Coucou tout le monde ! Voilà un nouveau chapitre comme tout les samedi. Je crois que pour une fois je n'ai pas grand chose à vous dire donc bah...

Bonne lecture ! ^^

"***"

Ginny avançait un pas après l'autre, la boule au ventre et le cœur serré. Est-ce que les condamnés à mort ressentaient le même poids qui leur écrasait la poitrine et le même sentiment de culpabilité qu'elle éprouvait en ce moment ? Elle s'était promit de ne pas rebrousser chemin mais maintenant qu'elle traversait ce long couloir ou l'attendait au bout son destin, sa volonté était mise à dure épreuve. Quand elle avait décidé de faire appel à elle, elle pensait vraiment que c'était une bonne idée. Désormais elle en doutait beaucoup. Ce qu'elle s'apprêtait à faire allait certainement être la chose la plus difficile qu'elle ait eu à faire dans toute sa vie. Elle avait longuement hésité mais Neville l'avait convaincu que c'était la meilleure chose à faire si elle voulait être heureuse un jour. Elle savait qu'elle ne se sentirait peut être pas mieux tout de suite après l'avoir fait, ni le lendemain, ni la semaine suivante, ni même le mois suivant mais elle était sûre qu'un jour tout deviendrait plus simple et qu'elle parviendrait à atteindre le bonheur.

La rousse venait d'arriver devant la porte de la salle de classe dans laquelle elle avait donné rendez-vous à cette femme qu'elle avait détestée toute sa vie, pour sa langue bien pendue et son incapacité à garder un secret, mais à qui elle allait aujourd'hui se confier en toute connaissance de cause. Si elle devait rétablir toute la vérité alors autant le faire avec un magnifique coup de théâtre, non ? Elle respira profondément avant de poser sa main sur la poignée de la porte. Ça y est, elle y était ! Sa nouvelle vie commençait maintenant, dans cette salle abandonné avec une femme plus qu'horripilante un soir de février. Elle réunit tout le courage qu'elle avait et entra. Lorsqu'elle aperçu la sorcière aux boucles blonde et vêtu d'un tailleur vert assise sur une chaise en plein centre de la pièce, elle comprit que tout retour en arrière était impossible. Elle devrait aller jusqu'au bout.

-Bonjour Mademoiselle Weasley, s'exclama une voix que la jeune prof n'avait que trop entendu.

-Bonjour Rita, comment allez-vous ? Répondit la rousse.

-Très bien, surtout depuis que vous m'avez accordé cette interview que je vous réclame depuis maintenant 2 ans et demis.

-Je vois. Et bien dans ce cas commençons. Par contre je vous préviens tout de suite, pas de plume à papote.

-Très bien, alors allons y ! S'écria-t-elle ravi. Première question : Comment va monsieur Potter ?

-Très bien merci, se contenta de répondre Ginny.

-Que fait-il en ce moment ?

-Il est en mission pour le ministère.

-Quel genre de mission ?

-C'est une interview sur moi que vous voulez ou sur Harry ? S'énerva quelque peu la rousse.

-Oui pardon, revenons à nos griffons. Comment se passe votre nouveau travail ?

-Bien, très bien même. J'adore enseigner, former la nouvelle génération de sorcier. C'est très gratifiant de les voir évoluer un peu plus à chaque cours.

-Certains vous reprochent, tout comme à Mademoiselle Granger, d'être trop jeune pour vous occuper de leurs enfants correctement. Est-ce que vous pensez avoir suffisamment d'expérience pour apprendre aux jeunes sorciers à se défendre ?

-Toutes personnes aillant survécu à la grande guerre en se battant ici à Poudlard, qui était en quelque sorte ce que l'on pourrait appeler l'épicentre, serait apte à faire ce que je fais. Nous sommes peut être jeunes en âge mais nous sommes une génération qui n'a pas eu le droit de vivre pleinement son enfance. Nous avons très tôt été obligé de savoir se défendre et de partir au combat. Je ne dis pas avoir autant d'expérience que des aurors de 50 ans mais je pense en avoir assez pour apprendre à la jeune génération à se défendre dans un monde dépourvu de la plus grande menace que n'ait jamais connu notre monde, Lord Voldemort.

-Quel discours animé ! Je vois que vous aimez vraiment votre boulot. Passons maintenant au côté sentimental de votre vie. On sait tous que votre cœur est entièrement dévoué à Harry Potter avec qui vous êtes depuis maintenant 5 ans. Certain d'entre nous pense que vous ne sortez avec lui que pour la popularité. Que répondez-vous à cela ?

On y était ! Voilà le moment de tout avouer, dire la vérité qui aller lui valoir les foudre de bon nombre de gens mais qui la soulagerait sûrement. La voix de Harry raisonnait dans sa tête : « Allez Gin' lance toi, n'ais pas peur ! ».

-Je répondrais qu'entre Harry et moi, il n'y a rien de plus qu'une amitié sincère et profonde. Nous nous aimons plus que tout et serions chacun près à tout pour l'autre, cependant nous ne sommes pas vraiment en couple.

-Que me dîtes-vous là ? Mais quel scoop ! Vous voulez dire que depuis tout ce temps vous vous moquez du monde entier en nous faisant croire que vous étiez ensemble ? Mais pourquoi ?

-Nous ne vous mentions qu'en partie. Au début de notre histoire nous avons essayé de sortir ensemble mais quelque chose sonnait faux, comme si nous n'étions pas fait l'un pour l'autre. Nous sommes donc rapidement redevenu amis. Petit à petit on a commencé à être intéressé par d'autres personnes et c'est là que nous avons compris pourquoi nous ne pouvions pas être plus que des amis. Avec le temps on est tout les deux tombé amoureux malheureusement chacune de nos « moitié », pourrais-je dire, étaient déjà en couple et heureux. Nous avons donc mit en place ce mensonge qui n'en était pas vraiment un puisque tout le monde nous pensait amants. Il avait pour but premier de nous permettre de vivre une vie plus ou moins normale aux yeux de tous pour pouvoir secrètement nous rapprocher des personnes qui faisaient réellement battre notre cœur. Cela devait nous servir aussi de refuge au cas ou ça ne fonctionnerait pas avec nos moitié. Ainsi nous aurions pu repartir dans une fausse relation qui aux yeux de tous aurait semblé vrai.

Un silence pesant s'en suivit. Rita Skeeter dévisageait Ginny comme si elle avait une horrible pustule qui venait de lui apparaître sur le front. La rousse reprit donc la parole :

-Cette arrangement pourrait paraître étrange à beaucoup mais dans notre cas c'était la meilleure solution. On compte tellement l'un pour l'autre que passer toute notre vie ensemble comme un faux vrai couple ne nous dérange pas du tout, même si bien sur on préférerait la passer avec nos amoureux respectif.

La journaliste, qui venait alors de remettre de l'ordre dans ces pensées s'exclama soudain en lisant son carnet:

-Qu'entendez-vous exactement par « on a commencé à être intéressé par d'autres personnes et c'est là que nous avons compris pourquoi nous ne pouvions pas être plus que des amis » ou «dans notre cas c'était la meilleure solution », peut-on savoir qui sont les heureuses personnes à être la cible de vos désirs ?

Voilà le but ultime de ce rendez-vous. Tout allait prendre fin maintenant. Le mensonge était derrière elle. Ginny allait enfin être en paix avec elle même. Il fallait qu'elle dise la vérité, tout de suite. Elle ouvrit la bouche... mas aucun mot n'en sortit. C'était plus dur qu'elle ne le pensait. Si elle parlait elle allait subir certainement l'incompréhension de sa famille, ainsi que quelques moquerie d'un petit ensemble de ses élèves. Mais si elle ne parlait pas, elle continuerait à tromper les autres et elle même. Quelqu'un n'a pas dit un jour : « Rester honnête et sincère, cela ne te fera pas gagner des amis mais tu garderas les meilleurs ». Très bien, alors il faut se lancer ! Ginny avait le cœur qui battait à toute vitesse et la respiration courte mais avait pris sa décision. Elle rouvrit la bouche une seconde fois.

-Je ne vous donnerez aucun noms si c'est ce que vous voulez mais je peux vous dire une chose : « Il ne faut pas se fier aux apparences ».

-Que voulez-vous dire par la, très cher ?

-Et bien Harry et moi ne sommes pas vraiment les personnes que vous croyez que nous sommes. Nous ne pouvons être ensemble car nous ne partageons pas les même désirs.

-Ça nous l'avions compris. Vous nous avez déjà mentionné le fait que vous aimiez d'autres personnes.

-Ce que je veux dire c'est que Harry et moi avons des attirances de genre opposées.

-Je ne comprends pas ce à quoi vous faîtes référence, répondit Rita l'air complètement perdue.

Très bien, s'en était finit des allusions subtiles, il fallait rentrer dans le vif du sujet.

-Harry et moi sommes gays.

Un long très, très long silence s'installa. La journaliste fixait la jeune prof mais sans vraiment la regarder. Elle semblait être comme ailleurs. La rousse quand à elle, attendait sans bouger qu 'elle dise quelque chose. Cette situation dura prêt de 10 minutes, une éternité en bref. Au bout de tout ce temps, Rita cligna des yeux et remua légèrement la tête. « La revoilà parmi nous ! » se dit alors Ginny. Elle griffonna deux trois mot sur son parchemin et releva doucement la tête.

-Et bien, quelle nouvelle ! Ça c'est un scoop. Certainement le plus gros que j'ai entendu dans toute ma vie. Je n'en reviens d'ailleurs toujours pas ! En tout cas je ne vous remercierais jamais assez pour vous être confiée à moi. Je vais enfin pouvoir relancer ma carrière !

-Attendez une minute, je veux être sur que vous écrirez ce que j'ai dit et seulement ce que j'ai dit. Je ne veux pas de transformation ou de phrases sorti de leur contexte.

-Vous voulez avoir un droit de regard ? S'indigna soudainement Rita.

-Je ne le veux pas, je l'exige, répliqua Ginny.

-Je vous préviens ma petite, je n'ai jamais accordé se privilège et je ne vais pas commencer maintenant.

-Dans ce cas je démentirais tout et vous attaquerez en diffamation au tribunal magique. Ça sera votre parole contre la mienne et je pense que les dires d'une journaliste accusée de nombreuses fois de calomnie ne va pas peser bien lourd dans la balance face à moi.

Prenant tout de suite la mouche Rita Skeeter fit un mouvement en direction de sa poche ou se trouvait probablement sa baguette mais la rousse la prit de vitesse. Elle lui pointa la sienne sous le menton et lança :

-Si j'étais vous je n'essayerai même pas. Vous avez oublié quelle matière j'enseigne ?

La journaliste éloigna sa main et la posa sur le l'accoudoir de sa chaise.

-Très bien, donc c'est entendu ? S'exclama alors Ginny l'air satisfaite.

Rita resta un moment à hésiter mais il suffit d'une pression sur sa baguette de la part de la jeune prof et elle accepta, à contre cœur bien sur, le deal. La jeune femme raccompagna la journaliste jusqu'à l'entrée de l'école, la remercia d'avoir fait le déplacement et lui rappela qu'elle attendait l'ébauche de l'article pour la fin de la semaine.

Cela faisait trois jours que la rousse aurait du recevoir le papier que Rita Skeeter devait publier d'un jour à l'autre, mais jusqu'à maintenant toujours rien. Elle craignait vraiment que cette dernière ne lui joue un mauvais coup. Aujourd'hui elle ne pouvait pas aller jeter un œil à la volière car elle avait des cours à donner tout le long de la journée. Le matin elle enseigna à des Poufsouffle de troisième année le moyen de se défendre contre certain animaux aquatiques, puis à des Serdaigle de quatrième année à lancer un sort de réduction et enfin à des Serpentard de première année les bases de la défense comme par exemple le « protego ». Le midi elle rejoignit la table des professeurs dans la grande salle. Elle discuta un bon moment avec Adam Richard, le professeur de sortilège, avec qui elle partageait la passion du Quidditch.

-Vous avez vu le dernier match entre les Tapesouafles de Quiberon et les Busards de Heidelberg ? Demanda le jeune homme.

-Oui, d'ailleurs les français ont vraiment mit une dérouillé aux allemands. C'était un match magnifique !

-Je trouve pour ma part que les Tapesouafles étaient un peu trop dans l'offensive.

-Je ne suis pas du tout d'accord, s'écria la rousse, ils ont juste profité de la mauvaise défense des Busards. J'aurais certainement fait pareil. De plus, on est jamais trop offensif au Quidditch.

-Ils n'avaient pas une défense si mauvaise, ils manquaient juste de tactique.

-Vous avez toujours un point de vu positif sur tout, dite-moi ! La tactique c'est quand même quelque chose de cruciale au Quidditch.

-Ils viennent de changer leur équipe au complet l'an passé, il faut qu'ils se refassent. Ils avaient quand même la réputation d'être plus féroces et deux fois plus intelligents qu'un dragon, argumenta Adam.

-Oui mais ça c'était avant. Comme vous l'avez bien dit ils doivent maintenant retravailler leur cohésion s'ils veulent redevenir une vrai équipe.

Une voix se fit entendre tout à coup derrière Ginny.

-Vous parlez encore de Quidditch, vous en avez pas marre à la fin ?

-Comment veux-tu que l'on se lasse de ce jeu, Neville? C'est le meilleur des sports. Il lie la rapidité, l'endurance, la stratégie, le travaille d'équipe, l'astuce, la précision, la minutie, la...

-Ça ira, je pense avoir compris ! La coupa le prof de botanique. Je ne reposerais plus jamais cette question.

-J'espère bien, s'écria la rousse.

-Tu devrais venir dans mon bureau ce soir, on va regarder le match qui opposera les Cerfs-volants de Karasjok et les Gobelins de Grodzisk, proposa Adam. Peut être que ça te fera changer d'avis sur ce sport.

-Non merci, très peu pour moi, s'empressa de répondre Neville.

-Tu sais pas ce que tu rates ! S'exclama Ginny, ça va être un grand match. Les Polonais ont une revanche à prendre contre les Norvégiens qui les ont battu les deux dernières années, et avec leur nouvel attrapeur, je pense qu'ils ont toutes leurs chances.

-Certainement mais ça ne change rien pour moi, lança le prof de botanique l'air blasé, en tout cas passait une bonne soirée !

-Compte sur nous, affirma Adam.

-Ah oui au fait, avant que j'oublie, j'ai une lettre pour toi Ginny, je l'ai trouvé ce matin dans la volière.

"***"

Voilà un extrait du prochain chapitre. A la semaine prochaine et surtout n'oubliez pas de mettre une review pour me dire ce que vous en pensez.

"-Je te ferais remarquer que je m'inquiète pour toi en ce moment donc tu ne peux pas dire que je ne pense qu'à moi.

-Et pourrait-on savoir pourquoi tu t'intéresse à moi soudainement sinon pour soulager ton sentiment de culpabilité ?

-Je... c'est à dire que...

-Tu n'as pas besoin de répondre, ton éloquence en dit déjà bien assez.

-T'es un vrai con ! S'écria Drago.

-Merci, j'essaie juste de me mettre à ton niveau et apparemment je suis sur la bonne voie, répliqua Harry un sourire quelque peu sadique sur le visage.

Piqué au vif le blond releva la tête retrouvant son air hautain et partit s'enfermer dans la chambre."