
- Attends ! coupa t'elle, j'ai autre chose à te dire avant d'aller
me coucher.
- Te coucher ? mais on n'a une ronde à faire ce soir !
- C'est de ça dont je doit te parler ! dit elle plus timidement,
il m'est venu à l'esprit, qu'il serait plus bénéfique pour nos
relations avec nos homologues, de faire des tournées mixte, ...tu
comprends ?... entre deux préfets de différentes maisons.
- Comment ?!
- Oui, ce soir tu feras l'inspection avec ..., dit elle calmement,
ça tournera, mais rassures-toi les Serpentards ont refusé d'y
participer.
- On ne fait plus... les tournées ensemble...mais pourqu..., commença
t'il en bafouillant avant de regarder le visage d'Harry lui faisant
des signes pour qu'il ne pose pas sa question, ...bien ...alors bonne
nuit...
- Bonne nuit, répondit elle assez troublée également. Ron quitta la pièce pour la volière sans grande joie dans les yeux, il ne revint même pas avant qu'Harry soit allé se coucher.
Le sommeil d'Harry fut d'ailleurs troublé par un rêve qui ne lui était pas inconnu. Il parcourait la salle de la mort vers l'arcade en pierre.
- Harry...Harry...
- Sirius ? où es-tu?
- Harry...Harry...
- Sirius ? Sirius! ..., criait Harry avant de secouer violemment la
tête, non ! vous n'êtes pas lui !
- Et tu le réalises enfin ! disait une voix sans son propriétaire,
comment se passe cette fin d'année ?
- De plus en plus mal à chaque fois que nous nous rencontrons.
- Oh voyons, ce n'est pas parce que nous nous sommes quittés en
mauvais terme la dernière fois ?
- Vos visites ne sont jamais gratuites, lança froidement Harry
tenant sans savoir comment sa baguette, qu'est-ce qui peut bien vous
amener par là ! A ces mots le décor de la salle de la mort disparut pour laisser place à un désert aride particulièrement plat sur des kilomètres.
- Sais-tu que représente ce désert Harry ?
- Non, souffla t'il.
- J'y ai passé plus d'une année après avoir tuer la famille de mon
père, dit il d'une voix bien plus humaine en apparaissant d'une nuée
de corbeaux, il se trouve en Amérique du sud et n'a pas vu la pluie
depuis plus de six-cents ans, seul le vent pousse ces quelques pierres
qui laissent leurs traces sur des dizaines de kilomètres. Harry regarda autour de lui et aperçut ces légers sillons qui menaient du regard vers quelques briques de terre glaise.
- C'est donc durant ce voyage que vous vous êtes procuré le masque
de Patchacama ? demanda Harry.
- Ah ! tu as découvert son nom ! dit-il en riant avant de
reprendre ce ton presque mélancolique, ah...non j'étais trop jeune pour
me douter qu'un tel secret se cachait sur ce continent. Cette région
m'a soumit aux pires conditions que j'ai bien pus vivre avant de te
rencontrer Harry. J'avais peut-être trouvé mon nouveau nom avant, mais
je ne l'étais pas encore devenu, je pense.
- Et pour quelle raison me dites vous tout cela ? interrogea Harry
encore plus étonné que dans la sombre clairière.
- Tu comprendras ! dis bonjour à tes proches tant que tu peux le
faire ! dit l'ombre avant de se scinder de nouveau en une multitude
d'oiseaux noirs. Harry se réveilla dans l'instant et en plein milieu de la nuit dans un silence assez étonnant. Il regarda bien autour de lui pour être sûr d'avoir quitté son étrange songe. Mais la voix lui revint aux oreilles.
- Maintenant que j'y repense, tu devrais peut-être leur dire
adieu. Harry prit sa baguette sous son oreiller et fit en quelques secondes le tour du dortoir et ne fut surpris que par trois : Toc, Toc, Toc à la fenêtre. Les étincelles rouges et or de l'arme de son maître lui fit autant peur, que les légers coups de bec qu'elle venait de donner.
Il ouvrit la vitre et prit la lettre à sa patte contre une caresse et le dernier morceau de chocolat qu'il avait. La lettre indiquait :
Cher Harry
J'ai bien reçu ton message, ainsi que la nouvelle de la prophétie, je te remercie de ne pas avoir ébruité dans quel état j'étais venu te voir au ministère. Néanmoins, bien que je pense avoir retrouvé mon comportement normal, d'autres raisons me maintiennent dans l'ombre.
J'ignore également si mon concours pourra aider ce géant, je tacherai de rencontrer Hagrid sur ce sujet. Ma mémoire va avoir besoin d'une aide spéciale qui ne sera pas facile à se procurer, mais j'ai bon espoir d'y parvenir avant l'audience.
Tache tout de même de faire attention à tous ceux qui t'entourent ! la menace sur Dumbledore n'était pas une simple crise de paranoïa.
Sincèrement Ruban Krischnia
