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Voici le nouveau chapitre, bonne lecture ! :)


Chapitre 21 :

Klaus posa un baiser sur ses lèvres.

- Bonne nuit, Caroline.

Elle s'endormit juste après, ne voulant seulement rien qu'un instant, que partir loin de tout ennui, de tout souci, et apprécier le fait d'être vivante.

Tout était sombre. Caroline avançait dans la pénombre, seule, du moins c'est ce qu'elle croyait, et ce dont elle essayait de se persuader. Elle tâtonnait dans le noir, sa vue avisée de vampire ne lui étant d'aucune utilité. Pourtant, elle devrait pouvoir apercevoir quelque chose, des contours, des formes : rien. Elle sentait l'angoisse monter en elle, peu à peu, obsédante. Elle tendit les bras devant elle, espérant pouvoir toucher quelque chose. Il n'y avait rien ! Que du vide, partout. Elle avança encore, cette fois-ci affolée, perturbée, ne pouvant s'empêcher de crier de peur : mais aucun son ne sortait de sa gorge, tout était bloqué ! Avançait-elle vraiment ? Parlait-elle vraiment ? Existait-elle… vraiment ? Elle s'arrêta net à cette pensée, et eut l'impression de tourner, de tomber. Une chute infinie dans le néant. Elle voulait hurler, se débattre, mais elle était paralysée. Des voix surgirent alors, de nulle part, de cet abîme de vide qui l'entourait et qui la trainait avec lui. Elle vit passer des ombres, effrayantes, qui tentaient de l'attraper, tandis que les voix résonnaient de plus en plus fort dans sa tête, martelant son cerveau. Elle ne parvenait pas à distinguer ce que disaient les voix, car elles parlaient toutes en même temps, mais elle pressentait que ce qu'elles disaient n'étaient pas bon signe pour elle. Caroline était pétrifiée, et elle tombait, encore et encore, sans qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit, sans autre obligation que de tomber continuellement dans ce noir parsemé d'ombres où les échos effrayants de voix raisonnaient, sans qu'elle puisse comprendre ce qu'elles disaient… Elle sentie quelque chose la toucher, et elle voulut hurler, mais toujours aucun son ne sortit de sa bouche…

Réveil. Caroline sursauta violemment et se réveilla en pleurant, la respiration saccadée, toujours dans son cauchemar. Tout cela avait parût si réel, et elle sentait encore la « chose » qui lui avait attrapé le pied avec force. Elle avait presque distingué un visage, mais alors, elle s'était réveillée. Il faisait encore noir, dans la chambre, les rideaux étaient tirés. Caroline se leva d'un seul coup, ouvrit les rideaux : il faisait encore nuit, et les arbres étaient agités par le vent. Son souffle était toujours irrégulier. Elle essuya les larmes de son visage et tenta de reprendre ses esprits : elle était en vie, dans la maison de Klaus, qui devait dormir juste à côté. Elle se sentait encore très fatiguée, mais l'idée de retourner dans ce lit, seule, et de replonger dans un affreux cauchemar lui ôta toute envie de s'y remettre. Elle ouvrit donc la porte de sa chambre, et hésita avant de parcourir la distance qui la séparait de celle de Klaus. Celui-ci avait entendu du mouvement, et il se demandait ce qu'il se passait. Il ouvrit donc la porte de sa chambre, inquiet, et vit Caroline qui repartait finalement dans sa chambre.

- Caroline ? demanda-t-il, la faisant se retourner dans un sursaut. Est-ce que tout va bien ?

Sans savoir pourquoi, Caroline fondit en larmes et se précipita dans ses bras. Klaus, surprit et inquiet, lui frotta le dos et caressa ses cheveux, tandis qu'elle se calmait contre lui, respirant son odeur dans son cou, sentant la chaleur de son corps. Là, rien ne pouvait lui arriver. Elle prit une grande inspiration et se dégagea légèrement de ses bras. Il avait l'air inquiet, et elle culpabilisa de lui infliger une deuxième fois cela, de l'inquiéter à ce point. Elle caressa son visage doucement.

- Ça va, répondit-elle en souriant. J'ai juste fait… un cauchemar.

Elle n'était pas sûre que ce soit la définition exacte de ce qu'elle avait fait, car tout avait semblé réel, mais elle ne voulait pas l'inquiéter d'avantage. Rassuré, Klaus la reprit dans ses bras pour chasser ses mauvais rêves.

- Es-tu encore fatiguée ? demanda-t-il.

Caroline hocha la tête, mais elle fit la moue en direction de sa chambre, car elle n'avait vraiment pas envie d'y retourner. Une idée lui traversa l'esprit, mais elle n'osait pas lui poser la question. Pourtant, elle ne pouvait décemment pas retourner seule dans sa chambre, cette idée la pétrifiait. Elle se décida alors à lui demander, décidant que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire :

- Est-ce que je peux rester avec toi ? dit-elle d'une petite voix, en espérant de tout son cœur qu'il réponde oui.

Klaus, surpris, sourit et accepta. Caroline lui renvoya un sourire timide. Il la prit par la main et la fit entrer dans sa chambre. Plongé dans le noir, seule la lune éclairait la pièce par la fenêtre. Il avait une vue sur la cour, et sa chambre était belle et spacieuse. Un grand lit aux draps bleu-roi trônait à côté de la fenêtre.

Caroline observait la pièce avec curiosité, tâchant d'en savoir un peu plus sur Klaus et son univers. Une toile et de la peinture, beaucoup de livres, une armoire : tout était très bien rangé. Elle s'approcha de la toile de peinture, et vit que seuls des contours avaient été tracés. Elle se tourna vers Klaus et lui demanda :

- Qu'est-ce que tu peins ?

Il s'approcha d'elle, et tandis qu'elle observait à nouveau le début de son œuvre, il embrassa son épaule derrière elle et répondit :

- Quelque chose de très beau.

Caroline se tourna vers lui, et vit son sourire, un de ses sourires qu'elle aimait tant. Elle sourit à son tour.

- J'ai hâte qu'il soit fini.

Klaus continuait de sourire, et elle ne pouvait retenir cette force qui la poussait à l'embrasser. Doucement, tendrement, leurs lèvres se touchèrent à nouveau. Klaus encercla sa taille de ses bras, tandis qu'elle tenait son visage de ses mains, fermant les yeux. Ce baiser, simple et doux, la remplit d'amour et de frissons. Elle se dégagea tout aussi lentement, le vit rouvrir les yeux, la lumière de la lune leur donnant un éclat fascinant, et elle sourit à nouveau.

Klaus sourit aussi, son cœur se serrant de voir qu'elle était si belle, si douce, et qu'elle était sienne. Il vit qu'elle étouffa un bâillement, et il eut un sourire taquin :

- Au lit, belle au bois dormant.

Caroline rit, et ils se mirent tous deux dans le grand lit bleu. Caroline était nerveuse, de partager son lit pour la première fois, d'entrer dans son univers intime. Elle se glissa sous les couvertures, puis, tournée vers Klaus elle alla naturellement se blottir contre lui. Elle l'embrassa une dernière fois, se sentant maintenant en toute sécurité et n'ayant plus aucune peur des cauchemars. Elle blottit sa tête dans le creux de son cou, tandis qu'il calait la sienne sur le haut de son crâne. Elle souriait lorsqu'elle s'endormie.

Ce fût d'un sommeil sans rêve que Caroline se réveilla. Elle ouvrit les yeux car la lumière du soleil chatouillait le bout de son nez. La pièce était toute éclairée. Elle mit un instant à s'ajuster, et à se remémorer dans quel lit elle se trouvait. Elle rougit en pensant qu'elle était dans celui de Klaus. Sa tête était d'ailleurs posée sur son torse, et il la tenait de son bras. Elle leva la tête doucement, pour ne pas le gêner s'il dormait encore, mais il était en train d'observer l'extérieur par la fenêtre, bien réveillé. Il tourna la tête en la sentant bouger, et sourit devant l'air encore tout ensommeillé de Caroline. Elle sourit à nouveau, remettant en place ses cheveux indisciplinés après la nuit.

- Bien dormi, Love ?

Caroline sourit, pour le surnom, et pour le fait qu'elle n'arrivait toujours pas à réaliser qu'elle se réveillait avec lui.

- Très bien répondit-elle en reposant sa tête sur son torse. Tu as chassé tous les cauchemars.

C'était vrai, et elle en était soulagée. Elle avait dormi paisiblement, et vu la hauteur du soleil, elle avait dû dormir un bon moment.

- J'en suis heureux, répondit Klaus.

Il la prit dans ses deux bras, lui aussi stupéfait qu'ils se réveillent ensemble pour la première fois. C'était quelque chose dont il ne se lasserait pas. Ils regardaient tous les deux par la fenêtre, leur respiration calme, enlacés. Il se voyait très bien se réveiller ainsi tous les matins, avec Caroline dans les bras. C'était comme… un rêve. Elle joua avec les rayons du soleil entre ses mains, et elle prit la sienne, emmêla leurs doigts et la leva devant eux, devant leurs yeux. Jamais Klaus n'aurait cru être ce genre d'homme, à laisser une fille prendre le contrôle sur lui, à être le romantique et celui qui montrait de l'affection. Mais tout cela était différent, car il s'agissait de Caroline. Elle était… merveilleuse. Et voir leurs deux mains enlacés l'une à l'autre, dans les rayons du soleil, était comme quelque chose de magique. C'était comme une manière de montrer qu'ils étaient unis, liés, aussi bien physiquement que moralement. Il se sentait tellement bien, comme cela, si apaisé, et… heureux. Il tourna la tête, de sorte à faire face à Caroline.

Celle-ci reposa leurs mains, et elle se blottie un peu plus contre lui, soutenant son regard. Il était si… intense, et troublant. Elle battit des paupières plusieurs fois, son cœur s'accélérant sous ce regard qui lui livrait ses sentiments, ce regard qui lui donnait la chair de poule, et qui faisait s'accélérer sa respiration. Jamais personne ne l'avait regardé comme il le faisait en ce moment. Elle se sentait spéciale, vu par ses yeux, unique, et jamais elle ne s'était sentie aussi bien. A un moment, elle ne pût soutenir son regard si troublant : elle l'attira contre lui et noua ses lèvres aux siennes. D'abord très doux et innocent, leur baiser s'intensifia peu à peu, la tension et le désir établi entre eux étant trop fort pour être laissé de côté. Leurs mains caressaient, leurs jambes se mêlaient tandis qu'ils laissaient libre cours à leur imagination. A bout de souffle, ils s'écartèrent l'un de l'autre, seulement parce qu'ils devaient respirer. Ils se sourirent, et Klaus l'embrassa à nouveau, ne lui laissant aucun répit.

C'est quand ils manquèrent de souffle une deuxième fois et que le téléphone sonna, qu'ils se séparèrent à contre cœur. Caroline partie se préparer tandis que Klaus répondait à Elijah, et lui disait qu'ils allaient venir en ville, car Caroline ne voulait pas rester cloitrée dans la villa à ne rien faire, malgré l'insistance de Klaus qui voulait seulement la protéger.

Il l'attendit en bas, et elle descendit, toujours aussi belle et élégante. Elle lui lança un sourire éclatant, et un peu gêné car il continuait de la regarder comme ce matin, lorsqu'elle s'était réveillée.

- Tu es très belle, dit Klaus lorsqu'elle arriva à sa hauteur.

Elle sourit, en rougissant.

- Merci.

Il sourit à son tour, et elle se détendit, tandis qu'il lui tendait la main :

- Prête ? demanda-t-il.

Caroline s'empara de sa main :

- Prête, répondit-elle, déterminée tandis qu'ils avançaient main dans la main dans le soleil.


Le retour de Caroline en ville se passera-t-il sans encombre ?

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Le prochain chapitre sera posté dimanche !

A bientôt et bonne fin de semaine !